24/09/02 Vu sur le site du GED : un appel à l’union de toutes les forces de l’opposition, au sein d’un mouvement, dont l’objectif sera la restauration du débat démocratique et du débat politique libre.

Nous signalons, aux lecteurs, un communiqué récent paru sur le site du GED à l’adresse suivante :
http://www.gouv-exil.org/15_communique/com001.htm

Dans ce communiqué le GED explique que seule l’union des forces de l’opposition pourra permettre de retrouver les conditions pour un débat démocratique libre et ouvert, afin de restaurer la Démocratie dans le Pays.

Le GED appelle les membres et les dirigeants de toutes les formations de l’opposition qui partagent les mêmes valeurs, à se joindre au GED, pour participer à son action.

Le fait nouveau (à notre avis) vient du fait que le GED explique clairement sa position en tant que mouvement ayant un objectif précis.

Dans ce but il lance un appel à chacun, pour qu’il rejoigne le GED, ès qualité, c’est à dire en conservant ses fonctions et les responsabilités qu’il assume dans sa formation politique.

Ce positionnement est intéressant, dans la mesure où le GED marque sa différence avec un parti politique traditionnel. Le choix de la structure par ses fondateurs trouve ici sa justification, puisqu’il se présente comme une structure d’action, ayant un objectif prioritaire : celui de mettre à la terme à la dictature et de restaurer le débat démocratique.

On peut imaginer que de nombreux membres et dirigeants de formation politique de l’opposition pourraient être séduits par cette approche et par cette proposition, qui leur permettrait de continuer à assumer leurs responsabiltés dans leurs propres structures.

Il est évident qu’avant de pouvoir exprimer ses différences de vision et de programmes politiques, chacun doit être bien conscient du fait qu’il faudrait déjà pouvoir s’exprimer devant le Peuple djiboutien. Ce qui n’est vraiment pas le cas aujourd’hui !!! Certains pourraient même aller jsuqu’à se dire qu’en ne rejoignant pas le GED, ils vont à l’encontre des intérêts de leur propre formation politique.

L’approche, somme toute assez pragamatique, qui est proposée par le GED, devrait permettre, si elle est suivie et réussie, de regrouper des hommes et des femmes autour du seul objectif possible : mettre un terme à la dictature et restaurer la démocratie. Pendant une période transitoire qui ne devrait pas excéder douze à quatorze mois, l’objectif prioritaire serait d’organiser des élections libres et de permettre un débat politique multi-parti, libre.

Depuis plusieurs années, ayant déjà fait, à maintes reprises, des suggestions semblables, nous apporterons notre soutien à toutes les intiatives qui vont dans ce sens, à la condition qu’elles ne dérapent pas !

On peut penser que lorsque les conditions démocratiques seront rétablies à Djibouti, chacun aura le souci de rejoindre à temps complet sa formation politique d’origine pour affiner programmes politiques et arguments pour les électeurs. Les fondateurs du GED, décideront-ils alors de constituer leur propre parti, pour participer ‘sportivement’ à la compétition électorale ? Nous l’espérons, car ce serait la preuve d’une nouvelle maturité, pas si fréquente sur le continent africain, ravagé, dans de nombreux pays, par les dictatures, les abus de pouvoir, les positions dominantes, le clientélisme et les querelles de personne, qui ne peuvent que nuire aux intérêts des populations.