13/05/2016 (Brève 792) LDDH / Communiqué / LDDH : Acharnement judiciaire contre les victimes de l’affaire Bouldhouqo

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Ligue Djiboutienne des Droits Humains

Djibouti, le 13 Mai 2016

COMMUNIQUE de PRESSE
ACHARNEMENT

L’acharnement judiciaire contre les victimes collatérales de l’Affaire BOULDHOUQO se poursuit suite à l’appel interjeté par le Parquet Général. Hier matin ont comparu devant la CHAMBRE d’ACCUSATION :
HAMOUD ABDI SOULDAN
ABDOURAHMAN MOHAMED GUELLEH dit TX
KHAIRE CHIRDON KHAIRE
MOHAMED ABDI FARAH
ABDO DAHER MIGUIL
ABDOURAHMAN HOUSSEIN ARALEH

Il est à signaler que toutes ces personnes avaient obtenu un NON LIEU du juge d’instruction en charge de leur dossier mais le retournement a été enclenché par le PARQUET GENERAL pour des raisons dont nous ignorons les motivations.

A la question de savoir si des nouveaux éléments avaient été versés au dossier pour motiver ce renvoi devant la CHAMBRE d’ACCUSATION, le juge est resté évasif.

Après avoir délibéré, le Président de la Cour a ordonné la reprise de l’instruction par le même juge d’instruction qui avait abouti à la décision de NON LIEU pour les 4 responsables de la Société Civile et la mise sous contrôle judiciaire pour les 2 responsables qui sont restreinte à signer tous le jeudi leur présence dans le pays.

Cette obligation de contrôle judiciaire à l’encontre des 2 responsables politiques                  

M. HAMOUD ABDI SOULDAN,

ABDOURAHMAN MOHAMED GUELLEH dit TX
sera préjudiciable pour leur santé car M.r HAMOUD a une balle logée à l’avant-bras et M. ABDOURAHMAN TX  souffre énormément et nécessite une prise médicale dans une structure spécialisée qui fait défaut à Djibouti.

Il est scandaleux après 5 mois du massacre du 21 Décembre 2015, que les proches des victimes soient harcelés par la Justice alors que les auteurs de ce massacre bénéficient d’une totale impunité de la part de cette même justice.

La LDDH lance un appel solennel à la communauté internationale pour faire pression sur le régime djiboutien pour que cessent les violations des droits humains.

La LDDH dénonce et condamne énergiquement l’acharnement judiciaire diligenté contre les 2 responsables politiques de l’opposition et les 4 dirigeants de la Société Civile et exige du régime en place la levée immédiate et sans condition de cette mesure arbitraire qui restreint le droit à la santé et réprime des délits imaginaires pour les dirigeants de la Société Civile.

Pour la LDDH
Le Président
OMAR ALI EWADO