24/01/2020 (Brève 1552) Mais où est passé la plainte pour biens mal acquis qui dérangeaient tant le pouvoir djiboutien ?

L’UDDESC suit l’affaire des biens mal acquis et a écrit au Procureur de la République française pour lui demander de ne pas classer l’affaire. Son site HCH24 reprend l’historique des faits qui avaient conduit à un dépôt de plainte par le Collectif européen de la diaspora djiboutienne (CEDD), avec le collectif Sherpa et son conseil Me Bourdon.

Curieusement la plainte a été retirée ensuite par le collectif. L’opération aurait été décidée lors d’un conseil du Collectif, à l’initiative d’Ainan Sougueh Egueh et de Mohamed Ahmed Abdillahi.

Des rumeurs persistantes, dont nous n’avons pas encore pu confirmer la véracité, affirmeraient que :
1°) Ainan Sougueh et Mohamed Abdillahi auraient fait de fausses signatures à la place des membres du Collectif qui n’étaient pas favorables à un retrait de la plainte
2°) que ces derniers auraient perçu des avantages non négligeables offerts par le régime en remerciements.. Le mot avantage est-il un euphémisme d’ailleurs ?

Quoiqu’il en soit, le Procureur de la République française peut décider de poursuivre les enquêtes, même si les plaignants à l’origine de l’alerte retirent leur plainte : il sera intéressant de suivre ses décisions et les influences politiques qui pourraient intervenir dans ce dossier sensible.

Du rêve ! Peut-être car chacun sait que la Justice française est « officiellement » indépendante, même si les Procureurs suivent sans les discuter les instructions qui leur sont dictées par leur Ministre de tutelle : le Garde des sceaux…

Lire :
++ Le dossier ARDHD sur le sujet : http://www.ardhd.org/?s=biens+mal+acquis
++ l’article de HCH 24 https://www.hch24.com/…/djibouti-biens-mal-acquis-lettre-a…/