04/04/10 (B545) Ahmed Reyale, dans une nouvelle interview à la presse en langue Somali, déclare qu’une tentative de modification de la constitution constituerait un risque majeur pour la paix et la sécurité intérieure de Djibouti. (A lire et à écouter – Info lecteur)

___________ 1 – Résumé en Français, proposé par notre informateur

Dans l’interview, Ahmed Reyale déclare que si le gouvernement actuel en place s’avisait de changer la constitution nationale, la situation de paix du pays serait gravement mise en danger.

En réponse à la question du journaliste qui lui demandait « les raisons pour lesquelles le peuple djiboutien ne s’opposait pas à ce projet ? », Ahmed Reyale explique que le peuple djiboutien vit sous la peur de la répression et qu’il ne dispose pas de la liberte d’expression, prévue par toutes les conventions internationale.

Cela ne doit pas occulter le fait que 80% des citoyens djiboutiens s’opposent à toutes les modifications de la Constitution.

Le journaliste lui a demandé ce qui arriverait au cas où la constitution serait modifiée contre la volonté populaire.
Il a repondu qu’une riposte adaptée était envisagée mais qu’elle sera annoncée le moment venu.

____________ 2 – Ecouter l’interview

 

____________ 3 – Texte en langue Somali

Mucaaradka Jabuuti oo ka hadlay Doorashada 2011-ka ka dhacaysa Jabuuti

Doorashooyinka madaxtinimada wadanka Jabuuti ayaa waxay ka dhici doontaa dalkaasi Horaanta sannadka soo socda ee 2011 waxaana soo baxaya mucaarad xoogan oo ay kaga soo horjeedaan Qurbajoogta Reer jabuuti ee Caalamka iyo Axsaabta mumcaradka kuwaasi oo madaxweynaha lu eedeynaya inuu doonayo inuu dastuurka wax ka badelo.

Axmed Rayaale Buux oo ah Afhayeenka Xubnaha Mucaaradka Jabuuti ayaa isaga oo ku sugan wadanka Belgium ay xidhidhey warbaahinta Caalamiga ah ee SBC waxaana uu sheegay inaysan raali ka ahayn shacabka Jabuuti wax ka badel lagu sameeyo dastuurka dalkaasi taasi oo uu haatan qorsheeda wado Madaxweynaha Jamhuuriyada Jabuuti Ismacil Cumar Geele

Rayaale waxaa uu sheegay in Dastuurka Dalka Jabuuti uu dhigayo in madaxweynaha uu isa soo taagi karo 2 jeer wixii ka badan uusan dhigeyn Dastuurka dalkaasi waxaana uu ku eedyay Ismaacil Cumar Geele mid Xilligan wada Qorshe wax ka badal oo ku aadan Dastuurka iyo doorashada taasi oo uu doonayo in mar sadexaad uu jagadasi isku soo taago sida uu hadal uu u dhigay.

Axmed Rayaale oo aanu weydiinay Bacdamaa dadka dalkaasi ay Doorashada Codkooda ka dhiibtaan sababta ay arintaasi iga hor iman waayeen ayaa waxaa uu sheegay Mr.Rayaale in shacabka Jabuuti ay yihiin kuwo la cabsi geliyay islamarkaasina aan awoodin inay ka hadlaan wixii dani ugu jirto.

Mr.Rayale waxa uu sheegay in dalka Jabuuti uusan ka jirin Dimuquraadiyad xitaa boqoliiba hal sida uu hadalka u dhigay waxaana uu sheegay inay yihiin dadka jabuuti dad awood loo sheegtay.

Mar aanu weydiinay Afhayeen Xubnaha mucaaradka Rayaale Waxa u qorsheysan inay ka qabtaan hadii talaabadaasi uu qaado Madaxweyne Ismaciil Cumar Geele waxaa uu sheegay inay arintaasi ka soo horjeedaan islamarkaasina ay shacabka Dalkaasi ugu baaqayan inay arintaaasi ka soo horjeestaan DIbad baxyana dhigaaan si ay u muujiyaan Dareenkooda ku aadan Maamulka Haatan ee Jabuuti.

Xisbiyo mucaarad ah oo dhowr ah kuwaasi oo ka dhisan qaarada Yurub ayaa mudooyinkii ugu danbeeyay waday Qorshayaal ay kaga soo horjeedaan taalada Maamulka Talada Jabuuti ee wax ka badalka dastuurka dalkaasi waxaana ay sheegeen inay doonayaan inay dalkaasi ka saran dhibaatoyinka ka jira.

Masuulkan ah afhayeenka Ururada Mucaaradka Jabuuti oo ku sugan Builgem ayaa waxaa uu sidoo kale Ku eedyay Madaxweynaha Jabuuti mid xilligaan khatar gelinaya Xaalada Dalkaaasi hadii aan laga wareejin Xilka madaxtinimada wadanka Jabuuti waxaana uu sheegay inay Tahay Mid ay ka soo horjeedaan.

Ugu danbeyn Axmed Rayaale Buux afhayeenka Mucaaradka Jabuuti waxaa uu ugu baaqay shacabka Jabuuti inay arintaasi ka muujiyaan dareenkooda isaga oo sheegay inuusan dalka tegi Karin bacdamaa Qaar ka mid ah asxaabtiisa lagu xiray gudaha wadankaaasi oo uu sheegay inay ka jirto awood u sheegasho uu wado madaxweyna Ismaaciil Cumar geele Sida uu hadalka u dhigay Afhayeenka.

03/04/10 (B545) Lettre ouverte du Sergent-Chef Ariko lettre ouverte au colonel Abdillahi Abdi Farah, patron de la Police nationale de Djibouti.

Mon Colonel,

Permettez-moi d’abord de me présenter. Je suis le Sergent Moussa Hassan de la Gendarmerie nationale.

Autrefois,
je faisais partie de l’escadron présidentielle qui avait ses quartiers au camp Barkhat Siraj, lequel a été ensuite transformé en Université pour étourdir notre jeunesse.

Mon Colonel, j’ai apris qu’un jeune Djiboutien du nom de Samatar Imbrahim Guirreh surnommé par ses amis Hadili avait été arrpeté par la brigade speciale de la police nationale, qui est placée sous votre commandement et qui est commandée par le Capitaine Elmi Chess.

Cette brigade speciale de la police l’a arrêté vers 23h00 du soir, sur ordre du SDS. Il a été conduit à la direction générale de la Police nationale, Caserne Youssouf Ali Chirdon.

Selon les premiere constats, il a été torturé dans l’une des salles de l’Etat-major de la Police nationale.

Cette Brigade spéciale est censée constituer le corps d’élite de la Police nationale. Jusqu’à maintenant et sauf erreur de ma part, aucune information n’a jamais désigné cette Brigade spéciale comme une unité ayant d’autres attributions que la répression du banditisme et du terrorisme.

Aujourd hui, selon les informations que je possède et qui sont confirmées par d’autres sources, cette Brigade spéciale a enfreint la constitution et les Lois de la République en se rendant coupbale de tortures et d’actes de barbarie commis dans une salle de l’Etat-major de la Police nationale.

Puis-je me permettre de vous dire, Mon Colonel, combien il serait urgent de diligenter une enquête pour connaître les causes exactes de ces actes et de révéler avec précision les identités des fonctionnaires impliqués de près ou de loin dans cette cruauté. Il va de soi que l’enquête devra aboutir à la mise en cause pénale des coupables et à l’application des sanctions les plus sévères.

Ce sont des actes indignes qui ont été commis sur la personne d’un Djiboutien qui n’a fait qu’exprimer (en toute légalité) son opinion légitime. Ces actes dégradent de façon dramatique l’image et l’opinion que le peuple djiboutien avait de votre corps.

Cela ne peut pas être accepté, surtout pour un corps qui vient a peine de se relever de ses cendres.

Il me semble urgent, Mon Colonel que vous établissiez la vérité et les responsabilités sur ce qui n’est (comme je l’espère) qu’une bavure policiere et que vous donniez le plus rapidement possible votre opinion à propos d’un crime commis dans des locaux et une unité placés sous votre haut commandement..

Le peuple et la communauté interntionale attendent cela.

En attendant de lire ou d’entrendre votre prise de position et la condamnation officielle des faits, je vous prie de croire, Mon Colonel à l’assurance de mes sentiments respectueux.

Sergent Ariko
Londres
ex gendarme de la Garde présidentielle

03/04/10 (B545) Après avoir lu l’article signé de la LDDH, au sujet des sévices subis par le jeune Samatar et de sa condamnation pour avoir porté un T-Shirt avec la mention « Non au 3ème mandat », un lecteur aimerait bien connaître le nom des bourreaux impliqués dans ces actes de torture et des relais de justice qui ont facilité une telle parodie de justice, pour plaire au dictateur.

Après avoir lu la note du 31 mars 2010 du president de LDDH, je m’adresse à mes concitoyens qui pourraient donner des informations complémentaires sur les responsables de cette injustice et de ce crime.

Mais avant, permettez-moi de remercier Jean-Paul Noël Abdi pour cette information concernant notre compatriote Samatar, qui a été torturé sauvagement par les bourreaux du criminel Guelleh et l’ARDHD qui l’a publiée immédiatement.

Pour informer la communauté internationale, il nous faut les noms des tortionnaires et des responsables au niveau de la Justice (instruciton, parquet, juges).

Déjà nous avons identifié certains responsables : Omar Hassan Houssein, chef de la brigade où le jeune Samatar a été torturé et Abdillahi Abdi, patron de la Police.

Tous ces gens devront répondre un jour de ces actes de barbarie qu’ils ont commis ou pour la réalisation des lesquels, ils ont été impliqués..

A l’avance, merci à toutes les Djiboutiennes et à tous les Djiboutiens qui pourront communiquer les identités (nom, grade ou fonction et service) des différents responsables impliqués dans cette triste affaire.

30/03/10 (B544) Petites nouvelles du front. Selon l’un de nos correspondants, Guelleh lance sa machine électorale pour violer la constitution. Il espére convaincre, les jeunes en particulier, de lui redemander de nouveaux mandats, pour montrer qu’ils sont satisfaits du régime et du développement économique (négatif) à Djibouti.

Selon mes informations, IOG va lancer l’Opération Comité de soutien « IOG 2011 ».

IOG a demandé à toutes les Ambassade de Djibouti à l’etranger de créer des comités de soutien à l’opération « Viol de la constitution ». Un Budget important a été dégagé : il s’agit de pour pousser les jeunes Djiboutiens qui vivent à l’étranger, comme en France par exemple, à signer sur une pétition pour demander à IOG d’accepter de faire un troisième mandat.

Vous avez bien compris qu’IOG veut faire croire aux occidentaux que tous les Djiboutiens incluant les expatriés n’ont qu’un rêve dans leur vie : celui qu’il reste le plus longtemps au pouvoir …. (sic)

Avec tout ce qu’il leur a apporté : chômage, obligation de fuir le pays, menaces sur les familles, appauvrissement et asservissement du peuple, suppression des libertés, destruction des services publics dont l’éducation et la santé, Guelleh ne comprendrait certainement pas que les jeunes Djiboutiens n’en redemandent pas encore plus ….

Du fond de son Palais douillet, peut-il encore imaginer que la jeunesse dont il a trahi tous les espoirs, ne soient pas la jeunesse la plus masochiste du monde et qu’elle puisse ne pas répondre à son aimable sollicitation pour une reconduction de son mandat.

Moi je pense que la reconduction devrait être légèrement différente, vers un asile en dehors du pays. On verra ce qu’en pense les jeunes …

28/03/10 (B544) FreeDjibouti -> Qui veut quoi, pour qui à Djibouti, Chers politiciens ?

Par FreeDjibouti

Retrouvez l’intégralité des chroniques
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QUI VEUT QUOI POUR QUI A DJIBOUTI, CHERS POLITICIENS ?

À vous, nombreux compatriotes qui avez réagi, en m’écrivant personnellement, suite à la publication de mes réflexions, qu’il me soit permis de vous remercier pour m’avoir fait part de vos préoccupations qui rencontrent les miennes. Vous ne vous êtes pas empêchés d’adhérer sans ambages à mes écrits engagés pour bousculer certaines habitudes de l’opposition. C’est en cela que je vous fais le devoir de vous tirer chapeau, car on finit par savoir sur ce long parcours, qui veut quoi pour qui à Djibouti.

Malheureusement, notre cher pays est de nos jours comparable à un « livre » que des gens mauvaisement intentionnés utilisent à toutes les fins possibles, même les plus abominables, pourvu qu’on en tire son profit.

Sinon, comment comprendre qu’on en soit arrivé là, nonobstant tous les efforts déployés durant ces trente dernières années de lutte contre la sanglante dictature de Gouled-Guelleh ?

En réalité, on n’est pas opposant quand on sait seulement crier plus fort que les autres, quand sait aligner un mélange de vrais et de faux attributs (vraiment, à beau mentir qui vient de loin), quand on est incapable de libérer son pays des mains de la dictature mafieuse et d’accepter comme tel ce fait, quand on est incapable d’accoucher une stratégie politique libératrice, quand on joue avec la psychologie d’un honnête peuple qui vit avec un cœur déjà meurtri, quand on se croît plus malin que tous, plus intelligent et plus crédible que les autres, alors qu’en réalité on n’est qu’une coquille vide.

À nous surtout la jeunesse djiboutienne, apprenons à devenir plus sérieux que jamais, car le désir de la plupart d’entre nous est de voir notre pays libéré de sa dictature pour que nous puissions y retourner et nous installer dans un climat politique de liberté: de vaquer à nos occupations, d’exprimer nos opinions, de vivre sans crainte et de souhaiter le bien-être social pour tous, telles sont les valeurs fondamentales non exhaustives d’une société démocratique. Mais quoi de plus aberrant que de constater que certains de nos compatriotes dépourvus de toute idée constructive, n’ont pour seul langage que celui de l’impossible et des utopies, puisqu’ils défendent mordicus ce langage dépourvu de toute réalité apparente qui nous a endormis pendant trente deux ans.

Nous les avons crus naïvement et sommes d’ailleurs en partie responsables de la situation qui perdure à Djibouti, sinon, on se serait démarqué si tôt de cette erreur collective pour penser à une stratégie politique alternative qui peut-être (à défaut de l’avoir expérimentée), nous aurait libérés de notre particulière dictature. En tous cas, il nous semble que notre soutien indéfectible à l’opposition sincère afin qu’il parvienne à traduire dans les faits, certains objectifs pressants, s’impose.

Quels sont-ils ces objectifs ?

Ils se traduisent, par une obligation de résultat quant au rassemblement des leaders de l’opposition le plus vite possible et par l’organisation des conférences d’où jaillira un leader politique soutenu par toute l’opposition dans un délai raisonnable. Tels sont les deux points cruciaux qui interpellent tout Djiboutien doué de bon sens et épris d’un avenir meilleur pour le peuple djiboutien.

Quant à certains intervenants qui ne nous surprennent guère en raison de leur égoïsme et suivisme connus de vieilles dates et qui croient que la libération de Djibouti se trouve dans leur gueule forte, il est temps de les laisser tomber dans les oubliettes. Ils sont en train d’écrire encore une page historique de leur parcours politique, mise à part celle déjà connue d’eux lors de leur entrée balbutiante en politique. Un jour viendra où tout sera clair, preuve à l’appui, sur chacun des politiciens véreux.

A la place de vouloir conserver l’éternel statut d’opposant radical, ce qui ne donne pas la soupe aux Djiboutiens, n’est-ce pas qu’il serait temps de poser des actes concrets et libérateurs en laissant tombé par voie démocratique ce manteau.

À un moment donné, on devait s’arrêter et se poser des questions sur nos convictions réelles, des questions existentielles:

Est-ce que nous voudrions réellement libérer Djibouti pour tous les Djiboutiens ou pour nos intérêts personnels et ceux de notre clan?

C’est là où se trouve la grande question qui divise les Djiboutiens de nos jours et qui mérite un débat sérieux. Mais aussi une petite humilité voire une honnêteté intellectuelle devrait nous amener à admettre notre échec cuisant: trente deux ans de lutte sans moindre succès, seize ans de combat politique sans pouvoir libérer notre peuple.

Un examen de conscience de chacun de nous, nous permettrait de répondre à cette question plus haut posée. Mais d’ores et déjà, nous avons cru que l’occasion nous est offerte par les Accords avec le Frud qui ont accouché d’un Ougoureh ministre de nos rangs. Certes, nous sommes tous conscients des insuffisances voire l’inexistantes de ces Accords relativement au problème de l’armée, de la légitimité de Guelleh, du cas des réfugiés en Ethiopie (je salue au passage, l’équipe de l’ARDHD pour son engagement aux cotés de nos compatriotes), de l’emploi des jeunes laissés à eux, de la décentralisation fantoche……

Mais y a-t-il eu depuis près de 16 ans, une solution, voire même une approche de solution à ces problèmes percutants?

Nous sommes loin de l’avoir eue, au contraire nous tournons en rond pendant que la situation s’empire. Aucune solution magique n’a été proposée. On se plaît de publier nos réflexions, de rencontrer Guelleh çà et là, d’adhérer à l’UMP et ce faisant nous l’avons légitimé, de rendre visite aux réfugiés sans leur apporter le minimum de ce dont ils ont besoin pour leur survie, d’envoyer Western union à nos familles, ignorant ceux qui n’ont personne à l’extérieur, et d’assister passivement à la gestion rocambolesque des affaires de l’État. Le pillage continue et la population s’enfonce irrémédiablement dans le gouffre.

Doit-on encore se maintenir à l’écart, et contribuer ainsi à l’aggravation de ces problèmes?

Collaborer ou passer.

Il reste au régime à choisir l’un ou l’autre pour permettre à la Nation de se refaire et au peuple de se renouveler. La Constitution n’a besoin nullement d’être modifié si urgemment, même dans son état actuel, elle montre aux Djiboutiens la voie à suivre pour rendre cela possible et sortir le pays de son statut (ni parti unique, ni multipartisme, ni démocratie).

C’est ça le système chez nous, unique et abrutissant pour les citoyens qui le vivent au quotidien. N’en déplaise aux fonctionnaires des institutions internationales qui siègent à Djibouti et se disent «content et fier du travail que réalise Guelleh à la tête de l’État». C’est du pur bluff qui veut endormir et détourner les esprits de l’impérieuse nécessiter de mettre un terme aux abus de Guelleh qui infeste le pays.

Les Djiboutiens ont un million de raisons de vouloir prendre leur destin en main et de lever définitivement le voile sur le flou décoiffant qui profite au régime, à ses courtisans locaux et à leurs amis français.

Bientôt, à Djibouti, le ballet quotidien des valises diplomatiques remplies d’euros avec une double assignation: procurer les capitaux nécessaires à la campagne présidentielle de Guelleh et s’assurer à prix d’argent, le concours d’observateurs de pacotille pour les présidentielles de l’an prochain à Djibouti.

Comment ne pas vouloir la mort d’un tel régime?

La félonie au sommet de l’État est tellement odieuse que la jeunesse djiboutienne n’a plus son cœur qu’à la Révolution, c’est à dire un changement profond par des moyens radicaux.

  • Certains font état d’une légère avancée vers la décrispation à Djibouti; ça prête un peu à sourire.
  • D’autres pensent que le vrai baromètre des intensions réelles du pouvoir est le scrutin présidentiel en vue.
  • Plus proches du cœur des Djiboutiens, les sceptiques qui, eux, trouvent qu’attendre passivement du RPP d’organiser une élection crédible qui serve de tremplin au changement, risque d’être une espérance vaine. Déjà, sont perceptibles des signes avant-coureurs d’un refus par les pillards de lâcher du lest pour céder partie de leur juteuse prépotence. Une fois de plus, le RPP retient les espoirs.

Cela n’étonne guère. Ces gens ayant trop longtemps fait de la violence leur cheval de bataille, il relèverait du miracle qu’ils puissent envisager – s’ils n’y sont pas forcés – d’organiser des élections sans agiter le spectre de la peur et tuer.

Voila l’atroce réalité que ne dénient pas les faits dans l’histoire récente de Djibouti.

En honneur de ceux qui en ont payé le prix fort, mais aussi pour une simple raison de bon sens. Cela suppose que l’an prochain, Djibouti devra, soit sortir la tête de son chaos. Il est temps de mettre chaos, ce chaos paradoxal: trop délicieux pour les intouchables du RPP et pénitentiaire pour la grande masse vulnérable.

A bon entendeur à pied d’œuvre !

Djiboutiennement

FreeDjibouti

freedjibouti@windowslive.com

http://afraissas.over-blog.com

28/03/10 (B544) Flash Info. Scandale au Palais de Justice ! (Notre correspondant sur place)

A 11 H 10 le Tribunal des Flagrants délits de Djibouti a suspendu la séance pour (probablement) délibérer dans l’affaire dite « IOG contre Samatar Ibrahim « .

Samatar Ibrahim est victime de l’imposteur qui a usurpé le pouvoir en République de Djibouti. Le procureur aux ordres reprocherait à ce jeune Djiboutien issu d’une famille bien connue, d’avoir osé porter un T-Shirt avec la mention « Non au Dictateur, Non au 3ème mandat « . Il avait été arrêté.

Mais plus grave encore. Pendant la suspension de séance, la famille et les amis de SAMATAR et moi même avons été éjectés manu militari par la Gendarmerie, hors de la salle d’audience. Nous n’avons pu obtenir aucune explication, alors que nous attendions patiemment la reprise de l’Audience et le prononcé du Jugement.

N’ayant pas pu assister à l’énoncé du verdict, j’ai pu savoir que Samatar Ibrahim avait été condamné à plusieurs mois de prison mais avec sursis et qu’il avait été libéré !

Quel scandale!

25/03/10 (B543-B) Point de vue : IOG, il est encore temps de gagner un peu d’estime devant tes propres enfants ! (Lecteur)

Ce week-end au détour d’une promenade, j’apprends qu’un jeune homme venu faire sa thèse de doctorat à Paris cette année. Il ne cesse de crier ni de se vanter à qui veut l’entendre qu’il est pistonné par le dictateur, qu’il a obtenu un travail en quelques jours et j’en passe des âneries.

Voilà où ce système engendré par IOG et par son oncle Hassan nous conduit.

A-t-il déjà pensé, ne serait-ce qu’une minute, à ses camarades de classe, majeurs de sa promo du Bac, des DEUG ou d’une licence à Djibouti, probablement mille fois plus méritants que lui et qui ne trouvent aucun boulot au royaume de son mentor ?

Au travers de cette anecdote, sachant que je ne suis pas le premier à m’exprimer ainsi, on peut comprendre qu’à Djibouti la minorité des gens qui sont liés avec la la dictature en place ne s’en cache et n’ont aucune honte à lécher la main couverte de sang d’IOG (au regard des nombreux crimes physiques, détournements de fonds publiques, appauvrissement de la population…). Cette même minorité n’a même pas la décence de dissimuler les avantages qu’elle en retire et va jusqu’à s’en vanter !

En écoutant le dernier débat diffusé sur VOA, je me demande où vivent ce député (qui ne porte que le titre !) et cet autre qui a préféré s’installer en Angleterre alors qu’il vante la « prospérité rayonnante » sous IOG (quelle ironie !).

Dommage que tous ces gens aient encore l’espoir de pouvoir accumuler encore quelques avantages consentis par la dictature, car ils ont perdu tout le respect d’eux même. Le point commun de tout ce petit groupe, c’est qu’ils sont tombés dans l’illusion d’un IOG qui serait « intouchable ».

Qui aurait envie de serrer une main pleine de sang ? Je leur rappellerai que personne n’est éternel.

Mes chers compatriotes (après avoir lu sur le site de l’ARDHD les nombreux appels pacifiques pour exhorter IOG à ne pas changer la Constitution) , je conclurai en vous recommandant de ne pas vous voiler la face plus longtemps.

IOG n’a que faire de vous ! Comme le disait DAF, IOG est devenu sourd.

En réalité, il n’y a plus qu’une option, celle de son décès (naturel ou pas) qui pourra empêcher IOG, comme il le confirmait lors du dernier congrès du RPP, de poursuivre sa fuite en avant.

Avons d’autre alternative que de le dégager par la force de la rue ? Si nous sommes courageux, ne devrions-nous pas nous interroger sur le fait de rejoindre nos compatriotes qui se battent dans le nord et le sud-ouest ?

Ce serait en plus, une manière d’honorer la mémoire de nos martyrs qui se sont sacrifiés pour l’indépendance et de ceux qui, durant le conflit des années 90-93, ont refusé de se soumettre à la tyrannie.

Aucune chancellerie étrangère ne nous aidera.

Cela ne peut venir que de nous et nous seuls !

23/03/10 (B543) ARD (Note d’information) Le sentier de tous les dangers : vers un nouveau déni de réalité ?

Le gouvernement, dans sa neuvième séance du conseil des ministres du mardi 16 mars 2010, a examiné et approuvé le projet de décret portant sur la publication des résultats du Recensement Général de la Population et de l’Habitat.

Bouclé et bâclé en quelques mois, ce Recensement n’aura mobilisé que les fonds nécessaires pour sa publication à la veille des Présidentielles 2011 mais nullement les moyens humains nécessaires à une œuvre d’une telle ampleur et importance et encore moins les populations concernées.

La brève collecte des données du 2ème recensement général est censée servir d’instrument officiel d’analyse aux décideurs publics en les éclairant sur l’effectif de la population, ses différentes composantes, ses caractéristiques sociodémographiques, sa répartition géographique, et son évolution en vue d’une prise en compte dans la formulation des plans et programmes de développement.

Le journal gouvernemental La Nation nous apprend qu’ « au terme de la collecte, l’effectif total de la population s’élève à 818.159 habitants en république de Djibouti. La capitale compte 475.322 citadins.

Le chiffre représente 58,1% de la population totale, soit 6 personnes sur 10. Mieux, le nombre cumulé des habitants de Djibouti-ville et des chefs-lieux des régions de l’intérieur atteint le taux de 70,6% de la population totale, soit 7 personnes sur 10.

Déduction faite : le pourcentage des ruraux est de 30% sur l’ensemble de la population du pays. Bref, conclut-il, cette base de données géo-démographiques est un outil précieux pour l’élaboration de la politique nationale de développement, la planification des grands chantiers de demain… ».

C’est précisément la raison pour laquelle, la publication dans le « Journal Officiel » de ces chiffres fantaisistes constituera un déni de réalité en trop et l’engagement de l’Etat sur le mauvais sentier car visant à officialiser et justifier pour le long terme la politique de développement séparé en vigueur depuis l’Indépendance.

Cette publication viendra aggraver une politique de marginalisation systématique dont est victime une des principales composantes de la communauté nationale subissant déjà :

  • un déni de citoyenneté reconnu par le gouvernement comme cause de dix ans de conflit armé en signant avec nous un Accord de Paix qui, pour y remédier, avait prévu la création d’une commission mixte ad hoc chargée de délivrer les pièces d’identité aux ayants-droits…ainsi qu’aux spoliés des kaar-dhameer Tandis que plusieurs milliers de cartes nationales d’identité sont aujourd’hui prêtes à être sélectivement distribuées en prévision d’improbables Présidentielles en 2011.
  • une politique systématique de marginalisation de toute politique publique de développement des régions du nord et du sud-ouest
  • un refus de réhabiliter les zones affectées par le conflit armé (fait sans précédent dans l’histoire des conflits)
  • une sous-représentation systématique dans les institutions politiques et militaires à tous les échelons…
  • une annexion du territoire qu’elle occupe exclusivement par le changement arbitraire des délimitations des districts en 2002, qui s’est traduite par une expansion territoriale au profit du district d’Arta nouvellement crée au détriment des districts de Dikhil et de Tadjourah
  • le sulfureux programme d’expropriation et décasements des populations (non recensées) d’Arhiba et du P.K.12 visant à effacer toute visibilité de cette communauté dans la capitale. Programme, sans cesse reporté et qui attend pour être réalisé un contexte politique plus favorable, que l’A.R.D.combattra de toutes ses forces !
  • une famine organisée dans le nord et, plus grave et sans précédent :
  • des expulsions récentes des populations vivant dans l’ouest du pays vers l’Ethiopie voisine !

Parce que consciente que la Paix civile lui est redevable, déterminée à la sauvegarder malgré les permanentes provocations gouvernementales qui s’acharne à tout prix à déclencher une guerre civile, l’A.R.D. :

  • appelle le peuple Djiboutien à la vigilance et la mobilisation pour faire barrage à la discorde… par tous les moyens légitimes !!!
  • prend à témoins les bailleurs de fonds : leur inestimable contribution au développement du pays risque d’aggraver les causes du conflit. Et de le reconduire…

Mohamed Ali Abdou
Le secrétaire à la communication
et porte-parole de l’A.R.D.