28/12/2011 (B636) Chroniques du Sergent Ariko. Le 2 janvier 2012 se déroulera la fête de la gendarmerie nationale. Quel bilan ? (Suite 2/3)

Fête de la gendarmerie nationale le 2 janvier 2012.
Quel bilan?

Malmené par l’État, le colonel Abdi Bogoreh ne pouvait que constater que le moral de ses hommes était au plus bas. N’y pouvant plus, il se décida à interpeller le dictateur pour lui transmettre les doléances des gendarmes. Peine perdue, car le chef de la sécurité l’en dissuada.

Le colonel Bogoreh ne savait plus quoi faire.

Le dictateur lui avait promis lors de la fête du 3 janvier 2006 d’aider la gendarmerie. Le dictateur avait décoré le colonel de l’ordre de commandeur de la grande étoile de Djibouti.

Mais ce cadeau était empoisonné.

Le bon colonel Bogoreh n’avait pas compris ce que cette décoration représentait effectivement.

Pour le dictateur Guelleh, cette distinction signifiait seulement que l’état djiboutien le récompensait pour ses longues années au service de la nation, mais cela n’entrainait pas l’assurance du moindre soutien officiel pour rehausser l’estime de la gendarmerie nationale.

Je remercie les officiers qui m’ont bien voulu me transmettre la photo des médailles militaires, que le Colonel Bogoreh a reçues au cours de sa carrière
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courage et dévouement Fort et juste grande étoile Médaille honneur et nation

Le plus dur commençait pour le colonel Bogoreh, sans aucune aide de l’état.

Les gendarmes étaient délaissés par le régime. Les familles des gendarmes vivaient dans la précarité et l’insécurité !

En effet un jour, le régime donna « congé » aux familles de gendarmes avec ordre de quitter leur logement pour laisser la place à un promoteur à qui l’Etat avait cédé le terrain.

Fou de rage, Bogoreh eut beau protester mais à chaque fois il se heurtait au mur de silence. Pire encore, quand il a enfin compris que le promoteur en question était le Président de la république.

Les familles des gendarmes ont été expulsées de leurs maisons, direction le Pk 12. A ce moment là, les gendarmes ont compris que l’état ne voulait plus d’eux.

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Il faut se souvenir que dès 1995, IOG avait décidé de dissoudre le corps de la gendarmerie au profit de la force nationale de police commandée par Yacin Yabeh Galab, son ami de 40 ans.

C’est Hassan Gouled qui a refusé ce plan. Pour IOG la Gendarmerie n’était que la rescapée d’une institution française et il lui fallait donc l’éliminer.
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Le colonel Bogoreh n’avait plus d’alternative. Il constatait que l’institution périclitait sur tous les fronts et que c’était la paralysie générale.

Alors que l’état djiboutien refusait de l’aider, il a appris que la France ne voulait pas se risquer à heurter IOG qui lui refusait la construction du centre d’instruction de Cheik Moussa.

Finalement en réponse à ses demandes répétées, l’état major des FFDJ accepta de lui fournir une petite aide. C’est ainsi que les gendarmes de l’UPIGN (plus tard recyclés en GIGN) ont été aidés pour leur formation et leur entretien.

Mais IOG surveillait les manœuvres de ce chef de corps qui était décidé à assumer lui-même, les décisions nécessaires pour relever le niveau de son corps. Il s’était entoure d’hommes compétents, comme le colonel Yonis Hoch (un homme que tout le corps de la gendarmerie considérait comme un futur patron) qui était détesté par IOG. A eux deux, ils ont organisé les activités de l’institution militaire. Les américains ont offert leur aide. Ce qui déclencha la consternation au palais !

Ce colonel privilégiait sa mission au service de son corps, mais pour l’Escale, il ne répondait plus au doigt et a l’œil du tyran. On a dit qu’il avait pris la grosse tête.

Submergée par les problèmes quotidiens, la police nationale demanda de l’aide de la Gendarmerie, ce qui lui fut refusé.

Le centre d’instruction de cheik Moussa du Pk 23 était soutenu financièrement par le camp Lemonnier.

En effet, les américains comptaient beaucoup sur la gendarmerie pour les aider à lutter contre les groupes terroristes qui opèrent dans l’océan indien. De nombreux stage de formation ont été organisés au camp Cheik Moussa.

Quelques photos pour en témoigner.

 

Mais IOG n’appréciait pas ni ces stages ni surtout le fait que le bon colonel ne l’ait pas consulté auparavant.

Finalement les aides américaines pour la lutte contre le terrorisme ont été généreusement attribuées à la Gendarmerie et en parallèle la formation aux méthodes d’interrogatoires si souvent décriées par les organisations de défense des Droits de l’homme.

Excédé, le pouvoir fini par réagir et il imposa au colonel Bogoreh de rester dans sa maison. Puni pour outrage au chef suprême des armées !

Un nouveau mois d’arrêts de rigueur.

Placé aux arrêts de rigueur avec assignation dans sa maison, le Colonel tournait en rond.


En 2009 un scandale éclate à Djibouti.

Plusieurs jeunes filles sont tuées dans différents endroits de la capitale. L’une d’entre elles habitait le quartier 7 tandis que les autres habitaient les quartiers 4 et 2 et la cité du stade.

Affolée la population demande l’aide de la Gendarmerie pour identifier les coupables et restaurer la sécurité.

N’écoutant que son sens du devoir, le colonel fonce et il ordonne à ses hommes de retrouver les coupables.

Très vite un premier suspect est arrêté à Ambouli. Il s’agissait d’un ressortissant sénégalais qui travaillait pour une agence de l’ONU à Djibouti. D’autres coupables sont aussi arrêtés.

Mais ils bénéficient de la protection des plus hautes autorités de l’état. Il s’avère que les criminels opéraient la nuit, avec la complicité de l’état RPP, et qu’ils étaient intouchables.

Sur un coup de téléphone, les suspects ont été immédiatement relâchées par la justice djiboutienne aux ordres du palais de la présidence.

Nouvelle colère du colonel Abdi Bogoreh qui demande alors, que dans ces conditions, le sénégalais reconnu coupable au cours d’un procès marathon, soit aussi libéré au titre de l’équité.

Effectivement le sénégalais est relâché mais de nouveau arrêté, le lendemain, cette fois par la sécurité djiboutienne sur demande d’IOG : entre temps les familles des victimes étaient venues le voir pour exiger le prix du sang.

Le Sénégalais est placé en dépôt. Son pays proteste et son ambassadeur se rend à Djibouti afin de demander sa libération. Le gouvernement sénégalais de Wade essuie une fin de non-recevoir. Leur ressortissant est détenu dans une prison djiboutienne, pour crime.

Mais l’état RPP ne refuse pas la négociation et il demande a l’Etat sénégalais une somme pharamineuse que le Sénégal n’a pas les moyens de payer. IOG se montre inflexible et il maintient que tant que la somme ne sera pas versée, le citoyen sénégalais restera derrière les barreaux.
IOG a la mémoire courte.
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En 2011, il propose au Sénégal l’établissement de relations diplomatiques, alors que le climat est assombri par cette affaire. Wade lui renvoie l’ascenceur sous forme d’un refus diplomatique.

En fait, IOG voulait se débarrasser de Yacin Elmi Bouh, que son épouse, la Paulette, soupçonnait de vouloir prendre la tête du pays.

Mais la aussi c’est raté.

Yacin Elmi Bouh ne quittera pas Djibouti. Il sait que s’il accepte un poste à l’étranger, il deviendra plus facile pour IOG de le limoger et de le jeter à Gabode afin qu’il goutte aux supplices de cette prison dont la construction incombe a Ali Aref Bourhan et qui a accueilli les anciens du RPP.

Yacin Elmi Bouh est trop malin pour se laisser sacrifier de la sorte. Il reste à Djibouti afin d’échapper à la guillotine de Haramous mis en orbite par Hachi et Kadra Haid.
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Pour le régime, le colonel Abdi Bogoreh devient trop indiscipliné. S’ensuivirent des bagarres entre le colonel tantôt avec le ministre « dormeur » de la défense Ougoureh tantôt avec le premier ministre Dileita a la primature.

Découragé le colonel Bogoreh est allé voir sa famille au Canada. Mais avant, sur réquisition du FBI il avait donné l’ordre au SRD de fouiller le port de Djibouti : les américains soupçonnaient une contrebande d’alcool via le Yémen et les pays du golfe.

En échange de leurs investissements à Djibouti, les entreprises issues des pétro-dollars avait demandé au régime la liberté de commerce du khat, de la drogue et de l’alcool. Le président Ali Abdallah Saleh, qui devait recevoir une part considérable, en a été écarté …

Ce qui explique la plainte déposée auprés des officiels américains dénonçant IOG comme le pourvoyeur du monde arabe en alcool et en drogue dure via son port administré par Dubaï Port Authority.

Les américains sont exaspérés par les coups tordus d’IOG et ils n’oublient pas la fin tragique du chef de sécurité de leur ambassade de Djibouti.

Une autre affaire Borrel en perspective ?
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– Le détournement du milliard de l’US AID

La gendarmerie a fourré son nez dans les sales affaires du régime, en particulier dans l’affaire dite des « gros sous ».

Cette affaire s’est déroulée entre IOG et son ministre Abdallah Abdillahi Miguil (envoyé récemment en Chine pour remplir les poches du régime et non pas pour exercer la moindre diplomatie).

L’US AID avait donné plus d’1 milliard de Fdj au ministère de la santé pour les soins à donner aux malades du Sida.

Mais l’argent a été détourné par les deux gros Warabeys de la république de Djibouti.

Constatant le détournement, l’ambassade des États-Unis avait demandé l’aide de la gendarmerie pour enquêter sur les auteurs. L’ambassadeur a informé Washington sur « ce vol commis en plein jour ».

L’ambassade a demandé à un bureau d’audit dirigé par une djiboutienne de faire le bilan des fausses factures. Car l’ambassade des États-Unis n’a plus confiance dans la Cour des comptes et la Chambre de discipline budgétaire.

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Autrefois IOG avait ordonné de mettre le feu aux locaux, afin que le FMI ne puisse pas avoir la preuve des malversations financières qui ont été enregistrées.
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La jeune comptable djiboutienne a remis son rapport d’audit à l’Ambassade des États-Unis, qui l’a transmis immédiatement au département américain de la justice et au FBI.

Le FBI a requis que Djibouti diligente la gendarmerie pour poursuivre l’enquête.
Haramous a très mal pris la chose et il s’en est pris à la jeune comptable djiboutienne qui s’est défendu en assurant qu’elle n’avait fait que son travail, en toute honnêteté et indépendance.

Mais le mal était fait.

La gendarmerie a demandé que le ministre en exercice de la santé et certains de ses collaborateurs soient arrêtés.

Le ministre étant intouchable et bénéficiant d’une immunité, c’est le fils du maire de Djibouti Ali Ismail Yabeh qui a été accusé du vol avec d’autres personnalités.

Cependant l’ambassade n’a pas accepté cette mauvaise comédie et elle a continué à demander la tête du ministre à IOG, qui ne pouvait pas l’accorder, car c’eut été prendre le risque de dévoiler sa propre complicité dans ce vol.

Face au refus de la présidence, de limoger le ministre de la santé, l’agence US AID a suspendu son contrat à Djibouti et elle a plié bagages.

Elle n’avait jamais rencontré des voleurs aussi grands que ceux qui commandent Djibouti.

Le fils d’Ali Ismail Yabeh a payé. Il a été démis de ses fonctions comme tous les autres à l’exception du ministre de la santé qui est apprécié du couple royal pour avoir volé des milliards et les avoir largement partagés avec eux.

A son tour Washington s’est plaint et les USA ont fermé tous les robinets qui étaient largement ouverts jusque là.

Washington soutient ouvertement Jean-Paul Noël Abdi qui est devenu la bête noire du régime RPP. Le régime accuse le coup et il s’en prend à Jean-Paul en le traitant d’ivrogne et de sale menteur dans les majliss de Djibouti.

Jean-Paul réagit et il exige des explications et des excuses. Le régime ne lui répond pas.

– Déversement de déchets toxiques au large de Tadjourah

Pendant ce temps les gendarmes bloquaient sans mandat, des conteneurs dans l’enceinte du port de Djibouti.

Ils ont arrêté des collaborateurs de Saad Omar Guelleh. Dubaï port Authority ne voyait pas d’un bon œil que tous ces conteneurs soient exposés à la vue de tous et que personne ne soit autorisé à les ouvrir sous peine de sanctions.

Asmara accusera plus tard le régime djiboutien de faire passer par son port, des armes de guerres destinées à l’Éthiopie de Meles Zenawi. Le régime ne dément pas et il laisse « filer » l’information…

Plus tard on apprendra que des conteneurs de déchets toxiques ont été déversés en mer de Djibouti dans le Golf de Tadjourah.

Les pêcheurs se sont plaints mais le régime les a totalement ignorés.

27/12/2011 (B636) Chronique du Sergent Ariko. La fête de la Gendarmerie aura lieu le 2 janvier 2012. Quel bilan ? (Partie 1)

Fête de la gendarmerie nationale le 2 janvier 2012.

 

Quel bilan?

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Pour commencer, je tiens à demander à l’État de Djibouti de relâcher les jeunes artistes qui ont été récemment arrêtés alors qu’ils devaient assister au Fest Horn. L’un de ces jeunes djiboutiens – Dileita Tourabe – a seulement mis sur YouTube / FaceBook un film montrant les blessés de la répression du 18 décembre 1990 a Djibouti. Il a ajouté les réactions de certains habitants de la cité d’Arhiba à l’heure ou les anciens alliés du FRUD menace le RPP de reprendre les hostilités puisque le RPP leur a tout retiré …

Le dernier représentant de l’aile du FRUD, qui s’est ralliée au pouvoir, Ismail Ibrahim Houmed vient d’être éjecté de son poste par un ancien Warabey, qui a conquis le poste de façon illégitime … et contestable.

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Le lundi 2 janvier 2012, la gendarmerie nationale va fêter 13 années d’autonomie au centre d’instruction de Cheik Moussa au Pk 23.

La cérémonie débutera vers 8h du matin sous le haut patronnage « de la vache qui rit » ainsi que de tous les officiers de la gendarmerie nationale. Seront aussi invités les ambassadeurs des États-Unis , de la France, des officiers des FFDJ, de la garde républicaine, de la police, des forces armées djiboutiennes, ainsi que des éléments des détachements des forces américaines, espagnoles, italiennes, japonnaises et allemandes installées a Djibouti.

Parmi les invités, on devrait trouver les deux procureurs zélés et madame Zahra, la veuve du l’ancien chef de corps, le regretté Abdi Bogoreh Hassan.
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En hommage, je tiens à lire la Fathyia des morts pour lui. Hassan,

Lâchement assassiné par des sbires du régime, alors qu’il commandait la gendarmerie nationale. (Je recommande 1mn de silence à sa mémoire)

Avant de lire le coran sur la dépouille du défunt colonel Abdi Bogoreh et de tous les gendarmes morts en service commandé, je tiens à assurer à sa veuve Madame Zahra que l’état démocratique qui va naitre a Djibouti bientôt devra rouvrir l’instruction de cette affaire, qui avait été close par ce régime aux abois et que toute la lumière devra être faite sur cet assassinat non élucidé.
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– La gendarmerie nationale avait hérité de la gendarmerie française, une longue tradition.

C’était la seule institution qui tenait debout lors de notre accession à la souveraineté nationale le 27 juin 1977. Le 6 juin 1977 sur demande de Djama Djilale Djama, premier secrétaire d’état a la défense, Hassan Gouled à intégré la gendarmerie dans le giron de l’armée nationale.

Jusqu’en 1982 elle était commandée par un directeur en l’occurrence Omar Chirdon Abass. Cette force de frappe opérationnelle depuis l’indépendance a été progressivement accaparée par l’état RPP pour satisfaire uniquement ses propres intérêts.

Cela explique pourquoi, au fil du temps, la réputation du corps de la gendarmerie en a pris un sérieux coup.

En 1982, le sergent Ougoureh Kifleh Ahmed décide, avec d’autres gendarmes, de provoquer une révolte dans la caserne.

Le premier ministre de cette époque Ahmed Dini avait voulu régler la question par la négociation, mais Hassan Gouled en a voulu autrement et la révolte de nos gendarmes a été matée en radiant du corps tous les hommes impliqués.

Cette première injustice a l’encontre d’Ougoureh Kifleh et des autres gendarmes va ouvrir le premier front de contestation de l’ère post coloniale. l’AROD (association du rétablissement de l’ordre et de la démocratie, ancêtre du FRUD) sera fondée en toute clandestinité en Éthiopie.

Plus tard, pourtant, Hassan Gouled n’hésitera pas à affirmer que c’est à la demande d’Ahmed Dini qu’il a fait mettre tous les gendarmes à la porte.

L’intéressée lui répondra depuis Paris que, c’était effectivement le locataire de Beit el Wali qui avait opté pour la répression en refusant la négociation.

Ahmed Dini reconnaitra simplement qu’à un moment, Hassan Gouled avait dit qu’il pourrait étudier les dossiers au cas par cas. Mais il s’était rétracté sur l’intervention d’Ismail Omar. Le vieux dictateur changea son fusil d’épaule et il donna ordre afin de radier tous ces gendarmes.

Plus tard au cours des négociations d’Abaa Ougoureh demandera des explications à un Barkhat Gourad confus et hésitant sur la réponse à donner à cette question. Il est vrai que Barkhat Gourad ignorait tout ce qui se tramait à cette époque au palais de la présidence.

Ensuite la gendarmerie a été intégrée aux forces armées djiboutiennes sans que l’on consulte les officiers. En perdant son autonomie, le corps a perdu de son efficacité.

Puis le corps de la garde républicaine a été détaché sur demande d’IOG, comme on le verra par la suite. Le camp Barkhat Siraj a abrité le cantonnement de cette nouvelle force.

Le colonel Hoche Robleh Idleh a hérité le corps de la gendarmerie après un incident qui a coûté la vie au capitaine Hamadou Kako.

– L’élimination du capitaine Hamadou Kako

Le capitaine Hamadou Kako a été éliminé par le SDS. Il a été déclaré officiellement qu’il avait été victime d’un accident de la circulation. Personne n’a jamais ordonné d’enquêter pour déterminer les causes exactes de cet accident maquillé en simple accident de la route.

Il fut remplacé par le colonel Hoch Robleh Idleh. Un tortionnaire notoire qui a été formé par les gendarmes français.

Les Djiboutiens, qui savaient qui était le colonel Hoch Robleh Idleh, n’ont pas été étonnés par ses méthodes répressives a l’encontre de l’opposition. Ismail Omar Guelleh a pu utiliser le corps comme un moyen d’intimider ou de casser toute forme d’opposition au régime RPP.

Les opposants étaient torturés soit à la villa Christophe soit au commandement de la compagnie de Djibouti de la gendarmerie nationale. (FICHTA POUR LES DJIBOUTIENS). Les gendarmes sélectionnés par le colonel Hoch torturaient et tuaient en toute impunité.

Ils avaient reçu carte blanche d’écraser toute velléité d’opposition ou de voix discordante au RPP. Les djiboutiens, toutes communautés confondues vont payer très cher leur adhésion à cette Nation djiboutienne dont aucun des nouveaux dirigeants n’avaient pris part à la lutte pour l’indépendance nationale.
A Djibouti, la fameuse SRD (Section de recherche et de documentation), supervisée directement par le SDS, a brisé de nombreuses vies.

Le régime d’Hassan Gouled jouait sur les rivalités au sein des tribus pour les opposer les unes contre les autres. A Djibouti toutes les tribus devaient faire allégeance à IOG a défaut d’un Hassan Gouled, que la raison avait quitté depuis longtemps.

Les coups tordus ainsi que les complots contre des gens innocents étaient l’oeuvre d’Ismail Omar qui faisaient éliminer un par un, tous les gens dont il pensait qu’ils avaient la capacité de lui barrer la route de la magistrature suprême.
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– Yacin Yabeh : général de Police !!!!

Il utilisait surtout le corps de la police commandé par son « ami de 40 ans » le colonel Yacin Yabeh qui s’autoproclama général alors qu’il n’y a jamais eu de « Général » dans la police !.

Directeur général, je suis entièrement d’accord mais pas Général qui est un grade réservé dans les forces armées de tous les pays.
Pourtant ce monsieur a revêtu le statut avec la complicité d’ IOG qui l’utilisa à fond pour tuer dans l’œuf les membres de sa propre tribu « les Fourlaba » qui étaient jugés trop contestaires aux yeux du régime.
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Le scenario se reproduisait invariablement. La police arrête la personne, le SDS l’interroge et la gendarmerie le torture.

Voila comment le système répressif fonctionne à Djibouti.

En 1993, le colonel Hoch décède dans le sous-sol du SRD là oùil torturait les frères Afar, Gadaboursi et nos propres Issa. Afin que le peuple ignore le lieu de sa mort, on l’évacua dans le cercueil d’une autre personne vers la France pour faire croire qu’il était mort au Val-de-Grâce à Paris.

– Mahdi fait un nettoyage ethnique dans la Gendarmerie


Le commandant Mahdi Cheik Moussa, qui commandait nos unités au camp Barkhat Siraj de la gendarmerie nationale, a été récompensé pour la chasse qu’il avait livrée contre ses Abti (oncle) Gadaboursi. Il a reçu dans les faits, le commandement de la Gendarmerie. Sur demande d’IOG il poursuivit tous les officiers Gadaboursi. Certains ont été radiés, d’autres mutés alors que d’autres n’ont jamais plus reçu de promotions.

Il a systématiquement mis sur la touche tous les officiers et sous-officiers de cette tribu qui servaient au camp Barkhat Siraj. Les majors Abdi Farah, Aden Adey, Nouh Bouh, ainsi que beaucoup d’autres ont été carrément mis en marge du corps.

Au sein même du peloton motard, les quelques éléments issu de cette tribu ont disparu sous l’effet du rouleau compresseur Mahdi Cheik Moussa.

Les Gadabourcis éliminés, il s’est tourné vers les Afar du camp. Le capitaine Mohamed Salalasseh et le colonel Hassan Osman n’ont eu la vie sauve que grâce à l’intervention rapide de Barkhat Gourad Hamadou qui a prié Mahdi de s’occuper des ses propres affaires.

Sur un coup de tête et avec l’accord tacite d’IOG, Il s’est auto-attribué le grade de lieutenant-colonel et il s’autoproclama Chef de corps sans que nomination soit actée en conseil des ministres.

Le commandement aurait du pourtant être confié au capitaine Yonis Hoch.

Mais sur décision d’IOG, le commandement fut confié à ce Mahdi, complètement malade, et drogué aux médicaments pour se calmer. Les gendarmes n’en revenaient pas.

Le corps d’élite de la garde républicaine, qui avait trop souffert pendant les années de plomb, sous le commandement de Mahdi Cheik Moussa a rêvé durant un instant. Mais il a vite déchanté

Mahdi a décidé de tout commander, avec l’aval discret d’un IOG, qui l’utilisait comme bon lui semblait. Le corps de la gendarmerie ainsi que celui de l’escadron présidentiel sont tombés entre ses pattes.

C’est à cette époque qu’IOG a nommé un jeune officier Ali Abdillahi Iftin. Celui ci succéda au commandant Abdi Bogoreh qui terminait une période d’intérim en sa qualité d’aide de camp d’Hassan Gouled avant de devenir le nouveau garde du corps du président.

S’ensuivit une guerre entre Mahdi et Iftin pour le contrôle du camp Barkhat Siraj de l’escadron présidentiel. Mahdi n’a jamais compris pourquoi ce jeune officier lui barrait la route. Mais c’est sans compter le soutient discret de IOG qui tirait les ficelles depuis le palais de Beit el Wali.

A partir de 1993, date à laquelle Mahdi avait pris les rênes du corps, le corps est devenu complètement paralysé. Les promotions étaient gelées du fait de la guerre contre le FRUD qui avait paralysé le pays tout entier.

Le commandement de la gendarmerie ne pouvait plus rien faire et surtout les officiers n’entretenaient pas de bons rapports avec Mahdi. Les bagarres, les insultes ainsi que les démissions ou les mises à la retraite anticipées se succédaient.

Dès sa prise du commandement, Mahdi avait exigé que soient « virés », tous les éléments proches de l’ancien patron, le tortionnaire Hoch Robleh Idleh.

Des jeunes qui avaient reçu une formation approfondie, ont été carrément mis sur la touche et rayés des corps.

Ce qui provoqua la colère du capitaine Yonis Hoch. Il demanda à Mahdi des explications qu’il n’a jamais pu donner. S’ensuivie une guerre de mots entre les deux officiers. Le dictateur Gouled réagit et en obligeant le commandant Yonis à quitter la gendarmerie pour rejoindre le ministère de la défense.

Le capitaine Yonis Hoch était très apprécié jusqu’aujourd’hui de tous les gendarmes pour sa droiture et sa loyauté envers ses hommes. Mais il déplaisait à IOG qui n’aimait pas cela. Il préférait Mahdi qui était dur avec les hommes.

En 1998 le corps a failli disparaitre du paysage. IOG avait essayé de contraindre son vieil oncle a signé un décret de séparation de la gendarmerie avec les forces armées djiboutiennes.

En silence, IOG préparait sur conseil d’Hachi, les hommes qui allaient l’aider à voler le pays tout entier. Le 20 mai 1999 le corps de la gendarmerie accèda à l’autonomie de gestion et de commandement.

La date de sa fête a été fixée au 2 janvier. Dans la foulée, IOG vola le pouvoir avec la complicité de ses amis : le « général » patron de la police, les commandants de la gendarmerie et des forces armées et les « éléphants » du RPP qu’il dirigeait seul et en cachette depuis la maladie qui a frappé le vieux Gouled en 1996.

Débarrassé des ténors du RPP, IOG s’empara du parti et il continua à mener la vie dure à l’opposition et aux dissidents du RPP qui se sont rassemblés sous la bannière du GDR (Groupe pour la Démocratie et la République).

Tous furent jetés en prison sur demande d’IOG avec la complicité d’Hachi qui n’était pas mécontent de se venger des leaders qui l’avait humilié en 1979 en l’écartant de tout poste de responsabilité.
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Hachi Abdillahi Orah avait été jeté en prison le 21 octobre 1982 alors qu’il était membre actif du PPD (parti populaire djiboutien) de Moussa Ahmed Idriss dont Ahmed Dini, Cheiko et Omar Osman Rabe étaient les barons. Hachi n’avait jamais digéré cette humiliation.
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En accédant à la Présidence, IOG devait se séparer du colonel Mahdi, malade de pouvoir. Il signa l’ordre de mise à la retraite du colonel Mahdi Cheik Moussa.

Mais Mohamed Ali Chaker chef du protocole de la présidence informa le frère de Mahdi, Souleiman cheik Moussa qui était apprécié d’IOG. Le frère tenta de dissuader IOG de le mettre à la retraite pour des raisons de sécurité, car un nombre grandissant d’ennemis attendait Mahdi.

C’est à ce moment-là qu’IOG s’est rappelé que Mahdi détenait le registre où étaient consigné les noms des gens qui étaient passés le 19 octobre 1995 pour se rendre au Goubet, parmi lesquels le juge Borrel, qui a été éliminé sur ses ordres pour avoir trop fouillé dans des affaires sales dont :

  • celle du café de Paris
  • celles des déchets toxiques que des compagnies françaises dont Total aurait déversé au large de Tadjourah ou qui auraient été enfouis près de Dora et dans la foret du Day,
  • celles des escroqueries et de la corruption au sein des FFDJ,
  • celle de la pédophilie parmi certains officiers des FFDJ et des dignitaires de l’église catholique de Djibouti, du foyer catholique d’Ali Sabieh
  • etc.

Le juge Borrel était devenu un ennemi à abattre non seulement pour cette Françafric mafieuse mais aussi pour le régime RPP.

Mahdi avait été miraculeusement été oublié dans l’affaire Borrel et IOG craignait par dessus-tout, qu’elle ne refasse surface.

IOG en voulait a cette France qui avait tenté de le tuer en décembre 1994 , en lui faisant envoyer un courrier piégé, qui aurait du exploser sous son nez. Il n’avait du son salut qu’à une défaillance du détonateur.

Les services secrets IOG ont prouvé qu’elle provenait d’une caserne militaire en Provence. C’est ce qui explique son rejet de la langue française et son rapprochement avec les américains, pour punir la France. Comme l’a fait son ami Paul Kagameh du Rwanda.

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Le corps de la gendarmerie a été maintenu dans un « sous-développement » extrême. Il a même été réduit à un « état de misère » avancé, ce que le commandement a reconnu à certaines occasions.

On sait que les gendarmes n’arrivent plus à faire leur travail correctement. Les bandits ainsi que les personnes arrêtés sont souvent relâchés au su et au vu de la population.

Le gouvernement a fini par réagir en exigeant que les gendarmes reprennent leurs missions. Malmenés par la crise et démotivés par l’attitude du régime à leur endroit, ils ne se sont pas précipités pour effectuer des missions.

– Résultat : l’insécurité est totale.

Seule la brigade d’Ambouli commandée par le lieutenant Awaleh Cheik assure un service minimum.

Ainsi lors de son discours pour la fête en janvier 2002, le colonel Mahdi avait demandé à l’Etat de faire un geste significatif en faveur des Gendarmes, mais son appel était tombé dans l’oreille d’un sourd. Hassan Saïd qui assistait à la fête a « oublié » d’informer son patron de la dégradation des conditions de travail et de vie des gendarmes et de leurs familles. Ces derniers ont compris que l’Etat se désintéressait totalement de leur sort.

Le 28 janvier, le colonel Mahdi s’est rendu au Palais du couple présidentiel.

Ce qu’il a constaté l’a profondément écoeuré.

Il a vu que les soldats de la Garde étaient bien traités : tenue militaire, nourriture, climatiseur dans les chambrées, etc…

C’est alors que Mahdi a ordonné que l’on fasse venir de la caserne Rayaleh Gofaneh (sous commandement du capitaine Ahmed Hareh, ex-garde du corps d’Hassan Gouled) des lits de camps pour que les soldats dorment en plein air.

Les soldats ont obéi au colonel sans ne dire le moindre mot.

A son retour au Palais vers midi, la Paulette a constaté que les soldats n’ont pas bonne mine. Ils lui ont raconté que le colonel « fou » Mahdi était passé et qu’il avait ordonné de faire des lits de camps.

Aussitôt Kadra a informé son époux de l’intrusion et des ordres de Mahdi donnés à l’intérieur de la maison du couple royal.

Immédiatement IOG a pris des mesures, en séparant l’escadron présidentiel de la gendarmerie. Le décret présidentiel est daté 30 janvier 2002.

– Le colonel Mahdi est mis au placard.

Il ne commande plus l’escadron présidentiel du camp Barkhat Siraj. Ne restait pour lui que 600 gendarmes c’est tout. Le ministre de la défense Ougoureh est satisfait, car il demandait depuis longtemps la mise à l’ écart de ce colonel malade.

– En 2005 coup de tonnerre.

Le colonel Mahdi décide, sur un coup de tête, de mettre à la retraite tous les anciens gendarmes pour les remplacer par des jeunes afin d’apporter du sang neuf. Il met sur orbite un plan de recrutement que la présidence ne voit pas d’un bon œil. Il passe outre les avis du ministre de la défense Ougoureh Kifleh Ahmed et il soumet son plan à Hassan Saïd qui l’approuve en toute discrétion.

Les États-Unis qui comptent beaucoup sur la gendarmerie dans la lutte contre le terrorisme, avaient formulé une demande en ce sens. IOG approuve sans rien dire.

La dernière dame prévenue par le chef du protocole a aussitôt téléphoné au colonel Mahdi pour lui demander de réserver 20 places pour des filles et des garçons de sa tribu.

Ulcéré par cette demande incompatible avec la qualité des recrutements, Mahdi avait raccroché au nez de la première dame en la traitant de diablesse.

Furieuse de ne pas être obéie par ce colonel « fou » elle avait demande à son mari d’organiser la liquidation du colonel Mahdi.

Après ce numéro de cirque, le colonel Mahdi Cheik Moussa commit une nouvelle gaffe. Il a refusé de recevoir le haut commandement américain de lutte contre le terrorisme. Ceux-ci se sont plaints à Hassan Saïd.

Il a été finalement limogé et mis à la disposition du ministère de la défense nationale le 7 mai 2005.

Le colonel Yonis Hoch ayant refusé le poste, c’est le colonel Abdi Bogoreh Hassan qui prend la tête de la Gendarmerie. On se souviendra que Mahdi avait demandé au chef mécanicien de la gendarmerie (l’adjudant chef Aniane God) de retirer la voiture de service du colonel Abdi Bogoreh.

Pourtant, le colonel Bogoreh organisa un pot de départ pour Mahdi en présence de tous les officiers de la gendarmerie. Comme ils le détestaient, chacun n’a pu que se réjouir.

Les premiers mots du colonel Abdi Bogoreh ont été pour demander à ses hommes de le servir fidèlement. Il a aussitôt débloqué les premières promotions, pour les sous-officiers, les hommes du rang et plusieurs officiers :
Le lieutenant Ali Aden Bouraleh devient capitaine (au SRD)
Le sergent chef Ainane God a été promu adjudant-chef, responsable du service auto de la gendarmerie et de la garde républicaine. (c’est lui qui teste toutes les voitures d’IOG au camp Omar Aline)
Le lieutenant Djama Omar passe au grade de capitaine de la compagnie de la gendarmerie de transport aérien)
Le lieutenant Mohamed Nour Ainane passe au grade de capitaine (escadron de services caserne Rayaleh Gofaneh)
Le capitaine Aibano Hussein passe au grade de commandant ou chef d’escadron (compagnie de Djibouti de l’intérieur)

Cette excellente décision de Bogoreh n’a pas été bien comprise au Palais où il était déjà mal vu. Le cabinet militaire de la présidence a reçu l’ordre de lui mettre des bâtons dans les roues. On lui a refusé une voiture de service. On lui a fait savoir que le premier ministre s’était opposé à l’achat de cette voiture.

Cela a suscité la colère du colonel Bogoreh qui s’est présenté dans le bureau du premier ministre pour se battre avec lui. C’est l’aide de camp du premier ministre, le commandant de police Idriss Houmed Garad, qui a réussit à les séparer. Le colonel Bogoreh avait été mis en résidence surveillée pour un mois complet.

Au terme de ce délai, il a réintègré son commandement. L’intérim avait été confié au lieutenant-colonel Zakaria Hassan Aden (P’tit Zak), qui s’était pris pour le chef ! Vite remis à sa place par le lieutenant colonel Douksieh Abdi.

A son retour, il ne put que constater le climat de désolation dans les rangs et il se demanda même s’il pouvait changer les choses, ne disposant pas des moyens nécessaires.

Les hommes de la police judicaires étaient dans le désarroi total. Après chaque enquête et arrestation des bandits, ils devaient souvent les relâcher sur un coup de téléphone de la Présidence, parfois même avant d’avoir pu les interroger.

Le colonel avait pris l’habitude de passer ses congés au Canada où dès 1991 il avait mis sa famille à l’abri.

Avec un chef complètement mis en état de nuire par un état irresponsable, le corps de la gendarmerie ne savait même plus quoi faire.

(Suite dès demain)

19/12/2011 (B635) Chroniques du Sergent Ariko. Le départ du contingent djiboutien pour le casse-pipes en Somalie. Guelleh part pour mendier en France et aux USA. Les « engagements individuels » pour le contrôle des ambassades. Anciens et nouveaux s’affrontent dans certains postes …

– Le départ du contingent pour la Somalie

Le dictateur a décidé d’envoyer en Somalie plus de 850 militaires, issus en majorité du milieu des soldats « Kourougmen »,

– du peloton féminin de l’armée nationale,


des nouvelles recrues ainsi que des corps constitués :
– 3 éléments de la garde républicaine,
– 50 gendarmes du peloton d’intervention de l’escadron des services de la caserne Rayaleh Gofaneh (située prés du CES de Boulaos)

et 10 éléments des sapeurs pompiers.

Au moment où les sapeurs pompiers de Djibouti ville viennent de « perdre » l’immeuble qui leur servait de quartier général en face du Sémiramis. Le colonel Moussa Ragueh a eu beau protester mais il n’a pas été écouté, car l’immeuble a été spolié par le couple diabolique, pour des investissements personnels ….

 

– Les forces armées envoient 200 soldats, dont la plupart sont des nouvelles recrues issues du SNA.

– La police envoie 30 policiers. A noter que le commandant Abdourahman, patron de la police, a refusé d’aller se faire tuer en Somalie.

Après plusieurs mois de tergiversations et de problèmes de commandement, liés en partie à la désertion des jeunes qui ne voulaient pas servir « de chair à canon » aux miliciens d’Al Shebab qui sont mieux entrainés et mieux équipés qu’eux.

Le général Zakaria a été accusé par le dictateur de n’avoir rien fait pour sauver la mission suicide et il a été mis a l’écart du projet.

Le dictateur a fait appel aux armées américaine et française pour sauver la mission en entrainant aussi bien que possible les soldats du corps expéditionnaire. Malgré cet entrainement accéléré, on redoute d’avoir des cercueils à accueillir à Djibouti.

Le dictateur sait que ses hommes ne sont pas de taille à lutter contre des miliciens aguerris qui font trembler toute la Somalie du sud.

De plus, il a sélectionné les officiers qui vont commander ce régiment dénommé par lui « Hiil » sur des critères uniquement tribaux.

Le gros de la troupe est composé de la tribu Saad moussa, suivi des Afar, de quelques Gadaboursi et enfin d’un Kourougmen arabe. Aucun membre de sa famille ni de la tribu Issak ne participera à la mission.

Les grands noms de l’armée ont tous refusé d’assurer le commandement de cette mission suicide. Citons en particulier : le colonel Ali Soubaneh Chirdon, le colonel Yonis Hoch, le colonel Abdo Abdi Dembil, le colonel docteur Ganchangir, le colonel Youssouf Bala de la DCMAT, le commandant Saïd Omar Kaireh, frère du patron de la SDS, le colonel Abdourahman Aden Cher, le colonel Aden Okieh Bouh, le lieutenant-colonel Douksieh Abdi Douksieh, le lieutenant-colonel Ibrahim Elmi Kaib et bien d’autres.

C’est le lieutenant-colonel Osman Doubad Sougouleh qui prend le commandement avec le lieutenant Amina du peloton féminin, dans son état-major.

Le dictateur voudrait-il se débarrasser de plusieurs éléments nocifs du corps des forces armées, en les envoyant au casse-pipes ?

Cela expliquerait-il le fait que le général Zakaria ait trainé les pieds pour organiser la mission ? La présidence semble l’avoir identifié comme un obstacle.

Pour la troisième fois, le dictateur en chef s’est déplacé au camp militaire Ali Ounes près d’Obock pour tenter de redonner du moral aux hommes, qui ne l’ont vraiment pas. Le dictateur a lu un discours qui a fait bailler plus d’un officier. Le climat n’était pas serein de toutes les façons, car les officiers n’apprécient pas la façon dont le cabinet militaire conduit les affaires.

Furieux de cela (et ayant compris que les informations qui m’ont été communiquées sont le résultat de fuites volontaires dans les rangs), le dictateur a demandé à ce que l’on dessaisisse Zakaria du dossier AMISOM pour le confier au général Nour Soubagleh. Le cabinet militaire est supervisé par le colonel Hassan Saïd secondé par le colonel Mohamed Elmi. C’est lui qui a suivi de près la formation de nos militaires.

La motivation n’est-elle pas au rendez-vous ?

On signale que les deux instructeurs tant français qu’américains ont été surpris en constatant le manque d’enthousiasme des soldats de l’AND pour participer à une mission suicide (sic)

Interviewé par la RTD le lieutenant colonel Osman Doubad n’a pas su cacher qu’il n’avait pas le moral pour aller se faire tuer avec ses hommes à Mogadiscio.

Pour faire croire au soutien des ministres issus des tribus « sélectionnées », le dictateur a demandé à sa secrétaire d’état à la solidarité, fille du colonel Youssouf Kayad Guelleh d’intervenir sur les ondes. Les bêtises qu’elle a racontées à la RTD ont fait sourire tout Djibouti.

Le premier ministre son excellence « la vache qui rit » n’a pas voulu dire que des Afar, proches de sa tribu pourraient figurer parmi les morts dans cette opération. Comme il vient de mettre à l’abri son frère, en le faisant nommer Ambassadeur en Allemagne, il ne pouvait pas dire aux militaires Afar que l’état ne les soutenait pas.

Ces milices qui ont tué des étudiants innocents vont-elles se laisser impressionner par les soldats djiboutiens et le soin de leur faire la morale ?

Il est à craindre que non.

Au premier engagement sérieux, notre contingent risque de subir des pertes sévères.

Mais au fond, quelle importance pour le dictateur ? Cette mission va lui rapporter de l’argent frais sur le dos des soldats. C’est pourquoi, en accord avec ses homologues, il a demandé au Conseil de la Paix et de la Sécurité de l’Union africaine d’assurer au prix fort et en US$, la paie des militaires étrangers, qui interviennent en terre étrangère, alors que Djibouti doit faire face à un d’autres fronts contre l’Erythrée … et aussi contre le FRUD armé dans le nord et au sud de la république.

Le conseil de l’UA n’a pas les moyens de payer ces revendications.

Lors de sa visite éclair en Somalie, le Secrétaire général de l’ONU a aussi refusé de passer à la caisse pour répondre à la demande de Sharif cheik Ahmed (complice de crime avec IOG ?).

Chacun a pu entendre sur la RTD, le discours stupide de Guelleh lors de sa visite au camp Ali Ounes et voir la distribution des certificats de pacotille aux instructeurs français et américains, en guise de récompense pour l’entrainement des troupes djiboutiennes.

Même avec des formations accèlèrèes comme ce fut le cas, nos militaires ne sont pas encore de taille pour renverser les Al Shebabs qui sont 4 fois plus nombreux qu’eux et mieux équipés.

– la population djiboutienne dans la misère

Ce régime qui se vante d’aller défendre la paix en Somalie n’a même plus les moyens de nourrir sa population ni de lui assurer les services minimum. Les coupures d’eau sont quotidiennes et la population commence à se plaindre de tout (carence de l’éducation, abandon de la santé, plus de loisirs ni de liquidité, agravation du chômage, manque d’eau et d’électricité, violences juvéniles et insécurité, etc.).

Vraiment, ce gros menteur ferait mieux de quitter le pouvoir vu son bilan qui est catastrophique.

Le peuple de Djibouti l’a massivement rejeté et il le sait.

Reste la question de l’armée ?

Les forces armées, la police, la gendarmerie ainsi que les sapeurs pompiers sont orphelins. Aucune de ses institutions ne reçoit plus les subventions de l’état, ce qui provoque le mécontentement des hommes.

– C’est un simple sergent-chef qui a ouvert le bal !

Quand il a demandé à IOG comment les soldats du corps expéditionnaire allaient être payés ? En US$ comme les casques bleus ou en Francs djiboutien ? Les salaires continueront-ils à être versés à Djibouti? Les familles qu’ils vont quitter pourront-elles les percevoir pour assurer l’existence ?

Se sentant humilié par un simple sergent IOG a répondu évasivement en assurant que tout serait réglé au mieux et dans l’intérêt des militaires et de leurs familles.

Mais il a été profondément ébranlé par ces questions qui l’ont déstabilisé sérieusement.

– Le massacre d’Arhiba

Avant de poursuivre mon exposé, je tiens à lire la Fathiya sur les morts victimes de la tuerie sauvage qui a endeuillé notre pays en 1990. Des centaines de personnes sont mortes sur des ordres émanant de la présidence.

(Je réclame une minute de silence ? Frères et sœurs, lisons à haute voix le coran d’Allah sur ses morts)

Après cette lecture , je tiens à demander à l’officier français qui appartenait à la base DA188 de nous remettre ou de rendre publique la vidéo qui a été enregistrée le 18 décembre par son hélicoptère qui tournait au-dessus d’Arhiba.

Selon certains officiers qui me l’ont rapporté, on y verrait distinctement les visages de ceux qui ont commandé la tuerie et des exécutants les plus acharnés :
– les Walyaleh de la FNS,
– une unité de l’escadron de la gendarmerie du camp Barkhat Siraj commandée par le commandant Mahdi Cheik Moussa ,
– la police sous les ordres du colonel Yacin Yabeh,
– la marine nationale et ses hommes qui étaient postés en retrait pour tuer les innocents qui tentaient de s’échapper par la mer sous les ordres du Lieutenant Elmi Farah Abaneh,
– les unités du CCO avec à leur tête, le commandant Zakaria cheik Ibrahim, le lieutenant Outeh et le capitaine Omar Bouh Goudadeh,.

Précisons que tous les officiers Afar avaient été tenus a l’écart de cette opération puisqu’il s’agissait de venger les soldats de la compagnie de parachutiste mené par l’adjudant chef Gamaleh, qui étaient tombés dans une embuscade tendue par le FRUD. Faits prisonniers de guerre, ils avaient été emprisonnés à Assa Guella sur ordre du comandant Ougoureh Kifleh.

Par réaction à ce massacre, douze députés Afar, mené par le combattif Ahmed Mohamed Issa dit Cheiko avaient démissionné, essuyant le refus du dictateur Gouled de faire la lumière sur cette attaque sauvage.

Le ministre de la Santé Mohamed Djama Elabeh s’était rendu le soir même à l’hôpital Peltier ou affluaient les blessés et les morts.

Les médecins légistes français lui confirmeront que toutes les victimes ont été atteintes par balles … Aussitôt, il est allé protester auprès d’Hassan Gouled qui a fait semblant de ne pas être au courant.

Ecoeuré par cette attitude et ne voulant pas être complice d’une tuerie maquillée en simple opération de vérification d’identité Mohamed Djama Elabeh a démissionné du gouvernement le 14 janvier 1992.

Suivi par son ami Souleiman Farah Lodon. Souleiman Farah n’avait pas bonne presse auprès de son clan : les Gadaboursi avaient payé un lourd tribu pour avoir osé dire la vérité à un régime qui ne sait pas distinguer le vrai du faux.

Combien de membres de ce clan ont été sauvagement torturés pour une affaire montée de toutes pièces par une bande de voyous à la maison située à côté de l’oued d’Ambouli.

Le ministre de Gouled a claqué aussi la porte.

Espérons qu’après la chute de ce régime, dont la fin est proche Inch Allah, les djiboutiens pourront connaitre la vérité sur ces années de plomb qui ont secoué Djibouti. Les archives photo et vidéo se trouvent à la direction de la sécurité nationale sise au plateau du serpent.

Je reviendrais humblement sur ce massacre du 18 décembre dans un prochain article.

Je tiens à rendre hommage aux jeunes djiboutiens qui se sont recueillis ce dimanche au cimetière des martyres d’Arhiba ainsi que tous les autres qui se sont déplacés pour montrer à la face du monde que ce régime criminel est fini.

Un grand bravo aux jeunes qui ont manifesté en Belgique, au Canada, en Éthiopie et ailleurs comme en France.

Il est à noter que les autres communautés qui déclaraient hier encore, que ce n’était qu’une affaire Afar, se sont déplacées aussi au cimetière d’Arhiba.

Un signe pour le régime qui voit sa fin. Il avait déployé la police et la gendarmerie. Mais une grande partie des hommes ont laissé pénétrer les manifestants, ne serait-ce que pour rendre publique leur mécontentement contre le régime.

Les chefs des compagnies d’intervention de la police ainsi que le jeune lieutenant Ilyas patron du GIGN djiboutien ne se sentaient pas légitime pour arrêter cette masse humaine. Tous ces morts innocents bénéficieront de la justice d’Allah.

Pendant que les djiboutiens toutes origines confondues pleuraient les victimes djiboutiennes, le dictateur se demandait comment il allait bien pouvoir vendre « sa salade » aux occidentaux.

– IOG va quémander de l’argent en France et aux USA

Il a rendez-vous avec Sarkozy le 21 décembre à 17h00, puis il s’envolera ensuite pour les États-Unis où il espère bien pouvoir rencontrer les hauts patrons de l’administration Obama.

Ce voyage organisé pour défendre non pas la cause nationale, mais ses intérêts personnels est mort-né. Accompagné de sa « Bernadette Chirac », la fameuse Paulette, (qui sera peut-être chargée de faire du charme ?). Mais d’abord, IOG veut connaître l’homme qui a ensorcelé sa fille Fadouma Awo. Ce vieux requin de 44 ans, déjà père d’une fille de 15 ans a réussi à épouser sa fille…

Ensuite, il doit essayer de forcer la main de Sarkozy, qui est en perte dans les sondages, afin de lui soutirer un supplément de financement pour la finalisation des accords de défense que Paris a rejetés.

Selon mes sources, le général français n’a pas été chargé de transmettre un message très positif de Sarkozy à IOG. Sarkozy l’aurait chargé d’expliquer que la France a l’instar des pays de la zone Euro traversait une crise financière sans précédent. En résumé, il n’y a plus d’argent pour le gros IOG.

Sur le volet de la formation de nos militaires, Paris n’a pas apprécié que des officiers djiboutiens envoyés en stage de formation en France en ait profité pour se faire « la belle » réclamant l’asile politique auprès de la Norvège.

Paris n’a pas apprécié l’exercice qui a provoqué des échanges diplomatiques entre les deux pays.

Du coup la France a refusé de continuer à former nos militaires.

De son côté la présidence djiboutienne voudrait pouvoir obtenir que nos éléments à potentiel, reçoivent une formation dans les meilleures écoles militaires françaises : garde républicaine, police et gendarmerie à Melun.

Mais Paris fait la sourde oreille en disant qu’elle n’allait pas avaler « une nouvelle connerie de Guelleh ». IOG pense qu’il pourra forcer la main de Paris à signer un protocole d’accord sur les accords de défense qui sont au point mort.

Le dictateur sera accompagné par le chef du cabinet militaire de la présidence, le colonel Mohamed Elmi, le ministre des affaires étrangères, le ministre de la défense nationale, son staff rapproché sans oublier sa fille nommée conseillère de la Présidence, comme l’avait fait Jacques Chirac de son temps. Tout ce beau monde va venir en France. (Heureusement, comme l’a souligné le FMI, que l’avion est grand et qu’il peut accueillir 181 passagers – Note de l’ARDHD).

Les gardes du corps sont déjà là à pied d’œuvre afin d’empêcher la justice française, au cas où elle en aurait envie, d’arrêter cet IOG aux abois à propos de l’assassinat d’un juge français à Djibouti.

– Ca va être difficile aux USA. Deux sujets difficiles : le maintien de Robleh et l’assassinat d’un fonctionnaire américains aux Salines


Ensuite, à Washington IOG va essayer de vendre « sa soupe » à l’administration d’Obama, qui réduit le nombre de ses soldats dans le monde, pour cause de restriction budgétaire.

C’est le congrès à majorité républicaine qui détient le dernier mot.

Nul doute que la question du maintien de l’ambassadeur Robleh Olhayeh soit au centre des discussions. Par ailleurs, l’administration américaine ne manquera certainement pas de rappeler qu’elle attend toujours des réponses à propos de l’assassinat du chef de la sécurité de l’ambassade des États-Unis par des hommes de la sécurité djiboutienne.

Son corps avait été retrouvé derrière les Salines ouest. Le régime RPP n’avait pas été coopératif avec les investigateurs du FBI, spécialement délégués pour participer à l’enquête. Aujourd’hui Washington attends toujours des explications.

Mais le gros IOG a terriblement besoin d’argent liquide, qu’il va aller mendier aux américains, en dépit des solides points de désaccord entre les deux administrations. Il ne peut pas faire autrement, car il ne peut plus acheter la complaisance de ses obligés avec de grosses enveloppes bien garnies et le manque de liquidité du Trésor engendre une grogne sociale sans précédent.

Pour le moment Washington a fermé le robinet pour cause de refus de coopération judiciaire entre Djibouti et le département de la justice américaine.

A-t-il conscience, notre gros menteur, qu’Obama n’a aucune envie de le recevoir car il n’a pas été élu démocratiquement.

IOG espère que dans la mesure où Washington a ouvert sa plus grande ambassade à Djibouti (qui peut accueillir plus de 700 personnes) il pourra forcer la main d’Obama.

Contrairement à ce qu’il espérait, son entêtement à vouloir envoyer des troupes a la mort en Somalie n’a pas reçu un écho favorable de Washington. Lors de son passage à la présidence le secrétaire d’état américain à la défense a fait savoir à IOG que Washington ne financerait en aucun cas, les frais de l’engagement des troupes djiboutiennes en Somalie.

Furieux, IOG avait mis un terme immédiat aux entretiens et prié le secrétaire d’état de quitter Djibouti. Lors de l’interview traditionnelle dans la cour de la présidence, on avait noté l’absence de tous les ministres, contrairement aux règles habituelles. Seule la silhouette d’Hassan Saïd apparaissait, chacun se demandant ce qu’il faisait, puisqu’il ne parle pas un mot d’Anglais !!

Son homologue Kamil au ministère de la défense nationale n’avait pas reçu le secrétaire d’état américain. A noter que ce dernier n’avait pas été escorté par la garde républicaine mais par des soldats américains. Il est allé parler aux troupes US du camp Lemonnier.

En plus il est hautement probable que la présidence n’ait pas bien assimilé le message pourtant très clair du secrétaire d’état américain. Il a simplement exigé plus de démocratie à Djibouti. IOG est devenu « tout vert ». C’est dans ce contexte, disons difficile, qu’IOG doit atterrir à Washington.

– Duel pour la suprématie à l’Ambassade de Bruxelles.

Avant de partir il a envoyé son ministre des finances pour tenter de régler un sérieux problème en Belgique. Deux ambassadeurs s’y affrontent pour le contrôle de l’Ambassade !.

D’un côté, Badri Ali Bogoreh le nouvel ambassadeur nommé par IOG qui n’a pas encore pu présenter ses lettres de créances au Roi des belges Albert II. Parce que Mohamed Moussa Chehem (le prince des noisettes – Note de l’ARDH) refuse de reconnaître le nouvel ambassadeur, légitime.

Aux dernières nouvelles Med Moussa Chehem aurait confisqué les clés de l’ambassade de Djibouti en Belgique et Badri serait contraint de dormir à l’hôtel ! Il ouvre l’ambassade à 6h00 et il ferme les portes vers 17h00 de l’après midi.

IOG s’est résigné a envoyer son ministre des finances ilyas Moussa Dawaleh à Bruxelles pour convaincre Moussa Chehem dit Kounta Kinteh de rentrer à Djibouti. Mais Moussa Chehem n’a pas l’intention de quitter son Ambassade. Pour justifier sa position il rappelle qu’il a fait inscrire de nombreux djiboutiens afin qu’ils puissent recevoir gratuitement des soins aux frais des contribuables belges.

Espérons que l’état belge qui a été fragilisé par une crise politique, puisse détecter les dérives et les « faux » rédigés et imprimés dans cette ambassade djiboutienne. A qui veut l’entendre, Mohamed Moussa Chehem affirme que son départ marquerait la fin d’un système inavouable !

Tout cela tombe bien mal, parce qu’au même moment, le ministre Dawaleh des finances tente de négocier un prêt entre Djibouti et l’Union européenne, en dépit du blâme sévère qui a été émis par les délégations du FMI et de la banque mondiale. (A propos, entre autres choses, de l’achat par IOG d’un avion personnel laissé vacant par son ami et dictateur Paul Biya). Bruxelles à voté non et Djibouti a eu beau harcelé le représentant de l’Union européenne a Djibouti, c’est toujours NON ! Rien à faire tout est bloqué à la commission de Bruxelles.

– Ambassade en Arabie Saoudite

On m’apprend que rien n’est encore réglé à l’ambassade de la République de Djibouti auprès du Royaume d’Arabie Saoudite.
Adresse Quartier Salah-Uddin, 40 Rue Al Broud
Adresse postale BP : 94 340 Riyad
Téléphone +966 1 4569168- 4543583
Fax +966 1 453182

A Riyad le nouvel ambassadeur Sya Dine Bamakrama contraint lui aussi à faire son mea culpa.

Il a décidé de renvoyer une jeune djiboutienne qui était sa secrétaire pour offrir le poste à une jeune et belle tunisienne. L’injustice de Guelleh touche aussi les employés des ambassades a l’étranger.

À Paris Rachad Farah recrute des chinois comme chauffeurs ! (Pour la sécurité de leur conduite ?)

– Fausses lettres de créance en Chine ?

Fort mécontent que son maitre à penser lui ait joué un mauvais tour en l’envoyant se refaire « une virginité ? » en Afrique du sud alors qu’il ne comprend pas un mot d’anglais, Abdallah Abdillahi Miguil a décidé qu’il serait Ambassadeur de Djibouti en Chine.

Comme rien ne l’arrête, il fallait jeter de son fauteuil, le seul ambassadeur (ex FRUD) Ismail Ibrahim Houmed. Ce qu’il a fait en s’auto-proclamant, nouvel ambassadeur de Djibouti auprès de la Chine. Avec l’aval de la dernière dame, il a remis une fausse lettre de créances au président Hu Jintaho.

De son côté, Ismail Ibrahim Houmed ne comprend plus rien. Personne ne l’a avisé de ce nouveau détournement commis par le Warabey Kalahayieh. Il a beau protesté mais il n’y aurait plus rien à faire, semble-t-il.

Personne ne lui répond au palais de la présidence ?

– Le frère de Dileita promu en Allemagne


Comme je l’ai déjà dit plus haut, la « vache qui rit » a réussi a installer son frère en Allemagne. Aden Dileita qui n’était jadis qu’un conseiller de l’ambassade de Djibouti en Inde, a été nommé Ambassadeur.

La raison est simple. A partir du moment où les dinosaures vieillissants du RPP sont souvent malades, ils ont besoin à la fois d’un coin tranquille à l’abri des caméras et des cris de l’opposition et aussi de l’assurance d’une médecine de qualité.

L’Allemagne est idéale. Réputée pour la qualité de ses docteurs, elle remplacera avantageusement les services médicaux de Cuba… Certes, ils n’y trouveront pas une gente féminine aussi accueillante …. ce qui adoucissait certainement les rigueurs des soins médicaux … !

On sait que le jeune ministre des sports n’est pas un homme sérieux. Il avait été surpris en pleine journée dans son bureau en train de « faire la cour » à une jeune fille qui est arrivée des États-Unis.

C’est grave.

A défaut d’être licencié, eh bien ! il a reçu les félicitations de son maitre à penser.

Incroyable mais vrai.

On m’a confié que deux ministres du gouvernement Tiji auraient eu aussi des relations personnelles avec leurs secrétaires. L’une d’elle serait tombée enceinte. L’autre pas mais les dégâts sont faits. Au lieu de les chasser du Gouvernement, le gros menteur a simplement souri.

Incroyable mais vrai.

IOG s’est décidé à truffer les locaux de la Présidence avec des cameras qui surveillent tout. Peut-être imagine-t-il contribuer ainsi à son programme d’amélioration de la transparence au plus haut niveau de l’Etat ?

Au peuple de Djibouti de faire le bilan et de se décider à mettre ce gros menteur a la porte de la République.

Sergent Ariko
Londres

11/12/2011 (B634) Chronique du Sergent Ariko. Les « salades » de Guelleh sur Jeune Afrique. Il ressort les mêmes mensonges à l’état pur ! (2ème partie)

A la fin de sa réponse à la première question, IOG affirme que les gens disent ce qu’ils veulent place Ménélik et que son gouvernement respecte la liberté d’expression.

Si cela était vrai, il devra expliquer pourquoi il fait arrêter les démocrates qui ont simplement osé dire la vérité dans un Etat qui ne reconnait pas la vérité. À Djibouti la liberté d’expression est vivement combattue par le régime aux abois.

– La section « Citoyen-espion »

Depuis qu’il est arrivé au pouvoir, IOG a créé la section « citoyen- espion ». Son bureau est au plateau du serpent dans les locaux du SDS. Il distribue des primes qui échappent à tout contrôle financier, en échange d’information sur l’opposition.

À Djibouti-ville, comme dans les districts de l’intérieur, le SDS utilise la délation (comme ce fut le cas en Tunisie, par exemple) pour obtenir des renseignements.

Toute agitation ou tout soubresaut contre l’état est ensuite sévèrement réprimé. Toute voix discordante est punie. Personne n’ose critiquer ouvertement le régime de peur de perdre son travail ou peut être d’y laisser sa vie. Les agents du régime sont infiltrés partout. Ils utilisent les taximen, les prostituées, les jeunes sans emplois. Toute la société est scrutée a la loupe.

Personne n’échappe aux nombreux pièges / sources d’information.

Cela montre l’énormité des « salades » que nous raconte ce monsieur quand il dit que les djiboutiens peuvent se permettre de dire ce qu’ils veulent.

Si c’était vrai, alors pourquoi avoir éliminé des centaines de Djiboutiens dont un haut grader de la gendarmerie nationale ? Pourquoi avoir jeté en prison des centaines de djiboutiens qui ont osé dire non à son régime ?

– Encore un mensonge de plus.

Pourquoi avoir demandé à la sécurité somalilandaise de liquider la femme qui avait servi d’appât pour attirer Mohamed Issa Cheiko au quartier 3 ? Elle a été descendue en Somaliland sur la demande d’IOG alors qu’elle attendait un billet d’avion et un passeport pour Londres.

Pourquoi avoir payé a un prix d’or la sécurité somalilandaise pour l’assassinat du sergent chef Mohamed Hassan Farah de la FNS et ami de Awaleh Guelleh Assoweh un certain Waharta.

Ce sergent-chef avait été capturé et accusé en 1995 (Cf le journal de la nation en date de 1995) d’un faux complot contre l’Etat en complicité avec son ami Awaleh Guelleh Assoweh. Ce sergent-chef après avoir été chassé de la police était reparti à Borama dans la ferme que ses parents lui avaient léguée.

Mais ce n’était pas suffisant pour IOG qui craignait qu’il ne parle. Il lui a fait envoyer 10 hommes pour le cribler de 15 balles. Son gardien l’avait découvert mourant. Personne ne put expliquer pourquoi il avait été assassiné à Borama, ni par qui. Awaleh Guelleh Assoweh a été envoyé à Dire-Dawa.

Craignant que lui aussi ne parle à l’ambassade de France à Addis Abeba sur l’affaire Borrel, IOG avait obtenu que la sécurité éthiopienne l’isole dans un lieu tenue secret et connu seulement de lui.

Comme il refusait de collaborer, le colonel Mohamed Djama avait été chargé de lui régler son compte.

Son corps ne fut jamais retrouvé. Le seul indice est venu du colonel qui, son forfait accompli,s’est présenté chez sa veuve Saada pour lui ordonner de s’habiller en blanc pour le deuil de son mari, sans ne lui donner aucune autre explication.

Pour éviter que la famille ne puisse pas parler, le régime embaucha la fille a DjibTélécom.

Je tiens à dire que ces deux messieurs n’ont pas trempé dans le terrible attentat du Café de Paris qui avait permis à Guelleh d’accuser faussement la communauté Gadaboursi.

Les Français, dont l’Ambassadeur de l’époque, Claude Soubeste savaient qui avait commandité l’attentat.

– Alors pour avoir liquidé ces deux Djiboutiens ?

Avec son frère Idriss Omar Guelleh IOG a organisé la liquidation en territoire éthiopien des véritables auteurs de l’attentat. N’obtenant pas ce qui leur avait été promis, ils avaient menacé de dénoncer les cerveaux de l’attentat du Café de paris. Aucun n’en a réchappé.

Cela avait plongé l’Ougas Hassan Hersi dans la fureur : il demanda des explications à un vieil Hassan Gouled qui était confus.

L’affaire fut soldée selon le Heer issa par le versement par Djibouti du prix du sang sans ne jamais expliquer la raison des assassinats.

Paris n’attend plus que le jour ou elle conduira IOG à La Hay comme Laurent Gbagbo. En attendant Paris fait traîner l’instruction.

– La liberté de la presse : une affaire de gros sous ?

Notre gros bonimenteur déclare que l’absence de presse d’opposition s’explique par le manque de moyens financiers et non par la censure. Il reproche aux Djiboutiens de ne faire que parler et de ne jamais lire.

Quel funambule ! Il raconte que La Nation rencontre aussi des difficultés de parution. La vérité, c’est qu’il refuse toutes les critiques et il n’aimerait pas que ses crimes soient étalés au grand jour dans une presse d’opposition. Après avoir toléré quelque temps l’émission MAHA KARUNA, le régime l’interrompit très vite. L’opposition l’avait utilisé pour alerter et informer l’opinion nationale que la censure prive d’informations.

Pour tuer les partis de l’opposition et éliminer des concurrents sérieux, il les a tous fait cloner : PRD, PND et FRUD.

Pour tuer la presse d’opposition, il a intimidé les rédacteurs en chef des publications des partis politiques d’opposition qui avaient été légalisés par la constitution du 4 septembre 1992, publiée sur l’insistance de la France et celle de l’opposition armée.

Mais certains rédacteurs ont failli carrément perdre la vie.

Comme le rédacteur en chef du journal du PND « La république » Amir Adaweh Robleh, qui avait osé déclaré en 1999 sur la RTD, pendant le temps d’antenne allouée à l’opposition réunie sous la bannière de l’ODU (opposition djiboutienne unifiée) qu’Ismail Omar Guelleh était derrière les faux complots, les meurtres maquillés en accident, les limogeages sur simple soupçons, etc.

Fou furieux, IOG demanda à la sécurité éthiopienne d’arrêter le rédacteur en chef du PND Amir Adaweh Robleh. Celui-ci y perdra l’usage d’un pied. Grâce à l’intervention de RSF, de Saida Barreh Falcou et de Jean-Loup Schaal il avait pu être évacué sur la France. Depuis Amir Adaweh a retourné sa veste pour se mettre au service de son bourreau au sein de son ambassade de Paris.

Même chose pour le journaliste Maheh de La Nation qui demandait des interviews aux hautes personnalités de l’état et aux ambassades étrangères. Le régime n’a pas apprécié son travail et rapidement il lui a été refusé d’interviewer quiconque même au sein du RPP.

– Donc ou est la liberté de la presse à Djibouti ?

Sous IOG personne n’a plus le droit de s’exprimer.

Toutes les tentatives de diffuser une presse indépendante à Djibouti ont été sévèrement démantelées. Les collaborateurs ont été perdu leur travail, leurs commerces ont été fermés et leur avenir définitivement compromis.

Ne sont tranquilles et heureux que ceux qui applaudissent la reine et le roi lors de leur passage.

L’une des lois organiques de la République stipule que tous les partis politiques doivent être aidés par l’état et par sa presse. Sauf que l’état RPP ne voit dans toutes les tentatives de l’opposition, que la menace d’un concurrent sérieux …

– 3 ème question

Sur les organisations de défense des Droits de l’homme qui demandent des comptes a son régime.

Le dictateur a stigmatisé toutes les ONG et particulièrement celle de Jean-Paul Noël Abdi.

Curieux, selon lui, son régime ne la reconnaitrait pas !

Comment se fait-il que le ministre de l’intérieur dans son gouvernement de l’époque Abdoulkader Doualeh Waiss avait délivré le récépissé de la création de la Ligue djiboutienne des Droits de l’homme a Jean-Paul ?

Peut-être n’imaginait-il pas à l’époque que Jean-Paul étalerait sur la voie publique, les sales affaires qui sentent mauvais dans ce régime d’un autre âge.

Il ajoute qu’à Djibouti, il n’y aurait pas de prisonniers politiques. Ca c’est le comble du ridicule !

Tout le monde sait que des démocrates croupissent dans sa prison de Gabode !

Il ne pourrait pas l’ignore puisque c’est lui-même qui a donné les ordres pour qu’ils soient jetés dans ce trou pourri et qu’on leur refuse les soins appropriés. Le frère Jabhad est toujours détenu à Gabode sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui.

Par ailleurs plusieurs démocrates sont détenus dans ses geôles au motif qu’ils se seraient préparer à aller en Érythrée ? Procès d’intention ? Puisqu’ils ont été arrêtés Djibouti ville par sa police politique et non sur le chemin de l’Erythrée.

Après avoir été torturés, ils ont été jetés dans des cellules insalubres.

Notre gros menteur devrait être plus prudent, car il se pourrait bien dans l’avenir, qu’il soit invité à résider dans l’une de ces cellules ou l’une de celle de la prison de la Santé à Paris pour assassinat sur la personne du juge Borrel.

Il y sera en bonne compagnie, avec des collègues comme le terroriste Carlos qui croupit dans cette prison parisienne.

il prétend à tort qu’Aden Robleh Awaleh (ce député qui joue à cache-cache avec l’opposition) aurait demandé à ses hommes d’aller en Érythrée. Il avait accusé DAF d’avoir pris langue avec l’Érythrée et d’avoir demandé à Afeworki de combattre le régime actuel.

Tout le monde sait que DAF n’a jamais mis les pieds en Érythrée et que la lettre qui a été utilisée pour l’accuser, a été rédigée par Ismaël Houssein Tani, le secrétaire général de la présidence.

– Les événements d’Ali Sabieh

Cette question suscite la colère du gros dictateur, qui dément les propos diffusés par la Voix de Djibouti.

S’il ne s’y est rien passé, pourquoi avoir demandé à la garde républicaine de se déployer en nombre pour arrêter (avec la collaboration de la brigade de gendarmerie d’Ali Sabieh et du jeune commissaire Iltireh) les jeunes qui avaient osé lui dire deux mots lors de sa visite d’inspection des travaux de son palais en cours de construction dans les faubourgs de la ville.

Voyez comme il ment ! Un jeune Assajog a été tué par la police. Il le sait bien notre gros menteur.

Qu’il n’oublie pas qu’il a été incapable d’empêcher sa propre fille d’aller retrouver à Paris, son amoureux ?

Quand une mère de famille lui a demandé de lui rendre son enfant qui avait été tué par sa garde républicaine, au lieu de la consoler, il lui tendu une liasse de billets de banque volés.

Avec dignité, cette mère avait rejeté l’argent sale et l’avait maudit en demandant à Allah de le détruire comme il avait détruit son cœur.

Humilié par le geste de cette mère, IOG s’était précipité dans sa voiture noire, gardant en mémoire les paroles du prophète Mohamed qui a dit que les suppliques des opprimés sont toujours reçues par Allah, qui punit sévèrement les coupables.

Cet homme est ensorcelé par l’ivresse du pouvoir. En s’exprimant ainsi, il a démontré qu’il n’avait plus rien à dire. Pensait-il pouvoir calmer les ardeurs d’une population qui est décidée à en finir avec lui et son régime ?

En réponse à certains religieux, dont le cheik Abdourahman Béchir, qui lui demandait de légaliser un parti islamiste, IOG a fait arrêter plusieurs oulémas de la ville de Djibouti qui avaient osé précher à la population le rejet du Pharaon.

Sachant que le peuple écoute les oulémas et non des bonimenteurs comme lui, IOG avait convoqué à Haramous ses hommes de l’ombre.

Hassan Saïd dit Hassan Madobeh, le général Zakaria cheik Ibrahim, le Colonel berger et le Monsieur du renseignement (section féminine) Ismail Tani.

Ils sont tous cousins par leurs origines claniques mais ennemis avec des intérêts personnels ..

Ils ont écouté les paroles du pharaon Ismail Bobard.

Il a certainement parlé de la montée des islamistes qui réclament la légalisation de leur parti politique.

IOG a choisi une nouvelle fois le « tout répressif » pour tenter de sauver son régime qui est près de la chute.

Le jeune prédicateur Falfalos a été placé sous une surveillance étroite. Idem pour Abdourahman Béchir, car le régime a peur d’eux.

Notre gros monsieur sait que la partie est finie et que l’ère de la prison s’ouvre devant lui. La seule question encore en suspens est de savoir lesquelles : les geôles de La Haye, celle de la Santé à Paris ou Gabode ?

Nul doute que la période d’incarcération se prépare pour lui, Inch Allah !

Sergent Ariko
Londres
La lutte continue.

10/12/2011 (B634) Chronique du Sergent Ariko. Les interférences de Guelleh dans les questions somalilandaises : un risque de guerre civile. (Illustration indépendante par Roger Picon)

Il faut savoir que la rencontre qui a lieu à Ottawa entre l’opposition et la délégation somalilandaise conduite par le ministre de l’aviation n’a rien à voir avec l’envoi de Djama Haid à Hargeisa.

Le dictateur a envoyé Djama Haid parce que les vieux n’ont pas apprécié qu’IOG se mêle de la politique tribale qui secoue « deux poids lourds » de la tribu Gadaboursi.

Le président Silanyo n’a pas apprécié d’apprendre qu’IOG soutenait en cachette le projet visant à l’éclatement du Somaliland en plusieurs tribus.

– Il l’a fait savoir à IOG.

Parallèlement, la dernière dame de Djibouti a été prévenue que son business à Hargeisa pourrait être fermé par les autorités somalilandaises.

C’est la raison pour laquelle, elle a envoyé son frère avec mission de calmer les vieux guérilleros du SNM.

Silanyo attendait que Djibouti soutienne le projet que le Kenya présentera prochainement devant le conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.
Silanyo se demande les raisons pour lesquelles, Djibouti un pays musulman ne soutient pas la reconnaissance de la souveraineté du Somaliland alors que les deux peuples sont proches de ceux du sud de la Somalie.

La présidence djiboutienne refuse de soutenir ce plan.

Djibouti ne veut pas se mettre à dos les autres régions de Somalie, au motif qu’elles pourraient demander, elles aussi, à ce que l’on reconnaisse leur indépendance.

Djibouti comme l’Union africaine ne veulent pas d’un éclatement de l’ex-Somalie.

Mais IOG avait promis au président du Somaliland, Mahamoud Silanyo, de plaider la cause de son pays auprès des grandes instances internationales.

– Comme toujours, quand IOG promet, il ne fait rien.

IOG n’a des yeux que pour le sud et le refus de Meles Zenawi de reconnaitre le Somaliland, le conforte dans ses positions.

Pour les gens d’Hargeisa la politique de l’autruche d’IOG est un frein majeur.

Les Somaliens dans leur majorité, en dépit des guerres et de toutes leurs dissensions internes, ne veulent pas que le pays éclate en dizaine de petites républiques.

La présidence d’Hargeisa a considéré que la volte-face d’IOG et les insultes qu’il a proférées dans le journal Jeune Afrique étaient inacceptables.

– IOG cache quelque chose d’autre dans cette histoire.

Le refus de reconnaitre le Somaliland remonte à 1990, date à laquelle les troupes du SNM sont entrées dans Hargeisa pour en chasser les hommes de Siad Barreh.

Un plan secret avait été établi a Djibouti entre 1988 et 1989, entre le SNM et la présidence djiboutienne (dont IOG était le chef de file) aux termes duquel, après avoir défait les troupes de Siad Barreh, la tribu Issak devait restituer une grande partie du nord (territoire des Gadaboursi) aux Issa.

– La première partie du plan a bien fonctionné.

Djibouti a aidé les troupes de SNM en leur fournissant des armes et des vivres sous l’œil inquiet de la France. C’est après la prise d’Hargeisa, que le plan approuvé auparavant par les dirigeants du SNM a volé en éclat.

La partie somalilandaise a refusé de reconnaitre de l’appliquer, estimant que le nord du Somaliland était le territoire des Gadaboursi et non des Issa. Attribuer ces terres aux Issa aurait déclenché une nouvelle guerre tribale.

La présidence djiboutienne, qui était convaincue d’avoir agrandi le territoire djiboutien jusqu’au port de Zeila, est tombée des nues.

Les dirigeants du SNM ont refusé catégoriquement cette partie du plan pour éviter une guerre avec le clan Gadaboursi.

Djibouti a juré de faire payer aux dirigeants somalilandais cette traitrise, qu’IOG n’a jamais pardonnée.

Donc il n’a plus été question pour lui de reconnaitre le Somaliland.

En plus la Paulette sait que son mari n’aime pas trop ce Somaliland démocratique à sa portes où la presse est libre de s’exprimer et où contrairement à Djibouti le peuple a la liberté d’expression.

– Djibouti ne reconnaitra plus les passeports somalilandais

Non seulement plusieurs pays de la corne de l’Afrique, mais d’autres comme la Malaisiz reconnaissent le passeport somalilandais.

La semaine passée 3 personnes ont été tuées à Gabileh dans la région du Semal. La tribu Issak a été pointée du doigt.

J’en appelle à la paix entre les deux tribus Issak et Gadaboursi afin de sauver la paix qui est gravement menacée actuellement.

Je demande au régime RPP de cesser d’interférer dans ce problème et de laisser la Nation somalilandaise régler ses problèmes dans le strict respect de la loi coranique et des us et coutumes.

Nous, les djiboutiens aimerions que nos voisins vivent en paix et non dans la guerre parce que cela nous touchera aussi.

D’ores et déjà la police est déployée entre les quartiers 3 et 5 afin de prévenir tout débordement.

Nous appelons nos frères somalilandais a ne pas recourir aux armes mais de privilégier la raison et le dialogue pour éviter une guerre civile.

Sergent Ariko
Londres

08/12/2011 (B633) IOG Dégage ! Le sergent Ariko nous transmet un communiqué signé par un collectif de soldats de la garde républicaine en nous assurant de son authenticité. A la minute où nous publions ce texte, nous sommes dans l’incapacité de recouper l’information (et pour cause !). Des Djiboutiens se déshabillent pour hurler leur haine au passage de Guelleh. Ce matin des sanctions pourraient tomber sur des responsables de la Garde républicaine.

– Le Juge Mohamed Cheick Moussa innocent des faits qui lui sont reprochés ?

En préalable à cette communication collective, je tiens à dire que j’ai été informé de l’incarcération du juge Mohamed cheik Moussa sur l’ordre du dictateur.

IOG a demandé à ses services secrets qui étaient les véritables auteurs du tract diffusé dans la ville de Djibouti.

IOG sait que le juge est innocent mais il veut lui faire porter le chapeau de cette affaire.

– Le régime cible désormais les Mamassan

Durant leurs investigations, les services secrets ont arrêté plusieurs membres de la tribu Issa Mamassan Reer Egal dont est issu le Juge. Le dictateur cible cette fraction au seul motif que certains membres seraient « derrière le tract distribué dans la ville de Djibouti » dans lequel il est demandé au peuple djiboutien de se lever contre la dictature.

Le régime qui sait que la situation empire chaque jour, a décidé cette fois, de s’occuper des membres de la grande famille Mamassan comme l’avait déjà fait Siad Barreh au temps où il régnait en maitre absolu sur la Somalie.

Nous savions tous quelle a été la réaction du peuple somalien à son encontre. Ensuite, la Somalie a sombré dans l’anarchie et la violence. Djibouti pourrait suivre le même chemin aujourd’hui.

La situation se dégrade chaque jour. Cela inquiète les Nations-Unies et les ambassades étrangères établies dans le pays.

Le pays va au devant d’un grave danger si rien n’est fait pour arrêter l’hémorragie.

– L’opposition se tait.

Pendant que le peuple se débat dans la misère et l’illusion. Tout le monde à Djibouti rêve de quitter le bateau avant que le bateau ne sombre comme ce fut le cas en Somalie.

De son côté, IOG répète à quiconque veut bien encore l’écouter que s’il quitte le pouvoir, le pays pourrait basculer dans la guerre civile.

Désormais, tous les dictateurs ont peur de se retrouver devant la cour pénale de la Haye et IOG n’échappe pas à cette règle.

Il a cru habile de confier une interview à Jeune Afrique, croyant pouvoir tromper l’opinion nationale qui demande majoritairement et clairement son départ immédiat du pouvoir.

Après 11 ans de règne sans partage, le sentiment qui domine chez bon nombre de djiboutiens, est celui de la déception face à un bilan désastreux dans pratiquement tous les domaines.

– 8 Djiboutiens manifestent « nus » au passage d’IOG !

Un groupe de 10 djiboutiens, dont deux filles, s’est positionné devant le palais de Haramous en attendant sagement que le dictateur rentre de son bureau. Échappant aux chiens de la brigade cynophile de la garde républicaine et aux hommes du groupement 1, nos jeunes militants djiboutiens sont arrivés devant la grille du palais d’Haramous « mer ».

Ils se seraient cachés, dit-on, dans une zone en construction, face au palais.

A l’arrivée du « cortège » d’IOG, seuls les huit garçons se sont déshabillés et ils se sont précipités devant IOG en criant.

IOG a demandé à ses gardes du corps d’arrêter immédiatement ces Djiboutiens qui étaient tous « nus ». Ils ont été conduits au camp Omar Aline pour interrogatoire.

On a découvert qu’ils étaient tous issus de la même ethnie que celle du dictateur.


Pour IOG quelqu’un doit toujours payer pour chaque faute.

Comment ces jeunes ont-ils pu approcher son palais alors que toutes les entrées sont surveillées par la garde républicaine ?

Pour IOG, cela n’a pas pu se faire sans des complicités a l’intérieur. Il est persuadé que des soldats de la garde républicaine ont laissé ces jeunes venir jusqu’ici afin qu’ils narguent le dictateur.

– Des sanctions vont tomber sur les chefs de la GR.

Tous les patrons des différents pelotons ont été convoqués ce jeudi 8 décembre à une réunion de crise dans la salle de réunion de l’État-major de la garde républicaine.

Qui va tomber murmure-t-on au sein de la caserne Omar Aline de la garde républicaine ?

Nous, collectifs des soldats de la garde républicaine, réclamons le départ d’IOG du pouvoir et l’avènement de la démocratie.

Pour le collectif
Soldats du groupement 1
Soldats de l’escadron spécialisé de la garde républicaine
Soldats de la brigade cynophile.
Soldats du peloton motard.
Soldat du peloton PH (peloton honneur du président de la république)

04/12/2011 (B633) Chroniques du Sergent Ariko : bourreaux et salle de tortures du SRD de la Gendarmerie au service du régime RPP, mais aussi sous-traitant pour le compte des américains.

– L’Adjudant Doudou a reçu sa promotion après avoir torturé Fraha Abadid. Il sert actuellement en Côte d’Ivoire


Après avoir appris que le comité des Bourreaux avait nommé l’Adjudant Doudou, pour torture sur la personne de Farah Abadid Hildid en février de cette année, je tiens à préciser que Doudou a quitté Djibouti depuis ces événements.

Frustré par de longues années durant lesquelles, il a végété au grade de Sergent-chef, parce qu’on lui refusait la promotion à laquelle il pouvait légitimement prétendre, il avait menacé de démissioner du corps du SRD de la gendarmerie nationale.

Les choses ont changé pour lui depuis la nomination du P’tit Zak comme chef de corps par interim de la gendarmerie pour avoir descendu froidement le colonel Abdi Bogoreh Hassan. Dans la foulée, beaucoup d’officiers et de sous-officiers ont été promus au grade supérieur et Doudou a été récompensé à la suite des tortures appliquées sur Farah Abadid. il est issu du même quartier que moi (le quartier 4). Personnellement, je l’ai bien connu.

Actuellement, il sert dans le bataillon des Nations-Unies en Côte d’Ivoire.
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Le lieutenant Abdoulkarim Ibrahim Youssouf, nominé non comme Bourreau mais comme « Homme de la semaine », était encore adjudant lorsque j’ai quitté Djibouti. C’est le lieutenant-colonel Mahamoud Youssouf dit Adoyta qui a assuré sa promotion, après avoir débarqué le sous-lieutenant Ibrahim Idriss Assoweh qui était auparavant chef de la section de recherche et de documentation de la gendarmerie nationale.

Il a succédé au capitaine Ali Aden Bouraleh dit Ali Hor qui était depuis 1999 le chef du SRD. Il avait remplacé à ce poste l’ex-tortionnaire (comme lui !), le colonel Ladieh Boulaleh qui est mort récemment à Paris au Val-de-Grâce *.

*Aucun médecin n’avait jamais vu un corps se fractionner en mille morceaux, comme cela lui est arrivé.

Le SRD de la gendarmerie sont l’œil et les oreilles de l’état tortionnaire de Djibouti. C’est là ou l’on brise tout velléité d’opposition. Il existait déjà sous la colonisation.

Il était commandé par l’adjudant Ali Silay Abakari, tortionnaire notoire connu dans toute la république de Djibouti (on peut même dire qu’il est le « père des tortionnaires djiboutiens ») et par l’adjudant Ahmed Yonis Saad (djiboutien soudanais).

De nombreux djiboutiens sont morts sous la torture qu’ils appliquaient méthodiquement à la brigade nord de la gendarmerie nationale. Voici les locaux du SRD à la caserne Capitaine Hamadou . Ce bâtiment a été inauguré en 1980 par l’ancien premier ministre Barkhat Gourad Hamadou au temps où le colonel Hoch Robleh Idleh en était le véritable patron.

Le bâtiment a été construit par la compagnie Concordia de l’homme d’affaires djiboutien et actuel député RPP Saïd Barkhat. Combien de membres de son propre clan sont passés par là parce que l’Etat les accusait d’avoir jeté une grenade contre le café de Paris le 27 septembre 1990.

Plusieurs membres de la tribu Gadaboursi ont été sauvagement torturés par Ladieh Boulaleh au SRD pour leur faire avouer qu’ils avaient commis l’attentat alors qu’ils y étaient totalement étrangers.

Depuis 1995, ce sont les Issa qui ont montré leur hostilité au régime, qui ont été torturés dans ces locaux.

Auparavant, ce sont nos frères Afar qui y avient été torturés depuis 1983 date à laquelle le FRUD s’est fait connaître par des attaques a Randa et dans le nord de Djibouti. Cela a duré jusqu’en 1990 date a laquelle les Gadaboursi sont devenus l’ennemi à abattre.

A Djibouti aucun clan n’a été épargné !

Dans une prochaine communication, je reviendrais en détail sur ce SRD de la gendarmerie et je joindrai des photos. Inch Allah.

À Djibouti, compte-tenu ce qui vient d’être écrit, le SRD n’a pas bonne presse. Même des légionnaires français y avaient été emprisonnés par la gendarmerie alors qu’ils étaient ivres mort. À Djibouti ce corps de la gendarmerie est synonyme de torture. Une vraie machine à tuer mise en place par les colons français et reprise par leurs successeurs djiboutiens.

Le SDS, sous-traitant de la torture pour les américains


Depuis le 11 septembre, les officiers de la CIA et du FBI ont demandé la collaboration de la SRD pour faire parler des terroristes que les américains ont capturés dans des pays lointains.

Djibouti a été choisi, parce qu’il n’y a pas de presse libre. Ainsi les américains ont pu faire parler sous la torture plusieurs hommes capturés en Somalie, au Kenya, en Éthiopie, au Zanzibar, en Ouganda, en Afghanistan et dans d’autres pays comme la Bosnie.

Inspectant ses cellules pourries, les officiels américains ont su que la SRD était une véritable machine de torture. Trop mou et trop proche des religieux, le lieutenant Ibrahim Idriss Assoweh a été muté au centre d’instruction de Cheik Moussa au Pk23.

Le jeune qui occupe maintenant ce poste, n’a aucune expérience. Il a été placé là par pur hasard.

Dans la réalité, c’est le colonel Zakaria qui tire les ficelles au SRD. Le SRD travaille en étroite collaboration avec le SDS.

Inch Allah ! Après la chute de ce régime, les djiboutiens pourront certainement visiter ce centre de tortures afin de constater « les récompenses » que les dirigeants de ce pays réservaient a ce qui ne votaient pas pour le RPP.

La lutte continue
Sergent Ariko
Londres.

04/12/2011 (B633) Chroniques du Sergent Ariko : Une gesticulation de plus. Toujours des mots mais jamais des gestes.

Espérant gagner du temps, IOG a fait payer au peuple djiboutien, un article truffé de mensonges, paru dans Jeune Afrique

Le dictateur qui craint d’être balayé, comme l’ont été plusieurs de ses amis arabes, a convoqué le rédacteur de Jeune Afrique.

En première page, il a juré sur le nom sacré d’Allah qu’il ne se représenterait pas en 2016.

En réalité c’est une publication « sponsorisée » qui a été financée par les contribuables djiboutiens !

Le dictateur cherche à calmer la population qui exige maintenant et ouvertement son départ immédiat du pouvoir.

Le dictateur sait que la grogne se développe dans la ville de Djibouti. Au nord des bruits de bottes se font à nouveau entendre, etc.

L’objectif de la publication était de couper l’herbe sous les pieds de l’opposition.

– sauf que cette fois, c’est complètement raté !

Les Djiboutiens, qui ne veulent plus de son système politique pourri jusqu’à la moelle, n’ont pas été dupes.

Hier encore les religieux et sa propre famille tribale le soutenait : les uns dans l’espoir de préserver la stabilité du pays et les autres pour ne pas être victimes de la vengeance. (A l’exemple du sort terrible réservé à la famille de feu Siad Barreh, lorsque les troupes de l’USC ont pénétré dans Mogadiscio)

Le dictateur sait que ses jours au pouvoir sont comptés. Comme ceux de son ami Bachar el Assad qui a commencé à emprisonner ceux qui ont osé contester son pouvoir absolu.

– Répression tous azimuts contre les opposants, y compris en terrorisant le médecin qui a refusé de leur délivrer un certificat médical,

Les deux démocrates Farah Abadid et Houssein Robleh Dabar ont été arrêtés par la gendarmerie et par sa sécurité politique. Les motifs de leur arrestation restent flouent et comme toujours le régime cherche des prétextes afin d’isoler ceux qui osent dire non à son système éculé.

Les deux hommes ont été détenus séparément par la sécurité djiboutienne dans leur quartier général du plateau du serpent et dans la caserne Hamadou de la gendarmerie nationale.

Les deux hommes dont IOG aimerait voir les cadavres ensanglantés, trainés dans les rues de Djibouti, ont été torturés par les gendarmes de la SRD (section de recherche et de documentation = les services secrets de la gendarmerie djiboutienne).

A peine libérés, les deux hommes sont allés consulter un médecin. Malheureusement il avait reçu auparavant la visite du commandant Ibrahim Abdi Farah dit Coca flanqué de plusieurs hommes de sa section spécialisée de la garde républicaine, recyclés dans le kidnapping des opposants. Ces instructions lui ont été aussi confirmées son ami Maril, qui lui a demandé de ne pas soigner les membres de l’opposition.

Le médecin français avait reçu l’ordre de ne plus soigner aucun opposant ni de rédiger le moindre certificat médical qui pourrait ensuite être produit en justice. Il lui a été imposé de les mettre à la porte de son Cabinet. Cela explique la virulence avec laquelle il les a mis à la porte de son Cabinet.

Je condamne énergiquement les sévices subis par les deux hommes dont le seul crime a été de dénoncer ce régime pourri qui va bientôt s’effondrer. Inch Allah.

– Un message de Sarkozy

Le dictateur a reçu le général Benoît Puga qui était porteur d’un message que lui adressait le président Sarkozy. Selon des sources bien informées la France refuse de jouer au chat et à la souris avec le régime RPP qui a condamné la compagnie française Total a payer des millions de Fdj pour une pollution au port de Djibouti.

Or cette condamnation du tribunal d’IOG n’a aucune valeur ! Ce n’est pas un jugement mais un décret qui a été envoyé par le palais de Beit el Wali.

Comme toujours avec IOG, cette affaire en cache une autre.

IOG cherche à forcer la main de Paris pour que la France lui verse l’argent dont il a besoin. Ce n’est qu’ensuite qu’il accepte de renouveler les accords de défense signés par l’ancien président Hassan Gouled et Robert Galley ministre de la coopération de la France.

D’ou la colère de IOG sur totale afin que Paris paie au pris fort la somme allouer pour les FFDJ et ainsi renouveler les accords de défense le liant avec l’ancienne puissance coloniale. Sauf que Paris n’a pas apprécié ce tour de passe-passe. Décidément entre IOG et Paris c’est la guerre qui se profile à l’horizon.

________________________ Rappel du contexte

Lors de la visite du ministre de la défense Abdoulkader Mohamed Kamil flanqué du colonel Mohamed Elmi, chef de cabinet militaire de la présidence, Paris n’a pas apprécié leur demande et il a refusé de s’engager à verser les sommes qu’ils demandaient au nom de la coopération militaire entre les deux pays.

De toutes les façons les accords n’étaient plus appliqués depuis le jour où Hassan Gouled avait accusé la France d’avoir pris le parti des Afar en 1992 lorsqu’il avait été reçu par François Mitterrand. Hassan Gouled lui avait dit « si Paris a décidé de recoloniser Djibouti, il faut me le dire tout de suite ! »

Inquiet, Mitterrand avait cherché à rassurer Gouled Aptidon en l’assurant que la France n’était nullement intéressée à recoloniser Djibouti. Sur instruction de Mitterrand, le général Yvon Copain commandant les FFDJ avaient demandé à ses hommes de se replier du nord de la république et d’appuyer désormais les forces armées Djibouti et leurs milices recrutées en Éthiopie pour écraser la résistance Afar du FRUD.

– Chose faite en 1993 !
L’assaut final fut décidé après le défilé militaire du 27 juin 1993. Les bastions du FRUD sont tombés les uns après les autres. Même le quartier général d’Assa Guella tomba entre les mains des troupes du commandant Outeh et de celles de la force nationale de sécurité (actuelle police nationale), commandées par le capitaine Abdourahman Ali Kahin dit ina Moussa Tour-Tour, secondé par le lieutenant Cher (futur patron de la brigade spéciale de la police nationale qui réprima les enseignants en 1995).

Pour autant, Paris avait refusé de positionner des troupes pour réprimer les éléments du FRUD qui sillonnaient encore le massif du Day.

Ensuite Paris a refusé de s’interposer sur le terrain pour repousser les troupes érythréennes qui avaient envahi la partie nord de Djibouti dans un secteur qui compte les iles de Doumera et « razianes ».

Djibouti a demandé une intervention de la chasse française pour bombarder les troupes d’Afeworki.

A la demande de Gouled, l’armée de l’air française a envoyé ses avions en août 1998 lors de la première incursion des troupes d’Asmara dans notre pays, pour pilonner les troupes érythréennes.

Asmara a protesté auprès de Paris mais Paris a fait la sourde oreille pour ne pas froisser Gouled Aptidon.

L’ami d’IOG, Meles Zenawi, en a profité pour attaquer de son côté les troupes d’Asmara.

– Ce fut le déclenchement de la guerre entre les deux pays.

Gouled, qui n’avait pas été tenu au courant des accords entre IOG et Meles Zenawi, a pris son bâton de pèlerin pour tenter de mettre un terme aux hostilités. Mais il ne savait pas que c’était son neveu qui en était à l’origine avec Mêles.

Paris n’avait pas apprécié qu’IOG se tourne vers les américains, des la fin de la conférence de réconciliation somalienne d’Arta qui a tourné au fiasco total.

Les attentats du 11 septembre 2001 sont venus à point nommé ! Sur conseil de son bouffon Hachi, IOG convoqua Donald Yamamoto, ambassadeur des États-Unis à Djibouti pour lui transmettre la compassion du pays pour toutes les victimes du lâche attentat. Il a pris soin d’ajouter, que contrairement à son oncle Gouled, il était disposé à ouvrir l’espace aérien national et le pays pour lutter contre les islamistes qui avaient frappé les États-Unis.

Immédiatement Donal Yamamoto a foncé à Washington pour remettre le message d’IOG à Bush.

Réponse favorable de Washington qui a salué cette initiative au moment où le pays avait été touché.

Pour IOG, il ne s’agissait que de tordre le pied de cette France qui lui cassait les pieds avec l’affaire Borrel. Depuis longtemps Washington demandait à disposer d’une base navale à Djibouti mais Gouled Aptidon avait toujours refusé en assurant que le pays n’était pas à vendre, probablement avec une pression française … Le refus officiel de Gouled en 1997 avait consacré les efforts de la diplomatie française et de son nouveau représentant à l’époque, Bernard Le Tourneau, arabophone qui avait été en poste en Arabie saoudite.

Il présenta ses lettres de créances au palais de la présidence le 28 mai 1997. Mais Washington n’a jamais perdu l’espoir en misant sur IOG, le véritable homme fort de Djibouti.

Les prises de position changeantes d’IOG inquiétaient déjà la France. Michel de Bonnecorse le monsieur Afrique de Chirac a été envoyé pour amadouer IOG.

« Rien à faire, c’est un dictateur » a rapporté Michel de Bonnecorse à son retour.

A partir de ce moment, Paris s’est toujours méfié d’IOG. Quand Daher Ahmed Farah dit DAF a été reçu par les hautes autorités françaises, IOG avait compris que Paris préparait la relève de Gouled dans le secret.
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IOG humilie le président du Somaliland.

Le président du Somaliland Ahmed Mahamoud Silanyo de retour d’un court séjour à Londres, a du passer par Addis Abeba. IOG avait demandé à son ambassadeur d’informer le président Silanyo du souhait d’IOG de le rencontrer à Djibouti.

Quand Silanyo arrive à Djibouti, il apprend qu’IOG s’est envolé pour Addis !

Accueilli par Dileita « la vache qui rit » dans le salon d’honneur de Djibouti, Silanyo a du attendre le retour d’IOG. Il n’a pas pu rencontrer non plus la dernière dame Kadra Haid qui était allée, elle aussi, à Addis Abeba pour surveiller les travaux de la nouvelle ambassade sur la route de Boler.

Silanyo a rencontré l’ex-ministre Ali Abdi Farah, le gouverneur de la banque nationale Djama Mohamed Haid, le ministre de la communication Abdi Hussein ainsi que des hommes d’affaires somalilandais et des dignitaires de la tribu Issak.

IOG n’est arrivé que le samedi vers midi en compagnie de sa tigresse Kadra.

Sans égard pour Silanyo, ils sont montés dans leur voiture blindée et sous la protection de la garde républicaine, ils ont pris la route d’Haramous.

Ce n’est que le lendemain qu’IOG a reçu sans protocole, le président du Somaliland a l’entrée du palais (là ou l’ancien lieutenant Mohamed Saleh Alhoumekani a dit avoir entendu IOG discuter avec ses sbires à propos de la mort du juge Borrel).

Les deux présidents ont rejoints ensuite le salon d’honneur pour discuter.

– Un désastre

Selon des milieux proches du palais de la république qui m’ont informé, les discussions ont vite tourné au désastre. IOG a refusé catégoriquement de reconnaitre le Somaliland comme un pays à part entière.

Silanyo a insisté pour qu’IOG applique les dispositions qu’il avait lui-même signées lors de la première visite de son homologue à Djibouti.

Le pourvoir RPP qui voit d’un très mauvais œil ce Somaliland démocratique où l’opposition siège à l’assemble nationale et où la presse et les medias sont libres de toute censure, n’a rien mis en œuvre pour se conformer aux premiers accords.

Il faut dire que l’analyse des différences n’est pas en faveur de Djibouti ! L’état RPP contrôle tout comme en Syrie, l’opposition n’a même pas un siège à l’AN, la presse d’opposition est anéantie, ….

IOG est resté inflexible face aux demandes de Silanyo qui n’avait pas apprécié que le protocole ne hisse pas les deux drapeaux.

IOG ne reconnait pas le Somaliland comme un État mais il le considère uniquement comme une province rebelle face au pouvoir central de Mogadiscio.

Silanyo n’a pas apprécié non plus que Djibouti s’immisce dans ses affaires intérieures à l’exemple de cette affaire qui a opposé les Gadaboursi entre pro et anti Somaliland. Silanyo voit la main de Djibouti dans cette affaire.

IOG n’a rien répondu. Pourtant Silanyo aurait mis en garde IOG, afin qu’il ne suscite plus d’affaires comme celle-ci qui fait des dégâts au sein de la tribu Gadaboursi.

La rivalité entre les deux poids lourds de la tribu Samaron pourrait causer au Somaliland un préjudice incalculable et déclencher une guerre tribale. Or le vieux Silanyo ne veut surtout pas d’un conflit tribal.

Il sait aussi que le régime soutient discrètement l’installation d’un Ougas Gadaboursi qui est arrivé du Canada, alors que la partie Mahad Hasse refuse de le voir s’implanter dans la région d’Awdal.

Silanyo n’a pas caché son amertume face à ce soutien. Il a réussi à redéfinir les règles de bon voisinage qui avait longtemps prévalue entre les deux pays. Après cela il a eu des entretiens avec des officiels américains qui voudraient que le Somaliland participe à la lutte contre les islamistes.

A final, c’est un président humilié qui a quitté Djibouti dans l’indifférence générale : aucune personnalité djiboutienne à l’exception des membres de sa tribu (cités ci-dessus) ne s’est dérangée pour le saluer à l’aéroport de Djibouti.

– Quelle sera la réaction de Silanyo face à cette humiliation subie à Djibouti ?

IOG veut absolument détruire le plan de l’opposition qui a mis dans son programme la reconnaissance officielle du Somaliland en tant qu’État

La lutte continue.
Sergent Ariko
Londres