27/08/2017 (Brève 1058) Le comité de soutien à la famille Borrel nous informe qu’Elisabeth Borrel sera reçue par Jacques Pradel sur RTL lundi 28 août de 20 à 21:00

A cette occasion, Elisabeth BORREL reviendra sur les récentes expertises qui confirment que dès le départ l’enquête judiciaire a été délibérément orientée vers la thèse du suicide en ignorant les procédures habituelles qui auraient permis de connaître la vérité sur l’assassinat de Bernard Borrel à Djibouti en 1995.

Il s’agit donc bien d’une affaire d’Etat.

12/08/2017 (Brève 1052) Le Procureur de la République française confirme l’origine criminelle du décés du juge B. Borrel (communiqué du 13 juillet)

Télécharger le communiqué original en Pdf : http://www.ardhd.org/borrel_dossier/Borrel_parquet_de_paris_communique_2017_7_13.pdf

Selon les termes du communiqué du Procureur de la République française, les conclusions du collège d’experts, appelés à étudier les pièces disponibles, confirment l’origine criminelle du décès de Monsieur Bernard Borrel

30/07/2017 (Brève 1046) Assassinat du juge Borrel : la soif de vérité d’Elisabeth, sa veuve (Texte et Vidéo dans Le Parisien)

Lien avec l’article : http://www.leparisien.fr/faits-divers/assassinat-du-juge-borrel-la-soif-de-verite-d-elisabeth-sa-veuve-30-07-2017-7165392.php

La veuve du juge français mort à Djibouti en 1995 s’exprime pour la première fois depuis qu’un rapport a confirmé, ce mois-ci, la piste criminelle. Une femme plus déterminée que jamais.

De sa terrasse, son regard bleu acier embrasse à travers les brumes de chaleur les majestueux massifs de Belledonne, des Bauges, et la pointe du Granier. Dans le jardin, un immense cerisier sert d’abri aux oiseaux, dont elle connaît chaque espèce. Accompagnée de Filou, son malicieux caniche, Elisabeth Borrel, 60 ans, magistrate, a trouvé à La Boisserette son refuge pour «défendre la mémoire de son mari».

La veuve du juge Bernard Borrel, assassiné après avoir été battu à mort et son corps brûlé la nuit du 18 au 19 octobre 1995 à Djibouti, où il était détaché auprès du ministre de la Justice locale, prévient qu’elle «ne lâchera rien» pour démasquer «les commanditaires» et «chercher le mobile» de l’assassinat du père de ses deux fils, Pierre-Alexandre, 29 ans, et François-Xavier, 27 ans. Mi-juillet, le parquet de Paris et les juges d’instruction Cyril Paquaux et Aïda Traoré ont confirmé «l’origine criminelle du décès» du magistrat Bernard Borrel. Engagée dans un long combat judiciaire semé d’embûches politiques sur fond de diplomatie militaire, Elisabeth Borrel, soutenue par ses avocats, Mes Olivier Morice et Laurent de Caunes, se bat «par amour» et «non pas par haine». Entretien.

++ Comment avez-vous vécu ce dernier rebondissement ?
Élisabeth Borrel.
 Je suis contente. Mais d’un autre côté, je regrette que cela ait mis vingt-deux ans à sortir. Car les éléments sur lesquels reposent les conclusions des experts existaient déjà il y a vingt-deux ans. Mais ils ont été systématiquement écartés par deux juges d’instruction dont la seule mission était de verrouiller la seule version du suicide. Ils ont d’ailleurs été dessaisis du dossier en juin 2000 et ont définitivement perdu leur procès en diffamation contre mes avocats… On avait missionné mon mari dans l’enquête sur l’attentat du Café de Paris à Djibouti en octobre 1990, où l’enfant d’un militaire français avait été tué. Malgré cela, certains ont trahi les rapports qu’ils avaient avec mon mari. C’est impardonnable.

++ Qui pouvait avoir intérêt à faire croire au suicide de votre mari ?
Je pense qu’il faut chercher au niveau des plus hautes autorités des deux États. On dispose aujourd’hui d’un compte rendu d’un entretien très détaillé de mai 2005, où l’un des protagonistes conseille noir sur blanc à son interlocuteur de Djibouti de saisir la Cour internationale de justice de La Haye contre la France ! Et ce dans l’unique but que les autorités djiboutiennes obtiennent la copie du dossier criminel français. Tout cela avait pour objectif de faire condamner à Djibouti de petits délinquants, des lampistes, sans lien avec le meurtre de mon mari. Une fois l’affaire jugée là-bas, cela aurait eu pour conséquence directe de faire clôturer ce dossier en France par le juge qui instruisait le dossier.

++ VIDEO. Assassinat du juge Borrel : «On a besoin de la vérité pour survivre»

++ En voulez-vous aussi à la magistrature ?
Je n’ai pas compris au début de l’affaire que j’avais contre moi certains magistrats. Mon mari étant procureur, moi-même étant magistrate, je n’ai jamais imaginé que des magistrats de mon pays soient soumis à des instructions dans ce dossier. On évoque souvent le corporatisme dans notre métier, il a joué contre moi. Et dans ce petit monde de 8 000 magistrats, on y a fait courir les pires insanités sur mon mari pour l’accuser d’être pédophile et affirmer qu’il s’était suicidé en se mettant à genoux dans une position expiatoire. Il y a eu une coalition de magistrats contre moi qui dénigraient Bernard. C’est une blessure profonde. On m’avait déjà enlevé mon mari, mais là on m’enlevait aussi mes illusions sur la profession en laquelle je croyais.

++ Comment cette affaire a-t-elle impacté votre vie familiale ?
Heureusement que j’avais la famille de mon mari, et notamment ma belle-mère, sans oublier mes parents, qui m’ont toujours aidée. Ils ont toujours été présents. Grâce à eux, j’ai pu faire face. Personne n’a cru au suicide de Bernard dans la famille. Mes fils ont pu surmonter tout cela, car ils avaient une totale confiance en nous. Cela leur a permis de survivre à toutes les attaques. Ils avaient 5 et 8 ans au moment de la disparition de leur père. Et leur confiance dure encore. (Sa voix se trouble.) J’avais aussi des amis sûrs. Je ne me suis pas trompée sur mes choix. Ils ont été d’un grand soutien quand j’ai affronté deux cancers successifs.

++ Plus de vingt ans après, quel est votre état d’esprit ?
Je n’ai pas de sentiments de vengeance. J’ai dépassé ce stade. Mais mes fils ont soif de justice. Ils ont cette énergie et cette espérance. Il nous faut la vérité, pas une vérité judiciaire arrangée. Aujourd’hui, on cherche le mobile et les auteurs de l’assassinat de mon mari. Les commanditaires, je sais que cela sera très difficile. Trop de personnes savent. Et l’un d’eux finira bien par parler. On le saura.

14/07/2017 (Brève 1032) Suite de la revue de presse sur les nouvelles révélations dans l’enquête pour assassinat du Juge Bernard Borrel. (RFI, LCI, France 24, …)

++ RFI
Lien avec la page : http://www.rfi.fr/afrique/20170714-mort-juge-borrel-djibouti-rapport-accredite-these-assassinat

Retour à la Une de l’affaire Borrel, du nom de ce magistrat français retrouvé mort à Djibouti en 1995. Le parquet de Paris fait état d’un nouveau rapport d’expert qui confirme la thèse de l’assassinat. Selon eux, le magistrat a été frappé et son corps incendié.
(…)

++ LCI
Lien avec la page : http://www.lci.fr/faits-divers/deces-du-juge-borrel-a-djibouti-des-expertises-confirment-la-these-de-l-assassinat-2058529.html

ENQUÊTE – De nouvelles expertises confirment l’origine criminelle de la mort demeurée mystérieuse du juge français Bernard Borrel, a annoncé jeudi le parquet de Paris. Le corps du magistrat avait été retrouvé à Djibouti en 1995. (…)

++ France 24

Lien avec la page : http://www.france24.com/fr/20170713-france-affaire-juge-borrel-investigation-origine-criminelle-confirme-djibouti

Affaire Borrel à Djibouti : un collège d’experts confirme « l’origine criminelle » de la mort

Le 19 octobre 1995, le corps du magistrat français Bernard Borrel était retrouvé à Djibouti. Dix ans après une première expertise qui avait mis en lumière la nature criminelle de son décès, un collège d’experts confirme aujourd’hui cette thèse. (…)

14/07/2017 (Brève 1028) Affaire Borrel : de nouvelles expertises confirment la thèse de l’assassinat (Le Monde -Info lecteur)

Lien avec l’article : http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/07/13/affaire-borrel-de-nouvelles-expertises-confirment-la-these-de-l-assassinat_5160315_1653578.html

Les circonstances de la mort du magistrat français, dont le corps a été retrouvé à Djibouti en 1995, demeurent inexpliquées.

Le parquet du tribunal de grande instance de Paris a fait savoir jeudi 13 juillet que de nouvelles expertises confirment l’origine criminelle de la mort, demeurée mystérieuse, du juge français Bernard Borrel, dont le corps a été retrouvé à Djibouti en 1995.

Les experts, saisis à la demande des avocats de la veuve du juge et du magistrat chargé de l’information judiciaire, ont fondé leurs conclusions, rendues le 26 juin, sur des photographies prises lors de la levée du corps et sur des rapports médico-légaux, précise le parquet dans un communiqué.

Dans leur rapport cité par Le Parisien vendredi 14 juillet, les experts réunis par le juge Cyril Paquaux – un anthropologue, un médecin légiste et un expert incendie – concluent que « les fractures du crâne et de l’avant-bras gauche ne sont pas d’origine thermique et son compatibles avec des coups portés par un tiers » et que « la position du corps, la répartition inhomogène des brûlures, leur localisation sont en faveur d’un déversement de produits inflammable sur un corps recroquevillé ».

++
« On a maquillé sa mort »

Contactée par le quotidien, la veuve de Bernard Borrel, Elisabeth Borrel, raconte que « cela fait un choc d’entendre les experts vous expliquer comment votre époux, le père de vos enfants est mort et de découvrir que les constatations ont négligé de nombreux indices qui contestaient d’entrée la thèse du suicide ».

Le corps de Bernard Borrel, coopérant français et conseiller technique auprès du ministère djiboutien de la justice, avait été découvert carbonisé près de la ville de Djibouti en octobre 1995. La thèse du suicide initialement retenue a fait place à celle d’un assassinat, après de premières expertises médico-légales.

Elisabeth Borrel soutient la thèse d’un crime commandité par l’actuel président du pays, Ismaël Omar Guelleh, en s’appuyant sur un témoignage versé au dossier, celui de Mohammed Alhoumekani, ancien militaire djiboutien. Djibouti nie toute implication. Depuis 2002, c’est bien un acte criminel qui fait l’objet de l’information judiciaire.

Cette affaire jamais élucidée a longtemps perturbé les relations entre la France et Djibouti, où Paris a sa principale base militaire sur le continent africain.

« Depuis 1995, on nous assène l’immonde thèse du suicide, relayée par les autorités de l’Etat, pour des raisons de mœurs et de pédophilie », regrette l’avocat Olivier Morice, interrogé par Le Parisien« On a maquillé sa mort. Il va falloir maintenant aller chercher les vrais commanditaires de cet assassinat », demande Me Morice.

14/07/2017 (Brève 1031) Revue de presse sur les nouvelles révélations dans l’enquête pour assassinat du Juge Bernard Borrel. (Le Figaro, Le Parisien, Mediapart, …)

++ Le Figaro
Lien avec la page : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/07/13/97001-20170713FILWWW00408-mort-du-juge-borrel-a-djibouti-origine-criminelle-confirmee.php

Mort du juge Borrel à Djibouti: origine criminelle confirmée

Un collège d’experts a confirmé « l’origine criminelle » de la mort du juge Bernard Borrel dans l’enquête sur l’assassinat non-élucidé du magistrat français, dont le corps a été retrouvé calciné en 1995 à Djibouti, a annoncé vendredi le parquet de Paris. Ce rapport daté du 26 juin vient confirmer une expertise de 2007 qui avait déjà mis en lumière la nature criminelle du décès du magistrat, survenu dans la nuit du 18 au 19 octobre 1995. Son corps avait été trouvé, en partie dénudé, en contrebas d’un ravin, dans une région désertique à 80 kilomètres de la capitale. Dix ans plus tard, les experts, qui se sont fondés sur l’examen de photographies et l’étude des rapports incendies et médico-légaux, arrivent aux mêmes conclusions. Ils estiment que les fractures décélées sur le corps du magistrat, au crâne et au bras gauche sont « compatibles avec des coups portés par un tiers », a indiqué le parquet dans un communiqué. (…)

++ Le Parisien
Lien avec la page : http://www.leparisien.fr/faits-divers/affaire-bernard-borrel-de-nouveaux-elements-accreditent-la-these-du-meurtre-13-07-2017-7133115.php

Affaire Bernard Borrel : de nouveaux éléments accréditent la thèse du meurtre

Ce magistrat français a été retrouvé mort, carbonisé à Djibouti en 1995. Plus de 20 ans après, l’enquête rebondit.

C’est un coup de tonnerre sur le chemin vers la vérité, au bout de 22 ans de bras de fer. La mort déjà très suspecte du juge Bernard Borrel à Djibouti en octobre 1995 a désormais toutes les allures d’un meurtre. Jeudi, le parquet de Paris a dévoilé de nouvelles expertises qui «viennent ainsi confirmer l’origine criminelle du décès de M. Bernard Borrel», conclut le communiqué. (..)

++ Mediapart (payant)

Lien avec la page : https://www.mediapart.fr/journal/france/130717/la-these-criminelle-confirmee-dans-lenquete-sur-le-juge-borrel?onglet=full

La thèse criminelle confirmée dans l’enquête sur le juge Borrel

De nouvelles expertises confirment l’origine criminelle de la mort demeurée mystérieuse du juge français Bernard Borrel, dont le corps a été retrouvé à Djibouti en 1995, a annoncé jeudi le parquet de Paris. (…)

13/03/2017 (Brève 939) Affaire Borrel : Mariama Keita reçoit Elisabeth Borrel demain mardi 14/03 soir (19:30-21:00) sur Radio Libertaire

Mme Elisabeth Borrel participe mardi soir à l’émission sur Radio Libertaire (89.4 FM).

L’émission sera diffusée mardi 14 mars 2017 de 19h30 à 21h00.

Radio Libertaire est sur la bande FM (89.4) en région parisienne et sur le net pour le reste du monde à l’adresse suivante : https://www.radio-libertaire.net/

L’émission sera ensuite archivée sur le site du groupe Louise Michel dans la rubrique consacrée aux émissions de radio http://www.groupe-louise-michel.org/-Pas-de-Quartiers

29/11/2016 (Brève 874)Le 19 octobre 1995, le corps sans vie du magistrat français est retrouvé à Djibouti,sur la côte est du continent africain. Dans la nuit, le juge a été assassiné. (France-Inter / Affaires sensibles (Par Fabrice Drouelle)

Lien pour réécouter l’émission sur le site de France Inter (Durée ~ 56 minutes)
https://www.franceinter.fr/emissions/affaires-sensibles

Ecouter sur notre site :


Le 19 octobre 1995, le corps sans vie du magistrat français est retrouvé à Djibouti,sur la côte est du continent africain. Dans la nuit, le juge a été assassiné.


Cette affirmation, on peut aujourd’hui la formuler car elle a été reconnue à la fois par la science et par la justice.

Il a pourtant fallu des années pour que cette vérité soit dévoilée. Car très vite, trop vite, la thèse du suicide s’est imposée pour expliquer cette tragique découverte.

Cette affirmation, on peut aujourd’hui la formuler car elle a été reconnue à la fois par la science et par la justice.

Il a pourtant fallu des années pour que cette vérité soit dévoilée. Car très vite, trop vite, la thèse du suicide s’est imposée pour expliquer cette tragique découverte.

Bernard Borrel est le troisième magistrat assassiné sous la Ve République, après les juges Renaud et Michel. Pour inscrire le nom de cet homme à cette liste dramatique, une femme, Elisabeth Borrel, veuve de Bernard, se bat depuis vingt ans pour savoir, et faire savoir, ce qui s’est passé en cette nuit du 18 au 19 octobre 1995. Comprendre pourquoi, comment et par qui, son mari a été assassiné.

Dans cette affaire, Elisabeth Borrel, ses avocats et certains journalistes se sont confrontés à deux Etats, la France et Djibouti, dont les relations issues d’un passé colonial, ont gêné l’enquête. Ils se sont ainsi confrontés au secret d’Etat, cette disposition qui permet de jeter le voile sur une affaire dont le mystère, après plus de vingt ans, n’est toujours pas résolu.

En seconde partie d’émission, Fabrice Drouelle reçoit Elisabeth Borrel, l’épouse du juge et David Servenay, journaliste indépendant et fondateur de La Revue dessinée… Il a travaillé sur l’affaire Borrel.