25/10/08 (B471) Guelleh au Québec : La Honte ! Plusieurs lecteurs, que nous remercions ici, nous ont adressé des photographies de la manifestation qui avait été organisée au Québec le 18 octobre pour protester contre la venue de Guelleh et pour dénoncer la dicature et l’asservissement du peuple. (Extrait et photos envoyés par des lecteurs)

« Le dictateur Ismaël Omar Guelleh s’est rendu à grands frais au 12ème sommet de la Francophonie prévu du 17 au 19 octobre 2008 à Québec-City au Canada, sifflotant et persuadé qu’il pouvait tranquillement parader là-bas et pousser ces rires sonores dont il est coutumier. C’était sans compter avec la pugnacité des démocrates djiboutiens exilés.  » (…)

La manifestation s’est déroulée samedi 18 octobre 2008 de 11 heures du matin à 18 h30 de l’après-midi dans le calme.

Sur les banderoles et les pancartes des manifestants, on pouvait lire notamment :

«A Djibouti pas de démocratie, pas de droits de l’homme, pas de liberté d’expression. Ismaël Omar Guelleh, président despote et dictateur de Djibouti. Président corrompu et prédateur des biens publics. Non à la dissolution arbitraire du MRD. Le Canada et le monde doivent aider la démocratie, non la dictature à Djibouti. » Et les voitures des militants présents affichaient des portraits géants d’Ismaël Omar Guelleh avec la mention «IOG DICTATOR»

Alternant mouvement et position statique, les militants ont, au volant de leurs voitures, tourné au moins cinq fois autour du Centre des Congrès et de l’hôtel Palace Royal qui hébergeait le dictateur djiboutien.

Et tout au long de la manifestation, les opposants djiboutiens ont distribué des messages dénonçant l’absence de démocratie et des droits de l’homme aux nombreux démocrates canadiens et autres attirés par l’événement. (…)

La HONTE absolue !
Les fidèles supporters du RPP et la dictature arrivent à pied. Il sont obligés de passer devant les manifestants et les pancartes, sous les sifflets. Ils ne devaient pas être fiers d’eux-mêmes !

13/01/08 (B430) Appel solennel du GED à la population djiboutienne.

Le GED se réjouit des nombreuses manifestations populaires et spontanées qui se déroulent à Djibouti depuis une semaine. Ce moment était attendu depuis longtemps. Le peuple a pris conscience des abus innombrables et impardonnables qui sont commis quotidiennement par ce régime répressif.

Depuis 1999, le peuple est condamné à subir un appauvrissement planifié, une famine programmée, un chômage endémique et la fin des systèmes éducatif et sanitaire.

L’inflation est galopante et la politique tyrannique et répressive galvanise la colère populaire. 

Le GED encourage les manifestations pacifiques pour exiger le respect des droits inaliénables et pour mettre un terme à ce régime illégitime.

Le GED s’associe à toutes ces manifestations populaires. L’exemple donné par le peuple Kenyan qui s’est levé pôur dénoncer la fraude électorale est un encouragement pour chacune et chacun d’entre nous.

Le GED exige la libération immédiate et sans condition de tous les manifestants détenus au Centre de Détention de Nagade, à la prison de Gabode, dans la villa Christophe et au bureau du SDS où ils sont torturés.

16/12/06 (B374) L’ARD appelle à manifester à Bruxelles et à Paris. (Communiqué)

_________________________________
Note de l’ARDHD
L’ARDHD apporte son soutien à ces deux manifestations et elle
invite tous ceux qui en ont la possibilité à participer à
ces rassemblements pour rendre hommage aux victimes civiles et pour dénoncer
le régime sanguinaire de Guelleh.
_______________________________________________________

Communiqué
de l’ARD

Le 18 décembre 1991, 59 civils trouvaient la mort à Arhiba dans
Djibouti ville sous les balles préméditées de la Force
nationale de police (FNP) de la république de Djibouti.

Déjà
quinze ans et toujours la même interrogation insoutenable : comment
et pourquoi ces hommes, femmes et enfants, ont-ils été invariablement
passés par les armes des agents de police ? Des Djiboutiens épris
de justice sont de plus en plus nombreux à exiger que toute la vérité
soit dite sur ce drame.

La représentation
de l’ARD en Europe appelle les Djiboutiennes, les Djiboutiens ainsi
que les démocrates de tous pays à participer une fois de plus
au rassemblement public prévu devant les ambassades djiboutiennes de
Bruxelles et de Paris pour commémorer la tuerie d’Arhiba.

Les manifestations
publiques sont prévues :

BRUXELLES
Samedi 16 décembre de 14 heures à 15 heures
en face de l’ambassade de Djibouti à Bruxelles,
204 avenue Franklin Roosevelt,
aux côtés du Forum pour la démocratie et la paix (FDP),

PARIS
Dimanche 17 décembre
de 11 heures à 13 heures
en face de l’ambassade de Djibouti à Paris,
à l’angle de la rue Emile Meunier et de la rue des Belles Feuilles,

aux côtés de l’Association pour la démocratie et
la paix (ADD).

Venez nombreux
et nous serons entendus.

Maki
Houmedgaba

Représentant de l’ARD en Europe
Fait à Paris, le 14 décembre 2006

24/03/06 (B343-A) ALERTE : on signale que le régime opère ce vendredi 24 mars des rafles massives en particulier dans la commune de Boulaos, dans les quartiers 3, 4, 5, 6 et 7 (Correspondant)

Aujourd’hui, vendredi 24 mars 2006, jour de prière, des rafles monstres s’opèrent à Djibouti dans les Communes de Boulaos, dans les quartiers 3, 4, 5 et 6 entre l’Avenue 13, 26 et Nasser (aux confins d’Arhiba et de l’Etat Major de la Police).

Les témoins se demandent si l’opération est liée au deuxième tour du scrutin régional et si son but n’est pas « d »assainir (?) » les communes de Boulaos en vue d’un bourrage encore plus massif des urnes au deuxième tour, le 31 mars prochain.

Chacun craint le pire. Les travailleurs djiboutiens pourraient bien faire les frais du grand boycottage, car il se dit que le régime leur réserve un coup bas dangereux mitonné à la sauce Guelleh / Hassan Saïd.

13/04/05 (B293B) Comme nous l’avions annoncé, nous mettons à la disposition des Internautes, des extraits sonores de la manifestation de Paris. (Des extraits de celle d’Ottawa sont déjà en ligne).

C’est grâce à
l’association des compétences de plusieurs lecteurs que nous avons
pu obtenir et « streamer » ces enregistrements sonores, qui apportent
des preuves de la forte mobilisation de l’opposition et de sa détermination.
Nous les en remercions vivement.

Les manifestations du
8 avril ont été un grand succès et nous nous demandons
comment Guelleh peut affirmer que plus de 90 % des électeurs à
l’étranger ont voté pour lui, quand on considére le nombre
de manifestants, qui n’ont pas été voté ….

Il est clair que le moment
est historique. Guelleh est déstabilisé par la fraude, qui est
connue, quand elle n’est pas reconnue par le monde entier. Il a perdu sa crédibilité.
Fini le temps où les Mirages françaisi venaient battre des ailes
sur son Palais … Même pas de félicitations officielles de la
France, à notre connaissance.

L’opposition devrait maintenir
sa mobilisation, à Djibouti et dans les grandes capitales en renouvelant
et en multipliant les manifestations de dénonciation de la fraude électorale.
Si elle ne le faisait pas, le régime pourrait essayer de retrouver
un minimum de crédibilité en essayant de prouver que les opposants
ont finalement accepté son élection, puisqu’ils ne la contesteraient
plus de façon visible.

Les peuples qui ont gagné leur liberté en utilisant cette voie, ne l’ont obtenue qu’après des jours et des jours de manifestation pacifique sans interruption ni faiblesse.

Extrait 1

Extrait 2

14/04/05 (B293B) LA FOIRE AUX CHIFFRES. Les contradictions dans les chiffres officiels sont plus que flagrantes : elles frisent le délire, trahissant l’empressement des proches de Guelleh à présenter des résultats brillantissimes …. (ARDHD)

Nous nous sommes amusés
à reprendre tous les chiffres qui ont été publiés
sur l’ADI, La Nation, la RTD, puis ceux confirmés par le Conseil Constitutionnel.

Rien ne colle ! Il faut
dire que dès lors que l’on a fait le choix du truquage massif, on se
prend oligatoirement les pieds dans le tapis et l’on chute. En plus, on peut
imaginer que chacun : la CENI, le Conseil constitutionnel et le Ministère
de l’Intérieur ont tenu à apporter chacun leur touche personnelle
et à mettre un gros coup de pouce supplémentaire, pour que cela
fasse encore plus « beau ».

Et puis, un soutien à
Guelleh, ça peut rapporter gros. En ces périodes troublées,
le Chef ne se montre jamais avare avec ses complices et il sait récompenser
généreusement les actions illicites, frauduleuses et dans certains
cas, criminelles.

 

1°) Taux de
participation

RTD

Conseil constitutionnnel

le 13/04

09-avr

12-avr
Djibouti
62,80%
62,11%
Dikhil
89,00%
94,40%
89,27%
Obock
77,40%
77,14%
Tadjourah
99,40%
78,00%

78,58%
Ali-Sabieh
74,50%
75,30%
75,29%
Arta
82,37%
82,34%
Etranger
94,00%
99,94%

 

2 – En intentions
de vote pour IOG

RTD
Conseil
constitutionnnel le 13
Récapitulatif du 12 avril
en % En nombre
Djibouti
95,63%
95,51%
63.945
Dikhil
89,00%
99,44%
28.518
Obock

98,70%
98,69%
9.831
Tadjourah
99,40%
93,42%
16.222
Ali-Sabieh
74,50%
98,91%
15.125
Arta
99,17%
99,18%
8.058
le CC annonce 8062
!!! Il a du rajouter 4 voix au dernier moment …
Etranger
99,30%
99,34%

2.730
Total
144.429
Toujours les 4 voix
de trop !

12/04/05 (B293B) LE FIGARO : conforté lors d’une présidentielle falsifiée Djibouti : la dérive autoritaire du président Guelleh

Djibouti : de notre envoyé
spécial Tanguy Berthemet [11 avril 2005]

Tout le monde s’attendait
à la victoire d’Ismaïl Omar Guelleh, lors des élections
organisées vendredi à Djibouti. Le président sortant
était seul prétendant en lice, l’opposition ayant appelé
à «un boycott actif» du scrutin. Il était donc «normal»
que son score officiel atteigne 100% des suffrages. C’est le taux de participation,
véritable enjeu du scrutin, qui a surpris. Il grimpe officiellement
à 78,9%.

La Ligue djiboutienne
des droits humains a qualifié ce chiffre de «grotesque».
«Il suffit de se rappeler que lors des législatives de 2003,
très ouvertes, le taux n’avait été que de 48% pour mesurer
l’ampleur de la fraude», explique son président, Jean-Paul Abdi
Noël. L’opposition, minée par des rivalités internes et
privée de véritable dirigeant, a achevé de se discréditer
en annonçant dans un communiqué «l’immense succès
du boycott» et le rejet du président par «une mer impétueuse»
!

Avec cette «victoire»
électorale, le président Guelleh concentre plus que jamais tous
les pouvoirs. Début 2004, le département d’Etat américain
avait déjà dénoncé dans un rapport les entorses
à la démocratie enregistrées à Djibouti : Assemblée
nationale monocolore, télévision et radio aux mains de l’Etat,
droits d’association et de réunion «restreints»…

Depuis, les choses ne
se sont pas améliorées. «Le pouvoir est de plus de plus
centralisé. La moindre nomination à un poste un peu important
dépend du président», assure un observateur occidental,
installé depuis de longues années à Djibouti.

Ancien responsable des
services secrets, Ismaïl Omar Guelleh, fidèle à ses méthodes,
tient le pays sous surveillance, grâce ses «RG», une police
en civil et une nuée de petits mouchards dénommés «mille
francs», car payés à la dénonciation.

Dans ce micro-Etat
d’à peine plus de 600 000 habitants, tout opposant un peu pugnace est
vite contraint à vivoter, à partir en exil ou à accepter
d’entrer dans l’orbite du pouvoir. L’opacité financière qui
règne sur les comptes publics permet toutes les dérives.

«Ce taux de participation
démontre à quel point le pouvoir se sent fort, car il sait que
personne n’osera le critiquer, pas plus à l’intérieur qu’à
l’extérieur», estime un observateur qui requiert l’anonymat.
La stabilité relative de Djibouti et sa situation sur le détroit
de Bab el-Mandeb, qui commande l’accès à la mer Rouge et au
canal de Suez, joue comme une garantie en sa faveur. Plutôt que de risquer
une brouille avec ce pays hautement stratégique où ils entretiennent
d’importantes bases militaires, Paris et Washington choisissent de rester
silencieux.

Coincé entre ce
pouvoir fort et une opposition sans relief, le peuple djiboutien, qui compte
parmi les plus pauvres du monde, en est réduit à se débrouiller
pour survivre.

Le mécontentement
grandissant offre un terreau aux rivalités ethniques qui secouent le
pays. L’accord de paix de 2001, qui mettait fin à dix ans d’une guerre
tribale, prévoyait une plus grande décentralisation. Mais les
élections régionales qui devaient se tenir en 2004 ont été
reportées. Elles ne devraient pas se tenir avant la fin de l’année.

12/04/05 (B293B) Réaction d’un lecteur à l’article publié par Le Figaro sous la plume de Tanguy Berthemet, sous la forme d’une lettre ouverte.

Bonjour à toutes
et à tous.

Ayant plutôt l’habitude
de lire les infos du pays sur ce site et de n’y envoyer que très rarement
des messages, je ne peux m’empêcher de réagir à la lecture
de l’article signé par l’envoyé spécial du Figaro à
Djibouti pour couvrir la non-élection du Caïd.

Comment ne pas envoyer
une mise au point au sieur Tanguy Berthemet ?

J’espère que le
staff de l’ARDHD me fera le plaisir de faire tout son possible pour qu’il
en prenne connaissance.

________________________________
Lettre ouverte

Cher Monsieur Berthemet,

A part rendre visite pour
écouterles délires du dictateur enkhaté, vous êtes-vous
donné la peine de demander aux dirigeants de l’UAD, les raisons exactes
des appels au boycott. Même sans cela, il vous aurait suffit de lire
leurs différents communiqués ?

Et si d’aventure, vous
aviez oublié votre devoir de journalise, il suffisait de préparer
votre voyage en consultant les sites Internet de l’opposition (les bulletins
du MRD, de l’ARD, l’observatoire de l’ARDHD, le site officiel de la LDDH,
etc… dans lesquels sont publiés depuis des années l’éat
précis de la situation précise sur les rapports de forces, les
déclarations, les conditions de l’opposition ou autres alertes ?

Bref, tout un arsenal
mis gratuitement à votre disposition pour construire et diffuser un
reportage digne de ce nom. Le pire c’est que vous semblez avoir été
convaincu par les fantasmes de l’autocrate que vous confirmez dignement dans
vos écrits.

Depuis quand les Afar
et les Issas s’entretuent-ils à Djibouti ?

Il est grave qu’un Journal
aussi reconnu que Le Figaro se laisse surprendre à publier, sans les
vérifier, les divagations et les voeux morbides d’un dictateur !

Bien reçu par les
cadres du régime, auriez-vous ressenti l’impression, un instant, d’être
en vacances, oubliant au même moment votre mission publique d’information
?

Oui, il y a eu effectivement
une guerre à Djibouti, mais elle n’a jamais, mais jamais, opposé
les Issas et les Afar. Elle a opposé des résistants djiboutiens
aux mercenaires somaliens et éthiopiens à la solde de la dictature.
C’est facilement vérifiable ! Simplement, en considérant le
fait que depuis son indépendance, notre pays n’a jamais connu de  »
Guerre civile « .

Je me garderai bien de
supposer vous ayez confondu, ne serait-ce que l’espace d’un instant, Djibouti
avec la Somalie qui n’est pas très éloignée, c’est vrai.

Le seul homme au monde,
qui puisse souhaiter une pareille tragédie pour justifier sa présence
à la tête de l’Etat, ne peut-être que Guelleh en personne.
N’aime-t-il pas déclarer souvent, que sans sa vigilance, les Afar et
les Issas se seraient étripés ?

En cela, IOG a parfaitement
assimilé les leçons des ses maîtres, les colonisateurs
français.

Monsieur Berthemet, décidément
vos articles semblent avoir été écrits sous l’influence
d’une drogue ou d’un euphorisant : avez-vous cédé à la
tentation du khat ? Ne vous en défendez surtout pas, cela arrive souvent
dans le pays et c’est une expérience qu’il faut connaître, à
condition de n’en point abuser et surtout de s’interdire d’écrire dans
Le Figaro avant la disparition totale et confirmée des effets.

Sans la moindre réserve,
vous ecrivez qu’  »en déclarant que les consignes de Boycott ont été
massivement suivies, l’opposition aurait fini par se discréditer définitivement ».

Mais à l’égard
de qui, cette opposition pourrait-elle s’être discréditée
? Guelleh, bien sur, le seul !

Ou et comment avez-vous
mesuré le discrédit de l’opposition ? L’opposition n’est point
divisée, malgré les coups sournois et pervers du tueur déguisé.
Bien au contraire, elle a trouvé son union dans la lutte commune contre
l’asservissement de la population.

Qu’importe, puisqu’inculte
sur le sujet, vous n’avez aucune connaissance, ni de son passé, ni
de son présent. Quant au décès de Monsieur Ahmed Dini
(qu’Allah l’accueile en son paradis) ce fut une perte immense non seulement
pour l’opposition mais aussi pour le pays tout entier.

Mais de là, à
répéter et à rerépéter, comme aimerait
le clamer, le prince mendiant, que l’opposition est déboussolée,
il y a un fossé que j’éviterais de franchir à votre place,
car vous sautez à pieds joints dans le vide où l’on vous risque
de vous oublier.

Ajouter ensuite que des
prétendues « rivalités ethniques » pourraient dégénérer
en « conflits ethniques », c’est vous qui vous décrédibilisez,
et pour longtemps.

Ne vous tracassez pas
M. Berthemet, les Djiboutiens, toutes origines confondues et unies dans la
détresse, ne vous donneront jamais la moindre raison d’écrire
un jour sur cette funeste prédiction.

Sachez que, personnellement,
je suis d’origine Issa. Puisque que vous semblez connaître si bien les
citoyens de Djbouti en terme d’ethnies ou d’appartenances tribales, je peux
vous dire que vous vous trompez largement, ce qui ne serait pas grand-chose,
si vous ne participiez pas activement à la désinformation de
nos amis français qui font confiance au Figaro.

Je n’ai aucune honte ni
aucune fierté de mes origines ethniques. Je suis un Djiboutien, avant
tout et c’est dans cette nationalité que je me reconnais véritablement.
Informé de mes origines, irez-vous jusqu’à affirmer, dans un
prochain article, que je suis prêt à casser de l’Afar, du Yéménite,
du Gadabourci ou … ?. Je respecte tous mes concitoyens, comme vous le
faites avec les vôtres, Bretons, Basques, Corse, etc…

Ce vieux cliché
des Afars opposés aux Issas a fait long feu depuis longtemps. Vous
l’ignoriez ? Depuis des années, les Djiboutiens ne veulent plus entendre
parler de luttes tribales, sauf un ! Toujours le même, le sinistre Guelleh
! Encore lui, dès qu’il s’agit de porter des mauvais coups à
notre pays.

Croyez bien, M. Berthemet,
que je ne permettrai pas de mettre en cause vos capacités professionnelles,
qui sont reconnues par ailleurs, mais acceptez simplement ces conseils amicaux
: préparez mieux vos reportages et informez-vous complètement
avant d’écrire. Les Français disent qu’il faut tourner sept
fois sa langue dans la bouche avant de parler ! Les journalistes n’utilisent
plus la plume de nos jours, alors relancez sept fois votre ordinateur, avant
d’écrire.

Cela vous permettra de
réfléchir au juste équilibre des informations que vous
allez diffuser, surtout lorsqu’elles engagent la survie d’un Peuple, victime
de la torture, des exécutions arbitraires, des viols, des massacres
et de la pauvreté ! Respectez au moins ses souffrances, si vous choisissez
de ne pas les médiatiser !

Posez-vous les bonnes
questions ? Comment a été organisé l’accès au
fichier électoral, sa refonte ? Quel est le niveau d’indépendance
de la CENI ? Quels sont les fondements des revendications déposées
par l’UAD depuis 2003 ? L’UAD a-t-elle été remboursée
de la caution de 35.000.000 de FDJ, qu’elle avait été contrainte
de cautionner auprès du Trésor public, à la veille des
élections législatives ? Etc …

Cela est d’autant plus
regrettable que, fidèle lecteur de votre journal, je lis toujours,
avec plaisir, les articles de Patrick de Saint-Exupéry, autrefois sur
Djibouti, aujourd’hui sur la Côte d’Ivoire.

Comment vous en vouloir
véritablement ? Nous les Djiboutiens, nous ne sommes ni rancuniers,
ni violents. Et tout le monde ne peut pas avoir les qualités d’investigation
et d’analyse de votre confrère, ni signer Saint-Exupéry !

Un
Citoyen djiboutien,
solidaire de toutes les ethnies