23/11/10 (B579) L’UAD rappelle les termes de la lettre qu’elle avait adressée en 2004 au Président de la République et qui est restée sans réponse.

UNION POUR L’ALTERNANCE DÉMOCRATIQUE
ARD, UDJ, MRD ET PDD

à Monsieur le Président de la République
Chef de Gouvernement, Palais Présidentiel Djibouti

Djibouti, le 21 mai 2004

Monsieur le Président de la République,

Depuis l’instauration du multipartisme intégral consécutif aux accords de paix définitive du 12 mai 2001, nous n’avons à aucun moment manqué de nous conformer aux dispositions légales en vigueur afin de respecter pleinement les règles qu’impose toute démocratie. Nous nous permettons de vous rappeler que nous vous avions saisi, en votre qualité de Président de la République et Chef de Gouvernement, avant et après les élections législatives, sur l’énorme décalage entre la démocratisation affichée et les dispositions de la loi relatives aux élections.

A cet effet, c’est par souci de transparence électorale, que nous vous avions d’ailleurs écrit le 9 novembre 2002, sur l’impérieuse nécessité d’une modification du décret n° 2002/198/PR/MID du 30 septembre de la même année relatif à la composition et au fonctionnement de la Commission Electorale
Nationale Indépendante en vous y exposant nos observations et nos propositions afin que ladite commission puisse disposer de toutes les attributions et compétences nécessaires pour bénéficier de l’indispensable indépendance que requiert sa mission, seule garantie pour l’organisation d’élections libres et transparentes.

De l’annonce des résultats du scrutin du 10 janvier 2003 à ce jour, nous avions entrepris et épuisé toutes les démarches légales, pour le remboursement de la caution de 32,5 millions fd déposée au Trésor Public par les 65 candidats de notre liste aux dernières élections. Du Trésorier payeur, en passant par le Ministre de l’Intérieur, du Tribunal Civil et Commercial, du Tribunal du Contentieux Administratif enfin du Ministre de la Justice chargé des Droits de l’Homme, nos doléances sont restées sans réponse. Notre dernière tentative, avec pour objectif le déblocage de la situation politique de notre pays, fut notre entrevue du 24 mars dernier avec votre Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation.

Cette rencontre devait permettre la concrétisation effective, puisque légale, des engagements relatifs à la démocratisation de la vie politique, tant pour les consultations nationales que régionales.

A ce sujet, nous n’avions pas manqué de faire remarquer au Ministre en charge de la Décentralisation, que la loi n° 174/AN/02/4ème L portant décentralisation et statut des régions du 7 juillet 2002 promulguée par vous-mêmes et publiée au journal officiel du 15 juillet 2002 a été tout simplement violée, au regard de son article 5 aliéna 2 lequel dispose : « dans les trois mois qui suivront la promulgation de la présente loi, un décret précisera un calendrier pour l’installation et la mise en place effective des collectivités régionales élues ainsi que les transferts de compétences qui leur sont dévolus par la loi ».

Par conséquent, cette réunion n’ayant débouché sur aucune conclusion honorable et considérant qu’à défaut d’une issue responsable pour notre pays, nous, Union pour l’Alternance Démocratique regroupant les quatre partis de l’opposition, toujours soucieuse de l’intérêt général, réitérons avant toute consultation électorale nos exigences légales et légitimes pour :

– La refonte des listes électorales qui doivent refléter la réalité du corps électoral tel qu’il est actuellement. Sur ce point, votre Ministre de l’Intérieur avait reconnu en présence des observateurs internationaux lors des dernières législatives que les listes électorales étaient décalées de la réalité du corps électoral national

– L’établissement de ces listes par bureau de vote dans les régions de l’Intérieur ;

– La mise en place d’une véritable Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), composée à parité de représentants de l’Opposition et de représentants des partis au pouvoir, sous la présidence d’une personnalité indépendante acceptée par les deux parties ;

– L’élaboration conjointe (Opposition/Gouvernement) du Statut Spécial de la Capitale Djibouti ;

– La modification de la Loi relative aux élections dans ses articles 27 et 54, portant sur la proclamation des résultats et la remise des Procès-verbaux, consécutives au dépouillement du résultat des scrutins. Désormais, nous considérons que pour une transparence réelle des élections, chaque liste doit disposer de son exemplaire de PV et les résultats proclamés par la CENI ;

– L’abandon pur et simple des pratiques de l’ancien système du parti unique dans la désignation des assesseurs par le pouvoir. Ces assesseurs doivent désormais représenter les listes en compétition ;

– L’accès libre et équitable des partis politiques aux médias publics;

– L’amendement et l’application effective de la loi de 1992 sur lacommunication
qui autorise l’ouverture de radios et de télévisions libres.

Monsieur le Président de la République, la légitimité du pouvoir, la transparence et la stabilité resident dans la loyale application des points ci-dessus. Dans le cas contraire, nous prenons à témoins l’opinion nationale et internationale sur les dangers que fait courir votre gouvernement à la fragile stabilité que nous avons su préserver jusqu’à ce jour. Conditions pour la Démocratisation de la vie politique.

18/11/10 (B578) Succès pour le rassemblement de l’UAD à Djibouti à l’occasion de la fête de l’Aïd El Edha (Compte-rendu transmis par l’ARD)

Compte rendu de la manifestation de l’Aïd-el-Adha 2010 : le verdict de la rue

Djibouti, le 16 novembre 2010

La mobilisation générale décrétée par l’UAD au printemps dernier a franchi une nouvelle étape avec la démonstration de force de l’opposition djiboutienne à l’Avenue Nasser ce mardi matin 16 novembre 2010.

Jamais depuis les grands meetings des Législatives de janvier 2003, l’Avenue Nasser n’avait connu pareille affluence : plusieurs milliers de manifestants venus du PK 12, de Balbala et des quartiers populaires de la capitale ont crié leur refus du troisième mandat illégal et confirmé leur soutien à l’UAD.

Les orateurs qui se sont succédé à la tribune se sont tous félicités du succès de cette montée en puissance de la contestation contre l’imposture ainsi que de la volonté de changement manifestée par notre peuple.

Alors que les dirigeants de l’UAD galvanisaient les foules en vue des prochaines batailles contre la forteresse sinistrée du RPP, l’imposteur du palais de l’escale rêvant toujours d’un troisième mandat anticonstitutionnel faisait son numéro devant un parterre d’obligés en assurant: « l’opposition semble trop tôt parti en campagne cette année, il reste encore cinq mois avant la présidentielle… ». Cinq mois c’est en réalité le temps qu’il lui reste pour préparer son départ car demain sera un autre jour.

En venant massivement occuper la rue des heures durant sous le soleil de Djibouti, les femmes et les hommes de notre pays ont clairement démontré leur détermination à imposer le verdict de la rue face au parjure et à l’imposture. La mobilisation continue jusqu’au triomphe du droit sur le mensonge et l’arbitraire.

Le rassemblement de l’Aïd el Adha s’est conclu par des messages d’appel à persévérer délivrés par les responsables de l’UAD.

Les prochaines semaines, l’UAD sillonnera tout le pays à la rencontre des Djiboutiens oubliés des districts de l’intérieur, qui sont les principales victimes du système d’Ismaël Omar Guelleh, l’éternel candidat mal élu en 1999, rejeté en 2005, illégal depuis avril 2010.

A tous de montrer encore une fois qu’il existe une autre Djibouti, éprise de liberté et de démocratie, où une majorité de moins en moins silencieuse se fait jour à la mesure de la désolation quotidienne qui est la leur.

Les photos, qui accompagnent ce compte rendu, montrent une nouvelle fois l’ampleur de la mobilisation générale qui s’opère à Djibouti.

15/11/10 (B578) Note d’information de l’UAD (correspondant)

Djibouti, le 12 novembre 2010

Dans le cadre de la préparation de son grand rassemblement populaire de l’Aid el Adha, l’Union pour l’alternance démocratique (UAD) a entamé jeudi dernier une tournée des annexes de la capitale pour y tenir des réunions avec les différents comités de mobilisation.

La première de ces réunions devait se tenir jeudi après-midi à l’annexe de l’ARD à Balbala-Wahlé Daba où une centaine de personnes étaient attendues, mais quand les dirigeants de l’UAD sont arrivés sur place vers 16h30, ce sont plusieurs centaines de personnes enthousiastes qui les attendaient devant l’annexe de l’ARD et c’est finalement au cours d’un meeting improvisé que la direction de l’UAD a délivré son message politique.

Vendredi après-midi les dirigeants de l’UAD devaient rencontrer le comité de mobilisation du quatrième arrondissement de Balbala à l’annexe de l’UDJ, mais l’affluence a été quelque peu perturbée par un dispositif policier déployé en vue d’empêcher le rassemblement. L’affrontement a été évité de justesse grâce au sang froid des dirigeants de l’UAD qui ont réussi à faire passer leur message de mobilisation pour la fête de l’Aid el Adha.

Face à ces intimidations policières d’un autre âge qui constituent d’intolérables entraves aux activités des partis légalement constitués, l’Union pour l’alternance démocratique (UAD) demande aux autorités de faire cesser immédiatement ces provocations policières préjudiciables à la paix civile. Les tournées de mobilisation se poursuivront jusqu’à la veille du grand jour : la fête de l’Aid el Adha à l’avenue Nasser.

Union pour l’Alternance Démocratique

11/11/10 (B577) Communiqué de l’UAD – Le sursaut national est en marche – Appel à un rassemblement populaire à Djibouti à l’occasion de la fête de l’Aïd el Adha

UNION POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE (UAD)

Djibouti , le 10 novembre 2010

A l’occasion de la fête de l’Aïd el Adha qui sera célébrée la semaine prochaine, l’Union pour l’alternance démocratique (UAD) souhaite bonne fête, paix et unité à la nation toute entière.

En cette fin d’année 2010, notre pays se trouve à un tournant historique : la gravité de la situation socio-politique et les incertitudes qui pèsent sur l’avenir appellent à un sursaut patriotique contre la régression et l’imposture.

Fort heureusement, les forces démocratiques s’organisent à l’intérieur du pays et également à l’étranger au sein de la diaspora djiboutienne exilée en Europe et aux Amériques.

L’Union pour l’Alternance démocratique (UAD), principale force politique de notre pays, incarne le changement et la rupture totale avec les méthodes obscurantistes du fossoyeur de la nation djiboutienne, de surcroit candidat à un troisième mandat illégal.

Parce que le changement ne viendra que de notre mobilisation massive et de notre détermination à l’imposer, l’ UAD appelle les Djiboutiens à venir en masse au grand rassemblement populaire qu’elle tiendra le jour de la fête de l’Aïd el Adha à l’avenue Nasser à partir de 9 heures.

Pour l’UAD,
Ahmed Youssouf Houmed
Président de l’ARD

04/11/10 (B576) L’UAD invite tous les opposants à participer au Forum qui se tiendra à Londres le samedi 20 novembre de 15 à 20h00, avec la présence de nombreuses personnalités de l’opposition djiboutienne.

Samedi 20 Novembre 2010 de 15 h 00 à 20 h 00

Adresse: SELBY CENTRE,
SELBY ROAD,
LONDON N17 8JL

BUSES: W3 to Selby Road ;
149-259-279-359 to Tottenham High Road;
144-217-231-444 to Great Cambridge Road

———— Participants : ———-
– Des Dirigeants des Partis et Mouvement Politiques;
– De nombreuses Personnalités politiques de 1er plan :
notamment BOREH et AINACHE
– Des Représentants de partis politiques en Europe ;
– Des Associations Djiboutiennes d’Europe et d’Amérique du Nord ;
– Et de nombreux démocrates Djiboutiens et Etrangers.

————– LES THEMES DU FORUM———-
1) NON AU 3ème MANDAT et AU VIOL DE LA CONSTITUTION ;
2) DES REFORMES DEMOCRATIQUES, Y COMPRIS DES ELECTIONS LIBRES, TRANSPARENTES;
3) DEBAT : DJIBOUTI : QUEL AVENIR AVEC UNE DICTATURE ET DANS UNE REGION TROUBLEE ?

———— CONTACTS ————-
Mahdi Ibrahim A.God
Tél: Fixe 0044 20 88 01 49 47
Mobile : 0044 78 14 38 05 64

Daher Ahmed Farah
Tél : Fixe 0032 56 32 02 74
Mobile: 0032 488 246 646

Email: uadlondres@yahoo.fr

11/09/10 (B569) A lire sur le site de l’ARD et repris sur le nôtre, avec l’aimable autorisation du Webmaster : compte-rendu de la manifestation de Djibouti organisée par l’UAD.

Les Djiboutiens répondent massivement à l’appel de la liberté

Sous une température élevée et une humidité de saison, c’est en masse que les Djiboutiens se sont déplacés à l’appel de l’UAD pour fêter l’Aïd avec la coalition de l’opposition.

Une communion entre le peuple et l’U.A.D. a été palpable à l’avenue Nasser au centre des quartiers populaires de Djibouti-ville tandis que le R.P.P. n’a pas fêté de rupture de jeûne avec ses militants ni leur président n’a daigné présenter les traditionnels vœux au peuple.

Les dirigeants de l’U.A.D. se sont tour à tour employés à dresser un bilan du règne du RPP : du parti unique officiel d’antan, responsable du déclenchement de la guerre civile, au monopartisme déguisé d’aujourd’hui, violeur de l’Accord de Paix et de la Constitution, le caractère désastreux de son « mandat » sur les plans économique et social a fait l’unanimité.

Les Djiboutiens ont pu se déplacer en masse précisément malgré le déploiement massif de forces de l’ordre qui ont empêché des centaines de manifestants de Balbala de rejoindre l’avenue Nasser.

Les dirigeants de l’UAD ont surtout, compte tenu de l’incurable surdité du pouvoir, tiré la conclusion qu’il fallait désormais s’atteler à chasser le R.P.P, et pour ce faire, à intensifier la Mobilisation générale au cours du dernier trimestre de cette année.

L’UAD promet de multiplier dès octobre 2010 ses réunions de concertation et de relancer les démarches diplomatiques en s’engageant à en tenir régulièrement informé le peuple.

En attendant, la fermeture hermétique du régime à toute évolution démocratique et sociale prônée par l’opposition démocrate et les syndicats, ainsi que ses multiples fuites en avant, ont conduit l’Etat-RPP à un dépôt de bilan sans appel.

L’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) a appelé le peuple à la plus grande vigilance et à ne pas céder aux provocations du RPP enclin à créer et à entretenir des tensions pour perdurer.

Mohamed Ali Abdou,
Porte-parole de l’ARD,
Djibouti, le 10 septembre 2010

06/09/10 (B568) Programme de lutte de l’opposition djiboutienne dévoilé à l’occasion de l’Aïd-El-Fitr (Communiqué de l’UAD avec une présentation de l’ARD)

______________________ 1 – Présentation de l’ARD


Chose promise, chose due !

L’opposition nationale Union pour l’alternance démocratique (UAD) appelle les Djiboutiennes et les Djiboutiens à se rassembler massivement à l’avenue Nasser le jour de l’Aïd-El-Fitr.

Après les premières démonstrations réussies en mai et juin 2010 à Wahlé Daba, Balbala et Avenue Nasser, les manifestations tant attendues commencent véritablement à Djibouti à partir du top départ donné par les dirigeants de l’UAD le jour de la rupture du jeûne.

A chaque Djiboutienne, à chaque Djiboutien, de prendre sa responsabilité définitive devant l’histoire de son pays.

La Rédaction de Réalité
en ligne, le 6 septembre 2010

________________________ 2 – Communiqué de l’UAD

Communiqué de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD) :

Communiqué
Djibouti le 6 septembre 2010,
Préparons le Sursaut National !

Le peuple djiboutien fêtera cette année, sur le plan socio-économique, l’Aïd-El-Fitr le plus morose de son histoire. Mais il s’apprête aussi à fêter comme il se doit, en cette année préélectorale, l’un des plus importants de son histoire sur le plan politique !

Malgré les incessants appels au dialogue de l’Opposition démocrate, les avertissements du corps électoral à chacune des consultations post guerre civile et les pressions multiformes de la communauté internationale, le R.P.P continue son cavalier seul qui conduit le pays à sa désintégration : à la violation de l’Accord de Paix Définitive du 12 mai 2001, la concession opaque de la gestion des ports et aéroport à des opérateurs privés étrangers, les holdups électoraux, l’impunité des crimes de guerre et détournements des fonds publics est venue s’ajouter, la violation de la constitution ouvrant la voie à une présidence à vie

…C’en est trop !!!

Tranquillement pourtant, l’U.M.P. qui n’a pas de programme politique autre que le soutien à un homme et la poursuite de cette descente aux enfers, se prépare à reconduire l’actuel président à un troisième mandat illégal. Il serait synonyme s’il a lieu de disparition de Djibouti en tant qu’Etat !

C’est afin d’éviter à notre cher pays la violence politique qui se profile en 2011 et la Somalisation qui le menace que l’U.A.D a décrété et renouvelle pour le trimestre à venir son appel à la Mobilisation Générale pour sauver la Paix et Djibouti !

Au-delà des clivages partisans, les enjeux de cette Mobilisation nécessitent l’investissement de chacun et de tous !

L’U.A.D. souhaite bonne fête au peuple djiboutien et appelle tous ses militants et sympathisants, ainsi que les démocrates soucieux de sauvegarder la Paix à venir nombreux assister à l’Aïd-El-Fitr de l’U.A.D. à l’avenue Gamal abd el Nasser à partir de 9 heures, pour écouter ses dirigeants exposer le programme de lutte.

Pour l’U.A.D.
Ahmed Youssouf Houmed
Président de l’ARD

03/07/10 (B559) Compte rendu de la table ronde de l’UAD à Bruxelles, samedi 26 juin 2010 (Article mis à jour le 4/07 à la demande de l’auteur : ARD)

En organisant cette
Table ronde à Bruxelles, l’UAD tenait à informer les Djiboutiennes et les Djiboutiens de la diaspora sur la mobilisation citoyenne grandissante aujourd’hui à Djibouti.

Responsables politiques et associatifs étaient les invités de cette conférence afin d’instruire l’assistance sur des thématiques spécifiques.

Les organisateurs de la Table ronde ont distribué en entrée de séance le mémorandum de l’UAD du 8 mai 2010, déjà adressé aux chancelleries occidentales à Djibouti, accompagné de l’interview accordé en juin 2010 à Réalité par le président de l’ARD Ahmed Youssouf.

Ali Iftin est le premier intervenant de la Table ronde. Il a présenté la liste des conférenciers et les conditions dans lesquelles a été organisé cet événement. Il a remercié l’assistance nombreuse venue honorer la Table ronde de sa présence, et
en particulier Madame Laurence Dawidowicz, de l’association SURVIE, d’avoir accepté d’être la modératrice des débats.

Mahdi Ibrahim God, Vice-président de l’ARD, lui a succédé pour introduire la conférence et pour présenter la situation politique de Djibouti.

Le Vice-président a rappelé le rejet total actuel de la politique d’Ismaël Omar Guelleh par les Djiboutiens grâce à une mobilisation remarquable. Le but recherché à la Table ronde a été rappelé, il s’agit de faire en sorte que la diaspora se saisisse du contexte de la mobilisation de l’opposition afin d’apporter sa contribution.

Le Vice-président a présenté également les thèmes des interventions programmées.

  • Jean-Loup Schaal, président de l’Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti (ARDHD) et animateur du site www.ardhd.org, interviendrait sur le thème de la situation des droits de l’homme à Djibouti,
  • Ali Coubba, président d’Uguta-Toosa, présenterait le programme d’Uguta-Toosa,
  • Ismaël Bouh, président de l’association Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS), présenterait cette nouvelle association de Bruxelles,
  • Moustapha Iftin, représentant le GED, présenterait les activités de cette organisation en Belgique,
  • Maki Houmedgaba, représentant de l’ARD en Europe, présenterait les activités de l’ARD à Djibouti et en Europe,
  • Mohamed Reyaleh, sympathisant de l’opposition, présenterait son engagement militant dans la lutte
  • Cassim Ahmed Dini, délégué plénipotentiaire de l’ARD, interviendrait sur le thème « quelle opposition pour quelle lutte ? ».

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Jean-Loup Schaal, président de l’ARDHD, a présenté le contexte de la réunion politique de la table ronde et remercié l’ARD de l’invitation reçue. Le président de l’ARDHD a passé en revue les actions auxquelles cette association a pris part depuis sa création en 1992 en soutien à la lutte pour le respect des droits de l’homme à Djibouti.

M. Schaal a lu une lettre ouverte adressée aux participants par Jean-Paul Abdi Noël, président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), présentant la situation des violations des droits de l’homme à Djibouti et demandant à Jean-Loup Schaal d’intervenir à la Table ronde au nom de la LDDH.
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Ismaël Bouh, président du Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS), a remercié l’ARD, l’UAD, l’ARDHD et SURVIE pour leur soutien. Il a présenté le CDS, une association créée récemment à Bruxelles après un an de réflexion, afin de s’engager dans une lutte solidaire avec les Djiboutiens. Le mot d’ordre de l’association est de lutter contre les fléaux qui minent la société djiboutienne, à savoir le communautarisme, le khat, le sida, l’illettrisme, la famine, parmi d’autres.
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Ali Coubba, président d’Uguta-Toosa, a présenté le programme de cette organisation, créée en France en 2005. Elle a mené une lutte pacifique et soutenu les organisations politiques de l’UAD. Ali Coubba a présenté une analyse de la situation politique et sociale de Djibouti, appelant à une transition démocratique à Djibouti pour mettre en place un Etat de droit digne de ce nom. Voilà un pays où les inégalités sociales sont telles que par exemple un PIB en augmentation de 4 % n’a pas d’impact sur un taux de chômage de 65 %, a conclu M. Ali Coubba.

Idriss Hulay et Omar Dababeh, deux étudiants en droit et militants d’Uguta-Toosa, ont diffusé une vidéo où ils présentent le sens de leur engagement politique dans cette organisation, ainsi que leur désir farouche de contribuer à réunir l’opposition.
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Moustapha Iftin a présenté la lutte menée en Belgique par le « GED » en lien avec les partenaires de l’opposition. L’organisation exprime le désir de s’associer davantage à l’action commune de l’opposition djiboutienne et d’intégrer une éventuelle plateforme unitaire.

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Maki Houmedgaba, représentant de l’ARD en Europe, a présenté les activités de l’ARD à Djibouti et en Europe. L’ARD, anciennement FRUD, a été baptisée en 2002, un an après la signature de l’accord de réforme et de concorde civile de mai 2001 et un an avant les élections législatives de janvier 2003.

La victoire de l’UAD à ces élections législatives ayant été ravie à l’opposition par les fraudes qui ont entaché le scrutin, l’ARD a depuis lors choisi, dans le cadre de l’UAD, de ne plus participer à des élections aussi longtemps que les conditions de la transparence électorale n’étaient pas réunies. La mobilisation en cours à Djibouti a amené l’ARD en Europe à relayer, dans le cadre de l’UAD, l’action et le témoignage de l’opposition djiboutienne auprès de la communauté internationale.
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Cassim Ahmed Dini, délégué plénipotentiaire de l’ARD, a présenté le contexte de la lutte politique autour de Djibouti selon la thématique « Quelle union pour quelle opposition ? ». M. Cassim a élaboré un tableau général des mouvements et des personnalités de l’opposition selon le type de lutte pacifique ou militaire revendiqué ainsi que selon les grands ensembles auxquels les uns et les autres se rattachent. Une analyse politique de ce panorama a permis de faire émerger une conscience de l’évolution en cours et des enjeux inhérents.

De fait, une vigilance a paru devoir s’imposer s’agissant des engagements qui animent des personnalités toujours membres de l’actuelle mouvance présidentielle mais qui montrent des velléités à s’afficher dans les rangs de l’opposition. Le délégué plénipotentiaire a également démontré l’esprit d’ouverture qui anime l’UAD en général et l’ARD en particulier à l’endroit de toute les sensibilités de l’opposition. Un appel a été lancé à cette occasion par M. Cassim pour recueillir un soutien de la diaspora à la mobilisation citoyenne en cours à Djibouti.

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Retrouvez les enregistrements sonores de toutes les interventions.
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Une longue séance de questions / réponses a succédé au débat. Le plus gros des questions ayant porté sur la nécessité de rassembler l’opposition dans toute sa globalité et dans toute sa diversité, un point clé qui est apparu au fil du débat comme une condition sine qua non pour vaincre le régime d’Ismaël Omar Guelleh.

Dans l’assistance, Madame Samia Youssouf, membre du bureau de l’Association LîDjibouti, est intervenue sur le thème des mutilations génitales à Djibouti et a exposé son expérience au sein de cette association.

A son tour, Madame Naîma Ahmed a abordé le thème de la participation des femmes à l’action politique de l’opposition. En effet, Mme Naîma Ahmed a dit regretter l’absence des femmes dans les instances de décision de l’opposition djiboutienne, alors que celles-ci pourraient apporter un éclairage essentiel sur le contexte quotidien de la société djiboutienne.

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Enfin, les organisateurs de la Table ronde se sont félicité du succès de la manifestation de l’opposition djiboutienne qui s’était tenue le même jour devant le siège de la Commission européenne de Bruxelles.

Des représentants de l’ARD ont pu participer à ce rassemblement avant de retourner à la Table ronde, car tel est bien le credo de l’opposition : c’est tous ensemble que nous vaincrons.

Maki Houmedgaba,
Représentant de l’ARD en Europe
Paris, le 1er juillet 2010