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25/08/2013 (Brève 163) Dernières informations : Djibouti aurait envoyé un avion militaire à Sanaa pour récupérer Mohamed Alhoumekani. Mais les autorités locales auraient refusé de l’extrader (pour le moment ?)

Nous apprenons que Djibouti aurait envoyé un avion militaire à Sanaa pour « récupérer » Mohamed Allhoumekani. Les militaires auraient apporté la copie d’un jugement condamnant (par contumace) Alhoumekani à une peine de prison ferme.

Selon les informations reçues les autorités judiciaires yéménites auraient refusé de répondre à la demande djiboutienne. Nous ne savons pas si l’avion envoyé par Guelleh est reparti « bredouille » ou s’il est encore à Sanaa.

Mais nous savons que les autorités belges ont été alertées et qu’elles ont accusé réception des messages qui leur ont été adressées par la famille de Mohamed Alhoumekani, par son avocat et par notre Association.

21/09/02 Pour quelles raisons le Ministère de la Justice ne fait-il pas appliquer les lois ?

Une photo des bureaux du Ministère de la Justice pourrait nous rassurer. Et pourtant, nos flâneries à travers le Code pénal djiboutien, ne nous lassent pas et nous nous posons de plus en plus de questions.

La République de Djibouti posséde un arsenal judiciaire de grande qualité qui prévoit des sanctions pour chaque délit. Que manque-t-il pour appliquer la Loi et pour mettre en examen tous les hommes qui, bénéficiant de l’autorité publique, ont failli à leur devoir d’honneur, de sincérité et de probité.

Comment se fait-il que la France, Patrie des Droits de l’Homme et grande respetueuse du Droit, continue à fermer les yeux sur les injustices flagrantes qui se déroulent sous ses yeux ?

19/09/02 Washington prévoit de renforcer les responsabilités du Commandement des opérations spéciales dans la lutte contre les groupes terroristes internationaux, afin d’accorder plus de place aux actions clandestines, ont indiqué des responsables.

Vers
un plus grand rôle des forces spéciales

Agence France-Presse
Washington

Cette évolution
vise à donner une nouvelle impulsion à la guerre contre le terrorisme,
a précisé l’un d’entre eux.

«Il y aura certains
cas où le Socom (Commandement des opérations spéciales)
assurera le commandement», a déclaré la porte-parole du
Pentagone Victoria Clarke. «Il y aura beaucoup d’autres cas où
il n’en aura pas la charge», a-t-elle ajouté.

Le sujet est délicat
car il vise le partage des responsabilités entre armées tradionnelles
et forces spéciales, ces dernières ayant été davantage
jusqu’à présent au service des premières pour des missions
ponctuelles et d’appui.

Le Pentagone s’est refusé
à de plus amples détails sur les opérations que pourraient
mener les forces spéciales. Selon des médias américains,
quelque 500 hommes issus de leurs rangs seraient à Djibouti où
ils se prépareraient à agir dans la région.

Des responsables américains,
sous couvert d’anonymat, ont confirmé cette présence, sans donner
de chiffres ni de raisons à leur déploiement.

Les forces spéciales
ont opéré au Pakistan pendant plusieurs mois et entraîné
d’autres troupes au Yémen et en Géorgie.

La présence de
ces missions d’entraînement pourraient être un prétexte
pour conduire des raids et d’autres actions contre des membres présumés
d’Al-Qaeda dans ces deux pays, selon le journal Washington Post.

19/09/02 Aden Robleh Awalleh, Président du PND, répond au lecteur qui l’a interpellé à la suite du discours qu’il a prononcé lors du dixième anniversaire du parti.

Je
tiens d’abord à dire qu’il se pourrait, que cette personne qui affirme
avoir été l’un de mes  » admirateurs « , n’ait pas,
dans les faits, beaucoup de sympathie pour le PND. Sous couvert du droit à
la critique elle se complait à asséner des assertions hors de
propos. Par ailleurs, elle ne maîtrise pas, selon toute vraisemblance,
les mécanismes politiques et juridictionnels.

1) politiquement la personne parle de  » menaces « 

Je n’ai pas le pouvoir et de ce fait je n’ai pas les moyens de menacer personne
et surtout ceux qui détiennent le pouvoir de gouvernement. En disant
que j’irai en prison au cas où le PND (j’avais bien dit le PND) aurait
été confronté à un déni de justice, j’annonce
simplement que je n’ai pas d’autre choix que d’être prêt aux pires
difficultés pour défendre mes droits et ceux de mon parti. Le
courage, l’abnégation, l’endurance ne sont-ils pas les armes de tout
homme (ou femme) politique digne de ce nom.. A propos de  » menaces « ,
un régime taxé d’autoritarisme craint-il d’emprisonner un opposant
politique ?

2) juridiquement, il faut savoir que je peux revendiquer la propriété
intellectuelle d’une œuvre dont je suis le créateur, qu’elle soit
une doctrine, une philosophie ou un sigle. Vu de cette optique je peux empêcher
toute personne de se l’attribuer surtout si la personne n’a pas la qualité
de membre de ce parti puisqu’il s’agit ici de cela. Juridiquement c’est une
usurpation de titre, condamnable comme telle, par une justice digne de ce
nom.

3) En Afrique, ou même dans les vieux pays démocratiques, une
association et surtout un parti politique se confond avec son créateur.
C’est un personnage auréolé de charisme, de courage et de vision
aux yeux de ceux qui le rejoignent.. Celui-ci est très respecté
par les membres de l’association ou du parti et on n’a presque pas d’exemple
où un tel leader est mis  » à la porte « . Il arrive
cependant que ce leader se retire de lui-même pour raison d’âge
ou de maladie, hypothèse que je n’ai pas encore envisagé pour
ce qui me concerne.

4) La personne en question compare ce qui n’est pas comparable : elle compare
la situation du PND à celle du FRUD. Elle devrait savoir qu’il y a
eu le FRUD-armé et le FRUD-politique, deux tendances admises par les
acteurs de ces deux mouvements.

Le PND n’a jamais connu cette situation. Il y a toujours eu un seul PND dirigé
par son président-fondateur et que les membres de ce parti n’ont jamais
accepté que l’on puisse usurper le sigle ou la doctrine de leur parti.

On ne peut même pas comparer la situation du PND à celle du
PRD. Le créateur de ce parti est malheureusement décédé
alors que celui du PND est en vie. Je ne vois pas pourquoi le personnage en
question me  » conseille  » de créer un autre parti comme l’a
fait, dit-il, AHMED DINI. On croirait que cette personne roule pour le personnage
falot dont j’ai parlé dans mon discours.

5) la personne intervenante parle de  » fonds de commerce  » pour
ce qui est de ma revendication.

Non, le PND n’est pas un fonds de commerce ; c’est une association politique
qui défend de hautes valeurs humaines telles que la démocratie
en général et, en particulier, la dignité et les droits
politiques et sociaux du peuple djiboutien.

ADEN ROBLEH AWALEH
Président du PND

19/09/02 Communiqué du PND à l’occasion de la disparition de M Chideh Hadj Abdi KHAÏREH et condoléances de la direction du parti.

PND
PARTI NATIONAL DEMOCRATIQUE
————
LIBERTE – RESPONSABILITE – SOLIDARITE
————
B.P : 10204
Tel : 34 21 94
————-
DJIBOUTI
————-
Communiqué
——–
La disparition d’un grand patriote
———

Mon émotion est
immense face au décès de CHIDEH HADJ ABDI KHAÏREH. Il était,
pour moi, non seulement un compagnon de lutte mais également une personne
avec laquelle je partageais une fraternité profonde et intense.

M. CHIDEH était
un grand combattant de la lutte de libération de notre pays.
Il était un des chefs des cellules de l’intérieur du Front de
Libération de la Côte des Somalis (F.L.C.S.) comme d’ailleurs
il a été membre de tous les partis nationalistes djiboutiens.
Il ne ménageait aucun effort pour que la cause de l’indépendance
triomphe. Pour cela il avait séjourné maintes fois dans les
prisons coloniales.

M. CHIDEH était
un homme serein, équilibré, courageux, doté d’un grand
humanisme. Tous ceux qui l’ont côtoyé le connaissent comme tel.

Député à
l’Assemblée Nationale durant plusieurs législatures il était
très apprécié par ses pairs comme il l’a été
également, auparavant, dans sa carrière d’enseignant, par ses
élèves et ses collègues.

Il a été
membre-fondateur du Parti National Démocratique dont il assumait par
la suite les charges de membre du Bureau Politique et de 3ème Vice-Président.
Son patriotisme et sa sagesse légendaire ont toujours guidé
son action.

Au nom du Parti National
Démocratique et en mon nom personnel je présente mes condoléances
les plus attristées à toute sa famille.

Que Dieu l’accueille dans
son Paradis Eternel. Amin.

Fait à Djibouti,
le 17 Septembre 2002


Pour le Conseil National du PND


ADEN ROBLEH AWALEH
Président du PND

19/09/02 L’alerte Virus est confirmée. De graves soupçons pourraient peser sur l’intégrité de la société qui gère les accès Internet à Djibouti et qui pourrait participer (volontairement ?) à la multiplication des virus W32/Klez-H.

A la suite de l’alerte « Virus » que nous avions lancée en
début de semaine, nous sommes contactés par de nombreux djiboutiens
qui nous informent du fait qu’ils reçoivent aussi des virus émanant
principalement de trois adresses à djibouti :

sheratondj@intnet.dj
smsr@intnet.dj
bock@intnet.dj

et d’autres, en particulier
comme :
amo.options@skynet.be
trudo@videotron.ca

1 – N’ouvrez aucun
message provenant de ces sources, ils contiennent tous le virus W32/Klez-H.

2 – Cette recrudescence
de virus ne peut pas être le fruit du hasard … notre site dérange
vraiment le pouvoir du dictateur en ce moment. Aurions-nous mis le doigt
sur des sujets très sensibles ? En tout cas, nous sommes flattés
par ces petites attentions de la dictature à notre égard …

3 – Nous nous interrogeons
pour savoir si la société de gestion des flux internet à
Djibouti (propriété de la famille IOG ? ) n’ajoute pas des virus
aux messages qui nous sont adressés par les djiboutiens résidant
sur place, de façon à ce que nous ne puissions plus les lire.
A ce stade, nous n’avons pas de certitude, mais simplement des doutes suffisemment sérieus pour que le laboratoire travaille sur ce point.
Nous nous réservons d’alerter, s’il y avait confirmation, les autorités
de gestion d’Internet afin de déposer plainte contre l’opérateur
à Djibouti.

En attendant, nous prions
ceux qui ne recevraient pas de réponse de notre part, de comprendre
la situation, de nous en excuser et en cas d’urgence, de nous adresser des
fax.

19/09/02 Mme Saïda Barreh-Falcou, représentant le PND en France et en Europe, adresse ses condoléances à la famille de M Chideh Hadji Abdi .



PARTI NATIONAL DEMOCRATIQUE —- EUROPE —

Paris, le 19 septembre 2002.

Le représentante du Parti National Démocratique en Europe, Saïda Barreh-Falcou exprime ses condoléances les plus sincères à la famille de M. Chideh Hadji Abdi, 3ème vice-président du PND, dont nous venons d’apprendre le décès.Que Dieu lui pardonne ses pêchés et qu’il monte au paradis.

Saïda
Falcou
Représentante PND en Europe et en France
159, rue Blomet
75015 Paris
Courriel: flc1@club-internet.fr
Tel:+33 ( 0) 1 56 08 12 48

site du
PND : http://www.pnd-djibouti.org

19/09/02 Promenades judiciaires dans le Code pénal djiboutien. 1ère semaine « Les crimes contre l’Humanité ».

Pourquoi une nouvelle rubrique ?

Nous avons flâné
au gré de notre intuition à l’intérieur du Code Pénal
djiboutien et la visite est fort instructive. Nous aimerions vous faire partager,
pendant quelques semaines, les passages les plus intéressants ….

On découvre
que Djibouti est doté d’un Code Pénal fort bien rédigé
et complet. L’exemplaire, difficile à trouver nous a-t-on dit, est
rare. Il est épuisé. Celui dont nous disposons à été
achevé d’imprimer le 10/04/95 sur les presses de l’imprimerie nationale
de Djibouti, à 500 exemplaires, sous le n° de dépôt
légal N° 19.

Ce guide reprend en
majeure partie les principes du droit pénal français et nous
apprenons qu’il a été élaboré par le Ministère
de la Justice (djiboutien), dont le Ministre était Moumin Bahdon à
l’époque, en collaboration avec la Mission française de coopération
et d’action culturelle.

Ce qui a retenu notre
attention et qui justifie cette rubrique, c’est le fait que le Code Pénal
djiboutien prévoit tout un arsenal législatif et répressif et qu’il pourrait être utilisé
à l’encontre d’un certain nombre de déliquants spécialement identifiés dans certains articles :
: qu’ils soient Ministres ou fonctionnaires en particulier lorsqu’ils sont
détenteurs de l’autorité publique, etc.

Les délits sont
variès et nombreux. Ils concernent, entre autres :

  • les détournements
    de fonds,
  • les crimes contre l’humanité,
  • la violation des correspondances,
  • l’extorsion et le chantage,
  • le délaissement
    d’une personne hors de se protéger,
  • l’entrave aux mesures
    d’assistance et l’omission de porter secours,
  • le trafic de stupéfiants,
  • le viol et les agressions
    sexuelles,
  • les assasinats
  • les atteintes à
    la liberté individuelle en particulier lorsqu’elles sont commises
    par un détenteur de l’autorité publique,
  • la détention
    arbitraire,
  • la corruption et le
    trafic d’influence,
  • le vandalisme et les
    destructions de biens mobiliers et immobiliers,
  • etc.

NB : en parcourant
cette liste qui n’est pas exhaustive, c’est avec beaucoup de perplexité
que nous nous sommes demandés quels étaient les crimes qui n’avaient
pas été commis par l’équipe au pouvoir. Cherchez bien
et dites-nous, ceux qui vous semblent devoir être écartés.

A notre avis, dans un
Etat de Droit véritable, ces textes seraient suffisants, comme vous
pourrez en juger, pour réclamer et obtenir l’inculpation d’un certain
nombre de personnalités qui se sont rendues manifestement coupables
de délits et ou de crimes.

Que manque-t-il alors
pour obtenir que la Justice soit appliquée selon les textes qui ont
été proposés et qui ont été promulgués
par le Gouvernement de Gouled, aussi peu légitime qu’il ait pu être
?

A l’évidence, elle
manque déjà de plaintes, dans un premier temps ! Celles-ci pourraient
émaner soit de particuliers, soit de personnes morales, soit même
de fonctionnaires. Mais …. il est bien évident que le premier qui
se risquerait à déposer une plainte contre un Ministre ou un
haut-fonctionnaire, pourrait être rapidement invité à
séjourner (en famille ?) à Gabode, sans passer par la case départ
et sans toucher les 20.000 F qui sont prévus dans le jeu de Monopoly.

Donc, premier constat
: il faudrait des plaintes et il n’y en a pas, parce que les gens ont peur
et que les représailles sont absolument certaines et garanties..

Cependant, même
en l’absence de plainte, le Procureur de la République peut instruire
une affaire, s’il dispose d’un nombre suffisant d’éléments concordants,
au sujet de crimes ou de délits éventuels. Curieusement, il
n’en a jamais rien fait à notre connaissance, sauf peut-être
pour assouvir une vengeance de Guelleh à l’encontre d’un tel qui lui
aurait mal répondu un jour, par exemple.

Nous ne poursuivrons pas
plus longtemps sur le sujet, car les causes sont connues de tous les Djiboutiens
et nous vous invitons dès cette première semaine à partager
les articles 481 à 484 – Chapitre VII « Crimes contre l’humanité »

___________________________________

Article 481
Le génocide est constitué par l’un des actes énumérés
ci-après, commis dans l’intention de détruire, en tout ou en
partie, comme tel, un groupe national, ethnique, racial ou religieux :

  • meurtres de membres
    du groupe,
  • atteinte grave à
    l’intégrité mentale ou physique de membres du groupe,
  • soumission intentionnelle
    du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa
    destruction physique totale ou partielle,
  • mesures visant à
    entraver les naissances au sein du groupe,
  • transfert forcé
    d’enfant du groupe à un autre groupe,

Le génocide
emporte la peine de la réclusion criminelle à perpétuité.

Article 482
La déportation, la réduction en esclavage ou la pratique massive
et systèmatique d’éxécutions sommaires, d’enlèvements
de personnes suivis de leur disparition, de la torture ou d’actes de barbarie,
inspirées par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux
et organisés à l’encontre d’un groupe de population civile emportent
la peine de la réclusion criminelle à perpétuité.

Article 483
La participation à un groupement formé ou à une entente
établie en vue de la préparation, caractérisée
par un ou plusieurs faits matériels, d’un des crimes définis
par les articles 481 et 482 emporte la peine de la réclusion criminelle
à perpétuité.

Article 484
Les crimes prévus par le présent chapitre et les peines prononcées
en répression de ces crimes sont imprescriptibles.

_______________________

Ohe ! Ohe ! Vous le lecteur
qui passait par nos colonnes, vous n’auriez pas l’impression qu’un certain nombre de ces articles
pourraient s’appliquer au dictateur, à ses équipes et aux Ministres.
Par exemple, les Gadabourcis et/ou les Afar (entre autres) doivent se sentir
un peu concernés. Les crimes étant imprescriptibles, le moment
n’est-il pas venu de les dénoncer …. à la Justice et de le faire savoir haut et fort, pour minimiser une tentative d’étouffement de la part du pouvoir ?

Il est urgent de faire
appliquer le Droit djiboutien … Puisque Guelleh nous affirme que son pays
est un Etat de Droit, il ne lui reste plus qu’à le prouver, c’est à
dire à se soumettre au Code pénal de son pays, tel que son ‘Oncle’
l’avait fait promulguer à l’époque.

A suivre dans nos
prochains numéros ….