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26/08/2013 (Brève 167) ALERTE ROUGE – Contrairement à ce qui avait été publié par différents organes de presse, Mohamed Alhoumekani aurait été arrêté par une équipe spécialisée, dès son arrivée à l’aéroport de Sanaa.

Selon une source bien informée, qui souhaite conserver l’anonymat, Mohamed Alhoumekani aurait été arrêté par une équipe spécialement arrivée à l’aéroport, pour l’intercepter dès son arrivée et non dans son hôtel, comme cela avait été annoncé par plusieurs media.

Cela est-il une preuve supplémentaire, du fait qu’il s’agirait d’une arrestation organisée en concertation (coopération ??) avec les autorités djiboutiennes. Ces forces spéciales agissent sur ordre de Guelleh et de l’ancien sous-off de la coloniale, devenu Chef d’Etat-Major de l’AND. (Promotion vertigineuse pour services rendus ???). Maintenant promu à la retraite par décret présidentiel le général Fathi Ahmed Beliki connaît bien le Yémen, où il possèderait une somptueuse résidence (Une de plus …)

On comprend très bien que Guelleh cherche à « récupérer » Alhoumekani, soit pour se venger des mauvais moments qu’il lui a fait passer, soit pour obtenir par la force un démenti de tous ses témoignages dans l’instruction pour assassinat du Juge Bernard Borrel. En effet, selon ce témoignage, les plus hautes autorités djiboutiennes pourraient être impliquées dans cet assassinat. Il est certain qu’un démenti signé par Alhoumekani (même s’il était obtenu par la contrainte) affaiblirait l’instruction (au grand soulagement aussi des autorités françaises ? la question mérite d’être posée)

Cela explique-t-il que les obligés et les larbins du régime se déchaînent sur les réseaux sociaux et sur les sites dédiés à la désinformation, pour expliquer qu’Alhoumekani aurait accepté de se rendre aux autorités djiboutiennes. Parfois ils ajoutent même qu’en échange il bénéficierait d’un retour au pays pour toute sa famille et (excusez du peu !) une promotion au grade de Colonel.

Nous voyons mal comment Mohamed Alhoumekani, qui a toujours été fidèle à ses engagements et à ses déclarations, pourrait se jeter volontairement dans la gueule du loup féroce. Comme tous les Djiboutiens, il sait que les promesses de Guelleh n’engagent que ceux qui les croient. S’il acceptait un pacte avec le diable, il sait qu’il mettrait sa vie et celle de sa famille en très grand danger. A peine arrivé à Djibouti, quelles que soient les garanties données, il aurait fatalement le droit aux spécialités du régime : emprisonnement, torture et probablement à terme, exécution sommaire.

Et que fait la France pour protéger un témoin-clef dans l’instruction pour l’assassinat en service d’un magistrat français ?
Officiellement et à notre connaissance, RIEN ! Il ne reste plus qu’à espérer, qu’elle fasse pression discrètement sur les autorités yéménites, en collaboration avec les autorités diplomatiques belges, pour éviter l’extradition fatale, dont elle porterait une part de responsabilité.

16/10/02 Des femmes seraient autorisées par Guelleh à faire de la politique à Djibouti ? Décidément où va le régime dictatorial ?

Nous découvrons
dans l’ADI que Guelleh, via Mme la Ministre, se préoccupe de la participation
des femmes en politique.

La Ministre Mme Hawa Ahmed
Youssouf, dans les propos qui lui sont prêtés par l’ADI, aurait
souligné le fait que cette loi « a le mérite d’associer
la gente feminine aux sphères de décisions ainsi que
la gestion des affaires publiques. »

Nous avons cherché
ce que pouvait bien vouloir dire le mot gente. Il y a bien un adjectif,
mais le nom commun n’existe dans aucun des dictionnaires consultés
… Est-ce que la Ministre a voulu parler d’une espèce animale assez
rare et complexe ? Nul le sait encore à ce jour ! En tout cas la culture
n’est pas le point fort de Mme la Ministre …

En revanche, il est à
noter que l’opposition djiboutienne à la dictature a déjà
donné aux femmes la place qu’elles méritent en politique et
elle n’a pas eu besoin de recourir à la Loi. A titre d’exemple, regardez
les photos de la Manifestation de Paris. Quel est le pourcentage de femmes
qui s’expriment au micro : 66 % ! (Saïda Falcou, Aïcha Daballeh
et DAF)

On comprend que ce constat
ait pu faire réfléchir Guelleh et qu’il ait envie maintenant
d’imposer ce que l’opposition a déjà accompli de façon
naturelle : admettre les femmes, au même titre que les hommes dans la
politique et surtout sans qu’il soit besoin de fixer des quotas de 10 % et
même plus …. seulement durant une période transitoire. (Ce
dernier point évoqué par la Ministre fait plutôt sourire
…)


16/10/02 Dini découvre « enfin’ que la CENI n’est nullement indépendante et il vient se plaindre. Il y a longtemps que l’ARDHD avait lancé le jeu sur la CENI et que tous les lecteurs avaient bien compris que c’était une carabistouille de Guelleh. C’est bien que Dini le découvre maintenant. Mieux vaut tard que jamais ! (Extrait de l’AFP)

DJIBOUTI, 16 oct (AFP) – La commission électorale djiboutienne, mise
en place fin septembre par décret présidentiel, n’est « nullement
indépendante », a affirmé mercredi l’ancien Premier ministre
et chef d’un parti d’opposition, Ahmed Dini.

« Ce décret ne nous donne pas satisfaction ni dans la composition,
ni dans les attributions de la dite commission », a-t-il indiqué
lors d’une conférence de presse.

« Ce n’est qu’un faire-valoir, cette commission n’est nullement indépendante »,
a ajouté le président de l’Alliance Républicaine pour
le Développement (ARD), un nouveau parti politique qui a succédé
à l’ancienne rébellion afar du FRUD-armé, qu’il dirigeait
auparavant.

Des élections législatives, les premières de l’histoire
du pays sous le régime du multipartisme intégral, sont prévues
fin décembre ou début janvier.

Selon l’ex-chef rebelle, le fait que neuf membres de cette commission soient
désignés par l’Assemblée nationale (3), par le gouvernement
(3) et par l’Association des magistrats (3) soulignent un grand « déséquilibre »,
alors que chaque parti politique n’aura qu’un seul représentant.

Cette commission « est hors circuit », a-t-il de plus estimé
puisque que, selon lui, elle n’est pas responsable du dépouillement
des votes, ni de l’établissement des procès-verbaux.

« Elle ne contrôlera rien, donc n’établira rien », a-t-il
ajouté, avant de lancer: « On a l’intention de frauder ». Il
a également menacé de recourir à la justice pour obtenir
l’annulation du décret.

L’ARD et L’Union pour la Démocratie et la Justice (UDJ), formation
en voie de légalisation et dirigée par Ismaël Guedi Hared,
ex-directeur de cabinet de l’ancien président Hassan Gouled Aptidon,
sont pour l’heure les deux seuls partis d’opposition à Djibouti.

Lors du dernier scrutin en décembre 1997, la coalition au pouvoir
avait raflé les 65 sièges du Parlement.

Le multipartisme est entré en vigueur le 4 septembre 2002, à
la fin d’une période transitoire de dix ans qui limitait à quatre
le nombre de partis politiques dans ce pays de la Corne de l’Afrique, qui
accueille la plus importante base militaire française à l’étranger.

Djibouti a vécu sous un régime de parti unique depuis l’indépendance
de la France en 1977 jusqu’en 1992.

16/10/02 Depuis longtemps l’ARDHD évoque, avec précaution et on la comprend, des trafics de drogue, sous le couvert de la Présidence. Eh bien, moi je vais vous donner des précisions. Elles mettent en cause des hommes dans les postes diplomatiques djiboutiens en Europe….

Nous publions cette
information sous la responsabilité de ce lecteur.

Ma première
information concerne MOURAD HOUSSEIN MOUTI
, actuellement le 1er Conseiller
de l’Ambassade de Djibouti à Paris. Cette charmante personne a un lourd
passé. Autrefois, en poste à l’Ambassade de Djibouti à
Bruxelles entre 1998 et 2000, il a été déclarée
‘personna non gratta’ par les autorités belges.

La raison ?

Elle est toute simple.
Il faisait du commerce de stupéfiants avec l’aide de son associée,
qui n’était autre que la femme de l’Ambassadeur en poste à la
même époque : Amélie Mouine, épouse de feu l’Ambassadeur
Omar Mouine

Les autorités judiciaires
belges avec l’accord des Affaires étrangères les ont surpris
en possession d’une valise diplomatique en provenance de Djibouti qui ne contenait
rien de moins que de l’Extasie, de l’Héroïne, du LSD et divers
comprimés considérés comme des drogues redoutables !!

Comment la France peut-elle
ignorer cela ?

Au point d’accepter qu’il
soit en poste maintenant à Paris. Bruxelles-Paris ce n’est pas très
éloigné et les pays parlent la même langue : ils doivent
bien s’échanger des informations ?

Qui sait si MOURAD ne
continue pas son petit commerce lucratif à partir de l’Ambassade de
Paris ?

Mais il est protégé
notre homme. Sa soeur, la belle MAGUIDA fait tout pour lui et elle réussit
à le sauver à chaque fois. Il faut dire qu’avant d’être
la maîtresse d’Abdourahman Borreh (il est de tous les trafics celui-là),
elle fut la maîtresse d’IOG. Les deux copains se refilent les maîtresses

Donc la brave frangine
était intervenue auprès de ses puissants amants en faveur de
son frère, qui d’une expulsion de Belgique, s’est retrouvé nommé
illico à Paris. Mais la bougresse ne s’est pas arrêtée
en chemin, voyant la force du pouvoir qu’elle exerce sur les hommes … elle
a fait nommer ses deux cousines, l’une comme conseillère à la
Présidence et l’autre comme Directrice de l’Imprimerie nationale, après
le décès d’Aden Warsama (dit Aden Zabidi, un cousin d’IOG)…

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Mais Moussa n’est pas
le seul à se livrer à ce petit jeu. Ma seconde information
concerne JEAN TRINTIGNANT
, le consul honoraire de Djibouti à Genève.
C’est sa couverture qui lui permet d’utiliser un passeport diplomatique djiboutien
et de conduire la voiture de Gouled (avec les plaque diplomatiques C.D et
tout le reste). Par exemple, à Divonne-les-Bains, lorsque Gouled y
avait encore son château, c’est lui qui réceptionnait la marchandise
à l’arrivée de l’avion du Président.

Il ne lui restait plus
qu’à faire des petits paquets pour la ventiler dans toute l’Europe
et en toute impunité puisqu’il bénéficie de l’immunité
diplomatique … jusqu’au jour où les polices judiciaires voudront
bien ouvrir les yeux, car il y a des limites. Les Belges avaient eu le courage
de s’en préoccuper, pourquoi pas les Français ou les Suisses
?

16/10/02 Nous avons reçu une contribution collective qui rassemble des écrits rédigés par plusieurs intellectuels djiboutiens éxilés au Canada. (Lecteurs)

DES
ÉLECTIONS QUI NE SERVENT A RIEN ?

Par NADIRA Hassan
Chargée de cours à l’Université De Moncton –
Canada

Éditorial

Les Djiboutiens se préparent
à la campagne électorale des législatives. Mais la question
suivante reste sans réponse.

A quoi bon élire
des députés? Si le dictateur, voleur et assassin,
garde tout les pouvoirs entre ses mains. Que se passera t-il? Allons nous

entrer dans une nouvelle ère démocratique ou le peuple souverain
choisira
librement les politiques capables de la sortir de la profonde crise,
économique, sociale, mais également morale, dans laquelle il
se trouve? Il
ne faut pas rêver.
Le départ de Gouled, si il a amené au pouvoir un nouveau dictateur
plus
porté sur la violence contre ses adversaires politiques, n’a pas bouleversé

pour autant le régime. Nous sommes toujours dans un modèle de
dictature
absolue.

Guelleh est de cette graine
d’aventurier arrivé en politique par le
plus grand des hasards? Dès le lendemain de sa prise au pouvoir, agressions

physiques, arrestations arbitraires, perquisitions violentes, carnages,
assassinats sont devenus les préceptes de gestion de son pouvoir qu’il
ne
veut jamais voir égratigné, a fortiori convoité par quiconque.
Alors, dans
une logique d’en découdre avec les potentiels prétendants au
pouvoir d’État,
il combine la manie machiavélique à la pratique « Gestapo
».

Car à Djibouti
le vrai pouvoir réside toujours au palais, et non au
parlement. La constitution donne à notre dictateur des pouvoirs tellement

astronomiques qu’on à l’impression que ce n’est plus un souverain,
un être
humain comme nous tous, un chef de l’État, mais Dieu sur terre. (Que
Dieu me
pardonne de ce blasphème). Et si par malheur, nous nous mettions en
tête de
contester cette réalité, nous risquons notre vie. Djibouti est
ainsi faite?.

Quant un pouvoir n’est
conféré ni par la légitimité populaire ni arraché
à la force du poignet, fût ce par un coup d’État, il y
a de fortes chances que ceux qui l’exercent par le hasard de la contingence
ou par l’usurpation historique n’aient pour tout style de direction que leur
propre humeur et ses variations pathologiques.

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ÉTATS
DES LIEUX
Par OSMAN Aden

Insuffler une nouvelle vivacité, le Djibouti peu nourrir toute sa population.
C’est la promesse que Guelleh a tenue au peuple de Djibouti, au moment ou
il s’apprêtait à être investit de la plus haute fonction.

Aujourd’hui après
plusieurs années de pouvoir, le constat est catastrophique, le désastre
visible à l’oeil nu, chômage, maladies (tuberculose Sida, paludisme),
détournement de deniers publics, corruptions, blanchiment d’argent
du crime).

Fiasco en politique extérieur.
Nos relations avec nos voisins sont plus
que problématiques.
Les mondanités, l’argent et le luxe, voilà ce qui intéressent
Guelleh
et son entourage. D’ailleurs les propos d’un ministre proche de Guelleh,
résume l’État d’esprit de nos dirigeants. Je cite « nous
les ministres ne
pouvons concilier à s’occuper des Djiboutiens et de nous mêmes,
car lorsque
les prérogatives ministérielles nous sont retirées et
que nous nous
retrouverons seul avec notre famille, c’est à ce moment que nous mesurerons

l’ampleur des erreurs de jugement que l’on peut commettre sur la nature
humaine. Les hommes sont ce qu’ils sont et qu’ils ne changeront jamais, car

les hommes suivent la loi de l’intérêt et nous sommes des hommes.
»
Les promesses non tenues, décentralisation (une vraie),respect de la

liberté de la presse, révision de la liste électorale,
organisation
d’élection municipale etc etc etc..
Guelleh est au pied du mur et les peu des membres du RPP sont des
poules sans tête.
En tout cas que de talent et d’habilité gaspillés par Guelleh

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SPIRITUALITÉ
DU FOU

Un fou rencontre MOUMIN
Bahdon et lui demande, Que fais tu là ?
Moumin répond
! Je veux monter au ciel
Le fou : Mais vous êtes en train de creuser un puits ?
Moumin : Oui, pour poser une échelle.
Le fou : Mais vous creusez si profondément ?
Moumin : C’est pour monter très haut au ciel.
Le fou : Creuser profondément pour aller très haut au ciel !
Où à t-on vu cela ? Si ce n’est chez nous (Djibouti) ?
Le fou : Éclairez-moi MOUMIN, vous creusez pour monter au ciel ?
MOUMIN Oui.
Le fou : J’ai compris, vous voulez entrer dans le gouvernement de Guelleh

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L’
EXCLUSION À DJIBOUTI

Par KADIDJA MAHAMOUD

Psychologue à l’hôpital Sainte Justine
Canada

Exclusion : le mot est
trop expéditif pour la réalité qu’il prétend embrasser.
Son usage abusif invite plus à la compassion qu’à l’intelligence.
Car il y a toutes sortes d’exclusion à Djibouti.

Le chômage, c’est
entendu, le principal pourvoyeur, beaucoup ont coulé, la prostration,
la misère psychologique, parfois l’alcoolisme et même la drogue
qui fait des ravages, les rivent à leur galère.

Ainsi la famille cellule
de l’individu social : celle où l’on naît, celle que l’on fonde
qui lient la gratification à la règle, n’arrive plus à
tenir son rôle. Si aujourd’hui la perte d’emploi « désocialise
» à ce point, c’est évidemment que les autres constituants
majeurs du tissu social se sont chez lui effilochés. C’est que la transmission
des valeurs patrimonial s’est brouillée ou affadie. C’est que la crise
du mariage a défoncé la famille, que les enfants des divorcés
représentent 27 pour cent de la jeunesse Djiboutienne. L’exclu est
à maints égards une victime de l’individualisme souverain.

Tels ne s’habillent pas
comme eux. Tels ne pensent pas comme eux. Tel est contre le gouvernement,
donc il faut le marginaliser.

Il y a un grand dommage
à enfermer derrière cette dénomination,
d’exclusion des hommes et des femmes de destins fort divers. De placer dans

une amalgame sommaire des catégories qui gagnent, pour être guéries,
à
n’être point confondues.

Distinguons d’abord la
cohorte, mais elle existe. De ceux qui choisissent leur marginalité
dans l’exil qui les fit aller à Paris, Bruxelles, Londres Ottowa etc.etc.etc.
Voyons ensuite, plus nombreux, les malheureux que ce siècle n’a pas
inventés, et que des assistances jadis familiale ou villageoise ont
exportés aujourd’hui vers la charité des grandes villes.

Et enfin les plus nombreux
de tous, ceux qu’un chômage soudain et l’absence d’immunités
personnelles font tomber dans une déchéance humiliante qu’ils
s’efforcent de cacher. Ceux-là, c’est la plaie nationale du chômage
qui les ruine. Il n’y a pas à s’étonner qu’une société
comme la nôtre dirigée par un certain Guelleh laisse tant de
misérables à la dérive.

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LA
CAMARILLA CLANIQUE ET FAMILIALE QUI NOUS GOUVERNE

Par Houssein Samod

Étudiant en Science politique
Canada

A Djibouti, ISMAIL OMAR
GUELLEH, implique dangereusement la gestion du pouvoir de l’État à
sa femme « Imelda Guelleh ».

On n’est pas en Sicile
mais on s’y croirait parfois tant l’implication
de la famille dans la gestion du pouvoir Djiboutien confine aux pratiques

mafieuses.

Guelleh qui est un grand
amateur de belles femmes, des beaux habits, de
belles tables et des beaux vins, bien que l’excès du vin n’est plus
aussi
vivace, Guelleh a aussi un sens très élevé de la famille.

Largement entouré
de sa famille de sang, d’alliance, clanique, même
l’ancien de Imelda est sollicité a partagé le bateau. Son beau
frère et
frère de Imelda veille jalousement sur la mamelle du pays. (DJAMA HEID)

D’ailleurs voici la
liste des gens qui nous gouvernent.

1- ISMAIL OMAR GUELLEH

2- KADRA HEID (Alias Imelda Guelleh)
3- DJAMA HEID (Beau frère de Guelleh)
4- ISMAIL TANI (Cousin de Guelleh)
5- ABDALLAH KAMIL (ex mari de Kadra Heid)
6- HASSAN SAID (cousin de Guelleh)
7- YACIN ELMI (cousin de Guelleh)

Guelleh est un homme méthodique
en ce qui concerne le placement de sa famille directe, d’alliance ou de circonstance.
Si Guelleh a de la peine à composer avec les autres partis Djiboutiens,
Guelleh et Imelda offrent par contre, l’exemple réussi d’une famille
recomposée.

_____________________________________

LA
FIN DU RÈGNE UNILATÉRAL DE GUELLEH SUR LA VIE POLITIQUE DJIBOUTIENNE

Si des élections
avaient lieu entre le 29 septembre et le 10 octobre 2002.
L’opposition unie serait majoritaire dans l’assemblée nationale
Djiboutienne. Les résultats reposent sur 1000 entrevues faites du 29

septembre au 10 octobre 2002, par les représentants du Droit dans les
villes
citées ci-dessous. D’un point de vue statistique, un échantillon
de cette
taille n=1000 est précis à 2,5 points prés, 19 fois sur
20.

ÉLECTION LÉGISLATIVE
CIRCONSCRIPTION RPP OPPOSITION UNIE

DJIBOUTI VILLE 42 % 54
%
BALBALA 17 % 73 %
OBOCK 28 % 59 %
TADJOURAH 54 % 39 %
DIKHIL 46 % 47 %
ALI SABIEH 29 % 69 %

ÉLECTION MUNICIPALE

QUI SERAIT LE MEILLEUR
MAIRE POUR DJIBOUTI.

Les noms les plus cités :

1 DJAMA OMAR Ancien Ambassadeur
31 %
2 AHMED SAMIREH 19 %
3 OSMAN GOURESSE 16 %
4 AHMED BOULALEH 9 %
5 ABDALLAH KAMIL 7 %
6 DAHER POLICE (maire actuel) 5 %
7 MOHAMED MOUSSA TOURTOUR 3 %
8 HASSAN FARAH 2 %

_______________________________________

MOT
D’UN SAGE À IMELDA GUELLEH alias KADRA HAID

Les biens sont comme un
chapeau sur la tête. Seuls les chauves en ont besoin. Mais ceux qui
ont des beaux cheveux peuvent fort bien s’en passer.

Ô toi qui par négligence
est tombée dans l’océan de la cupidité!
Ignores tu pourquoi tu restes en arrière, les deux mondes vêtus
de deuil,
pleurent et tu demeures dans la désobéissance. L’amour du monde
a enlevé de
ton cour le goût de la foi, et tes vains désirs ont absorbé
ton âme.

Ô toi que ton injustice
rende ignorante admire un instant l’intégrité de
ceux qui ont les yeux fixés sur la voie de Dieu. Tant que tu seras
dans la
stupéfaction et la séduction de l’orgueil, tu resteras éloignés
de la
vérité.

Ô toi qui changes
à chaque instant! Toi qui as un pharaon dans la racine de
chacun de tes cheveux, tant qu’il restera un atome, il sera empreint de
fausseté.

Chasse la stupéfaction,
brûle l’orgueil et les suggestions de la nature
corrompue.

Qu’est le monde ma fille,
sinon un nid de passions avides, qui n’a pu
suffire à Pharaon et à Nemrod.

Aux yeux de Dieu ‘ Le
pire des hommes (masculin et féminin) est celui que
l’on honore parce qu’on le craint.

À suivre
________________________________________________

MENSUEL DES DJIBOUTIENS
ET DJIBOUTIENNES DE L’EXTÉRIEUR

LE
DROIT

OCTOBRE 2002

Directeur de publication
: Hassan Aden
Autorisation de publier : 1345678-2002-10-15
Adresse Postale : Le Droit
C.P. 1234
Succ Vanier H3A 3M8
OTTOWA-CANADA

Par HOUMED MOHAMED

Étudiant au H.E.C.
Canada.

Dans la période
de confusion idéologique et politique que Djibouti
traverse, les mots ne sont pas épargnés. La tendance est à
l’abstraction de
réalités pourtant bien concrètes. Le discours des hommes
politiques, relayé
par les journalistes de la nation, n’a jamais été aussi fumeux.
Que de fois
de puis de trop nombreuses années avons nous lu ou entendu l’expression
«
C est la crise. » Étymologiquement, crise vient du mot grec Krisis,
égale
décision, jugement, et phase décisive d’une maladie. Et le mot
a conservé en
Français, via le latin, son sens médical aigu.
On connaît les crises de goutte, les crises d’asthme fatales à
Proust,
les crises d’épilepsie de Flaubert. Mois graves, on peut-être
pris d’une
crise de colère, ou d’une crise de fou rire. Mais ces manifestations
sont
momentanées comme la fameuse crise économique de 1929.

Or la langue actuelle
du président I.O.G, de ses ministres ont tendance
à fausser le sens de ce mot. « Nous sommes en crise «.
A tel point parfois,
que le gouvernement juge utile d’écrire le mot avec une majuscule,
comme
s’il s’agissait de quelque allégorie, de quelque néfaste divinité.
La crise.
Quelle crise? Lorsqu’on se permet de dépenser des milliards pour des

festivités, de voyager avec enfants et bonnes en Europe et ailleurs,
au
frais de la population Djiboutienne. Lorsqu’on passe un décret qui
permet de
recevoir 10 millions de FD par mois à titre de loyer pour un palais

construit avec l’argent du peuple, de la corruption, de la drogue et de la

fausse monnaie.

De toute façon
aucune crise ne sautait durer longtemps, car l’étymologie l’en empêche.

16/10/02 Ouverture des pourparlers de paix pour la Somalie au Kenya (Dépêche AP)

ELDORET, Kenya (AP)
– Plusieurs centaines de délégués venus de Somalie se
sont réunis mardi dans le centre du Kenya pour des pourparlers de paix
destinés à mettre un terme à plus d’une décennie
de violences et de chaos dans leur pays.

Ces discussions doivent
leur permettre d’aborder de vastes sujets, comme l’établissement d’un
gouvernement représentatif et la reconstruction d’une économie
en friches. Il s’agit de la 14e rencontre de cette nature depuis le renversement
de Mohamed Siad Barre, en 1991.

Après avoir menacé
de ne pas assister aux pourparlers d’Eldoret, à 250km au nord-ouest
de la capitale Nairobi, en raison d’un désaccord au sujet de leur nombre
de délégués, de nombreux chefs de guerre influents prendront
finalement part aux discussions, a annoncé Tony Andanje, un responsable
du ministère kenyan des affaires étrangères.

"Qui veut être
laissé en dehors (de ces négociations)? Ces pourparlers vont
être cruciaux", a-t-il ajouté.

La délégation
du gouvernement somalien, menée par le Premier ministre Hassan Abshir
Farah, a au départ refusé de participer à la cérémonie
d’ouverture parce que les organisateurs n’avaient pas hissé le drapeau
somalien.

Mardi, le secrétaire
général des Nations unies Kofi Annan a salué l’ouverture
de la conférence et appelé tous les partis et les leaders somaliens
à coopérer pour mettre fin à une décennie de conflits
et de souffrances dans le pays.

"Seuls les leaders
de la Somalie peuvent décider de mettre fin à la souffrance
de leur peuple et eux seuls peuvent décider de négocier pour
mettre fin au conflit. Ils doivent s’élever au-delà de leurs
différences et placer au premier plan les intérêts du
peuple de la Somalie", a-t-il déclaré dans un communiqué
rendu public par son porte-parole à New York.

Le pays n’a pas eu de
gouvernement effectif depuis la chute de Siad Barre. Les dirigeants des factions
politiques qui l’ont renversé n’ont pas réussi à s’entendre
et se sont lancés dans une bataille acharnée, transformant ce
pays de sept millions d’habitants en plusieurs fiefs dirigés par des
milices fortement armées. Le nord du pays a même fait totalement
sécession sous le nom de Somaliland.

Le président Abdiqasim
Salad Hassan et son parlement de 245 membres ont été élus
en août 2000 à l’issue d’une conférence pour la paix.
Mais ce gouvernement de transition a peu de pouvoir en dehors de Mogadiscio.
AP

____________________ Note de l’ARDHD :
On croit comprendre, au
travers de cette dépêche, que le processus d’ARTA, si cher à
Guelleh, pourrait avoir dès le jour de l’ouverture (comme nous disons
familièrement en Français)
du plomb dans l’aile

16/10/02 Des femmes seraient autorisées par Guelleh à faire de la politique à Djibouti ? Décidément où va le régime dictatorial ?

Nous découvrons
dans l’ADI que Guelleh, via Mme la Ministre, se préoccupe de la participation
des femmes en politique.

La Ministre Mme Hawa Ahmed
Youssouf, dans les propos qui lui sont prêtés par l’ADI, aurait
souligné le fait que cette loi « a le mérite d’associer
la gente feminine aux sphères de décisions ainsi que
la gestion des affaires publiques. »

Nous avons cherché
ce que pouvait bien vouloir dire le mot gente. Il y a bien un adjectif,
mais le nom commun n’existe dans aucun des dictionnaires consultés
… Est-ce que la Ministre a voulu parler d’une espèce animale assez
rare et complexe ? Nul le sait encore à ce jour ! En tout cas la culture
n’est pas le point fort de Mme la Ministre …

En revanche, il est à
noter que l’opposition djiboutienne à la dictature a déjà
donné aux femmes la place qu’elles méritent en politique et
elle n’a pas eu besoin de recourir à la Loi. A titre d’exemple, regardez
les photos de la Manifestation de Paris. Quel est le pourcentage de femmes
qui s’expriment au micro : 66 % ! (Saïda Falcou, Aïcha Daballeh
et DAF)

On comprend que ce constat
ait pu faire réfléchir Guelleh et qu’il ait envie maintenant
d’imposer ce que l’opposition a déjà accompli de façon
naturelle : admettre les femmes, au même titre que les hommes dans la
politique et surtout sans qu’il soit besoin de fixer des quotas de 10 % et
même plus …. seulement durant une période transitoire. (Ce
dernier point évoqué par la Ministre fait plutôt sourire
…)


15/10/02 Ismaël Guedi Hared forme son nouveau parti politique : l’UDJ (extrait AFP). Que vont faire Aden Robleh et DAF ?

DJIBOUTI, 14 oct (AFP) – Ismaël Guedi Hared, ex-directeur de cabinet de l’ancien président de Djibouti Hassan Gouled Aptidon, a déposé un dossier de création de parti politique, a rapporté lundi le journal gouvernemental « La Nation ».

Cette nouvelle formation devrait s’appeler « l’Union pour la Démocratie et la Justice » (UDJ).

Si le ministère de l’Intérieur donne son feu vert, l’UDJ serait la seconde formation politique créée depuis le 4 septembre dernier, date d’ouverture du pays au multipartisme dans ce petit pays de la corne de l’Afrique.

« L’Alliance Républicaine pour le Développement (ARD) », formation de l’ancien Premier ministre Ahmed Dini Ahmed, qui était auparavant l’ex-rébellion afar du « Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie, FRUD-Armé », a par ailleurs reçu lundi l’aval du ministère de l’Intérieur pour entamer ses activités.

Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur Abdelkader Doualeh Wais a indiqué avoir délivré à M. Dini le « récépissé » reconnaissant sa formation en tant que parti politique légalement constitué et l’autorisant désormais à débuter ses activités.

« Les activités des partis politiques s’inscrivent dans le respect de la constitution et des lois en vigueur et ne doivent pas porter atteinte à la sécurité et à l’ordre ainsi qu’aux droits et libertés individuels et collectifs », a toutefois prévenu le ministère de l’Intérieur.

« Les partis politiques ne doivent pas en outre utiliser leurs moyens pour mettre sur pied une organisation militaire ou para-militaire », ajoute le communiqué.

Des élections législatives sont prévues en décembre prochain.

______________________ Note de l’ARDHD
Et de deux ! En revanche, ni DAF, ni Aden Robleh n’ont encore annoncé la demande d’agrément de leurs partis respectifs. Le PND et le PRD sont deux partis reconnus en tant que tels, mais ce sont les partis-bis qui ont été reconnus. Les statuts des partis-bis reconnus ne sont pas ceux des formations de DAF et de ROBLEH.

Bien entendu personne n’est dupe au sujet de la monstrueuse manoeuvre de Guelleh qui a permis la création de ces partis-bis auxquels personne ne reconnait la moindre valeur ni la moindre crédibilité. Mais ils existent !

Dans l’état actuel des choses et de l’injustice, ni DAF, ni Robleh ne pourront se prévaloir d’un agrément pour leurs propres formations.

Qu’attendent-ils pour faire enregistrer leur formation afin de pouvoir théoriquement participer aux élections ?

C’est toute la question que nous nous posons.
S’ils ne déposent pas leur dossier, ils pourraient être absents du débat politique.
Pour eux, c’est leur décision et elle les regarde,
mais ils ont la responsabilités de défendre les idées et les intérêts des Djiboutiens qui leur ont fait confiance, qui ont adhéré, qui se sont investis pour faire ‘tourner la boutique’ et qui ont voté pour eux.

Alors, il y a trois possibilités :
– DAF et Robleh obtiennent la liquidation des partis bis et la réintégration de leurs formations d’origine dans les droits qui avaient été alloués injustement aux partis clonés. Cela suppose probablement un accord avec Guelleh ! On sait que l’homme n’a jamais rien concédé sans contrepartie …. quelle sera-t-elle ? On peut facilement imaginer qu’il exigera un soutien sans faille lors de ces élections…

– DAF et Robleh campent sur leur position et ils s’excluent eux-même, avec le droit pour eux, mais de façon purement symbolique, et sans efficacité,

– DAF et Robleh rejoignent une large majorité qui sera acquise ‘discrètement’ à Guelleh, même si elle fait valoir en apparence, quelques différences. Ils deviennent députés tous les deux ! Ils annoncent alors qu’ils ont choisi cette voie pour participer à l’Assemblée nationale afin de représenter leurs électeurs. Et Guelleh sort gagnant …

Ce point est important. Nous comprenons que les deux chefs de partis soient victimes d’une expropriation injuste. Ils pourront toujours se retrancher derrière cet argument, car ils ont le droit pour eux.

Mais ils ne feront pas avancer la chose politique en s’enfermant dans une attitude trop conservatrice, sauf à donner un coup de main volontaire ou involontaire au dictateur.

Le réalisme est nécessaire en politique et il serait certainement préférable qu’ils déposent aussi leur dossier dans les formes demandées afin de pouvoir participer librement au débat politique et d’exprimer leurs visions et leurs programmes de gouvernement.

Au sujet du programme politique de ces deux formation et sauf erreur de notre part, nous n’en avons pas eu connaissance. Il reste peut-être simplement à les rédiger ?