Articles

03/09/2013 (Brève 209) ALERTE ROUGE / Revue de Presse / RFI /Djibouti: interrogations autour de la possible extradition d’un témoin-clé dans l’affaire Borrel

Mohamed Saleh Alhoumekani affirme que la président djiboutien Ismaël Omar Guelleh (photo) est impliqué dans la mort du juge français.

AFP/PATRICK KOVARIK Par RFI

Témoin clé dans l’affaire du juge Borrel, retrouvé mort en 1995 à Djibouti, Mohamed Saleh Alhoumekani sera-t-il extradé du Yémen vers Djibouti comme le souhaitent les autorités djiboutiennes ? Cette question angoisse les fils du défunt juge mais aussi la famille de l’ancien officier de la garde républicaine. 
 

Mohamed Saleh Alhoumekani a été arrêté il y a une semaine au Yémen, pays dont il possède la nationalité. Mohamed Saleh Alhoumekani affirme que la président djiboutien est impliqué dans la mort du juge français retrouvé au fond d’un ravin il y a 18 ans. Il était depuis réfugié en Belgique mais se rend régulièrement au Yémen, pays où il possède des attaches familiales et claniques. Sa femme et ses amis redoutent son extradition et craignent que le président djiboutien veuille éliminer ce témoin gênant.

« Il est retenu là-bas arbitrairement sans aucune preuve, s’indigne Asma Abdekadous Alhoumekani, la femme de Mohamed Alhoumekani. On attend toujours des nouvelles de lui et je ne sais pas ce qui va se passer. Il n’a rien à faire avec Djibouti pour le moment. Je ne sais pas pourquoi ils veulent l’extrader. Je demande aux autorités yéménites de comprendre l’affaire et de relâcher mon mari immédiatement parce qu’il n’a rien fait. […] Ce sont juste des dossiers que Djibouti a monté. Je demande à tout le monde de m’aider. Je demande surtout au gouvernement belge qui est mon pays de m’aider parce que j’ai frappé partout mais je vois aucune réponse de leur part. Ce n’est pas normal. »

« Là au mauvais moment »

Par ailleurs, le président de l’association Cultures et progrès, et spécialiste de Djibouti, Dimitri Verdonck, estime que le président djiboutien Ismail Omar Guelleh a réactivé l’affaire Borrel afin de détourner l’attention de la communauté internationale sur les problèmes internes à Djibouti. En effet depuis les législatives de février dernier, une féroce répression s’est abattue sur l’opposition djiboutienne et le président Guelleh pourrait utiliser cette extradition pour démontrer à ses opposant qu’il reste très puissant.

« Il faut savoir qu’Alhoumekani se rend régulièrement au Yémen, explique Dimitri Verdonck. Il est Yéménite, il a de la famille sur place donc ce n’est pas la première fois qu’il se trouve dans la région. Selon moi, il se trouve aujourd’hui vraiment au mauvais moment. […] Le problème, c’est que, la rue, depuis maintenant six mois a vraiment le courage de dire non à des années de violences, de tortures, d’injustices. La situation interne à Djibouti fait que le président n’est plus en mesure d’assurer la sécurité. Evidemment s’il parvient à faire extrader Alhoumekani, il parvient par la même occasion à montrer à la population de Djibouti qu’il est encore très fort, qu’il peut encore compter sur des soutiens particulièrement puissants.

Enjeux claniques

Dimitri Verdonck explique aussi cette affaire Alhoumekani est devenue un enjeu de lutte interne au Yémen où les différents clans au pouvoir s’opposent sur l’extradition d’Alhoumekani.

« Le Yémen, détaille-t-il, se trouve dans une assez grosse difficulté avec cette histoire parce qu’il doit à la fois répondre aux attentes de la communauté internationale, évidemment de la Belgique puisque Alhoumekani est Belge, de l’Union européenne. Elle souhaite aussi répondre à la demande djiboutienne. Djibouti est un voisin, un voisin puissant. Ce n’est pas simple non plus parce que la situation intérieure est la suivante : le président est contre l’extradition et le Premier ministre est par contre pour l’extradition et souhaite répondre à la demande de Djibouti. […] Par ailleurs le clan dont est issu Alhoumekani a rejoint Sanaa la ville et campe littéralement devant la prison pour faire valoir les intérêts d’Alhoumekani en membre du clan. Et ce sont évidemment aussi des clans qui s’affrontent, de manière parfois très violente. »

Alhoumekani avait obtenu l’asile en Belgique et la nationalité belge après avoir quitté Djibouti en 2007. Ce lundi 27 août et malgré les craintes de sa famille, les autorités belges ont dit avoir eu des garanties de leurs homologues de Sanaa sur l’impossibilité d’une extradition.

29/08/03 (B209) EXODE ET DEPORTATION, vers quelle destination ? Vers quel destin tragique ? (ARDHD)

En décidant la déportation
de milliers d’étrangers établis à Djibouti, parfois depuis
10 ou 20 ans, le Ministre de l’intérieur, sous les ordres de Guelleh,
prend une responsabilité terrifiante.

Préparée
scientifiquement et militairement, l’opération pourrait tourner au
véritable désastre humanitaire. En effet, aucun accompagnement à la hauteur de la catastrophe annoncée,
n’a été prévu. C’est la mesure brutale d’un gouvernement
dictatorial qui condamne des milliers de pauvres gens à l’exode … à la famine !
Il semblerait que Guelleh ait réussi à impliquer, en catastrophe,
le bureau local du HCR, mais on comprend que cet appui de dernière
minute est bien timide et qu’il n’est pas à la hauteur de la rafle
envisagée. (Médical, financier, social ? Rien ne semble prévu
pour accompagner cet exode massif)

Raccompagner les étrangers
à la frontière : c’est bien beau. Mais que vont-ils trouver
de l’autre côté ? (*)

  • L’Ethiopie subit une
    famine sans précédent : 12 à 13 millions de personnes
    seraient victime de la famine et en grand danger.
  • L’Erythrée :
    64 % de la population souffre des mêmes maux.
  • La Somalie : l’instabilité,
    les dangers et la famine.

Ces pauvres gens, sans
ressources, déracinés, jetés à la porte de Djibouti,
pour satisfaire, murmure-t-on, aux demandes sécuritaires américaines,
sont utilisés plus probablement ‘comme des boucs émissaires’ pour justifier la faillite
du Gouvernement Guelleh sur de nombreux plans : par exemple, la sécurité,
l’économie, le chômage, l’environnement urbain, …).

Et pourtant ils participaient
activement à l’économie et au fonctionnement du pays, acceptant
des travaux mal payés de gardiennage ou de ménage, que les Djiboutiens,
mêmes privés d’emploi, refusent et refuseront d’accomplir.

Les méthodes utilisées
rappellent de douloureux souvenirs. Verra-t-on prochainement les policiers
djiboutiens interdire l’accès aux magasins yéménites
? Verra-t-on les yéménites, les érythréens ou
d’autres, contraints de porter un signe distinctif, pour les signaler aux
forces de Police ?

« A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ».

La xénophobie,
érigée en système de gouvernement, n’a jamais produit
de miracle.

Bien au contraire, dans
la grande majorité des cas, elle a hâté la chute du système
qui l’a mis en oeuvre. Une société repliée sur elle-même,
fermée aux étrangers, a-t-elle des chances de développement
et même de survie ? Bien sur que non !

S’il y a des étrangers
qui sont responsables de la faillite économique de Djibouti, ce ne
sont pas ces pauvres gens que l’on va conduire manu militari dans des camps
(de concentration ?) aux frontières de Djibouti. Il faut regarder beaucoup
plus haut jusqu’au sommet de la pyramide.

Guelleh condamne des milliers
de gens à la mort (physique et sociale), mais surtout il entraîne le pays
dans une spirale infernale et sans fin. C’est la dégringolade assurée et
un avenir encore plus sombre qui attend la société civile djiboutienne,
si elle ne réagit pas, contre les responsables de ses malheurs.

______________________________
(*) Extraits de presse publiés par les Nouvelles d’Addis

62% de la population érythréenne menacés de famine…

Les agences des Nations Unies et les autorités en Érythrée
ont lancé, c’était mardi de cette semaine, un appel afin
de mobiliser la communauté internationale autour de la crise humanitaire
que traverse actuellement l’Érythrée. Quelque 2.380.000
personnes, 62% de la population, sont actuellement menacées par une
crise alimentaire en raison d’une sècheresse grave et les conséquences
de la dernière guerre avec l’Éthiopie qui a déplacé
des milliers de personnes, selon un rapport présenté notamment
par le coordinateur des affaires humanitaires de l’ONU en Érythrée
qui précise par ailleurs que seulement 43% de l’aide demandée
a été garantie pour l’instant en Érythrée.

… Ainsi que 12 millions d’Éthiopiens
Même cri d’alarme en Éthiopie voisine où le PAM,
le Programme alimentaire mondial, attire l’attention de la communauté
internationale sur la situation de famine qui prévaut dans ce pays.
Certes, affirme le PAM, la sècheresse sévit dans l’ensemble
de la corne de l’Afrique, mais c’est en Éthiopie qu’elle
prend les proportions les plus catastrophiques. 12 millions de personnes y
sont menacées souligne l’agence onusienne. [Radio Vatican, 12/06/2003]

ARDHD

29/08/03 (B209) L’INTERNEMENT ADMINISTRATIF DANS UN STADE PUIS LA DEPORTATION EN AUTOCAR : les étrangers vont être regroupés dans un stade et conduits en camps par autocar. La similitude avec des faits tragiques survenus en France se précise (voir récits, après l’article). Elle est porteuse de la plus exprême inquiétude pour l’avenir. (ADI)

 

_____________________________ ADI

Le ministre de l’Intérieur
appelle les demandeurs d’asile à se regrouper demain au stade
municipal de Djibouti-ville

DJIBOUTI (ADI)- 28 Août – Dans un communiqué rendu public ce
matin, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation
a appelé les éventuels demandeurs d’asile originaires des
pays limitrophes, à se présenter demain matin dès
8 heures (heure locale) dans l’enceinte du stade municipal de la capitale
où ils seront transférés, à bord d’autocars
affrétés par le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les
Réfugiés (HCR), au camp d’Aouousa
, situé dans
le district d’Ali-Sabieh, au Sud du pays.

Le communiqué précise
par ailleurs, que passé le 31 août 2003, date à laquelle
expire le délai accordé aux immigrés clandestins pour
qu’ils quittent de leur gré le territoire djiboutien, toute demande
d’asile ne pourra aboutir.

Signalons que ces opérations
de transfert des demandeurs d’asile au camp d’Aouousa, seront menées
conjointement par l’Office National pour l’Assistance aux Réfugiés
et Sinistrés (ONARS) et le bureau du HCR à Djibouti.

_____________________________________________

Récits et extraits terrifiants de 1942.
Nous ne voudrions pas faire un parallèle. Nous espérons
seulement que l’histoire ne se reproduira pas. Les craintes de nombreux observateurs
sont légitimes, face à des méthodes qui pourraient ressembler
à celles qui ont été déjà employées
dans le passé et dont on connait aujourd’hui les drames et l’horreur
qu’elles ont suscités …

Site http://tintin.france5.fr/articles/W00068/721/54388.cfm
(France 5 / France télévision)

" Les 16 et 17 juillet 1942, la police et la gendarmerie françaises
procèdent à la rafle de plusieurs milliers de familles juives,
les entassent dans des autobus réquisitionnés, pour les transporter
au Vélodrome d’hiver, le "Vél’d’Hiv" comme les Parisiens
désignent la mythique salle de sport
, qui deviendra le lieu symbolique
de la persécution des juifs en France." (…)

"Parqués
dans le vélodrome, des milliers de personnes – dont une grande majorité
sont des femmes et des enfants -, survivent plusieurs jours durant sous la
lumière des néons, sans manger, sans boire, dans une chaleur
effrayante et au milieu des excréments." (…)

"Le gouvernement
de Vichy avait besoin de boucs émissaires
pour expliquer la déroute
de juin 1940 : les juifs, en particulier les juifs apatrides arrivés
dans les années 30, furent les premiers visés."

Sur les 4 000 enfants
embarqués ce jour-là – la plupart de nationalité française
-, une infime partie échappera à l’extermination.
Séparés
de leurs familles – on déportera d’abord les adultes -, ils seront
parqués dans les camps d’internement de Beaune-la-Rolande ou de Pithiviers
avant de prendre la direction d’Auschwitz.

Récits de Gilles
Nadeau et Jacques Duquesne

28/08/03 (B209) La force brute du gouvernement fasciste contre les faibles (Lecteur)

C’est tautologique de dire que la présence étrangère
pose toujours un  » problème  » dans un pays. Le mot  »
problème  » n’est pas approprié si on pense que les sociétés
s’enrichissent de la diversité culturelle et de l’apport des personnes
qui viennent de l’extérieur. Quoi qu’il en soit et quel que soit le
point de vue qu’on adopte, l’immigration est un fait qu’on observe dans beaucoup
de pays du monde, pauvres et riches, développés et sous-développés.
Et la République de Djibouti ne pourrait pas échapper à
ce phénomène.

Mais la différence entre les pays du Nord et ceux du Sud, avec toutefois
les différences qu’il faut tenir compte dans une telle généralisation
; les premiers se dotent d’une législation relative à la présence
des étrangers dans leurs territoires alors que les seconds n’en ont
pas le plus souvent ou même si elle existe ; elle est confuse, imprécise
et appliquée avec une certaine brutalité. La brutalité,
on en trouve aussi dans les pays occidentaux où les agents de la police
emploient des méthodes violentes et les membres de la justice appuient
la nature répressive de l’Etat en Occident.

La décision du ministère Djiboutien de l’Intérieur et
de la Décentralisation de refouler ce qu’il qualifie  » d’immigrés
clandestins  » ne me laisse pas sans réaction. Non pas parce que
je suis Djiboutien, mais d’abord comme un être humain, qui a le droit
de vivre loin de son pays d’origine et ensuite comme une personne vivant dans
une société étrangère, différente de la
mienne sur touts les plans.

Mais en dehors de tout
ça, je suis une personne humaine, qui vit dans une société
globalisée la nouvelle la nouvelle rhétorique des sciences sociales
et humaines. Et donc je me dois de réagir comme j’ai réagit
à d’autres positions du gouvernement de mon pays.

Cette décision
relève d’une myopie politique, elle n’est plus ni moins un acte fasciste
tant sur le fond que sur la forme. Sur le fond, l’administration publique
ne s’est pas dotée d’un cadre législatif et des services qui
délivrent par exemple des cartes de séjour aux immigrés
résidents dans le pays. Donc c’est sur une base illégale que
ce gouvernement agit contre des gens, qui ont le tort d’être  »
étrangers « , de venir d’autres pays, des personnes qui y vivent
depuis des générations, à qui on leur a refusé
la nationalité.

Elles ont le tort de n’avoir
pas suffisamment de moyens financiers pour acheter les fonctionnaires de l’administration
centrale. Personnellement j’ai assisté à un acte de démagogie
dans un district du Sud où les okal appuyaient une escroquerie d’une
personne, née en Somalie, qui se faisait passer pour un natif de cette
région du pays. Sur la forme, les mesures de refoulement sont brutales,
hors de tout respect des droits de l’homme.

Dans la capitale, théoriquement
c’est la police qui fait ce travail horrible alors que dans les districts
de l’Intérieur, on fait appel à l’armée. C’est considérer
comme des terroristes dangereux recherchés les simples personnes qui
viennent de l’Ethiopie ou de la Somalie.

La mémoire des
gens est courte ; elle opère d’une manière borgne. L’histoire
est oubliée et on vit dans un présent perturbateur, un présent
contrôlé par un groupe de personnes. Les mesures de refoulement
rappellent les méthodes coloniales françaises.

A cette époque,
l’autorité coloniale décidait de fermer les frontières
poreuses à des gens qui ont toujours voyagé entre des espaces
de pâture, de puits, qui deviennent du jour au lendemain des espaces
étatiques, administratifs, bureaucratiques, policiers où la
violence devient un moyen de gestion publique. Et ceci, ce gouvernement le
pratique depuis l’indépendance, c’est-à-dire depuis le 27 juin
1977. L’anniversaire de cette date, c’est aussi l’anniversaire d’une méthode
de gestion sociétale et politique macabre.

Encore un rappel historique,
pour avoir la mémoire fraîche et ne pas penser idiot comme nos
dirigeants aveuglés par la corruption et soumis à la dictature
d’un fasciste qui s’appelle Bush, le premier gouvernement du pays en juin
1977 a fait appel à des cadres étrangers, Somaliens le plus
souvent et des gens de Dire-Dewa. C’est le cas de l’actuel ambassadeur de
Djibouti aux Etats-Unis et à l’ONU, M. Roblet Olhaye. Celui-ci a refusé
d’assister à des nombreux Djiboutiens vivant ou de passage aux Etats-Unis,
pire il a rejeté le statut de djiboutien d’une personne d’origine sénégalaise.
Jusqu’à l’étranger, la bêtise et l’ignominie des fonctionnaires
idiots d’un régime fasciste continuent à briser la vie des personnes
honnêtes.

La décision d’expulsion
des immigrés, qualifiés de clandestins par le gouvernement,
pose le problème de la composition et de l’origine de la société
djiboutienne. Qu’est-ce qu’un immigré clandestin ?

Est-elle la personne qui
ne parle pas le somali et l’afar ?

Ou bien une personne qui
parle une de ces langues mais avec un accent ?

Il faut qualifier et identifier
un clandestin sur beaucoup de critères objectifs. On est tout est immigré
dans ce pays. Avec un gouvernement autoritaire et dictatorial, corrompu, dirigé
par un criminel, les conséquences d’une telle décision sont
graves et considère tout individu comme un étranger nuisible.

D’abord, et c’est important,
l’impact qu’aura la décision fasciste sur le déplacement des
citoyens Djiboutiens dans les pays de la région. Bien sûr ceux
qui ont décidé subitement de refouler les immigrés clandestins,
les hommes politiques, n’ont pas pensé aux réactions populaires
en Ethiopie et en Somalie.

En refoulant des simples
gens, qui sont venues travailler comme gardiens, avec un salaire de misère
dans des conditions infrahumaines, l’homme de la rue dans ces pays réagit
à sa manière : considérer les Djiboutiennes et Djiboutiens
comme des  » ennemis « , des gens arrogants qui chassent les étrangers
de leur pays, mais qui, eux, peuvent se balader, faire du commerce, se contracter
des mariages dans d’autres pays de la région. C’est une réaction
normale et compréhensible, mais cela ne veut pas dire que je la partage.
On ne peut pas demander de penser et de réfléchir à un
peuple si on ne lui donne pas les éléments qui lui permettent
de comprendre le monde, de voir ses voisins comme des peuples amis, qui partagent
beaucoup de choses.

Ensuite, l’expulsion des
gens simples n’apporte aucune solution aux problèmes socioéconomiques
du pays. Il y aura toujours un taux de chômage élevé,
des rues ou plutôt des pistes sales, des poubelles partout, une ville
laide, une violence et une criminalité croissantes, un trafic de fausse
monnaie et de drogues de tout genre, des vols de maisons et des biens personnels
et des violes des femmes. Ne nous trompons pas tout cela constitue la base
d’un régime corrompu, qui n’a aucun sens de l’intérêt
général, d’un régime politique à bout de souffle.
La corruption, c’est gérer tout cela et ce au profit d’une minorité,
sinon on aurait les moyens pour trouver une solution à la salubrité
publique qui s’étale dans tout le territoire.

Enfin la troisième
conséquence de cette décision idiote, c’est une manière
pour un criminel de guerre, un criminel de l’humanité d’expulser des
Djiboutiens, des gens qui sont nés dans ce pays, mais qui pour beaucoup
de raisons n’ont pas la nationalité, parce qu’elles n’ont pas les moyens
pour en avoir – j’entends moyens financiers la rançon que tout administré
doit payer au fonctionnaire de ce pays. Ces gens, qui n’ont jamais connu un
autre pays, qui se considèrent Djiboutiennes ou Djiboutiens, risquent
de se retrouver embarquées comme du bétail dans une voiture
ou dans un wagon du train. C’est les conduire dans un lieu pire que Auschwitz
ou les centres de concentration des juifs, gitans et autres homosexuels par
les Nazis.

Ce que ce gouvernement
fasciste et nihiliste appelle  » immigrés clandestins  » occupent
des fonctions, des activités importantes, j’insiste sur  » important
« , que beaucoup de Djiboutiens ne veulent pas faire comme le gardiennage
des maisons, le lavage des voitures des riches ou des  » nouveaux riches
« . L’absence d’une sécurité publique à la population,
celles et ceux, qui ont les moyens, se paient des gens pour la sécurité
de leurs proches et de leurs biens.

Dans un pays miné
par la corruption où les fonctions régaliennes de l’Etat comme
la sécurité, la justice et l’éducation n’existent pas
ou bien sont réalisées au seul bénéfice de ceux
qui contrôlent les ressources de l’Etat central, les citoyens honnêtes,
qui attendent tout de leur travail et de leur imagination, recourent à
des services particuliers.

Et c’est à ce niveau
qu’on voit le rôle de ce que le gouvernement a décidé
d’appeler un jour  » immigrés clandestins  » par pure décision
fasciste. Certains commentaristes de la vie politique et sociale de ce pays
expliquent que cette décision résulte d’une pression du gouvernement
fasciste des Etats-Unis. L’actuel gouvernement de ce pays voit partout des
terroristes quand il ne les fabrique pas lui-même. Il y a quelques mois
j’ai lu dans le site du journal Nouvelles d’Addis une information qui ne m’a
pas surpris.

Le gouvernement fasciste
des Etats-Unis a demandé l’interdiction de la vente du khat à
Djibouti.

Le gouvernement djiboutien
a eu une réaction timide.

Ces commentaires ne sont
pas de simples supputations. Il ne suffit pas d’être un spécialiste
pour comprendre que les Etats-Unis qui paient une forte somme d’argent au
gouvernement corrompu de Djibouti, depuis qu’il a décidé d’y
avoir ses militaires et autres fascistes de ses services qui luttent contre
le terrorisme international, impose aux dirigeants djiboutiens sa vision de
gestion des affaires publiques. La peur aux fesses aveugle les fascistes et
cela est une maladie incurable.

Il est légitime
de se demander la raison de cette décision fasciste en ce moment et
non pas un autre moment. Somaliens et Ethiopiens vivent dans ce pays en paix
depuis longtemps.

La dégradation
économique, la saleté de la ville de Djibouti et tout ce qu’on
accuse d’être responsables, ce sont les dirigeants qui tiennent la responsabilité
pour leur mal gestion.

Par ailleurs il n’est
pas faux de lier la décision d’expulser les étrangers, et le
discours fasciste du gouvernement djiboutien pour justifier celle-ci, et la
présence des fascistes des Etats-Unis, mais aussi de l’Italie et de
l’Espagne sur le sol djiboutien. N’oublions pas que ces deux derniers pays
ont appuyé la guerre fasciste de Bush en Irak, pays frère. Il
faut répéter aux fascistes des Etats-Unis, mais ils sont sourds
à tout entendement humain, que les étrangers originaires de
la Somalie et de l’Ethiopie ne constituent aucune menace à la première
puissance mondiale dans ce petit pays. Au contraire, c’est celle-ci qui constitue
une menace à notre pays, à notre environnement.

Qui contrôlent ce
que les fascistes GI’s enterrent dans le sol djiboutien et la destruction
de l’écosystème djiboutien ?

Le gouvernement djiboutien
n’a pas les moyens techniques pour cela. Il est responsable de la mort des
simples Yemenites des missiles lancés par un Drom, avion sans pilote
qui a décollé de Djibouti. La République de Djibouti
sert de base arrière aux actes terroristes des fascistes des Etats-Unis
et de ses chiens de l’Europe fasciste (Italie et Espagne). Ce ne sont pas
ceux, que ce gouvernement, soumis à une décision fasciste étrangère
qualifie d' » immigrés clandestins « , qui menacent la République
de Djibouti.

Ces derniers ne produisent
pas des armes de destruction massive, des missiles racistes, ne font pas la
guerre à d’autres peuples, n’ont pas et ne véhiculent pas une
idéologie fasciste et nihiliste. Ceux que le gouvernement doit les
expulser ce sont les militaires fascistes des Etats-Unis, de l’Espagne et
de l’Italie, parce que ce sont des gens nocifs pour notre sécurité,
les Somaliens et les Ethiopiens, ce sont nos frères, nos voisins, non
les gens des Etats-Unis et de l’Europe fasciste.

Les GI’s et leurs chiens
européens, dehors. La location des bases militaires coûtent plus
aux générations futures de ce pays et profitent plus aux dirigeants
corrompus, non au peuple. Les citoyens djiboutiens doivent avoir cela en tête
comme les fascistes qui dirigent croient dur comme fer leur idéologie
fasciste, leur machine à détruire le reste du monde.

La grande peine que ressens
pour mon pays, c’est la bêtise des dirigeants qui s’acharnent sur des
pauvres gens et le laisser-faire des ignobles militaires et autres fascistes
des Etats-Unis, de l’Italie et de l’Espagne.

Nous devons comprendre
que le terrorisme pour nous, c’est l’imposition d’une volonté extérieure
comme le PAS, c’est aussi la présence de ces militaires formés
à tuer d’autres peuples comme ils font en Irak et en d’autres pays
du monde.

Cette présence
étouffe l’air que nous respirons, entraîne des nuisances et bruits
des avions et autres appareils qui survolent sur les toits des maisons à
Balbala comme si des terroristes s’y cacheraient. Le peuple doit demander
le départ immédiat de ces gens racistes et fascistes.

28/08/03 (B209) Le guignol : caricatures proposées par un lecteur.

Chacun
chez soi !

Les Yéménites
au Yémen, les Somalilandais au Somaliland, les Somaliens en Somalie,
les Ethiopiens en Ethiopie (sauf les membres de ma famille),

les étrangers à
l’étranger (sauf ceux qui me payent avec régularité,
en dollars et en cash …)
et tous les opposants à Gabode, sans
aucune exception.

28/08/03 (B209) LE SYNDICAT ET L’EMPLOI SONT BLOQUES PAR LES ABUS DE POUVOIR. LE BLOCAGE DU CONSEIL DU CONTENTIEUX ADMINISTRATIF OU HAUT SYMBOLE D’UNE POLITIQUE FONCIEREMENT DICTATORIALE. (LDDH)

 

Le Président

NOTE
D’INFORMATION
DU 21 AOUT 2003

LE SYNDICAT
ET L’EMPLOI
SONT BLOQUES PAR LES ABUS DE POUVOIR.
LE BLOCAGE DU
CONSEIL DU CONTENTIEUX ADMINISTRATIF
OU HAUT SYMBOLE
D’UNE POLITIQUE FONCIEREMENT DICTATORIALE.


Jeunesse djiboutienne, avec la foi en Dieu fonce ! et….
 » que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante, Dieu peut tout,
Dieu voit tout « . Ste Thérèse d’Avila.

Quel choc de voir des jeunes potentiellement plein d’avenir, plein de succès
;

Quel choc de voir des
jeunes djiboutiens (nes) soliloquer en marchant à la quête d’emploi,
qu’ils (elles) savent d’avance sans espoir, d’avance vouée à
l’échec, car ils (elles) ne sont pas de la  » bonne classe tribale,
de la bonne classe qui ont les faveurs du régime  » et surtout
demeurent  » sans piston « .

Sans une réelle
volonté politique, sans une Justice sociale tous les financements que
l’on peut obtenir ne serviront à rien, pour le développement
social, pour la lutte contre la pauvreté.

Peut-on arroser l’arbre
du progrès avec un seau totalement perforé ?

Note liminaire

L’objectif essentiel de
cette Note d’Information est d’être un simple signal et non une analyse
approfondie, qui sera, inéluctablement, un jour ou l’autre établie
avec toute la force de ses conclusions.

Cette Note s’articule
sur quelques points de la situation actuelle, sur les méfaits du manque
de gouvernance, et du non respect du Principe de la Séparation des
Pouvoirs, prévu par la Constitution.

Certains passages seront
assortis de questions qui nous paraissent fondamentales.

Ces questions méritent,
probablement, des réponses honnêtes et exactes, ou tout au moins,
méritent d’une manière logique : – à ce que  » certaines
méthodes abusives  » soient rapidement rectifiées – .

I –
Sur l’actuelle situation sociale ( quelques points saillants ).

a) Sur la répression
Syndicale et ses conséquences

Répressions
– Licenciements des principaux dirigeants syndicalistes, malgré
les multiples condamnations et recommandations de l’OIT, malgré les
promesses du Gouvernement djiboutien de les réintégrer globalement
avec tous leurs droits pertinents, et ce, depuis la date de leur licenciement
;
– non reconnaissance des centrales syndicales indépendantes affiliées
aux centrales syndicales internationaux, tels que : CISL, OUSA, IE… ;
– ingérence phagocytaire des syndicats de base par des actions et pressions
politiques et administratives ;
– création de syndicats-maison.

Conséquences

– Exil d’un grand nombre d’enseignants à l’étranger après
la mise à mort programmé de leurs syndicats ;
– Syndicats en situation de léthargie et des agents de l’Etat bâillonnés
et apeurés par la politique foncièrement dictatoriale et ultra-répressive,
dés qu’il s’agit d’un mouvement purement syndical , répression
aussitôt adoptée par le Gouvernement.

b) Sur l’Emploi

L’une des raisons profondes
du démantèlement des Forces syndicales est celle d’éliminer
toutes les forces de surveillance, de partenariat librement élus, et
de contrôle de la politique de l’Emploi en République de Djibouti.

Sans des Syndicats indépendants
du Pouvoir en place, alors toute la politique de l’Emploi, toutes les initiatives
en vue de la Solidarité nationale sont et restent uniquement des balivernes
politiciennes.

Sans des Syndicats indépendants,
alors le contrôle quotidien de la politique de l’Emploi est inexistant.

La Chambre de Commerce
ne peut pas représenter les intérêts des travailleurs,
encore moins le Pouvoir Exécutif.

Alors sans Syndicats librement
élus, qui est habilité à défendre les intérêts
des travailleurs(ses) djiboutiens(nes) ? Peut-être, pour le Gouvernement,
les syndicats-maison.

Mais dans l’intérêt
suprême de la République, dans l’intérêt de l’harmonie
entre le Pouvoir et les Partenaires sociaux, notamment les Représentants
légitimes des travailleurs, quand dans le temps le Gouvernement cessera-t-il
ses ingérences inadmissibles à l’égard des organisations
syndicales en République de Djibouti ?

Quand dans le temps le
Gouvernement acceptera-t-il la marche irréversible de la Démocratie,
en acceptant les Forces syndicales, comme des partenaires sociaux à
part entière ?

Quand dans le temps le
Gouvernement cessera-t-il son embargo sur le Conseil du Contentieux Administratif,
afin que les Syndicalistes puissent légalement combattre les Abus de
Pouvoirs à leur encontre, afin que les Syndicalistes puissent exercer
leurs activités librement et en toute légalité, sans
la peur omniprésente des forces répressives politico-juridico-administratives
et policières ?

Car sans des activités
syndicales de tous les jours, sans des activités cohérentes,
la politique de l’Emploi est un vain mot.

En effet, sans des Syndicats
forts, qui sont habilités à dénoncer et à combattre
toutes les formes de recrutements à base essentiellement discriminatoires,
à base ethnico-tribales, recrutements depuis des années sans
réels concours, sans un esprit réel de compétitivité
?

Sans des Syndicats forts,
le Bureau de la Main-d’œuvre ne peut-être  » qu’une marionnette
« , au service probablement d’une Société(s) non légalement,
non juridiquement habilitée(s) ; tandis que l’Inspection du Travail
ne peut-être qu’un  » parapluie planté en plein désert
« .
Quel désastre pour notre souveraineté nationale !  »

Quant à l’avenir
de la jeunesse djiboutienne, il est décevant de constater encore que
le principe de :  » à chaque jeune sa chance,  » n’existe pas
à Djibouti !

c) Sur le bradage de
l’économie nationale

Une autre raison profonde
du démantèlement des Forces syndicales est essentiellement motivée
par une volonté gouvernementale de maintenir une politique foncièrement
dictatoriale afin, et sans résistance majeure, de continuer non seulement
les détournements des Deniers Publics et des Biens sociaux en toute
tranquillité, sans jamais être poursuivi, mais encore de brader
avec des soi-disant Appels d’Offre Internationaux, ou plus concrètement
 » des marchés de gré à gré internationaux
 » avec, peut-être, en sous-mains des enfants majeurs  » d’Ambassadeurs
actuellement en exercices « , de brader en toute impunité les fleurons
stratégiques, base même de notre économie nationale, comme
bientôt les Télécommunications, en particulier les fibres
optiques et les câbles sous-marin etc, etc.

Au moment opportun , et
dans d’autres Notes d’Information la Ligue Djiboutienne des Droits Humains
(LDDH) reviendra sur la politique de privatisation  » privée au
Chef de l’Etat et à ses proches collaborateurs « , avec tous ses
risques d’implosions et d’explosions sociales.

D’ores et déjà,
il est incompréhensible, que le Ministre des Finances gardien du Patrimoine
de l’Etat, gardien du Budget de l’Etat, gardien et contrôleur financier
de tous les secteurs para-publics et Etablissements Publics, il est donc incompréhensible
que le Ministre des Finances ( gardien incontournable de l’économie
nationale ) soit en même temps un simple exécutant en tant que
Ministre de la Privatisation.

En effet, on ne peut pas
être Juge et Partie tout comme on ne peut pas être Responsable
Principal du Patrimoine et des Propriétés économiques
et financières de l’Etat en tant que Ministre des Finances et du Budget
National, et être en même temps  » vendeur-courtier  »
d’une partie du Patrimoine et des Propriétés économiques
et financières de la République en tant que Ministre de la Privatisation.

Nota Bene
Le terme  » vendeur-courtier  » est employé, ici, au sens
noble et étatique du terme.

Entre autre, la pratique
nous montre que ce cumul de fonctions ministérielles est inimaginable
et incompréhensible.

En outre, avec une comptabilité
publique  » à géométrie variable dans l’interprétation
des applications pratiques  » tous les artifices d’écritures comptables
sont permises. N’est-ce pas ?

 » Tous les moyens
sont bons pourvus que çà passe, sans casse, ni trace compromettante
 »

Alors à quand la
Transparence de la politique de  » Bonne Gouvernance « , la Transparence
des Fonds Publics, la Transparence des Biens et des Deniers Sociaux actuellement
gérés par les Pouvoirs Publics dans l’Opacité la plus
totale ?

Lors des Appels d’Offres
internationaux, qui décide en définitive ; comment et à
quel niveau se passent les dépouillements ?

d) Sur la Chambre Internationale
du Commerce et de l’Industrie de Djibouti. ( CICID )

Suite aux élections
consulaires des 4 et 21 Juin 2003, la Chambre de Commerce a élu un
nouveau Président M. Said Omar Moussa, un nouveau Bureau.

Mais auparavant, la plénière
avait procédé au renouvellement d’au moins 2/3 de l’Assemblée
Générale de la CICID, qui est passé de 24 à 44
membres.

Dans le cadre de la djiboutisation
le Président de la CICID, M.Said Omar a nommé M. Mohamed Omar
Dabar comme Secrétaire Général de la CICID, en remplacement
de M. Courtois. M. Mohamed Omar était Secrétaire Général
Adjoint avant sa nomination et avait exercé au sein de la CICID différentes
responsabilités et ce durant 20 ans.

La LDDH rend un vibrant
Hommage au précédent Président de la CICID M. Said Ali
Coubèche, surtout pour ses Décisions en faveur de l’Indépendance
de la CICID, pour ses interventions publiques, certes avec des termes diplomatiques,
mais certes avec une nette fermeté.

La LDDH souhaite plein
succès, et encourage l’actuel Président Said Omar Moussa, à
œuvrer sans relâche pour l’indépendance et la promotion
de tous les secteurs privés.

La LDDH est consciente
des difficultés financières que traverse depuis environ dix
ans la CICID avec le non paiement, ou plus exactement le non reversement par
le Trésor National du centime additionnel versé au Trésor
National par des grosses Sociétés de la place en faveur de la
CICID ;

La LDDH est consciente
que ces centimes additionnels constituent la source principale du Budget de
fonctionnement de la CICID, et qu’à défaut de ces ressources
et compte tenu des difficultés financières y afférentes,
cette Institution ne pourra pas s’acquitter des nombreuses tâches qui
lui sont dévolues ; la LDDH encourage les Finances de l’Etat de procéder
au remboursement intégral, et ce, depuis 1994

II) – Sur l’inexistence d’une politique de Bonne
Gouvernance.

a) Relations Djibouti
– FMI

Le Ministre des Finances,
avec une voix  » agréable  » ne cesse de répéter
à la télé comme dans une chanson que tout va très
bien  » Tout va très bien Madame la Marquise, tout va très
bien, tout va très bien…  »

Et pourtant, et pourtant
c’est toujours le black-out entre Djibouti et le FMI.

A qui la faute ? Certainement
pas au Prof. FMI, mais sans aucun doute à l’élève qui
a du mal à apprendre, qui n’arrive pas à comprendre et à
saisir l’Histoire et son contexte actuel.

Est-ce que Djibouti continue
encore à redoubler ?

Quels sont les notes que
le FMI a accordé à son partenaire dans les recherches exactes
de la comptabilité publique du Ministère des Finances ?
Existe-t-il une comptabilité publique tenue avec rigueur, fiable et
surtout non modulable ?

A quand un minimum de
transparence des travaux entre le FMI et le Ministère des Finances
de la République de Djibouti ?

A quand la transparence
de la gestion des Fonds publics ?

A quand la Bonne Gouvernance
dans la Transparence la plus totale ?

III
– Dans le cadre de la Bonne Gouvernance et la lutte contre la pauvreté.

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) tient à témoigner à Madame
Mbaranga Gasarabwe Représentant Résident du PNUD ses profonds
remerciements pour avoir régulièrement associé les Défenseurs
des Droits de l’Homme aux groupes de réflexions sur  » un pacte
entre pays pour vaincre la pauvreté humaine  » . Dans cet optique
la LDDH diffusera un Rapport avant la fin de l’année sur les perspectives
de la lutte contre la pauvreté, et sur le  » Bilan Commun de Pays
 » d’une manière générale.
Toutefois, la LDDH tient à préciser d’ores et déjà
:

1° qu’il est de notre
devoir de saluer les efforts louables en vue de trouver des fonds financiers
en faveur des secteurs de la Santé et ceux de l’Education, oui soigner
et éduquer c’est excellent, mais sans travail, la faim et le désespoir
vous rongent et vous tuent ;

2° qu’il est de notre
devoir de constater le manque total d’une politique cohérente de Solidarité
nationale, et le manque totale d’une politique de lutte contre le chômage
endémique et surtout le manque totale de recherches ou d’un plan de
collectes de fonds financiers pour résoudre à sa base le déficit
total de l’Emploi ;

3° qu’il est de notre
devoir de regretter l’entêtement du Premier Magistrat, à vouloir
maintenir encore l’embargo sur le Conseil du Contentieux Administratif du
Tribunal de Djibouti ; et ceci en violation flagrante au Principe de la Séparation
des Pouvoirs et de l’Indépendance de la Justice.

M.
NOEL ABDI Jean-Paul

27/08/03 (B209) Espoir pour cette jeune nigérienne qui risque la peine de mort par lapidation pour adultère ? (AFP)

Le verdict du procès
en appel d’Amina Lawal ajourné au 25 septembre


Le verdict du procès en appel de l’affaire Amina Lawal, condamnée
pour adultère en première instance à la peine de mort
par lapidation, a été ajourné mercredi au 25 septembre
par un tribunal islamique du nord du Nigeria. »La Cour a entendu les deux
parties aux procès, et ajourne son verdict au 25 septembre », a
déclaré à l’issue du réquisitoire et de la plaidoirie
la plus haute autorité juridique islamique de l’Etat de Katsina, le
grand cadi Aminu Ibrahim qui présidait l’unique journée d’audience.

27/08/03 (B209) Message de remerciements (Lecteur)

 

Suite à
la disparition de Mohamed Ahmed Hoche, la famille Djama Sed qui se
trouve à Ottawa, Paris, Bruxelles et Djibouti remercie toutes
les personnes qui ont apporté leur réconfort dans ce
moment difficile.

Pour rappel, Mohamed Ahmed
Hoche est mort le samedi 09 août 2003, dans un accident de la circulation
près du lieu dit « Farahaad ».

La famille Djama Sed adresse
ses condoléances à la famille du défunt, en particulier
sa mère, sa femme Saada Djama Sed, ses enfants ainsi que tous ses amis
et personnes endeuillés par la disparition de Mohamed Ahmed Hoche.

Que Dieu accueille Mohamed
Ahmed Hoche et ses amis morts dans le même accident, dans son paradis.
Amiin