Articles

13/09/2013 (Brève 230) PIEGE à Sanaa !

Il y a trois semaines, Alhoumékani était arrêté à sa descente d’avion à Sanaa. Il a fallu du temps pour connaître les raisons officielles. Comme cela avait été imaginé dès le début, c’est bien Guelleh qui était derrière tout cette affaire.

Le délai de la garde à vue étant achevé, Alhoumékani aurait du être relâché ou être inculpé pour justifier son incarcération à titre préventif. Or c’est une troisième voie qui a été choisie par les autorités judiciaires et policières du pays : celle du maintien en détention.

Changer la qualification.
Dans ces conditions, il ne faut plus parler de détention, mais de séquestration : c’est un acte criminel qui est commis. La séquestration est pénalement reconnue par les législations de nombreux états et par les organisations pénales internationales.

Le véritable but recherché par ceux qui l’ont pris en otage.
Chacun a compris aujourd’hui, qu’en le maintenant en prison, de hauts responsables yéménites
cherchaient, comme l’on dit dans la profession, à le faire « craquer ».

Craquer.
S’il s’agit des faits qui lui sont officiellement reprochés, à savoir la falsification de documents en 2004, alors qu’il n’était pas retourné à Djibouti depuis 1988 ou la violence sur subordonnés en 1993 ? Ca ne tient pas la route. C’est donc ailleurs qu’il faut rechercher les causes.

L’affaire Borrel.
C’est bien le renoncement à son témoignage qui mettait en cause Guelleh, qu’on veut lui faire signer. Or Alhoumékani est obstiné et coriace. Depuis ses déclarations de 2000-2001, il n’a jamais varié : en dépit des harcèlements, des provocations, des menaces, il a toujours dit la même chose : rien de plus, rien de moins.

Alors si sa liberté est à ce prix, à notre avis, il pourrait signer ce renoncement, qui n’aurait aucune valeur aux yeux des observateurs, car obtenu sous la contrainte.

Guelleh pourrait se vanter : il clamerait haut et fort, qu’il n’a jamais été le commanditaire de l’assassinat et qu’Alhoumékani était un menteur pathologique, uniquement animé par la volonté de porter atteinte à son honneur. Il verserait des larmes de crocodile pour dire qu’il a du vivre avec ces fausses accusations sur les épaules, bla, bla !

La France, de son côté, serait enchantée de prononcer la clôture de l’instruction.

Bon et puis après ?
Cela fait des années que l’instruction judiciaire en France, hormis certaines périodes d’activité, est plongée (volontairement ?) dans un profond sommeil, en attendant que les auteurs de l’assassinat soient morts : Awalleh Guelleh ? Adwani ?, ce qui met légalement un point final à une enquête criminelle.

Il y a un grand Mais
Imaginons qu’Alhoumékani accepte de revenir sur son témoignage : ce n’est pas la libération qu’il obtiendra en échange, mais son extradition. En effet, à partir de ce moment-là Djibouti disposerait des éléments pour appuyer sa condamnation pour déclarations portant atteinte à l’honneur du chef de l’état. Il aurait fait une déclaration le mettant en cause, puis revenant en arrière, il reconnaîtrait la volonté de nuire en ayant fait de fausses déclarations devant la justice française.

Comment sortir de ce piège ?
Aujourd’hui la situation est de plus en plus alarmante. Soit Mohamed Alhoumékani accepte le diktat qui lui est imposé par la complicité yéméno-djiboutienne et il se condamne lui-même, soit il tient bon (jusqu’à quand) et il en subit toutes les conséquences, avec en plus, une femme et des enfants plongés dans l’angoisse qui l’attendent à Bruxelles et qui risquent de sombrer dans la précarité, faute de revenus mensuels.

La solution ne peut venir que de la France et/ou de la Belgique
qui doivent mettre tout leur poids politique pour exiger la libération de Mohamed Alhoumékani. Tant que ces deux puissances ne le feront pas, la situation va se prolonger et on assistera à un pourrissement ou à une issue tragique, dont elles porteront la responsabilité.

22/01/04 (B230) FORT ET JUSTE : la chronique du Sergent Ariko.

 

Aujourd’hui, la
situation à Djibouti est devenue celle d’un repaire de brigands

et de malfaiteurs.

Comme vous avez pu le
lire dans mes précédents articles, le régime d’IOG a
acheté la totalité de l’opposition à l’exception de DAF
du MRD.

Ceux qui ont lutté
pour l’instauration de la Démocratie, de la Paix et de la Relance de
l’Économie sont tombés dans le piège qui leur avait été
tendu par le Chef du pouvoir en place.

Fatigués de lutter
contre ce régime, les Leaders de l’opposition ont opté pour
une la reddition générale. Ismail Omar a fêté le
25 anniversaire de l’Indépendance confisquée en décorant
le Général Zakaria, Chef d’état-Major de l’Armée
djiboutienne de la Médaille de la Grande Étoile de Djibouti,
en remerciement d’un geste qui a sauvé, un certain 7 décembre,
ce régime que la majorité du Peuple djiboutien compare assimile
à l’une des dernières dictatures de l’Afrique.

Ce jour-là, le
Général de la FNP avait appris qu’IOG ne tiendrait pas sa promesse.
En effet, il ne serait pas nommé en qualité de Chef de la Sécurité
politique. Ce poste était destiné à récompenser
ceux qui avaient mis hors d’état de nuire un certain Juge français
qui avait eu l’audace de se mêler des affaires qui ne le concernaient
pas.

Hassan Saïd était,
depuis l’Indépendance du pays, le numéro deux de la Police
politique, juste en dessous d’Idriss Omar Guelleh.

Mais le fait que Yacin
ait affirmé publiquement que la Victoire de Moussa Ahmed Idriss avait
été volée par IOG, a signé l’arrêt de mort
de cet ancien copain d’Éthiopie.

Son décès
a été programmé, après l’étrange disparition
de l’ancien Ministre de la Santé publique de Djibouti, qui présidait
le PRD. M. Mohamed Djama Elabé a-t-il été empoisonné
à l’hôtel Sheraton de Djibouti ?

En tout cas, c’est ce
que semble penser son chauffeur, qui lui est toujours resté fidèle
même après sa courageuse démission du gouvernement le
14 janvier 1992.

J’ai rencontré
récemment ce chauffeur à Borama. Je le connaissais bien pour

lui avoir, bien des fois, ouvert les grandes portes du Palais présidentiel.

On tue à Djibouti
!

Et on raconte à
la Population que c’est Allah le Grand ou le Motakaflé qui l’a tué.

Quelle insulte au Grand
Allah, quand on pourrait découvrir que le gars qui aurait pu l’avoir
assassiné a été "coopté" en qualité
de Député de l’Assemblée nationale en 1997.

Le seul qui avait véritablement
les moyens de lutter contre IOG était bien Elabeh. Cela pourrait-il
expliquer qu’ils aient pu l’assassiner ? Souvenons-nous que la RTD avait montré
à la population un Elabeh qui semblait assez fatigué le jour
où il a reçu les enfants à l’occasion de la célébration
de la journée internationale de l’enfant …

Celui-ci avait reçu
les enfants dans sa résidence.

Ensuite, IOG est même
allé voir sa tombe à Dkhil mais là, sa tante ainsi que
les personnes présentes l’ont tous hués.

Débarrassé
d’Elabé, il fallait discrédité le PRD. IOG se doutait-il
que DAF allait prendre le dessus et qu’il continuerait le combat ?

Après que le FRUD
fut divisé en deux mouvances et que ceux du ventre ont
préférése rallier, tandis que les partisans d’Ahmed Dini
attendaient des jours meilleurs pour rentrer. Tout cela parce que Gouled avait
refusé d’autoriser Dini à rentrer à Djibouti pour le
punir d’avoir démissionnéde son poste de Premier
Ministre lorsque le pays tenait encore debout et que les attentats du Café
de Paris et du Palmier en Zinc venaient à peine de se produire.

IOG avait reçu
ensuite, une lettre piégée, expédiée du Sud de
la France. Depuis ce jour il avait une rancune tenace contre la France. La
SAS étant au service du pouvoir, il lui fallait mettre a l’écart
tous ceux qui lui avaient pas fait allégeance, y compris les Mamassanes.

Après cette décision
décidée au sommet de l’État, on connu les vagues de djiboutiens
qui, fuyant la répression, commençaient à déferler
en France et dans les autres pays. Aden Robleh Awaleh, Omar Elmi Khaireh,
etc…

IOG savait qu’un jour
ou l’autre, son oncle allait mourir et qu’il devait se mettre sur les rangs
et au plus haut niveau des sphères du pouvoir.

En 1981, il est nommé
Président de la Commission culturelle du Parti. En 1989 il est nommé
membre du Bureau politique. En 1996, il est nommé troisième

Vice-président pendant le Congrès en remplacement de Gabayio.

Ibrahim Idriss Djibril
est alors nommé Secrétaire Général Adjoint et
Mohamed
Ali Saleh, Secrétaire Général du Parti en remplacement
de Moumin qui s’était rebellé contre Gouled.

Les assassinats d’hommes
politiques ont continué. Guelleh a utilisé la menace de placer
les autres en état de ‘bras cassé’ s’ils ne lui faisaient pas
allégeance.

Les vieux comme Djama
Djilal ou Omar Farah Eltireh se sont inclinés, refusant d’appliquer
les règlements du Parti pour éviter une invitation à
Gabode à leur âge.

On ne joue pas avec le
Régime djiboutien. En 1993, le Chef de Corps de la
Gendarmerie nationale, le Colonel Hoche Robleh est mort. Il a été
remplacé par le
Colonel Mahdi.

Ismail Omar n’aime pas
Mahdi parce qu’il confond religion et tribalisme et qu’il se refusera à
appliquer personnellement la torture contrairement à son ancien Chef.
Il déniche le Lieutenant Zakaria qui commande une Brigade et qui est
responsable de la SRD (Section de Recherche et de Documentation = organisme
qui applique les tortures).

Le bâtiment a été
réaliséet construit par l’actuel Ministre Saïd Barkhat
qui est
entrepreneur. La Brigade se trouve derrière le Fichta, nom donné
par les Djiboutiens à la Brigade nord qui avait été construite
par les Français. Le Lieutenant Zakaria, dont le nom est attaché
à la sinistre Villa Christophe, en deviendra le Maître après
la disparition hoche Robleh. On y parlera d’Ali Silay, de Yonis hoche, de
Daheiyiai, …

La découverte d’un
arsenal de guerre du coté du mont dit moussa Touré lui a fait
gravir les échelons. Alors que j’étais Sergent-Chef il était
simple élève, mais il devait partir au Maroc, à l’académie
de Gendarmerie de FES, qui était le lieu où l’on enseignait
la pratique de la torture à tous les stagiaires des pays africains.

22/01/04 (B230) Fort et Juste. La Chronique du Sergent Ariko. Des excuses pour un long silence.

 

Je prie tous
mes amis djiboutiens(ennes) d’excuser mon long silence.

La raison est simple
:
je devais ramener ma famille à Hargeisa.

Elle a du franchir
la frontière durant la nuit, après que nous ayons été
contraints de payer les Policiers de la FNP pour pouvoir sortir de Djibouti
sans que le régime n’en soit averti.

En effet, la SDS avait
recu des ordres du Palais de l’Escale, pour l’empêcher de quitter le
sol djiboutien.

Tout ceci explique l’arrivé
en Hollande du Capitaine Moussa Okié de la Gendarmerie avec qui j’avais
travaillé. La SDS veut me faire taire parce que je sais trop de choses.

Que chacun m’excuse encore
pour cette longue absence .

Merci à l’avance

22/01/04 (B230) Guelleh a-t-il renversé ses alliances en Somalie, en favorisant l’armement de la Somaliland. C’est ce que l’on pourrait penser en lisant cette dépêche en Anglais. (Source IRIN / Nations Unies)

SOMALIA:
Puntland accuses Djibouti of arming Somaliland

NAIROBI, 22 January
(IRIN) – The authorities in the self-declared autonomous
region of Puntland have accused the Republic of Djibouti of arming the
neighbouring self-declared republic of Somaliland to enable the latter to
attack and destabilise Pun
tland.

Abdullahi Yusuf, the president
of Puntland, told a news conference in the
Kenyan capital, Nairobi, that Djibouti was not only arming Somaliland but
also encouraging it to attack Puntland to create instability in the region.

Djibouti, along with Ethiopia
and Kenya, is a member of the regional
Inter-Governmental Authority on Development facilitation committee, which
is
steering the Somali peace talks being held in Nairobi.

The Djibouti government,
however, dismissed the charges "as baseless and
utter nonsense".

Foreign Minister Ali Abdi
Farah, who is also in Nairobi for the peace talks,
told IRIN: "Djibouti has always supported efforts to resolve Somali disputes
peacefully. We will never be involved in any action that will lead to the
shedding of Somali blood, and to accuse it of instigating conflict is
nonsense." Farah instead urged Yusuf to withdraw his forces from Las
Anod,
the capital of Sool Region. "We want him to return to the status quo
there."

Before last month’s occupation
of the town by Puntland forces,
representatives of both Somaliland and Puntland were present in Las Anod.
Tension between the two sides has risen ever since.

Officials from Somaliland
have denied receiving support from Djibouti.
Abdillahi Muhammad Du’ale, the information minister, told IRIN that it was
"regrettable and unfair to involve our neighbours in this. Djibouti has
always supported the stability of the region," he said.

Sool and Sanaag regions
fall within the borders of pre-independence British
Somaliland, but most of the clans there are associated with Puntland. These
include the Warsangeli and the Dhulbahante, which, along with the
Majerteen – the main clan in Puntland – form the Harti sub-clan of the
Darood.

Meanwhile, a local journalist
in Hargeysa, the Somaliland capital, told IRIN
that heavily armed Somaliland troops had been moving towards the disputed
area of Las Anod to reinforce forces already there.

"Unless an outside
force intervenes, it is just a matter of time before the
two forces [Somaliland/Puntland] clash," he said.
[ENDS]

IRIN-CEA
Tel: +254 2 622147
Fax: +254 2 622129
Email: IRIN@ocha.unon.org

Copyright (c) UN Office
for the Coordination of Humanitarian Affairs 2004

U N I T E D N A T I O
N S
Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)
Integrated Regional Information Network (IRIN)

21/01/04 (B230) Communiqué d’Alliance Socialiste Djiboutienne qui demande la démission du Ministre des Affaires étrangères et du Gouvernement.

Alliance Socialiste
Djiboutienne

Quand un ministre d’IOG
semble avoir des difficultés à s’exprimer même en
langue Somali !!

Nous nous référons
à l’interview, hier soir, sur la BBC (section Somali) du Ministre
des Affaires étrangères de Djibouti, Monsieur Ali Abdi Farah,
par Yousouf Garad.

Ce Ministre nous semble
être non seulement le valet mais aussi un complice du détournement
des aides internationales..

Nous avons constaté
que les propos de Monsieur Ali Abdi étaient dénués de
fond et qu’il s’exprimait comme un gamin de cinq ans. Ses affirmations
tribalistes et son soutien absolu à l’état auto-proclamé
du Somaliland nous ont véritablement surpris.

Apres l’échec
des différentes tentatives de réconciliation en Somalie, IOG
change désormais de cap en soutenant la Somaliland sous la pression
de sa femme Gabyo et de ses beaux-frères.

Nous demandons la démission
immédiate du Ministre des Affaires étrangères et de l’ensemble
du gouvernement dictatorial d’IOG.

20/01/04 (B230) L’échec du nouveau DAF … de Djibouti Telecom (Lecteur)

Le gouvernement Djiboutien
a nommé M. Taoufik Raguig comme nouveau Directeur administratif et
financier de Djibouti Telecom pour qu’il redresse la situation financière
de la Société. Mais ce Monsieur a multiplié 100 les dépenses
mensuelles de Djibouti Telecom, une véritable aubaine pour quelques
sociétés djiboutiennes comme DICO.

Ce Monsieur est entouré
et conseillé par quelques personnes incompétentes qui servent
d’interface entre les fournisseurs et le directeur financier. Seriez-vous
étonné de découvrir que les fournisseurs ont des liens
proches avec ces derniers ?.

Ces personnes peu scrupuleuses
et incompétantes au nombre duquel, pourrait figureur M. Sadek (dit
Hangueh), Ma Naguade Awad, Haidar, etc …,
devraient-ils mettre un terme à leur manoeuvres qui conduiront de façon
inéluctable Djibouti Telecom à la faillite annoncée.

Quel est le réel
objectif de IOG, voler ou reconstruire Dibouti Telecom ?

Si la volonté du
gouvernement avait été le redressement de Djibouti Telecom,
pourriez-vous expliquer le choix d’un jeune retraité de 62 ans aussi
incompétent que Taoufik Raguig ?

Ce DAF est incapable de
dresser la situation financière exacte de Djibouti Telecom à
fin 2003, car depuis qu’il est là, il a transformé la société
en un véritable chantier soit disant, pour faire joli.

Et pendant ce temps il
cherche un comptable pour arrêter les comptes de Djibouti Telecom pour
l’année 2003.

On se demande pourquoi
il a été embauché avec un salaire de 3 000 000 FD par
mois s’il faut donner 10 000 000 FD à des experts pour arrêter
les comptes de la Société ?

Tous ces millions qui
pourraient avoir été détournés auraient-ils pu
enrichir Taoufik Raguig ou I.O.G ou les deux ?

La réponse est
simple. Si Taoufik Raguig se maintient longtemps comme DAF, alors c’est que
les millions vont directement chez I.O.G ?

Ce qu’il y a de bien dans
notre pays c’est que tout le monde sait la vérité, tout le monde
connaît les mécanismes et les prédateurs, tout le monde
comprend. Mais qui aura le courage de se lever pour mettre un terme au système
?

Il est temps de nous battre
pour l’honneur de notre pays.

20/01/04 (B230) LES AVENTURES DU PRINCE IBRAHIM OGADE GABAYO : 3ème et dernier épisode LA MALEDICTION.

La table d’or du royaume des pountiens était la seule autorité
à la cour qui avait le pouvoir de destituer le roi et de désigner
son successeur. Son contrôle était prépondérant
pour permettre au Prince Ibrahim Gabayo de réaliser son ambition.

Autour de la grande table
recouverte uniquement d’or, une trentaine de seigneurs, liés au Roi
Gouloud Atilah par un serment à la fois de fidélité réciproque
et de promesses irrévocables de protection.

Le Prince Ibrahim devait
donc éliminer ses principaux rivaux : les Ducs issariens pour s’emparer
absolument de leurs statuettes.

Récupérer
la statuette du Duc Adaye.

Le Duc Adaye, grand héros de la guerre contre les fantassins kromanions,
grand seigneur, faisait partie de la noblesse Adgo du sud. Son château
fort était construit sur les remparts de la ville Ali-sebia. Il était
reçu à la cour de l’Empereur Zion-Ba, et il possédait
des terres immenses terres et une Grande armée.

Le prince Ibrahim ne pouvait
se permettre ni de le défier ni de l’affronter directement. Il utilisa
donc la malice. Il envoya ses dragons déguisés en guerriers
Adgos du sud pour attaquer un fort kromanion. Les fantassins kromanions n’ayant
pas compris le subterfuge, se ruèrent aux trousses du Duc Adaye qui
n’eût point d’autre choix que de demander de l’aide au Prince Ibrahim
Ogadé Gabayo. Ce dernier accepta bien sur, à condition de recevoir
en échange la statuette qu’il possédait et qui l’avait protégé
dans sa fuite.

Récupérer
la statuette du Duc Dji-Elabé

Le Duc Dji-Elabé, de la puissante famille des Furlabos, avaient été
envoyé par-delà les mers, pour faire ses études chez
les kromanions. Il en était revenu avec des idées révolutionnaires
pour l’époque. Grâce à son charisme et à son charme
naturels, il pouvait se porter candidat pour devenir le Chef de la Table d’or.

Mais la noblesse d’épée,
constituée essentiellement par les Mamuss voulait garder tout ses privilèges,
sans aucun partage. Les Seigneurs pouvaient piller sans limite, toutes les
richesses du Royaume pountien et ils se partageaient entre eux, les fruits
de leur descentes régulières.

A la surprise générale
le duc Noubdon, Seigneur des Adgos du nord, plus connu à la Cour sous
le sobriquet d’Etalon d’or fut nommé chef de la Table d’Or. Les Mamuss
avaient coutume de dire qu’il serait prêt à trahir son propre
père pour un kilo d’Or.

Le duc Dji-Elabé
compris très vite que les membres de la Table d’Or étaient hostiles
à ses prétentions et il entra en rebéllion.

Le prince Ibrahim Ogadé
gabayo avec l’aide de la noblesse d’épée et du Duc Noubdon réussirent
à mater les rebelles dirigés par le Duc Dji-Elabé et
quelques comtes et barons.

Le châtiment infligé
aux rebelles fut particulièrement sévère : comtes et
barons furent bannis du royaume ; leurs terres et leurs châteaux furent
distribués aux vainqueurs.

Le Duc Dji-Elabé
qui avait perdu ses troupes, fut localisé par les dragons. Une taupe
versa du venin mortel de serpents dans son thé puis elle déroba
sa statuette

Le Duc Dji-Elabé,
empoisonné, mourut quelques jours plus tard.


C’est à cette époque que l’Empereur Ali-Sela déclara
la guerre au Calife Hissé Aferwor d’Axoum. Le Calife Al Addalli déclara
lui aussi la guerre au Calife sabéen du nord.

Le Prince Ibrahim Ogadé
Gabayo réussit à convaincre le Roi Gouloud de leur fournir des
cavaliers et des chameaux pour mener leurs guerres. En retour les deux Califes
s’engageaint à ne plus soutenir les Sultans afanians .

Le Prince Ibrahim était
de plus en plus obsédé par la conquête du pouvoir. Cela
prit rapidement des proportions pathologiques qui le rendirent imprévisible,
brutal et sadique.

Fort de son nouveau succès
le Prince lança ses Dragons sur la Cité d’Arhibo du Sultan Nadji.
Le choc fut effroyable et le massacre fut horrible. Nombreux habitants perdirent
la vie dans cette attaque. On ne comptait plus les morts : hommes, femmes
vieillards et enfants. Face à ce désastre et à cette
hécatombe, le Sultan Nadji s’inclina et fit allégeance au Prince,
qui accepta de le prendre sous sa protection, en échange …. de
sa statuette.

L’armée du Sultan
Kadim avait pris ses quartiers dans la forêt du Mont Dal. Des sentinelles
moustachues du Prince réussirent à localiser le campement. En
dépit de pertes sévères, le Sultan réussit à
s’enfuir et il trouva refuge chez l’Empereur Ali-Sela.

Comme son nom l’indique,
le Sultan Kadim était un riche commerçant. En vertu de la coutume
afanian qui l’y autorisait, il réussit à kidnapper la femme
du Sultan Abdali. Pour le prix de quelques chameaux chargés de sel,
il acheta le titre de Sultan.

Mais, pendant son séjour
chez l’Empereur Ali-Sela, un prince Mangu oromien sanguinaire descendant de
Kouch le deuxième fils de Noé, dont la descendante fut réduite
à l’esclavage par l’un des ancêtres de l’Empereur, réussit
par la ruse à capturer l’Empereur. Et il lui coupa
la tête. Aussitôt fait, il livra le sultan Kadim au prince Ibrahim
Ogadé Gabayo en échange de quelques amarions.

Le sultan emprisonné
refusa de faire allégeance au Prince. Non seulement, il perdit sa
Statuette mais il fut mis au cachots.

Le dernier Sultan Kafni
avait gardé ses positions sur son bastion sur le mont Moussé.
L’affrontement avec les armées du prince furent meurtrières,
les vaillants guerriers du Sultan résistèrent héroïquement
pendant plusieurs jours, sans aucun soutien. Finalement le Sultan Kafni négociât
sa statuette avec le prince Ibrahim Ogadé Gabayo, moyennant le droit
à l’exil pour lui et pour son armée, ainsi que la promesse de
l’arrêt des spoliations contre son peuple.

A son retour d’exil, l’accord
fut signé. Le prince Ibrahim Ogadé Gabayo convoqua aussitôt
la Table d’Or qui destitua le Roi Gouloud Atilah. Il se proclama comme seul
successeur désigné du Roi .

Le premier Consul du Roi,
le duc Cedi Seigneur des Sadmus, qui se croyait encore favori, fut congédié
par le Prince qui aurait pris soin de le délester de sa statuette.
Il aurait déclaré en le dépouillant ainsi, n’avoir nul
besoin d’un citron pressé .

Le Duc Noubdon fut aussi
contraint de remettre sa statuette, mais il implora le pardon du Prince allant
même jusqu’à s’humilier pour éviter d’être congédié.

Le jour du couronnement,
tous les habitants du royaume pountien furent conviés d’assister à la cérémonie. Sur le Trône du Palais, le Prince
prit place, arborant les armoiries du Roi des Rois du Pount.

A l’annonce de l’arrivée
du Baron Saani, le ciel s’assombrit brusquement et la foudre frappa le Palais.

Les 12 statuettes se mirent
à scintiller au dessus du nouveau Roi Irahim Ogadé Gabayo, la
terre se mit a trembler, le Mont Moussé se mit à gronder, des
laves en fusion descendirent le long de ses flancs, l’eau se mit a jaillir
de la terre.

Le Roi Ibrahim Ogadé
Gabayo fut transformé en Grand vizir, les colombes en vautours, les
chameaux royales en yennes, la terre s’effondra, engloutissant le Palais royal
et tous ses hotes.

Les pountiens se mirent
a genoux, car une malédiction venait de s’abattre sur tout le royaume.

Ainsi disparût le
Prince et le Royaume du Pount.


Nota : l’explication probable de cette catastrophe est souvent attribuée
au fait que le Prince se serait révélé incapable de maîtrise
la puissance des 12 statuettes réunies. D’autres pensent qu’il n’était
pas de sang princier et donc qu’il ne pouvait pas les réunir.
D’autres affirment que Zion-Ba avait payé le sorcier Hybu et qu’il
commandait les statuettes. Les religieux pensent qu’Allah avait puni le Prince
pour son orgueil démesuré et pour ses crimes.

Conseil au touriste
Les explorateurs, quand à eux, sont formels. Le royaume disparu ne
peut-être localisé qu’au Goubet et que c’est le Monstre qui garde
désormais les 12 statuettes.

Si vous avez la chance
un jour de visiter ce charmant pays, les guides locaux ne se feront pas prier
pour vous faire visiter le palais Haramous ou vit le grand Vizir, descendant
direct du Prince Ibrahim Ogadé Gabayo.

La noblesse d’épée, noblesse oblige, circule dans des 4?4 climatisés
qui ont remplacé les chameaux.

Les chalets du Mont Arta,
le lac assal où l’eau s’était mis à jaillir, l’anse du
goubet et l’île du diable, la forêt du Day et le Mont Moussa Ali où
les Sultans s’affrontèrent dans de terribles combats. La ville de tadjoura
a gardé tout son charme, celui d’un grand Sultanat.

Si, par le plus pur des
hasards, vous entrevoyez le célèbre bateau Calypso sur la zone,
vous seriez en droit de vous demander si son équipage est à
la recherche du Mégalodon ou de l’ancien Palais royal et des fameuses
12 statuettes d’or.

16/01/04 (B230) A lire sur le site du GED plusieurs articles.

16/01/04 – Les pèlerins
musulmans qui se rendent vers les lieux saints demandent des comptes au Shiftas
Ayatollah Mogueh Dirir Samatar et à la " Bande d’escrocs associés
" dont la Kabyo Kadra Mahamoud Haïd et à ses frères.
El Haj le croyant. Lien
avec l’article

15/01/04 – Les pèlerins
djiboutiens sont les otages d’une bande de mafieux qui se disent musulmans
mais qui sont la honte et le résidu de notre religion dans le pays.
El Haj le croyant. Lien
avec l’article