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15/03/04 (B238) Un lecteur a numérisé l’interview radiophonique du Président du Ged M. Mahamoud Ahmed Idriss et il nous propose une traduction.

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Note de l’ARDHD
Nous tenons à remercier ce lecteur qui a assuré l’enregistrement
et la numérisation de l’interview radiophonique du Président
du GED. Nous publions aussi la traduction qu’il nous propose, sous les réserves
d’usage, concernant l’exactitude.

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Ecouter
la déclaration : http://www.ardhd.org/ged/audio/ged_audio14032004.rm

(un peu de patience … si votre ligne n’est pas connectée au haut débit)


Lundi 15 mars 2004.

Au nom de l’opposition,
du gouvernement en exil de Djibouti, et en mon nom personnel, je voudrais
revenir sur l’attentat du vendredi 12 mars 2004, contre la voie ferrée
de Djibouti.

Cet attentat a gravement
endommagé le chemin de fer Djibouto-Éthiopien. Depuis notre
indépendance le 27 juin 1977 jusqu’à nos jours, il y a eu de
nombreux attentats, dont les plus importants sont : Avenue 13, Historil, Café
de Paris, Dasbiyo (Dhacasbiyo), Ambouli, Hadhagaale, et celui de vendredi
dernier.

La population de Djibouti,
et le pouvoir connaissent et désignent les responsables de ces actes
odieux.

Depuis notre indépendance,
le président Gouled avait confié la sécurité du
pays à son neveu Ismael Omar Guelleh. M. Gouled avait donné
à ce dernier carte blanche. La population est devenue pour lui un jeu
d’échecs. »Tu pourras licencier celui et celle que tu veux, tu
pourras emprisonner celui et celle que tu veux ».

Compte tenu de ces paramètres,
il ne fait aucun doute que Guelleh et sa milice (SDS) commandée par
Hassan Madobé (Hassan LE NOIR) sont derrière cet attentat.L’objectif
de Guelleh est de détourner la vigilance de la population dès
qu’il se sent en difficulté.

Les attentats sont aussi
pour Guelleh, des occasions pour liquider, emprisonner, et punir ceux et celles
qui s’opposent à lui. Guelleh est criminel, et l’entière responsabilité
incombe à lui. Nous invitons à la population du pays de réfléchir
afin de chasser Guelleh du pouvoir.

Copywright
Production Audio GED

15/03/04 (B238) Un lecteur s’interroge sur l’ACA (Afar Community Association) et pose des questions sur les véritables objectifs de la Communauté installée à Londres.

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Note de l’ARDHD
Comme cela est la règle, nous publions cette contribution, sans qu’elle
n’engage les positions de notre Association. En effet, au sein de notre équipe,
nous n’avons pas les moyens de prendre position ni d’affirmer que telle position
est la bonne.

Nous considérons qu’il s’agit d’une contribution au débat et
qu’elle alimente la réflexion.

Chacun peut intervenir librement sur le sujet.
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Salut,

Je vous écris à
propos de L’Afar Community Association en Angleterre, car il ne faut pas exagérer.

Si M. Bodaya a créé
cet organisme, à mon avis, ce serait surtout pour gagner de l`argent
! Et pire, en se remplissant les poches au nom du Peuple innocent Afar qui
a tant souffert de la pauvreté et de la famine.

Il pourrait profiter du
fait, que jusqu`à présent, nous n’avions aucun leader pour nous
défendre et pour protéger la communauté victime de toutes
les guerres dans la région : Éthiopie – Erythrée, Djibouti,
etc. En arrivant en 1985 à Djibouti, M. Bodaya a obtenu de Carte d’identité
nationale.

J’ignore son passé
mais je sais qu’il s’est opposé aux Afar à Djibouti. Sachant
que tout Afar venant des 23 200 km2 n`est pas bien accueilli dans le pays

Pourtant par tradition
orale, ces Afar affirment qu’ils sont avec nous, mais le moment venu, ils
nous ont tourné le dos. Au sein de cette Communauté, il y a
un racisme entre différents niveaux d’Afar. Le mouvement défavorise
les Afar issus de Djibouti, qui sont considérés comme inférieurs

En premier lieu, l’ACAA
devrait faire connaître à la communauté internationale,
la véritable situation des Afars, leur culture, leur histoire et ce
qu’ils subissent. Qu’en est-il dans les faits ?

Un simple exemple, en
Angleterre, on rencontre toutes les difficultés pour trouver un interprète
Afar, nécessaire dans nos relations avec l’Administration. Rien n’a
été prévu … !

Curieusement toutes les
autres communautés en ont. C’est organisé ! Pourquoi les Afars
de Londres n`ont pas cette chance ? Cela pourrait-il prouver que l’ACAA n’est
pas au service des Afar. Disons le mot, c’est une Communauté d`intérêt
mais ce n’est pas l’intérêt de la communauté qui les motive.

Un autre signe ! Parmi
les Afar très connus dans notre population et dans le milieu Afar aucun
(pratiquement) ne fait partie de cette structure, alors qu’ils sont nombreux
à résider en Angleterre.

Cela aussi pourrait prouver
qu`il y a des degrés divers d’appréciation au sein de l’ACAA.

M. Bodaya est né à Dawee en Éthiopie dans la région
de Kala. Est-il un Afar pure souche ? Sans vouloir faire de ségrégation,
de tribalisme ni de racisme, force m’est de répondre : probable que
non. Le patronyme de Bodaya s’il est fréquent à Kala, est pratiquement
inconnu au sein des familles Afar d’Erythrée, de Djibouti et d’Ethiopie.

Certes, cela n’est pas
une preuve absolue, nécessaire et suffisante, mais si M. Bodaya avait
choisi d’aider prioritairement le village de Dawee, dans il est natif, (et
qui n`est pas connu, reconnaissons-le), il ne s’y prendrait pas autrement
! (CQFD)

Joue-t-il son jeu personnel
en utilisant la situation et le désarroi des Populations Afar pour
assurer son train de vie et sa notoriété au pays natal ?

Le monde change ! M. Bodaya
veut faire la quête d’abord pour lui, puis pour son village de Dawee
! Qu’il le fasse si cela lui chante, mais qu’il n’utilise pas la cause des
Afar qui n’a rien à voir là-dedans, ni aucun intérêt
à en attendre.

14/03/04 (B238) Dans un article documenté, le GED apporte des éléments crédibles qui pourraient démontrer que l’explosion à Djibouti ne serait par le fait d’un acte de terrorisme … international …

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Note de l’ARDHD
De nombreux observateurs se sont accordés pour estimer que les
attentats commis à Djibouti dans un passé relativement récent
: « Café de Paris », « Historil » et maintenant celui
de la voie ferrée, auraient pu avoir été commandités
par la SDS et par ses dirigeants.

Rien ne nous permet de
valider cette hypothèse, qui n’en conserve pas moins toute sa valeur.
Il est quand même étonnant de constater que lorsqu’IOG se sent
en position difficile, un attentat survient (fort à propos ?) pour
détourner l’attention et pour lui permettre de reprendre un peu d’autorité
sur le dos d’une ethnie ou d’une autre.

Pourra-t-il, si c’était
le cas, (ce que nous ne pouvons pas confirmer) se refaire une santé
avec des moyens aussi misérables et sordides. D’autant plus ignoble, que le monde vit dans la terreur
des attentats : des enfants, des femmes et des hommes en sont les victimes
innocentes …

Il est certain que les Services secrets occidentaux (en particulier
US et Français) sauront rapidement la vérité, s’ils ne
la savent pas déjà …

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Extrait du GED sous la signature d’Ali Iftin

14/03/04
– Ismaël Omar Guelleh tente un premier coup d’esbroufe aux multiples
facettes, par l’intermédiaire d’Hassan Saïd et du Service Djiboutien
de Sécurité (SDS).

par Ali Abdillahi
Iftin.

 » Explosion d’origine
criminelle dans les environs de la Gare ferroviaire de Djibouti  » c’est
par cette phrase sibylline que l’Agence Djiboutienne d’Information a relaté
l’attentat à l’explosif qui s’est produit devant l’Hôpital militaire
français Bouffard entre 23 heures et minuit, le vendredi 12 mars 2004.

D’après nos informations,
l’engin explosif aurait été placé sous les rails, à
une trentaine de mètres de la porte Nord du Centre Hospitalier français
Bouffard alors que la déflagration aurait projeté une portion
de rail de l’autre coté de la route, perçant le toit de la superette
Bonaparte.

Les diplomaties étrangères
présentes sur notre sol n’ont pas été trompées
par cet « Attentat subterfuge » car ils sont parfaitement informés
par leurs Services de Renseignements alors que le Commandement des Forces
Françaises à Djibouti recommandait à juste titre, une
nouvelle fois aux militaires et aux familles, une extrême prudence.

Nous considérons
que les populations djiboutiennes ne nourrissent aucune animosité à
l’encontre des ressortissants français et étrangers vivant sur
notre sol, bien au contraire.

Les Djiboutiens et les
Djiboutiennes sont de nature pacifique et notre pays est parfois celui de
« l’Ecole de la patience » ceci se fait toujours avec le sourire.

D’autre part, les provocations
qui risqueraient d’émerger dans les semaines à venir à
l’égard des communautés étrangères seraient l’oeuvre
du pouvoir djiboutien en place qui, une fois encore et suivant une pratique
éprouvée, ferait démonstration qu’il ne peut survivre
qu’en entretenant des frictions par l’activation de groupuscules de délinquants
connus et recensés, qu’il finance ponctuellement pour maintenir la
pression.

Dans cet attentat du vendredi
12 mars 2004, les Djiboutiens  » bien informés  » n’hésitent
pas à parler de  » piteux couac du SDS  » – un de plus me direz-vous
ce qui démontre le peu de  » professionnalisme  » des hommes
d’Hassan Saïd madobé – et ce pour plusieurs raisons qu’ils justifient
à partir d’éléments suivants.

Chacun sait que
ce point est surveillé 24 heures sur 24 heures par les hommes du
SDS,

d’une part par
ce que cet endroit est proche des villas du Ministre du Commerce Saleiban
et de l’ancien Ministre des Transports Osman Idriss aujourd’hui rattaché
directement à la présidence,

d’autre part cette
route est une voie privilégié utilisée – de jour comme
de nuit – par Ismaël Omar Guelleh pour se déplacer de son Palais
d’Aramous à celui de l’Escale..


ce quartier est de plus réputé pour être celui des hommes
du SDS et de sa hiérarchie…


Ajoutons à cela qu’un tel engin ne se pose pas en 5 minutes et
que :

soit les hommes du SDS
surveillant les lieux ont le nécessaire besoin de changer de paires
de lunettes car ils auraient pu ne pas voir le ou les poseurs de l’engin
explosif,

soit ils ont eux-mêmes
placé la charge d’explosifs en agissant sur ordre d’Hassan Saïd
donc indirectement d’Ismaël Omar Guelleh.

C’est cette dernière
hypothèse que nous retiendrons avec l’affirmation suivant laquelle
l’opération du SDS aurait pu être menée à la  »
va vite  » et que les ordres auraient été mal exécutés.

Vu la quantité
importante d’explosifs qui semblerait avoir été utilisée
– au point que la déflagration ait été entendue dans
tous les quartiers de la capitale – et le peu de dégâts occasionnés
on serait tenté d’affirmer que nous nous situons bien plus dans l’une
de ces farces de carnaval que dans un attentat bien préparé…et
souhaitant toucher des intérêts étrangers à Djibouti.

Mascarade permanente dont
Hassan Saïd dit madobé et ses quelques polichinelles  » pieds
nickelés du SDS  » se sont fait une spécialité par
le passé.

Bien plus que les autorités
militaires françaises que l’on tente aussi d’influencer en essayant
de semer la révolte dans les esprits au sein de la communauté
présente à Djibouti, c’est la voie ferrée qui était
directement visée car dans le cas contraire se poserait inévitablement
la question pourquoi autant d’explosifs placés précisément
sous des rails de chemin de fer ?.

A qui profite le crime
?.
Certainement pas aux Ethiopiens qui, une fois encore, se trouvent pénalisés
dans leur approvisionnement par la voie ferrée Djibouti – Addis Abeba.

Une visite en Ethiopie
qui risquerait bien de se traduire par un Aller/Retour …

La visite prévue
en Ethiopie pour la fin de ce mois avec des entretiens sur l’hypothétique
renforcement de la sécurité entre Djibouti et l’Ethiopie, auxquels
participeront le général Fathi Ahmed Houssein et le Chef de
la SDS Hassan Saïd Madobé, risquerait d’être bien plus animée
et plus rapide que prévu.

Le gouvernement d’Ismaël
Omar Guelleh ayant depuis des années une nette tendance à faire
usage de chantages répétitifs – quitte à faire saboter
les moyens d’approvisionnements de l’Ethiopie à partir du Port international
de Djibouti en imposant ensuite son diktat et à commettre de multiples
provocations vis-à-vis du gouvernement de Méles Zenawi, nul
doute que le Premier ministre Ethiopien et son gouvernement attendent la délégation
djiboutienne de pieds fermes pour leur expliquer leur façon de voir
et leur concept des relations futures entre les deux pays.

A force de tendre la corde
du chantage vient forcément le moment où elle se casse et ceux
qui pensaient tenir le bon bout risqueraient bien de se retrouver au sol.

On murmure par ailleurs
qu’aux vues des évènements de ces dernières semaines,
des tensions et des revendications au sein de l’Armée nationale, comme
dans la Gendarmerie et dans la Police et alors que l’Etat ismaëlien n’a
quasiment plus d’autorité, le Général Fathi Ahmed Houssein
artificiel commandant des Forces Armées aurait pris certaines dispositions
pour quitter le service actif dans les meilleurs délais.

Suivant la formule consacrée
 » Les rats quittent le navire lorsqu’il prend l’eau de toutes parts »
il pourrait souhaiter s’éclipser sans faire de vagues tant il a à
se reprocher en matière de détournements au sein d’une Institution
et au détriment des militaires dont il a bien profité et sur
le dos desquels il s’est confortablement engraissé durant des années.

Il pourrait fixer son
nouveau lieu de résidence en France en se protégeant derrière
sa double nationalité de Djiboutien mais surtout celle de citoyen Français.

Oui mais voilà
il existe des accords dibouto-français en matière judiciaire
et les Commissions rogatoires délivrées par la Justice djiboutienne
sont applicables par la Justice française et n’y aura plus, très
bientôt, de Procureur Djama pour égarer les dossiers ou les ranger
au fond d’un tiroir dont il a perdu la clé.

Djibouti / Paris c’est
direct et quasiment sans escale, comme d’autres la Justice djiboutienne ira
le chercher en responsabilités…., en temps et en heure.

Message
à caractère personnel :
les Djiboutiens parlent aux Djiboutiens.

Il nous
semble important de rappeler à Ismaël Omar Guelleh ainsi qu’à
la kabyo Kadra Mahamoud Haïd qu’il est inutile de nous envoyer une délégation
de leurs serviteurs pour tenter de traiter avec les membres du Gouvernement
en Exil ou des agents du SDS, affectés à l’Ambassade de Djibouti
à Bruxelles.

Les premiers se complaisent
dans la douce quiétude des Palaces d’Europe, aux frais des contribuables
djiboutiens et de nos finances publiques alors que les seconds ont fait d’énormes
progrès depuis les épisodes d’Ethiopie où ils ont tenté
sans succès de m’éliminer physiquement. En matière de
« retrait stratégique… » ils courent bien plus vite qu’avant
au point que l’on a du mal à les rattraper.

Par ailleurs, nous tenons
à éviter des frais supplémentaires à nos finances
publiques qui sont en situation de désastre.

Ne vous dérangez
pas messieurs, madame les gouvernants de ce qu’il reste d’Etat ! nous arrivons
et soyez assurés que nous allons très rapidement traiter sur
place tous les problèmes !.

M
Ali Abdillahi Iftin.
Chargé de la Défense et de la Sécurité
nationale
au sein du Gouvernement en Exil de Djibouti.

 

13/03/04 (B238) A lire cette semaine sur LOI.

LA LETTRE
DE L’OCEAN INDIEN – 13/03/2004

CBE – Comptes fermés à Djibouti
La Commercial Bank of Ethiopia (CBE) n’a pas encore fermé ses portes
à Djibouti (LOI n°1078), mais elle est en train de clôturer
les comptes des déposants de sa filiale dans ce pays. (…). [Total
: 130 Mots].

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 13/03/2004
DJIBOUTI – Le port de pêche concédé au privé
Le gouvernement djiboutien vient de concéder l’exploitation du port
de pêche de Djibouti à la société privée
Djibouti Maritime Management and Investment Company (DMMI). (…). [Total
: 307 Mots].

13/03/04 (B238) Attentat sur la voie ferrée à Djibouti. (Info lecteur confirmée par le GED)

Cette information nous
arrive après toutes les nouvelles sur l’horrible attentat qui a été
commis à Madrid. Elle est confirmée sur le site du GED.

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Bonjour et merci de combattre
cette dictature.

Hier soir entre 23h00
et minuit, une forte explosion s’est produite à proximité du
CHU Bouffard. Il se trouve que c’était une explosion sur les rails,
juste en face de l’hôpital militaire français. Heureusement le
train était passé une demi-heure plus tôt. Il semble que
les débris des rails se soient envolés jusqu’au Boulevard de
Gaulle atterissant sur le trottoir du kiosque Napoléon.

On peut raconter tout
ce qu’on veut, mais je suis persuadé personnellement que cet acte aurait
pu avoir été commis par les milices d’IOG. Pour la simple raison
qu’IOG est très malmené depuis plus deux semaines et qu’il ne
supporte vraiement pas l’épreuve.

L’armée reste sur
ses positions. IOG fait semblant de punir l’Etat-Major et il contraint les
Généraux Fathi et Zakaria à rester dans leur domicile.
Pour la petite histoire Zakaria a déclaré que cette situation
remonte à l’époque ou Ali Meidal le punissait.

De plus les transports
en commun se sont mis en grève ce matin. Les étudiants ont manifesté
et ils ont tout cassé sur leur passage. Ils ont enlevé le peu
des panneaux de circulation routière présents en ville. Ils
ont même mis le feu à des pneux sur la route qui conduit au Boulevard
de Gaulle. Ceci entre 07h00 à 13h00.

Avant cela, IOG faisait
usage, disait-on, de nombreux gris-gris. Il faisait des tas de détour
imprévus pour se rendre à la Présidence, j’allais dire
au café. Aujourd’huit c’était incroyable : Il a utilisé
la route de la Siesta, puis emprunté la direction de l’Hôpital
Peltier, ensuite direction du port, puis tournant à gauche devant les
Ets Coubeche, il a foncé sur la route de Venise pour entrer dans son
Palais.

Savez vous ce que l’on
raconte en ville. Des femmes africaines, originaires de l’Ouganda, vivraient
dans les jardins de la Villa d’Harramous. Chaque matin, pour offrir à
IOG leurs recommandations, elles se dévétiraient, puis elles
tourneraient leurs postérieurs vers la mer … pour trouver l’inspiration.
Oui, est-ce comme cela que le pouvoir, que la peur ne quitte plus un seul
instant, prendrait ses décisions … ?

13/03/04 (B238) Nouveau communiqué de presse du GED qui évoque le Mouvement de Libération nationale.

Communiqué
de Presse

Comme l’ont souligné,
dans un récent communiqué commun, M Mahamoud Idriss Ahmed
président du Gouvernement en Exil de Djibouti ainsi que le vice
président M Abdallah Deberkaleh Ahmed, la situation qui prévaut
depuis de nombreuses années en République de Djibouti
s’est considérablement aggravée ces dernières années
pour nous conduire aujourd’hui à une conjoncture très
préoccupante de catastrophe économique, sociale et politique
sans précédent dans l’histoire de notre pays.

Composante d’un large
Mouvement de Libération qui s’est instauré depuis plus d’une
année dans le pays, l’Armée Djiboutienne de Libération
Nationale – ADLN – est en place ; elle est constituée très majoritairement
d’Officiers, de Sous Officiers, de Militaires du Rang des Forces armées
nationales, des Forces de la Gendarmerie et de la Police Nationales.

Ceux qui ont torturé,
violé et agi dans l’indignité n’ont pas leur place au sein de
l’ADLN qui est l’expression des populations de notre pays pour la restauration
du Respect des Droits des Citoyens et des Citoyennes dans le cadre de notre
Constitution et de nos lois.

Bien que combattu par
tous les moyens par le régime dictatorial d’Ismaël Omar Guelleh
qui est soutenu par quelques brigands opportunistes et de circonstances et
par une  » garde prétorienne  » sanguinaire qu’il finance à
grands renforts d’argent mais en pleine déliquescence, le Mouvement
de Libération Nationale s’est installé dans tous les esprits
des populations djiboutiennes comme dans la fonction publique et constitue
aujourd’hui la seule alternative pour mettre fin au régime despotique
dans notre pays et lui substituer un gouvernement dans un Etat de Droit, respectant
l’humain comme la liberté dont celle d’entreprendre et de faire commerce
dans notre pays.

Un Mouvement de Libération
Nationale qui préserve et élargit les droits acquis par les
investisseurs locaux et étrangers.

La fuite des investisseurs
et des capitaux financiers, y compris ceux qui sont détournés
sur les fonds publics, pour être investis ailleurs constitue l’une des
pierres angulaires sur laquelle le gouvernement tient à lutter efficacement.

Constat est fait depuis
de trop nombreuses années concernant la fuite des capitaux donc des
investisseurs alors qu’il convient bien au contraire de faciliter l’investissement
dans l’outil de travail et par conséquence induite de créer
et de pérenniser l’emploi.

A ceci s’ajoute le combat
que nous devons mener contre les actes xénophobes ponctuels et ordonnés
par le pouvoir en place qui génère un artificiel climat d’insécurité
pour :

– d’une part obtenir des
aides internationales dans le cadre de la sécurité des ressortissants
étrangers,

– d’autre part pour trouver
une justification à tous les actes de répression aveugle ordonnés
par l’Etat pour masquer la réalité et qui ne doit sa survie
que par le marasme économique, social et politique instaurés
qui sont de sa seule et exclusive responsabilité.

Le Gouvernement en
Exil de Djibouti a clairement défini un programme de gouvernement qui
s’appuie sur un véritable partenariat avec les investisseurs locaux
et étrangers du secteur privé.

Ces dispositions passent
inévitablement par :

Le maintien des Droits
actuels des investisseurs créateurs d’emplois,

Elargissement des accords
Etat / Entreprises du secteur privé par l’application de futures dispositions
avantageuses pour les parties en présence et permettant la Formation
professionnelle, l’emploi et le maintien des compétences des salariés
djiboutiens.

Dynamisation des secteurs
économiques – de petite, de moyenne et de grande rentabilité
financière – totalement occultés par l’ignorance coupable de
l’Etat djiboutien actuel. Notre but étant de faciliter la création
d’entreprises – donc d’emplois – dans la région de la capitale mais
surtout dans l’arrière pays afin d’y fixer les populations en y créant
et en développant des activités multiples et variées,
répondant à la demande.

Retour par saisie sur
leurs avoirs et leurs biens au profit des Finances publiques des sommes détournées,
au niveau des Etablissements Publics Industriels et Commerciaux – privatisés
ou non privatisés – par Ismaël Omar Guelleh, Kadra Mahamoud Haïd,
leurs complices et leurs prête noms.

Un Mouvement de Libération
et son Armée Nationale qui protégent les ressortissants et les
intérêts étrangers à Djibouti.

Le Gouvernement en Exil
de Djibouti est fondamentalement attaché aux liens ancestraux qui unissent
les populations djiboutiennes et françaises comme aux autres communautés
étrangères installées sur notre sol national.

L’une des missions essentielles
de l’Armée Djiboutienne de Libération Nationale est de protéger
par tous les moyens en son pouvoir les vies humaines – djiboutiennes et étrangères
– sans différenciation d’appartenance raciale, sociale ou religieuse.

Chaque Commandant militaire
de Région a reçu consigne de veiller strictement à ce
qu’aucun débordement ou acte xénophobe ne soit perpétré
dans son secteur d’affectation et le cas échéant de faire procéder
immédiatement à l’arrestation et à l’incarcération
du ou des coupables pour comparution dans les meilleurs délais devant
un Tribunal compétent.

Investisseurs locaux et
étrangers comme diplomaties étrangères doivent faire
un choix aujourd’hui.

Les éventuels Investisseurs
locaux et étrangers comme les diplomaties étrangères
qui pourraient être tentés de soutenir financièrement
le gouvernement despotique d’Ismaël Omar Guelleh, qui est à l’agonie,
se couperaient des populations djiboutiennes avec les inévitables conséquences
qu’une telle attitude comporterait pour l’avenir.

Le Gouvernement en Exil
de Djibouti souhaite que les diplomaties étrangères, représentées
ou pas sur notre sol national, restent en dehors des évènements
inéluctables qui vont survenir dans les semaines à venir.

Ces évènements
seront exclusivement l’expression des populations djiboutiennes souhaitant
l’instauration d’un régime de bonne gouvernance dans une République
de Droits.

Nous demandons aux autorités
françaises, diplomatiques et militaires, de ne pas tomber dans le piège
tendu par Ismaël Omar Guelleh qui va tenter, comme par le passé,
de faire appliquer des Accords de défense avec la France.

Ces Accords n’auront pas
lieu d’être car ce Mouvement de Libération Nationale est une
« ‘affaire de Djiboutiens et entre les Djiboutiens » aux fins de rétablir
leurs Droits essentiels et les libertés publiques dans leur pays.

En agissant par la voie
de la diplomatie tout en prenant toutes les dispositions nécessaires
sur le plan militaire, y compris au niveau des forces nationales de Gendarmerie
et de Police comme dans la fonction publique, le Gouvernement en Exil de Djibouti
agit préventivement et prend des mesures conservatoires en vue d’éviter
l’émergence d’une révolte imminente des populations de Djibouti.

Eviter les débordements,
procéder à l’arrestation des provocateurs missionnés
par le régime d’Ismaël Omar Guelleh.

Nous avons condamné
ouvertement et sans ambiguïté les pratiques du régime d’Ismaël
Omar Guelleh consistant à créer ponctuellement des situations
de conflits avec les communautés étrangères comme le
fait démontré de sa duplicité par l’envoi de militaires
djiboutiens, travestis en civil, ayant reçu mission de proférer
des insultes anti françaises sous les fenêtres de l’Ambassade
de France à Djibouti.

Comme il l’a fait par
le passé, le gouvernement d’Ismaël Omar Guelleh va réitérer
dans les semaines à venir ses actes de provocations aux fins de tenter
de semer des désordres en envoyant ses  » fomentateurs professionnels
 » de troubles contre les installations et les populations étrangères
à Djibouti.

Quel que pourrait être
le pays visé par de tels actes indignes, s’ils venaient à se
produire et bien que toutes les dispositions aient été prises
pour éviter de tels débordements, le Gouvernement en Exil de
Djibouti donne dès à présent tout pouvoir aux autorités
étrangères militaires et de Gendarmerie aux fins quelles fassent
procéder à l’arrestation immédiate sur place et à
l’incarcération des coupables d’actes de provocation et de xénophobie
à l’encontre de leurs ressortissants ou qui auraient tenté de
porter atteinte directement aux installations qu’ils occupent sur notre territoire
national.

Comme nous l’avons précisé,
les  » fomentateurs professionnels  » de troubles et coupables de
tels actes seraient remis aux autorités militaires de l’Armée
Djiboutienne de Libération Nationale afin d’être traduits dans
les meilleurs délais devant les Tribunaux compétents.

L’heure n’est plus aux
palabres stériles et à la chloroformisation d’une opposition
stérile mais aux actes pour restaurer la démocratie dans notre
pays.

Chaque Djiboutien et Djiboutienne,
Fonctionnaire, Militaire, Gendarme et Policier a l’avenir de sa famille, de
ses enfants et de son pays en mains.

M
Mohamed Saleh Alhoumékani
Porte parole du Gouvernement en Exil de Djibouti