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18/09/04 (B264) Message de condoléances de Moumin Bahdon, Président du PSD.

C’est avec une réelle
émotion que je viens d’apprendre, le décès de M. AHMED
DINI AHMED.

J’en suis peiné.

En cette pénible
circonstance, permettez-moi d’adresser au nom du Comité Exécutif
du Parti Populaire Social Démocrate (PSD), de l’ensemble de nos adhérents,
militants sympathisants et en mon nom personnel, nos condoléances les
attristées.

M. Ahmed Dini Ahmed fut
pour moi, non seulement un compagnon de lutte, mais un frère dont j’apprécie
à leur juste valeur, les qualités d’homme d’Etat et son rôle
déterminant pour faire de Djibouti une Nation unie, libre, indépendante
et indivisible.

Croyez bien que son action
restera vivace et gravée pour toujours dans nos mémoires.

Nous sommes de tout coeur,
en ces moments difficiles, avec la famille du regretté Ahmed Dini.

Avec ma gratitude, je
vous prie d’agréer, cher Schaal, l’expression de mes salutations distinguées.

Moumin
Bahdon
Président du PSD

18/09/04 (B264) Message de condoléances et hommage de Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH à Ahmed Dini et à ses engagements.

 

Le Président
HOMMAGE
AU PERE DE LA NATION
DE LA REPUBLIQUE DE DJIBOUTI
LE REGRETTE AHMED DINI AHMED

La République a
perdu, le 12 septembre 2004 vers 15 heures, un grand homme d’Etat, un sage
et courageux patriote Ahmed Dini Ahmed.

C’est au nom de la Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) et en mon nom personnel que j’adresse
mes sincères condoléances à la famille et aux proches
du regretté Ahmed Dini Ahmed.

Il fut, pour moi, un compagnon
de lutte pour l’indépendance de notre pays. Porte-Parole et Directeur
du journal du Parti pour l’Indépendance :  » Le Populaire « ,
j’ai été, lors de ces heures glorieuses, son proche collaborateur
en charge de l’Administration du parti indépendantiste, la Ligue Populaire
Africaine pour l’Indépendance – LPAI.
Puis, entre le 8 mai 1976 et le 27 juin 1977, c’est en tant que Secrétaire
du Bureau de l’Assemblée Nationale, et sous la Présidence de
Ahmed Dini Ahmed, Président du pouvoir législatif, que j’ai
travaillé dans la Commission Mixte composée de la France et
du gouvernement de transition.

Toujours animé
d’une intégrité intellectuelle et morale sans faille, Ahmed
Dini Ahmed, une personnalité politique exceptionnelle, avec qui j’ai
toujours entretenu d’excellentes relations était, à tous égards,
le véritable Père de la Nation. Il était le principal
artisan des textes fondamentaux de notre République et des Accords
de coopération avec la France dans ces années-là.

Courageux, persévérant,
ferme, dans ses décisions et brillant orateur (dans toutes les langues
locales), il fut celui qui avait réussi à mobiliser l’ensemble
de la population djiboutienne, dans l’Unité, pour l’accession à
notre souveraineté nationale et internationale.

J’ai connu cet homme de
parole qui a toujours respecté ses engagements dans la patience et
l’abnégation.

Fin négociateur,
il avait réussi à mener avec doigté le long et difficile
processus des pourparlers avec l’Administration Coloniale entre 1975 et 1977.

Je rend ici hommage à
mon compagnon, à l’homme d’Etat, au grand Homme qui m’a appris que
la fermeté et l’intransigeance doivent toujours guider toute question
relevant de la défense des Libertés et des Droits fondamentaux.
Pour lui, ce n’était qu’ensemble que nous pouvions combattre avec efficacité
en faveur du Bien-être de nos populations rassemblée contre l’arbitraire
et l’injustice.

Depuis la création
de la LDDH le 9 mai 1999 jusqu’à la signature de l’Accord Cadre à
Paris du 7 février 2000, grâce à ses impulsions démocratiques,
à sa foi et ses convictions personnelles, il n’avait pas manqué,
quelles que soient les circonstances, de consulter les Défenseurs des
Droits de l’Homme de la LDDH, pour le respect des Libertés, sur toutes
les questions relevant du respect des Droits de l’Homme, surtout en cette
période difficile où les exactions sur les populations civiles
du nord et sud-ouest étaient des pratiques régulières
et courantes du régime, pratiques intolérables, insoutenables
et inadmissibles.

Avec sa disparition, nous
perdons aujourd’hui, le négociateur hors pair, actuellement le seul
homme politique clairvoyant et soucieux de la promotion de l’intérêt
général dans un pays qui sort d’une guerre fratricide de dix
ans.

Il appartient aujourd’hui
à tout responsable politique et principalement au gouvernement de réaliser
les vœux de notre regretté, compagnon et ami populaire, Ahmed
Dini Ahmed : l’application effective des accords de paix du 12 mai 2001, car
Ahmed Dini Ahmed n’a jamais failli à ses engagements.

Mon frère Ahmed
Dini, je peux t’assurer que le peuple est reconnaissant et compatissant.

Adieu frère
Ahmed Dini Ahmed, que Dieu Tout-puissant, garde ton âme en Paix.
Amin.

M.NOEL
ABDI Jean-Paul


18/09/04 (B264) RSF / Erythrée : la plus grande prison de journalistes au monde depuis septembre 2001.

Trois ans de silence

Depuis le 18 septembre
2001, le pays du président Issaias Afeworki est la plus grande prison
d’Afrique pour les journalistes

Depuis le 18 septembre
2001, soit depuis trois ans, la presse privée n’existe plus en Erythrée.
Trois ans pendant lesquels les Erythréens n’ont eu pour seules sources
d’information que la presse officielle ou les quelques radios étrangères
captées dans le pays.

En outre, depuis quelques
jours, plus aucun journaliste étranger n’est présent en Erythrée.
Début septembre 2004, Jonah Fisher, correspondant de la BBC et dernier
journaliste étranger à Asmara, a été expulsé
après avoir fait l’objet de critiques publiques de la part du ministre
de l’Information.

C’est une situation unique
au monde. En septembre 2001, du jour au lendemain, le gouvernement a fermé
tous les journaux privés et emprisonné les principaux journalistes,
plongeant le pays dans un long black-out. L’Erythrée est aujourd’hui
le seul pays du continent africain, et l’un des très rares sur la planète,
où seule la presse gouvernementale a droit de paraître.

Aujourd’hui, au moins
quatorze professionnels de la presse sont emprisonnés dans des conditions
très difficiles. Les autorités ne donnent aucune information
à leur sujet et ni les lieux, ni les conditions de leurs détentions
ne sont connus. A plusieurs reprises, des membres du gouvernement d’Asmara
ou du parti au pouvoir ont qualifié les journalistes emprisonnés
de « traîtres à la nation », mais aucun chef d’accusation
officiel n’a été rendu public.

Une fois encore, en dépit
de l’entêtement du président Issaias Afeworki, Reporters sans
frontières exhorte les autorités érythréennes
à libérer ces journalistes et à autoriser les médias
privés à reparaître. Ainsi, l’Erythrée mettrait
fin à son triste record : la plus jeune nation d’Afrique, elle est
également la plus grande prison du continent pour les journalistes.