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28/11/2013 (Brève 305) Mohamed Alhoumékani est libre et il vient d’arriver en Belgique

C’est avec un immense joie que nous avons appris ce matin, que Mohamed Alhoumékani avait pu quitter le Yémen et qu’il était arrivé en Belgique pour retrouver sa famille et ses conseils.

A l’heure actuelle, nous n’avons encore aucune information sur les conditions de sa libération, mais nous espérons en apprendre plus dans les prochains jours.

Nous tenons à adresser à Mohamed Alhoumékani toutes nos félicitations pour son courage et pour avoir tenu bon en dépit des multiples pressions qui ont été exercées contre lui, probablement pour qu’il revienne sur son témoignage dans l’affaire Borrel.

Chantages auxquels il a toujours refusé de se plier.

Nous avons une pensée pour son fils Moncef qui avait tenu à se rendre au Yémen pour le soutenir et pour son épouse et ses autres enfants qui ont vécu trois mois d’angoisse.

Nous remercions toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés pour obtenir sa libération, en manifestant devant les Ambassades du Yémen, en signant la pétition et en diffusant les informations. Nous pensons en particulier aux adhérents de l’Association Survie et aux journalistes yéménites qui nous ont aidé dans les traductions.

Coïncidence du calendrier : aujourd’hui c’est l’anniversaire d’IOG, qui a du recevoir ce cadeau comme une nouvelle claque ….

A suivre

27/11/2013 (Brève 305) Plainte pour crimes. France 3 Bretagne / Un rennais porte plainte contre le président de Djibouti pour génocide.

Houssein Ibrahim Houmed est un professeur de philosophie, militant du parti socialiste à Rennes.

Il a porté plainte auprès de la Cour Pénale Internationale de La Haye contre Ismaïl Omar Guelleh, le Président de Djibouti,pour génocides et crime contre l’humanité . Il défend cette cause depuis 1977.

Houssein Ibrahim Houmed veut faire condamner l’actuel président de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh, pour « des faits perpétrés contre des civils Afars et commis entre juillet 1977 et novembre 2013″.

Aggravées lors des récentes élections législatives, les exactions n’ont jamais cessées souligne ce professeur de philosophie rennais. « Ces crimes portent principalement sur des actes de tortures, de viols, de massacres de civils – femmes, hommes, personnes âgées et enfants – et pour faits d’assassinats d’opposants politiques » indique le préambule de la plainte, qui s’appuie ensuite sur des faits précis.

07/07/05 (B305) ALERTE : selon certaines sources concordantes, Guelleh s’apprêterait à remettre les cinq militaires éthiopiens réfugiés à Djibouti aux autorités éthiopiennes, en violation flagrante du droit international. Alerte à la mobilisation internationale.

Nous avons été alertés sur le fait que Guelleh s’apprêterait à remettre aux autorités éthiopiennes les cinq militaires qui avaient demandé l’asile à Djibouti, fuyant les violences post-électorales en Ethiopie.

Il ne fait nul doute que les autorités éthiopiennes ne se préparent pas à les accueillir avec des bouquets de fleurs, mais plutôt avec l’envie de les exécuter rapidement, légalement ou non.

Les renvoyer en Ethiopie est une violation grave du droit international, puisque ces militaires ont sollicité l’asile et avec de bonnes raisons. Certes, Guelleh n’est pas avare de violations du droit international et du droit pénal, mais s’il le fait, c’est uniquement parce qu’il trouve son intérêt …. Quel est son intérêt ? Imaginons par exemple que ce soit d’obtenir que le Procureur, qui instruit l’affaire de génocide commise en février 1991, oublie un peu le dossier et qu’au lieu de renvoyer sur la cour pénale, il le laisse dormir tranquillement en attendant un autre climat diplomatique ? Cela ou autre chose.

Avec la LDDH, nous lançons un appel à la mobilisation internationale pour empêcher cette monstruosité et pour que la communauté fasse pression sur Guelleh pour qu’il revienne sur ses projets criminels.

07/07/05 (B305) Présentation de l’AFED – Association des Familles et des Exilés Djiboutiens ayant son siège à Reims.

L’Association AFED a pour objet :

– d’aider matériellement, financièrement et psychologiquement les familles membres de l’Association des Familles et des Exilés djiboutiens ;

– d’assurer la scolarité et la formation de leurs enfants en rupture scolaire, notamment en Ethiopie et éventuellement en France (Europe) ;

– de mettre en place les conditions matérielles (logement, loyer, nourriture, etc.) afin de permettre aux étudiants de poursuivre leurs études (en langues : amarigna, anglais, français) ou des formations professionnelles en Ethiopie ;

– d’apporter une aide ponctuelle à un membre désirant poursuivre ses études à l’étranger (Europe ou Afrique) ;

– de promouvoir la démocratie et les droits de l’homme à Djibouti, en contribuant à la formation et au dialogue entre Djiboutiens ;

– de faciliter l’intégration des francophones et l’apprentissage du français en Ethiopie (particulièrement au sein de l’Etat national et régional Afar).

Contact et bureau :
En savoir plus ?

Président: Yann MOLITOR

AFED
2, rue Alfred Vignau
51100 REIMS
Tel :03 26 08 11 18
email provisoire :yannmolitor@voila.fr

Secrétaire : Nathalie BOUTON
Trésorier : Jérôme MELL

07/07/05 (B305) RSF / Somalie – Puntland Deux journalistes détenus arbitrairement depuis le 30 juin.

Reporters sans frontières dénonce le maintien arbitraire en détention de deux journalistes de la radio-télévision Somalia TV Network (STN). Cette incarcération viole les lois du Puntland en matière de procédure judiciaire, a déclaré l’organisation.

Nous demandons au procureur du Puntland de laisser les journalistes enquêter librement. Reporters sans frontières juge inacceptable que l’interview d’un homme politique entraîne une incarcération.

Abdirisak Shek Adun et Awale Jama, respectivement directeur et rédacteur en chef de STN, sont détenus depuis le 30 juin à Bossasso (Puntland).
Les deux hommes ont été arrêtés suite à une interview avec un des candidats à la mairie de Bossasso. Le chef adjoint de la police a affirmé que les journalistes avaient donné de fausses informations. Les forces de l’ordre ont fermé les locaux de STN, qui n’a pu réémettre que le 3 juillet. Selon le Somali Journalist Network (SOJON), Abdirisak Shek Adun serait en mauvaise santé.

Selon la loi du Puntland, tout détenu doit comparaître en justice dans les 48 heures suivant son arrestation. Or, les deux journalistes de STN n’ont pas encore été entendus par la justice. Par ailleurs, le directeur de l’hebdomadaire indépendant Shacab, Abdi Farah Nur, arrêté le 19 juin et accusé d’avoir publié des articles critiquant les autorités régionales, est toujours incarcéré.

07/07/05 (B305) Source IRIN. La vie et la pauvreté à Djibouti – en Anglais – (Info lecteur)

DJIBOUTI CITY, 5 Jul 2005 (IRIN) – Dikina Mohamed and her three children live in a tiny shack made of cardboard, wood and metal junk in Arhiba, a shockingly dirty slum in Djibouti City.

Their home has neither windows nor a door. Through gaping holes in the walls enter dust, blood-sucking insects and Djibouti’s unrelenting desert heat.

"Our biggest problems are the mosquitoes, the filth and always, food," Dikina says. All she owns are a collapsing metal bed, a kerosene lamp, two cups and a plastic bucket.

Dikina and her three children belong to the poorest of the poor, cramped together with 20,000 others in Arhiba, just a km away from Djibouti’s presidential palace.

In reality though, poverty-stricke and Dikina is no exception. She and her husband were Ethiopian pastoralists whose livestock died from drought, and who came to Djibouti believing the country was rich.

STRATEGIC PORT

There used to be jobs for the asking at its deep-water port, which handles practically all landlocked Ethiopia’s exports and imports – this year, among other things, 500,000 tonnes of food aid.

"But the port has been modernized for container shipments and many [dockers] have lost their jobs," Omar Harbi from the UN Development Programme (UNDP), told IRIN. "The irony is that Djibouti itself is suffering from a never-ending rural exodus and an ever-increasing jobless rate."

According to government estimates, 60 percent of Djiboutians are without work – and often without food. Slum dwellers make up nearly half of Djibouti city’s population of about 350,000.

Dirt, disease and malnutrition

Doctor Robert Thiel, an American volunteer from the Red Sea Mission, runs a government-owned clinic in Arhiba, a filthy slum in the port city of Djibouti.

"In this country very few people starve to death, but many people don’t have enough to eat. In the slums almost the entire population is hungry," says Thomas Davin, Programme Coordinator for the UN Children’s Fund. "The jobless survive only thanks to the help of relatives and a strong tribal and family support system."

Two years ago Dikina’s husband died – "from balls in the stomach," she says. With few relatives here, she now survives on handouts from neighbours.

POVERTY DESPITE FOREIGN MILITARY

"The per capita income is purely fictitious," Guedda Mohamed Ahmed at Djibouti’s Interior Ministry explains. "It includes the French troops that are based here and earn hundred times more than the average Djiboutian."

Aside from the French Army, Djibouti also hosts a German navy contingent and an American military base.

According to the International Monetary Fund (IMF), French Army contributions alone amount to more than 50 percent of Djibouti’s Gross Domestic Product.

France pays Djibouti about 30 million euros in rent a year while the rent for the new American base is $25 million, according to Djibouti government sources.

It has little impact on a poor citizen living in the slums. Government and UN officials estimate that Djibouti’s average per capita annual income without the French is around $420, about the same as Bangladesh a lower than that of Sudan.

HIGH COST OF LIVING

Ironically, Djibouti capital city is one of the most expensive places in Africa. Everything is imported, from foodstuff to clothing and construction materials.

Substance abuse a major problem

One of Djibouti’s big problems is khat, a
narcotic stimulant that is consumed by an
estimated 95 percent of the male population,
according to government estimates.

"On paper, it looks as if Djibouti is as developed as Singapore, with 80 percent of GDP coming from services, and only 3 percent from agriculture", says Emmanuel Kumah, the IMF’s representative in Djibouti.

A hard day’s labour at the port – heaving 50 kg bags of food aid in sweltering heat – earns a labourer around 500 Djiboutian francs, about $2.80. A bed in room shared with 10 other people in Arhiba costs 10 times that each month.

Dikina remembers her husband used to make up to DF 300 a day, but hardly ever enough to fill the stomach. Kerosene is relatively expensive, and the cheapest meat costs more than half a day’s salary. Most vegetables and fruit are imported.

Only a loaf of French bread is relatively cheap, costing DF 20.

Djibouti’s French colonisers built Arhiba 30 years ago for dock workers from the Afar ethnic group, providing them then with free electricity and w er.

Nowadays, an open sewer runs through the middle of Arhiba . Residents have built small dykes from soil and rubbish to prevent the greenish-black sludge in the sewer from overflowing into the huts nearby.

Women discard dirty water and children’s waste into the canal. Many of Arhiba’s residents relieve themselves in the open. "We have no toilet," Dikina says. She lives two meters away from the sewer, constantly exposed to its nauseating smell.

Source: IRIN, July 03, 2005

07/07/05 (B305) Toute l’équipe de l’ARDHD adresse ses condoléances aux familles des victimes des attentats de Londres. (ARDHD)

Très choqués par la série d’attentats survenus ce jour à Londres, nous adressons toutes nos condoléances aux familles des victimes des attentats et nous les assurons de notre soutien le plus sincère contre le terrorisme et l’horreur.

Rien, aucune cause ne peut justifier la mort brutale, sauvage et aveugle. Les causes que défendent les terroristes, même si elles auraient pu avoir un semblant de justification, perdent tout crédit après de tels actes odieux.

Nous adressons à tous les Anglais et à tous les résidents en Angleterre nos plus sincères marques de sympathie et de soutien. Nous partageons leur peine et nous nous élevons contre le terrorisme.

06/07/05 (B305) Affaire du Généocide commis en Février 1991 à la frontière Djibouto-Somalilandaise par des éléments armés djiboutiens.

Après avoir publié en écriture européenne puis en Amarique, la liste des « Moujahidines » de l’Afar Liberation Front qui ont été tués à la frontière entre Djibouti et le Somaliland, Abdallah Deberkalleh, confirme qu’a son avis, l’ordre aurait pu avoir été donné par IOG et que le massacre aurait été exécuté par les milices (USF) qui auraient été commandées par le Général Zaccharia (qui, au minimum, était informé, de cette opération) et avec la complicité de certains militaires Djiboutiens habillés en civil.

Ce dossier a fait l’objet d’une déposition et d’une plainte auprès de la Police fédérale d’ASAYTA. Il a été transmis au Ministère de la Justice à Addis Abeba et reçu par Monsieur le Procureur Général, bureau des affaires génocidaires, qui est le seul service habilité a diligenter les instructions sur des génocides commis sur des citoyens Ethiopiens dans le pays ou à l’étranger et ce, depuis la période du colonel Menguestou Haile Mariam.

La déposition de Monsieur Abdallah Deberkalleh a été enregistrée auprès de l’institution désigné ci-dessous :



Federal Supreme Court of Ethiopia
Chief register :
Mr Tesfaye Wami Amenta

P.O.BOX N° 6166

Addis Abeba

ETHIOPIA

Tél : 00 251 1 55 34 00, / 56 56 01, / 56 56 31

Fax : 00 251 1 55 02 78



M. Debrakalleh demande à tous les lecteurs qui souhaiteront le faire d’envoyer un fax ou de téléphoner directement à ce responsable pour demander au Gouvernement éthiopien d’apporter son concours actif et son assistance pour que justice soit rendu aux familles des victimes  » Morts pour la Liberté du Peuple Ethiopien  » .

Il précise que toutes les contributions et toutes les actions seront utiles à cette cause. Il ajoute qu’il exposéra cette affaire, preuves à l’appui, lors de son témoignage le 18 Octobre, devant le Tribunal correctionnel de Paris, qui aura à statuer sur la plainte déposée par le Général Zakaria contre l’ARDHD, afin d’informer la communauté internationale.