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29/11/2013 (Brève 307) Les prévisions « Météo » ne sont pas bonnes pour Guelleh et son équipe : risque de violents orages ….

Pour Guelleh, la situation n’est pas bonne en ce moment. Plusieurs dossiers risquent de lui éclater au nez. Après avoir voulu jouer l’homme fort, il devient progressivement l’homme battu et accablé. Pourra-t-il s’en remettre ?

  1. La plainte pour crimes déposée par Houssein Ibrahim Houmed devant la Cour pénale internationale,
  2. Le retour de Mohamed Alhoumékani à Bruxelles, aprés avoir échappé à la surveillance yéménite … C’est une claque formidable non seulement pour Guelleh, mais aussi pour ses hommes de main : le général Fathi, Mohamed Aref, dit le « corbeau repenti », Djama Souleiman dit « Grandes oreilles », le procureur Maki et l’Ambassadeur de Djibouti au Yémen. On peut anticiper qu’il y aura des répercutions sur l’avenir professionnel de ces obligés du régime. Fathi a déjà reçu le décret de sa mis en retraite d’office …
    Ne parlons pas des millions qui ont été dépensés pour tenter d’obtenir en vain l’extradition d’Alhoumékani vers Djibouti, officiellement sur la base d’une demande d’Interpol qui n’a jamais existé, contrairement à ce qu’affirmait encore sur RFI, le 13 oct, Mahmoud Ali Youssouf le ministre djiboutien des A.E., pris en flagrant délit de diffusion de fausses informationsn
  3. et comme corollaire, la relance de l’affaire Borrel, car Mohamed Alhoumékani, qui a vécu trois mois de galère au Yémen, ne devrait pas en rester là. Si nos informations sont bonnes, lui, qui n’est jamais revenu sur son témoignage, même sous la contrainte physique au Yémen, devrait médiatiser cette affaire dans les prochains jours et mettre la justice française devant ses responsabilités.

    En engageant le « fer » contre Mohamed Alhoumékani, Guelleh avait pris de gros risques et maintenant il a perdu. Désormais il est nominativement montré du doigt dans la commandite de l’assassinat du Juge Borrel. Sinon, iaurait-il engagé de tels moyens pour obtenir l’extradition et la rétractation de Mohamed Alhoumékani… ?

  4. Il reste enfin l’accueil de Guelleh, pour son déplacement à Paris, à l’occasion de la conférence qui va s’y tenir. Comme on a pu le mesurer lors de son dernier déplacement à Bruxelles, l’accueil que lui réservera l’opposition devrait être, disons, « significatif ».

    Certes Guelleh et son Ambassadeur inféodé, Rachad Farah dit « le joueur de pipeau », battu lamentablement lors de l’élection à la direction générale de l’UNESCO, ont pris la mesure de l’opposition et ils ont préparé un plan d’action..

    En effet, pour tenter de contrer cette expression populaire et cette unité des forces d’opposition, ils vont distribuer de l’argent aux faux réfugiés pour qu’ils se réunissent dans une salle « très chic » de Paris, afin de chanter les louanges de leur bienfaiteur alimentaire et qu’ils organisent une contre-manifestation de soutien qui sera largement diffusée sur les ondes de la RTD.

Qui cela peut-il encore tromper ?

Venez tous manifester à l’appel des partis de l’opposition !

L’équipe de l’ARDHD

21/07/05 (B307) Moussa Chehem, alias « Le petit Caporal », membre très influent de l’Ordre des Brosses à Reluire et Ambassadeur de Djibouti à Bruxelles fait de nouveau parler de lui et, (comme c’est curieux) toujours en mal ! Refus d’assistance à personne en danger, cette fois. Au pénal ça irait chercher dans les combien ?

Chers lecteurs, chers amis de la démocratie et des libertés humaines,

Je vous écris aujourd’hui à propos d’un Djiboutien, ancien employé de l’Ambassade de Djibouti à Bruxelles. Il se nomme Mohamed Othman Ali et il est aujourd’hui dans un état critique à l’hôpital Brugmann à Bruxelles où l’on peut craindre une fatale issue dans un délai court.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, il est le fils de Feu Othman Ali Othman, ancien grand chanteur djiboutien, issu de la communauté minoritaire arabe. Son frère, monsieur Adel Mohamed Othman est affecté à l’ambassade de Djibouti au Caire.

Encore une fois, SE Excellence Monsieur Mohamed Moussa Chehem a manqué tous ses devoirs.

Selon des sources très sûres, il aurait refusé de confirmer que le pauvre Mohamed Othman Ali est bel et bien cloué sur un lit d’hôpital. Cette information était demandée par l’ambassade de France sise à Djibouti.

Cette attestation, pourtant simple à délivrer par notre cher ambassadeur, aurait facilité la procédure d’obtention du visas à la mère du malade qui a tant besoin de voir son fils avant qu’il ne soit trop tard…

Pourquoi traiter de cette manière un enfant du pays qui a pourtant servi avec le maximum d’énergie cette même Ambassade au temps de Hassan Idriss à Bruxelles.

Pourquoi le régime djiboutien maintient-il ce genre de personne à un tel poste de responsabilité ?

Moussa Chehem n’est-il pas censé servir la communauté djiboutienne de la Belgique ?

Désormais, nous serons tous des opposants. 

20/07/05 (B307) Djibouti has confirmed that two Ethiopian airmen who defected there in June have been returned to Ethiopia. (By Mohammed Adow BBC News, Ethiopia) En anglais.

Interior Minister Yassin Elmi Bouh told the BBC the pilots were handed over last week after agreeing to go home.

A third man, their flight engineer, did not want to return and is still in Djibouti, he said.

The United Nations refugee agency (UNHCR) has expressed fears the deported pilots could face treason charges which carry the death sentence.

Djibouti is a signatory to the United Nations Convention on refugees, which prohibits expulsion or return of a refugee to a country where his or her life or freedom may be threatened.

Family members of the pilots in Ethiopia’s capital Addis Ababa rejected the allegations of the Djiboutian minister saying that the two never intended to come back to Ethiopia.

Eight Ethiopian airmen asked for asylum in Belarus last month.

At least 36 people were killed in Ethiopia after security forces fired at people protesting at alleged electoral fraud last month.

Tearful

Mr Bouh told me the flight engineer, who is believed to have sought asylum with the two Ethiopian Air Force pilots on 9 June, could stay in Djibouti as long as he wishes.

He added that although Djibouti and Ethiopia share cordial relations, his country does not want to trample on international conventions on human rights in order to keep these relations.

Family members say the pilots are being held in an air force base outside Addis Ababa and are not allowed visitors.

"They would have been with us and not lurking in jail if they were brought back voluntarily," a tearful Senait Teferra, sister to one of the pilots, told me.

The relatives say that they have been visiting international organisations like the Red Cross and the UNHCR in a bid to secure the pilots’ release.

No comment

UN officials have confirmed that they failed to gain access to the airmen in Djibouti to determine whether they deserve refugee status.

"Despite earlier indications from government officials that we would be able to meet the Ethiopians, we still have not seen them and are growing increasingly concerned that the pilots may have been returned to Ethiopia against their will," UNHCR spokesman Ron Redmond told reporters in Geneva on Friday.

Kamel Morjane, UN assistant high commissioner for refugees, also wrote to Djibouti’s Foreign Minister Mahamoud Ali Youssouf last week expressing concern on the airmen’s fate.

"It is essential for the UNHCR and Djibouti authorities to find an appropriate solution in conformity with international refugee law," part of the letter read.

Officials at the Ethiopia’s Foreign Affairs Ministry declined to comment on the matter despite the numerous calls I made to them.


"They would have been with us and not lurking in jail if they were brought back voluntarily"

Senait Teferra

Sister of a pilot

20/07/05 (B307) Radio Trottoir. Communication Top Secret captée. Par l’équipe de Allo , Allo.

Après 10 jours de copieux repas matinaux, « petit déjeuner à la djiboutienne » (interdit à la Femme de participer aux travaux pour la Mairie de Djibouti, donc rien à manger pour Elle), enfin la photo de famille d’hommes pour la clôture du Forum sur le projet du Statut de Djibouti ville.

L’équipe d’écoute confidentielle au service du Palais d’Haramous a remis aux journalistes de Radio Trottoir cette communication à balancer par solidarité aux droits de la Femme.

KH.
Allo Ismaël, Allo, tu m’entends, tu dors encore mon gros !

IO.

Waou, mais où es-tu donc passée, où as-tu disparu depuis hier après midi, tu sais qu’il est déjà deux heures et demi du matin et tu vadrouilles encore. Tu es une vraie empoisonneuse ….

Tu sais que tu risques ta peau ? Le colonel tueur de ma Garde Présidentielle est venu me dire, vers une heure du matin, que tu es entrain de préparer un Coup d’Etat Féminin.

KH.
Quoi ? Qu’est-ce que tu inventes encore ? C’est quoi un Coup d’Etat Féminin ?
Je ne suis ni Moumin ni Gabayo. Si tu veux me tuer moi aussi, alors tu dois faire gaffe, car je sais tirer moi aussi, et si tu as une Garde, c’est moi, avec le défunt Yacin Yabeh, oui c’est moi qui t’ai fait roi. Alors n’oublies pas et tu le sais très bien mon pourri, tu l’avais dit en publique et tout haut, n’oublies pas que toute l’Armée du Territoire y compris Bouh sont avec moi, sinon aucun militaire ne serait venu t’applaudir, n’oublie pas.

IO.
Ecoute ma vieille, tu commences à déconner, et encore je suis poli. Alors dis moi tout de suite où tu es et ce que tu as fait entre deux heures de l’après-midi à deux heures et demi du matin. Regarde bien ta grosse montre si tu l’as encore avec toi. D’abord dis moi toute de suite où tu es, on va venir te chercher.

KH.

Hé Hé, je ne suis pas encore folle. Je te connais très bien, tu ne m’auras pas, tu n’aura pas si facilement ma peau, mais écoute moi bien, car vingt quatre heures sur vingt quatre je travaille pour toi ou avec toi. Alors mon gros il ne faut pas faire le sot, ne sois pas ingrat. Tu sais très bien que je colle à toi, malgré les fréquents hauts et bas ces derniers temps, tu sais très bien que depuis tes dernières élections lamentables tu es devenu un mauvais coucheur aigri. A cette allure il faudra faire appel au « Docteur Pagès ».

Ecoute moi bien, sans m’interrompre, d’accord mon petit canard ?

Depuis quinze jours je me démène pour ma capitale Djibouti, toi tu es né à Dirré Dawa ou à Aïcha’a, ou je ne sais où, tandis que moi je suis bien et belle née à Djibouti ville, et le Statut de Djibouti ville doit être mon œuvre, ma propriété privée, et non pas celle «des nouveaux parvenus du quartier des gardiens des dépôts de Dirré Dawa ville ». Mets toi ça bien en tête ! Ton silence m’inquiète. Ah, je sais ! Tu veux me localiser, alors attends moi un peu, le temps d’installer le « nolocalisateur de mon téléphone ».

Suite à une panne de l’EDD, le décodeur est long et difficile à démarrer.

A très bientôt.

Le petit gros Zoom sera pour bientôt.

Mais, il reste à savoir ?


Extrait de La Nation

Pourquoi, l’œil d’Abou a été placé en dernière page du Journal financé par… « La Nation » avec…?

Pourquoi un Pick-Up (à moitié cassé) est transporté par un Pick-Up en panne ?

Pendant qu’il est encore temps, il est souhaitable de se demander s’il s’agit d’une panne généralisée du Pick-Up de l’UMP transportant la moitié du Pick-Up de la Démocratie du mensonge via des futures escarmouches parlementaires par escamotage du Statut de la nouvelle citoyenneté de Djibouti.

Il est fort possible que la canicule du Ministère de l’Intérieur a besoin plus d’argent que l’EDD . (Surtout ne pas oublier à continuer les emprunts internationaux jusqu’à la fuite finale)

Il suffit de lire les commentaires d’une superposition agencée entre les deux titres et l’œil d’Abou de la dernière page de la Nation de ce lundi.

Le boycott de la Femme est en marche.

Pourquoi, aucune Femme n’est-elle présente lors de la clôture du Forum sur la nouvelle citoyenneté ?

Le prochain grand Zoom portera sur des possibles réactions de la Femme Djiboutienne, évidemment sans un zeste de conflit entre l’UNFD et la nouvelle Ministre de la Femme.

L’absence (vulgaire) de la Femme djiboutienne lors du Forum sur la discussion et concertation du Statut des élections des Maires de la capitale est plus que révoltante, pour éviter de dire dégoûtante.

L’avenir de l’UNFD est complètement compromis par les traîtres de l’UMP ;

Les manifestations, et la descente dans les rues s’approchent pour : l’application du Principe : une Femme/un Homme une voix sous le son des You You avec des « get out, les Mairies ne sont pas aux maris ».

53% des électeurs Djiboutiens sont des Femmes.

A bas les vendus de l’UMP, la victoire est à la Femme qui sait dire NOW.

Les premières victoires sont présentées par la RTD sur son petit écran :

1. à Obock le Ministre de l’Intérieur est accueilli que par six énergumènes ;

2. à Tadjourah le lendemain, avec le concours des députés du coin et de quelques policiers en civils, le Ministre Yacin est accueilli par une foule de vingt personnes (quelle honte).

3. Le Ministre des Finances Ali Farah Assoweh a sonné le glas, c’est la fin de la mauvaise gestion de l’ancienne équipe. Dans son discours d’ouverture du séminaire sur la rigueur et la discipline budgétaire il a vilipendé certainement, et si c’est possible, pour une meilleure visibilité et une bonne transparence dans la Gestion des Deniers Publics et des Biens sociaux de l’ancienne équipe probablement pourri.

Avec ces déclarations, un haut fonctionnaire des Finances est mis en examen judiciaire, à quand la mise à sac de l’ancienne gestion des détournements des Deniers publics (avec des possibilités de poursuites contre les commanditaires), de la gestion opaque de l’actuel Ministre de l’Intérieur lorsqu’il faisait son malin aux Finances par des goujateries à l’égard des délégations étrangères, notamment des experts du Trésor d’un pays amis.

Opérations stridulantes à suivre.

M. Gacan

20/07/05 (B307) Radio-Trottoir : la Reine Paulette 1ère a débarqué à Paris en grandes pompes. (Info lecteur)

Bien que disposant avec son époux, le Prince consort(*), d’un immense appartement dans un des quartiers les plus chers de la Capitale, nous apprenons que la Réine Paulette a débarqué à l’hôtel, accompagnée d’une vingtaine de dames de cour et de la moitié de gardes personnelles du corps.

Avec cet Armada, dont les frais sont à la charge des malheureux djiboutiens, qui peinent à trouver quelques ressources, qui sont privés d’emploi et de liberté, qu’espère-t-elle conquérir ?

Le coeur de Jacques Chirac ?

Mais il y a longtemps que c’est fait ! Chirac, il y a un mois à peine, recevait son élégant mari, un peu corpulent certes, sous les lambris de l’Elysée et l’embrassait comme un frére, pendant qu’un juge teigneux lui courait au train.

En tout cas, les Gaulois n’ont qu’à bien se tenir, car l’arrivée de cette reine, nouvelle riche et conquérante et de ses 20 femmes d’apparat, pourrait faire des ravages dans la Capitale et faire tourner la tête des écervelés … inconscients qui pôurraient être attirés par les apparences d’une richesse stable et d’un pouvoir durable. Mais ils seront rares, car les Français commencent à être bien informés sur la précarité du trône … En cas de besoin, certaines juges à Versailles et à Paris pourraient leur donner des informations de première main …

(*) Un mauvais esprit de l’équipe avait proposé le Prince qu’on sort ! Mais sa proposition a été refusée.

19/07/05 (B307) A lire sur le site du GED plusieurs articles à ne pas manquer.

1 – Un article sur les tentatives d’infiltration des opposants djiboutiens réfugiés au Canada par des agents de la SDS, se targuant de fausses origines et prêchant le faux pour obtenir des noms d’opposants, dont les familles restées au pays, furent inquiétées vigoureusement …

Lien http://www.gouv-exil.org/13_courrier(2)(2)/courB378_01.htm

2 – Une interview du Président du GED (2 articles)

Liens : http://www.gouv-exil.org/13_courrier(2)(2)/courB379_01.htm
et : http://www.gouv-exil.org/13_courrier(2)(2)/courB380_01.htm

19/07/05 (B307) Les mangeurs de semences (texte de N Zongo, journaliste assassiné au Burkina Fasso) en félicitations « moqueuses » mais justifiées(?) au nouvel ambassadeur nommé par IOG : M. Ayeid Mousseid Yahya. (Contribution proposée par un lecteur djiboutien opposant d’Ottawa)

IOG_AMB

IOG tend une seule main avec ce qui certains pourraient qualifier de "dégoût et de répugnance". Son serviteur s’accroche avec ses deux mains.

M. Ayeid Mousseid Yahya est le nouvel ambassadeur djiboutien accrédité à Cuba avec résidence à New-York. Jeune diplomate malgré lui, il cumule le poste d’Ambassadeur à Cuba et représente accessoirement Djibouti auprès des Nations- Unies.

Pour le féliciter, nous avons décidé de lui offrir ce texte de Feu Norbert ZONGO, assassiné par le régime Burkinabé un 16 décembre 1998.

Les mangeurs de semences

Norbert ZONGO, Le sens d’Un Combat
L’Indépendant n° 165 du 8 octobre 1996

Norbert Zongo

La famine ! Nous n’oublierons jamais ces images atroces que nous avons vécues dans le Sahel burkinabé en 1974. La misère humaine peut paraître supportable quand elle est traduite en images a la télévision. Mais de visu, c’est autre chose ! Et quand l’idée germe que vous avez les mêmes droits que ceux qui meurent et que, par contre, vous avez plus de devoirs qu’eux et que vous y avez peut-être failli, cela suscite I’interrogation. Longuement…

Mais rassurez-vous. Nous ne voulons plus reparler de ces horribles images de 1974, que bien des Burkinabé ont vécues dans nos campagnes du Yatenga, du Barn, du Sanmatenga, du Soum ou du Séno. (…) Nous voulons simplement relater une scène que nous avons vécue en juin 1974.


II avait plu ce jour-la, suffisamment pour que l’on sème, Curieusement, le marché de Tamasgo (Barsalogho) était anime, même si la seule marchandise disponible était la friperie. Soudain une vieille femme squelettique se mit a hurler: "Ne voyez-vous pas qu ‘il a plu .’ La terre va se sécher bientôt Nous La regardons se sécher".

Nombreux furent ceux qui quittèrent alors le marché les larmes aux yeux. Tout le monde était venu au marche avec I’espoir d’y acheter de la semence. Hélas ! II n’y avait pas de grain. Et le drame suprême, pour un paysan affame, c’est de regarder un sol mouille de pluie se dessécher, faute de semence. Cette année-la, tout le monde avait été obligé de manger une partie des semences a cause de la famine.

Cette scène banale pour certains d’entre nous est exceptionnellement riche d’enseignements. Car ils sont nombreux aujourd’hui a manger la semence de leur vie au Burkina. En effet, bien des intellectuels cuisinent, avec une inconscience déroutante, la semence de leur vie.

Et comment? Aujourd’hui, il est de notoriété publique qu’il faut « manger ». II est admis qu’il faut s’aligner "a la soupe, prendre sa part et fermer les yeux sur sa conscience, enterrer la morale, le bon sens. II est admis que J’intellectualisme n’intéresse plus personne, "Ca ne se mange pas".

De hauts cadres s’alignent, se rangent et commettent les pires injustices, cautionnent l’immoralité, passent à la braise des notions comme le patriotisme et la conscience de la de la responsabilité confiée : ils veulent "manger".

Aujourd’hui, dans notre pays, le pouvoir en place peut faire concevoir, par ces cadres, les lois les plus antidémocratiques, les plus anti-populaires ; il peut leur faire travestir les mensonges les plus criminels en vérités. Ils le feront sans aucun poids au coeur: ils veulent "manger".

Le drame, c’est qu’ils mangent les semences, exactement comme ces paysans que nous n’oublierons jamais. D’autant qu’ils mangent le plus souvent une seule fois et pour un très bref moment.

Vous ne le croyez pas? C’est simple pourtant. Observons auteur de nous. Combien sont-ilsaujourd’hui, les cadres compétents, jadis critiques respectés, références de vertus et de loyauté qui ont "viré" pour manger, comme tout le monde, et qui a présent végètent dans le silence? Combien sont-ils aujourd’hui qui ont abandonné leur conscience, leur âme noble, pour manger à la table des rois avec cette insouciance assassine : « Maintenant, c’est comme ça » ! Tout le monde mange. c’est bête de ne pas en profiter", mais qui aujourd’hui ruminent, écartes de ces tables croulant sous les victuailles ? Ils sont nombreux qui furent courtisés, reçus en "amis", en "intellectuels utiles" dans les palais. Ils se sont rangés. Ils ont mangé et ont garni leurs comptes. Ils ont construit des villas et acheté de nouvelles voitures ; mais aujourd’hui, ils ne peuvent plus obtenir une simple audience. Les rois ne veulent même plus les voir. C’est fini ! Ils sont moins que rien. Ils ont mangé la semence de leur vie. C’est fini ! Ils se sont enterrés pour toujours.

Las d’arpenter les couloirs, ils se terrent à présent. II ne leur reste que l’illusion d’être encore quelqu’un d’important qui les fait s’exclamer : "Je vais aller voir le chef de l’Etal, Le Premier ministre…". En réalité, ils n’ont plus personne à voir. On les a trempés, déposés. Ils ont mangé la semence de leur vie. Demain, ils ne pourront plus parler sans qu’on ne leur réponde: "Tu y étais aussi".

Désormais, leur aversion contre le régime, les critiques fondées qu’ils émettent se chuchotent dans un cercle très restreint.

Si pour les paysans de Tamasgo, il y a eu d’autres saisons qui leur ont apporté des semences ; pour nos mangeurs, il n’y a plus d’espoir de retrouver un jour la semence de la vertu, de la morale, du patriotisme. Ils ont mangé cette semence. Définitivement !

19/07/05 (B307) Merci à tous nos frères djiboutiens pour tous les efforts qu’ils ont entrepris en faveur des pilotes éthiopiens qui sont entre la vie et la mort. (Lecteur)

Mes frères Djiboutiens, félicitations pour tous vos efforts qui ont permis de faire connaître le sort des
pilotes Ethiopiens à l’ensemble de la communauté internationale.

Tous les Ethiopiens
sont fiers de vous et ils vous demandent, si cela vous est possible, de continuer cet excellent travail de communciation pour
protéger les Peuples de la Corne de l’Afrique en particulier ceux qui vivent dans les Républiques
de Djibouti et d’Ethiopie où, les Droits de l’homme étant bafoués chaque jour, la situation est très alarmante.

Toutes vos actions, toutes vos publications ne sont pas tombées dans des oreilles de sourd. Immédiatement, les réponses nous sont parvenues des quatre coins du monde.


Quelque soit le
resultat final, vous avez accompli un excellent travail. J’ai essayé de
traduire tant bien que mal, tous vos textes sur les Pilotes en langue anglaise, ici

Pouvez vous essayer dans l’avenir de nous envoyer tous vos articles sur les Droits de l’Homme surtout lorsque il s’agit
de cas similaires à ceux des pilotes, aujourd’hui placés entre la vie et la mort.


_____________________________________ Note de l’ARDHD
Tout le mérite revient à la LDDH et à son Président Jean-Paul Noël qui a pris personnellement cette affaire en main et qui nous a apporté des informations fiables. Nous lui dédions ces félicitations.