Articles

03/03/2014 (Brève 367) Confirmation d’une attaque du FRUD dans la ville de Tadjourah

_______________________ 1 – Communiqué (publié par Alwhida info)
Lien avec l’article original : http://www.alwihdainfo.com/Djibouti-Attaque-du-FRUD-contre-les-symboles-de-l-Etat-a-Tadjourah_a10061.html

Djibouti: Attaque du FRUD contre les symboles de l’État à Tadjourah (Alwihda Info)
Rédigé par Adil Abou – 26 Février 2014 modifié le 26 Février 2014 – 17:09

La 2ème ville de la République de Djibouti,Tadjourah attaquée par le FRUD au mortier , au Bazooka et à l’RPG Vendredi 21 février à 4h du matin, les combattants du FRUD ont attaqué au mortier, au Bazooka et à l’RPG, les bureaux du Préfet , la caserne militaire et la gendarmerie de Tadjourah . Un des deux obus qui ont visé les locaux du préfet a atteint sa cible, la caserne militaire a été aussi bombardé au Bazooka (on ne sait pas s’il y a eu des morts, mais on déplore des blessés).

La population de Tadjourah a été réveillée par les bruits des obus, a été très surprise par ces attaques. Le ministre de l’intérieur et le procureur de la République se sont rendus le 22 février à la ville de Tadjourah pour constater les dégâts. Une bonne partie des militaires sont partis des casernes de Tadjourah et d’ Obock le 21 février à la recherche des éléments du FRUD qui ont mené l’attaque contre Tadjourah. Cette attaque du FRUD s’est déroulé au moment même où les forces de l’ordre quadrillaient le centre de la capitale pour empêcher la manifestation à l’appel de l’opposition.

Le FRUD a voulu aussi s’inscrire dans la date symbolique du 22 février , le jour où le peuple de Djibouti a rejeté le pouvoir de Guelleh en votant massivement pour l’opposition Le FRUD a aussi voulu signifier aussi bien au pouvoir qu’à l’opposition légale que si toutes les manifestations pacifiques sont interdites , il reste l’option de la lutte armée pour se débarrasser de la dictature de Djibouti.

Le FRUD a ainsi manifesté sa solidarité avec les prisonniers politiques (Mohamed Ahmed dit Jabha du FRUD emprisonné depuis 4 ans sans procès , les trois Ulémas détenus arbitrairement depuis un an et d’autres personnes emprisonnées et torturées). C’est aussi une réponse à la campagne haineuse du pouvoir de Guelleh depuis novembre 2013 contre les habitants du nord et du Sud ouest du pays orchestrée par les émissaires du régime qui ont menacé ces populations de représailles s’ils ne mettaient pas fin à leur soutien au FRUD .

Le pouvoir a interdit au Programme alimentaire mondiale (PAM) de distribuer des aides alimentaires aux habitants de ces zones qui en ont pourtant un besoin urgent

__________________2 – Confirmation reçue ensuite par un correspondant

Les habitants de Tadjourah ont été les premiers à faire état de cette attaque au mortier et au bazooka, tout le monde là-bas parle de l’obus tombé sur une petite partie des bureaux du commissaire  qui est à proximité de la maison du sultan. En revanche, les habitants  n’auraient entendu  que les bruits du Bazooka qui a atteint la caserne..

I y aurait des blessés dont 2 grièvement, le local de la gendarmerie n’a pas été touché..

Le  procureur de la République  et le ministre de l’intérieur Hassan Omar se sont rendus  à Tadjourah. Ce dernier à continué vers Randa et  Dorra  où il a menacé les habitants de représailles.

Les militaires des garnisons de Tadjourah et d’Obock  sont partis  « en traînant les pieds » à la recherche des combattants du FRUD qui ont fait le coup et ils sont rentrés après une journée. Ils ont arrêtés 7 civils de Ribta  à 13 km de la ville de Tadjourah;

C’est bien  le FRUD qui est à l’origine de l’attaque.

02/11/06 (B367) L’ARDHD annonce qu’elle a décidé de soutenir l’initiative lancée par le GED pour organiser une réunion de l’opposition à Paris ou à Bruxelles, vers la fin Novembre.

Le comité
de l’ARDHD a donné son accord aux dirigeants du GED pour participer
à cette réunion, en qualité d’observateur et pour mettre
à la disposition des organisateurs son expérience en matière
d’animation des réunions et des travaux des sous-commissions.

Conformément
à sa mission, l’ARDHD, qui n’a aucune ambition politique ni économique à Djibouti,
n’interviendra pas dans les débats et ne participera pas aux décisions qui
seraient prises à cette occasion. Elle se limitera, si cela lui est demandé
par les organisateurs, à contribuer à la mise en forme des décisions, en tant
que facilitateur.

Le comité
de l’ARDHD s’est déclaré convaincu que cette initiative pouvait permettre
de construire une vision commune pour le pays, en offrant une alternative
sérieuse et concrète à la dictature et en crédibilisant l’action de
l’opposition aux yeux de la communauté internationale.

Nous savons
par différentes sources que les acteurs internationaux qui pourraient avoir
une influence sur l’avenir démocratique ont besoin de s’assurer au préalable
du fait que la chute du régime sanguinaire, n’aurait pas pour conséquence,
un grand désordre, une compétition entre différents leaders et au final, des
événements violents dans le pays.

Le Comité
de l’ARDHD souhaite que tous les mouvements et partis d’opposition, que toutes
les associations concernées et que toutes les personnalités répondent présents
à l’invitation du GED et qu’ils s’engagent dans ce processus, non pas
en tant que simple observateurs mais en tant que partie prenante, avec la
ferme volonté de construire une plate-forme commune.

01/11/06 (B367) (Survie) Retenez le 1er décembre !! Soyez nombreux à participer pour monter que les Djiboutiennes et les Djiboutiens apportent aussi leur soutien à Mme Borrel, dont le mari a été victime du régime de Guelleh.

Pouvez-vous
noter cette date dans votre agenda et le lieu :

le FIAP à Paris
(30 rue Cabanis m°Glacière) ;
salle Bruxelles de 20h00 à 23h00.

Programme
:

  • Présentation
    des différents intervenants : ARDHD, Frud, Syndicat de la
    Magistrature et Survie
  • Présentation
    de l’excellent documentaire de Bernard Nicolas "Révélation
    sur
    un suicide impossible"
  • Débat
    croisé sur l’affaire Borrel et la situation à Djibouti

Dédicaces
de l’ouvrage de Mme Borrel.

Une modeste
participation aux frais sera demandée.
(comprenant l’entrée + une des 4 brochures de l’association Survie).

01/11/06 (B367) Billets d’Afrique : bulletin mensuel de SURVIE / A lire un article de l’ARDHD qui fait le point sur l’affaire Borrel et ses développements.

Billets
d’Afrique et d’ailleurs

Lien avec le site de SURVIE :

http://www.survie-france.org

Repères
sur… l’assassinat du juge Borrel à Djibouti en 1995

Pourquoi
tant d’obstructions et d’intimidations, pour étouffer la vérité
et la justice ?

L’historique
de l’affaire : depuis 1995, une suite d’écrans de fumée, et
de dénis

Au matin du 19
octobre 1995, le corps du magistrat Bernard Borrel était
retrouvé, à demi-calciné, à 80 km de Djibouti.
Avant même toute analyse, la dépêche part vers la France,
depuis le bureau de
l’ambassade de France « le juge Bernard Borrel s’est
donné la mort ».

« Votre mari
s’est suicidé », c’est ainsi que la nouvelle est annoncée
à
Élisabeth Borrel, tout d’abord entourée de silence et de non-information.

Élisabeth
Borrel demande la vérité : elle se heurte aux autorités,
djiboutiennes et françaises qui mettent en oeuvre tous les moyens
possibles pour accréditer la thèse du suicide, impossible lorsqu’on
connaît
les lieux. L’examen du corps (ce n’est pas une autopsie, car il n’y a soi
disant pas de salle d’autopsie à l’hôpital militaire de Djibouti,
dit-on, ce qui
est faux) n’a pas vu la trace d’un coup mortel sur le derrière du crâne.
Les
radiographies effectuées lors de cette autopsie disparaissent. Et la
suite
est de la même veine.

On en rajoute pour
faire croire au suicide. Revenue en France, Élisabeth
Borrel demande qu’une information judiciaire soit ouverte au tribunal de
grande instance de Toulouse pour « recherches des causes de la mort ».

Elle doit se battre
pour que des investigations réelles soient faites, et pour
que la justice puisse s’exercer : demande d’une 2éme, puis d’une 3ème
autopsie, car lors de la 2ème autopsie pratiquée sur le corps
exhumé, les
résultats sont encore partiellement occultés. La plainte déposée
prendra
des mois, puis des années avant d’être suivie d’effets et de
déclencher de
vraies analyses.

Les premières
années, Élisabeth Borrel se bat presque seule, soutenue
par quelques personnes dont Yvette Roudy, ancienne ministre, maire de
Lisieux, Anne Crenier Vaudano, alors présidente du Syndicat de la
magistrature, quelques magistrats et avocats, quelques associations, et
surtout François-Xavier Verschave, président de Survie, qui
a compris les
mécanismes de ce qui se trame derrière cette mort.

En
1996,
le suicide est requalifié en « mort suspecte »,
puis en « assassinat », en avril 2000, via les conclusions de
plusieurs experts. En juin 2000, après une reconstitution et une mise
en scène de la mort de Bernard Borrel pour le moins étranges
(et refusant la présence de la partie civile, Élisabeth Borrel
et son avocat), les magistrats alors en charge de l’instruction, i.e. les
juges Le Loire et Moracchini, sont dessaisis de l’affaire. Après avoir
été confiée au juge Jean-Baptiste Parlos, elle est désormais
entre les mains de Sophie Clément.

31
octobre 2002.
Une nouvelle expertise conclut à l’assassinat.
Deux autres réalisées en 2003 livreront les mêmes conclusions.
Le 14 novembre 2003. Sophie Clément demande la déclassification
de certains documents classés « secret de la Défense nationale ».
Elle obtient partiellement satisfaction en mars 2004.

Octobre
2004.
Le bâtonnier de Djibouti est entendu à Versailles
sur une éventuelle subornation de témoins. Convoqué un
peu plus tard par la justice pour être écouté sur cette
affaire, le procureur de la République de Djibouti ne se présente
pas.

Octobre
2005 :
l’avocat d’Élisabeth Borrel demande la déclassification
de nouveaux documents « secret défense » utiles dans le dossier.
Sans réponse. La République de Djibouti saisit le prétexte
du dossier Borrel, et rompt les accords de coopération judiciaire avec
la France.

28
Juin 2006 :
l’émission de Bernard Nicolas sur Canal+ relance
le débat, avec deux faits nouveaux : des tests ADN sur le short du
magistrat assassiné, et un nouveau témoignage. Les présomptions
se resserrent.

La république
de Djibouti fait savoir qu’elle ne coopérera pas avec la
France pour l’élucidation de l’affaire. Et la riposte politique ne
se fait pas
attendre : côté Djibouti, début juillet 2006, la famille
d’un des témoins
capitaux de l’affaire, alors en exil au Somaliland pour échapper aux
pressions, se voit cernée par des miliciens djiboutiens et menacée
d’être
ramenée de force par avion spécial, sur Djibouti. Côté
France, quelques
jours après, c’est toute l’émission de Canal+ qui se voit désormais
arrêtée
d’antenne…

Octobre
2006 :
le dossier et le soutien à Élisabeth Borrel
s’intensifient. Les magistrats français viennent de lancer un mandat
d’arrêt international visant le procureur général et le
chef des services secrets de la République de Djibouti pour tentative
et subornation de témoins.

Malgré un
avis négatif donné par le procureur de Paris
nouvellement nommé, la juge Sophie Clément passe outre, et le
19
octobre 2006, pour le 11e anniversaire de l’assassinat du juge Bernard
Borrel, elle lance effectivement les deux mandats d’arrêt.

Dans les dernières
semaines, les annonces se sont multipliées :
délivrance de mandats d’arrêts internationaux, mise en examen
de
l’ancien porte-parole du Quai d’Orsay, etc.

Les
procédures judiciaires en cours

Pour
mieux comprendre, il faut savoir qu’il y a six affaires instruites, dont quatre
devant les tribunaux pénaux.

Au total, deux
instances déposées par Élisabeth Borrel pour que la
lumière soit faite sur l’assassinat de son mari, une instance déposée
par
les témoins djiboutiens, pour menaces et intimidations, et trois instances
déposées en contre offensive par les tenants de la thèse
du « suicide »
(le procureur de Djibouti, et l’un des magistrats d’instruction de l’affaire,
en
faveur de la thèse du suicide, et aujourd’hui dessaisi du dossier,
en même
temps qu’interpellé pour subornation de témoins sur cette même
affaire)

  1. La
    première
    instance concerne l’instruction pour l’assassinat
    du juge, puisque les dernières expertises effectuées récemment
    et les témoignages montrent que la thèse de du suicide est
    impossible. C’est le dossier qui instruit le fond de l’affaire, l’assassinat
    de Bernard Borrel. La juge d’instruction en charge du dossier est la juge
    Sophie Clément.
  2. La
    deuxième
    concerne
    les plaintes pour pressions et intimidations déposées par
    deux témoins djiboutiens dans l’affaire, aujourd’hui en exil
    en Belgique, (Mohamed Alhoumekani et Ali Iftin, anciens officiers de la
    Garde présidentielle de Djibouti). Ces plaintes ont été
    déposées à l’encontre de M Le Loire et de Mme Moracchini,
    initialement en charge de l’instruction du dossier de la disparition du
    juge, puis dessaisis (cf. cidessus).

    L’instruction
    a été confiée aux Juges de Versailles. Sur la base
    des éléments dont ils disposent, ils ont lancé des
    mandats d’arrêt contre le chef des Services secrets djiboutiens,
    Procureur général de la République de Djiboutien,
    ainsi qu’à l’encontre d’ un avocat français établi
    à Djibouti : Me Martinet, pour tentative et subornation de témoins.
    Le Président de la République de Djibouti, Omar Guelleh
    a été invité à témoigner, et il a refusé
    … Cette affaire a toute son importance au regard de la première,
    car on peut se demander qui d’autre qu’un possible coupable ou complice
    pourrait tenter de suborner un témoin ?

  3. La
    troisième instance judiciaire, concerne, en contre-attaque, une
    plainte pour diffusion de fausses nouvelles déposée par
    Me Le Loire, (l’un des deux magistrats aujourd’hui dessaisis, et
    initialement en charge de l’instruction du suicide / assassinat) contre
    l’un des témoins djiboutiens, Mohamed Alhoumekani, réfugié
    en Belgique. La plainte déposée (par un magistrat lui-même
    suspect de subornation) n’a pas été jugée recevable,
    et le Tribunal de Lille vient de prononcer (19/10/06) un non-lieu.
  4. La
    quatrième instance concerne la plainte déposée par
    Mme Élisabeth Borrel contre le porte-parole du Ministère
    des Affaires Étrangères, M. Ladsous, qui avait annoncé
    imprudemment le 29 janvier 2005 que rien ne s’opposait à ce qu’une
    copie du dossier d’instruction soit transmise à Djibouti : la négation
    même de la séparation des pouvoirs…

    Chacun
    comprendra l’importance de l’enjeu : aussitôt en possession de la
    copie du dossier, Djibouti aurait pu organiser un procès «
    mascarade » avant la France… et comme on ne peut pas juger deux
    fois la même affaire, cela revenait à clore l’instruction
    française. On peut se demander pourquoi le ministère des
    affaires étrangères a mis un tel empressement à vouloir
    céder aux pressions de Djibouti ? la plainte de Mme Borrel a été
    jugée recevable, et le porte parole du Quai d’Orsay va donc être
    poursuivi.

  5. La
    cinquième instance
    judiciaire se situe à un niveau
    international : elle concerne la plainte que la république de Djibouti
    a déposée devant la Cour Internationale de Justice de La
    Haye pour refus de communiquer la copie de ce dossier. La France, qui
    n’avait aucune obligation de reconnaître la compétence de
    la Cour, l’a pourtant acceptée le mois dernier, à la grande
    surprise de tous ceux qui attendent la vérité…
  6. La
    sixième instance

    judiciaire se situe à Djibouti : il s’agit d’un jugement prononcé
    à la hâte à Djibouti, en son absence, contre Mohamed
    Alhoumekani, témoin réfugié à Bruxelles. Condamné
    pour diffusion de fausses informations, il reste sous le coup d’un mandat
    d’arrêt international, que les autorités belges se refusent
    à exécuter. Pendant combien de temps ?
Fin
octobre 2006,
les deux témoins réfugiés en Belgique
viennent de déposer plainte (le 25 octobre) pour menaces de mort à
l’encontre de personnalités djiboutiennes, mais aussi françaises.

Ces dernières
semaines, les magistrats français en charge des
différents éléments du dossier ont fait avancer les investigations,
en toute
indépendance :

* en
lançant quatre mandats d’arrêt internationaux, sur le fond
de l’affaire, i.e l’assassinat du juge Bernard Borrel, mandats d’arrêt
lancés contre les deux assassins présumés, Awalleh
Guelleh et Adouani, pour tentative et subornation de témoins, contre
le Chef des services secrets djiboutiens Hassan Saïd et le Procureur
général de Djibouti, Djama Souleiman

* en
déclarant recevable la plainte de Mme Borrel contre M. Ladsous (ingérence
dans la justice)

* en
prononçant un non-lieu dans la plainte du Juge Le Loire contre M.
Alhoumekani.

Autant
d’avancées vers la vérité sur cette affaire.

Avancées
toujours fragiles quand on sait les fausses informations diffusées
de façon répétées, et encore récemment,
quand on sait les pressions effectuées de façon continue depuis
11 ans tant sur les témoins, sur Élisabeth Borrel elle-même
et ses enfants, sur des magistrats, et sur des journalistes. La liste est
longue de ce côté des journalistes “placardisés”,
dessaisis du dossier, déprogrammés d’antenne ou de colonnes,
aux émissions tout bonnement disparues…

Élisabeth
Borrel vient d’écrire au Président Chirac pour demander la
vérité, demander que plus aucune obstruction ne soit faite à
la recherche
de la vérité et à la bonne marche de la justice, et notamment
que soient
communiqués des documents essentiels dans cette perspective, et
aujourd’hui encore classés « confidentiel défense »
pour la période de
1994 à 1997. La liste des 190 personnalités signataires et soutiens
« pour
la vérité sur l’assassinat du juge Bernard Borrel » a
été jointe à ce courrier
au président de la République.

Les pressions et
obstructions survenues de façon continue dans l’affaire
Borrel posent de façon fondamentale les questions d’éthique,
de
transparence, et d’indépendance de la justice. La question de
l’indépendance du judiciaire, et de sa capacité à travailler
hors des
pressions de l’exécutif est désormais en débat public
et en débat
politique, notamment dans la perspective des présidentielles.

Le combat d’Élisabeth
Borrel n’est pas terminé, car l’enquête pourrait
remonter jusqu’au Président de la République de Djibouti en
qualité de
commanditaire de l’assassinat : Ismaël Omar Guelleh, actuellement
protégé par son immunité… Aujourd’hui à
Djibouti, dans les sphères du
pouvoir, on s’inquiète.

Anne-Marie
de Vaivre,
ARDHD
______________________________________

Association Survie, 210 rue Saint-Martin, F75003 – Paris –
Abonnement : 20€ (Étranger : 25€ ; Faible revenu : 16€) –
Tél. (33 ou 0)1 44 61 03 25 – Fax (33 ou 0)1 44 61 03 20 –
http://www.survie-france.org – contact@survie-france.org

01/11/06 (B367) Billets d’Afrique : bulletin mensuel de SURVIE / A lire un article de l’ARDHD sur la situation dans la région et en particulier en Somalie.

<

« Billets d’Afrique et d’ailleurs » est la lettre mensuelle de Survie ; elle est soit envoyée par abonnement, soit vendue aussi au numéro par l’Association (Voir à la fin de l’article).

Les anciennes éditions peuvent être consultées à l’adresse :
http://www.survie-france.org »

Somalie
– Éthiopie – Djibouti : du chaos incontrôlable à un conflit
imminent sous l’oeil indifférent de la France et des USA

Somalie
1991 – le chaos s’installe immédiatement après la chute
du dictateur Siad Barreh

Depuis
la chute du régime dictatorial de Siad Barreh en 1991, la Somalie n’a
cessé de sombrer dans le chaos, victime des affrontements incessants
entre des chefs de guerre avides d’argent et de pouvoir, mais incapables
d’affirmer leur autorité sur le pays…

Refusant
cette spirale, deux provinces ont déclaré leur autoindépendance
: le Somaliland en 1991 et le Puntland en 1998.

Leur statut
n’a toujours pas été reconnu officiellement par la communauté
internationale, en dépit des efforts de communication de leurs dirigeants
et partisans.

L’opération
Restore Hope : l’ingérence humanitaire se transforme en affrontements
sanglants.

Constatant
une situation humanitaire tragique, largement relayée par les média,
l’ONU mandate la communauté internationale pour une intervention
humanitaire. C’est une véritable armada qui a débarqué
le 9 décembre 1992, sous la bannière US, à grands renforts
d’argent, privilégiant une médiatisation tous azimuts.
(Au total, plus de 40 000 membres dont 30 000 américains poseront le
pied à Mogadiscio).

Même
l’heure (de nuit) du débarquement « Restore Hope »
avait été choisie en fonction des heures de grande écoute
des journaux télévisés aux USA ! On se souvient aussi
de la photo de Bernard Kouchner débarquant sur une plage près
de Mogadiscio, un sac de riz sur les épaules. On parlait à l’époque
d’un nouveau droit : « celui de l’ingérence humanitaire
».

Très
vite, les Américains ont découvert et compris que l’aide
alimentaire ne pourrait être acheminée vers les populations en
détresse que si elle était protégée militairement.
Acheter la coopération des Chefs de Guerre, dont les retournements
d’alliance étaient plus rapides que les alliés ne pouvaient
l’imaginer, s’est vite révélé insuffisant,
inefficace et d’une fiabilité non prouvée…

Les USA
ont dû se rendre à l’évidence. Pour ne pas perdre
la face, ils ont été contraints d’employer directement
des moyens militaires pour ouvrir la voie aux convois humanitaires et pour
les protéger.

Plusieurs
combats ont fait des victimes parmi les « forces de la paix ».
24 Pakistanais ont péri le 5 juin 1993, 4 journalistes le 12 juillet
et, en octobre, des milliers de morts Somaliens.

Le dernier
épisode a été la bataille de Mogadiscio lancée
par les Américains (passant outre le mandat de l’ONU) pour capturer
Mohamed Aidid. Les forces US ont perdu cette bataille le 3 octobre 1993, abandonnant
sur place du matériel militaire de haute technologie, y compris des
hélicoptères abattus par les milices somaliennes.

Constatant
leur incapacité à maintenir l’ordre et à assurer
une mission qui était déjà très éloignée
des objectifs humanitaires, les USA et leurs alliés se retirent sans
bruit, en 1994…

Depuis
ces événements, plusieurs états voisins et l’OUA
ont tenté de réunir des conférences pour trouver une
solution et pour soutenir l’ébauche d’une autorité
centrale.

La
conférence d’Arta : début de vives tensions Djibouti-Éthiopie

Le
premier, en juillet 2001, le dictateur de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh,
avait réuni à Arta (près de Djibouti) des représentants
des différentes communautés, « leur distribuant les aides
internationales » pour les contraindre à s’accorder au
final sur le nom d’Ali Mahdi, en qualité président du
Gouvernement de transition. Contestée de toutes parts, son autorité
n’a jamais été véritablement établie par
la suite.

Cette
Conférence d’Arta avait déclenché une vive réaction
de l’Éthiopie, et les relations entre les deux régimes
dictatoriaux se sont gravement dégradées, ne tenant plus qu’à
un fil : la ligne de chemin de fer Djibouti-Addis Abeba, qui est vitale pour
l’Éthiopie, qui n’a plus aucun accès à la
mer depuis l’indépendance de l’Érythrée.

Ensuite,
le Kenya a abrité plusieurs conférences, qui ont abouti à
la nomination d’un nouveau gouvernement de transition dirigé
par Abdullahi Yusuf Ahmed, installé à Baïdoa, mais qui
n’a jamais réussi à imposer son autorité sur le
pays. Son Premier Ministre Ali Mohamed Ghedi, très contesté,
a dû faire face à l’assassinat de l’un de ses ministres,
puis à la démission de la quasi-totalité de son gouvernement
en août 2006…

Les
Américains débarquent et s’installent en « dur »

En 2002,
les Américains débarquent à Djibouti et s’installent
dans un ancien camp français, proche de l’aéroport : le
camp Lemonnier. Très vite, ils vont construire « en dur »
et recevoir des renforts importants. Après un an, ils seront plus nombreux
que les forces françaises. Djibouti étant la base française
la plus importante en dehors du territoire national.

L’arrivée
des Américains provoque une surenchère dont le dictateur djiboutien
profite avec délectation : les Français cèdent rapidement
au chantage et Mme Alliot-Marie annonce que la France accepte de multiplier
par cinq le loyer qu’elle payait auparavant pour son implantation militaire…
La population djiboutienne n’en bénéficiera pratiquement
pas, tous ces montants étant détournés au profit du Président
et de son entourage proche, dont il achète la fidélité.

Officiellement,
l’implantation américaine n’a aucun lien avec la guerre
en Irak. Elle serait motivée uniquement par la lutte contre le terrorisme
international. Qui peut savoir les véritables objectifs ? On a remarqué
aussi des détachements allemands et espagnols à cette époque
à Djibouti.

Somalie
– L’agissement maladroit des USA provoque l’arrivée des
islamistes et de leurs tribunaux.

En
avril-mai 2006, nous avons appris que les Américains avaient choisi
de financer les chefs de guerre pour qu’ils traquent les membres d’Al-Qaïda
installés en Somalie. Les Américains détenaient-ils des
informations permettant de penser que Ben Laden serait réfugié
et à l’abri en Somalie ? Cela n’est pas à exclure
(1).

En tout
cas, bien que se refusant d’admettre qu’ils armaient les milices,
les USA ont reconnu publiquement qu’ils donnaient de l’argent
à leurs chefs.

Certainement
pour acheter des glaces…

Pourquoi
financer des milices incontrôlables qu’ils avaient combattu en
1992 / 1993 ? La réponse nous paraît simple. Effectivement, ces
milices avaient prouvé leur valeur guerrière en battant les
Américains, pourtant équipés de matériel supérieur.
Les Américains ne souhaitaient plus prendre le risque de les affronter
de nouveau et avaient trouvé plus intelligent de s’assurer leur
coopération en les achetant…

Djibouti
– Le double jeu de Guelleh

Il facilite
l’approvisionnement des milices du Gouvernement de transition. Grâce
à ces financements US, les chefs de milice ont rénové
leur armement. Beaucoup d’observateurs pensent qu’Ismaël
Omar Guelleh, le dictateur djiboutien, a pu contribuer directement et indirectement
au transfert d’arme, pourtant interdit par les résolutions de
l’ONU.

Les Français
n’ont rien vu passer. En tout cas, ils n’ont rien dit…

Les milices
sont parties au combat contre les organisations islamistes. Battues à
de nombreuses reprises, elles ont d’abord perdu la bataille de Mogadiscio,
puis elles ont abandonné progressivement les grandes villes se retrouvant
à Baïdoa autour du Président de transition… La majorité
a préféré rejoindre les rangs des vainqueurs, lui apportant
armes, munitions et soutien.

Bien qu’affirmant
le contraire, les tribunaux islamistes qui dirigent de fait toutes les actions
civiles et militaires, ont instauré la Charia et ont suspendu toutes
les libertés. Les instructions sont claires : Quiconque est surpris
à ne pas prier à l’appel du Muezzin doit être exécuté
sur le champ… Interdiction de rassemblement, des media étrangers,
etc.

Si cette
situation ne fait pas l‘affaire des Américains, qui ont atteint
l’inverse de leurs objectifs, elle ne rassure pas non plus les Éthiopiens
qui ont une crainte affreuse de l’influence islamiste sur leur territoire.

Pour gagner
les batailles, les tribunaux islamistes ont eu besoin d’armes ! Qui
les a fournies ? D’après un article publié par Les Nouvelles
d’Addis, qui affirme détenir les informations de sources sérieuses,
l’Érythrée aurait été l’un des fournisseurs
des tribunaux islamiques, et les armes auraient transité par Djibouti.

Curieux
! Quel qu’ait été le réseau de fourniture d’armes,
ni les Américains, ni les Français, disposant à eux deux
de plus de 8 000 hommes et des moyens les plus sophistiqués d’écoute,
de surveillance et de renseignements n’ont vu quoi que ce soit !

Pourtant
ces armes allaient être livrées à ceux que les américains
combattaient par milices interposées…

Un jeu
diplomatique dangereux qui peut conduire dans un avenir très proche
à un embrasement de la Corne…

Après
le refroidissement de ses relations avec Addis Abeba, Guelleh s’est
retourné vers son ennemi de toujours, l’Érythrée,
avec lequel l’Éthiopie est toujours en situation de conflit latent.

Auparavant,
les relations djibouto-érythréennes étaient détestables.
Djibouti accusait l’Érythrée, où vit une importante
population d’origine Afar, d’avoir soutenu le FRUD dans les années
1991-93.

Avoir
un ennemi commun a rapproché les deux dictatures, et plusieurs voyages
présidentiels et diplomatiques croisés ont permis la normalisation
rapide des relations bilatérales…

Si l’Érythrée
soutient les tribunaux islamiques, c’est qu’elle y trouve un intérêt
majeur. Plus les tribunaux islamiques somaliens seront puissants, plus l’Éthiopie
sera obligée de concentrer des troupes à cette frontière,
non seulement pour empêcher toute infiltration, mais aussi pour être
prête à intervenir dans l’avenir vu le risque majeur d’embrasement
régional (il y a probablement eu pénétration en territoire
somalien, mais à petite échelle).

En faisant
ainsi, elle dégarnit obligatoirement le front avec l’Érythrée,
qui pourra attaquer de nouveau son ennemi de toujours : l’Éthiopie
! On signale d’ailleurs des escarmouches de plus en plus fréquentes
à la frontière imposée par la communauté internationale…
Une belle pagaille en perspective, mais surtout des risques sérieux
d’embrasement sous l’oeil silencieux des français et des
américains. Guelleh vend des armes à tous les acheteurs qui
ont la capacité de payer : il n’a pas d’état d’âme
dans ce domaine… En principe, il est dans le camp occidental, et surtout
américain, mais dans une interview, il n’a pas hésité
à donner raison aux Tribunaux islamiques.

Les milices
payent les armes en dollar avec l’argent américain. Les tribunaux
islamiques payent aussi, mais on ignore leurs sources de revenus. Al-Qaïda
? Pourquoi pas ? Les pays islamiques de la région ? Certainement pour
partie, mais discrètement pour ne pas déplaire aux Américains…

Américains
et Français sont muets sur le sujet.

Et
on tue tous les jours en Somalie ! On tue des Somaliens, des civils, des femmes
et aussi des journalistes européens…(2)

Aujourd’hui,
plusieurs observateurs craignent l’entrée de l’Éthiopie
dans le conflit interne en Somalie (certainement avec le soutien américain).
Le 27 octobre, Libération consacre un article à cette situation
sous le titre : Matt Bryden, analyste à l’International Crisis Group,
évoque les signes d’une confrontation imminente «L’Éthiopie
ne veut pas d’une base arrière islamiste en Somalie», sous la
plume de Léa-Lisa Westerhoff.

Comme
tant d’autres, la situation en Somalie ne fait pas les gros titres de
la presse française et européenne. Ce conflit est pourtant décrit
comme l’un des plus meurtriers d’Afrique – Plus de 300 000
Somaliens auraient perdu la vie. La situation humanitaire est catastrophique.
La loi du plus fort y est la seule loi.

Il semble,
d’après une dépêche récente de l’AFP
que l’UE a enfin pris conscience de la gravité de la situation
et qu’elle se mobiliserait pour réduire l’instabilité
de la région. Voeu pieux ou volonté réelle ? On peut
se le demander, car vu le manque de réaction des puissances installées
solidement à Djibouti, on se pose de sérieuses questions.

Quant
au Puntland et au Somaliland, ils essayent de conserver leur indépendance
en se tenant à l’écart et de maintenir une relative sécurité
à l’intérieur de leurs frontières, même si
leurs régimes ne présentent pas toutes les qualités démocratiques
requises…

Quant
au Président de Djibouti, son régime survit grâce au soutien
inconditionnel et abusif que lui accordent la France et aussi les USA (même
s’ils sont plus critiques (3)) et il fait face à ces contradictions
diplomatiques.

Les derniers
développements de l’affaire Borrel et sa possible mise en cause
en tant que commanditaire de l’assassinat, commencent à lui poser
des problèmes et on parle d’un grand climat d’inquiétude
au Palais présidentiel.

Jean-Loup
Schaal,
ARDHD

1
On se souviendra peut-être qu’au moment de l’intervention
américaine, plusieurs dépêches avaient signalé
le décollage d’Afghanistan de deux avions légers qui se
seraient posés en Somalie. On pourrait imaginer que Ben Laden était
à bord de l’un d’entre eux… Ndlr : Par ailleurs, on lira
avec profit l’article de Gérard Prunier dans le Monde diplomatique
de septembre 2006, Liaisons dangereuses de Washington en Somalie.

2
Martin Adler, journaliste suédois a été assassiné
dans la rue en Somalie, en Juin 2006

3
Les rapports US concernant la situation des droits de l’Homme à
Djibouti sont très critiques.
_________________________________

Association Survie, 210 rue Saint-Martin, F75003 – Paris –
Abonnement : 20€ (Étranger : 25€ ; Faible revenu : 16€) –
Tél. (33 ou 0)1 44 61 03 25 – Fax (33 ou 0)1 44 61 03 20 –
http://www.survie-france.org – contact@survie-france.org

01/11/06 (B367) Comme cela avait été anticipé, le régime d’IOG, inquiet et furieux des derniers développements de l’Affaire Borrel en France, n’a rien trouvé de mieux que de s’attaquer à la famille d’Alhoumekani, témoin principal. La france aurait-elle soufflé aux autorités djiboutiennes de faire pression sur les témoins pour pouvoir classer l’affaire ? Possible, selon certaines sources. (ARDHD)

Selon des sources
djiboutiennes, il semblerait que le frère ainé d’Alhoumekani
ait été arrêté arbitrairement par la section brigade
criminelle de la Police djiboutienne.

Après avoir
contacté M. Alhoumekani à Bruxelles pour lui demander de confirmer
l’information, ce dernier a répondu, qu’il n’était pas étonné
de ce type de harcèlement et de chantage qui porte la signature du
regime dictatorial et totalitaire.

Il a rappelé
que des manoeuvres semblables avaient été utilisées récemment
contre les parents d’Ali Iftin, résidents en Somalie.

Il a confirmé
avoir été informé de cette arrestation par des sources
proches du regime, mais sans en connaître les motifs officiels.

D’autres sources
contactées à Djibouti ont affrimé qu’Hassan Saïd
et Djama Souleiman voudraient arriver par tous les moyens à obtenir
la rétractation des deux témoins Alhoumekani et Ali Iftin et
qu’ils seraient même décidés à torturer ou à
élminer des membres de leur famille.

M. Alhoumekani
a ajouté qu’il avait informé dès à présent,
les media français et européens, les Justices française
et belge et leurs Ministères des Affaires étrangères,
de la campagne de harcèlement que ménent les autorités
djiboutiennes à l’encontre des membres de leurs familles restés
au Pays.

Il a conclu en
précisant que si quelque chose devait arriver, IOG, Hassan Said, Djama
Souleiman et les policiers qui retiennent leurs familles seraient traduits
un jour devant la Justice et qu’ils devraient répondre de leurs actes.

Il a rappelé
que son frère est très gravement malade et qu’il a été
operé du coeur à deux reprises.

Alhoumekani considère
que les autorités françaises seraient aussi responsables de
ces actes, car elles en ont été informées en temps voulu
…. A suivre

01/11/06 (B367) Condoléances à l’occasion de la disparition brutale du Colonel Hassan Bassoma survenu vendredi dernier, après un accident de voiture à Djibouti. (Info lectrice)

Je voudrais informer
tous les lecteurs du site de l’ARDHD de la disparition brutale du colonel
Hassan Bassoma qui est survenue ce vendredri 27 octobre 2006.

Il a été
littéralement "fauché" par un camion éthiopien.
Le chauffeur "chauffard" aurait pris la fuite, laissant sa victime
sur la route.

Le Colonel
Bassoma était un homme bien connu et respecté à Djibouti.
Historien en plus de ses activités, il était unanimement considéré
comme un homme bon et généreux.

Sa disparition
représente une grosse perte pour notre pays.

Qu’Allah ait son âme.

——————————
Note de l’ARDHD
Nous adressons toutes nos condoléances les plus sincères à
la famille et aux proches du Colonel Hassan Bassoma.

01/11/06 (B367) Correctif. Mohamed Alhoumekani, qui a lu notre article sur l’affaire Borrel, publié par Bulletin d’Afrique, souhaite apporter une précision.

Je vous
remercie pour l’article qui a été rédigé par Mme
de Vaivre. Je tiens seulement à préciser que j’ai fait l’objet
d’un mandat d’arrêt, délivré par les autorités
djiboutiennes, mais que l’origine de ce mandat, n’est pas le procès
qui m’a été intenté à Djibouti, pour diffusion
de fausses nouvelles, mais que son origine est plus ancienne puisqu’elle remonte
à un jugement de 1996. Bien que n’ayant pas obtenu satisfaction de
ses revendications mon adversaire n’avait pas jugé souhaitable d’interjeter
appel dans le délai légal d’un mois après jugement. Pour
moi cette affaire est terminée.

L’ouverture
d’une procédure d’appel, huit ans après, ne peut être
motivée que par la volonté de me harceler et elle est illégale
de toutes les façons.

Je vous
envoie juste cette précision pour qu’il n’y ait pas de mauvaise compréhension
de la part de vos lecteurs.

Un grand
merci pour tout ce que vous faites.