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29/04/08 (B445) PRESS TV : Somalie : le leader Sheikh Sharif Sheikh Ahmed affirme que les Tribunaux islamiques controllent désormais 90 % du territoire somalien / ‘ICU controls 90% of South Somalia’ (En Anglais – Info lecteur)

The Islamic Courts Union (ICU) has captured ninety percent of south Somalia, a leader of the body, Sheikh Sharif Sheikh Ahmed says.

In an interview with Aljazeera TV on Monday, he said that the union has taken 90% of south Somalia under its control to date.

The comments are made as the southern parts of the country have been engulfed in flames of war and unrest.

On Monday, a clash erupted between two clans near port city of Kismayu, leaving 5 civilians dead and 13 others injured, a Press TV correspondent reported.

Also on the same day, 8 civilians and 4 government soldiers were killed as armed man attacked a government check point in northern Mogadishu’s Siinay district.

In another incident, Ethiopian soldiers were hit by land mine explosions in Baidoa in the country’s south-central region, 256 kilometers northwest of the capital, Mogadishu.

The explosions left several soldiers killed and injured but the number of casualties have not yet been known.

Seven civilians are reportedly killed as the soldiers opened fire after the explosions.

Until the end of 2006, the Islamic Courts Union controlled most of southern Somalia and the vast majority of its population, including most major cities such as Kismayo and Mogadishu.

The Somali government with the backing of Ethiopian troops helped drive the ICU from power in 2006.

30/04/08 (B445) Le Figaro avec AFP : Erythrée/Djibouti : la Ligue Arabe agit

La Ligue arabe a annoncé aujourd’hui que son organisme en charge du règlement des litiges allait examiner dimanche le contentieux frontalier entre l’Erythrée et Djibouti, à la demande des autorités djiboutiennes.

Le Conseil regroupe cinq pays membres: Arabie saoudite, Soudan, Algérie, Tunisie et Djibouti.

La tension entre l’Erythrée et Djibouti fait suite à une incursion, le 16 avril, de troupes érythréennes en territoire djiboutien, dans la région frontalière de Ras Doumeira.

Djibouti et l’Erythrée se sont opposés à deux reprises en 1996 et 1999 pour cette zone située aux portes de la mer Rouge.

29/04/08 (B445) Press TV : Une explosion au Sud de Mogadiscio tue trois militaires éthiopiens et en blesse une douzaine. Blast kills 3 Ethiopian soldiers

A Somali soldier stands among abandoned houses in Mogadishu.

A bomb explosion in the Siad Barre Military Academy south of Mogadishu has killed three Ethiopians and injured a dozen more.

Hundreds of Ethiopian soldiers were patrolling the area near the military academy when a remote controlled bomb detonated; killing 3 soldiers and injuring 20 more, Press TV correspondent in the Somali capital reports.

In a separate incident, a high-ranking Somali military official was gunned down in northern Mogadishu.

Over the past year, Mogadishu and its outlying outposts have been a scene of daily violence involving Ethiopian-backed Somali forces and the Islamic Courts Union forces.

According to the United Nations High Commissioner for Refugees, violence in Somalia has forced at least 15,000 people to flee to neighboring states since the start of the year.

30/04/08 (B445) Press TV : Après une explosion dans Baidoa qui les visait et qui a fait 10 morts dans leurs rangs, les soldats éthiopiens pris de panique, tuent 19 civils et en blessent 25 autres. Toujours en proie à la panique, ils imposent la fermeture des commerces. Ethiopian soldiers kill 19 after blast (En Anglais – Info lecteur)

Violence and bloodshed prevail in Somalia.

More than 10 Ethiopian soldiers have been killed by a bomb explosion in Somalia’s Baidoa city and 19 civilians have perished under gunfire.

Ethiopian soldiers opened fire on civilians after the fatal bomb attack on the Ethiopian convoy, killing 19 and wounding another 25 people, Press TV correspondent reports.

Now Ethiopian soldiers are forcing shops to close in the center of Baidoa city in south-central Somalia, arresting scores of civilians, inducing panic and confusion.

29/04/08 (B445) RFI : Un projet de résolution pour lutter contre la piraterie au large de la Somalie

La France et les Etats-Unis ont fait circuler au Conseil de sécurité, lundi, un projet de résolution destiné à lutter contre la piraterie au large de la Somalie. Moins d’un mois après l’attaque par des pirates du voilier de luxe français, le Ponant, le texte permettrait aux Etats d’user de la force, pour pourchasser les pirates jusque dans les eaux territoriales somaliennes.

Avec notre correspondant à New York, Philippe Bolopion

Depuis le début de l’année, les pirates ont attaqué, au large de la Somalie, 26 navires dont 3 transportaient de l’aide du Programme alimentaire mondial.

Le projet revient à donner une bénédiction onusienne au type d’actions engagées par Paris, lorsque les troupes françaises ont poursuivi les pirates du Ponant dans les eaux territoriales somaliennes, le 12 avril.

Le texte franco-américain est placé sous le chapitre sept de la charte de l’ONU. Il autoriserait les Etats qui en ont les moyens à user de la force, pour arraisonner les navires de pirates, dans les eaux territoriales somaliennes, en lien avec le gouvernement de transition somalien.

Un premier pas dans la bonne direction

Sur le principe, la plupart des Etats du Conseil de sécurité sont favorables au projet. Le Royaume-Uni et le Panama l’ont même cosigné. Mais plusieurs autres sont inquiets des répercussions sur la souveraineté somalienne. Ils réclament un strict respect du droit de la mer, et jugent complexes les implications juridiques.

Même si elle est adoptée, cette résolution sera assez loin du projet initial défendu par la France, qui souhaitait une force multinationale contre la piraterie, en Somalie, mais aussi, par exemple, dans le Golfe de Guinée, ou le détroit de Malacca, entre l’Indonésie et la Malaisie.

De par son ambition et sa complexité, ce projet a peu de chance d’aboutir dans de brefs délais. Mais pour Paris, la résolution sur la Somalie serait un premier pas dans la bonne direction.

30/04/08 (B445) XINHUAN : Somalie : l’ONU veut une meilleure application de l’embargo sur les armes (*)

NEW YORK (Nations Unies), 29 avril (Xinhua) — Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté mardi une résolution à l’unanimité sur la prorogation du mandat du Groupe de contrôle chargé d’enquêter sur les violations commises contre l’embargo sur les armes à la Somalie.

« S’indignant que des flux d’armes et de munitions arrivent en Somalie ou transitent par ce pays », le Conseil a prié le secrétaire général de l’ONU de prendre dès que possible les mesures administratives nécessaires pour reconstituer pour une nouvelle période de six mois le Groupe de contrôle.

Le mandat du Groupe du contrôle consiste à continuer d’enquêter, ceci en concertation avec les organismes internationaux compétents sur toutes activités, y compris dans les secteurs financier, maritime et autres, qui produisent des recettes utilisées pour commettre des violations de l’embargo sur les armes.

Le Groupe a aussi pour mandat d’enquêter sur tous les moyens de transport, itinéraires, ports maritimes, aéroports et autres installations utilisés à l’occasion des violations de l’embargo sur les armes.

Il est d’autre part chargé de continuer d’affiner et d’actualiser les renseignements concernant le projet de liste de personnes et d’entités qui violent, en Somalie, l’embargo général et complet de 1992 sur toutes les livraisons d’armes et équipements militaires à ce pays.

(*) Note de l’ARDHD. De nombreux observateurs et correspondants nous assurent que Guelleh entretient directement ou plutôt indirectement un commerce rénumérateur d’armes dans la région et en particulier vers la Somalie ou il aurait des clients de tous les côtés : islamistes, chefs de guerre et autorités transitoires. Sera-t-il visé par cette résolution ?

Par ailleurs, nous avions évoqué l’hypothèse d’une querelle avec l’Erythrée
sur ce type de commerce. Elle pourrait justifier le fait que Djibouti n’a découvert qu’avec plusieurs mois de retard que les érythréens s’étaient installés à Ras Doumeira. Certains imaginent que Guelleh, mécontent de l’application de certains accords secrets avec son homologue sur la répartition des trafics d’armes, aurait mis sur la place publique, par vengeance, la contrepartie qu’il lui aurait accordé secrètement elle aussi …

29/04/08 (B445) VOA NEWS : Une explosion dans le Sud Ouest de la Soamlie fait plusieurs victimes dans les rangs éthiopiens et parmi les civils : 6 morts et des blessés. Somali Explosion Kills Ethiopian Troops, Triggers Accidental Civilian Deaths (En Anglais – Info lecteur)

Witnesses in southwestern Somalia say an explosion has killed four Ethiopian troops and triggered gunfire that killed two Somali civilians.

Civilians flee with their belongings from Somalia’s capital, Mogadishu, following clashes between Islamist rebels and Somali troops, 28 Apr 2008

Residents of Baidoa said Tuesday that a roadside bomb killed the Ethiopian soldiers late Monday. The witnesses said other troops responded to the attack by opening fire, killing two civilian bystanders.

Baidoa is about 250 kilometers west of the capital, Mogadishu, and is the seat of the Somali parliament.

Ethiopian troops supporting Somalia’s government come under frequent attack from Islamist insurgents. A joint government-Ethiopian offensive drove Islamists from power in southern Somalia in late 2006.

Separately, officials said 10 people were killed and at least 11 wounded in a land dispute Monday in the southwestern Gedo region.

Disputes between rival clans over land and water are common in Somalia, which has not had a stable central government since 1991

30/04/08 (B445) AFP : Yémen: attentat sans victime près de l’ambassade d’Italie et des douanes à Sanaa (Info lecteur)

Par Hammoud MOUNASSAR

Un double attentat à la voiture piégée s’est produit mercredi matin à la direction des douanes dans le centre de Sanaa, près de l’ambassade d’Italie, sans faire de victime, selon des policiers.

Cet attentat, qui n’a pas été revendiqué, intervient dans un contexte de violence croissant au Yémen, un pays pauvre de la Péninsule arabique engagé dans la lutte anti-terroriste, lancée par les Etats-Unis.

L’explosion, survenue peu avant l’ouverture des administrations à Sanaa, a été provoquée par « deux bombes placées dans deux voitures » garées dans l’enceinte de la direction des douanes qui jouxte l’ambassade d’Italie, dans un quartier résidentiel et administratif, a déclaré à l’AFP un policier.

« L’explosion n’a pas fait de victime, ni de dégâts dans les locaux de la direction des douanes », a ajouté le policier, membre d’une équipe d’enquêteurs du ministère de l’Intérieur dépêchée sur les lieux.

Les deux voitures, fortement endommagées, ont été retirées par les enquêteurs du lieu de l’explosion, où elles étaient garées à quelques dizaines de mètres du mur d’enceinte qui sépare la direction des douanes de l’ambassade d’Italie, a constaté un journaliste de l’AFP. Aucune indication n’a été obtenue dans l’immédiat à Sanaa sur les mobiles de l’attentat et on ignorait si la chancellerie italienne était visée.

A Rome, le ministère italien des Affaires étrangères a dit n’avoir que très peu d’informations et déclaré seulement qu' »aucun dommage sur des personnes ou matériel » de l’ambassade ne lui avait été signalé. Selon l’agence italienne Ansa citant une source à l’ambassade de Sanaa, les deux explosions ne visaient pas la mission diplomatique mais la douane yéménite.

Fermé momentanément par les forces de sécurité, le secteur où s’est produit l’attentat, dans le quartier Al-Safia, qui abrite aussi le ministère des Finances, a été rouvert et les fonctionnaires des douanes ont pu reprendre leur travail, moins de deux heures après l’explosion.

Le Yémen est depuis plusieurs semaines le théâtre d’une série d’attentats.

Le 16 avril, trois policiers ont été tués et quatre blessés par l’explosion d’une bombe à Maareb (environ 170 km à l’est de Sanaa) au moment où leur véhicule s’apprêtait à se garer à l’endroit où il stationne tous les jours.

L’ambassade des Etats-Unis à Sanaa a annoncé le 8 avril avoir reçu l’ordre du département d’Etat d’évacuer son personnel non-essentiel après de récentes attaques armées dans la capitale du Yémen revendiquées par le réseau Al-Qaïda.

Le 18 mars, un policier et une élève avaient été tués à Sanaa dans une attaque à l’explosif contre une école pour jeunes filles, non loin de l’ambassade des Etats-Unis.

Trois semaines plus tard, le réseau Al-Qaïda revendiquait la responsabilité de tirs de roquettes sur des villas habitées par des experts pétroliers américains à Sanaa. Il n’y avait pas eu de victimes.

Dans la province de Saada (nord-ouest), fief de la rébellion de la minorité chiite zaïdite, sept soldats yéménites ont été tués et 20 autres blessés mardi soir dans une embuscade tendue par des rebelles, a indiqué un responsable local. La tension restait vive mercredi dans la plupart des régions de la province, a-t-il ajouté.

Pays dont est originaire la famille d’Oussama ben Laden, le chef d’Al-Qaïda, le Yémen s’est rangé aux côtés des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme à la suite de l’attentat perpétré le 12 octobre 2000 dans le port d’Aden (sud) contre le destroyer américain USS Cole par deux hommes qui avaient fait exploser un canot contre un flanc du navire.

Dix-sept marins américains avaient été tués et 38 blessés.