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11/06/08 (B451) XINHUA : Les sages du plus grand clan de Somalie saluent l’accord de paix

Les chefs de l’influent Conseil des sages d’Hawiye ont salué l’accord conclu lundi entre le gouvernement de transition somalien et l’Alliance pour une nouvelle libération de la Somalie (ARS, opposition) à Djibouti, a déclaré mardi à la presse le porte-parole du conseil.

« Nous saluons cet accord et appelons la population à ne pas s’y opposer et à attendre le retrait des troupes éthiopiennes de Somalie », a dit Ahmed Diriye, porte-parole du conseil.

« Le retrait des troupes éthiopiennes de notre pays est l’élement le plus important de l’accord », a-t-il jugé.

Le gouvernement somalien et des dirigeants de l’ARS ont signé un accord après des semaines de négociations indirectes sous l’égide des Nations Unies à Djibouti. L’accord prévoit le départ des forces éthiopiennes de Somalie et le déploiement d’une force de maintien de la paix de l’ONU.

La présence de l’armée éthiopienne, arrivée en Somalie fin 2006 pour aider le gouvernement de transition, était l’objet de disputes entre les deux parties.

Les négociations avec le gouvernement de transition a divisé l’ARS en deux factions dont la plus radicale s’oppose à toute négociation avec le gouvernement tant que l’armée éthiopienne sera présente.

La Somalie est dépourvue de gouvernement central fort depuis la chute de l’ancien dirigeant Mohamed Siad Barré en 1991.

11/06/08 (B451) AFRIK.COM Fragile accord de paix en Somalie / Des leaders islamistes critiquent le cessez-le-feu conclu entre le gouvernement et une partie de l’opposition

Nouvelle tentative de paix. Les dirigeants somaliens ont rencontré lundi, sous l’égide de l’ONU, une délégation de l’opposition. Le premier ministre du Gouvernement fédéral de transition (GFT) et des chefs de l’Agence pour la re-libération de la Somalie (ARS) sont parvenus à un accord pour un cessez-le-feu, une intervention internationale et un retrait des troupes éthiopiennes. Cette décision ne fait pas l’unanimité au sein de l’opposition.

Un accord de plus a été signé, lundi, entre le Gouvernement fédéral de transition et la coalition d’opposition de Somalie. Les deux délégations étaient réunies à Djibouti, sur une initiative onusienne. A la mi-journée l’échec des tractations a officiellement été annoncé, mais les négociations ont pu reprendre et, dans la soirée, le premier ministre de transition Nur Hassan Hussein et Sheikh Sharif Cheikh Ahmed de l’ARS sont finalement tombés d’accord. L’opposant Sharif Hassan Aden, ancien président du Parlement, a pris part à la signature du texte.

Cet accord prévoit un cessez-le-feu effectif sous 30 jours, pour une période de 90 jours renouvelables. Il sera assorti d’un déploiement dans les 120 jours d’une force internationale de stabilisation gérée par l’ONU. Celle-ci sera composée de pays « amis » de la Somalie, mais non frontaliers, afin d’exclure l’Ethiopie. L’exigence de l’opposition, en contrepartie, est justement le retrait des troupes éthiopiennes, qui soutiennent le gouvernement provisoire dans sa lutte contre la guérilla islamiste. L’ARS s’est engagée à prendre ses distances avec tout groupe armé ou tout individu qui se positionnerait contre cet accord de paix.

C’est la première fois ces derniers mois que les deux délégations acceptaient de s’entendre sur un traité, en y réfléchissant conjointement. Lors des dernières tractations, les débats avaient eu lieu séparément, les dirigeants du pays et ceux de l’opposition refusant de se rencontrer. Cet accord naît donc sous de bons auspices et pourrait représenter une véritable avancée vers la paix.

Un accord fragile

Pourtant, l’opposition elle-même est très divisée sur la question et l’un des dirigeants de l’ARS, absent lors de la signature, a d’emblée rejeté cet accord. Cheikh Hassan Dahir Aweys, partisan de la « ligne dure » de l’Agence, s’est exprimé mardi en dénigrant l’accord de Djibouti. Hostile à toute présence étrangère sur le sol somalien, il a par ailleurs appelé à continuer la Guerre Sainte contre l’Ethiopie. Il ne croit pas au retrait des forces éthiopiennes prévu par le traité, puisqu’aucun calendrier n’a été fixé. Leur présence, depuis 2006, cristallise le principal point d’achoppement des négociations. L’opposition les considère comme une force d’occupation depuis le revers imposé, début 2007, aux Tribunaux islamiques qui contrôlaient le pays.

Cet accord semble, de plus, avoir été « arraché » par le représentant spécial de l’ONU pour la Somalie, Amehdou Ould Abdallah. L’ARS est composée de plusieurs factions rebelles modérées pour certaines, radicales pour d’autres, qui n’ont pas toutes pris part aux pourparlers. Cette mosaïque d’opinions rend difficile un consensus sur la position à adopter. Le 16 mai dernier déjà, un appel commun avait été formulé par les participants aux tractations afin d’engager une action immédiate de l’aide humanitaire.

La population somalienne, très éprouvée, était à bout de souffle. Le lendemain de cette requête solennelle, le responsable d’une ONG humanitaire somalienne avait été assassiné par des islamistes présumés. Ainsi, la bonne volonté et la collaboration entre gouvernement et opposition n’entraînent pas nécessairement l’assentiment de toutes les forces en jeux. Dimanche 8 juin, à la veille du sommet de Djibouti, le président en exercice du Parlement de transition a été brutalement assassiné par les membres d’une milice islamiste. Ce week-end encore, 28 morts ont été dénombrés à Mogadiscio, victimes d’affrontements entre force somalo-éthiopiennes et milices islamistes.

Un processus de paix interminable

Depuis la chute du dictateur Siad Barré en 1991, les nombreuses tentatives pour ramener la paix en Somalie ont été vaines. Les successeurs du despote se sont retournés les uns contre les autres. Depuis 17 ans, le pays est ravagé par la guerre civile et compte au moins 1 million de réfugiés, pour une population de 7 millions d’habitants. Les troubles engendrés par l’escalade de la violence ont déjà fait plus de 300 000 morts à travers la Somalie. La crise humanitaire qui ne cesse de prendre de l’ampleur menace de devenir la plus grave et la plus importante du continent africain. Une série d’accords humanitaires signés l’an dernier à Mogadiscio sont restés lettre morte, et la Force de Paix Africaine déployée dans la région, avec 2 200 soldats, n’a pas su calmer les tensions.

11/06/08 (B451) XINHUA : Somalie: trois policiers tués par des rebelles à Mogadiscio

MOGADISCIO, 10 juin (Xinhua) — Trois policiers somaliens ont été tués et un nombre inconnu d’autres ont été blessés lorsque des combattants islamistes ont brièvement pris le contrôle d’un poste de police et de la maison du commissaire du district de Karan dans le nord de la capitale somalienne Mogadiscio, ont indiqué mardi des témoins.

Cet incident intervient un jour après la signature d’un accord de cessez-le-feu entre le gouvernement de transition somalien et une faction de l’opposition à Djibouti. Cet accord a été pourtant rejeté par les autres membres de l’Alliance pour une nouvelle libération de la Somalie (ARS), coalition de l’opposition dominée par les islamistes.

Les insurgés somaliens attaquent régulièrement des cibles de l’armée éthiopienne et du gouvernement somalien, telles que postes de police, points de contrôle militaires, les contrôlant brièvement, saisissant des armes et libérant des prisonniers.

Le gouvernement de transition somalien et des leaders de l’opposition ont signé lundi à Djibouti un accord de cessation des hostilités après des semaines de négociations indirectes sous l’égide des Nations Unies. Les deux parties se sont mises d’accord sur une trêve renouvelable de 90 jours qui prendra effet dans l’ensemble de la nation de la Corne d’Afrique.

La présence de l’armée éthiopienne, arrivée en Somalie fin 2006 pour aider le gouvernement de transition, était l’objet de disputes entre les deux parties.

Les négociations avec le gouvernement de transition ont divisé l’ARS en deux factions dont la plus radicale s’oppose à toute négociation avec le gouvernement tant que l’armée éthiopienne sera présente.

La Somalie est dépourvue de gouvernement central fort depuis la chute de l’ancien dirigeant Mohamed Siad Barré en 1991.

09/06/08 (B451) LE FIGARO avec AFP / Yémen: l’US Navy secourt des immigrants

La marine militaire américaine a annoncé aujourd’hui que l’un de ses destroyers avait secouru la veille au large du Yémen une embarcation à la dérive avec à bord 70 immigrants présumés venant de Somalie.

L’USS Russell a répondu à un appel de détresse du bateau qui avait des problèmes de moteur et était à la dérive depuis deux jours, indique la 5ème Flotte, basée à Bahreïn.

« Il y avait environ 70 personnes à bord, dont certains avaient besoin d’une assistance médicale immédiate ».

L’US Navy n’a pas identifié les personnes à bord, mais indiqué que l’embarcation devait être escortée jusqu’aux côtes de la Somalie, ce qui laisse supposer qu’elle était chargée d’immigrants en provenance de ce pays.

Plus de 1.400 clandestins ont péri en 2007 en tentant de traverser le Golfe d’Aden en provenance d’Afrique, tandis que plus de 28.300 ont atteint les côtes yéménites, selon le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

08/06/08 (B451) AFP : Somalie: onze morts dans des combats à Mogadiscio

Onze Somaliens ont été tués dimanche lors d’opérations de soldats éthiopiens et somaliens contre des militants islamistes à Mogadiscio, ont rapporté des témoins.

Les militaires ont investi le district de Wardhigley, dans le sud de la capitale somalienne, et affronté les militants islamistes à l’arme lourde.

« Les Ethiopiens ont utilisé des mortiers sur le marché de Bakara et tué de nombreuses personnes. J’ai vu six civils tués par un obus de mortier sur le marché », a affirmé à l’AFP un épicier local, Mohamed Ali Hussein.

Un autre civil a été tué par des balles perdues dans le même quartier, selon d’autres témoins.

Dans le quartier voisin de Harayale, un autre témoin, Ahmed Wali, a assuré avoir vu trois soldats somaliens et un militant islamiste tués, portant le premier bilan officieux des combats à onze morts.

« Les forces éthiopiennes utilisent des mortiers et des mitrailleuses lourdes », a ajouté ce témoin.

Un membre des services de sécurité somaliens, le colonel Abdi Hashi, a confirmé les combats sans en apporter de bilan : « il y a eu des combats ce matin, et il est vrai qu’il y a des victimes mais je ne suis pas en mesure de vous dire combien de personnes sont mortes », a-t-il affirmé à l’AFP.

Mogadiscio est le théâtre d’attaques constantes depuis la débâcle début 2007 des militants islamiques qui ont perdu les régions sous leur contrôle dans le sud et le centre du pays, après une offensive des forces éthiopiennes venues soutenir le gouvernement somalien.

Outre les forces éthiopiennes, un contingent de l’Union africain (UA), composé de 2.600 soldats ougandais et burundais, est également déployé en Somalie, en guerre civile depuis 1991.

09/06/08 (B451) Le FIGARO avec AFP : Somalie : une trêve dans la guerre civile

Le gouvernement somalien et la principale coalition de l’opposition dominée par les islamistes ont signé aujourd’hui un accord de cessation des hostilités lors de pourparlers à Djibouti menés sous l’égide de l’ONU pour sortir le pays de 17 dans de guerre civile.

« Ils ont signé un accord de cessation des hostilités parmi d’autres accords », a déclaré Susannah Price, porte-parole du représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la Somalie, Amehdou Ould Abdallah.

Depuis le début de la guerre civile en 1991 qui a fait environ 300.000 morts, une dizaine de tentatives de ramener la paix en Somalie ont fait long feu.

Selon le texte rendu public par l’ONU, la cessation des hostilités doit être effective dans les 30 jours suivant la signature de l’accord et est « approuvée pour une période initiale de 90 jours, renouvelable ».

08/06/08 (B451) APA – Les discussions entre Somaliens à Djibouti suspendues, faute de compromis

Le Représentant Spécial de l’ONU pour la Somalie, M Ahmedou Ould Abdallah, a annoncé dimanche, au cours d’une conférence de presse, avoir pris la décision de clôturer les discussions entre Somaliens, « faute de compromis ».

Ces discussions ont regroupé des membres du Gouvernement de Fédéral de Transition somaliens et ceux issus de l’opposition dominée par les islamistes.

Le Représentant a indiqué que les deux parties sont d’accord sur le fond mais pas sur la formulation.

Il dit toutefois avoir noté une certaine évolution dans les discussions sur les quatre thèmes traités à l’issue des ces pourparlers à savoir « Accès de l’aide humanitaire aux populations, Cessation des violences armées, Reconstruction et le Développement et enfin, Justice et Réconciliation ».

Ould Abdallah a en outre annoncé la mise sur pied d’un Comité de Suivi et de Coopération politique, chargé de la mise en œuvre d’un éventuel accord entre les deux parties.

Le Représentant Spécial de l’ONU qui a imputé cet échec aux parties somaliennes, a fait état d’obstacles psychologiques insurmontables, soulignant que «chaque camp veut le maximum alors que des compromis sont nécessaires pour diminuer la souffrance du peuple somalien».

Le Représentant Spécial a enfin indiqué qu’on ne pouvait pas prolonger indéfiniment la durée des négociations en raison « des contraintes budgétaires et morales ».

Aucune nouvelle date n’a été avancée pour la reprise des négociations.

09/06/08 (B451) Romandie News avec AFP : Somalie: trêve signée entre le gouvernement et l’opposition

Le gouvernement somalien et la principale coalition de l’opposition dominée par les islamistes en Somalie ont signé lundi un accord de cessation des hostilités lors de pourparlers menés sous l’égide de l’ONU à Djibouti, a indiqué une porte-parole des Nations unies.

« Ils ont signé un accord de cessation des hostilités parmi d’autres accords », a dit une porte-parole du représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour la Somalie, Amehdou Ould Abdallah.

Le Premier ministre somalien Nur Hassan Hussein, son adjoint Abdi Salam représentaient le gouvernement, tandis que Sheikh Sharif Sheikh Sharif Ahmed et l’ancien président du Parlement Sharif Hassan Sheikh Aden, représentaient l’opposition islamiste lors de la cérémonie de signature.

Ces pourparlers se tiennent depuis le 12 mai à Djibouti – sous l’égide de l’ONU – entre le gouvernement de transition et l’opposition, regroupée au sein de l’Alliance pour une nouvelle libération de la Somalie (ARS, dominée par les islamistes).