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04/10/2015 (Brève 481) Information sur des combats qui opposent les résistants du FRUD aux forces armées du dictateur Guelleh. Les combats se poursuivent à l’heure où nous publions l’information (ARDHD avec nos correspondants)

Le 4 octobre 2015, à 8h du matin, des colonnes de l’armée gouvernementale  parties  de Tadjourah,
en passant par Garbanaba ont attaqué les combattants du FRUD à Sismo  dans les Mablas.

L’attaque ayant été repoussée, l’armée a fait intervenir 2 hélicoptères  qui ont bombardé les zones où se trouve le FRUD, sans succès, semble-t-il.

Dans l’après midi, des accrochages ont eu lieu à Goula  (à proximité de Sismo et Medeho) : on assisterait à une « débandade » des troupes gouvernementales, plusieurs soldats ont fui, plusieurs autres ont été blessés. Il y  aurait même  des morts parmi les soldats.

Les hélicoptères sont toujours en action.

15/01/09 (B481) Petites nouvelles du front (par nos lecteurs)

___________________________ 1 – La décision du Conseil de sécurité

Le dessin signé par M. Picon, au sujet de l’effort de geurre est tout à fait d’actualité ! La décison unilatérale du Conseil de Sécurité de l’ONU a été prise, avant même que la délimitation juridique du tracé des frontières n’ait eu lieu, hier 14 janvier 2009, à partir d’un projet préparé par la France

Pour beaucoup d’observateurs ici,
l’Erythrée pourrait avoir raison de rejeter une telle décision prise sans la détermination préalable et juridique de la délimitation des frontières. Rappelons que la Cour internationale de Justice qui siège à La Haye aurait pu rendre une décision de justice, applicable et opposable aux partis en litige, car elle est compétente en la matière. Mais encore aurait-il fallu que Guelleh dépose une plainte !!

Dans un cas semblable, le Yémen avait porté plainte contre l’Erythrée devant cette Cour. Le jugement rendu consitue une excellente jurisprudence. Il avait été respecté par l’Erythrée, qui s’était retiré des territoires contestés.

C’aurait été un bon exemple à suivre pour oeuvrer dans le sens de la Paix entre nos deux pays et nos peuples frères.

Baxwell
un adepte d’une Corne d’Afrique en Paix
et sans ingérance étrangère.

___________________________ 2 – Un directeur de banque licencié

Ibrahim Hamadou, le directeur de la BCI (filiale de la BNP) vient d’être licencié sous la pression de Paulette. Son crime ?? Avoir rendu l’argent qu’un client avait déposé sur le compte qu’il avait ouvert dans cette banque !!! Pour Paulette, c’est grave. Certainement pour elle, restituer l’argent que les Clients ont déposé en toute confiance sur un compte … constituerait une faute lourde … ???

Il faut dire que le Client en question n’est pas n’importe qui ! C’est Abdourahman Borreh, qui a cessé de plaire au Couple princier de pacotilles. Et en plus le montant du retrait est significatif, puique l’on évoque plus de 150 millions de FDJ.

Chacun se demande comment le MEDEF pourrait convaincre des hommes d’affaires d’investir à Djibouti, alors que leurs avoirs pourraient être bloqués dans la minute sur simple décision de Paulette … Avis aux investisseurs en quête de sensations fortes et aimant les risques non mesurables.

Investir actuellement à Djibouti est-il comparable au jeu stupide de la roulette russe, ou revient-il à se « tirer une balle dans le pied » ??? Si vous perdez de l’argent, on ne vous demandera rien, mais si vous en gagnez, le couple vous le prendra …

______________________________ 3 – Un autre licenciement …

Toujours dans la même optique, Paulette vient de faire aussi licencier l’un des directeurs du Port. Son crime à lui ?

Avoir simplement été l’un des proches du même Borreh !

Guelleh et ses sbires pourront toujours faire des beaux discours sur l’Etat de droit, l’indépendance de la Justice, le Respect des Droits de l’Homme, la protection des salariés et autres salades. Qui les croira encore ? Medef excepté !!!

La devise du couple : « Faire l’inverse de ce que l’on dit »

15/01/09 (B481) Romandie News avec AFP / L’ONU exige que l’Erythrée se retire de la zone disputée avec Djibouti

Le Conseil de sécurité de l’ONU a donné mercredi cinq semaines à l’Erythrée pour retirer ses forces de la zone frontalière disputée à Ras Doumeira et dans l’île de Doumeira, où s’était produit un incident armé avec Djibouti en juin dernier.

Dans sa résolution 1862 rédigée par la France et adoptée à l’unanimité, le Conseil "se félicite que Djibouti ait retiré ses forces afin de revenir au statu quo ante (…) et condamne le refus de l’Erythrée de le faire".

Il "exige de l’Erythrée qu’elle retire ses forces et tout leur matériel sur les positions du statu quo ante", (…) qu’elle reconnaisse l’existence du conflit frontalier avec Djibouti à Ras Doumeira et dans l’île de Doumeira et qu’elle se prête activement au dialogue afin d’apaiser la tension".

Il exige qu’Asmara se conforme à cette demande "immédiatement et, en tout état de cause, au plus tard dans cinq semaines".

Il "exhorte Djibouti et l’Erythrée à régler d’urgence leur différend frontalier pacifiquement et conformément au droit international, et souligne qu’il incombe au premier chef aux parties d’établir le cadre diplomatique et juridique approprié à cette fin".

Le Conseil de sécurité avait condamné le 12 juin, dans une déclaration, "l’action militaire de l’Erythrée contre Djibouti à Ras Doumeira et dans l’île de Doumeira" à la frontière entre les deux pays.

Cette déclaration, restée lettre morte, appelait les deux parties à s’engager à un cessez-le-feu et les exhortait, "en particulier l’Erythrée", à ramener leurs forces à leurs positions d’avant l’incident.

L’Union africaine (UA) avait elle aussi exigé fin juin le retrait "immédiat et inconditionnel" de l’Erythrée des territoires au nord de la République de Djibouti.

La tension entre l’Erythrée et Djibouti est très forte depuis une incursion, le 16 avril, de troupes érythréennes vers Ras Doumeira (nord de Djibouti), promontoire stratégique surplombant l’entrée de la mer Rouge. Les deux pays s’étaient opposés à deux reprises en 1996 et 1999 pour cette zone.

Le 10 juin, des échanges de tirs avaient eu lieu entre troupes érythréennes et djiboutiennes à Ras Doumeira, faisant au moins neuf morts côté djiboutien.

L’Erythrée n’avait fourni aucune indication sur ses pertes.

Asmara avait nié toute velléité hostile envers son voisin, mais le gouvernement djiboutien avait vu dans cet accrochage une volonté délibérée de l’Erythrée de déstabilisation de toute la Corne de l’Afrique.

Une mission d’information de l’ONU a remis en septembre un rapport dans lequel elle affirme que "la situation sur la frontière entre Djibouti et l’Erythrée, en particulier la militarisation de Doumeira, constitue une menace pour la stabilité et le développement de Djibouti".

La frontière entre les deux pays n’a jamais été très précisément définie en dépit d’accords anciens entre les puissances de l’époque: la France et l’Ethiopie en 1897, la France et l’Italie en 1901. Cependant, la "neutralisation" de l’îlot de Doumeira était acquise.

Aujourd’hui l’îlot est occupé par l’armée érythréenne qui entretient déjà un conflit frontalier avec l’Ethiopie.

L’Erythrée, qui nie l’existence d’un contentieux territorial avec Djibouti, a protesté contre la résolution du Conseil avant même son adoption.

Dans une lettre à la présidence du Conseil, assurée ce mois-ci par la France, son ambassadeur, Araya Desta, réaffirme que "l’Erythrée n’a occupé aucune terre qui appartienne à Djibouti et ne peut accepter une résolution qui demande de retirer ses forces de son propre territoire".

14/01/09 (B481) Nouvelles vagues de violence en Somalie, en marge du retrait des forces éthiopiennes d’occupation. Violences contre des civils et combats entre milices islamistes concurrentes. (10 articles du 10 au 14/01, en Anglais et En Français)

______________________10 – L’Expresse avec Reuters (14/01/09)

Tirs de mortier sur le palais présidentiel de Mogadiscio

Des insurgés islamistes ont tiré des obus de mortier contre le palais présidentiel sur les hauteurs de Mogadiscio, illustrant les craintes d’une nouvelle effusion de sang dans le sillage du départ des troupes éthiopiennes de la capitale somalienne.

Les forces de sécurité, parmi lesquelles des membres de la force de maintien de la paix de l’Union africaine (UA) protégeant la présidence, ont riposté à l’attaque par des tirs d’artillerie qui ont duré plusieurs heures, ont rapporté des témoins.

Dans une rue proche du palais présidentiel, des membres présumés du groupe islamiste "Al Chabaab" ont ensuite tendu une embuscade à un convoi éthiopien transportant des soldats en instance de départ. Un char éthiopien a riposté.

Certains observateurs prédisent que le retrait des quelque 3.000 soldats éthiopiens laissera un vide susceptible d’entraîner une recrudescence des activités des insurgés.

D’autres espèrent que le départ des "Abyssins", considérés comme des occupants par de nombreux Somaliens, sera positif en incitant davantage de factions islamistes modérées à former un nouveau gouvernement d’union.

Après avoir évacué quatre bases mardi, les Ethiopiens en ont quitté deux autres mercredi, dont l’une située dans un stade de football.

Les Ethiopiens disposent de huit autres bases à Mogadiscio et ils devront parcourir 500 km à travers la Somalie avant d’atteindre leur pays.

Les Somaliens doutent d’un retour rapide à la paix dans un pays en proie depuis dix-huit ans à la guerre civile.

"Aucun Somalien ne souhaite que les Ethiopiens restent, mais ce sera le chaos, qu’ils restent ou qu’ils partent", a déclaré un porte-parole de Ahlu Sunna Waljamaca, un groupe islamiste sunnite allié au gouvernement.

Selon lui, les tenants d’une ligne dure tels qu’"Al Chabaab" – accusé par Washington de liens avec al Qaïda – et des activistes soutenus par des Somaliens expatriés en Erythrée ont l’intention de combattre le gouvernement et les groupes modérés tels que le sien s’ils tentent de former un gouvernement d’union.

DISCUSSIONS AU CAIRE

Cheikh Hassan Yackoub, porte-parole d’"Al Chabaab" à Kismayo, port stratégique du sud dont le groupe s’est emparé en août, a mis en doute l’intention de l’Ethiopie de se retirer complètement de Somalie.

"S’ils se retirent, ce sera à cause des attentats des islamistes, et non à la suite de requêtes ou de négociations. Nous continuerons de les combattre jusqu’à ce qu’il ne reste plus un seul Ethiopien sur le sol somalien", a-t-il dit à Reuters.

S’exprimant au Caire à l’issue de discussions avec des responsables de la Ligue arabe, le dirigeant islamiste modéré Cheikh Charif Ahmed a déclaré que le groupe d’opposition basé en Erythrée, partisan d’une ligne dure, se joindrait prochainement aux discussions.

"On est parvenus à une percée sur ces questions. La promesse a été faite que (la faction d’Asmara) va participer au processus de paix", a-t-il dit à la radio somalienne HornAfrik.

Les affrontements ont tué plus de 16.000 civils depuis le début de l’an dernier, après l’intervention de forces éthiopiennes pour aider le gouvernement à chasser de la capitale les milices des "tribunaux islamistes".

Un million de personnes ont dû quitter leurs foyers, entraînant une catastrophe humanitaire et de nombreux civils hésitent à rentrer chez eux.

"Ceux qui ont des maisons en dur peuvent rentrer, mais il n’y a aucun espoir pour les familles comme la nôtre dont les maisons sont faites de tôles", explique Asha Farah, une mère de quatre enfants qui vit dans un camp de réfugiés en bordure de la capitale.

"Je ne vois aucune raison de me réjouir. Ceux qui ont causé le chaos sont toujours vivants et ils vont peut-être au causer davantage".

Des affrontements entre factions islamistes rivales – Al Chabaab et Ahlu Sunna – ont fait plus de 50 morts ces derniers jours dans la région de Galgadud, dans le centre du pays.

Selon des organisations humanitaires, 50.000 civils ont fui la région.

Avec le bureau de Nairobi,
version française Nicole Dupont

____________________________ 9 – XINHUA (13/01/09)

Somalie : échange de tirs d’obus fait 13 morts

Au moins 13 personnes ont été tuées et une vingtaine d’autres blessées lundi au cours d’un échange de tirs d’obus entre les insugrés et l’armée gouvernementale somalienne, ont affirmé lundi des témoins et des officiels de la santé.

Les insurgés ont tiré des obus de mortiers sur le palais présidentiel à Mogadiscio, et les forces gouvernementales ont réagi avec leur artillerie lourde.

Selon des informations de presse, le Premier ministre somalien s’entretenait avec les responsables de la force de maintien de la paix de l’Union africaine et les commandants militaires éthiopiens.

L’armée gouvernementale somalienne chargée de protéger le palais présidentiel a tiré des obus qui étaient tombés dans des zones d’habitation près du marché de Bakara.

Yahya Salah, commerçant du marché de Bakara, a affirmé avoir vu 11 personnes tuées dans et près du marché.

____________________________ 8 – MSF (13/01/09)


Somalie – Regain de violence dans le centre du pays

De nombreux blessés soignés et des milliers de personnes en fuite, après les combats dans la région de Galgaduud, dans le centre de la Somalie.

A la suite de violents combats entre deux groupes armés, le 11 janvier dernier, les équipes somaliennes de MSF ont soigné 46 blessés dans l’hôpital Istarlin de la ville de Guri El.

Depuis que les affrontements ont repris dans cette région du centre de la Somalie il y a un peu plus de deux semaines, 86 personnes ont été prises en charge dans cet hôpital.

Et 45 000 à 60 000 personnes auraient fui la ville de Guri El ainsi que la capitale régionale de Dhusa Mareb pour se réfugier en zone rurale où elles se trouvent coupées d’une aide indispensable.

"La situation continue de s’aggraver dans cette région de Galgaduud, explique Tom Quinn, coordinateur des programmes MSF en Somalie.

Guri El est aujourd’hui une ville fantôme, tout comme Dhusa Mareb. Nous ne voyions presque plus d’enfants en consultation alors qu’avant ces combats, nous en recevions 200 par semaine, ce qui est extrêmement préoccupant vu l’importance des besoins.

Des dizaines de milliers de femmes, d’enfants et de personnes âgées ont fui et ont maintenant du mal à trouver de la nourriture et de l’eau et à accéder à des soins médicaux".

Les premiers rapports sont alarmants. Les équipes de MSF ont appris que les familles s’abritent la journée à l’ombre des arbres et passent la nuit en plein air.

Les conséquences du conflit dans cette région où les denrées alimentaires sont déjà rares pourraient être catastrophiques d’autant que s’y ajoute un manque d’eau et d’accès aux soins médicaux. Déjà lorsque la situation est plus calme, l’hôpital de Istarlin, soutenu par MSF, prend en charge chaque mois 80 à 100 enfants atteints de malnutrition sévère.

Surmonter les obstacles pour fournir une assistance humanitaire demeure une priorité pour MSF dans la région de Galgaduud, ainsi que dans les nombreuses autres régions de Somalie où les besoins sont immenses

Il est essentiel de pouvoir accéder à ces populations déplacées pour leur apporter une aide, mais cela devient de plus en plus difficile dans cette région de Galgaduud, observe Tom Quinn. Les moyens de transport tant par voie terrestre qu’aérienne sont limités en raison de l’insécurité dans la zone, ce qui complique l’approvisionnement en matériel médical et en biens de première nécessité.

Après plusieurs jours de négociations, MSF a commencé à assurer un approvisionnement en eau par camion pour les populations déplacées de Guri El et de Dhusa Mareb. Néanmoins, dispenser des soins médicaux à ceux qui ont fui en brousse s’avère difficile dans ce contexte de conflit très fluctuant.

Surmonter les obstacles pour fournir une assistance humanitaire demeure une priorité pour MSF dans la région de Galgaduud, ainsi que dans les nombreuses autres régions de Somalie où les besoins sont immenses. Alors que la communauté internationale porte son attention sur les problèmes de la piraterie en mer au large de la Somalie, la souffrance de millions de Somaliens continue d’être ignorée

____________________________ 7 – Shabelle (En Anglais) (13/01/09)

Le porte-parole des tribunaux islamiques, organisation basée à Djibouti, lance un appel aux insurgés afin qu’ils cessent les combats contre le pouvoir. // ICU calls for Somali insurgents not to struggle power

Sheik Abdirahin Isse Adow, a Spokesman for the Islamic Courts Union, the Djibouti based wing has called for the Islamist insurgents in the Somalia capital Mogadishu not to struggle power on Tuesday.

Mr. Adow has also called for the Somali people not to haste the areas where the Ethiopian soldiers have moved away and warned the insurgents to create a thing that can cause a discord between the insurgents about the vacated bases of the Ethiopian troops in Mogadishu.

The spokesman has suggested for the Somali Islamist insurgent fighters to cooperate the security of the places where the Ethiopian troops have left on Monday night as the former Spaghetti factory, Hayle Barise building, Carafat neighbourhood and Towfiq intersection, all bases of Ethiopian troops in north Mogadishu.

The statement of the spokesman Sheik Abdirahin Isse Addow comes as the many Ethiopian troops left more of their military bases in noth of the capital Mogadishu.

____________________________ 6 – Shabelle (En Anglais) (13/01/09)

Les forces armées des tribunaux islamiques prennent le contrôle des bases laissées vacantes par les troupes éthiopiennes lors de leur départ. // ICU takes over security of vacated bases of the Ethiopian troops in Mogadishu

Sheik Hassan Osman known as (Mahdi), a member of the Islamic Courts Union the wing led by Dr. Omar Iman Abubakar has said on Tuesday they have taken the security over the vacated military bases of the Ethiopian troops in the Somali capital Mogadishu last night(Monday).

Sheik Hassan Mahdi told Shabelle radio they have taken those areas over to keep the security of that places which the Ethiopian soldiers moved and said that they handed over Hayle Bairse building to the people who belonged it.

Asked about whether there is power struggle with the other Islamist insurgents, Sheik Hassan Mahdi said that there is no difference between the Somali Islamist insurgents and mentioned that all Islamist forces are in the areas where the troops left and he added they would handle the situation of the bases in north Mogadishu which the Ethiopian troops vacated.

The statement of Sheik Hassan Osman (Mahdi) comes as the Ethiopian troops moved from the former Spaghetti factory, Hayle Barise building, Carafat neighbourhood and Towfiq intersection, all bases of Ethiopian troops in north Mogadishu on Tuesday night.

______________ 5 – Nouvel Obs avec AP (12/01/09) (Info lectrice)

Somalie: 11 morts sur un marché de Mogadiscio

Au moins 11 personnes ont été tuées lundi sur un marché très fréquenté de Mogadiscio, par une riposte des forces gouvernementales somaliennes à une attaque des milices islamistes, selon des témoins. Deux civils auraient été tués lors d’une fusillade entre islamistes et troupes éthiopiennes, ce qui porte le bilan des combats de la journée à au moins 13 morts.

L’insurrection a visé le palais présidentiel où le Premier ministre, Nur Hassan Hussein, recevait des responsables de la force de maintien de la paix de l’Union africaine (AMISOM) et des membres du groupe islamiste modéré ayant signé l’accord de paix avec le gouvernement de transition en juin dernier, selon le porte-parole de l’exécutif, Haji Gobdon.

Les forces gouvernementales ont répliqué par des tirs d’obus de mortiers qui ont atteint le marché de Bakara et le quartier résidentiel de Gedjael, dans le sud de la capitale. Le coordinateur du service d’ambulances de Mogadiscio, Ali Muse, a déclaré à l’Associated Press avoir compté onze cadavres. Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées.

Par ailleurs, l’insurrection islamiste a également attaqué des camions militaires éhtiopiens qui se retiraient de Mogadiscio. Les deux camps ont échangé des tirs de mortier. Un habitant, Aden Ibrahim, a dit avoir vu "deux civils tués par un obus de mortier". L’armée éthiopienne n’a pas fait de commentaire.

Les forces éthiopiennes sont en train de se retirer de Somalie dans le cadre de l’accord de paix de juin, conclu sous l’égide des Nations unies. Elles étaient venues à l’aide du gouvernement somalien en décembre 2006 pour chasser les milices des Tribunaux islamiques qui s’étaient emparées en six mois de Mogadiscio et de la plus grande partie du sud du pays. Cette intervention était impopulaire, les Somaliens considèrent pour beaucoup l’Ethiopie comme leur ennemi traditionnel.

Alors que les islamistes les plus radicaux, les milices Shehab, gagnent énormément de terrain depuis quelques mois, le gouvernement de transition ne contrôle plus que quelques secteurs de Mogadiscio et la ville de Baidoa où siège le Parlement. Des milliers de civils ont été tués dans les récents combats et des centaines de milliers d’autres ont fui.

La Somalie ne possède plus de gouvernement central depuis le renversement en 1991 du dictateur Mohamed Siyad Barré par des seigneurs de guerre locaux qui se sont ensuite entredéchirés.
 

____________________________ 4 – JDD (11/01/09)

Somalie: Combats entre islamistes rivaux

Des combats entre organisations islamiques somaliennes rivales ont fait des dizaines de morts dimanche au nord de la capitale somalienne Mogadiscio, ont rapporté des témoins. Entre 20 et 30 personnes, essentiellement des combattants, ont péri dans les affrontements entre le Hareka al Chabaab al Moudjahidine, et un groupe islamique rival à Gurael, ville du centre de la Somalie.

Le cheikh Abdullahi Abu Yusuf, porte-parole du groupe islamique Ahlu Sunna Waljamaca, a déclaré que ses hommes avaient tué 30 activistes d’Al Chabaab et s’étaient emparés de la plupart de leurs armes. Samedi, des combats avaient opposé à Balad, à 30 km au nord de Mogadiscio, des hommes d’Al Chabaab à des islamistes modérés. Ahlu Sunaa Waljamaca accuse al Chabaab de pourchasser ses dirigeants religieux et de profaner des tombes.

____________________________ 3 – AFP (11/01/09)

Somalie: 25 personnes tuées dans des combats entre groupes islamistes rivaux

Au moins 25 personnes, pour la plupart des combattants, ont été tuées et 51 blessées dimanche dans une localité du centre de la Somalie lors de combats entre des groupes islamistes rivaux, ont indiqué des chefs coutumiers et des témoins.

Les affrontements ont éclaté dimanche matin dans la localité de Guriel (500 km au nord-est de Mogadiscio) entre un groupe de "shebab", islamistes extrémistes somaliens, et des miliciens affiliés à un autre groupe islamiste, Ahlusunah Waljamecah, selon ces mêmes sources, jointes au téléphone.

"C’était les affrontements les plus violents jamais vus dans la région entre les deux groupes. Nous avons compté au moins 25 morts, la plupart des combattants, et il est possible qu’il y ait plus de cadavres à l’extérieur de la ville", a expliqué à l’AFP Abdulahi Hirsi Moge, chef coutumier de Guriel.

____________________________ 2 – Shabelle (En Anglais) (11/01/09)

L’ARS dénonce le harcèlement des troupes éthiopiennes par des combattants insurgés. // ARS denounces insurgent attacks against Ethiopian troops

The head of the joint security committee and cease fire of the transitional government and the Alliance for the Re-liberation of Somalia(ARS), Hessein Siad Qorgab, has denounced Monday insurgent attacks against Ethiopian troops in Mogadishu as they are withdrawing from the country.

Ethiopia announced plans to withdraw its troops from Somalia last year, but the Ethiopian troops are still in Somalia.

Hussein Siad Qorgab said the insurgents who attacked the Ethiopian military bases in Mogadishu yesterday (Sunday) are responsible for the delay of the Ethiopian troops who were planning to leave from those areas in the Somali capital Mogadishu.

"It is unfortunate to try to prevent the Ethiopian troops to withdraw from the bases in Mogadishu and the attacks are meaningless," Qorgab said.

"Ethiopia is determined to complete its troop pull out from Somalia," he addaed.

Hussein Siad Qorgab told Shabelle radio that the Ethiopian troops will pull out as the peace deal in Djibouti states and called for those who are against the peace deal signed in Djibouti to halt the fighting against the Ethiopian soldiers till they will pull out.

The statement of Mr. Qorgab comes as Islamist insurgents attacked on Sunday ex-pasta factory, Hayle Barise building, and Mogadishu Stadium, bases of Ethiopian troops in Mogadishu.

_____________________________ 1 – En Anglais (10/01/09)

Au moins 41 personnes ont été tuées au cours de violents combats qui ont opposés les Al Shebaab aux milices Ahl-ul-Sunna wal-Jamaa. // Somali tribal clashes leave 41 dead

At least 41 people have been killed in heavy tribal clashes between al-Shabaab and Ahl-ul-Sunna wal-Jamaa fighters in central Somalia.

Hundreds of al-Shabaab fighters attacked Ahl-ul-Sunna strongholds in the town of Guriel on Sunday with the two sides exchanging heavy mortars, Press TV’s correspondent in Somalia has revealed.

The fighting broke out two weeks after Ahl-ul-Sunna wal-Jamaa reclaimed Guriel, 300 kilometers northeast of the capital Mogadishu by forcing the al-Shabaab fighters out.

Some sources attribute the al-Shabaab withdrawal to reports of Ethiopian armed movements in Guriel. The prospects caused many locals to desert the town.

Sunday’s fighting has left 41 people dead from both sides. No civilians were killed as locals had deserted the town following clashes in December.

However, many houses have been destroyed as a result of mortar attacks from both sides.

Ethiopian troops were deployed in Somalia in 2006 to help defeat the Union of Islamic Courts (UIC) and its military wing al-Shabaab — which ruled much of south and central Somalia.

Addis Ababa had pledged to withdraw its forces from Somalia by the end of 2008.

Ethiopian troops, however, have been capturing towns in western Somalia from insurgents in the past few weeks.

14/01/09 (B481) PC Impact / Internet ralenti en Asie/Afrique : les câbles sous-marins réparés (Article du 6/01)

Y’a un bateau qui traine un peu trop son ancre

Ralentissant le réseau Internet de nombreux pays du globe vers l’Europe, principalement africains et asiatiques (Maldives, Jordanie, Inde, Qatar, Djibouti, Émirats Arabes Unis, Zambie, Arabie Saoudite, Égypte, Pakistan, etc.), la rupture des trois câbles sous-marins en Méditerranée appartient désormais au passé.

Raymond Croze, le navire câblier de France Télécom Marine, contenant près de 20 kilomètres de câble de rechange, s’est en effet attelé à résoudre ce problème important au cours des deux dernières semaines. Les trois câbles auraient initialement dû être parfaitement réparés avant la fin de l’année, mais des complications ont dû reporter de quelques jours le retour à la normale du réseau Internet entre l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Asie et l’Europe.

Si les ruptures des trois câbles ont « probablement été provoquées par l’ancre d’un navire » selon France Télécom, les complications, touchant le 26 décembre le premier câble pourtant réparé la veille, serait dû à un glissement de terrain, ou à un problème d’origine sismique théorise l’opérateur français. La profondeur de la seconde rupture (3000 mètres de fonds) excluait en effet la possibilité d’un problème d’ancre de bateau.

Niant un quelconque acte de sabotage, France Télécom assure que « l’incident est désormais terminé et le trafic est normal ».

14/01/09 (B481) A lire sur LOI (10/01/09)

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 10/01/2009
ETHIOPIE/ERYTHREE
Attaques par rebelles afars interposés
Les rebelles Ugugumo soutenus par Asmara ont mené une attaque en Ethiopie, le 20 décembre. Un peu plus tard, ceux de la RSADO, appuyés par Addis-Abeba, s’en sont pris à un poste militaire en Erythrée. (…)

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 10/01/2009
ETHIOPIE
Addis-Abeba

L’éditeur du site Internet Ethiopian Review, Elias Kifle, a causé une belle polémique dans la diaspora éthiopienne aux Etats-Unis en faisant du président érythréen Issayas Afeworki "l’homme de l’année pour les Ethiopiens". (…)

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 10/01/2009
SOMALIE
La guerre inter-islamiste a commencé
Le retrait des troupes éthiopiennes de Somalie va attiser la lutte entre diverses factions islamistes. Ce qui est vu d’un bon œil par les stratèges d’Addis-Abeba. (…)

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 10/01/2009
SOMALIE
En Somalie, un chef de guerre peut en cacher un autre
Dès la démission du président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed un autre ex-chef de guerre s’est mis sur les rangs pour lui succéder. (…)

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 10/01/2009
ERYTHREE
Internet est surveillé de près en Erythrée
Des agents des services secrets érythréens ont arrêté trois jeunes fin décembre au Hollywood Internet Café d’Asmara. (…)

14/01/09 (B481) Radio-Trottoir : des rumeurs affirment que des groupes Afar auraient attaqué des éléments de l’AND. Le Gouvernement d’IOG affirmerait qu’ils sont soutenus par l’Erythrée. (Informations non vérifiées à l’heure de leur publication. Il convient de les prendre avec la plus grande précaution -ARDHD)

Selon des rumeurs qui circulent en Europe des opposants Afar auraient attaqué l’armée nationale à Balho dans la région de Tadjourah, avant hier soir. Les Afars auraient utilisé du matéreil lourd, dont des mortiers, etc.

Selon le gouvernement djiboutien, des éléments erythréen auraient participé aux attaques et les services d’IOG auraient déclaré "Les Afar sont armés par l’Erythrée pour destabiliser le gouvernement légitime de Djibouti"

14/01/09 (B481) Amnesty International / Éthiopie. Le gouvernement adopte une nouvelle loi répressive / COMMUNIQUÉ DE PRESSE du 7/01/09

Amnesty International a qualifié de répressive la loi sur les sociétés et associations caritatives (CSO, Charities and Societies Proclamation Law) adoptée ce mardi 6 janvier par le gouvernement éthiopien ; selon l’organisation, cette loi vise à encadrer et contrôler strictement la société civile et s’inscrit sur fond d’intolérance croissante envers les actions des défenseurs des droits humains et des organisations de la société civile. Des versions précédentes du projet de loi imposaient des contrôles gouvernementaux stricts et prévoyaient des sanctions pénales sévères pour les organisations non gouvernementales.

Selon le gouvernement éthiopien, la loi CSO a été conçue pour pallier aux carences de l’actuel régime juridique, promouvoir la transparence financière, améliorer la capacité des ONG à rendre des comptes aux parties intéressées et assurer la « bonne » administration et réglementation de la société civile.

Amnesty International, se basant sur ses analyses des précédentes versions de la loi, s’est élevée contre ces affirmations ; selon l’organisation, les dispositions répressives de la loi constituent « une tentative du gouvernement éthiopien pour masquer les atteintes aux droits humains et empêcher toute protestation publique et toute critique de sa politique avant les élections prévues en 2010 ». Amnesty International considère également que plusieurs dispositions de la loi CSO bafouent les traités régionaux et internationaux relatifs aux droits humains auxquels l’Éthiopie est État partie.

Si elle est appliquée, la loi CSO se traduira, entre autres dispositions, par

  • une criminalisation des actions de défense des droits humains entreprises par des organisations éthiopiennes dont le financement est assuré à plus de dix pour cent par des fonds étrangers ;
  • une criminalisation des actions de défense des droits humains entreprises par des ONG étrangères, y compris les campagnes en faveur de l’égalité des genres, des droits des enfants, des droits des personnes handicapées et de la résolution des conflits ;
  • l’imposition de sanctions pénales disproportionnées pour des infractions administratives mineures ;
  • la mise en place d’une agence des sociétés et associations caritatives (Charities and Societies Agency, CSA) disposant de pouvoirs discrétionnaires étendus sur les organisations de la société civile et la possibilité pour le gouvernement de surveiller et d’intervenir dans la gestion et le recrutement des organisations de la société civile.

Amnesty International demande instamment aux gouvernements donateurs – notamment aux États-Unis, au Royaume-Uni et à la France – ainsi qu’aux organisations internationales, de condamner la nouvelle loi et d’observer attentivement son impact sur les organisations de défense des droits humains opérant dans le pays. Tous doivent affirmer clairement leur intention d’user de leur influence pour empêcher que des atteintes aux droits humains ne soient perpétrées en Éthiopie sous couvert des dispositions de cette loi.

Complément d’information

Le bilan de gouvernement éthiopien en matière de droits humains s’est dégradé après les élections contestées de 2005, au cours desquelles 187 manifestants avaient été tués et des milliers d’autres arrêtés, parmi lesquels de nombreux députés de l’opposition, des dirigeants de l’opposition, des journalistes et des défenseurs des droits humains.

La majorité des personnes arrêtées et jugées ont été soit acquittées soit libérées après leur condamnation, en vertu d’une grâce présidentielle négociée en 2007. La première semaine de janvier 2009 toutefois, Birtukan Mideksa, ancienne magistrate et actuelle dirigeante du nouveau Parti de l’unité pour la démocratie et la justice, a été de nouveau arrêtée. Le ministre de la Justice lui a fait savoir que sa condamnation à la réclusion à perpétuité allait être rétablie.