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04/10/2015 (Brève 481) Information sur des combats qui opposent les résistants du FRUD aux forces armées du dictateur Guelleh. Les combats se poursuivent à l’heure où nous publions l’information (ARDHD avec nos correspondants)

Le 4 octobre 2015, à 8h du matin, des colonnes de l’armée gouvernementale  parties  de Tadjourah,
en passant par Garbanaba ont attaqué les combattants du FRUD à Sismo  dans les Mablas.

L’attaque ayant été repoussée, l’armée a fait intervenir 2 hélicoptères  qui ont bombardé les zones où se trouve le FRUD, sans succès, semble-t-il.

Dans l’après midi, des accrochages ont eu lieu à Goula  (à proximité de Sismo et Medeho) : on assisterait à une « débandade » des troupes gouvernementales, plusieurs soldats ont fui, plusieurs autres ont été blessés. Il y  aurait même  des morts parmi les soldats.

Les hélicoptères sont toujours en action.

15/01/09 (B481) Petites nouvelles du front (par nos lecteurs)

___________________________ 1 – La décision du Conseil de sécurité

Le dessin signé par M. Picon, au sujet de l’effort de geurre est tout à fait d’actualité ! La décison unilatérale du Conseil de Sécurité de l’ONU a été prise, avant même que la délimitation juridique du tracé des frontières n’ait eu lieu, hier 14 janvier 2009, à partir d’un projet préparé par la France

Pour beaucoup d’observateurs ici,
l’Erythrée pourrait avoir raison de rejeter une telle décision prise sans la détermination préalable et juridique de la délimitation des frontières. Rappelons que la Cour internationale de Justice qui siège à La Haye aurait pu rendre une décision de justice, applicable et opposable aux partis en litige, car elle est compétente en la matière. Mais encore aurait-il fallu que Guelleh dépose une plainte !!

Dans un cas semblable, le Yémen avait porté plainte contre l’Erythrée devant cette Cour. Le jugement rendu consitue une excellente jurisprudence. Il avait été respecté par l’Erythrée, qui s’était retiré des territoires contestés.

C’aurait été un bon exemple à suivre pour oeuvrer dans le sens de la Paix entre nos deux pays et nos peuples frères.

Baxwell
un adepte d’une Corne d’Afrique en Paix
et sans ingérance étrangère.

___________________________ 2 – Un directeur de banque licencié

Ibrahim Hamadou, le directeur de la BCI (filiale de la BNP) vient d’être licencié sous la pression de Paulette. Son crime ?? Avoir rendu l’argent qu’un client avait déposé sur le compte qu’il avait ouvert dans cette banque !!! Pour Paulette, c’est grave. Certainement pour elle, restituer l’argent que les Clients ont déposé en toute confiance sur un compte … constituerait une faute lourde … ???

Il faut dire que le Client en question n’est pas n’importe qui ! C’est Abdourahman Borreh, qui a cessé de plaire au Couple princier de pacotilles. Et en plus le montant du retrait est significatif, puique l’on évoque plus de 150 millions de FDJ.

Chacun se demande comment le MEDEF pourrait convaincre des hommes d’affaires d’investir à Djibouti, alors que leurs avoirs pourraient être bloqués dans la minute sur simple décision de Paulette … Avis aux investisseurs en quête de sensations fortes et aimant les risques non mesurables.

Investir actuellement à Djibouti est-il comparable au jeu stupide de la roulette russe, ou revient-il à se « tirer une balle dans le pied » ??? Si vous perdez de l’argent, on ne vous demandera rien, mais si vous en gagnez, le couple vous le prendra …

______________________________ 3 – Un autre licenciement …

Toujours dans la même optique, Paulette vient de faire aussi licencier l’un des directeurs du Port. Son crime à lui ?

Avoir simplement été l’un des proches du même Borreh !

Guelleh et ses sbires pourront toujours faire des beaux discours sur l’Etat de droit, l’indépendance de la Justice, le Respect des Droits de l’Homme, la protection des salariés et autres salades. Qui les croira encore ? Medef excepté !!!

La devise du couple : « Faire l’inverse de ce que l’on dit »

15/01/09 (B481) Romandie News avec AFP / L’ONU exige que l’Erythrée se retire de la zone disputée avec Djibouti

Le Conseil de sécurité de l’ONU a donné mercredi cinq semaines à l’Erythrée pour retirer ses forces de la zone frontalière disputée à Ras Doumeira et dans l’île de Doumeira, où s’était produit un incident armé avec Djibouti en juin dernier.

Dans sa résolution 1862 rédigée par la France et adoptée à l’unanimité, le Conseil "se félicite que Djibouti ait retiré ses forces afin de revenir au statu quo ante (…) et condamne le refus de l’Erythrée de le faire".

Il "exige de l’Erythrée qu’elle retire ses forces et tout leur matériel sur les positions du statu quo ante", (…) qu’elle reconnaisse l’existence du conflit frontalier avec Djibouti à Ras Doumeira et dans l’île de Doumeira et qu’elle se prête activement au dialogue afin d’apaiser la tension".

Il exige qu’Asmara se conforme à cette demande "immédiatement et, en tout état de cause, au plus tard dans cinq semaines".

Il "exhorte Djibouti et l’Erythrée à régler d’urgence leur différend frontalier pacifiquement et conformément au droit international, et souligne qu’il incombe au premier chef aux parties d’établir le cadre diplomatique et juridique approprié à cette fin".

Le Conseil de sécurité avait condamné le 12 juin, dans une déclaration, "l’action militaire de l’Erythrée contre Djibouti à Ras Doumeira et dans l’île de Doumeira" à la frontière entre les deux pays.

Cette déclaration, restée lettre morte, appelait les deux parties à s’engager à un cessez-le-feu et les exhortait, "en particulier l’Erythrée", à ramener leurs forces à leurs positions d’avant l’incident.

L’Union africaine (UA) avait elle aussi exigé fin juin le retrait "immédiat et inconditionnel" de l’Erythrée des territoires au nord de la République de Djibouti.

La tension entre l’Erythrée et Djibouti est très forte depuis une incursion, le 16 avril, de troupes érythréennes vers Ras Doumeira (nord de Djibouti), promontoire stratégique surplombant l’entrée de la mer Rouge. Les deux pays s’étaient opposés à deux reprises en 1996 et 1999 pour cette zone.

Le 10 juin, des échanges de tirs avaient eu lieu entre troupes érythréennes et djiboutiennes à Ras Doumeira, faisant au moins neuf morts côté djiboutien.

L’Erythrée n’avait fourni aucune indication sur ses pertes.

Asmara avait nié toute velléité hostile envers son voisin, mais le gouvernement djiboutien avait vu dans cet accrochage une volonté délibérée de l’Erythrée de déstabilisation de toute la Corne de l’Afrique.

Une mission d’information de l’ONU a remis en septembre un rapport dans lequel elle affirme que "la situation sur la frontière entre Djibouti et l’Erythrée, en particulier la militarisation de Doumeira, constitue une menace pour la stabilité et le développement de Djibouti".

La frontière entre les deux pays n’a jamais été très précisément définie en dépit d’accords anciens entre les puissances de l’époque: la France et l’Ethiopie en 1897, la France et l’Italie en 1901. Cependant, la "neutralisation" de l’îlot de Doumeira était acquise.

Aujourd’hui l’îlot est occupé par l’armée érythréenne qui entretient déjà un conflit frontalier avec l’Ethiopie.

L’Erythrée, qui nie l’existence d’un contentieux territorial avec Djibouti, a protesté contre la résolution du Conseil avant même son adoption.

Dans une lettre à la présidence du Conseil, assurée ce mois-ci par la France, son ambassadeur, Araya Desta, réaffirme que "l’Erythrée n’a occupé aucune terre qui appartienne à Djibouti et ne peut accepter une résolution qui demande de retirer ses forces de son propre territoire".

14/01/09 (B481) PC Impact / Internet ralenti en Asie/Afrique : les câbles sous-marins réparés (Article du 6/01)

Y’a un bateau qui traine un peu trop son ancre

Ralentissant le réseau Internet de nombreux pays du globe vers l’Europe, principalement africains et asiatiques (Maldives, Jordanie, Inde, Qatar, Djibouti, Émirats Arabes Unis, Zambie, Arabie Saoudite, Égypte, Pakistan, etc.), la rupture des trois câbles sous-marins en Méditerranée appartient désormais au passé.

Raymond Croze, le navire câblier de France Télécom Marine, contenant près de 20 kilomètres de câble de rechange, s’est en effet attelé à résoudre ce problème important au cours des deux dernières semaines. Les trois câbles auraient initialement dû être parfaitement réparés avant la fin de l’année, mais des complications ont dû reporter de quelques jours le retour à la normale du réseau Internet entre l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Asie et l’Europe.

Si les ruptures des trois câbles ont « probablement été provoquées par l’ancre d’un navire » selon France Télécom, les complications, touchant le 26 décembre le premier câble pourtant réparé la veille, serait dû à un glissement de terrain, ou à un problème d’origine sismique théorise l’opérateur français. La profondeur de la seconde rupture (3000 mètres de fonds) excluait en effet la possibilité d’un problème d’ancre de bateau.

Niant un quelconque acte de sabotage, France Télécom assure que « l’incident est désormais terminé et le trafic est normal ».

14/01/09 (B481) A lire sur LOI (10/01/09)

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 10/01/2009
ETHIOPIE/ERYTHREE
Attaques par rebelles afars interposés
Les rebelles Ugugumo soutenus par Asmara ont mené une attaque en Ethiopie, le 20 décembre. Un peu plus tard, ceux de la RSADO, appuyés par Addis-Abeba, s’en sont pris à un poste militaire en Erythrée. (…)

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 10/01/2009
ETHIOPIE
Addis-Abeba

L’éditeur du site Internet Ethiopian Review, Elias Kifle, a causé une belle polémique dans la diaspora éthiopienne aux Etats-Unis en faisant du président érythréen Issayas Afeworki "l’homme de l’année pour les Ethiopiens". (…)

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 10/01/2009
SOMALIE
La guerre inter-islamiste a commencé
Le retrait des troupes éthiopiennes de Somalie va attiser la lutte entre diverses factions islamistes. Ce qui est vu d’un bon œil par les stratèges d’Addis-Abeba. (…)

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 10/01/2009
SOMALIE
En Somalie, un chef de guerre peut en cacher un autre
Dès la démission du président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed un autre ex-chef de guerre s’est mis sur les rangs pour lui succéder. (…)

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 10/01/2009
ERYTHREE
Internet est surveillé de près en Erythrée
Des agents des services secrets érythréens ont arrêté trois jeunes fin décembre au Hollywood Internet Café d’Asmara. (…)

14/01/09 (B481) Radio-Trottoir : des rumeurs affirment que des groupes Afar auraient attaqué des éléments de l’AND. Le Gouvernement d’IOG affirmerait qu’ils sont soutenus par l’Erythrée. (Informations non vérifiées à l’heure de leur publication. Il convient de les prendre avec la plus grande précaution -ARDHD)

Selon des rumeurs qui circulent en Europe des opposants Afar auraient attaqué l’armée nationale à Balho dans la région de Tadjourah, avant hier soir. Les Afars auraient utilisé du matéreil lourd, dont des mortiers, etc.

Selon le gouvernement djiboutien, des éléments erythréen auraient participé aux attaques et les services d’IOG auraient déclaré "Les Afar sont armés par l’Erythrée pour destabiliser le gouvernement légitime de Djibouti"

14/01/09 (B481) Amnesty International / Éthiopie. Le gouvernement adopte une nouvelle loi répressive / COMMUNIQUÉ DE PRESSE du 7/01/09

Amnesty International a qualifié de répressive la loi sur les sociétés et associations caritatives (CSO, Charities and Societies Proclamation Law) adoptée ce mardi 6 janvier par le gouvernement éthiopien ; selon l’organisation, cette loi vise à encadrer et contrôler strictement la société civile et s’inscrit sur fond d’intolérance croissante envers les actions des défenseurs des droits humains et des organisations de la société civile. Des versions précédentes du projet de loi imposaient des contrôles gouvernementaux stricts et prévoyaient des sanctions pénales sévères pour les organisations non gouvernementales.

Selon le gouvernement éthiopien, la loi CSO a été conçue pour pallier aux carences de l’actuel régime juridique, promouvoir la transparence financière, améliorer la capacité des ONG à rendre des comptes aux parties intéressées et assurer la « bonne » administration et réglementation de la société civile.

Amnesty International, se basant sur ses analyses des précédentes versions de la loi, s’est élevée contre ces affirmations ; selon l’organisation, les dispositions répressives de la loi constituent « une tentative du gouvernement éthiopien pour masquer les atteintes aux droits humains et empêcher toute protestation publique et toute critique de sa politique avant les élections prévues en 2010 ». Amnesty International considère également que plusieurs dispositions de la loi CSO bafouent les traités régionaux et internationaux relatifs aux droits humains auxquels l’Éthiopie est État partie.

Si elle est appliquée, la loi CSO se traduira, entre autres dispositions, par

  • une criminalisation des actions de défense des droits humains entreprises par des organisations éthiopiennes dont le financement est assuré à plus de dix pour cent par des fonds étrangers ;
  • une criminalisation des actions de défense des droits humains entreprises par des ONG étrangères, y compris les campagnes en faveur de l’égalité des genres, des droits des enfants, des droits des personnes handicapées et de la résolution des conflits ;
  • l’imposition de sanctions pénales disproportionnées pour des infractions administratives mineures ;
  • la mise en place d’une agence des sociétés et associations caritatives (Charities and Societies Agency, CSA) disposant de pouvoirs discrétionnaires étendus sur les organisations de la société civile et la possibilité pour le gouvernement de surveiller et d’intervenir dans la gestion et le recrutement des organisations de la société civile.

Amnesty International demande instamment aux gouvernements donateurs – notamment aux États-Unis, au Royaume-Uni et à la France – ainsi qu’aux organisations internationales, de condamner la nouvelle loi et d’observer attentivement son impact sur les organisations de défense des droits humains opérant dans le pays. Tous doivent affirmer clairement leur intention d’user de leur influence pour empêcher que des atteintes aux droits humains ne soient perpétrées en Éthiopie sous couvert des dispositions de cette loi.

Complément d’information

Le bilan de gouvernement éthiopien en matière de droits humains s’est dégradé après les élections contestées de 2005, au cours desquelles 187 manifestants avaient été tués et des milliers d’autres arrêtés, parmi lesquels de nombreux députés de l’opposition, des dirigeants de l’opposition, des journalistes et des défenseurs des droits humains.

La majorité des personnes arrêtées et jugées ont été soit acquittées soit libérées après leur condamnation, en vertu d’une grâce présidentielle négociée en 2007. La première semaine de janvier 2009 toutefois, Birtukan Mideksa, ancienne magistrate et actuelle dirigeante du nouveau Parti de l’unité pour la démocratie et la justice, a été de nouveau arrêtée. Le ministre de la Justice lui a fait savoir que sa condamnation à la réclusion à perpétuité allait être rétablie.

14/01/09 (B481) Radio-Trottoir : quand un employeur peu scrupuleux pourrait utiliser son réseau relationnel pour poursuivre injustement des ex-employés qu’il avait licencié sans motif réel ou sérieux. Quand les avocats de la place refusent d’assurer la défense de ces jeunes au motif que Paulette pourrait intervenir sur le dossier ? (Lecteur)

J’ai une information qui m’inquiète beaucoup et je souhaiterais informer vos lecteurs:

La société INSCHKEP SHIPPING est dirigée par M. AHMED, issu de la communauté ISSAK.

M. AHMED est-il un employeur délinquant ? Selon les informations que j’ai reçues, il se permettrait de renvoyer jusqu’à dix à vingt employés par mois sans raisons réelles ni sérieuses.

Pour renvoyer un employé, la technique serait simple. Il pourrait utiliser son réseau relationnel pour le faire arrêter (pour divers motifs) et à chaque fois le parquet le relâche (manque de preuve ou de consistance de la plainte ?). Cet employeur aurait-il pris l’habitude de tenter de corrompre la Police, la Gendarmerie et/ou certains juges, y compris surtout le Procureur General ? C’est la question que l’on peut légitimement se poser.

Certes il dispose d’une trésorerie importante. Aurait-il pu avoir participé au blanchiment d’argent sale pour augmenter ses ressources ? Rien ne permet de l’affirmer à ce stade, mais je suis stupéfait d’apprendre que la semaine dernière il a monté un dossier important en bénéficiant de l’appui de Paulette RPP.

Jusqu’à présent les employés arrêtés n’avaient pas été conduits jusuqu’à Gabode. La garde de vue se limitait aux locaux de la gendarmerie ou de la police. Mais voilà des nouvelles inquiétantes : la Gendarmerie Nationale a lancé la semaine dernière une vaste opération d’arrestation. Treize ex-employés d’INCHKEP SHIPPING ont été placés en détention à détention : deux filles figurent dans le lot.

Apres trois jours d’emprisonnement, ils ont été déférrés devant le Parquet qui n’a pu faire autrement que de décider la relaxe et de les faire relâcher.

Le procureur General serait rentré dans la "danse" en exigeant qu’on les interne à Gabode, Maki a refusé….

Deux jours plus tard, l’avocat de l’employeur Me Martinet a annoncé qu’il cessait d’être le conseil de M. AHMED parce qu’il ne pouvait pas accomplir les actes et formalités que ce dernier exigeait.

Trois jours plus tard, l’avocat des employés victimes Me Fatouma les abandonnait au motif qu’elle avait peur de perdre son inscription au barreau. Aurait-elle reçu des "menaces" de la part de Paulette ?

Récemment le ministre de la Justice, en personne, a répondu aux familles des jeunes employés en leur disant qu’il était dans l’incapacité de lancer une action pénale contre M. AHMED et que l’on pouvait craindre que les jeunes gens et filles soient incarcérés à Gabode pour longue durée.

Cet employeur a-t-il choisi délibéremment de s’attaquer à ses anciens employés en sélectionnant celles et ceux qui ne sont pas issus d’une communauté majoritaire dans les pays : Afar ou Issa, ni du clan de Paulete RPP.

Tous les anciens avocats refusent de défendre les ex employés.

Ceci m’énerve. Salut