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04/10/2015 (Brève 481) Information sur des combats qui opposent les résistants du FRUD aux forces armées du dictateur Guelleh. Les combats se poursuivent à l’heure où nous publions l’information (ARDHD avec nos correspondants)

Le 4 octobre 2015, à 8h du matin, des colonnes de l’armée gouvernementale  parties  de Tadjourah,
en passant par Garbanaba ont attaqué les combattants du FRUD à Sismo  dans les Mablas.

L’attaque ayant été repoussée, l’armée a fait intervenir 2 hélicoptères  qui ont bombardé les zones où se trouve le FRUD, sans succès, semble-t-il.

Dans l’après midi, des accrochages ont eu lieu à Goula  (à proximité de Sismo et Medeho) : on assisterait à une « débandade » des troupes gouvernementales, plusieurs soldats ont fui, plusieurs autres ont été blessés. Il y  aurait même  des morts parmi les soldats.

Les hélicoptères sont toujours en action.

15/01/09 (B481) Petites nouvelles du front (par nos lecteurs)

___________________________ 1 – La décision du Conseil de sécurité

Le dessin signé par M. Picon, au sujet de l’effort de geurre est tout à fait d’actualité ! La décison unilatérale du Conseil de Sécurité de l’ONU a été prise, avant même que la délimitation juridique du tracé des frontières n’ait eu lieu, hier 14 janvier 2009, à partir d’un projet préparé par la France

Pour beaucoup d’observateurs ici,
l’Erythrée pourrait avoir raison de rejeter une telle décision prise sans la détermination préalable et juridique de la délimitation des frontières. Rappelons que la Cour internationale de Justice qui siège à La Haye aurait pu rendre une décision de justice, applicable et opposable aux partis en litige, car elle est compétente en la matière. Mais encore aurait-il fallu que Guelleh dépose une plainte !!

Dans un cas semblable, le Yémen avait porté plainte contre l’Erythrée devant cette Cour. Le jugement rendu consitue une excellente jurisprudence. Il avait été respecté par l’Erythrée, qui s’était retiré des territoires contestés.

C’aurait été un bon exemple à suivre pour oeuvrer dans le sens de la Paix entre nos deux pays et nos peuples frères.

Baxwell
un adepte d’une Corne d’Afrique en Paix
et sans ingérance étrangère.

___________________________ 2 – Un directeur de banque licencié

Ibrahim Hamadou, le directeur de la BCI (filiale de la BNP) vient d’être licencié sous la pression de Paulette. Son crime ?? Avoir rendu l’argent qu’un client avait déposé sur le compte qu’il avait ouvert dans cette banque !!! Pour Paulette, c’est grave. Certainement pour elle, restituer l’argent que les Clients ont déposé en toute confiance sur un compte … constituerait une faute lourde … ???

Il faut dire que le Client en question n’est pas n’importe qui ! C’est Abdourahman Borreh, qui a cessé de plaire au Couple princier de pacotilles. Et en plus le montant du retrait est significatif, puique l’on évoque plus de 150 millions de FDJ.

Chacun se demande comment le MEDEF pourrait convaincre des hommes d’affaires d’investir à Djibouti, alors que leurs avoirs pourraient être bloqués dans la minute sur simple décision de Paulette … Avis aux investisseurs en quête de sensations fortes et aimant les risques non mesurables.

Investir actuellement à Djibouti est-il comparable au jeu stupide de la roulette russe, ou revient-il à se « tirer une balle dans le pied » ??? Si vous perdez de l’argent, on ne vous demandera rien, mais si vous en gagnez, le couple vous le prendra …

______________________________ 3 – Un autre licenciement …

Toujours dans la même optique, Paulette vient de faire aussi licencier l’un des directeurs du Port. Son crime à lui ?

Avoir simplement été l’un des proches du même Borreh !

Guelleh et ses sbires pourront toujours faire des beaux discours sur l’Etat de droit, l’indépendance de la Justice, le Respect des Droits de l’Homme, la protection des salariés et autres salades. Qui les croira encore ? Medef excepté !!!

La devise du couple : « Faire l’inverse de ce que l’on dit »

15/01/09 (B481) Romandie News avec AFP / L’ONU exige que l’Erythrée se retire de la zone disputée avec Djibouti

Le Conseil de sécurité de l’ONU a donné mercredi cinq semaines à l’Erythrée pour retirer ses forces de la zone frontalière disputée à Ras Doumeira et dans l’île de Doumeira, où s’était produit un incident armé avec Djibouti en juin dernier.

Dans sa résolution 1862 rédigée par la France et adoptée à l’unanimité, le Conseil "se félicite que Djibouti ait retiré ses forces afin de revenir au statu quo ante (…) et condamne le refus de l’Erythrée de le faire".

Il "exige de l’Erythrée qu’elle retire ses forces et tout leur matériel sur les positions du statu quo ante", (…) qu’elle reconnaisse l’existence du conflit frontalier avec Djibouti à Ras Doumeira et dans l’île de Doumeira et qu’elle se prête activement au dialogue afin d’apaiser la tension".

Il exige qu’Asmara se conforme à cette demande "immédiatement et, en tout état de cause, au plus tard dans cinq semaines".

Il "exhorte Djibouti et l’Erythrée à régler d’urgence leur différend frontalier pacifiquement et conformément au droit international, et souligne qu’il incombe au premier chef aux parties d’établir le cadre diplomatique et juridique approprié à cette fin".

Le Conseil de sécurité avait condamné le 12 juin, dans une déclaration, "l’action militaire de l’Erythrée contre Djibouti à Ras Doumeira et dans l’île de Doumeira" à la frontière entre les deux pays.

Cette déclaration, restée lettre morte, appelait les deux parties à s’engager à un cessez-le-feu et les exhortait, "en particulier l’Erythrée", à ramener leurs forces à leurs positions d’avant l’incident.

L’Union africaine (UA) avait elle aussi exigé fin juin le retrait "immédiat et inconditionnel" de l’Erythrée des territoires au nord de la République de Djibouti.

La tension entre l’Erythrée et Djibouti est très forte depuis une incursion, le 16 avril, de troupes érythréennes vers Ras Doumeira (nord de Djibouti), promontoire stratégique surplombant l’entrée de la mer Rouge. Les deux pays s’étaient opposés à deux reprises en 1996 et 1999 pour cette zone.

Le 10 juin, des échanges de tirs avaient eu lieu entre troupes érythréennes et djiboutiennes à Ras Doumeira, faisant au moins neuf morts côté djiboutien.

L’Erythrée n’avait fourni aucune indication sur ses pertes.

Asmara avait nié toute velléité hostile envers son voisin, mais le gouvernement djiboutien avait vu dans cet accrochage une volonté délibérée de l’Erythrée de déstabilisation de toute la Corne de l’Afrique.

Une mission d’information de l’ONU a remis en septembre un rapport dans lequel elle affirme que "la situation sur la frontière entre Djibouti et l’Erythrée, en particulier la militarisation de Doumeira, constitue une menace pour la stabilité et le développement de Djibouti".

La frontière entre les deux pays n’a jamais été très précisément définie en dépit d’accords anciens entre les puissances de l’époque: la France et l’Ethiopie en 1897, la France et l’Italie en 1901. Cependant, la "neutralisation" de l’îlot de Doumeira était acquise.

Aujourd’hui l’îlot est occupé par l’armée érythréenne qui entretient déjà un conflit frontalier avec l’Ethiopie.

L’Erythrée, qui nie l’existence d’un contentieux territorial avec Djibouti, a protesté contre la résolution du Conseil avant même son adoption.

Dans une lettre à la présidence du Conseil, assurée ce mois-ci par la France, son ambassadeur, Araya Desta, réaffirme que "l’Erythrée n’a occupé aucune terre qui appartienne à Djibouti et ne peut accepter une résolution qui demande de retirer ses forces de son propre territoire".

14/01/09 (B481) Le Figaro avec AFP / Somalie : un employé du PAM abattu (Article du 6/01)

Un travailleur humanitaire somalien du Programme alimentaire mondial (PAM) a été tué aujourd’hui par des inconnus armés dans la région de Gedo (sud-ouest de la Somalie), a annoncé cette agence des Nations unies dans un communiqué diffusé à l’AFP à Nairobi.

"Trois hommes masqués ont abattu Ibrahim Hussein Duale, Somalien de 44 ans qui supervisait un programme de distribution de nourriture dans une école du village de Yubsan, à six km de la capitale régionale Garbahare", explique le PAM dans son communiqué.

14/01/09 (B481) Suite à un accord entre le Président par intérim du GNT et l’ARS, les élections présidentielles somaliennes devraient avoir lieu à Djibouti (?) le 26 janvier 2009 (3 dépêches en Français)

____________________ 3 – African Manager avec Pana (12/01/09)

Le Parlement somalien élargi élira le nouveau président à Djibouti

Des officiels somaliens ont annoncé que le Parlement somalien élargi doit être créé avant l’élection, le 26 janvier à Djibouti, du président qui doit remplacer Abdullahi Yusuf, démissionnaire depuis l’année dernière.

Les dirigeants somaliens, qui se sont rencontré ce week-end à Addis- Abeba, en Ethiopie, lors d’une réunion présidée par le commissaire à la Paix et la Sécurité de l’Union africaine, Ramtane Lamamra, ont également affirmé que la situation sécuritaire dans la capitale, Mogadiscio, s’améliorait rapidement.

La création d’un Parlement somalien élargi, conformément à l’accord de Djibouti signé le 26 octobre 2008 et un autre accord portant sur la formation d’un cabinet conjoint regroupant les loyalistes et les groupes islamistes modérés, se produira à compter du 20 janvier.

Les leaders des factions somaliennes avaient convenu que la formation du Parlement élargi, qui se traduira par l’arrivée de 75 députés supplémentaires, essentiellement des membres de l’opposition, serait la première étape vers l’élection présidentielle du 26 janvier.

La réunion, consacrée au déploiement des troupes somaliennes suite au retrait des soldats éthiopiens de ce pays de la Corne de l’Afrique, a également passé en revue la situation politique et sécuritaire dans le pays et convenu de la nécessité de désigner les hauts responsables de l’Etat.

L’UA a indiqué avoir rencontré des officiels somaliens et les Etats d’Afrique de l’Est contributeurs de troupes pour attirer leur attention sur la situation dans le pays après la démission du président.

La Somalie est sans gouvernement stable depuis 17 ans.

Les efforts en vue de la formation d’un Gouvernement fédéral de transition (TFG) ont échoué suite aux conflits intertribaux entre les différents clans qui se battent pour le contrôle du pays.

L’ancien président Yusuf, qui a tenté de diriger sans succès le TFG pendant quatre ans, a démissionné le 29 décembre 2008, en reprochant à la communauté internationale de n’avoir pas soutenu les efforts de son gouvernement en faveur de la création d’une autorité centrale dans le pays.

L’ex-dirigeant a remis sa démission au président de l’Assemblée nationale, Sheikh Aden Madobe, avant de se rendre dans sa ville natale, dans le Puntland, où les aînés de son clan lui ont immédiatement offert un siège en tant que membre senior du clan.

Lors des discussions d’Addis-Abeba, auxquelles ont assisté le ministre ougandais de la Défense, Crispus Kiyonga et son homologue du Burundi, Germain Niyoyankana, les hommes politiques somaliens ont dit aux ministres que des progrès significatifs avaient été faits dans le cadre de la formation du Parlement élargi.

Le vice-Premier ministre somalien, Abdala Boss Ahmed, qui est aussi le ministre de la Défense, a informé l’UAC des progrès que le gouvernement avait fait concernant la formation du Parlement élargi et le renforcement de la séucirté en Somalie.

Un membre de l’opposition somalienne, Mohamed Abdi Mohamed, a également pris part à ces discussions. La reconnaissance de l’opposition par l’UA est aussi un signe d’avancement des négociations pour le partage du pouvoir en Somalie.

Un communiqué de l’UA rendu public à l’issue de la rencontre indique que les politiciens somaliens ont donné aux officiels ayant honoré cette réunion de leur présence un calendrier pour la formation du Parlement élargi et l’élection des principaux officiels dudit Parlement.

Le nouveau président somalien élu désignera immédiatement un Premier ministre, qui devrait à son tour identifier les membres de son gouvernement.

Le TFG et l’opposition ARS (l’Alliance pour une nouvelle libération de la Somalie) formeront alors un comité national mixte sur la sécurité pour contrôler l’accord de cessez-le-feu des deux côtés.

_______________________________ 2 – XINHUA (12/01/09)

Somalie : l’élection du président somalien aura lieu le 26 janvier

Le président par intérim de la Somalie a annoncé dimanche dans la ville de Baidoa, dans le sud de la Somalie, la formation d’un comité parlementaire pour organiser la désignation d’un président et fixer le 26 janvier comme jour de l’élection.

Sheik Adan Mohamed Nur appelé "Madobe", président par intérim de la Somalie par ailleurs président du parlement, a fait cette annonce à l’issue de la rencontre avec les membres de la Commission permanente du parlement.

Madobe assure la présidence pendant une période de trente jours, tel que prévu dans la Charte nationale de transition, après la démisssion de l’ancien président Abdullahi Yusuf Ahmed en décembre dernier suite à un long conflit avec le Premier ministre Nur Hassan Hussein.

Madobe a déclaré après avoir consulté les membres du parlement à Baidoa, le siège de l’assemblée législative somalienne, qu’un comité d’organisation a été mis sur pied et les détails de sa constitution seraient présentés au parlement lundi.

"La date de la désignation du président sera le 26 janvier et aura lieu à Baidoa," a affirmé Madobe aux journalistes au cours d’une conférence de presse à Baidoa, à 254km au sud-ouest de Mogadiscio, la capitale.

Selon une déclaration de l’Union africaine (UA) publiée samedi, le gouvernement de transition somalienne et la principale faction de l’opposition, l’Alliance pour la re-libération de la Somalite, étaient tombés d’accord pour tenir l’élection présidentielle à Djibouti entre le 20 et le 26 janvier.

Répondant à la question concernant le lieu où sera tenue l’élection, Madobe a déclaré que selon la Charte nationale de transition, Baidoa est le siège intérimaire du Parlement et qu’il n’avait reçu aucune suggestion officielle sur la tenue de l’élection à Djibouti.

_______________________________ 1 – XINHUA (10/01/09)

La présidentielle somalienne aura lieu à Djibouti à fin-janvier

Le gouvernement fédéral somalien de transition et l’Alliance pour la re-libération de la Somalie (ARS) ont convenu de tenir l’élection présidentielle somalienne à Djibouti, pays voisin, les 20-26 janvier, selon un communiqué publié samedi par l’Union africaine (UA).

L’UA, les pays contribuant des troupes à la mission de l’UA en Somalie (AMISOM), la Somalie, les Nations Unies, ainsi que l’Ethiopie, à la présidence de l’Autorité intergouvernementale sur le développement (IGAD), ont tenu une réunion aux sièges de l’UA en vue de réviser la situation politique et sécuritaire en Somalie.

"La réunion a révisé la situation politique et sécuritaire du pays, et a été informée des efforts consacrés pour la formation d’un parlement élargi, qui pourrait élire le président ainsi que d’autres officiels principaux du pays, en respectant les dispositions de la Chartre fédérale de transition, et dans le cadre du processus politique de Djibouti en Somalie", selon un communiqué publié à l’issue de la réunion.

14/01/09 (B481) Le journal de la flibuste. Libération d’un cargo turc et surtout du super pétrolier SIRIUS STAR (7 articles en Français du 8 au 10/09/01)

________________________ 7 – Les Echos (10/01/09)

Création d’une nouvelle force multinationale contre la piraterie

Les Etats-Unis ont annoncé hier la création d’une nouvelle force « multinationale » sous commandement américain pour lutter contre les pirates somaliens qui sévissent dans le golfe d’Aden et l’océan Indien. Pour l’heure, cette force se limite toutefois à des bâtiments américains, a indiqué une porte-parole de la Ve flotte américaine.

La création de cette force, baptisée « Combined Task Force 151 », fait suite à la multiplication des actes de piraterie au large des côtes de la Somalie. L’Union européenne a lancé, de son côté, le 8 décembre, la première opération navale de son histoire, « Atalante », sous commandement britannique.

_________________________ 6 – XINHUA (09/01/09)

Le Japon élabore un projet de loi visant à envoyer la marine dans des missions anti-piraterie

Les députés japonais ont tenu vendredi la première réunion de préparation d’un projet de loi visant à envoyer des forces de la marine à l’étranger pour intervenir dans des missions anti-piraterie, cherchant ainsi à accroître l’influence de l’armée japonaise dans le monde.

L’équipe chargée du projet, composée de membres de la majorité, devrait présenter son texte mi-mars pour permettre au gouvernement de soumettre le projet de loi avant la fin de la saison parlementaire début juin, a rapporté Kyodo News.

Les Etats-Unis, l’Europe et la Chine ont été envoyé des navires au large de la Somalie pour lutter contre les actes de piraterie qui ont visé plus de 100 bateaux l’année dernière.

La constitution pacifiste japonaise actuelle, établie après la seconde guerre mondiale, permet aux forces armées de la marine japonaise de protéger uniquement les navires sous pavillon japonais ou transportant des ressortissants japonais.

Les responsables politiques et députés japonais réfléchissent à la possibilité d’envoyer des forces de la marine au large de la Somalie pour se joindre aux efforts internationaux, mais aucun cadre légal pour une telle mission n’a encore été élaboré.

Selon Kyodo, des forces de la marine nationale pourraient être déployées au large de la Somalie en vertu d’une loi déjà existante en attendant que le projet de loi proposé soit voté.

_______________________ 5 – Libération (09/01/09)

Le «Sirius Star» relâché par les pirates somaliens

Capturé le 15 novembre au large de la Somalie par des pirates, le navire contenant 300 000 tonnes de pétrole a été relâché.

Les pirates somaliens ont libéré le Sirius Star, superpétrolier saoudien. «Tous nos hommes ont à présent quitté le Sirius Star. Le navire est libre, l’équipage est libre (25 marins, ndlr)», a déclaré le chef des pirates, Mohamed Said, à l’AFP par téléphone depuis le port de Harardhere, à environ 300 km au nord de la capitale Mogadiscio.

Sahafi Abdi Aden, un autre pirate du groupe, confirme la fin de la prise d’otages et affirme que la question du Sirius Star a été résolue pacifiquement. «Aucun membre d’équipage ou pirate n’a été blessé pendant cette prise d’otages», ajoute-il.

Le navire de 318 000 tonnes avait été capturé le 15 novembre, précipitant le déploiement d’imposantes forces navales étrangères au large de la Somalie.

Quatre jours plus tard, les pirates avaient réclamé le paiement d’une rançon de 25 millions de dollars pour relâcher le bateau. Ils ont depuis réduit leurs exigences financières. On ignore encore si une rançon a été versée ou non. La société saoudienne propriétaire du bateau, Vela International Marine Ltd, filiale de transport maritime de la compagnie nationale saoudienne d’hydrocarbures Aramco, se refuse à tout commentaire.

Plus de cent navires ont été attaqués en 2008 par les pirates somaliens, qui auraient perçu des rançons d’un montant total estimé à quelque 120 millions de dollars, faisant de la piraterie un des business les plus florissants de Somalie, pays livré au chaos depuis le début d’une guerre civile en 1991. La capture du Sirius Star, long de 330 mètres, reste l’opération de piraterie la plus spectaculaire menée à ce jour au large de la Somalie.

_______________________ 4 – Romandie News avec AFP (09/01/09)

Somalie: les pirates annoncent avoir relâché le pétrolier saoudien

Le chef des pirates somaliens qui détenaient le superpétrolier saoudien Sirius Star et ses 25 membres d’équipage depuis le 15 novembre a annoncé à l’AFP avoir « libéré » vendredi le navire.

« Tous nos hommes ont à présent quitté le Sirius Star. Le navire est libre, l’équipage est libre », a déclaré Mohamed Said à l’AFP par téléphone depuis le port de Harardhere, à environ 300 km au nord de la capitale Mogadiscio.

Les pirates avaient réclamé le 19 novembre le paiement d’une rançon de 25 millions de dollars pour relâcher le bateau et avaient depuis réduit leurs exigences financières. On ignorait vendredi si une éventuelle rançon avait été versée.

« Il y a eu des problèmes de dernière minute mais à présent, tout est finalisé », a ajouté Mohamed Said, sans autre précision sur la nature de ce contretemps.

Un autre pirate du même groupe, Sahafi Abdi Aden, interrogé par téléphone à Harardhere, a confirmé que la prise d’otages était terminée.

« Je suis à Harardhere à l’heure actuelle et la question du Sirius Star a été résolue pacifiquement. Je ne peux pas entrer dans les détails de l’accord mais je peux vous dire que le bateau est libre », a-t-il assuré à l’AFP.

« Aucun membre d’équipage ou pirate n’a été blessé pendant cette prise d’otages », a-t-il ajouté.

Le superpétrolier est chargé de deux millions de barils de brut, soit l’équivalent de 300.000 tonnes de pétrole, une cargaison estimée à l’époque de sa capture à 100 millions de dollars. Le bateau était ancré devant Harardhere, petit port devenu l’un des principaux repaires des bandits des mers.

La capture du Sirius Star, long de 330 m, est l’opération de piraterie la plus spectaculaire menée au large de la Somalie.

Le pétrolier croisait dans l’océan Indien à 480 milles nautiques (890 km) au sud-est de Mogadiscio et plein est par rapport au port kényan de Mombasa, lorsqu’il avait été pris en chasse par deux embarcations de pirates.

Une centaine de navires ont été attaqués en 2008 par les pirates somaliens, qui auraient perçu des rançons d’un montant total de quelque 120 millions de dollars.

Environ 12% du commerce maritime et 30% du pétrole brut mondial transitent par le détroit de Bab el Mandeb, goulot d’étranglement entre la mer Rouge et le golfe d’Aden, au large des côtes somaliennes.

Face à cette menace pour le commerce maritime mondial, l’Union européenne a lancé le 8 décembre la première opération navale de son histoire, « Atalante », pour traquer les bandits des mers, avec six bâtiments et trois avions de patrouille sous commandement britannique.

Jeudi, les Etats-Unis ont annoncé à leur tour la création d’une nouvelle force « multinationale » sous commandement américain pour lutter contre la piraterie dans le golfe d’Aden et l’océan Indien.

____________________________ 3 – Le Parisien avec AFP (09/01/09)

Somalie: les pirates libèrent le pétrolier

Le superpétrolier saoudien Sirius Star a été libéré. La nouvelle a été annoncée vendredi par le chef des pirates somaliens qui détenait le navire et son équipage depuis le 15 novembre dernier.

«Tous nos hommes ont à présent quitté le Sirius Star. Le navire est libre, l’équipage est libre», a déclaré Mohamed Said depuis le port de Harardhere, à environ 300 km au nord de la capitale, Mogadiscio.

 Les pirates avaient capturé le superpétrolier de 330 mètres de long et chargé de deux millions de barils de brut en plein Océan Indien, à plus de 450 milles nautiques (800 km) au sud-est de la ville de Mombasa au Kenya.

Ils réclamaient 25 millions de dollars pour sa libération. On ignorait vendredi si une rançon avait été versée.

_____________________________ 2 – Angola Press (9/01/09)

Les Etats-Unis veulent que le Japon lutte aussi contre les pirates

Les Etats-Unis aimerait voir le Japon s’associer aux efforts internationaux de lutte contre la piraterie dans le Golfe d’Aden au large de la Somalie, a déclaré vendredi leur ambassadeur à Tokyo.

"J’espère que le Japon apportera sa contribution et fera davantage pour aider le monde à se débarrasser du fléau de la piraterie auquel nous avons affaire", a déclaré l’ambassadeur américain, Thomas Schieffer, dans une interview au quotidien japonais Yomiuri Shimbun publiée vendredi.

Des navires de guerre américains, européens et chinois croisent au large de la Somalie pour traquer les pirates dans cette zone maritime, où plus d’une centaine d’attaques contre des navires marchands ont eu lieu l’an passé.

Le Premier ministre conservateur japonais Taro Aso a déclaré en décembre vouloir envoyer rapidement sur place des navires de la force maritime d’auto-défense, le nom de la marine de l’archipel. Mais les parlementaires nippons travaillent toujours à l’élaboration d’une formule juridique qui autoriserait les navires japonais à utiliser la force contre les bateaux pirates.

Le Japon a en effet renoncé à l’usage de la force pour régler les différends internationaux, un principe inscrit dans l’article 9 de sa Constitution, adopté sous égide américaine après la défaite japonaise lors de la Seconde guerre mondiale.

La législation du pays n’autorise ainsi la marine qu’à défendre les navires battant pavillon japonais ou transportant des Japonais.

______________________________ 1 – Cyberpress (08/01)

Un cargo turc relâché par des pirates somaliens.

Des pirates somaliens ont relâché mardi soir un cargo turc capturé en octobre en contrepartie d’une rançon, a indiqué mercredi à l’AFP un responsable de la compagnie Yasa maritime, propriétaire du vaisseau.

«Le bateau a été relâché hier soir (mardi) après de longues négociations avec ses ravisseurs» qui l’avaient détourné le 29 octobre dernier au large de la Somalie dans le golfe d’Aden, a précisé Fehmi Ülgener, conseiller juridique de la firme, basée à Istanbul.«Une rançon a été versée», a souligné le responsable, sans préciser le montant. Les 20 membres d’équipage Turcs sont sains et saufs et «leur moral est bon», a souligné M. Ülgener.

Le cargo, battant pavillon des îles Marshall, le Yasa Neslihan, transportait 77.000 tonnes de minerai de fer du Canada à la Chine. Il doit transporter sa cargaison à sa destination finale, a ajouté M. Ülgener.

Deux autres bateaux turcs, dont un tanker, sont toujours aux mains des pirates armés au large de la Somalie.

La Somalie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique ravagé par la guerre civile et sans gouvernement central depuis 1991, est devenu le point chaud de la piraterie planétaire.

La communauté internationale a renforcé sa présence militaire dans le golfe d’Aden et l’océan Indien, où des pirates somaliens ont attaqué plus d’une centaine de bateaux en 2008.

14/01/09 (B481) Le journal de la flibuste. Seul 1 navire a été arraisonné entre le 1 et le 6 janvier 2009 (2 articles en Français 5 et 6/01/09)

_____________________________ 2 – XINHUA (06/01/09)

Des marins chinois échappent à des pirates dans le Golfe d’Aden

Un cargo battant pavillon sierra-léonais, avec 32 marins chinois à son bord, a réussi à échapper à la poursuite de quatre bateaux de pirates dans le Golfe d’Aden lundi, a annoncé le Centre de Secours et de Recherches maritimes (CSRM) de Chine.

Le navire, qui transportait plus de 10 000 tonnes de silicate et des équipements pétroliers, était en route de Singapour vers la République de Djibouti en Afrique du nord-est, lorsqu’il a rencontré des pirates, selon le CSRM.

Quatre bateaux de pirates ont tenté d’attraper le cargo dans la zone maritime orientale du Golfe d’Aden lundi à 15H50, avec une vitesse de 19 milles nautiques par heure.

Le ministère chinois des Communications a immédiatement lancé un plan d’urgence et contacté le Bureau maritime international pour solliciter de l’aide des navires de guerre à proximité. Le cargo a échappé à la poursuite de pirates à 16H20.

______________________________ 1 – La Croix (05/01/09)

En Somalie, l’opération antipiraterie prouve son utilité

Le déploiement de nombreux navires de guerre le long des côtes somaliennes a déjà permis de déjouer plusieurs attaques de pirates dans le golfe d’Aden

L’opération européenne antipiraterie Atalante, déclenchée le 15 décembre, porte ses premiers fruits. Dans la seule journée de dimanche 4 janvier, le Jean-de-Vienne, frégate de la Marine nationale, a déjoué deux attaques de pirates somaliens visant des cargos transitant dans le golfe d’Aden.

En patrouille au sud-ouest du port yéménite d’Al-Mukallah, les marins français ont reçu un appel de détresse du cargo croate Donat.

Selon le récit du ministère de la défense, ils ont « mis fin à une tentative d’abordage et intercepté deux embarcations à bord desquelles se trouvaient dix pirates, six fusils d’assaut, un lance-roquettes et deux roquettes, une échelle d’assaut et plus de 1 000 litres d’essence ».

"Eradiquer ce fléau du golfe d’Aden et des côtes somaliennes"

Peu de temps après, à la suite d’un nouvel appel de détresse lancé par le cargo panaméen Vulturnus, le Jean-de-Vienne interrompt de nouveau une attaque et intercepte, avec l’aide d’un avion de patrouille maritime espagnol, une troisième embarcation de pirates avec neuf Somaliens à bord, équipés de cinq fusils d’assaut et d’un lance-roquettes.

Nicolas Sarkozy a adressé ses félicitations à l’équipage du Jean-de-Vienne et a « souhaité que la mobilisation internationale s’accroisse encore pour éradiquer ce fléau du golfe d’Aden et des côtes somaliennes ».

Selon le ministère de la défense, il s’agit des cinquième et sixième interventions militaires françaises ayant permis d’« intercepter des pirates ou des suspects » dans cette zone à haut risque.

Jeudi 1 janvier, l’aviso Premier-Maître-L’Her avait déjoué une attaque de pirates somaliens présumés contre un cargo battant pavillon du Panama. Huit suspects avaient été interceptés pour être remis aux autorités somaliennes, plus exactement à celles de la région semi-autonome du Puntland.

Par ailleurs, 12 pirates somaliens présumés restent incarcérés en France, arrêtés lors d’opérations pour libérer deux voiliers français, Le Ponant (avril 2008, six pirates capturés) et le Carré-d’As (septembre 2008, six pirates capturés).

Seul un cargo égyptien a été capturé par des pirates depuis le 1er janvier

Vendredi 2 janvier au matin, le pétrolier grec Kriti Episkopi avait échappé à une attaque de pirates grâce à un avion, un hélicoptère et une frégate de l’opération Atalante, dont le pavillon n’a pas été précisé.

Le même jour, un navire militaire danois avait de son côté secouru un cargo néerlandais et capturé des pirates.

Appuyés sur une résolution de l’ONU, plus d’une douzaine de navires de guerre patrouillent actuellement entre le Yémen et la Somalie afin de protéger les navires de commerce.

Outre les Européens, les États-Unis, mais aussi la Malaisie, la Turquie, l’Iran, l’Inde et la Russie sont présents. Fait rare, deux croiseurs et un navire ravitailleur chinois ont levé l’ancre le 26 décembre vers le golfe d’Aden, avec à leur bord 800 membres d’équipage.

Selon le Bureau maritime international, seul un cargo égyptien avec un équipage de 28 personnes a été capturé par des pirates depuis le 1er janvier, les autres bâtiments attaqués ayant réussi à s’échapper, certains avec l’aide de navires de guerre.

Laurent d’Ersu

14/01/09 (B481) Les Ethiopiens qui Mogadiscio. (6 articles en Français et en Anglais du 12 au 14/01/09)

___________________________ 6 – Centre actualité ONU

L’ONU appelle les Somaliens à redoubler d’efforts après le retrait de l’Ethiopie

Le représentant spécial de l’ONU pour la Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah, a appelé mardi les Somaliens à redoubler d’efforts pour garantir la paix et la stabilité dans leur pays après le retrait des troupes éthiopiennes de la capitale Mogadiscio.

« Les Ethiopiens ont écrit au Secrétaire général de l’ONU en novembre pour dire qu’ils allaient se retirer », a dit M. Ould-Abdallah. « Aujourd’hui, les Ethiopiens ont respecté leur engagement. La balle est maintenant dans le camp des Somaliens, en particulier ceux qui ont dit qu’ils se battaient seulement contre les forces éthiopiennes. Ils doivent arrêter les tueries aveugles et la violence ».

Le représentant spécial a souligné qu’il était important d’élire un nouveau président pendant la période fixée par la charte fédérale de transition.

Le Parlement actuel a déjà approuvé le principe d’un élargissement du Parlement et de la création d’un gouvernement d’unité nationale. Par la suite, le groupe de travail du comité de haut niveau, comprenant des représentants du gouvernement fédéral de transition et de l’Alliance pour la seconde libération de la Somalie, s’est mis d’accord sur des propositions destinées à élargir le Parlement et à faire élire le Président par le Parlement élargi d’ici à la fin du mois à Djibouti.

« Aujourd’hui, la Somalie a besoin et mérite un gouvernement efficace et représentatif avec une participation large, particulièrement celle de la nouvelle génération d’hommes et de femmes, qui n’ont pas été contaminés par la violence passée, la corruption et les loyautés claniques excessives », a dit M. Ould-Abdallah. « Nous appelons les Somaliens, soutenus par la communauté internationale, à continuer leur soutien au processus de paix de Djibouti et à élire un Président capable et source d’inspiration en mesure de travailler étroitement avec le Président du Parlement et d’autres responsables pour former un gouvernement d’unité nationale dans les prochaines semaines ».

___________________________ 5 – AFP

ONU: la balle "dans le camp des Somaliens"
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L’envoyé spécial des Nations unies pour la Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah, a estimé aujourd’hui que la "balle était dans le camp des Somaliens" pour assurer leur sécurité et mettre fin à la violence après le début du retrait des troupes éthiopiennes de la capitale Mogadiscio.

"Les Ethiopiens ont respecté leur engagement (de retrait). La balle est désormais dans le camp des Somaliens, en particulier de ceux qui affirmaient seulement se battre contre les troupes éthiopiennes, afin de mettre fin aux massacres et à la violence insensés", a déclaré l’envoyé dans un communiqué transmis à l’AFP.

L’armée éthiopienne s’est retirée aujourd’hui de deux de ses principales positions à Mogadiscio, ont rapporté des témoins.

M. Ould-Abdallah a exhorté les parties somaliennes à élire un nouveau président "capable et stimulant", après la démission le 29 décembre du chef de l’Etat Abdullahi Yusuf Ahmed.

Les islamistes somaliens ont toujours affirmé se battre contre "l’occupation éthiopienne".

L’armée éthiopienne était intervenue officiellement fin 2006 pour soutenir le gouvernement somalien, et a mis en déroute début 2007 les tribunaux islamiques qui avaient contrôlé pendant quelques mois l’essentiel du centre et du sud de la Somalie.

L’Ethiopie, en majorité orthodoxe, avait justifié cette intervention en arguant que les tribunaux menaçaient sa sécurité.

___________________________ 4 – Shabelle (En Anglais)

Une cérémonie d’adieu pour les troupes éthiopiennes, à l’occasion de leur départ de Mogadiscio a été organisée au Palais Présidentiel de la capitale, hier mardi. // Farewell ceremony for the Ethiopian troops in Mogadishu

A well organized farewell ceremony for the Ethiopian troops in Somalia was held in the Somali presidential palace in Mogadishu on Tuesday.

The Ethiopian troops commander in Somalia colonel Yohannes Abete has handed over security of the country to a Somali joint force including government security officials and Islamic militiamen.

Ethiopia has been supporting Somalia’s weak transitional government for two years, but recently said it would end its unpopular presence, without giving an exact date of its troop withdrawal.

Somali prime minister Nor Hassan Hussein, who was present in the ceremony thanked the Ethiopian troops for their sacrifice and called for the Somali people to work peace and stability.

Somali joint forces are taking control the security which is part of a power-sharing deal between the government and some Islamists reached last year.

The Ethiopian presence was deeply unpopular with many Somalis and different groups were united in opposing them.

Mogadishu residents gathered at the empty bases, singing and dancing early on Tuesday said they could now return to home.

Officials from the Alliance for the Re-liberation of Somalia and AMISOM peacekeepers in Mogadishu were also present in the ceremony.

___________________________ 3 – REUTERS

L’armée éthiopienne quitte ses bases de Mogadiscio

Les soldats éthiopiens qui soutenaient le gouvernement somalien ont quitté leurs principales bases de Mogadiscio, rapportent des témoins.

Le départ des Ethiopiens a déclenché des manifestations de joie chez de nombreux habitants de la capitale somalienne.

L’un d’eux, Hussein Awale, a rapporté que des centaines de personnes s’étaient rassemblées à l’aube devant un site militaire du nord de la ville évacué dans la nuit.

"Nous avons chanté les louanges d’Allah, qui a fait partir les soldats de notre quartier", a-t-il dit à Reuters.

Les autorités militaires d’Addis-Abeba n’ont pu être contactées dans l’immédiat.

Un porte-parole de l’opposition somalienne a indiqué avoir été informé que l’ensemble des soldats éthiopiens quitteraient Mogadiscio mardi.

"Les soldats éthiopiens ont évacué leurs principales bases stratégiques à Mogadiscio, et les autres se retireront aujourd’hui (mardi)", a déclaré Souleïmane Olad Roble, membre de l’Alliance pour la re-libération de la Somalie.

Les groupes d’insurgés islamistes affrontent depuis deux ans l’armée gouvernementale somalienne et ses alliés éthiopiens.

Plus de 16.000 civils ont péri dans l’intervalle, et un million ont dû quitter leurs foyers. Face au coût de l’opération et aux divisions au sein du gouvernement, l’Ethiopie a décidé de retirer ses 3.000 soldats.

Ibrahim Mohamed,
version française Gregory Schwartz

___________________________ 2 – Nouvel Obs avec AP

Les Etats-Unis demandent une force des Nations unies en Somalie avant juin

Les Etats-Unis ont fait circuler aux Nations unies un projet de résolution demandant le déploiement d’une force de l’ONU en Somalie pour remplacer celle de Union africaine, une décision que le Conseil de sécurité devrait prendre avant le 1er juin prochain.

Le projet obtenu lundi par l’Associated Press prévoit un renouvellement du mandat de la force de l’Union africaine, l’ANISOM, pendant six mois, et demande aux nations africaines de la renforcer. Le contingent passerait de 2.200 à 8.000 hommes. C’est le chiffre qui avait été prévu au départ.

Pour la suite, la résolution américaine propose la mise sur pied d’une mission de maintien de la paix des Nations unies en Somalie qui remplacerait l’ANISOM, si le Conseil de sécurité l’approuve d’ici au 1er juin. AP

___________________________ 1 – JDD

Somalie: L’armée éthiopienne quitte Mogadiscio

Les soldats éthiopiens qui soutenaient le gouvernement somalien ont quitté mardi leurs principales bases de Mogadiscio. Le départ des Ethiopiens a déclenché des manifestations de joie chez de nombreux habitants de la capitale somalienne.

Les groupes d’insurgés islamistes affrontent depuis deux ans l’armée gouvernementale somalienne et ses alliés éthiopiens. Plus de 16 000 civils ont péri dans l’intervalle, et un million ont dû quitter leurs foyers. Face au coût de l’opération et aux divisions au sein du gouvernement, l’Ethiopie a décidé de retirer ses 3 000 soldats.