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28/05/09 (B500) Radio-Trottoir : Halte aux crimes onusiens ciblés en direction de la République de Somalie (Lecteur)

Il est urgent d’apposer les scellés sur les crimes contre l’Humanité et les responsables d’OULD à IOG, sans oublier Meles …

Que des questions sur les génocides, les crimes de guerre organisés en République de Somalie, hélas, avec la complicité de certains responsables onusiens apparemment encore et toujours à la solde de
l’Administration du BUSH l’illuminé !

Il faut prendre en compte la vérité. La réalité des crimes contre l’Humanité commis en République de Somalie, toujours sous occupation militaire, est intolérable. Le commencement pourrait remonter au Premier Discours prononcé par
l’Usurpateur (qui a imposé sa terreur en République de Djibouti) à New York.

Tous ces crimes de génocide et de guerre sont pires que ceux qui ont été et qui sont commis au
Darfour.

Ils sont commis avec l’aval de spécialistes en
géostratégie, qui se flattent de défendre les droits de l’Homme aux Nations Unies (IOG en est un exemple parfait de cynisme)

Resteront-ils impunis ? Attention, les dictateurs se soutiennent. Ne touche pas à mon pote qui
bouffe avec moi !!!

Tout est normal. Les
financements occultes accordés à l’ancien Flic de la brigade des Moeurs qui avait été récupéré ensuite par la
Piscine, lui permettront-ils d’organiser son Coup d’Etat Constitutionnel avant
2011 et de le faire reconnaître par la communauté internationale ?

Les Mirages de la BA 188 (France) vont-ils être lancés au dessus des quartiers populaires en guise d’avertissement. Hélas, la
couleur des comédies macabres est toujours la même. Au second plan, on positionne la Statue de la Liberté de
New-York et en premier plan, on contribue à massacrer tout un Peuple qui n’aspire qu’à Son Unité et à son auto-gérance, qui ne demande que la fin de la colonisation par l’Ethiopie

L’Ethiopie, sous couvert de rétablir la paix,
massacre en
toute Impunité les populations de la Somalie Occidentale ou Ogaden.

En guise de synthèse, il est de mon devoir de rappeler les points
suivants :

– tous ces crimes de guerre ont été organisés depuis 1991 à partir de discussion qui se sont tenus dans les salons de grands hôtels d’Addis-Abeba ou de Nairobi ou au sein des Forces Armées américaines, pré-positionnées à Djibouti. Il est
probable que d’énormes financements arabes ont été aussi utilisés, afin de légaliser le Coup d’Etat Permanent qui est imposé depuis l’étranger à la Somalie.

– Il est temps que la Communauté Internationale réagisse et reprenne les choses en mains afin d’éviter que les Nations Unies ne
soient cataloguées à jamais de " La Société des Nations " avec tous les silences convenus qui avaient favorisé le renforcement des régimes Fascistes
dans des Pays Européens.

– Les crimes contre l’Humanité sont encore impunis dans notre Région, en particulier en Somalie où
ils sont commis par les forces tueuses de l’Amisson (qui viennent d’être vulgairement
maintenues) et en Ogaden par les Forces Coloniales d’Addis Abeba.

– Faut-il encore accepter le maintien (par des Forces aux couleurs Onusiennes) dans le Continent de l’Afrique des Régimes Fascistes imposés et actuellement à la Solde des Multinationales et des Sociétés Transnationales des crimes organisés ?

L’opinion d’un Djiboutien
qui souffre avec ses frères Somalis car
IOG ne représente nullement le Peuple de Djibouti

28/05/09 (B500) 10 années de mensonges et de dégringolade de l’économie, des libertés et des services publics : améliorer l’habitat et ouvrir la voie à la démocratie parlementaire ! (N°7 – ARDHD avec la complicité de Roger Picon)

Améliorer l’habitat.

Toujours dans le cadre de l’élimination de la pauvreté, Guelleh en 1999 avait promis des efforts pour rénover les habitations « de fortune ». La situation a beaucoup évolué, certainement pas dans le sens d’une amélioration, mais plutôt d’une constante dégradation, que Roger Picon a illustré avec ce nouveau dessin.

Sur le plan de la démocratie parlementaire, les députés sont considèrés comme des « moins que rien »… Leur seule mission est d’enregistrer les décisions de l’Escale. Certes ils ont le droit de parler, mais pas trop, mais ils ont le devoir de voter tout ce qu’on leur présente.

Le moindre mouvement d’humeur est sévèrement réprimé, y compris par la force physique : pour preuve, le fait que le Président de l’A.N. en personne, se soit fait tabasser devant le Palais de l’Escale, sous les yeux d’IOG, par de simples officiers de la garde présidentielle ..

15 – Caricature Roger Picon

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28/05/09 (B500) Cocorico ! Réjouissons-nous ! La France a probablement les juges les plus courageux de la planète ! Bravo et merci. (ARDHD)

Rédiger le jugement qui a été rendu publique aujourd’hui à Versailles ne devait pas être facile pour les juges de la Cour d’Appel.

Avoir à trancher entre :
– d’un côté la veuve d’un magistrat français assassiné en terre étrangère, dans l’exercice de sa profession au service de la France, qui s’était associée, pour déposer plainte, à un député et à deux émigrés djiboutiens qui se plaignaient d’avoir subi des pressions et qui accusent le Président djiboutien d’implication dans l’assasinat de ce même Juge. (En plus, cette bande « des quatre » avait eu l’effronterie de se présenter devant la Cour, en personne et avec des avocats),
– de l’autre, deux hauts dignitaires d’une République amie de la France et de son Chef d’Etat, qui accueille la base militaire française la plus importante en territoire étranger. (Ces dignitaires avaient pris soin de ne pas se présenter pour bien prouver qu’ils n’entendaient pas faire pression sur la justice française, de quelle que manière que ce soit).

Combien il a dû être difficile de dire le droit dans ces circonstances, d’autant plus qu’un premier juge avait choisi de condamner, il y a un an, à de la prison ferme, nos deux personnalités djiboutiennes.

Fort heureusement pour nos relations diplomatiques et la défense des intérêts stratégiques et économiques prioritaires de la France, la Cour de Versailles a su conserver la tête froide et rendre un verdict net et précis qui ne souffrira pas l’ombre d’une critique.

Ouf, on a eu peur ! Probablement nous sommes passés très près d’un incident diplomatique extrêmement grave, avec le risque de voir certains de nos compatriotes expulsés manu militari par le Gouvernement djiboutien !

Grâce à ce jugement incontestable, tout est rentré dans l’ordre public.

Politiquement correct et conforme à la raison d’Etat, nos ex-délinquants en fuite ont été lavés de tous les soupçons injustes qui pesaient sur eux. Ils pourront reprendre leurs aller et retour entre Djibouti et l’Europe, en toute sérénité. La France peut-elle espérer obtenir des concessions rentables, comme celle de la gestion du Port ?

Quel courage il a fallu à nos Juges admirables pour relaxer des auteurs présumés jusqu’à hier, de subornation de témoins ? Alors que les maheureux avaient été victimes de tentation et même de ce que l’on appelle des provocations, de la part des plaignants qui avaient organisé une sorte de piège pour tenter de les faire chuter …

Les Juges d’Appel de Versailles ne s’y sont pas trompés et ils ont rétabli la vérité.

Ce n’est pas Djama qui avait tenté de suborner Alhoumekani, mais c’est l’inverse : c’est Alhoumekani qui avait provoqué le pauvre et innocent Djama. Idem pour l’affaire d’Iftin … avec Hassan Saïd et Me Martinet.

Les deux relaxés vont-ils porter plainte maintenant contre Alhoumekani, Mme Borrel, Arnaud Montebourg et Ali Iftin pour procédure abusive, déclarations mensongères, provocations et calomnies ? Ne riez pas, c’est possible en théorie.

Que doit-on en conclure ? La chasse aux Français est ouverte dans les républiques « autoritaires » !

Désormais, chacun sait que l’on peut tuer des Français dans un pays étranger. La France utilisera tout son appareil administratif, diplomatique et judiciaire pour protéger les auteurs, les commanditaires et les différents intervenants (directs et indirects). Plus de crainte ni de risque de persécution ni pour les assassins ni pour leurs commanditaires.

Le Droit français, modèle du genre, envié par le monde entier, défend les intérêts français supérieurs, même si un petit français a perdu la vie, par imprudence.

C’est probablement l’occasion de lancer une alerte rouge à tous les Français en poste dans des républiques bananières pour leur préciser qu’ils voyagent à leurs risques et périls et qu’ils ne doivent attendre ni secours ni compassion de la part des autorités françaises.

Bon, il suffisait de le savoir.

Le délit prétendu de subornation de témoins dans une affaire d’assassinat a été remis à sa juste place. Si la subornation est prouvée, c’est parce qu’il y a eu, au préalable, une provocation de la part de victime. Et c’est là que la Justice intervient pour remettre les choses en place : le suborneur est en fait la victime de celui qui l’a provoqué … et qui devient en quelle que sorte le coupable. C’est ce que l’on appelle le « renversement » non pas de la preuve, mais de la charge.

De toutes les façons, ce n’est qu’une broutille qui est passible au pire de la relaxe.

Attention cependant, par exemple, si vous roulez un tout petit peu trop vite au volant de votre voiture, en France, les Juges ne verront pas la situation de la même façon. Vous pourrez aller faire un tour en prison .. et même deux, si votre consommation d’alcool avait dépassé la norme. …

Un grand merci à nos juges pour leur courage exceptionnel. Jusqu’à présent, nous avions en France, les meilleurs ingénieurs, les meilleurs vins, les meilleurs fromages du monde et le meilleur accueil, maintenant nous pouvons nous vanter d’avoir les meilleurs juges de la planète.

On peut même espérer, pour nos recettes touristiques, que tous les habitants de la planète demanderont à être jugés par des magistrats français … surtout s’ils sont accusés d’un délit ou d’un crime.

Quand à nous, il ne reste plus qu’à attendre les longs communiqués de victoire en provenance de Djibouti et à patienter un peu, car il est possible qu’un pourvoi en cassation soit en route …

Et a espérer que les magistrats de la plus haute Cour manquent de courage politique… à l’inverse de ceux de la Cour de Versailles.

27/05/08 (B500) Portail du P.M. français. Le président de la République a inauguré la base interarmées française Abou Dabi.

Nicolas Sarkozy, accompagné de plusieurs ministres, a inauguré, le 26 mai, la base interarmées française d’Abou Dabi, à l’occasion d’un déplacement aux Emirats arabes unis.

Un nouvel accord de défense prévoit que les deux pays décident "en commun de réponses spécifiques et adaptées, y compris militaires, lorsque la sécurité, la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance des Émirats arabes unis sont affectées".
Cette implantation militaire regroupera des composantes navales, aériennes et terrestres de l’armée française, et réunira rapidement 500 hommes.

Elle prolonge et complète une coopération militaire déjà ancienne, renforcée à la faveur d’exercices militaires communs ou de contacts privilégiés entre officiers et responsables français et émiriens, ou encore, naturellement, par le fait que les armées des deux pays sont équipées de systèmes d’armes communs.

Pour le chef de l’Etat, cette base n’a aucun pays en ligne de mire. "Cette présence militaire permanente de la France ne vise personne. Elle n’a pas été décidée au nom de telle ou telle circonstance", a-t-il souligné lors du discours d’inauguration.

La France, au-delà du renforcement de ses relations de coopération avec les autres pays du Golfe, entend favoriser par sa présence la "stabilité de la région et de cet espace maritime essentiel pour le monde entier, au bénéfice des pays riverains". C’est la raison pour laquelle cette base maritime a été nommée la "base de la paix".

En outre, l’installation de cette base n’aura pas de conséquences sur la présence française à Djibouti. "Les deux implantations d’Abou Dabi et de Djibouti ne sont pas concurrentes mais complémentaires.

Elles facilitent d’ailleurs à l’heure actuelle la présence de la marine française dans l’Océan indien, aux côtés de ses alliés, dans le cadre des efforts menés par la communauté internationale contre la piraterie", a rappelé Nicolas Sarkozy.

Lors d’une visite précédente du chef de l’Etat, la France et les Emirats arabes unis avaient déjà établi une feuille de route qui fonde un partenariat stratégique entre les deux pays. Un partenariat concrétisé ces derniers mois par des accords sur l’énergie nucléaire, par des investissements conjoints, dans le domaine militaire ou dans le champ de l’éducation et de la formation.

Pour le président de la République, cette présence militaire française à Abu Dabi "est la traduction sur le terrain de la confiance qui lie les Émirats arabes unis et la France depuis la signature de notre premier accord de défense en 1995."

27/05/09 (B500) LeMague.net publie des informations extraites du New York Times sur la nouvelle base française d’Abu Dhabi et relève quelques contradictions avec les déclarations officiels du Président Sarkozy …

Le New York Times donne quelques détails sur la base militaire inaugurée par Nicolas Sarkozy lundi et mardi derniers. La région du Golfe est importante du point de vue géopolitique à cause de la proximité de l’Iran, sis sur l’autre rive à 225 Kms.

Les installations de la base, intégralement financées par l’émirat, occupent 8 hectares sur le port de Mina Zayed, qui peut recevoir n’importe quel bâtiment de guerre français, hormis un porte-avions. Ceux-ci pourront cependant relâcher dans la rade. Le New York Times souligne l’espoir assez vain que nourrit la France de remplacer les Mirage 2000 émiratis par des Rafale, car la compétition avec les Lockheed Martin’s F-16 Falcon est très rude.

Les militaires affectés à la base (500 hommes environ) auront la possibilité de s’entraîner au combat en zone urbaine. Cette information contredit les déclarations de l’état-major français, qui prétend y transférer l’école du désert actuellement à Djibouti. Le New York Times confirme par ailleurs, mais en citant le président français, que l’établissement d’une base à Abou Dhabi ne nuira pas à celle de Djibouti.

En revanche, le journal américain souligne que la nouvelle stratégie française s’inscrit en rupture avec celle du général de Gaulle.

27/05/09 (B500) Nouvelles de Somalie … (5 articles en Français et en Anglais)

________________________ 5 – Google avec AFP

Une journaliste canadienne retenue en otage en Somalie affirme être malade
De Dean Bennett

Une journaliste pigiste canadienne retenue en otage en Somalie affirme être malade et supplie le gouvernement fédéral de la ramener chez elle, selon une dépêche de l’Agence France-Presse (AFP).

"La situation ici est très désespérée et sérieuse, a affirmé Amanda Lindhout, dimanche, au cours d’une entrevue téléphonique avec l’AFP. Je suis en otage depuis neuf mois. Les conditions sont très mauvaises. Je ne bois pas d’eau potable. Je ne suis nourrie qu’une fois par jour, tout au plus."

Mme Lindhout et un collègue, Nigel Brennan, un photographe australien, figuraient parmi un groupe de personnes qui ont été kidnappées le 23 août près de la capitale de la Somalie, Mogadiscio. Hormis la journaliste et le photographe, les autres personnes enlevées, toutes des Somaliennes, ont depuis été libérées.

"Je suis malade depuis des mois, a poursuivi Mme Lindhout. A moins que mon gouvernement, les Canadiens, ma famille et mes amis ne parviennent à verser la rançon de 1 million $ US, je mourrai ici. Cela est certain."

Amanda Lindhout, une pigiste pour la télévision et la presse écrite originaire de Sylvan Lake, en Alberta, et M. Brennan seraient déplacés par leurs ravisseurs de maison en maison. De plus, les négociations pour obtenir leur libération auraient été interrompues à plusieurs reprises.

Lundi, aucun porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Canada n’a pu être joint pour commenter la situation. Le ministère a à maintes fois refusé de commenter cette affaire, affirmant ne pas vouloir miner les efforts pour obtenir la libération d’Amanda Lindhout.

La dépêche de l’AFP indique également que Mme Lindhout semblait lire ou réciter une déclaration.

Lorsque l’agence de presse a demandé à la journaliste de lui donner des détails sur son état de santé, Mme Lindhout a refusé.

"Je ne peux répondre à aucune de vos questions, a-t-elle affirmé. Je vous ai dit tout ce que j’avais le droit de vous dire."

Le bureau africain de l’organisme Reporters sans frontières tente d’en savoir davantage, mais a indiqué qu’il était difficile de confirmer s’il s’agissait bel et bien des voix de Mme Lindhout et de M. Brennan, respectivement âgés de 27 et de 37 ans au moment de leur enlèvement.

Amanda Lindhout a passé les deux dernières années à réaliser des reportages dans certains des pays les plus ravagés par la violence, dont l’Irak.

________________________ 4 – IRIN (ONU)

SOMALIE: Arrêt de l’aide humanitaire à Mogadiscio

Les organisations non-gouvernementales (ONG) locales de Mogadiscio, capitale de la Somalie, ont formé un groupe de travail pour tenter de mobiliser une aide d’urgence au profit de milliers de civils déplacés.

« La situation est tellement grave que si rien n’est fait, beaucoup de gens vont mourir », a déclaré à IRIN Asha Sha’ur, activiste de la société civile, le 25 mai. « Nous appelons les organisations humanitaires internationales à aider ces populations désespérées avant qu’il ne soit trop tard ».

A Mogadiscio, les opérations d’aide humanitaire se sont presque arrêtées en raison de l’intensification des violences. Selon les estimations, entre 57 000 et 60 000 personnes ont fui leurs domiciles depuis les derniers affrontements, le 8 mai, selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Selon Ali Sheikh Yassin, vice-président de l’Elman Human Rights Organisation (EHRO), sise à Mogadiscio, 207 personnes ont été tuées depuis les derniers affrontements, le 8 mai. Dans la seule journée du 22 mai, a-t-il rapporté, quelque 59 personnes ont été tuées dans la capitale, mais ce bilan porte uniquement sur les décès qui ont pu être confirmés par l’organisme. « Un grand nombre de personnes ont été enterrées là où elles sont mortes ».

Selon M. Yassin, le bilan des morts inclut sept policiers tués par un kamikaze, le 24 mai.

Les violences ont forcé Médecins sans frontières à fermer son dispensaire, dans la zone de Yaaqshid. Le centre de santé rouvrira ses portes dès qu’un niveau de sécurité minimum sera assuré, a déclaré l’organisme.

« Même les ONG locales ont peur d’intervenir en raison de cette situation de sécurité incertaine », selon un travailleur humanitaire de la région.

La semaine dernière, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a rapporté que son complexe de Jowhar, à 90 kilomètres au sud de Mogadiscio, avait été pillé lorsque la milice Al-Shabab avait pris le contrôle de la ville.

Dans le centre-sud de la Somalie, plus de 50 000 enfants atteints de malnutrition grave et au moins 85 000 enfants souffrant de malnutrition modérée ont été pénalisés par l’interruption de l’approvisionnement en vivres et en médicaments.

Le pillage du 17 mai a abouti à la destruction des réserves, des biens et de l’équipement humanitaires. « L’équipement de la chaîne du froid [nécessaire à l’entreposage des vaccins] a été endommagé : des milliers de doses de vaccins contre la rougeole, la polio et autres, qui devaient permettre d’immuniser les enfants somaliens, ont été détruites », a déclaré l’UNICEF.

Mme Sha’ur ainsi que d’autres leaders de la société civile ont appelé la communauté internationale et les Somaliens de la diaspora à aider des milliers de personnes désespérées, déplacées par les violences qui opposent les forces du gouvernement aux insurgés.

« Nous avons formé ce groupe de travail pour nous assurer d’accompagner [les organisations humanitaires] partout où elles souhaiteront aller », a expliqué Mme Sha’ur. « Nous nous sommes rendus dans certains de ces camps [situés à la périphérie de la ville] et nous avons découvert que les conditions de vie des populations y étaient déchirantes ».

Les nouveaux déplacés vivent en effet dans des conditions déplorables. « Bon nombre d’entre eux n’ont pas où loger, alors ils s’entassent avec d’autres gens dans des espaces exigus ; et ils n’ont pas grand-chose (voire rien) à manger », a rapporté Mme Sha’ur. « Ils ont besoin d’aide dans tous les domaines, mais l’hébergement est leur besoin le plus urgent ».

Nasteho Osman, 29 ans, élève seule ses quatre enfants ; la semaine dernière, elle est retournée aux camps de déplacés qu’elle avait quittés il y a à peine un mois.

« J’étais au marché de Bakara lorsque les affrontements ont éclaté [le 8 mai] ; j’ai dû retourner à la maison en précipitation pour m’assurer que mes enfants étaient en sécurité », a raconté Mme Osman. « Je suis partie il y a dix jours, en n’emportant que ce qu’on pouvait porter ».

La situation s’aggrave dès qu’il pleut. « Nous n’avons qu’une petite cabane qui nous sert d’abri, et quand il pleut, personne n’arrive à dormir », a-t-elle ajouté.

 

________________________ 3 – Romandie News avec AFP

Somalie: L’ONU autorise le maintien de l’Amisom
Le Conseil de sécurité a autorisé mardi la prorogation du mandat de la mission de l’Union Africaine en Somalie (Amisom) et une aide logistique onusienne à cette mission, différant de nouveau l’éventuelle décision de déployer une force de l’ONU pour la remplacer.

Le Conseil a adopté à l’unanimité une résolution, numérotée 1872, dans laquelle il "autorise les Etats membres de l’Union africaine (UA) à maintenir l’Amisom jusqu’au 31 janvier 2010" en Somalie, pays où la guerre civile fait rage depuis 1991 et dont la capitale est un champ de bataille.

Il demande au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, de "continuer à fournir un ensemble d’appui logistique à l’Amisom comprenant du matériel et des services", jusqu’à la même date.

L’ambassadeur britannique John Sawers a indiqué à la presse que ce soutien logistique serait de 200 à 300 millions de dollars.

Le Conseil prie M. Ban de mettre en oeuvre l’approche prudente, en trois phases, qu’il avait recommandée dans un rapport le 22 avril, pour une possible relève de l’Amisom par une force de l’ONU.

La première phase doit consister pour l’ONU à maintenir son engagement actuel, approuvé dans la résolution 1863 du Conseil de sécurité du 16 janvier: Appui à l’Amisom, à l’édification d’institutions sécuritaires somaliennes, au processus politique et aux activités humanitaires.

Après plusieurs mois et si les conditions de sécurité le permettent, une 2e phase serait engagée, où l’ONU aurait une "empreinte légère" à Mogadiscio, réinstallant son Bureau politique pour la Somalie (Unpos) pour l’aide au processus politique, ainsi que les structures d’appui de l’ONU à l’Amisom pour superviser l’aide humanitaire et les projets de relèvement et développement.

Ces deux phases transitoires permettraient d’évaluer les progrès de l’action du gouvernement fédéral de transition (GFT) somalien en faveur de la sécurité et de la mise en place de ses propres institutions de sécurité, et de jauger l’acceptabilité d’une présence des Nations unies à Mogadiscio.

Le Conseil de sécurité déciderait alors éventuellement du passage à une 3e phase, qui verrait la mise en place d’une opération de maintien de la paix de l’ONU avec 22.500 militaires appuyés par une composante navale.

Le chef de l’ONU fondait son rapport sur le constat que les conditions de sécurité en Somalie ne permettent pas actuellement d’y déployer une opération de maintien de la paix.

L’ONU avait échoué dans une tentative de ramener la paix dans le pays dans les années 90.

La résolution 1872 demande aux parties somaliennes de respecter l’accord de Djibouti conclu entre le GFT et des groupes islamistes modérés mais rejeté par les islamistes radicaux.

Le 7 mai, les insurgés ont lancé à Mogadiscio une offensive sans précédent, menée par la milice "Hezb al-Islamiya" du chef islamiste radical cheikh Hassan Dahir Aweys, et les islamistes radicaux des shebab, pour renverser le président Sharif Cheikh Ahmed, un islamiste modéré élu en janvier.

Les shebab ont admis le 12 mai pour la première fois que des combattants étrangers étaient engagés à leurs côtés.

________________________ 2 – BBC (En Anglais)

Les troupes éthiopiennes de retour en Somalie. Elles ont traversé la frontière, selon des témoignages // Ethiopia troops ‘back in Somalia’
Ethiopian military forces have crossed back into Somalia, four months after leaving, witnesses told the BBC.

Their reported return comes as Islamist militants continue to seize towns from the fragile Western-backed government.

One resident said he saw Ethiopian troops digging trenches in Kalabeyr, a town 22km (14 miles) from the Somali-Ethiopian border.

An Ethiopian spokesman denied the reports. Its troops left Somalia in January after two years in the country.

They entered Somalia in 2006 to help oust Islamist forces from the capital Mogadishu but withdrew under a UN-backed peace deal.

When its troops left, Ethiopia made it clear it did still reserve the right to intervene in Somalia if its interests were directly threatened.

There have been several reports of the Ethiopian military crossing into Somali territory for hot-pursuit operations, or to check vehicles moving in the border area.

The BBC’s Elizabeth Blunt in Addis Ababa says the latest reported troop movements may well be part of a similar, limited operation.

But Ethiopian foreign ministry spokesman Wahade Belay denied the reports.

"This is a totally fabricated story. We have no plans to go into any of Somalia’s territory," he told Reuters news agency.

Language

However, Kalabeyr resident Fadumo Du’ale told the BBC’s Mohamed Olad Hassan on Tuesday: "They have crossed the border late last night and they are here now. They look to be stationing here."

Another resident, Tabane Abdi Ali, told the BBC: "We recognise them because of their military uniform and the language they were speaking."

Bus driver Farah Ahmed Adaan told our correspondent he had spotted "a lot" of Ethiopian troops with 12 military vehicles.
"Some of them were digging trenches while others were guarding the whole area," he said.

"They stopped me and checked my car and then ordered me to move."

On Sunday, fighters from the al-Shabab group, which is linked to al-Qaeda, took the key town of Jowhar from government forces.

This is the home town of President Sheikh Sharif Sheikh Ahmed and now that the country’s rainy season has arrived, Jowhar is the only passable route into central Somalia from the capital.

Since withdrawing at the beginning of the year, Ethiopian troops have kept up a strong presence along the Somali border.

Ethiopia, a US ally, invaded its war-torn neighbour in December 2006 to prop up the transitional government and initially everything went according to plan.

Rebel resistance melted away before the 3,000-strong Ethiopian advance and the Somali government was able to set up in Mogadishu.

But the government did not extend its control and the Islamists continued to launch deadly attacks on both Ethiopian and Somali government forces.

About 4,300 Ugandan and Burundian peacekeepers from the African Union have arrived in Mogadishu, where they have taken up positions vacated by the Ethiopians in January.

But analysts say they are only in effective control of the presidential palace, airport and seaport in Mogadishu, while the Islamist guerrillas control chunks of the capital, along with swathes of central and southern Somalia.

________________________ 1 – RFI

Aweys, l’homme qui veut renverser Cheikh Ahmed

Le président somalien Cheikh Charif Cheikh Ahmed appelle à l’aide la communauté internationale et exhorte les Somaliens à résister. Selon lui, la Somalie « est envahie par des combattants étrangers qui veulent faire ressembler la Somalie à l’Irak ou l’Afghanistan ». Depuis le 7 mai les insurgés ont lancé une offensive à Mogadiscio. Les miliciens shebab ont été rejoints par le vétéran de la mouvance islamiste somalienne, Cheikh Hassan Dahir Aweys, que le président a accusé de vouloir faire un coup d’Etat.

C’est un peu la guerre du père contre le fils. Cheikh Hassan Dahir Aweys, l’homme qui depuis le début du mois a lancé l’offensive à Mogadiscio, a juré de renverser Cheikh Charif Cheikh Ahmed, le président. C’est pourtant Aweys qui a joué un grand rôle dans l’ascension de Cheikh Ahmed.

Aweys qui fut l’inspirateur de la mouvance islamiste radiale en Somalie est l’un des fondateurs des tribunaux islamiques. C’est même lui qui a favorisé la montée en puissance de Cheikh Ahmed au sein de l’union.

En 2007, après la défaite des tribunaux islamiques face à l’armée éthiopienne, les deux hommes se retrouvent en Erythrée et fondent l’ARS (Alliance pour une nouvelle libération de la Somalie).

Inflexible

Plus âgé que Cheikh Ahmed, plus expérimenté, Aweys est aussi plus inflexible. Il incarne l’aile dure, tandis que Cheikh Ahmed représente l’aile modérée. Alors que ce dernier accepte les pourparlers de paix à Djibouti en 2008, Aweys refuse tout compromis. Il est vrai que la communauté internationale veut minimiser son influence.

Accusé de terrorisme par les Etats-Unis, recherché par Interpol, il fait figure d’épouvantail pour les Américains. Mais Aweys digère mal la montée en puissance de son poulain. Lorsque Cheikh Charif devient président, il rejette sa main tendue et l’accuse d’être le jouet des puissances étrangères.

Aweys forme alors sa propre milice, Hizbul Islam, et s’allie avec les shebab pour lancer une offensive contre le président. En cinq mois Aweys a réussi à démontrer la faiblesse de l’actuel président. Et surtout à se positionner comme un interlocuteur incontournable.

27/05/09 (B500) RSF : Un journaliste de radio tué par un milicien, le quatrième depuis le début de l’année

Reporters sans frontières exprime sa vive émotion et sa profonde tristesse suite à l’annonce par son organisation partenaire en Somalie, l’Union nationale des journalistes somaliens (NUSOJ), de la mort du journaliste de Radio Voice of Holy Quran, Nur Muse Hussein. Celui-ci est décédé le 26 mai 2009, des suites d’une blessure par balle survenue le 20 avril dernier.

"Nous adressons à la famille de ce journaliste ainsi qu’à l’équipe de Radio Voice of Holy Quran nos sincères condoléances. Nous rappelons aux autorités la nécessité et l’urgence d’assurer la sécurité des journalistes dans ce pays particulièrement en proie aux violences. Il faut tout faire pour décourager les criminels qui s’en prennent aux journalistes dès que ces derniers s’identifient comme tels", a déclaré l’organisation.

Le 20 avril, alors que Nur Muse Hussein et trois de ses confrères se sont présentés comme journalistes auprès de combattants, ceux-ci ont immédiatement ouvert le feu, blessant gravement Nur Muse Hussein à la jambe droite.
Les journalistes effectuaient un reportage sur les affrontements entre des miliciens aux ordres du gouvernement de la région d’Hiran et des membres du Hisbul Islam, un mouvement islamique qui opère dans les régions du sud et du centre de la Somalie.

Les combats avaient lieu à Beledweyne, une ville située à environ 300 km au nord de Mogadiscio (sud de la Somalie).
D’après son épouse, Nur Muse Hussein se trouvait déjà dans un état sérieux jusqu’à la semaine dernière lorsque son état de santé s’est brutalement détérioré. Âgé de 56 ans, il laisse derrière lui une femme et cinq enfants.

Après Abdirisak Warsameh Mohamed et Hassan Mayow Hassan, journalistes à Radio Shabelle, et Saïd Tahlil, directeur de Radio HornAfrik, Nur Muse Hussein est le quatrième journaliste à perdre la vie en Somalie depuis le début de l’année 2009. Avec treize journalistes tués depuis 2007, ce pays est le plus meurtrier d’Afrique pour les médias.

Ambroise PIERRE
Bureau Afrique / Africa Desk
Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
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75002 Paris, France
Tel : (33) 1 44 83 84 76
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Web : www.rsf.org

27/05/09 (B500) 10 années de mensonges et de dégringolade de l’économie, des libertés et des services publics : réduire la pauvreté ! (N°6 – ARDHD avec la complicité de Roger Picon)

Chasser la pauvreté de la ville

IOG vous avait promis de réduire la pauvreté.


Il aurait pu favoriser le développement économique pour permettre aux familles de bénéficier d’un meilleur pouvoir d’achat.

– Il a privilégié la solution de la facilité, parce qu’elle était plus enrichissante pour lui. Décaser les pauvres par centaine. Les chasser de leurs maisons et les reléguer de plus en plus loin de la ville, pour qu’on voit de moins en moins de pauvreté en ville.

Et il peut se vanter d’avoir fait reculer la pauvreté ! Mais c’est un recul physique sur la route d’Arta : Balbala d’abord et maintenant plus loin encore .. !

13 – Caricature Roger Picon
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