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04/11/2015 (Brève 502) Nouveau revers « cuisant » pour Guelleh avec l’effondrement des accusations qu’il porte contre Abdouhraman Boreh devant la justice britannique (Source PR Newswire en Anglais – traduite) – Info lecteur – L’arroseur arrosé ?

Source en anglais : http://www.prnewswire.com/news-releases/alleged-presidential-corruption-to-be-examined-by-english-courts-536300781.html.

Les poursuites engagées par la République de Djibouti contre Abdourahman Boreh, ancien président de l’autorité portuaire de l’État, ont subi ce jour un autre revers devant la High Court de Londres.

Durant le procès, Lord Falconer, associé du cabinet d’avocats Gibson Dunn qui représente la République de Djibouti, a vainement essayé d’empêcher le tribunal britannique d’examiner les allégations de corruption présidentielle et gouvernementale au Djibouti.

À l’origine, Djibouti avait porté 16 accusations contre M. Boreh, mais a renoncé entre-temps à 11 d’entre elles, dont sept au début du procès à Londres ce mois-ci et quatre le 22 octobre 2015.

Seulement cinq accusations sont actuellement poursuivies, mais la République de Djibouti ne cesse de lancer des allégations non fondées contre DP World et Emirates National Oil Company (ENOC), et ce, bien que le Juge Flaux ait récemment reconnu que ni DP World ni ENOC n’ont eu l’occasion de répondre à ces accusations graves.

Pour contester les cinq accusations restantes, M. Boreh fera valoir la corruption présidentielle et gouvernementale endémique qui règne au Djibouti sous le président Ismaïl Omar Guelleh. Le tribunal a déjà entendu les allégations selon lesquelles le président possède 80 automobiles et s’est acheté un appartement d’une valeur de 2,248 millions EUR à Paris, le tout avec un salaire officiel de quelque 10 000 $ par an.

En outre, il aurait exercé des pressions contre M. Boreh pour régler des dépenses personnelles telles que des vacances à l’île Maurice d’une valeur de 44 955 EUR.

Ces accusations cadrent avec la conduite du président qui a modifié la constitution du Djibouti en 2010 afin de rester au pouvoir pour un troisième mandat. Il a mis en place une culture qui exige de tous ceux désireux de faire des affaires au Djibouti de payer le président ou les membres de sa famille sous peine d’impôts arbitraires, saisie des biens et persécutions généralisées.

Par la suite, le juge Flaux et le tribunal examineront les allégations de corruption présidentielle relatives aux poursuites restantes. Le président Guelleh a déjà refusé de témoigner devant le tribunal londonien pour répondre à ces allégations.

M. Boreh soutient que les accusations reposent sur des motifs politiques et qu’elles finiront par s’avérer fabriquées, ainsi que les accusations contre DP World et ENOC.

Ce fut le cas des accusations de terrorisme formulées contre lui et rejetées en mars 2015, lorsque le tribunal londonien a qualifié les preuves fournies par la République de Djibouti d’ »évasives et trompeuses »

11/06/09 (B502) FreeDjibouti -> La tragédie de notre jeunesse sous le régime autocratique de Guelleh

De tout temps à travers le monde, des jeunes gens se sont battus, se sont donnés et se sont sacrifiés pour ce simple idéal qui se traduit en une quête de liberté, de bien être, d’épanouissement et de développement. De tout temps, des enfants ont rêvé, ont essayé d’appartenir au monde et de continuer les œuvres du monde, de construire un destin heureux. De tout temps, comme une mécanique brutale et impitoyable, des adultes sans foi ni loi, des voyous, des imbéciles et des crapules en qui ces êtres fragiles appelés jeunes avaient placé leurs espoirs d’une vie meilleure les ont trahis, oppressé et jeté sur les chemins de la misère.

D’Hitler à Mobutu en passant par Duvalier, Staline, Pétain, Pinochet, Guelleh et tous les autres farfelus qui tiennent de chefs de certaines républiques des temps modernes, les échos des enfants broyés par des politiques insensées destinées à assurer le triomphe des pouvoirs personnels et des projets diaboliques, continuent d’ensanglanter les livres d’histoire. Les enfants soldats du Libéria, de Goma, d’Abéché, du Darfour, tout comme les enfants de ces manifestations contre la vie chère de Djibouti, Conakry, Ouagadougou, sont tous des martyrs dont les funérailles restent à organiser pour la tranquillité de notre esprit.

Jamais le monde n’avait autant été poussé vers des horizons sombres pour la tranche de sa population qui semble la plus hébétée et la plus délicate. Si partout, l’on a souvent entendu que le destin de ce monde repose sur cette jeunesse, l’on n’a jamais autant frôlé le mensonge et une réelle hypocrisie en sachant justement que les plus grandes politiques jouent contre elle.

L’impossible espoir

Mais s’il y a des raisons de croire que les peuples finissent toujours par trouver la voie ou les voies qui conviennent, la situation ne se présente pas exactement sous un jour positif, dès lors que la règle du jeu repose sur la tricherie, le subjectivisme, et la destruction des socles sociaux d’égalité devant la loi et devant la mort. Il ne faudrait plus dire ni soutenir, que les hommes naissent libres et égaux, ni que la loi est faite pour tout le monde. Il y a dans ces affirmations devenues chansons dans les tribunes de Guelleh, la plus ignoble des manifestations de tricherie et de tromperie.

Que vaut la vie d’un enfant né dans les sous-quartiers de Djibouti-ville, où le choléra, la malaria et le Sida font partie du décor naturel et remplacent le climatiseur et les Playstations qui encombrent les chambres de quelques rejetons des cités bourgeoises et les salons insolents des pontes des régimes sales ?

Combien coûte la mort d’un enfant des bidonvilles de Balbala, d’Arhiba à la bourse de Guelleh, face à un rejeton des ministres djiboutiens dont les gosses sont logés dans des appartements cossus de Genève et sont conduits chaque matin à l’école à bord des voitures de luxe ?

Que peut attendre un enfant, un jeune Djiboutien, dans un pays où aucun concours n’est ni libre ni transparent ni équitable ? Que peut espérer un jeune homme dans un pays où il est compté et recensé comme un instrument ethnique pour les besoins d’une politique de catégorisation qui reprend tous les ingrédients et toutes les méthodes de l’ancienne Afrique du Sud raciste ?

La situation que vivent les jeunes dans à Djibouti, est celle qui tue les rêves, brisent tous les espoirs, et empêchent aux enfants de se projeter dans l’avenir autrement que par les voies de la violence, de la débauche et de la bêtise. Lorsque des adultes comme Guelleh et compagnies confisquent tous les pouvoirs et jouent avec les emblèmes de la république comme avec de vulgaires mouchoirs de poche jetables, il ne reste plus rien à attendre sinon des déceptions en cascades, le suicide et l’exil.

Le Djibouti qui se présente au monde en ce mois commémoratif de l’indépendance confisquée, n’est pas un exemple d’un contexte serein pour l’émancipation de ces enfants les plus fragiles qui ont longtemps cru que l’heure de la dignité et du bonheur arriverait avec la décolonisation et la modernisation. La cloche de la modernité mondiale a certes sonné, mais pour beaucoup de Djiboutiens, effrayés par la face et les méthodes hideuses du dictateur Guelleh qui refuse de quitter le pouvoir et manigance de changer la constitution pour s’imposer à vie, même les armes ne sont plus la solution. L’exil est devenu la règle pour leur jeunesse.

La perte de l’identité nationale au bout du désespoir

Il faut reconnaître que la conséquence première dans toute société qui crucifie sa jeunesse par des politiques inappropriées est la perte de l’identité fondamentale du terroir sans laquelle, l’être humain n’a plus ni âme ni repères ni attache ni ambition. Du jour au lendemain, par la faute de quelques individus avides de pouvoir et malhonnêtes, des enfants ne croient plus en rien et ne jurent plus que par la défaite et le désespoir.

Il ne suffit pas de faire défiler des centaines de milliers d’enfants des quartiers pauvres soudainement ou occasionnellement habillés et maquillés pour faire bonne mine. Il ne suffit pas de faire vibrer des médias en une journée pour distraire les programmes. De tout temps et dans toutes les autocraties, les dirigeants illégitimes ont su jeter sur les pavés des milliers d’enfants pour chanter leurs louanges, pendant que leurs propres enfants restaient calmement dans leurs salons décorés de moquettes et de rideaux princiers.

La réalité d’un monde sans pitié ni scrupule, où l’on empêche dorénavant des peuples entiers de connaître les joies de la démocratie et des élections libres, magnifie à merveille, cette forme dangereuse de déception qui précipite les révolutions et allume des incendies. Lorsque la certitude du désespoir remplace ainsi la promesse du bonheur, et lorsque l’ambition de la compétence se voit crucifiée par le règne et le diktat des injustices, les flammes couvent et finissent par emporter même les régimes les plus méticuleusement protégés.

Nous sommes nés et avons grandi dans les projets multiples sortis des discours de ceux qui gouvernaient. Nous avons passé la jeunesse sans connaître ni élections libres ni libertés réelles ni dignité ni respectabilité effective. Nous avons juste appris que nos parents ont fait de leur mieux en luttant avec des mains nues pour l’indépendance qui n’est jamais vraiment arrivée.

Nos enfants que l’on appelle jeunes aujourd’hui, pouvaient s’attendre à mieux.

Au contraire, ils découvrent que les choses se sont empirées, que le pays n’a changé que pour mieux cultiver la haine, la jalousie, la division, le tribalisme et la tricherie. Les enfants réalisent que l’école des compétents n’est plus tout à fait la solution, que travailler durement n’est plus réellement récompensé et que être honnête est devenu synonyme d’être idiot et inintelligent. Et puis, ils se demandent que faire ? Ici, aucun parent n’a plus de réponse, et le gouvernement, les dirigeants, n’ont pas de solution sinon celle qui consiste à les sacrifier sur l’autel d’une révolution radicale par un changement institutionnel profond.

Demain c’est leur tour ou c’est la guerre

Partout dans le monde, c’est d’abord la jeunesse qui forme la plus grande armée, la plus redoutable armée, celle qui ne connaît de limite que la destruction de l’ennemi et la conquête de la dignité, la certitude de la victoire. Il n’y a pas de pays, de nation ou d’Etat, qui ne compte pas sur sa jeunesse pour faire la guerre.

Parce qu’à l’âge de la fraîcheur du corps et de l’esprit, l’être humain affiche ses plus valables compétences et sa plus studieuse énergie, le dictateur Guelleh doit prendre du recul et faire attention à ce qu’une jeunesse en colère et mécontente peut développer comme réponse interne. Cette armée redoutable qui sait battre et vaincre l’ennemi extérieur, est encore mieux faite et plus déterminée lorsqu’il s’agit de chasser les régimes pourris.

C’est elle qui renvoya Tsiranana de Madagascar après un règne sans partage.

C’est elle qui scella sans doute le sort d’Hailé Sélassié d’Ethiopie. C’est elle qui a conduit les révolutions les plus significatives qui ont transformé le monde et fait avancer l’humanité. De la révolte des treize colonies d’Amérique du nord aux deux révolutions françaises en passant par toutes les guerres de libération d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et des Caraïbes puis la longue marche de Mao, c’est la détermination de jeunes gens formant des armées qui ont été à l’œuvre.

Au régime de Guelleh, à toutes les autocraties irresponsables et cupides qui chantent les vertus de la jeunesse en déployant des politiques qui les conduisent au désespoir et à la perte de l’identité nationale, il faut sans doute rappeler ces évidences sociologiques, politiques et historiques.

FreeDjibouti

freedjibouti@windowslive.com

http://afraissas.over-blog.com

11/06/09 (B502) Le journal de la Flibuste …. (2 articles en Français)

____________________________ 2 – Portail des sous-marins

Piraterie au large de la Somalie : la justice kényane débordée

Par Rédacteur en chef.

Après l’arrivée au Kénya de 17 pirates présumés remis par l’US Navy, un responsable de la police kényane a estimé que les marines étrangères devraient remettre les pirates à d’autres pays.

"Nous étudions comment, dans un avenir proche, les pirates pourraient être poursuivis aux Seychelles, en Egypte ou à Djibouti à cause de la surcharge," a déclaré Sebson Wandera, chef provincial des opérations de la police.

Il a indiqué que les derniers arrivants devraient être présentés à un tribunal de Malindi, plus au nord, le long de la côte kényane. Et si d’autres pirates présumés continuent d’être remis au Kénya, il faudrait les envoyer à Nairobi, la capitale.

Le Kénya craint que le nombre croissant de pirates présumés ne provoque des tensions avec les pays voisins.

____________________________ 1 – JDD

Piraterie: Le Kenya inculpe 17 Somaliens

La justice kényane a inculpé jeudi 17 Somaliens pour piraterie, au lendemain de leur remise aux autorités par la marine américaine. Ils sont accusés d’avoir attaqué un cargo égyptien, le MV Amira, le 13 mai dernier. Les suspects, qui n’ont pas d’avocat, ont nié ces accusations.

Cent onze pirates présumés sont désormais détenus au Kenya. Cet afflux de prisonniers encombre les prisons de Mombasa et des responsables locaux réclament que les marines étrangères prennent elles-mêmes en charge les personnes qu’elles arrêtent.

11/06/09 (B502) Nouvelles de Somalie …. Danger pour tous à Mogadiscio, par Jean-Philippe Rémy (Le Monde)

J’étais content de tomber sur Abdirazak Ber-Ber, au détour d’un couloir de l’hôpital Madina, à Mogadiscio. Vivant et d’excellente humeur, deux constatations qui ne vont pas de soi pour quiconque habite la capitale somalienne et, comme Ber-Ber, y exerce depuis la fin de l’enfance diverses activités liées à l’utilisation des armes.

Puis j’ai vu le plâtre autour de sa jambe gauche. Il était cassé au niveau du genou, ce qui donnait à sa jambe une articulation bizarre. Mais il en faut plus pour émouvoir Ber-Ber, chef de la "sécurité", c’est-à-dire des miliciens de l’Hôtel Shamo, institution de Mogadiscio. Un obus s’abattant à quelques dizaines de mètres de l’entrée du Shamo, deux mois plus tôt, lui avait fracassé tibia et péroné, blessant aussi gravement son oncle et son père, avec lesquels il bavardait au coin de la rue. Il se remettait doucement, indigné surtout d’avoir été blessé sans combattre. "Blessé comme une femme", feint-il de plaisanter, surpris de partager le sort des centaines d’habitants de Mogadiscio qui s’entassent sur des matelas posés à même le sol dans les hôpitaux de la ville.

L’histoire de Ber-Ber vaut la peine d’être racontée. Très jeune, avant même qu’apparaisse l’ombre de sa première moustache, il était devenu milicien dans les troupes du général Farah Aydeed, célèbre seigneur de la guerre du début des années 1990, lorsque les chefs de faction cassaient la capitale à l’arme lourde en se la disputant et, accessoirement, faisaient aussi la guerre aux troupes de la force internationale déployée dans le pays.

Il y a encore quelques années, Ber-Ber racontait volontiers comment il avait attaqué les troupes américaines déployées en Somalie en 1992-1993, opération conclue par le désastre final d’images télévisées du corps d’un pilote traîné dans les rues de Mogadiscio. Récemment, il évitait le sujet. En ces temps de retour de l’intérêt des Américains pour la Somalie, qui sait ? Cela pouvait s’avérer dangereux. Washington a passé les trois dernières années à appuyer à distance des actions de lutte contre des groupes somaliens qualifiés de "terroristes". Notamment en finançant une alliance de seigneurs de la guerre en 2006 ou, après l’échec de ces forbans face à des milices d’inspiration islamiste, en tirant à l’occasion sur le pays des missiles depuis des bateaux croisant au large, loin des yeux, ou en ouvrant le feu depuis des avions ou des drones qui tournent chaque nuit dans le ciel de Mogadiscio, invisibles mais que chacun peut entendre.

Dans le quartier K5, où se trouve l’Hôtel Shamo, Ber-Ber avait aussi participé à une guerre contre une petite milice clanique locale, nettoyant le secteur avant d’être promu à la tête de la "sécurité" du Shamo. Sans récolter une égratignure. C’est un obus dont il ignore la provenance qui l’a finalement envoyé à l’hôpital, tandis que font rage des combats entre des insurgés islamistes et le gouvernement fédéral de transition (TFG). Le TFG, structure en difficulté, bénéficie de soutiens à l’extérieur, notamment des Etats-Unis, qui, depuis les années 1990, se gardent bien de remettre les pieds dans ce pays fertile en dangers.

Parmi les insurgés, on distingue essentiellement les groupes Al-Shabab ("la jeunesse"). Inspirés par la doctrine puritaine du wahhabisme, ils ont été célébrés par Oussama Ben Laden comme les "champions de Somalie". Plusieurs centaines de combattants "étrangers" venus d’autres fronts du djihad, notamment d’Irak ou d’Afghanistan, ont rejoint leurs rangs.

Au-delà des déclarations sur Internet, il n’est pas certain pour autant que la Somalie soit devenue un champ de bataille majeur pour les sympathisants d’Al-Qaida. D’ailleurs, au final, les distinctions d’ordre politico-religieux entre les responsables du TFG et les combattants d’Al-Shabab sont parfois bien floues. Pour s’emparer des bribes du pouvoir à Mogadiscio, les deux tendances, fragmentées en factions, se battent sans parvenir à l’emporter, tout en s’efforçant de poursuivre la destruction de la ville, demeurée inachevée lors des grands combats des années 1990.

Les obus de mortier pleuvent, selon les jours, sur un quartier ou l’autre, tandis que Mogadiscio continue de se vider. Dans les dernières semaines, plus de 100 000 personnes ont fui la mort. Dans la plupart des districts de la ville, des ONG somaliennes assurent des distributions de nourriture déjà préparée aux malheureux de la ville qui ont tout perdu, jusqu’à l’espoir de s’en aller et à la possibilité de cuire des aliments. Restent surtout des vieillards, des miséreux ou les infortunés gardes des maisons auxquels leurs propriétaires ont intimé l’ordre de rester pour empêcher les pillards d’entrer, tandis qu’eux-mêmes prenaient la fuite.

Un habitant du quartier de Whardighley, presque vidé de ses habitants, et où s’abritent des Shabab, non loin de la présidence, Villa Somalia, note d’un ton rêveur : "Au moins, là où il y a les Shabab, les pillages sont moins nombreux. S’ils voient passer quelqu’un avec un lit sur la tête dans la rue, ils le tuent aussitôt." On ne peut en dire autant des forces du TFG, coalition de milices claniques ou islamistes et de policiers réputés pour leur aptitude à violer toutes les lois. Y compris celles de la guerre à Mogadiscio, ne permettant pas, au grand désespoir de Ber-Ber, "de se venger en respectant la tradition".

Jean-Philippe Rémy
Courriel : jpremy@lemonde.fr.

11/06/09 (B502) LDDH : diffusion d’informations sur l’application (la non-application ?) par Djibouti des recommandations du Conseil pour les Droits de l’Homme et d’autre part sur les exécutions sommaires de journalistes en Somalie (En Français et en Anglais)


Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION DU 11 JUIN 2009

sur l’application des recommandations du Conseil des D.H. par Djibouti

et sur les exécutions sommaires
de journalistes somalis.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) diffuse :


un Appel du Président du Réseau des Défenseurs des Droits de l’Homme de l’Afrique de l’Est et la Corne d’Afrique au Gouvernement Djiboutien pour qu’il mette en application ses engagements pris lors de « Universal Periodic Review Report on Djibouti », qui s’était déroulé en février dernier, notamment en garantissant la liberté de la Presse, actuellement totalement endiguée et de stopper l’étranglement des libertés syndicales.

En effet, la situation sociopolitique est la plus lamentable avec celle en l’Erythrée dans toute la région voir même par comparaison aux pays de la Comessa.

Faut-il rappeler qu’au Zimbabwe, que :

l’Opposition est présente au pouvoir, que

l’Assemblée Nationale regorge d’Opposants au régime,
– les Syndicats libres sont très puissants, que

la Presse libre dénonce régulièrement la corruption et les dérives gouvernementales,

Même l’Ethiopie (connue pour ses crimes de génocide et crimes de guerre à l’égard des populations de la République de Somalie) a une Assemblée Nationale avec une très forte représentation de l’Opposition Ethiopienne qui contrôle aussi un grand nombre d’Assemblées Régionales.

Oui, Djibouti est le seul pays où la Presse Non gouvernementale est INEXISTANTE ;

Oui, Djibouti est l’un des pays à paralyser toutes les activités syndicales comme s’ils étaient des « Terroristes » ;

Oui Djibouti est encore le seul pays où l’Opposition n’a droit à aucun siège à l’Assemblée Nationale, compte tenu des rafles électorales avec le soutien et la complicité étrangère pour des raisons Géostratégiques.

C’est pour ces raisons que l’Opposition a appelé au boycott des élections depuis plusieurs années. Visiblement elle a été entendue, car le taux d’abstention n’a cessé d’augmenté au cours des différentes consultations pour atteiundre lors des dernières élections présidentielles (mascarades) un niveau supérieur à 85%, selon certains hauts Responsables qui préfèrent garder l’anonymat.

En dépit des électeurs venus des pays voisins qui n’ont pas pu endiguer ce raz de marée populaire.

NOEL ABDI Jean-Paul


_______________________ 1 – HRC

Human Rights Council
Eleventh Session
Item 6

Consideration of Universal Periodic Review Report on Djibouti

Read by Mr. Hassan Shire Sheikh, East and Horn of Africa Human Rights Defenders Network

9th June 2009

Mr. President,

On behalf of a network of over 65 human rights organizations from the East and Horn of Africa and the Cairo Institute for Human Rights Studies we would like to start off by commending the continued interaction and engagement by Djibouti and notably by the Djiboutian Ambassador in Geneva, His Excellency Mohamed-Siad Doualeh, with the Council. We hope that this engagement will serve as an example for other smaller Nations from throughout Africa to enhance their own involvement with this mechanism and actively commit to the promotion of human rights throughout the continent and beyond.

We wish to commend the Djiboutian government therefore but also encourage it to build on this engagement by enhancing its collaboration with all international human rights instruments and mechanisms; notably, by extending an open invitation to the Special Procedure Mandate holders, by ensuring timely treaty-body reporting and by publicly speaking out in favour of the International Criminal Court, to which it is State Party, at a time when its initial support for this, amongst other international mechanisms, is more vital than ever before.

We would also like to encourage the government of Djibouti to pay particular attention to many of the points raised both in the Stakeholders report in particular but also during the Interactive dialogue to the issue of freedom of expression and association in Djibouti.

Without a strong, free and vibrant civil society and human rights movement current engagement with the international human rights mechanisms will be limited.

Furthermore, current efforts by the government to establish a national human rights framework, which have been praised by many States during the Interactive Dialogue, will be hampered. Human rights defenders, whether activists or journalists amongst others, are a key component to the establishment of a sustainable and effective national human rights framework.

We therefore call on the government of Djibouti to respect and promote the rights of human rights defenders, notably by bringing an immediate end to the continued harassment of human rights activists, notably the President of the Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme, to create an enabling environment for the independent media by repealing the current press law and passing new legislation, which eliminates criminal sanctions for press offences amongst other provisions, and guarantees freedom of the media as stipulated in the numerous regional and international treaties that have been ratified by the Djiboutian government; and finally, we call on the Djiboutian authorities to refrain from the harassment, arbitrarily arrest and detention of trade unionists.

We hope that the Djiboutian government will seize the UPR as an opportunity to enhance its collaboration with civil society, notably by allowing the involvement of civil society in the follow-up to the review, to expand the space available to free and independent activism, and to allow civil society to serve as a key force in what we hope will be further and stronger collaboration by the government with the international and regional human rights system.

Thank you for your attention.

___________________________ 2 – EHAHRD

EAST AND HORN OF AFRICA HUMAN RIGHTS DEFENDERS NETWORK
Statement 10th June 2009
EHAHRD-Net Index: SOM 016/005/2009

EHAHRDP: Protection of journalists in Somalia must be prioritised as another prominent journalist is killed

The East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project (EHAHRDP) condemns the targeted killing of Mukhtar Mohamed Hirabe, Director of Radio Shabelle- one of Somalia’s leading independent radio stations, on Sunday 7th June in Bakara Market, Mogadishu, by two gunmen, and calls on all actors involved in the conflict to offer human rights defenders, and most particularly journalists, the protection which they require to carry out their vital work.

Somalia is at present one of the most dangerous countries in the world for journalists. Mr Hirabe is the fifth journalist to be killed in 2009 alone in Somalia and the third victim of a targeted killing this year. He had in fact been severely wounded in February 2009 in the very same market, currently under the control of the Al-Shabab militias, in an attack which had resulted in the death of another key journalist, Mr Tahlil Ahmed, who was the Director of Radio HornAfrik, another of the country’s key independent radio stations.

Baabul Nor Mohamed, a Somali Journalist currently in exile, described to EHAHRDP how “ The killing of such a well respected journalist, someone always willing to give a voice to the most marginalised groups in Somalia, will leave a void in the country”.

In the attack which cost Mr Hirabe his life, another journalist of Shabelle Radio, Ahmed Omar Hashi ‘Tajir’, was also shot at by the gunmen and severely wounded. Mr Hashi is currently receiving treatment in Mogadishu but has informed EHAHRDP that he has being receiving threatening calls warning him that next time he would not escape alive.

EHAHRDP seeks to offer its deepest condolences to the family and friends of Mr Hirabe whilst calling on all key actors involved in the conflict to bring an immediate end to the continued targeting of defenders and on key actors to offer them the protection which they require.

“First and foremost, all those involved in the conflict must immediately end their attacks on journalists. Secondly, the government as well as the international community, notably the United Nations Office of the High Commission for Human Rights, must establish an independent and impartial inquiry into the killing of Mr Hirabe, amongst others, and ensure that those responsible are held to account “ says Mr Hassan Shire Sheikh, Executive Director of EHAHRDP. “Such measures aimed at tackling the well entrenched culture of impunity in Somalia will be crucial to bringing an end to decades of violence and lawlessness”.

For more information please contact
Ms Laetitia Bader, Human Rights Officer
at EHAHRDP on +256 775 141 756/
advocacy@defenddefenders.org

10/06/09 (B502) « Biens mal acquis…. », le décès d’Omar Bongo relance le débat sur la « Françafrique » et sur le reste …..(par Bouh Warsama)

Décédé, fausse information………cette fois-ci c’est officiel le président Bongo est décédé et j’oserai même dire enterré ; bien enterré politiquement parlant alors que la polémique sur l’affaire des « Biens mal acquis……… » est plus que jamais relancée.

Procédure dans laquelle le président gabonais, des membres de sa famille et deux autres Chefs d’Etat africains sont mis en accusation. Tout ceci n’étant qu’une première porte ouverte vers d’autres procédures judiciaires diligentées par la Justice française et qui pourraient réserver bien des surprises quant aux complicités « occidentales » et sur l’utilisation pour le moins très particulière des Aides au titre de la Coopération française.

A l’origine de cet affaire figurent bon nombre de plaintes pour :
– recel de détournement de fonds publics,
– abus de bien social,
– abus de confiance et complicité .etc

Plaintes déposées par des ONG dont l’association anti-corruption Transparence Internationale France.

Cette procédure, pour laquelle la doyenne des Juges d’Instruction financiers de Paris a donné son feu vert début mai de cette année à l’ouverture d’une enquête judiciaire, s’est vue être opposée par le Parquet de Paris qui a saisi la Cour d’appel en vue de son annulation.

Le tribunal devant dire très bientôt si la justice peut ou non enquêter sur cette affaire des « bien mal acquis.. » au détriment des populations des pays concernés.

Se pose toujours le problème du bien fondé ou pas d’une action publique à l’encontre de tout Chef d’Etat qui dispose d’une immunité la plus totale jusqu’à ce jour pour tout « délit » lié à sa fonction.

En clair, un Chef d’Etat peut TOUT FAIRE EN TOUTE IMPUNITE………

– VGE lance un pavé dans la mare aux « Canards »

Jamais avare de « coups de poignard » à l’égards de son ancien Premier Ministre, le président français Valéry Giscard d’Estaing a rompu le silence « diplomatique » entourant habituellement un tel sujet, affirmant que « le président gabonais avait financé en 1981 la campagne de Jacques Chirac » qui se présentait contre lui au premier tour des présidentielles.

VGE a déclaré à la presse française : « J’ai appelé Bongo et je lui ai dit « Vous soutenez actuellement la campagne de mon concurrent », alors il y a eu un temps mort et il m’a dit « Ah vous le savez.. » ………………..A partir de ce moment-là j’ai rompu mes relations personnelles avec lui »

Il fut dit à cette époque que la réélection de VGE aurait été plombée par l’affaire des « diamants offerts par le dictateur Bokassa » sur intervention discrète de Jacques Chirac………..

Le nouveau président François Mitterrand renvoyant « la balle » à M Chirac en écartant plus tard son propre PM Michel Rocard et candidat socialiste à ces mêmes élections présidentielles.

– Omar Bongo : « Si je veux détruire la classe politique française, je le peux »

Interrogé sur les affirmations de l’ex président VGE, le bureau de M Chirac n’a pas réagi alors que l’ancien Ministre Charles Pasqua nous a rejoué la scène de la grande indignation à laquelle il nous avait habitués déjà.

Oubliant un peu trop vite que lui-même est la grande figure française de la « Françafrique » et qu’il bénéficia d’un salvateur non-lieu judiciaire dans l’affaire Elf de financements occultes aux ramifications gabonaises.

Dans la matinée d’hier Charles Pasqua avait lâché quelques phrases à double sens dont il a le secret du genre :

« S’il (VGE) a des éléments de preuve, il faut qu’il leur donne (justice) » tout en utilisant son habituelle langue de bois « Je n’ai jamais entendu parler, y compris par Bongo, qu’il aidait financièrement………….tel ou tel » en ajoutant « Si jamais il a aidé financièrement tel ou tel, c’est plutôt au niveau des présidents de la République qu’il faudrait s’adresser. Il y en a qui sont encore en vie….. » confirmant ainsi qu’il n’a toujours pas digéré d’avoir été écarté par M Chirac de toute possibilité d’être candidat à la magistrature suprême en France.

En politique, la rancune n’est que la preuve de l’impotence et de l’apathie des faibles. C’est une maladie qui ne pardonne pas.


Caricature Roger Picon

– Ismaïl Omar Guelleh : « Chirac me doit tout, j’ai financé ses élections »

Que devrait-on penser des affirmations d’IOG qui n’hésiterait pas à déclarer à son entourage qu’il aurait financé les élections de Jacques Chirac ?

A la condition que ces faits soient avérés exacts (témoignages dignes de foi), on serait alors en droit de poser la question de savoir si derrière le « maintien de la présence française à Djibouti par TOUS les moyens » ne se cacheraient pas d’autres intérêts personnels inavouables.

Dès lors, on comprendrait le pourquoi de cette indigne collusion et les motivations profondes de toutes les oppositions à la poursuite de la recherche de la vérité par la Justice française dans l’affaire du meurtre du Juge Bernard Borrel en octobre 1995 à Djibouti.

Il y a hélas loin de la fable quelque peu théâtrale – que l’on cherche à nous faire ingurgiter et digérer – à la vérité vécue.

A Djibouti, en France et ailleurs dans le monde comment peut-on admettre que l’on puisse laisser assassiner impunément la Justice d’un pays ?

Les silences du « Politiquement correct »

Globalement, les politiques ont couvert le défunt Omar Bongo de louanges avec, toutefois, de rares exceptions comme le député vert Noël Mamère dénonçant une « crapule » ou l’ex juge Eva Joly.

La nouvelle eurodéputée et ancienne juge de l’affaire Elf, exécrée par le président gabonais de son vivant, a dénoncé à maintes reprises la mal- gouvernance au Gabon et assuré « qu’il avait bien servi les intérêts……..des hommes politiques français ».

En près de 42 ans, Omar Bongo aura connu tous les présidents de la 5ème république. Ancien agent des services de renseignements français, il fut installé au pouvoir par la France et il a continué..

Selon M Comi Toulabor, Directeur de recherches au Centre d’étude d’Afrique noire à Bordeaux «………. les accusations de VGE n’ont rien d’étonnant. C’est quelque chose que l’on sait depuis très longtemps, mais très difficile à prouver.
Bongo a souvent dit ; si je veux détruire la classe politique française, je le peux……….

Jusqu’à sa mort, et même après, on a jamais entendu un politique français le critiquer………. »

Après la Françafrique la Sarkoafrique ?

Ce décès signera t-il la vraie fin de la « Françafrique » ? Rien n’est moins certain.

Si, comme nous l’avons écrit, « l’évolution de ce monde ne connaît pas la marche arrière » malgré tous les murs qu’on lui oppose, on est partagé quant aux promesses du président Sarkozy et les réalités sur le terrain.

Ce dont nous sommes quasiment certain, c’est que quel que peut être le procédé utilisé, il convient de bousculer véritablement toutes les mauvaises habitudes instaurées par la tyrannie mafieuse car c’est encore le meilleur moyen de faire évoluer les choses.

Faute de quoi ce serait alors indubitablement non point une évolution constructive et gage d’un changement dans le calme mais une révolution menée par le peuple avec toutes les conséquences catastrophiques que l’on a pu mesurer par le passé, ailleurs et de par le monde.

Le marasme en Somalie étant le meilleur exemple de ce que nous affirmons.

La guerre est une forme de jeu qui rapporte beaucoup d’argent à quelques-uns au détriment d’un grand nombre. Vouloir la Paix c’est avant tout avoir la volonté de s’en donner les moyens.

– Nous ne porterons pas le deuil des tyrans et de …leurs amis et complices

Fort de sa longévité hors du commun mais surtout de l’immense fortune amassée par tous les moyens au sommet du Gabon, « Le Hadj » Omar Bongo s’était octroyé le luxe (tout comme le firent Hassan Gouled puis Ismaïl Omar Guelleh) de financer des campagnes électorales en France notamment celles de François Mitterrand comme l’a écrit le journaliste enquêteur Pierre Péan dans « Affaires africaines » …….

Bongo laisse un gigantesque parc mobilier et immobilier en France mais aussi un peu partout dans le monde. Mobiliers d’époque et tableaux agrémentant de grandes propriétés, des immeubles et de somptueuses maisons de maître classées, des châteaux de renom ainsi que des comptes bancaires secrets qui bien évidemment feront le bonheur des paradis fiscaux qui les hébergent.

A l’instar de Djibouti sous le régime tyrannique d’IOG, pendant ce temps le peuple gabonais est logé à la même enseigne que les Djiboutiens, manquant de tout et rêvant à l’avènement d’une démocratie et d’un mieux vivre.

Avec un tel bilan, la terre dans laquelle seront ensevelis Bongo, IOG, Mugabé et consorts… ne leur sera pas légère du tout alors que les lieux de leur sépulture seront bien vite désertés ; y compris et surtout par leurs « amis et complices ». De même, les portes du paradis de Dieu leur seront fermées à tout jamais.

Les Africains qu’ils prétendent ou prétendaient cyniquement représenter ne se mettront pas en deuil, et ne verseront pas de larmes eux non plus.

Certes par décence nous n’applaudirons pas au décès de ces tyrans mais TOUT nous autorisera à jeter sur leur dépouille, tout le moins, un regard d’indifférence.
Le véritable mal des tyrans n’est pas l’affaiblissement du corps, c’est l’indifférence que leur opposera le peuple affamé et humilié.

Le décès d’Omar Bongo n’apporte pas de grands changements dans la vie quotidienne du peuple gabonais, car les héritiers du « royaume Bongo » – Ali et Pascaline Bongo – seraient déjà politiquement positionnés pour la succession après les élections qui auront lieu dans 45 jours.

L’un et l’autre sont dors et déjà « parrainés » par Bolloré – ami personnel du président Sarkozy – et par Christophe de Margerie de TotalFinaElf et par bien d’autres, déjà « dans la place depuis que la Françafrique existe », pour « protéger… » à leur manière le pouvoir en place mais plus assurément leurs propres intérêts.

– Djibouti dans la tourmente !

Pour prévenir l’implosion sociale qui se profile à l’horizon sous des pouvoirs tyranniques actuels et éviter que le roi Ismaïl Omar Guelleh ne meure pour que vive le roi Aïnaché Ismaïl Omar ……….. si l’indifférence ne suffit pas, la seule solution qui reste au peuple, à la jeunesse africaine en général et djiboutienne en particulier est celle qui consiste à opposer à Ismaïl Bobard comme à tous les tyrans une résistance farouche. Une résistance menée par une solide organisation de la jeunesse éclairée par toutes les leçons à tirer de l’histoire récente des jeunes Républiques qui de « république » n’ont que le nom.

Une sédition politique ouverte, mobilisant tout ce qui peut l’être vers un même but qui est la chute du tyran Guelleh et qui doit incontestablement puiser sa force dans les valeurs endogènes africaines – locales et régionales.


Caricature Roger Picon
Avec une large opposition en mouvement permanent et sincère, dirigée par des femmes et des hommes altruistes, humains et de grand courage, foncièrement animés par l’esprit du bien commun ; celui du patriotisme sans aucune trace de compromission.