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05/12/2015 (Brève 533) Résolution de la LDDH portant publication de la liste des membres du Conseil national des droits de l’homme.

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Vu les Statuts de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH);
Vu le Procès-verbal de l’Assemblée Générale de la LDDH du 07 octobre 2015;

Le Bureau exécutif de la LDDH réuni le vendredi 04 décembre 2015 à son siège provisoire à Cheikh Moussa, Balbala

Décide la publication de la liste des membres du Conseil National de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains arrêtée comme suit:

  1. Djama Waiss Guedi
  2. Hassan Obsieh Ahmed
  3. Houssein Abdallah Dougsieh
  4. Abdi Mahamed Mousse
  5. Haroun Isse Ali
  6. Elmi Omar Loh
  7. Youssouf Mahamoud Nour
  8. Abdillahi Soubane Boudin
  9. Abdoulkader Hamad Bililis
  10. Tamer Mohamed Nasser
  11. Djama Omar Ahmed
  12. Farah Mohamed Douksieh
  13. Idriss Abdi Haoule
  14. Ahmed Omar Ahmed
  15. Ayanleh Mohamed Hadi
  1. Yacin Abdi Saad
  2. Mohamed Abdillahi Soubaneh
  3. Abdirahman Ali Guelleh
  4. Moktar Osman Igueh
  5. Mouhaydin Abdillahi Khaireh
  6. Mouktar Darar Kayad
  7. Souleiman Igueh Guirreh
  8. Hassan Houssein Hoch
  9. Mogueh Ali Guedi
  10. Elmi Daher Elmi
  11. Neima Aden Hassan
  12. Saada Farah Bouraleh
  13. Roun Samireh Warsama
  14. Moumina Omar Rayaleh
  15. Nima Abdillahi Robleh
  16. Saida Abdillahi Omar
  17. Ayan Abdi Waiss
  18. Badria Mohamed Abdi
  19. Houssein Robleh Waiss
  20. Youssouf Omar Aden
  21. Barkat Djama Farah
  22. Mohamed Guelleh Galab
  23. Moustapha Abdi Aouled
  24. Osman Yonis Djibril
  25. Aboubaker Abdi Ahmed
  26. Houssein Abdillahi Hassan
  27. Aboubaker Omar Sougueh
  28. Yacin Koumaneh
  29. Ismail Hamadou Hassan
  30. Said Ahmed Ibrahim
  31. Gadito Mohamed Gadito
  32. Mohamed Aden Mohamed
  33. Hamadou Orbisso Ali
  34. Ali Ahmed Kamil
  35. Ali Haydar
  36. Moussa Aden Omar
  1. Kamil Mola Ali
  2. Ali Mohamed Moussa
  3. Omar Ismail
  4. Mohamed Hassan Fod
  5. Ahmed Omar Mohamed
  6. Hassan Robleh Farah
  7. Idriss Houssein Guirreh
  8. Zamzam Houssein Farah
  9. Ahado Kayad Ali
  10. Ali Mohamed Hassan
  11. Ali Bouha Mohamed
  12. Cheikho Ali Araita
  13. Ali Aboubaker Houmed
  14. Moumina Isse Bourhan
  15. Zeinab Ibrahim Dini
  16. Kadidja Daoud Ibrahim

Cette présente résolution sera publiée partout où besoin sera.

Fait à Djibouti, le 04 décembre 2015.

Le Président de la LDDH :
    Omar Ali Ewado
Tél : +253 77 61 55 49
E-mail : iwado_lddh@yahoo.fr

08/01/10 (B532) Nouvelles de Somalie. En raison des attaques multiples et des menaces islamistes, le PAM suspend son aide aux populations du sud de la Somalie, privant des centaines de milliers de personnes d’une aide vitale. (6 articles en Français)

______________________ 6 – Nouvel Obs avec Reuters

Onze morts dans des duels d’artillerie à Mogadiscio

Des tirs d’artillerie ont fait au moins onze morts à Mogadiscio, où des rebelles islamistes ont tiré au mortier sur le palais présidentiel, provoquant la riposte des forces gouvernementales, rapportent des témoins.

Les insurgés ont bombardé la Villa Somalia et les troupes gouvernementales ont répliqué en tirant notamment sur le quartier de Yaqchid, dans le nord de la capitale.

"Nous avons jusqu’ici récupéré onze morts et 34 blessés", a déclaré à Reuters Ali Muse, responsable des services d’ambulances de la ville. "Tous ont été atteints dans différents secteurs du nord de la capitale. Les tirs se poursuivent sporadiquement et on craint que le bilan ne s’alourdisse", a-t-il ajouté.

Abdi Cheikh et Abdi Gouled,
version française Guy Kerivel

______________________ 5 – Bruxelles 2 – Europe de la Défense

Mission de formation des militaires somaliens (Eutra): la dernière ligne… courbe ?

La programmation de la mission militaire de l’UE contribuant à la formation des forces de sécurité somalis (selon le nom officiel : "EU Military Mission to contribute to the training of Somali Security Forces") évolue lentement. Cela fait maintenant plus de six mois qu’on en discute au sein des groupes du travail ou du Comité politique et de sécurité (COPS). Le premier document mis en circulation date de début juillet ! Mais aucune décision définitive n’a toujours été prise. Les Européens peaufinent leurs plans ! Mais hésitent encore à s’engager dans une mission de nature bien différente…

Une décision en janvier ?

Une option stratégique a été adoptée au conseil des ministres de la Défense de novembre dernier, avec l’adoption d’un concept de gestion de crise (1). Et plusieurs MSO (options stratégiques militaires) ont été successivement discutées pour aiguiller le travail des militaires et planificateurs (2). L’Espagne a accepté le rôle de Nation-Cadre (3) et un planificateur a été désigné.

Mais le lancement officiel tarde.

Pour un proche de Catherine Ashton, la Haute représentante de l’UE à la politique étrangère, il n’y a pas d’ambiguité : "Le changement institutionnel a sans doute légèrement retardé la prise de décisions. Mais, très prochainement, une décision pourrait être prise". Peut-être dès le Conseil de janvier (le premier qui sera présidé dans le format "Traité de Lisbonne" par la Haute représentante), voire celui de février, selon certains avis, en tout cas avant le délai de mai 2010 avancé par certains diplomates d’Etats membres. Le COPS se réunit, vendredi, et a sur sa table ce dossier pour "déblayer" les derniers points difficiles. Et le groupe des diplomates peaufine un projet de décision du Conseil. La discussion est de plusieurs natures d’après le témoignage d’un expert du dossier.

Les questions qui restent en discussion

Une discussion est d’ordre politique : Faut-il ou non que les Européens s’engagent dans cette région du monde ? Faut-il une nouvelle mission PESD ?
Ne faut-il pas laisser plutôt la place à des actions bilatérales ? Dans cette discussion, on retrouve celui que j’appelle "l’hésitant historique" – le Royaume-Uni (4) -, mais aussi les Pays-Bas. Mais d’après un membre du COPS, si ces hésitations existent encore, d’autres problèmes plus "techniques" sont aussi évoqués.

Une autre façon d’évoquer des réticences politiques diront les pessimistes, le signe que la plupart des Européens sont entrés dans la discussion concrète, diront les optimistes. Il est aussi un fait qui ne peut être laissé de coté : l’engagement américain et britannique au Yémen principalement et en faveur de l’Amisom, également,

Les questions "techniques" sont diverses. On peut les résumer à trois essentiellement :

1° Comment s’assurer que les militaires somaliens, ainsi formés, ne vont pas ensuite retourner leurs armes. Question d’autant plus cruciale à la lumière des derniers attentats en Somalie (lire la "redoutable découverte des Ougandais" – à venir).

2° Comment payer et équiper les militaires ainsi formés. Question délicate alors qu’officiellement l’UE ne finance pas ce type de prestations. La solution pourrait passer par l’Union africaine et une collaboration avec les Etats-Unis (notamment pour les armes) pourrait s’esquisser.

3° La nécessité d’avoir un accompagnement médical. La situation en Ouganda ne paraît pas suffisante en matière médicale. Et il pourrait être nécessaire d’avoir une structure type Rôle 2 sur place.

Le contenu de la formation : des modules plutôt qu’une formation de base

Certaines questions ont été résolues, notamment le lieu (l’Ouganda) et le contenu de la formation : plutôt qu’une formation de base (comme les Français l’ont assuré à Djibouti en 2009) et comme l’assurent déjà les Ougandais, les Européens proposeraient d’assurer la tenue de modules spécifiques comme sur l’encadrement, sur certaines procédures (arrestations ou appréhensions de suspects, etc.).

Ce qui a plusieurs avantages : ménager l’Union africaine, nécessiter moins d’hommes, "avoir une réelle valeur ajoutée" plus en phase avec la tradition européenne. résoudre une question politique (qui heurte certains pays, former des militaires au combat n’est pas vraiment une mission traditionnelle de l’UE davantage orientée vers l’Etat de droit ou le peacekeaping). En matière d’effectif, il ne semble pas vraiment avoir de problèmes : les Etats ayant déjà annoncé leur participation chiffrée (Espagne, France, Hongrie, Slovénie…) assurant déjà l’effectif suffisant pour démarrer la mission.

___________________________ 4 – Voie 3

En Somalie les personnels humanitaires victimes de menaces

Des menaces grandissantes, la multiplication des embuscades visant les opérations humanitaires et une série d’exigences de la part de groupes armés ne permettent pratiquement plus au Programme alimentaire mondial (PAM) de continuer à nourrir un million de personnes dans le sud de la Somalie, a annoncé mardi cette agence des Nations Unies.

Les opérations humanitaires dans cette partie du pays étant de plus en plus souvent la cible d’attaques, le PAM est sérieusement préoccupé par les souffrances imposées aux catégories les plus vulnérables d’une population affamée. Il dénonce le fait que l’on s’en prenne ainsi de manière inhumaine à des opérations purement humanitaires ce qui constitue une situation sans précédent.

Le PAM continue d’organiser des distributions de vivres dans le reste du pays, y compris la capitale, Mogadiscio. Il aide ainsi 1,8 million de Somaliens à se nourrir, soit les deux tiers des personnes dans le besoin.

En raison de la situation dans le Sud, les ressources et les humanitaires qui étaient déployés dans cette région sont en cours de redéploiement pour parer à toute éventualité, notamment au cas où l’interruption des distributions alimentaires provoquerait un exode. Des réserves de vivres ont été « prépositionnées » et tout est prêt pour faire face à des mouvements de population que ce soit à l’intérieur de la Somalie comme aux frontières avec ses voisins.

Le PAM rappelle qu’il est une agence de l’ONU apolitique et impartiale présente depuis plus de quarante ans en Somalie où elle fournit une assistance aux plus pauvres parmi les pauvres. La pression exercée par les groupes armés dans le sud du pays constitue désormais un obstacle à l’accomplissement du mandat humanitaire du PAM.

La sécurité de ses équipes demeure une préoccupation fondamentale pour celui-ci. Des attaques récentes, des menaces, des actions de harcèlement et des demandes d’argent de la part de groupes armés ont perturbé l’acheminement des vivres et rendu pratiquement impossible l’assistance à un million de personnes vulnérables dont de nombreux femmes et enfants.

Bon an mal an, la Somalie n’est pas en mesure de répondre à plus de 40% des besoins alimentaires de sa population par sa production locale. Ces cinq dernières années, le chiffre a été plus proche des 30%.

Le PAM est la plus grande organisation humanitaire du monde. Il prévoit cette année de nourrir plus de 90 millions de personnes dans 73 pays.

___________________________ 3 – Le Monde

Un million de Somaliens menacés de famine après le retrait forcé du Programme alimentaire mondial

Un million d’habitants de la Somalie sont menacés de famine après la décision, annoncée, mardi 5 janvier, par le Programme alimentaire mondial (PAM), de "suspendre" ses distributions de vivres dans la partie sud de ce pays sans Etat de la Corne de l’Afrique. Le PAM, agence des Nations unies dont dépend la survie d’un total de 3 millions de Somaliens, soit un tiers de la population, avait déjà subi des assassinats d’employés et des attaques de pirates contre ses bateaux. Cette fois, ce sont les menaces et les exigences des miliciens islamistes du mouvement Al-Chabab, aux commandes d’une large partie du pays, qui conduisent le PAM à ce retrait.

Les islamistes ont exigé des rares organisations humanitaires encore présentes qu’elles licencient tout leur personnel féminin et qu’elles acquittent une taxe mensuelle de 20 000 dollars pour leur sécurité, a indiqué, mardi, Peter Smerdon, représentant de l’agence de l’ONU en Afrique de l’Est. Des demandes jugées "inacceptables" par le PAM.

Récemment, les menaces s’étaient intensifiées et un ultimatum posé, exigeant la cessation de toute activité le 1er janvier. En décembre 2009, des grenades ont été jetées par deux fois sur le bureau de l’ONU à Mogadiscio et un employé a été assassiné le 22 décembre. Le PAM a tenté de répondre aux exigences des groupes armés en organisant des réunions avec les anciens dans les villages, sans réussir à obtenir des garanties de sécurité suffisantes, a expliqué, mardi, un de ses porte-parole à Genève.

Risque d’exode

Les islamistes du mouvement Al-Chabab accusent le PAM de ruiner l’agriculture locale en contraignant les Somaliens à dépendre de l’aide alimentaire internationale. "Nous sommes très heureux de voir le PAM et les autres agences d’espionnage suspendre leur travail", a déclaré un responsable des miliciens à l’agence Reuters.

Le PAM, présent en Somalie depuis quarante ans, a répliqué à ces accusations récurrentes en rappelant que la production locale "n’a atteint que 30 % des besoins alimentaires des Somaliens" ces cinq dernières années. De son côté, un porte-parole d’Ahlu Sunna Waljamaca, une milice adverse, proche du gouvernement fédéral de transition (TFG) soutenu par les Occidentaux et l’ONU, voit dans le retrait du PAM une "bonne nouvelle", car il estime que l’aide alimentaire profitait à Al-Chabab.

L’aide va continuer à être distribuée au centre et au nord, y compris à Mogadiscio. Mais le PAM se prépare à un exode, vers le nord et les pays voisins, des Somaliens du sud, privés d’aide et affamés.

Philippe Bernard

___________________________ 2 – IRIN (ONU)

SOMALIE: Des milliers de déplacés par les combats

Des milliers de familles ont fui la ville de Dusamareb, la capitale régionale de Galgadud, dans le centre de la Somalie, après un week-end de combats entre les groupes islamistes qui a fait des dizaines de victimes et de nombreux blessés, ont déclaré des habitants à IRIN.

Le 2 janvier, les milices al-Shabab ont attaqué Dusamareb, à 500 kilomètres au nord de la capitale Mogadiscio, et brièvement pris le contrôle de la ville à Ahlu Sunna Waljama’a – un groupe soufi traditionnel –, avant d’en être à nouveau délogé.

« Notre estimation est qu’entre 6 000 à 7 000 familles [32 000 à 42 000 personnes] ont fui et sont maintenant déplacées », a dit à IRIN le sheikh Abdirahman Gedoqorow, un leader religieux.

La plupart des déplacés sont dispersés dans les villages et les localités rurales de la région, a-t-il dit.

M. Gedoqorow a dit que les personnes déplacées faisaient face à des conditions difficiles du fait d’une assistance insuffisante dans les régions où ils avaient fui. « Il n’y a personne là-bas pour les aider et la région a été ravagée par la sécheresse ».

Il a dit que les déplacés avaient « désespérément » besoin de matériel pour les abris, de nourriture et d’eau, le besoin le plus urgent.

Nombre de morts en augmentation

Un dirigeant local estime que jusqu’à présent 50 personnes sont mortes durant les combats et qu’au moins 80 ont été blessées. Cependant, un journaliste, sous couvert d’anonymat, a dit que le nombre de morts était probablement plus élevé.

Les deux groupes se battent pour le contrôle des régions du centre du pays depuis qu’Ahlu Sunna Waljama’a avait mis en déroute al-Shabab dans cette région en décembre 2008.

Le journaliste a ajouté qu’on avait rapporté que depuis, al-Shabab avait quitté la région. « Ils ne sont nulle part autour de Dusamareb. Ils se sont fait battre samedi [2 janvier] ».

Dusamareb, une ville de 40 000 habitants, a accueilli durant ces trois dernières années des milliers de personnes déplacées venant de Mogadiscio. « Que ce soient des habitants ou des personnes déjà déplacées, presque 80 pour cent sont maintenant des déplacés », a ajouté le journaliste.

Sécurité assurée

Tout en reconnaissant que les agences d’aide seraient réticentes à venir en aide aux déplacés – au vu de l’insécurité – M. Gedoqorow a dit que les agences cherchant à aider devraient contacter les responsables des communautés.

« Malgré les rumeurs, la situation est maintenant sous contrôle et nous avons une sécurité totale dans la ville », a-t-il dit. « Personne ne devrait avoir peur ».

Des combats sporadiques se déroulent dans le pays depuis que les troupes éthiopiennes se sont retirées en décembre 2008, laissant face à face les forces gouvernementales soutenues par l’Union Africaine et les insurgés islamistes.

Les travailleurs humanitaires estiment qu’au moins 3,6 millions de Somaliens ont besoin d’assistance dans l’ensemble du pays, et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) estime que jusqu’à 1,5 million de Somaliens sont déplacés.

Abdirazaq Moalim, le responsable du service de l’éducation à Dusamareb, a dit à IRIN que toutes les écoles de la ville étaient fermées car la majorité des élèves n’est plus là.

« Les élèves ne sont pas encore revenus et nous ne savons pas quand ils reviendront », a dit M. Moalim, qui avait lui aussi fui avec sa famille.

Il a dit qu’il y avait un sentiment de peur généralisée d’un retour d’al-Shabab.

M. Moalim a dit que de nombreux déplacés étaient partis dans des régions où il y avait très peu d’eau. « Je transporte cinq jerricans [20 litres] d’eau aux déplacés à Eil Barkad [10 kilomètres au nord de Dusamareb] », a-t-il dit.

______________________________ 1 – Nouvel Obs avec AP

Le PAM suspend son aide dans le sud de la Somalie

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé mardi qu’il cessait de distribuer de l’aide à un million de personnes dans le sud de la Somalie en raison d’une "multiplication des menaces et attaques" contre son personnel.

Ces attaques et menaces "font qu’il est devenu virtuellement impossible pour le PAM de poursuivre ses opérations d’aide à un million de personnes dans le besoin au sud de la Somalie", explique l’agence onusienne dans un communiqué.

Le PAM poursuit ses distributions dans le reste du pays, notamment dans la capitale, Mogadiscio, à plus de deux tiers des personnes qui ont été ciblées, soit 1,8 million de bénéficiaires.

Les ressources et le personnel ont été redéployés dans le nord et le centre du pays. Au moins quatre employés du PAM ont été tués ces 18 derniers mois et les militants ont menacé et pillé trois de ses bureaux dans le sud, selon Emilia Casella, une porte-parole.

Les groupes armés demandent que le PAM et d’autres organisations humanitaires retirent les femmes de leur personnel et exigent le versement de plusieurs dizaines de milliers de dollars pour garantir la sécurité des employés humanitaires, ajoute-t-elle.

L’agence a tenté de régler cette question en rencontrant les anciens des villages mais n’a pas pu obtenir les garanties nécessaires pour la sécurité de son personnel, explique la porte-parole du PAM. "Nous avons besoin de garanties concrètes de la direction" des mouvements armés.

Le PAM se tient prêt pour tout éventuel mouvement de population soit en Somalie, soit aux frontières vers les pays limitrophes

08/01/10 (B532) Usine nouvelle : La Chine investit au Kenya

Pascal Coesnon

Afin de sécuriser son approvisionnement en pétrole, l’ex-empire du Milieu va aider financièrement le pays d’Afrique de l’Est.

Tout le monde le sait : la Chine aime l’Afrique. Ainsi, le gouvernement chinois vient de décider de financer à hauteur de 7,17 millions de dollars (540 millions de shillings) la construction d’un second port à Lamu, sur la côte nord-est, d’une deuxième ligne de chemin de fer Mombasa-Kampala (Ouganda) et d’un couloir autoroutier reliant le Kenya à l’Ethiopie et au Sud-Soudan. Toutefois, le projet initial du gouvernement kenyan, décidé en avril 2008, pour le développement des infrastructures du pays, qui comprenait en plus la construction de trois aéroports, s’élevait à 22 milliards de dollars.

« Pour que l’Afrique décolle, il est très important de construire les infrastructures permettant aux Etats d’avoir des échanges commerciaux à grande échelle, et donc la Chine aimerait contribuer à l’édification de ces infrastructures ici », se félicite Yang Jiechi, le ministre chinois des Affaires étrangères. De son côté, le président kenyan Mwai Kibaki « a remercié le gouvernement chinois pour son engagement à financer une partie du corridor du nord ».

Ce projet permettra ainsi de fournir une route alternative pour l’exportation du pétrole soudanais vers la Chine. Le pétrole est aujourd’hui acheminé par pipeline depuis l’Etat d’Unité dans le Sud-Soudan jusqu’au port soudanais de Port Soudan sur la mer Rouge. Le Sud-Soudan est une région semi-autonome, qui doit se prononcer sur son indépendance par un référendum organisé en 2011.

07/01/10 (B532) Nouvelles de Somalie (1 article du 5/01)

__________________________ 1 – El Moujahid (Alger)

Somalie, Mogadiscio : l’armée “prête” à reprendre le contrôle de la ville aux insurgés avant fin janvier

L’armée somalienne « est prête à chasser les groupes d’insurgés somaliens de la capitale Mogadiscio d’ici la fin du mois de janvier, et à reprendre ensuite le contrôle d’autres zones dans le pays, a déclaré le chef du gouvernement somalien de transition Omar Abderashid Sharmarke. « Nos soldats sont prêts à agir et à chasser ces terroristes de la capitale d’ici la fin janvier, puis à reprendre le contrôle d’autres zones du pays », a indiqué M. Sharmarke.

Des affrontements avaient éclatés en début de semaine dans la ville de Dhusamareb (centre) entre la milice armée « Ahlu Sunna Wal Jammaa », allié du gouvernement et les insurgés du groupe armé « Shebab », faisant au total 47 morts. Ces affrontements avaient éclaté samedi suite à une attaque des « Shebab » lancée à Dhusamareb, à 560 km de la capitale de Mogadiscio. Les membres de la milice « Ahlu Sunna » avaient répliqué par des tirs d’artillerie.

Le groupe « Ahlu Sunna » a repris dimanche le contrôle de la ville de Dhusamareb (centre) aux insurgés « shebab » qui les en avaient délogés la veille, ont rapporté des habitants de la ville, cités par les agences de presse.

Depuis 1991, la Somalie est le théâtre de violences quasi-quotidiennes, pour la plupart attribuées à des groupes d’insurgés liés aux milices des ex-tribunaux islamiques, défaits de Mogadiscio, lors d’une opération des forces gouvernementales somaliennes appuyées par des troupes éthiopiennes.

07/01/09 (B532) Candidature pour le moins incongrue ; mais c’est bien qu’une valeur a priori sans usage soit ainsi restaurée dans toute sa dimension de l’inutilité et du futile………… (1ère partie) (Par Bouh Warsama)

La vérité sur les effets pervers du régime politique imposé par Son Excellentissime Sérénité IOG dépasse la fiction en cela qu’elle est infiniment plus dramatique qu’elle ne le laisse paraître.


Retrouvez l’intégralité des chroniques
de Bouh Warsama : lien

Drôle d’idée que celle
d’Aden Robleh Awaleh.

Alors qu’on le pensait être retiré de la vie publique djiboutienne

– pour ne pas dire enterré et comptant inlassablement ses « deniers de Judas » au plus profond de sa sépulture politique afin que nul ne le voit compter sa fortune –

le voici soudainement « ressurgi de ses cendres » pour faire acte de candidature aux aléatoires prochaines élections présidentielles à Djibouti.

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’à près de soixante dix ans le « vieux combattant des temps anciens » a conservé tout le moins un don ; celui de nous surprendre, dans le fond et la forme avec la farce qu’il nous propose.

Au sein de l’opposition et des observateurs étrangers, sur le fond, nombreux sont celles et ceux qui pensent que cette initiative de candidature est franchement ubuesque ; alors que sur la forme tout laisse à penser que c’est un projet d’autant plus surprenant qu’il vient jeter un peu plus le doute sur une situation déjà bien plus que confuse.

Que pourrait-il cacher ?

Rien n’interdit de penser que si ce projet de candidature a été révélé aussi longtemps à l’avance c’est qu’il pourrait fort bien n’être qu’un nouveau stratagème de « poudre aux yeux » – made by IOG/ARA Collaboration et sur ordre du premier nommé – pour tenter de masquer bien des aspects d’une nouvelle mascarade électorale.

Un travestissement carnavalesque avant la lettre, préparatoire à un ersatz de scrutin sauce Ismaïl Bobard ayant, comme à l’accoutumée, valeur de représentation d’une « grande guignolade » sur la place publique.

A Djibouti sous le régime d’Ismaïl Omar, même quand cela a l’air sérieux, c’est tout de même que du spectacle de marionnettiste. Invariablement, il nous a habitués à jouer toujours la même pièce…burlesque et à nous présenter la même « salade » difficile à digérer.

La question se pose donc de savoir si au moyen d’une telle initiative parfaitement loufoque, Aden Robleh ne s’essaierait-il pas à tenter de faire croire aux électrices et aux électeurs djiboutiens qu’il aurait été touché par « la grâce divine ».

Imaginez un instant qu’une sorte d’éclairage céleste l’aurait inondé de ses grâces, le transportant à nouveau dans le camp des « Gentils-Opposants-Politiques » (G.O.P) à Ismaïl Omar Guelleh.

De qui se moquerait-on ? Soyons sérieux !

Tout ceci nous laisse plutôt à penser que ce serait une puérile manœuvre bassement politicarde que de vouloir nous faire prendre, une nouvelle fois, des « vessies pour des lanternes ».

Que constatons-nous ?

D’un côté Ismaïl Omar n’a de cesse de nous imposer son plus grand air de violon en laissant croire qu’il fera modifier la Constitution – un pas en avant suivi de deux pas en arrière…- alors que de l’autre et sur un autre air Aden Robleh nous joue de la clarinette en se portant candidat ; candidat à quoi puisqu’IOG mettrait fin aux élections présidentielles… ?.

Face à cela il convient de rafraîchir la mémoire d’Aden Robleh car il occulte, non sans un certain aplomb et sans scrupule, le fait qu’il ait déserté depuis belles lurettes ses saines valeurs d’antan au point que l’on en arrive à se demander s’il en avait véritablement à l’époque.

Souvenons-nous que pour quelques « deniers de Judas » et des honneurs bien futiles – dans un refuge en Afrique du Sud – il a tourné le dos au passé ; le pire étant qu’il l’ait fait au moment où les populations et l’opposition djiboutienne avaient le plus besoin de lui.

Comment les électeurs pourraient-ils donner foi aujourd’hui à un « brachyoure politicard » (prédateur et nécrophage) qui navigue depuis bien longtemps dans le nébuleux marécage en eaux troubles ?.

Un bourbier qui ne fleure pas très bon – même si l’on ne s’y parfume quasi exclusivement qu’au Chanel – et que constitue le milieu dans lequel patauge le groupe des « Collabos-Opportunistes-Nauséabonds et Serviteurs » (C.O.N.S) de l’alimentaire ; hommes et femmes reconnaissables car faisant carpette devant leur Seigneur et Maître Ismaïl Omar Guelleh.

Identifiables par le fait qu’elles et ils entrent au Palais à …reculons…en tendant leur gamelle et en répétant inlassablement avec grande ferveur cette ode vouée au grand Timonier de la Corne Est de l’Afrique (inspirée de celle rédigée par La Pravda pour le 60ème anniversaire de Staline)

Oh toi, Ismaïl Omar lumière de nos nuits.
Après ta visite dans nos quartiers et dans l’arrière pays,
Jamais nos maisons furent si belles
Jamais nos champs n’ont donné de telles bananes
Jamais nos quartiers, nos villages n’ont connu un tel bonheur, une telle grandeur.
Jamais l’eau ne fut si pure et l’électricité si abondante
Jamais la vie n’a été aussi bonne et les esprits aussi élevés.

Sur toute la terre, le soleil lance une lumière plus chaude
Car la face de ton Excellentissime Sérénité le fait briller encore plus fort.
Nous chantons pour nos enfants reposant dans nos bras.
Ils apprennent la source de ce soleil qui baigne notre pays
Et leurs petites mains copieront ton portrait sur leur cahier d’école

Et toi, Excellentissime Sérénité ta gloire est présente en nous pour demain et après jusqu’à l’éternité

Et toi, ton Excellentissime Sérénité tu dissipes aujourd’hui le malheur et tous les nuages se sont envolés,

La confiance est le fruit de ton cerveau d’amour pour le peuple, la grappe raisonnable tant elle est parfaite
Grâce à toi, ton Excellentissime Sérénité, nous vivons sans connaître d’automne et nous n’avons nul besoin, tout est bien
Grâce à toi, nous avons oublié le goût du pain
Grâce à toi, ton Excellentissime Sérénité,
peu importe qu’avec tout, tu ne fasses rien.

L’horizon, grâce à toi, ton Excellentissime Sérénité tu es toujours renaissant ; tes mots suffisent à nous nourrir, nous et nos enfants

Ton Excellentissime Sérénité récompense les meilleurs des hommes et rend à leurs travaux la vertu du plaisir
Car la vie et les hommes ont élu ton Excellentissime Sérénité pour figurer sur terre leurs espoirs sans borne……………………….

Ne serait-ce qu’un instant et depuis 1999, Aden Robleh a-t-il contesté ouvertement la politique sanguinaire et désastreuse menée par Ismaïl Omar Guelleh ?

La réponse est NON !

En mémoire de toutes les atrocités qui se sont produites à Arrhiba et plus tard – notamment depuis 1990 – perpétrées sur ordre de la tyrannie, ce serait traîtrise et déloyauté que de laisser tomber ces morts tout comme ceux qui ont combattu et qui furent assassinés pour avoir défendu le respect de l’Humain, la Liberté et l’instauration d’un Etat de Droit à Djibouti.

Ce serait faire acte d’indignité que de ne point honorer leur mémoire et leur transcendance en oubliant jusqu’à leur existence.

Sous le régime d’Ismaïl Omar Guelleh, qui s’est arbitrairement TOUT accaparé, il est bien plus facile pour lui de prendre des otages politiques et d’exercer un chantage constant que de les relâcher.

Et pour cause ! Son Excellentissime Sérénité le Tyran avait pris, en temps et en heure, toutes les mesures conservatoires de ses SEULS intérêts en passant un accord presque à sens unique avec Aden Robleh Awaleh.

Si IOG avait agi ainsi c’était bien moins pour en faire, en échange de son apparente soumission, un respectable Député de Djibouti représentatif auprès du Parlement Panafricain (observons qu’il est parfois des mascarades qui frisent le déshonneur) que pour l’éloigner plus assurément de la vie politique locale afin qu’il ne tente pas de lui faire de l’ombre.

IOG avait atteint son but en gagnant sa tranquillité politique.

Le Parlement Panafricain fut durant des années un tombeau politique, doré à l’or fin et aux draps de soie, pour Aden Robleh Awaleh.

D’après ce que nous savons, il fut dit que durant des années au cours desquelles il était écarté de la vie politique du pays, Aden Robleh n’aurait pas œuvré pour défendre une ouverture à la démocratie à Djibouti.

Il avait vraisemblablement bien d’autres préoccupations… pour d’autres ouvertures !!!

Loin d’agir pour un avenir meilleur, il aurait « travaillé… sans relâche» dans… l’AFS (Afrique du Sud) pour d’autres… causes … n’hésitant pas à largement payer de sa personne… ; y compris et surtout tard durant les nuits et parfois même jusqu’aux aurores.

Quand la machination politicarde de la Tyrannie en est réduite aux pires stratagèmes c’est que la fin est proche !

On pourrait alors se poser la question de savoir :

« Pourquoi IOG ne réagit-il pas face à cette candidature d’Aden Robleh pour les prochaines présidentielles comme il le fit avec virulence par le passé ? »

Alors qu’il dispose, plus que jamais, de tous les moyens de coercitions et de mise sous sa tutelle afin de faire « rentrer dans les rangs » l’un des rares hommes politiques de haut niveau qui ait échappé….curieusement… au « grand nettoyage (physique ?) des années 95/96».

Paradoxe pour ne pas dire bizarrerie car souvenons-nous qu’aux moments cruciaux dans un passé récent, il obtint TOUT d’un Aden Robleh Awaleh, devenu son « otage-collabo », en faisant peser sur sa fortune la menace constante de faire saisir, indirectement et illico presto, tous ses pléthores biens immobiliers à Djibouti…(Immeubles, villas, terrains…) sous un quelconque prétexte.

(à suivre)

07/01/10 (B532) Yémen Express (7 articles du 5/01)

________________________ 7 – CCTV (Chine)

Coopération anti-terroriste entre le Yémen et l´Arabie Saoudite

Le président yéménite, Ali Abdullah Saleh, a rencontré le vice-ministre de l’Aviation et de la Défense de l’Arabie Saoudite, Khaled bin Sultan bin Abdul Aziz. Les 2 dirigeants ont discuté de coopération, notamment dans le domaine de la sécurité. La rencontre intervient suite aux craintes des pays occidentaux et de l’Arabie Saoudite que l’instabilité du Yémen ne permette à Al-Qaida d’étendre ses opérations au Royaume voisin.

L’Arabie Saoudite est le plus grand exportateur pétrolier au monde.

La secrétaire d’Etat des Etats-Unis Hillary Clinton, estime pour sa part que l’instabilité du Yémen est une menace globale. Ce lundi, elle a également promis de pallier à tous les manquements en matière de sécurité suite à la tentative d’attentat du jour de Noël.

Par ailleurs, l’ambassade américaine à Sanaa est restée fermée pour le 2e jour consécutif, en réponse à d’éventelles menaces d’Al-Quaida. Hilary Clinton a ajouté que l’ambassade américaine serait réouverte si les conditions le permettent. Par ailleurs, l’ambassade de la Grande-Bretagne est également fermée depuis dimanche dernier.

________________________ 6 – Le Point avec AFP

Réouverture de l’ambassade américaine au Yémen

L’ambassade américaine au Yémen a rouvert mardi, après deux jours de fermeture dus à des menaces d’Al-Qaeda et au lendemain d’une opération antiterroriste des forces yéménites. Une décision suivie par la Grande-Bretagne puis par la France, dont l’ambassade est fermée au public depuis lundi . L’ambassade britannique reste en revanche fermée, et d’autres chancelleries continuaient de limiter l’accès à leurs locaux.

Dans un communiqué publié sur son site internet, l’ambassade américaine a précisé que la décision de rouvrir avait été prise au lendemain "d’opérations antiterroristes réussies menées par les forces de sécurité yéménites au nord de la capitale", où deux membres présumés d’Al-Qaeda ont été tués.

"Les menaces d’attaques terroristes contre des intérêts américains demeurent élevées", a cependant souligné l’ambassade appelant "les Américains au Yémen à rester vigilants et à prendre des mesures de sécurité".

Mesures de sécurité renforcées

Peu auparavant, le ministère yéménite de l’Intérieur avait pour sa part annoncé l’arrestation de cinq "terroristes" et affirmé que Sanaa était capable d’assurer la sécurité des ambassades et des étrangers partout dans le pays. Dans son communiqué, le ministère yéménite a affirmé avoir encerclé "les éléments terroristes du réseau d’Al-Qaeda dans tous les endroits et dans toutes les régions où ils peuvent se trouver". "La surveillance et la traque de ces éléments sont menées 24 heures sur 24 et les opérations contre leurs repaires sont lancées quotidiennement", selon lui. "Au cours des deux derniers jours, cinq éléments terroristes ont été arrêtés dans les provinces de Sanaa, Hodeida (ouest du pays) et dans la capitale". "Deux autres éléments ont été tués (lundi) dans la région d’Arhab", au nord de Sanaa, a rappelé le ministère" en affirmant que ces opérations se poursuivraient " jusqu’à l’éradication du terrorisme et des éléments terroristes".

Dans le même texte, le ministère a indiqué avoir renforcé les mesures de sécurité autour des ambassades et des lieux fréquentés par les étrangers. "Les forces de protection des ambassades sont bien entraînées. Elles sont professionnelles et capables d’accomplir convenablement leur mission et de faire face à toutes les éventualités". "Toutes les ambassades, missions diplomatiques et sociétés étrangères sont à l’abri et ne font l’objet d’aucune menace terroriste. La sécurité prévaut à Sanaa et dans les autres provinces et il n’y a aucune crainte pour la vie de n’importe quel étranger et pour la sécurité de n’importe quelle ambassade", a encore assuré le ministère de l’Intérieur.

________________________ 5 – Libération

La France boucle son ambassade au Yémen

Al-Qaeda . La capitale vit dans la crainte d’un attentat.

Par CHRISTOPHE AYAD

Après les Etats-Unis et le Royaume-Uni ce week-end, la France a fermé hier son ambassade à Sanaa pour des raisons de sécurité liées à Al-Qaeda. Une véritable psychose semble s’être emparée de la capitale yéménite. Le dispositif de sécurité a été très renforcé aux abords des enceintes diplomatiques occidentales. Des barrages de police ont été dressés sur la route de l’aéroport.

John Brennan, le conseiller du président Obama pour la lutte antiterroriste, avait révélé dimanche soir : «Selon certaines indications, Al-Qaeda prépare un attentat contre une cible à Sanaa, qui pourrait être notre ambassade.»«Des groupes se réclamant d’Al-Qaeda dans la Péninsule arabique ont menacé des représentations étrangères au Yémen, a déclaré hier le Quai d’Orsay pour justifier la fermeture au public de la chancellerie et de ses services. Le niveau de vigilance concernant notre ambassade à Sanaa et de nos ressortissants était déjà élevé.»

La France avait été visée par Al-Qaeda en octobre 2002, lorsque le pétrolier Limburg avait été attaqué par un commando de l’Armée islamique d’Aden-Abyane, apparentée à Al-Qaeda, causant la mort d’un marin et en blessant douze.

Hier toujours, les forces yéménites ont attaqué un repaire présumé d’activistes jihadistes à une quarantaine de kilomètres au nord de Sanaa, visant notamment un des chefs d’Al-Qaeda dans la Péninsule arabique, Mohamed Ahmed al-Hang. Deux militants ont été tués dans l’assaut et deux autres blessés, tandis qu’Al-Hang aurait réussi à s’enfuir.

Washington et Londres ont promis aux autorités yéménites une aide à la formation et à l’équipement d’unités antiterroristes. Mais il semble que les Etats-Unis aident déjà l’armée yéménite, notamment lors de bombardements aériens, en décembre, contre des camps présumés d’Al-Qaeda. C’est en représailles à ces attaques que l’organisation aurait monté l’attentat raté contre le vol de la Northwest Airlines. Le gouvernement yéménite, tout en promettant de combattre la menace terroriste, a tenté hier de la minimiser : «La situation […] ne peut être comparée à l’Afghanistan», a déclaré le chef de la diplomatie, Abou Bakr al-Kourbi. Certes, mais son pays, déjà en proie à une guerre civile au Nord et à un mouvement séparatiste au Sud, n’avait pas besoin d’une troisième plaie.

________________________ 4 – Sud-Ouest

TERRORISME. Ce serait le nouveau sanctuaire d’al-Qaida. Avec ses frontières poreuses, sa pauvreté, ses tribus en armes et sa position stratégique, le Yémen attire tous les regards

Le Yémen en ligne de mire

En 1996, Oussama Ben Laden disait : « Nous avons le choix entre l’Afghanistan et le Yémen. La topographie du Yémen est montagneuse, et son peuple, tribal et armé, nous permet de respirer un air pur et non souillé par l’humiliation. » À l’époque, al-Qaida avait jeté son dévolu sur les monts afghans, mais n’avait jamais perdu de vue ce sud de la Péninsule arabique, dont la famille Ben Laden est originaire. Avec sa double fenêtre sur la mer Rouge et le golfe d’Aden, le pays retrouve un fort intérêt stratégique, tout comme la Somalie, juste en face, depuis que l’Otan a resserré l’étau sur le sanctuaire afghan.

Le Yéménite traditionnel, avec sa jupe colorée et sa « jambia » (couteau recourbé) passée dans le ceinturon, sait manier la kalachnikov quand les intérêts de sa tribu sont en jeu. Et les millions d’armes à feu qui circulent dans le pays le plus pauvre du monde arabe ne sont pas là que pour le folklore. Avec ses clans farouches, habitués à faire le coup de feu entre eux ou contre le pouvoir central de Sanaa, le Yémen constituait un terrain de choix pour une nouvelle base arrière de la nébuleuse terroriste.

Ce qui était virtuel est devenu concret depuis que des centaines d’islamistes, chassés d’Irak ou d’Afghanistan, se sont réfugiés dans ce pays, dont l’instabilité chronique est nourrie, au sud, par les cicatrices de la réunification de 1990, et au nord par l’irrédentisme des tribus. Depuis 2004, la rébellion des « zaïdites » d’obédience chiite – et soutenus par l’Iran – empoisonne le climat. Incapable de contrôler son territoire, le gouvernement du président Ali Abdallah Saleh doit à la fois faire face à la colère des sudistes d’Aden, marquer son territoire à la frontière de l’Arabie saoudite – une des plus floues du monde (1) – et tenter d’empêcher al-Qaida de créer un nouvel État dans l’État.

Les 17 et 24 décembre, avec l’aide discrète des Américains, l’armée yéménite a mené deux raids contre les camps d’entraînement islamistes, faisant plus de 60 morts parmi les activistes présumés. Mais il a fallu l’attentat manqué du vol Amsterdam-Detroit, à Noël, pour que les projecteurs se dardent sur le Yémen, son auteur ayant reconnu un lien avec al-Qaida dans la Péninsule arabique, fruit de la fusion entre cellules saoudiennes et yéménites début 2009.

David Petraeus à Sanaa

Désigné publiquement par Barack Obama comme un sanctuaire terroriste, le Yémen, où un navire militaire américain avait été attaqué en 2000, est passé en tête de l’agenda antiterroriste, au même titre que le Pakistan ou la Somalie. Le général Petraeus, patron des forces américaines au Proche-Orient, est venu avant-hier à Sanaa. Il n’est pas question « pour l’instant » que Washington envoie des troupes. Mais l’aide militaire (70 millions de dollars en 2009) pourrait doubler, avec la création d’une force antiterroriste yéménite, cofinancée avec les Anglais.

Inquiets de possibles attentats, les deux pays ont fermé dimanche leurs ambassades à Sanaa, imités hier par la France. Et plusieurs pays européens – Espagne, Allemagne, Italie – ont pris eux aussi des mesures de restriction, Rome appelant hier à une coordination entre les Européens.

(1) Elle n’a été fixée (à peu près) qu’en 2000 avec le traité de Jeddah.

Auteur : Christophe Lucet
c.lucet@sudouest.com

________________________ 3 – Le Point avec Reuters

Tension au Yémen après les menaces d’Al Qaïda

L’armée yéménite a tué lundi deux activistes d’Al Qaïda au Yémen à l’origine, selon elle, des menaces qui ont conduit à la fermeture pour la deuxième journée consécutive des ambassades des Etats-Unis et de Grande-Bretagne à Sanaa.

La France a également annoncé que pour raisons de sécurité elle fermait jusqu’à nouvel ordre l’accès au public à sa représentation dans la capitale yéménite.

L’ambassade d’Espagne a, elle, imposé dimanche des restrictions d’accès à ses locaux. Le Japon a suspendu ses services consulaires, de même que les Pays-Bas, qui ont aussi fermé le service des visas.

L’Italie a ouvert sa mission diplomatique, mais seulement partiellement. "Pour aujourd’hui, l’accès du public est limité, seules les personnes ayant déjà rendez-vous sont autorisées", a expliqué l’ambassadeur à Sanaa, Mario Boffo, joint par téléphone.

Un responsable des services de sécurité yéménites a déclaré à Reuters que deux militants islamistes avaient été tués et un autre avait été blessé lors d’affrontements avec les forces gouvernementales.

"Ces éléments sont soupçonnés d’être à l’origine des menaces visant l’ambassade des Etats-Unis. Les combats se poursuivent", a dit ce responsable à Reuters.

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a estimé que la situation au Yémen menaçait non seulement la stabilité dans la région mais aussi dans le monde entier.

"Nous sommes conscients des conséquences pour le monde entier de la guerre au Yémen et des efforts que mène Al Qaïda dans ce pays, dont il veut se servir comme base pour lancer des attaques terroristes bien au-delà de la région", a-t-elle dit après avoir reçu à Washington le Premier ministre du Qatar.

Al Qaïda dans la péninsule Arabique, émanation du réseau dirigé par Oussama ben Laden, a revendiqué la tentative d’attentat du 25 décembre contre le vol 253 de la Northwest Airlines entre Amsterdam et Detroit, pour lequel un Nigérian de 23 ans formé au Yémen a été inculpé par la justice américaine.

Le Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule Arabique, est confronté à une rébellion chiite dans le Nord et à des tensions séparatistes dans le Sud. Son ministre des Affaires étrangères avait estimé le mois dernier que le pays pourrait abriter jusqu’à 300 activistes liés à Al Qaïda.

RAIDS SAOUDIENS CONTRE LES CHIITES

Les responsables des missions diplomatiques américaine et britannique à Sanaa ont fait savoir qu’ils évaluaient la situation et prendraient mardi une décision sur une éventuelle prolongation de la fermeture des ambassades.

A Washington, un proche collaborateur du président Barack Obama a déclaré que les Etats-Unis disposaient d’indications selon lesquelles Al Qaïda prépare un attentat contre un objectif à Sanaa.

Al Qaïda a affirmé que la tentative d’attentat le jour de Noël contre l’avion de ligne américain était une riposte à l’engagement des Etats-Unis au Yémen et à leur soutien militaire au gouvernement de Sanaa, qui mène une offensive contre le groupe islamiste.

Le mois dernier, Al Qaïda dans la péninsule Arabique avait appelé à des attentats contre les ambassades, les bases militaires et "les flottes croisant dans les eaux de la péninsule Arabique et dans le territoire environnant".

Le Yémen a d’ores et déjà renforcé les mesures de sécurité sur ses côtes pour empêcher que des islamistes s’introduisent dans le pays en provenance de Somalie.

Selon l’agence de presse officielle yéménite Sana, les autorités ont placé sous une surveillance 24 heures sur 24 des activistes d’Al Qaïda dans deux provinces du littoral, des militants islamistes somaliens s’étant dits prêts à envoyer des renforts au Yémen.

Sur le terrain, des raids de l’aviation saoudienne ont tué 16 personnes dans la zone frontalière avec l’Arabie saoudite, affirment les insurgés chiites sur leur site internet.

Les rebelles Houthi, dirigés par Abdoul Malik al Houthi, précisent que six personnes ont péri et six autres ont été blessées dimanche lors d’attaques qui ont détruit deux maisons.

Une autre attaque a provoqué la mort dix personnes et fait 13 blessés sur un marché dans un autre secteur, ajoutent-ils.

Le nord du Yémen est le théâtre d’une insurrection de la part des rebelles de la secte Zaïdi en lutte contre les forces gouvernementales depuis 2004. Les insurgés dénoncent une politique de marginalisation sociale, économique et religieuse menée selon eux par les autorités de Sanaa.

Le conflit, qui a fait des centaines de morts et conduit au déplacement de dizaines de milliers de personnes, s’est étendu à l’Arabie saoudite en novembre lorsque des rebelles y ont mené une incursion.

Version française Pierre Sérisier, Jean-Stéphane Brosse,
Gu
y Kerivel et Pascal Liétout

________________________ 2 – Nouvel Obs avec AP

Deux membres présumés d’Al-Qaïda tués dans un affrontement au Yémen

Deux membres présumés d’Al-Qaïda ont été tués lors d’affrontements avec les forces de sécurité yéménites à environ 40 km de la capitale Sanaa, alors que les ambassades américaine et britannique restaient fermées, pour raisons de sécurité, pour la deuxième journée consécutive.

Ces affrontements ont eu lieu dans une région au nord-est, où des raids avaient eu lieu le mois dernier contre ce que le gouvernement avait présenté comme une cellule d’Al-Qaïda complotant contre des intérêts étrangers.

Dans le groupe, attaqué alors qu’il circulait dans le secteur montagneux d’Arhab, se trouvait un des principaux responsables du groupe, Nazeeh al-Hanaq, qui a réussi à prendre la fuite, ont annoncé des responsables de la sécurité sous couvert de l’anonymat. Mais deux autres combattants ont été tués.

Quant aux ambassades, l’éventualité de leur réouverture est examinée jour après jour, en fonction de la perception de la menace, a précisé Fred Lash, porte-parole du Département d’Etat américain.

Le chef de la diplomatie yéménite, Abu Bakr al-Qirbi, a affirmé que la coordination renforcée entre Sanaa et Washington ne permettait pas pour autant que les Américains mènent eux-mêmes d’éventuelles frappes sur des cibles au Yémen avec des missiles de croisière. "Il n’y a pas ce type d’accord, ni de propositions en ce sens", a-t-il déclaré, cité lundi par la presse locale.

Des informations non-confirmées avaient en effet fait état de tirs de missiles américains lors des frappes sur ces bastions d’Al-Qaïda les 17 et 24 décembre, au cours de ces raids qui ont causé la mort d’environ 30 militants, selon les autorités yéménites.

________________________ 1 – Le Monde avec AFP et Reuters

Paris prend des mesures de sécurité pour son ambassade au Yémen

En raison de menaces d’attaques de groupes se réclamant du réseau terroriste Al-Qaida, la France prend, après les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, des mesures de précaution pour son ambassade au Yémen. "Le 3 janvier, notre ambassadeur a en particulier décidé de ne plus autoriser jusqu’à nouvel ordre l’accès du public aux locaux de la mission diplomatique", a déclaré lors d’un point-presse le porte-parole du Quai d’Orsay, Bernard Valero. "Des groupes se réclamant d’Al-Qaida dans la péninsule Arabique ont menacé des représentations étrangères au Yémen. Le niveau de vigilance concernant la sécurité de notre ambassade à Sanaa et de nos ressortissants était déjà élevé", a rappelé Bernard Valero.

"L’aggravation de la situation sécuritaire depuis l’été 2008, en raison notamment de la menace d’Al-Qaida dans la péninsule Arabique, a conduit l’Union européenne à placer le Yémen parmi les zones prioritaires pour son action en matière de lutte antiterroriste, ce qui se traduit notamment par un soutien renforcé aux autorités locales", a indiqué Bernard Valero. "Dans le cadre de la lutte antiterroriste, le soutien de la France aux autorités yéménites s’est accru, afin de renforcer leurs capacités propres à lutter contre le terrorisme et à exercer leur souveraineté sur l’ensemble de leur territoire", a-t-il ajouté sans autres précisions.

DEUX MEMBRES PRÉSUMÉS D’AL-QAIDA TUÉS LUNDI

L’ambassadeur sur place "a également adressé un message à nos compatriotes résidant au Yémen afin de les inviter à faire preuve de prudence et de vigilance dans la situation actuelle. Il leur a également demandé de limiter tous déplacements qui ne seraient indispensables", a-t-il précisé. Interrogé sur l’école française de Sanaa, le porte-parole a indiqué qu’elle était "actuellement fermée pour les congés scolaires".

Selon des sources occidentales, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont maintenu, lundi, leurs ambassades fermées à Sanaa, la capitale, pour le deuxième jour consécutif, toujours en raison de menaces d’Al-Qaida. Deux membres présumés d’Al-Qaida ont été tués et trois autres blessés dans une opération des forces de sécurité yéménites lundi au nord de la capitale, a-t-on appris de source tribale. Des unités des forces de sécurité qui pourchassaient un membre présumé d’Al-Qaida, Nazih Al-Hang, ont eu un accrochage avec son groupe dans la région d’Arhab, à 40 kilomètres au nord de Sanaa.

Al-Qaida dans la péninsule Arabique, "filiale" du réseau terroriste dirigé par Oussama Ben Laden, a revendiqué la tentative d’attaque du 25 décembre contre le vol 253 de la Northwest Airlines entre Amsterdam et Detroit. Le Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule Arabique, est confronté à une rébellion chiite dans le Nord et à des tensions séparatistes dans le Sud. Son ministre des affaires étrangères avait estimé, en décembre, que le pays pourrait abriter jusqu’à trois cents activistes liés au réseau Ben Laden.

08/01/09 (B532) Candidature pour le moins incongrue ; mais c’est bien qu’une valeur a priori sans usage soit ainsi restaurée dans toute sa dimension de l’inutilité et du futile………… (2ème partie et fin) (Par Bouh Warsama)


Retrouvez l’intégralité des chroniques
de Bouh Warsama : lien

C’est dans les dossiers des archives de la police politique d’Ismaïl Omar (SDS) que se trouve la seule immortalité de certains ex opposants au Tyran djiboutien.

Que l’un ou l’autre homme politique djiboutien ose s’opposer ouvertement à ses desseins et c’est alors SA caricature de justice, SA Garde personnelle et SA Police politique des S.D.S qui entrent ensemble dans la « Grande chasse »…

Une supposée justice pour le moins expéditive qui époussette aussitôt et fait revivre certains dossiers…supposés compromettants, impliquant ou pas telle ou telle personnalité.

Peu importe la recherche de la Vérité dans ce type d’affaire, la seule vérité qui ait droit de citer étant celle de Son Excellentissime Sérénité Ismaïl Bobard…le Magnifique.

Une simili justice aux « Ordres du Chef » et qui dispose de toutes les armes de la bassesse et du déshonneur sous son glaive allant même, si nécessaire, jusqu’à fabriquer des preuves en faisant venir de faux témoins à la barre des tribunaux.

Des « témoins bidons », qui viennent se louer moyennant finances, en représentation dans une grande pièce de théâtre où chacun a appris son rôle mot à mot.

Comme nous l’avons constaté avec Alpha Roméo…, ce sont de piètres comédiens qui sont capables de jurer sous serment, si ceci leur était demandé, qu’ils furent les témoins de l’assassinat………. d’Henry IV par l’un des opposants politique à IOG…

Hommes et femmes ensuite largement récompensés par le binôme de Squatters du Palais de l’Escale ou par leurs Serviteurs pour « services rendus au …pays ».

– Aden Robleh, le vieux combattant d’un passé si lointain a versé depuis bien longtemps dans la collaboration avec Ismaïl Omar et n’est plus dans le coup.

Ce monde là il le connait très bien car placé sous contrôle du Maître et dirigé par des brutes ; un microcosme où la rationalité s’habille volontiers de cynisme et où tous les coups bas et les plus tordus sont monnaie courante. Ceci faisant partie du « paquetage politicard » comme diraient certains militaires….

Alors pourquoi Aden Robleh se lance t-il dans ce projet…de candidature ?

Nous allons tenter de répondre à cette question qui pourrait fort bien n’être qu’une nouvelle mascarade consistant à annihiler tout impact que pourrait avoir une (ou des) éventuelle (s) candidature (s) de la véritable opposition dans ces hypothétiques élections pour la magistrature suprême.

Comme dirait le philosophe et homme de lettres Jean d’Ormesson :
« C’est une candidature incongrue mais c’est bien qu’une valeur a priori sans usage soit ainsi restaurée dans toute sa dimension de l’inutilité et du futile………… ».

-Dans la perspective des présidentielles, son Excellentissime Sérénité Ismaïl Omar le Magnifique serait dans l’embarras.

Tous les crimes commis sur son ordre, tous ses chantages qui se sont répétés sur le plan international, ses emportements sans réserve et éloignés du « diplomatiquement correct », son comportement scandaleux, ses actes sans foi ni loi d’aucune sorte si ce ne sont les siennes et sa richesse ostentatoire le placent très vraisemblablement parmi les chefs d’Etats les plus sanguinaires mais aussi les plus fortunés du continent africain ; ceci le rendant particulièrement impopulaire.

Ajoutons à cela que Djibouti sous la tyrannie d’IOG est l’un des rares pays d’Afrique dans lequel nul n’a besoin de passer toute une nuit d’élections devant son poste de télévision ou de radio pour avoir les résultats du scrutin ; ils sont connus plusieurs mois à l’avance, chiffres et pourcentages à la clé.

La CENI actuelle est aux mascarades d’élections à Djibouti ce que pourrait-être une goutte de mercurochrome… sur une jambe de bois ….

De plus et depuis plus de dix années, la corruption étant le plus infaillible symptôme de cette tyrannie instaurée en dogme d’Etat, les « affaires ont succédé aux affaires » .

A ceci s’ajoutent les assassinats travestis en morts…naturelles tel celui du Juge Bernard Borrel qui a provoqué, et provoque encore de nos jours, une véritable levée de boucliers dans le monde occidental….

C’est ainsi que tout a contribué à ce que depuis bien des années le monarque bananier en arrive à déranger outre mesure la sacro sainte « opinion publique internationale » qui, aujourd’hui, le lui fait savoir par l’entremise des chefs des Etats concernés… ; des Etats qui sont les bailleurs de fonds de Djibouti.

Certains pays dits donateurs ont tout intérêt à ce que la « combinazione del ritorno su investimento » (retour sur investissement qui a pris naissance bien avant l’indépendance de Djibouti) continue de fonctionner dans le calme ? sans heurt et sans qu’IOG y place quelques grains de sable… lors de ses emportements sans réserve.

Un Ismaïl Omar qui profite pourtant pleinement de TOUS les avantages et de la situation géopolitique de Djibouti pour en tirer grand profit financier quasi exclusivement personnel tout en exerçant un odieux chantage international sur la misère qu’il maintient dans le pays et par les conflits armés qu’il finance et entretient indirectement dans la Corne Est de l’Afrique.

Les dirigeants des grands pays bailleurs de fonds ne sont pas dupes et sont de surcroît comptables de la bonne utilisation des deniers de leurs contribuables, pour le moins de ce qu’il se voit…en matière de finances publiques.

Ils ont de plus en plus de difficultés pour justifier le bien fondé des quelques centaines de millions d’euros et de dollars US d’aides affectées à Djibouti qui sont disproportionnés comparativement aux besoins.

Des sommes pharamineuses, certaines n’étant pas publiées officiellement afin d’éviter les questions embarrassantes et qui, loin d’aider le pays et ses populations, « s’égarent» pour majeure partie chaque année dans les méandres du « désert politique local» et dans les poches de quelques « amis étrangers… ».

Ce sont les apparences qui gouvernent à Djibouti et certes pas la réalité !

Chacune des « parties prenantes » à tout intérêt à ce que ces apparences soient préservées, protégées et artificiellement embellies car l’opinion publique ne voit, donc ne juge que par elles.

Oui mais…l’expression de « Président à vie » dérange les …principes républicains.

Dans ces conditions, comment ces pays donateurs pourraient-ils cautionner ouvertement auprès de leur opinion publique qu’ils continueraient d’aider, avec les deniers de leurs contribuables, un Etat supposé fonctionner suivant les principes de la République mais qui se doterait d’un « Président autoproclamé à vie …. » qui s’assoirait sur le contenu de la Constitution nationale…?

Ceci revient à dire que la modification de la Constitution djiboutienne, dans les conditions imposées par Ismaïl Omar Guelleh, pourrait avoir « du plomb dans l’aile… »

Elle serait compromise car, si elle se faisait sans l’accord des grands pays bailleurs de fonds mais aussi du Fonds-Monétaire-International (F.M.I) et des différentes Banques, ceci placerait de facto le Tyran djiboutien en position bien plus précaire ; tant sur le plan national, qu’international.

-S’il veut continuer à régner sur Djibouti en apparente légalité et sauver les apparences, IOG devra faire supprimer une phrase de sept mots de l’Article 23 de la Constitution nationale tout en maintenant les élections.

Partant du principe qu’il voudrait se représenter autant de fois qu’il le souhaiterait tout en « sauvant la face », rien n’interdit de penser que l’Assemblée Nationale pourrait voter une modification de l’article 23 – TITRE III – de la Constitution djiboutienne qui stipule que :

« ………..Le Président de la République est élu pour 6 ans au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours. Il n’est rééligible qu’une seule fois….. »

Modification consistant à annuler, purement et simplement, la dernière phrase, à savoir « ……… Il n’est rééligible qu’une seule fois….. ».

– Dans de telles conditions, à quoi pourrait lui servir la candidature d’Aden Robleh Awaleh ?

D’une part à laisser croire qu’il respecterait les recommandations internationales en maintenant les élections présidentielles tout en ayant face à lui un supposé candidat de l’opposition et, d’autre part, minimiser l’impact que pourrait avoir sur la population une ou des éventuelles candidatures émanant de la véritable opposition.

Après ces élections et muni d’un bon pactole, récompensant ses « bons et loyaux services », Aden Robleh Awaleh se retirerait de la vie publique.
D’autre part et selon nous, de par son état de santé nous pensons que le prochain mandat effectué par Ismaïl Omar Guelleh sera vraisemblablement le dernier si toutefois il arrive au bout ; ce qui est loin d’être évident.

Pour se protéger contre d’éventuelles recherches en responsabilités et des commissions rogatoires internationales qui ne manqueraient pas d’être lancées contre lui s’il quittait le pouvoir sans assurer sa succession, il est dit qu’IOG ferait actuellement le forcing pour préparer au mieux son fils Aïnaché Ismaïl Omar afin qu’il lui succède le moment venu.

Ismaïl Omar s’est toujours glorifié de son passé pourtant peu louable, il tente de façonner le présent par ses subterfuges mais tremble pour son avenir.

Ne l’en dissuadons pas !

08/01/10 (B532) Ethiopie (AFP) L’Ethiopie arrête trois terroristes présumés, « entraînés en Erythrée »

Les autorités éthiopiennes ont annoncé jeudi avoir capturé trois hommes, appartenant à l’opposition et accusés de vouloir mener des actions terroristes après avoir été entraînés en Erythrée, a indiqué l’agence éthiopienne d’information (ENA, officielle).

"Un groupe de personnes qui tentaient de s’infiltrer et de commettre des attaques terroristes en Ethiopie a été appréhendé alors qu’il tentait d’entrer en Ethiopie. Les membres de ce groupe avaient été entraînés et armés par le gouvernement érythréen", indique le texte.

L’ENA donne les noms de trois hommes "s’étaient organisés dans le cadre de la Coalition pour l’unité et la démocratie (CUD, ancien parti d’opposition), et avaient déjà commis différentes attaques terroristes dans la région du sud et du nord Gondar (nord) sous les ordres du Front des patriotes et CUD à l’étranger", ajoutent les autorités.

Selon l’ENA, un des membres du groupe a reconnu que lui et ses camarades "ont reçu un entraînement en Erythrée en vue de commettre des actes terroristes (…) ainsi que des armes du gouvernement érythréen".

"Plusieurs fusils d’assaut de type kalachnikov et d’autres armes, des lanceurs et des armes lourdes ont été saisies, cachées dans des sacs, ainsi que des mines, des grenades et des munitions", précise l’agence éthiopienne.

"Avant leur départ pour l’Erythrée, les terroristes avaient tenté de détruire des infrastructures et d’assassiner des membres du gouvernement", affirme l’ENA.

Les autorités indiquent que "les terroristes ont été placés en détention le 2 janvier dernier" alors qu’ils tentaient d’entrer clandestinement en Ethiopie à partir du Soudan.