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19/02/10 (B538) Radio-Trottoir. a) Suivi du dossier de la cession des biens immobiliers de l’Armée, dont les familles de militaires avaient été sauvagement expulsées. b) Une vingtaine de véhicules de grand luxe immobilisés dans le parking du Kempeski. (Correspondant)

a) Je vous confirme que les terrains militaires qui avaient été cédés à des "barbus" semblent avoir été repris par des "banquiers barbus associés à une branche des pirates de mer". L’alerte, diffusée sur votre site, aurait permis à la France de bien réagir. Mais le combat n’est pas terminé car Guelleh a détourné le problème.

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b) J’ai appris qu’une vingtaine de véhicule de luxes qui avaient été achetés par Borreh et loués sous contrat à l’Hôtel Kempeski, sont immobilisés dans le parking de l’Hôtel.

Compte tenu du vide juridique, concernant des procédures d’expropriation défendable devant le Tribunal, ces véhicules ne peuvent pas être saisis.

N’ayant pas trouvé d’autres astuces juridiques, le Colonel de la Police aux ordres d’IOG aurait donné des ordres verbaux à la Police Routière, afin d’arrêter ces véhicules au barrage de Sécurité à la sortie de l’Hôtel et de les contraindre à y retourner pour ne plus sortir de l’Hôtel sous peine d’être arrêtés.

Le tout assorti de moultes intimidations contre les chauffeurs. Il a été exigé qu’ils leurs clients à l’hôtel. Ces derniers ont pu prendre des taxis souvent conduits par des paramilitaires employés à la D écurité (SDS, Garde Républicaine, Police et autres démobilisés bien triés sur le volet).

Votre Représentant.

19/02/10 (B538) LDDH / Coup d’Etat militaire contre le Coup d’Etat constitutionnel.



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 19 FEVRIER 2010

Coup d’Etat militaire contre le Coup d’Etat constitutionnel.

Décidemment l’Afrique est dans la tourmente en ce début d’année.

En quelques mois deux Chefs d’Etat, qui ont violé la Démocratie, ont été mis hors jeu par des Gardes Présidentielles.

Le bourreau Guinéen Dadis Camara est convalescent à vie au Burkina Faso, tandis que Mamadou Tandja du Niger vient de prendre la tangente de manière peu glorieuse…

Jeudi 18 février 201 dans l’après-midi, des éléments de la Garde présidentielle pourtant choyées et bénéficiant de prébendes ont fait irruption au Palais présidentiel où se tenait un Conseil des ministres.

Le Président Tandja et quelques ministres ont été alors séquestrés, puis emmenés hors de Niamey, probablement dans une caserne.

Arrivé au pouvoir en 1999 par des urnes, comme certains de ses pairs, il avait en août dernier à 71 ans modifié la Constitution de son pays et prolongé son mandat de trois années supplémentaires pour terminer « son œuvre ».
On connaît désormais la suite.

Puissent les adeptes Africains de la présidence à vie tirer les leçons des Coups d’Etat institutionnels au conséquences imprévisibles…

NOEL ABDI Jean-Paul

19/02/10 (B538) Témoignage par un lecteur / Djibouti/Tadjourah. Chefferie traditionnelle : vacances de pouvoir ou usurpation de celui-ci.

Le 6 septembre 1983, Feu le Sultan de Tadjourah, Habib Ahmed Houmed, s’est éteint sur une table d’opération au centre hospitalier des armées, Bouffard, à Djibouti, au cours d’une banale intervention chirurgicale, dans le bloc du service de chirurgie viscérale.

Les djiboutiens, aujourd’hui quadragénaires, se souviennent encore de ce chef charismatique des Afars, à la forte personnalité, descendant directe de la lignée Haralmahis.

Le Sultan Habib, intronisé comme Sultan en 1964, alors qu’il n’avait que 30 ans à peine a toujours su prendre la mesure de l’immense responsabilité qui a pesé sur ses épaules durant les 19 années de son règne à la tête du Sultanat de Tajourah. Il a su gérer au mieux ses relations souvent tumultueuses avec l’administration coloniale et parvenait fréquemment à imposer son orientation politique pour la région – qui illustrait forcément la volonté de son peuple. Ses réactions n’étaient pas nécessairement du goût du représentant de l’État, pour une région qui n’était pas la mieux lotie des régions intérieurs du Territoire français des Afars et des Issas.

Contrairement à son Vizir, (l’actuel Sultan Abdoulkader Houmed), le Sultan Habib qui a incarné la force tranquille et le dialogue, quand besoin se faisait sentir, affichait ouvertement son attachement à l’indépendance du territoire. Ce qui lui valait l’inimité du président Aref, qui n’hésitait pas à récompenser en revanche le Vizir pour sa loyauté et son allégeance à l‘administration coloniale, en faisant de celui-ci, un heureux propriétaire immobilier au Héron, nouveau quartier résidentiel de Djibouti. Pour ce faire, il lui avait facilité bien des démarches auprès des banques de la place. Ainsi, le Vizir fut mis très tôt à l’abri des besoins. Du moins, il lui appartenait après coup de tirer profit durablement de cet investissement …

Le Sultan Habib quant à lui a opté pour un choix diamétralement opposé à son second : il refusait de brader sa dignité et son indépendance intellectuelle

Pour ce qui est de ses rapports avec les nouvelles autorités de la jeune République de Djibouti, indépendante depuis le 27 juin 1977, ils ont été dans un premier temps cordiaux et, furent basés sur la reconnaissance et le respect mutuels, jusqu’au jour où un certain Osman Robleh Daach fut nommé Commissaire de la République, chef du district de Tadjourah (préfet).

La cohabitation entre le commissaire Daach et le Sultan Habib a été très éphémère. En l’espace d’une année, désaccords et autres accrochages se multiplièrent entre les deux interlocuteurs. Loin de se laisser faire, le chef suprême des Afar de Tadjoura n’hésitait pas à redessiner pour ce «parachuté» éthnico-politique, le contour des prérogatives de l’un et de l’autre, en matière de gestion des affaires concernant le district de Tadjourah, qui a toujours été une poudrière politique, et foyer de tensions tout au long de l’histoire de ce petit pays.

Le Sultan Habib menait matériellement une existence modeste, mais politiquement et intellectuellement mûr, contrairement à son successeur qui était toujours en quête d’un «tuteur» depuis la disparition de son oncle protecteur, Ibrahim Mohamed Sultan, ministre des finances de différents gouvernements de Hassan Gouled. Ce dernier fut à l’origine de l’intronisation de Abdoulkader Houmed Sultan, en avril 1985.

Un quart de siècle ne suffit manifestement pas au Sultan Abdoulkader pour voler de ses propres ailes, car son défunt oncle Ibrahim Sultan, n’avait pas eu assez de temps (à peine 18 mois), pour le «couver» et le guider et conseiller du mieux qu’il le pouvait, dans la gestion des affaires concernant ses sujets. Ibrahim Sultan mourut le 26 septembre 1986.

«Orphelin» spirituel et politique, Abdoulkader Houmed fut livré à lui-même, pour le plus grand bonheur du régime djiboutien. D’ailleurs, il n’est jamais ou presque jamais consulté par les autorités djiboutiennes pour les décisions concernant son district.

Contrairement à son courageux prédécesseur, Abdoulkader Houmed a perdu toute crédibilité auprès de ces mêmes autorités, car son égoïsme et son désir flagrant de vouloir constamment se servir d’abord, ensuite ses enfants, suivi de ses neveux et nièces, au détriment des intérêts du peuple afar dont il est l’autorité suprême ternissent son image de chef … et le respect qui lui est dû l’on en a pris un coup.

Sa capacité de trancher les litiges tribaux est d’une inimaginable médiocrité.

Loin d’être impartial pour départager les protagonistes éventuels qui se présentent à son miglis (Conseil), le Sultan Abdoulkader fait appel aux sentiments d’une ou deux personnes, sans scrupule, ni état d’âme, qui ne sont à ses cotés que pour tirer profit des affaires en tous genres qui atterrissent dans ses bras.

Ou plutôt dans les leurs… Si bien qu’on peut dire sans exagérer que ce sont ces individus sans scrupule qui font fonctionner le système à leur goût, donc aux antipodes des agissements qu’on attend d’un sultan et de son miglis.

Pour ce qui est du Vizir actuel, Chehem Ahmed Houmed, qui est le petit frère du Sultan Habib, il a tout bonnement déménagé en France. Ancien militaire français, le franco-djiboutien a décidé de s’installer dans le Finistère (Bretagne), où il perçoit sa pension militaire.

Il s’affranchit totalement des affaires du miglis.

Envisage t-il…. ou plutôt médite-t-il sur la remise en place d’un duché de Bretagne ? Tâche qui risque de lui être on ne peut plus lourde que celle que lui ont confiée les Afars.

Dans ces conditions, peut-on évoquer, vacances du pouvoir ou usurpation de celui-ci ?

Aux lecteurs d’en juger.

Témoignage de Djibouti

18/02/10 (B538) Négociations autour de la concession de l’aéroport de Djibouti ? (Info lecteur)

Un lecteur nous écrit pour nous signaler qu’il a lu une information aux USA qui faisait référence à des difficultés grandissantes entre Guelleh et Dubaï Port Authorities. Nous n’avons pas été en mesure de vérifier l’information à cette heure.

Selon cette information, le désaccord serait monté à un tel niveau, que Guelleh envisagerait une rupture anticipée du contrat de concession afin de faire appel à un autre partenaire. (Choisira-t-il un groupe plus docile ou un groupe qui lui reversera une commission plus importante ??? C’est imaginable …)

De toutes les façons à Djibouti, les contrats de concession des biens publics se négocient de gré à gré en toute opacité : les Djiboutiens n’ont rien à dire …

Merci à l’avance aux internautes qui auraient des informations sur le sujet de nous les envoyer.

17/02/10 (B538) « Dans un tel pays où il n’y a plus de maître suffisamment sage, tout le monde est maître ; où tout le monde est maître, tout le monde est dans la m…. » (Bouh Warsama)


Retrouvez l’intégralité des chroniques
de Bouh Warsama : lien

On ne le dira jamais assez ; être Djiboutienne ou Djiboutien à part entière est un droit reconnu autant pour les Afars qu’il l’est pour les Issas attachés au pays.

Ancrés dans leurs manœuvres vulgairement politicardes et d’un autre temps, apeurés à l’idée que leur trône et leurs prérogatives pourraient soudainement leur échapper et disparaître, les « squatters opportunistes et de circonstances » qui se sont autoproclamés à la tête du pays et qui occupent l’actuel Palais de l’Escale ne devraient même pas calculer ou contester ce droit à la citoyenneté djiboutienne ;

et en aucun cas user de tous les moyens les plus condamnables pour manipuler les uns, fomenter des haines, les lancer contre les autres et vice et versa.

Depuis l’autoproclamation d’Ismaïl Omar Guelleh en 1999 les choses ont bien changé. Changé ? Certes car Djibouti est devenu l’un des rares pays d’Afrique où, si l’on ajoute dix citoyens à vingt autres, on ne fait pas une addition, mais trente divisions.

C’est grâce à ces divisions entretenues financièrement à coups de millions d’euros ou de dollars US que le tyran a survécu derrière une fallacieuse image qui n’a abusé que lui.

Certes, entretenir des conflits y compris au-delà des frontières cela coûte quelques argents, on peut même affirmer que cela coûte « beaucoup et de plus en plus d’argent » mais les sommes offertes furent et sont encore de nos jours exclusivement escroquées sur les pléthores enveloppes financières des « Aides Publiques au Développement – APD » (ndlr : toujours en augmentation) affectées à Djibouti par « l’étranger » et ancien colonisateur.

Du fait que cela coûte très cher à Djibouti et pénalise les populations, son Excellentissime Sérénité Bobard 1er n’en a cure car ce n’est pas lui qui paie… mais c’est lui qui encaisse et ponctionne au passage !

Ceci étant dit, Issas et Afars ont nul besoin de condescendances émanant du Palais de l’Escale et ayant valeur de « léchage de c.. » et du reste, pas besoin de fausse et obséquieuse charité, et par contrepartie pas besoin de globalisation négative qui pourraient avoir le redoutable effet pervers d’en faire des « populations à part » en les opposant fictivement les uns contre les autres aux yeux du monde.

Des populations que l’on tente de monter sans cesse les unes contre les autres, que l’on désigne du doigt et qui risqueraient d’être mises, insidieusement et avec le temps, au banc de l’infamie. Pourtant nombreux et heureux furent et sont encore les mariages célébrés et les unions durables entre Afars et Issas.

L’histoire de ce monde a toujours démontré que la haine n’a jamais rien créé, n’a jamais rien construit de pérenne. Si la haine est une réaction des uns en réponse à la haine des autres, comment cette haine finira-t-elle si nul n’a le courage de tendre la main et de faire taire ainsi les corbeaux et autres corvidés ainsi que les rapaces de bas étage ; enfin toutes celles et ceux qui tirent profit des conflits entretenus ?

– Crever l’abcès, s’expliquer dans le calme :

La déloyauté par la traitrise étant, hélas, la seconde nature de certains « politiques », à Djibouti comme chez …l’étranger car ne nous trompons pas nul n’échappe à cette forme de règle universelle de l’imbécilité humaine ; c’est un moyen d’entretenir les conflits, de les fomenter et de les pérenniser.

C’est ainsi que de manière persistante reviennent deux grandes questions qui trop souvent tentent de diviser Issas et Afars et soulèvent des polémiques.

-« Tous les Mamassans pourraient-ils être responsables de tous les malheurs dont souffre le pays et particulièrement des crimes commis sur ordre d’Ismaïl Omar Guelleh ? »

De même ……..

-« Tous les Afars seraient-ils responsables des crimes perpétrés par quelques Afars – collabos de nature – qui ont fait allégeance à Ismaïl Omar Guelleh, ont déserté ainsi les valeurs de leur peuple et sont devenus insensibles à ses souffrances pour quelques deniers de Judas ? »

Dans ces deux cas, la réponse est incontestablement « NON ! » et prétendre rendre responsables tous les Issas et tous les Afars des crimes perpétrés par Ismaïl Omar et par quelques-uns de ses « Collabos cupides » et adeptes de la position politique couchée devant le Maître ce serait faire ouvertement démonstration de racisme et de rejet.

Constat est fait que ledit racisme comme l’exclusion commencent toujours par la généralisation, c’est-à-dire par la bêtise.

Penser c’est lire en soit pour oublier les différences ; si l’on veut enfin construire un autre Djibouti c’est par là que les « bâtisseurs » devront convenir de passer et certainement pas en entretenant les clivages et les désunions tout comme les seuls intérêts personnels de quelques-uns.

Pourtant, le reproche qui est fait aux « puissants » parmi les Mamassans, sur lequel à notre sens ils pourraient s’expliquer dans le calme et en toute sérénité afin d’apporter un éclairage sur ce délicat sujet, est de ne pas avoir TOUT mis en œuvre pour contraindre IOG afin qu’il respecte l’honneur et la dignité de la parole donnée au nom de tous les Mamassans ; ceci, en conformité avec les engagements pris par Hassan Gouled dans les quelques mois qui précédèrent l’indépendance de Djibouti en 1977.

Critique aussi à leur égard pour ne pas voir TOUT mis en œuvre pour faire pression sur le petit clan mené par IOG afin qu’il change ses pratiques sanguinaires….qui ont décimé, entre autres, les rangs de la classe politique issue d’avant et d’après l’indépendance du pays.

Pourquoi les dignitaires Mamassans n’ont-ils pas fait plein usage de leurs pouvoirs à haut niveau pour qu’Ismaïl Omar soit contraint de mener une politique du « Clean his stables, hold and manage the administration, build Djibouti with the people and for the people » (nettoyer ses écuries, tenir et diriger l’administration, construire Djibouti avec le peuple et pour le peuple…….) ?

Alors que les Mamassans sont très majoritairement victimes, tout autant que les autres, des crimes commis par le pouvoir actuel, ce qu’il est demandé à ceux qui détiennent la puissance c’est donc de contraindre aujourd’hui IOG à adopter une stratégie qui changerait des mauvaises habitudes instaurées et par trop faciles de la répression tous azimuts qui ne s’appuie pourtant que sur une minorité de « serviteurs » dans l’administration, au sein des Armées et de la Police.

-Il convient d’oser appeler un chat, un chat et de dénoncer ouvertement ce qui doit l’être !

Enfin la triste vérité.

Ce qu’il se passe à Djibouti, au Nord comme au Sud Ouest et jusque dans la capitale sont les signes évidents d’une guerre subversive émergeante consécutive à un « ras le bol quasi général » qui devrait s’ouvrir plus largement ; une véritable guerre qui risquerait bien d’enflammer les pays voisins.

Mais la guerre contre qui ?

Contre ce gouvernement lessivé par toutes les corruptions, qui est à bout de souffle, dirigé par Ismaïl Omar Guelleh, avec la marionnette Dileïta et le fantoche Fathi Beliki.

Ce dernier étant accessoirement Chef d’Etat Major Général des Armées (CEMGA), mais assurément bien plus apte à faire commerce de tout notamment pour la revente des armes et des équipements militaires octroyés par de généreux donateurs étrangers qu’à faire respecter l’intégrité du territoire national et les hommes et les femmes placés sous ses ordres.

Nombreux sont ceux qui s’en plaignent ouvertement au sein de « la grande muette ».

En s’accaparant à titre personnel partie des matériels militaires pour les revendre et en faire commerce à son profit ;

-En participant à toutes les odieuses tromperies
sur les effets désastreux du conflit contre l’Erythrée, notamment sur le nombre de morts alors que nombreuses sont les familles totalement ignorées et rejetées par l’Etat Major et sans nouvelle du père, du frère, du mari ;

-En cautionnant l’expulsion de leur modeste logis des familles, parents âgés, femmes et enfants, des militaires qui eux ont le mérite et le courage de se battre pour leur pays et dont beaucoup, hélas, sont invalides ou décédés ;

-En abandonnant les Forces Armées Djiboutiennes engagées à Ras Doumeïra à leur triste sort avec peu de moyens et d’assistance, hormis ceux fournis par les « forces étrangères »…

Pour et par toutes ces raisons Fathi Beliki contribue à la lente destruction des Armées Djiboutiennes et applique ainsi, à la lettre, les directives d’Ismaïl Omar Guelleh qui veut réduire les Forces Armées Djiboutiennes et les Forces Nationales de Police à leur plus simple expression ; pour placer le moment venu, le peu qu’il en restera, sous l’autorité d’une Garde de mercenaires, triée sur le volet, surarmée et surpayée.

On voit en cela une volonté de préparation à une nouvelle transgression masquée, d’une part, à la Convention de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) pour l’élimination des mercenaires en Afrique qui date de 1972 et, d’autre part, à la Convention internationale contre le recrutement, l’utilisation, le financement et l’instruction de mercenaires établie en1989.

Ceux qui, parmi les Tyrans imbéciles et sanguinaires, ont une foi exclusive que dans leurs idées ne sont pas bien armés pour construire un Etat et faire des découvertes. En temps de paix, le mercenaire dérobe et s’enrichit, en temps de guerre il sera le premier à déserter, avec arme et bagages pour se réfugier à l’étranger.

-A qui incombe la responsabilité d’une telle situation ?

Ismaïl Omar Guelleh est porteur de l’entière responsabilité dans la situation actuelle, comme dans la persistance de conflits et de soulèvements au Nord comme au Sud Ouest du pays.

Cette situation est très préoccupante pour lui car elle met, indubitablement et à court terme, en danger son régime. C’est la raison pour laquelle il désire, voir implore le président Sarkozy pour que soient réétudiés et surtout appliqués, dans l’urgence, de nouveaux « Accords de Défense » entre Djibouti et la France ; plaçant les FFDJ en « première ligne »……….

Ce faisant il espère ainsi rééditer ce qui se fit lors du conflit des années 90 contre les Afars et se protéger d’autant mieux, aujourd’hui et demain, derrière les forces occidentales installées à Djibouti, principalement les FFDJ et les forces US.

Ce qu’il tente de résoudre c’est le fait que l’actuel contexte est bien différent car il est confronté non point à un mais à deux soulèvements d’importance, l’un entrainant l’autre et non plus l’un dressé contre l’autre.

Rien d’étonnant à ce, qu’une fois encore, il tente d’acheter çà et là quelques consciences.

Les atermoiements et les temporisations de l’Etat français confirment bien que le Tyran djiboutien se trompe lourdement sur sa stratégie d’un autre temps car en ce qui concerne la France, l’Elysée d’aujourd’hui n’est certes pas celui d’hier. Alors que le président Barak Obama semblerait, quant à lui, ne pas avoir une quelconque considération pour les « petits roitelets de pacotilles » qui usent et abusent de la tyrannie depuis si longtemps sous une false image de respectabilité.

Il est un fait que le malheur d’Ismaïl Omar et la cause de presque toutes ses calamités c’est sa capacité prodigieuse à ne croire qu’en lui, à s’admirer sans cesse dans son miroir virtuel et à persister ainsi dans une opiniâtre volonté à ignorer que le « coup fatal » à son régime viendra de l’intérieur.

Telle une dague ce coup jaillira de ses propres rangs ce qui devrait l’inciter à réfléchir sur ce vieux diction qui précise que « L’histoire de la tyrannie se répète éternellement en ce sens qu’il y a rarement de flatteries outrancières et de flagorneries sans coup de poignard ultime le moment venu ».

« Dans un tel pays où il n’y a plus de maître suffisamment sage, tout le monde est maître ; où tout le monde est maître, tout le monde est dans la m…. »

17/02/10 (B538) Questions ouvertes de Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH au Chef d’Etat-Major de la Police djiboutienne, directeur de la Police nationale

Monsieur le Directeur de la Police Nationale et Chef d’Etat Major,

Permettez-moi de vous poser une seule suestion Globale.

Je sais, que depuis 2009, vous êtes certainement très préoccupé face à l’insécurité qui règne dans les quartiers populaires

Sachez combien il m’est difficile de vous importuner en ce moment, car je sais que vous accueillez une importante délégation d’Interpol.

Je sais aussi combien il doit être difficile d’assainir toutes les troupes, qui sont en uniforme.

Mais je suis persuadé qu’il est urgent de nous mobiliser afin, qu’ensemble, nous luttions efficacement contre la Mafia qui tue et qui vole en toute Impunité en République de Djibouti. Les coupables doivent être punis selon nos Lois.

Dans ce cadre je tiens à vous informer de provocations policières qui ont été dirigées contre deux Défenseurs des Droits de l’Homme qui circulaient tranquillement Place de l’Indépendance, plutôt connue sous le nom de Place Ménélik.

Sans ambages, je tiens à ce que vous sachiez que l’un des vos Officiers « spécialistes des crimes » commis contre des pauvres commerçants (qui ne bénéficient d’aucune protection et qui ne sont pas reconnus par la Chambre de Commerce Internationale) se permet de bastonner des citoyens, parfois jusqu’à leur mort comme cela était arrivé début 2010, Place Rimbaud renommée Place Mahamoud Harbi.

Est-il possible de vous demander si un certain Lieutenant Shubaayeh (en Somali qui déverse des balles), sans matricule, ni immatriculation est ;

1. un criminel qui aurait tué lors du conflit au Nord sous les ordre de Feu Yacin Yabeh ?

2. un criminel qui aurait tué à Mogadiscio dans le cadre de l’assistance Djiboutienne, après la Conférence d’Arta ?

3. un criminel qui a tué par bastonnade, un modeste commerçant sans histoire ?

Je soumets mes questions à votre aimable attention en vous remerciant, même si cela est parfois difficile, des réponses dont vous voudrez bien m’honorer.

NOEL ABDI Jean-Paul

16/02/10 (B538) Djibouti relié au câble Eassy entend se positionner comme un hub régional en matière de télécommunication (La Presse)

_________________________________ Note de l’ARDHD

C’est un progrès important ! Nul ne saurait le nier …

Mais à la condition que le régime dictatorial et autoritaire de Guelleh s’interdise désormais :

de pratiquer la censure d’Internet et d’ouvrir ou de couper selon son bon plaisir, l’accès des Djiboutiens aux sites de l’opposition …,
– de pratiquer l’écoute systèmatique des conversations téléphoniques, des messages SMS et des mails, pour poursuivre ensuite leurs auteurs.

Le progrès technique est bien, mais en parallèle, il faut un progrès dans les méthodes de gouvernance et cela n’en prend pas le chemin pour le moment à Djibouti.

Une innovation technologique de première importance comme celle-ci n’aura aucun impact, si le régime de Guelleh ne sort pas de l’archaïsme dans lequel il a plongé le pays, en le coupant de l’information libre et en privant les citoyens des bénéfices de l’amélioration de leur niveau de vie, qui seule leur permettra à terme, d’accéder à l’information sur Internet.

_________________________ Malango info avec APA

Djibouti relié au câble sous-marin Eassy
(Par Agence de Presse Africaine)

Le câble sous-marin de télécommunications Eastern Africa Submarin System (EASSY) devant relier l’Afrique du Sud au Soudan a atterri, lundi, sur Djibouti à la station de Haramous.

Long de 9900 km, l’EASSY est un câble sous-marin à haut débit de dernière génération qui a pour but de connecter une vingtaine de pays côtiers et d’Etats sans littoral de l’Est et du Sud de l’Afrique au reste du monde grâce à un réseau de câbles à fibre optique sous-marins à large bande et de relais terrestres.

Ce projet dont le coût global est estimé à près de 300 millions de dollars US est une initiative du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD).

Démarrés en mars 2008, les travaux d’installation de ce câble ont été confiés au groupe Alcatel-Lucent. Une fois opérationnel, ce câble va permettre de faire chuter les prix de télécommunications de 2/3 et le nombre d’utilisateurs devrait tripler avec l’objectif de connecter 250 millions de clients.

Dans ses principes, ce projet peut nettement améliorer la situation des communications en Afrique et avoir un effet catalyseur sur le développement du secteur privé, la croissance économique et, en fin de compte, sur les possibilités offertes aux populations pauvres.

Des spécialistes en NTIC pensent que ce projet fera considérablement baisser le coût des télécommunications, à l’intérieur de l’Afrique et avec le reste du monde, ce qui contribuera à réduire la fracture numérique, le fossé qui se creuse entre les populations et pays qui ont accès à Internet et les autres.

A terme, l’objectif global du projet consiste à réduire la dépendance de cette région d’Afrique vis à vis des satellites pour les communications internationales et de réduire les coûts d’accès au haut débit.

Djibouti entend exploiter au maximum sa position géostratégique exceptionnelle et plus de deux décennies d’expérience dans le câble sous-marin intercontinentaux pour se positionner en hub régional de télécommunications pour les pays limitrophes et ceux du marché commun de l’Afrique de l’Est et Australe (Comesa).

Créée en 1999, « Djibouti Télécom », l’opérateur national des télécommunications est une société anonyme appartenant à 100% à l’Etat djiboutien. Avec un capital de 22,6 millions USD, cette dernière a réalisé en 2008, un chiffre d’affaires de 53,1 millions de dollars américains.

Rappelons que les pays concernés par le projet Eassy sont outre Djibouti, l’Afrique du sud, Burundi, Botswana, Comores indépendantes (sans Mayotte qui reste jusqu’à présent à l’écart de ce projet), Erythrée, Ethiopie, Kenya, Lesotho, Madagascar, Malawi, Maurice, Mozambique, Ouganda, République démocratique du Congo, Rwanda, Somalie, Soudan, Swaziland, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe.

16/02/10 (B538) Radio-Trottoir : confirmation de l’information que nous avions publiée hier … sous le titre « Casse devant l’Ambassade de France »(Lecteur) (MAJ le 17/02 à 12:00 avec une illustration de Roger Picon)

Un 4×4 aux frais de l’EDD a sauté sur un rond point.

Une Saint Valentin qui a dérapé.

C’est impossible !

Bousiller le soir de la Saint-Valentin un 4×4 de plus de 30 millions de FD ! Et pourtant c’est le cas d’un banal accident survenu juste en face du monument de la Croix de la Loraine construite après la 2nde Guerre mondiale.

Heureusement que ce véhicule ne s’est pas écrasé sur le mur de l’Ambassade de France après avoir percuté le rond point.

Rapidement les vigiles de la sécurité de l’Ambassade de France armes au poing ont pu rapidement secourir et évacuer vers l’Hôpital la fille de Djama Ali Guelleh directeur de l’EDD et la fille du Ministre de la Santé qui ont pu être soignées sans frais d’Hospitalisation à payer en avance.

Avec les coupures d’électricité et l’augmentation, pour la troisième fois en l’espace de deux ans, du prix de l’électricité toujours par un simple décret de son cousin germain IOG, les détournements des Fonds publics de cette Etablissement de l’Etat sont à leur apogée.

Rien que pour l’intronisation de l’Ougas des Issas qui va se dérouler à Zeila en République de la Somalie, en présence de Meles et d’IOG, Djama Ali Guelleh Directeur Général de l’EDD s’est engagé à lui seul à faire débourser 450 millions de Francs Djibouti par son entreprise. (Pas par lui !!!)

La Chambre de Commerce présidée par un Said Omar Dankali, cousin lointain de Borreh essaye, sans gros résultat, depuis deux jours de convaincre certains commerçants de la place d’investir pour l’intronisation de l’Ougas Issa avant de financer le couronnement de celui d’Haramous.

Et pourtant l’insécurité dans la capitale s’aggrave de jour en jour. Va-t-on instaurer le couvre-feu comme dans le Nord et l’Ouest de la RépublIque.

Tous les aides du PAM, du Japon etc, etc sont englouties par la Mafia au Pouvoir dirigée par le « Dofar IOG». Dofar en somali veut dire sanglier qui bouffe tout.

Tandis qu’à Baïdoba et dans toute la région de Baye en Somalie du Sud libérée par les El Shabaab la Sécurité, la Paix et le développement de l’Agriculture existent bel et bien depuis le départ des Forces d’occupation coloniale Ethiopiennes et sans la présence d’autres forces étrangères.

Un exemple intéressant à suivre avec attention.

Un contribuable client de l’EDD
en dehors des délestages …