Articles

19/02/10 (B538) Le Journal de la Flibuste (2 articles)

___________________________ 2 – Ria Novosti (Russie)

Piraterie: la Russie envoie de nouveaux navires dans le golfe d’Aden

Un nouveau détachement de navires de la Flotte russe du Pacifique mettra le cap sur la région du golfe d’Aden le 24 février pour prendre part à la lutte contre la piraterie, a fait savoir à RIA Novosti vendredi le service de presse de la Flotte.

"Le détachement comprend le grand bâtiment anti-sous-marin Marchal Chapochnikov avec deux hélicoptères embarqués, un remorqueur de haute mer et le pétrolier Pechenga. Des unités de l’infanterie de marine seront présentes sur chaque navire", a précisé l’interlocuteur de l’agence.

___________________________ 1 – Portail des sous-marins

Les pirates somaliens auraient tiré sur un bâtiment militaire, peut-être américain

Par Rédacteur en chef.

Selon des observateurs locaux, un bâtiment de guerre, peut-être de l’US Navy, se serait trop approché de navires de commerce retenus en otage par les pirates somaliens. Ces derniers auraient ouvert le feu sur ce bâtiment.

Devant le port de Garacad, au nord-est de la Somalie, entre lundi et mardi, un bâtiment de guerre serait passé entre 2 navires de commerce, dont le MV St. JAMES PARK, tous 2 retenus en otage par les pirates somaliens.

Les pirates auraient ouvert le feu depuis les 2 navires sur le bâtiment de guerre, qui serait américain.

Selon Ecoterra, près de 70 tirs de gros calibre auraient été tirés depuis les 2 navires retenus.

Le bâtiment de guerre n’aurait pas riposté avant de se retirer.

A cause de cet incident, les pirates auraient déplacé le MV St. JAMES PARK dans les heures qui ont suivi. Il serait désormais mouillé au large de Kulub, un endroit d’accès plus difficile.

19/02/10 (B538) Nouvelles de Somalie (10 articles)

__________________________ 10 – AFP

Somalie: les victimes civiles, un des enjeux de la bataille de Mogadiscio

Hervé BAR

Dans leur offensive annoncée contre les insurgés shebab à Mogadiscio, les soldats pro-gouvernementaux et la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom) seront aussi jugés sur leur capacité à épargner les civils, aujourd’hui les premières victimes du conflit.

Chaque jour dans la capitale somalienne en guerre, les belligérants s’affrontent dans de meurtriers duels d’artillerie, selon un scénario écrit à l’avance.

Depuis leur bastion densément peuplé de Bakara ou "African village", les shebab lancent une volée d’obus de mortiers visant des positions de l’Amisom ou du TFG (gouvernement).

La riposte –également au mortier– est généralement immédiate, qui s’abat en direction de l’origine présumée des tirs sur les quartiers insurgés, fauchant inévitablement des civils.

Après des mois de relative indifférence, les critiques internationales sont montées d’un cran ces dernières semaines contre ces "bombardements indiscriminés qui ont un impact disproportionné sur les civils", selon le Coordonnateur humanitaire des Nations Unies en Somalie, Mark Bowden.

L’ONG Médecins sans frontières (MSF) a récemment dénoncé le "manque total de considération" pour la vie des civils de la part de "toutes les parties".

Amnesty International s’est alarmée "des attaques indiscriminées et disproportionnées (des insurgés), auxquelles les forces pro-TFG ont souvent répondu de la même manière".

"La nature urbaine du conflit et l’échec fréquent de toutes les parties à limiter les violences à des cibles militaires identifiées placent inévitablement les civils dans une situation très risquée", s’inquiétait en janvier le Conseil de sécurité de l’ONU.

La majorité de ces incidents ont lieu en zone shebab, jetant immédiatement, aux yeux de la population locale, le discrédit sur les forces du TFG et de l’Amisom.

"L’Amisom et le gouvernement ne font preuve d’aucune retenue dans leurs représailles", accuse ainsi un militant local des droits de l’homme, sous couvert d’anonymat.

En l’absence de tout observateur indépendant, et dans un contexte d’intense propagande, les responsabilités exactes sont cependant difficiles à établir.

Attentats aveugles, justice expéditive, atrocités en tout genre: "le mépris des shebab pour les civils n’est plus à démontrer", estime une source occidentale dans la capitale.

"Ils n’ont aucun scrupule à bombarder à proximité d’hopitaux, ou en usant de mortiers mobiles montés sur des véhicules, dans l’intention délibérée d’attirer une riposte meurtrière", accuse cette source.

Pour autant, "cela ne justifie en rien la violence des ripostes systématiques du TFG et de l’Amisom", selon le même observateur.

Face à ces accusations, le gouvernement assure essayer de minimiser les dommages. L’Amisom affirme de son côté tout faire pour épargner les civils.

"Nos soldats font preuve du maximum de retenue pour riposter quand ils sont en danger imminent", explique, irritée, une source militaire haut placée au sein de la force. "Ils ne tirent jamais les premiers (…), mais se réservent le droit à l’auto-défense".

"Notre mission est de protéger et d’assister les populations. Pas d’aggraver leur situation déjà très précaire", commente le même officier supérieur, qui cite "les nombreux incidents où nos adversaires ont ciblé directement des civils".

"En cas d’erreur ou d’accidents, nous mènerons une enquête et les responsables seront punis ou réprimandés", affirme-t-il.

L’UA est parfaitement consciente des effets désastreux de ces dommages collatéraux –sur la scène internationale comme dans les rues de Mogadiscio–, et de la propagande shebab sur le sujet, selon l’un de ces responsables.

"Désormais si par malheur nous tuons des civils, nous le dirons", promet-il.

Pourrait dès lors se poser un autre problème: les compensations aux proches des victimes, alors que l’UA peine déjà à payer ses propres soldats.

__________________________ 9 – Les Afriques

Somalie : Des troupes éthiopiennes à Bakool et Hiiraan

Des troupes éthiopiennes se sont positionnées dans certaines parties de Bakool et Hiiraan, accompagnées de centaines de militaires somaliens formés en Ethiopie, selon des témoignages de la région.

Des maisons ont été perquisitionnées et des arrestations de suspects ont été signalées dans ces villes.

Le porte-parole du gouvernement somalien dans la région, Mohamed Nur, a nié la présence de soldats éthiopiens sur le sol somalien.

« Les troupes qui ont commencé à perquisitionner les lieux tôt le matin, dimanche, font partie des forces gouvernementales somaliennes qui ont été formées en Ethiopie, je vous assure qu’il n’y a pas un seul soldat éthiopien dans la ville », a-t-il déclaré.

L’Ethiopie a retiré ses troupes de Somalie depuis le début de l’année dernière.

_____________________ 8 – AFP

Somalie: avant la bataille, les bonnes affaires du marché noir des armes

Ali MUSA ABDI

A Mogadiscio, tandis que les forces gouvernementales et les insurgés islamistes s’apprêtent à se livrer une bataille d’envergure, des combattants achètent pistolets et fusils d’assaut en toute tranquillité sur le principal marché de la ville.

Devant les rumeurs persistantes d’offensive imminente des forces gouvernementales contre les insurgés, des milliers de civils ont fui ces derniers jours la capitale somalienne et la plupart des échoppes ont fermé.

Mais pour le commerce au détail d’armes neuves ou d’occasion, les affaires sont florissantes.

Abdi Hirsi, l’un de ces vendeurs, explique ainsi que son produit phare, un pistolet chinois, se vend 25% plus cher depuis plusieurs jours.

"Le pistolet chinois, qui partait avant pour 560 dollars, se négocie à présent autour de 700 dollars", a-t-il expliqué à l’AFP. "Je vous parle d’un modèle neuf, dans son emballage".

"Si vous voulez en acheter plus, on peut baisser le prix un petit peu ou proposer une sérieuse ristourne sur les munitions", explique-t-il.

Quelque peu désolé, le jeune vendeur explique être à court de lance-roquettes RPG depuis la semaine dernière. "Mais je peux m’en procurer auprès d’autres marchands si j’ai affaire à un acheteur sérieux".

Le marché est situé à Bakara, principal centre de négoce de Mogadiscio, situé dans le nord de la ville.

Dans cet entrelacs de ruelles étroites et resserrées souvent utilisé par les groupes armés pour mener leur guerre de guérilla, les étals de nourriture côtoient ceux de vêtements et de tissus. On y trouve également de l’or, du carburant et une grande variété de biens pillés.

L’un des secteurs de Bakara, "Irtoogte", abrite le marché aux armes, un endroit bien connu des résidents en raison des tirs en l’air réguliers qui en émanent, les acheteurs voulant tester la marchandise sur place.

"Le fait de tester est essentiel pour vérifier que le produit est opérationnel. Nous ne pouvons pas vendre de fausses armes", explique un autre détaillant, Ahmed Mohamed, 34 ans.

Irtoogte avait été officiellement fermé en 2007 par le gouvernement de transition, puis par les shebab en 2008 lorsqu’ils avaient pris contrôle de ce quartier.

Les vendeurs d’armes se sont fait depuis plus discrets, mais pour quiconque en a les moyens, acheter un fusil d’assaut demeure à peine plus compliqué que de se procurer un téléphone portable.

"On ne peut plus exposer notre marchandise dans la rue comme avant mais il est important de continuer et de chercher des clients", selon Mohamed.

"Les shebab et le gouvernement sont susceptibles de confisquer nos biens s’ils les voient. Du coup, on les entrepose dans des endroits sûrs et on les livre directement à l’acheteur", précise-t-il.

Mohamoud Abdi, un milicien shebab de 23 ans, désespère de trouver des obus de 106 mm pour son canon portatif M40 de fabrication américaine.

"Les armes sont là, mais pas les munitions. Si nous pouvions utiliser ces armes, les troupes de l’Union africaine (UA) déguerpiraient chez elles comme celles des Nations unies en 1995", assure-t-il.

Dans un rapport publié l’année dernière, le groupe de travail l’ONU chargé de surveiller l’embargo sur les armes en Somalie relevait que "80% des investissements internationaux destinés à restructurer les forces de sécurité gouvernementales avaient été détournés de leur objet premier".

Amnesty International s’est fait également l’écho de cet inquiétant constat dans un rapport récent: "le TFG n’a pas la capacité d’empêcher le détournement de quantités substantielles de son propre armement et équipement militaire vers d’autres groupes armés et vers le marché noir".

_____________________ 7 – La Tribune (Algérie)

Des responsables du gouvernement de transition somalien ont échappé à un attentat

Synthèse de Lyes Menacer

Plusieurs responsables du gouvernement de transition somalien ont échappé de justesse à une tentative d’assassinat lundi dernier à Mogadiscio, ont indiqué hier des sources proches du palais présidentiel, citées par les agences de presse.

L’attaque a eu lieu dans une région proche de la capitale où des ministres étaient en visite sur place. Mais les responsables de la sécurité ont réussi à déjouer cette attaque, attribuée aux rebelles islamistes des shebab qui luttent depuis un an pour renverser l’actuel président cheikh Ahmed Sharif, accusé d’être à la solde des Occidentaux.

«Nous avons déjoué un complot visant à tuer plusieurs personnes, après avoir annulé un faux séminaire», a dit le ministre somalien du Travail et de l’Emploi, Mohamed Abdi Hayir, à la station de radio Shabelle, basée à Mogadiscio.

Ce «faux séminaire» était l’initiative d’une organisation inconnue qui se présente comme le Centre pour la formation et la consultation (CTC), qui avait invité plusieurs membres du Parlement, des responsables de la sécurité ainsi que des directeurs généraux à participer à cette réunion qui devait coïncider avec un «attentat terroriste», a ajouté le ministre. Deux voitures piégées et un autre véhicule chargé d’explosifs ont explosé au passage du convoi du ministre somalien de la Défense, cheikh Yousouf Siyad Indha Add, sans l’atteindre.

L’attaque a, en outre, fait cinq morts et une quinzaine de blessés, des civils pour la plupart. M. Hayir a fait savoir que son «ministère a pris des mesures afin qu’aucun séminaire ne soit organisé sans notification du ministère».

«Le ministère n’était pas au courant du complot visant à causer d’importantes pertes en vies humaines au sein du gouvernement. Les forces de sécurité somaliennes recherchent les auteurs du complot», a fait savoir M. Hayir. Le gouvernement somalien a accusé les insurgés shebab d’être derrière ce complot.

Ces derniers contrôlent la majeure partie du pays. L’attaque avortée des rebelles intervient dans une période marquée par une inquiétante flambée de la violence dans la capitale somalienne Mogadiscio et ses environs. La recrudescence des actes de violence a causé l’exode d’au moins 13 600 personnes qui ont fui la capitale en deux semaines seulement, a affirmé mardi dernier le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Parmi ces personnes qui ont réussi à fuir les combats, «8 800 d’entre elles seulement» étaient parvenues à quitter Mogadiscio, alors que «4 800 autres se sont retrouvées dans des quartiers relativement plus sûrs» de la ville, a précisé la porte-parole du HCR, Melissa Fleming, lors d’un point de presse à Genève.
Lors des violents affrontements qui s’étaient déroulés la semaine dernière dans la capitale somalienne, notamment dans le nord de la ville, «au moins 50 personnes ont été tuées et plus de 100 blessées», a-t-elle ajouté.

_____________________ 6 – JDD

La Somalie se prépare à l’offensive

Les troupes gouvernementales somaliennes se sont massées mercredi à Mogadiscio afin de planifier une offensive contre les militants al Shabaab affiliés à al Qaida et qui entendent renverser le pouvoir en place, rapportait The Wall Street Journal.

Le gouvernement somalien a expliqué que le but de l’opération, soutenue par des forces de l’Union africaine entrainées par les États-Unis, était de regagner du terrain sur les insurgés et de rallier l’opinion publique de la capitale en proie à l’instabilité.

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie américaine; car renforcer un gouvernement faible est désormais jugé primordial par la maison Blanche dans sa lutte contre les militants islamistes.

_____________________ 5 – La Tribune.fr avec AP

Somalie: le ministre adjoint de la Défense échappe à un attentat

Le ministre adjoint à la Défense a échappé à un attentat-suicide à la voiture piégée dans la capitale somalienne, a rapporté lundi un policier.

Deux gardes du corps de Yusuf Mohamed Siyad ont été blessés, a précisé le policier Hassan Farah. Le kamikaze a suivi la voiture du ministre, lui est rentré dedans et a explosé, a-t-il rapporté. Une seconde explosion a suivi.

L’attaque s’est produite alors que le gouvernement s’apprête à lancer une offensive contre les militants islamistes. La Somalie n’a pas de gouvernement stable depuis près de 19 ans.

_______________________________ 4 – JDD

Des soldats éthiopiens entrent en Somalie

Des troupes éthiopiennes ont pénétré samedi dans deux villes frontalières au centre de la Somalie et ont enlevé la famille d’un homme lié à la milice islamiste d’Al Chabaab, rapportent des habitants.

"Les soldats éthiopiens sont entrés à El Barde hier et ont arrêté plusieurs personnes. Ils étaient à bord de véhicules blindés et cherchaient un homme connu dans la région qui travaille aussi avec Al Chabaab", a expliqué un habitant de cette ville, Hussein Ronow.

"L’homme s’est enfui, mais ils ont emmené avec eux sa femme et trois enfants", a-t-il précisé, ajoutant que d’autres membres de la famille avaient été emmenés.

"Nos ennemis, les Ethiopiens, sont entrés dans nos villes et terrifié les habitants", a dit Cheikh Aden Yare, chef d’Al Chabaab dans la région de Bakool.

_______________________________ 3 – Le Figaro avec AFP

Des combats font 4 morts en Somalie

Au moins quatre personnes, dont deux civils, ont été tuées aujourd’hui dans des affrontements entre soldats pro-gouvernementaux qui ont éclaté au cours d’une vaste opération de sécurisation à Mogadiscio, a-t-on appris de sources concordantes.

"Quatre personnes, dont deux civils, ont été tuées dans des combats entre membres des forces de sécurité pour le contrôle d’un check-point", a indiqué un responsable des services de sécurité du gouvernement somalien, Abdurahman Hersi. "Nous sommes en train d’enquêter sur ce qui a pu déclencher cet incident", a ajouté ce responsable.

Selon des témoins, un groupe de soldats a installé un barrage sur le carrefour, déjà contrôlé par un autre groupe de militaires. "J’ai vu les corps de deux civils, dont une femme, tués au cours des échanges de tirs. Deux soldats sont également morts et la situation est revenue à la normale maintenant", a expliqué l’un de ces témoins.

L’incident s’est déroulé le matin même lors d’une vaste opération de sécurisation menée par la police dans le sud de Mogadiscio, sous contrôle du gouvernement de transition somalien (TFG), a-t-on constaté. De nombreux mini-bus et véhicules ont été stoppés et fouillés, l’identité de leurs passagers vérifiée. Cette opération vise "à renforcer la sécurité dans les quartiers sous contrôle du TFG", a déclaré à la presse le porte-parole de la police somalienne, Abdulahi Hasan Barise. "L’opération se poursuivra jusqu’à ce que la sécurité des personnes soit assurée", a-t-il affirmé.

_______________________________ 2 – Centre Info ONU

Somalie : L’ONU préoccupée par la poursuite des combats à Mogadiscio

Le Coordonnateur de l’assistance humanitaire des Nations Unies en Somalie, Mark Bowden, a fait part de sa profonde préoccupation après une nouvelle flambée de violence à Mogadiscio, la capitale somalienne, qui a fait 80 morts et entraîné le déplacement de 8.000 personnes supplémentaires depuis le début du mois de février

« Les civils continuent de subir les conséquences du conflit et de l’insécurité dans le pays », a-t-il déploré lundi.

Le nord de Mogadiscio, en particulier les districts d’Heliwa, de Yaaqshiid et de Wardhiigleey, a été le théâtre de combats entre les forces gouvernementales et les milices al-Shabaab.

Un tiers des personnes déplacées a trouvé refuge dans d’autres quartiers de la capitale mais une majorité a rejoint le couloir Afgooye, une zone qui s’étend sur 30 kilomètres à l’ouest de la ville où 366.000 personnes habitent des abris de fortune.

M. Bowden a appelé les parties au conflit à minimiser les risques pour les civils en respectant le droit international humanitaire.

Mogadiscio est l’une des régions les plus touchées par la guerre en Somalie. Le pays compte 1,4 million de personnes déplacées et plusieurs millions de réfugiés dans les pays voisins, comme le Kenya.

_______________________________ 1 – AFP

Somalie: 13.600 personnes ont fui les combats à Mogadiscio en deux semaines

Les heurts entre forces somaliennes et insurgés islamistes, qui ont fait un nombre de victimes "alarmant", ont fait fuir de Mogadiscio 13.600 personnes en deux semaines, a indiqué mardi le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Alors que le gouvernement de transition (TFG) annonce depuis plusieurs semaines une offensive dans la capitale contre les insurgés shebab, qui se réclament d’Al-Qaïda, et leurs alliés du Hezb al-Islam, "les violences ne cessent pas à Mogadiscio, poussant la population à fuir", a expliqué une porte-parole du HCR, Melissa Fleming.

"Quelque 13.600 personnes ont dû quitter leur maison en seulement deux semaines en raison des affrontements" entre les forces gouvernementales et les groupes d’opposition armés, a-t-elle précisé lors d’un point de presse.

"Parmi ces personnes, seules 8.800 sont parvenues à quitter la capitale" pour un camp proche, a-t-elle ajouté, soulignant que "4.800 autres se sont retrouvées dans des quartiers relativement plus sûrs" de la ville.

"Le nombre des victimes et des personnes blessées par les combats est alarmant", s’est par ailleurs inquiétée Mme Fleming.

"Selon les partenaires du HCR sur place, au moins 50 personnes ont été tuées et plus de 100 blessées depuis que le conflit s’est intensifié la semaine dernière", a-t-elle expliqué.

Les shebab ont affirmé se préparer "à contre-attaquer" à l’offensive du TFG et ont déployé en renfort des centaines de combattants sur les lignes de front de la capitale.

Les Somaliens, confrontés à une instabilité pratiquement devenue endémique et à une grande pauvreté, fuient en masse leur pays, notamment en Ethiopie voisine où ils sont, selon le HCR, 200 à arriver quotidiennement. Le pays compte actuellement, d’après l’agence onusienne, 67.000 réfugiés somaliens.

Le HCR a commencé le 12 février un programme de relogement de ces réfugiés dont 250 ont été déplacés du centre de transit de Dolo Ado (à la frontière) à un camp situé à 65 km à Melkadida, dans le sud-ouest de l’Ethiopie.

19/02/10 (B538) Yémen Express (7 articles)

_____________________ 7 – JDD

Yémen: 3 membres d’Al-Qaïda arrêtés

Les forces yéménites ont arrêté dans la province de Maarib, à l’est de la capitale Sanaa, trois militants présumés d’Al-Qaïda, rapporte jeudi la presse nationale. Ils circulaient à bord d’une voiture sans plaque d’immatriculation.

Le Yémen traque les terroristes sur son territoire depuis que la branche yéménite d’Al-Qaïda a appelé au début du mois les musulmans de la péninsule arabique à la guerre sainte contre les chrétiens et les juifs dans la région.

_____________________ 6 – Le Monde

Accalmie dans le nord du Yémen entre l’armée et la rébellion houthiste

La sixième phase de la guerre de Saada, dans le nord du Yémen, a-t-elle pris fin ? Depuis le 12 février, un cessez-le-feu semble tenir entre les forces yéménites et la rébellion dirigée par Abdel Malek Al-Houthi. Ce cessez-le-feu pourrait être consolidé par des libérations de prisonniers qui s’ajouteront aux réouvertures d’axes routiers coupés par les rebelles qui se sont également retirés de positions stratégiques.

L’intervention de l’Arabie saoudite aux côtés du président Ali Abdallah Saleh a été l’élément marquant de cette dernière phase d’un conflit dont l’origine remonte à 2004 et dont le coût humain dépasse sans doute les 10 000 morts, même si les autorités de Sanaa se sont toujours refusées de donner le moindre bilan des pertes civiles ou militaires. L’Arabie saoudite, inquiète de l’instabilité à sa frontière, aurait perdu plus de 130 soldats en trois mois d’affrontements.

La trêve entre les rebelles et les forces centrales devrait permettre dans l’immédiat un meilleur acheminement de l’aide humanitaire à destination des dizaines de milliers de personnes déplacées par les combats (près des 250 000 selon les Nations unies). Leur situation est d’autant plus critique que le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé au début du mois de février qu’il avait été contraint, faute de moyens, de réduire ses rations alimentaires, qui concernent, au Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule Arabique, 1 million de personnes.

Si les rebelles ont accepté officiellement les conditions posées par le président Saleh pour un cessez-le-feu, la sixième phase de la guerre de Saada marque une pause sans modifications profondes des positions des deux camps. Par le passé, des trêves ont déjà fait long feu. En 2007, à la suite d’une médiation du Qatar, les deux camps avaient conclu un accord ratifié à Doha.

Même si elle a fait une nouvelle fois la preuve de sa capacité de résistance sur un théâtre d’opération propice à la guérilla, en dépit des bombardements massifs pratiqués par l’armée yéménite, la rébellion n’est toujours pas parvenue à exprimer clairement ses demandes politiques, alimentant les accusations d’instrumentalisation par l’Iran (les rebelles appartiennent au zaïdisme, une école particulière du chiisme). Le président Saleh, qui avait promis en novembre 2009 l’écrasement du mouvement houthiste, a, lui, été contraint de composer.

Alors qu’une conférence des pays donateurs est prévue en Arabie saoudite à la fin du mois, l’accalmie sur ce front devrait permettre au gouvernement yéménite de se concentrer sur l’agitation dans les provinces de l’ancien Yémen du Sud, où se multiplient les appels à la sécession. Sanaa pourrait disposer de plus de moyens pour lutter contre Al-Qaida pour la péninsule Arabique (AQPA) qui tente également de déstabiliser le pays.

Gilles Paris

_____________________ 5 – Radio Chine avec XINHUA

Le HCR se félicite du cessez-le-feu au Yémen

Le Haut Commissariat des Nations Unies poues les réfugiés (HCR) s’est félicité du cessez-le-feu conclu entre les troupes gouvernementales yémenites et le Mouvement rebelle Al-Houti dans le nord du Yémen, tout en espérant pouvoir accéder le plus possible à la région de Saada.

"Le conflit (au Nord du Yémen) a fait rage pendant six ans, et c’est le premier cessez-le-feu de son genre qui semble être tenu", a indiqué Melissa Fleming, porte-parole du HCR, lors d’un point de presse à Genève.

Le HCR relance son appel pour l’accès la plus rapide à la province de Saada, de sorte que les organisations humanitaires puissent acheminer beaucoup plus d’aide à la population civile", a appelé Mme Fleming.

Après six mois de combats sanglants dans le nord du pays, les rebelles ont accepté les six conditions posées par le gouvernement yéménite en signant un accord de cessez-le-feu, ouvrant la voie à une trêve.

Si l’accalmie perdure comme maintenant, le HCR pourra organiser le retour des personnes déplacées à Saada et évaluer en partenariat avec les agences des Nations Unies les besoins humanitaires à l’intérieur de la Province de Saada, fief de la rébellion, située à 240 km au nord de Sanaa.

Selon le HCR, le nombre de civils déplacés dans le nord du Yémen par les combats entre rebelles zaïdites et forces gouvernementales a plus que doublé depuis le mois d’août pour atteindre 250.000 personnes.

_____________________ 4 – Romandie News (Ch) avec AFP

Yémen: des recettes pétrolières en baisse de 40% à 3,5 mds USD en 2009

Le Yémen, un pays pauvre de la Péninsule arabique non membre de l’Opep, a vu ses recettes pétrolières en 2009 fondre de 40% à 3,519 milliards de dollars par rapport à 2008, a annoncé mercredi sa Banque centrale.

Dans un rapport publié par l’agence officielle Saba, la Banque précise que les recettes pétrolières de l’an dernier ont baissé de 2,377 milliards de dollars par rapport à 2008 (5,896 milliards de dollars).

Selon elle, cette baisse était consécutive à la chute des cours de brut en 2009 par rapport à 2008 lorsque les cours du pétrole ont culminé à 147 dollars/baril avant de chuter brutalement à l’automne avec le début de la crise financière mondiale.

Le Yémen, le pays le plus pauvre du monde arabe, a produit moins de 300.000 barils de brut par jour en 2008. Sa production pétrolière est en baisse constante au fil des années et le gouvernement considère que les réserves seront épuisées d’ici à 2020.

_____________________ 3 – Romandie News (Ch) avec AFP

Le sud du Yémen va lancer une "révolte des pierres" le 20 février

Les habitants du sud du Yémen vont lancer à partir du 20 février une "révolte des pierres" (intifada) pour obtenir la sécession du sud, a déclaré mercredi à l’AFP un des dirigeants du mouvement.

"Le 20 février va marquer le début d’une nouvelle étape. Nous allons lancer à cette date une révolte des pierres, organiser des manifestations et appeler à la désobéissance civile (…) pour obtenir notre indépendance", a affirmé le dirigeant sudiste islamiste Tarek al-Fadhli, joint au téléphone depuis Dubaï.

L’ex-jhadiste, dont les partisans sont armés, a cependant assuré que cette "intifada" demeurerait "pacifique", ajoutant "nous ne voulons pas avoir recours à la violence".

Tarek al-Fadhli, fils de l’ancien sultan d’Abyane (450 km au sud de Sanaa) du temps du protectorat britannique, s’est rallié au mouvement séparatiste qui s’est développé ces derniers mois dans le sud du Yémen.

Interrogé au sujet de l’apparition de certains groupes prônant la lutte armée contre les forces nordistes déployées dans le sud du Yémen, M. Fadhli a affirmé qu’il n’était pas lié à ces activistes et qu’il dénonçait leur action "qui porte préjudice à notre cause".

Il a par ailleurs affirmé qu’il n’y avait "aucun lien entre le mouvement sudiste et Al-Qaïda, comme le régime de Sanaa veut le faire croire".

"Nous ne voulons pas d’action armée ou de recours à la violence. Nous sommes un mouvement pacifique et c’est un choix stratégique", a-t-il assuré.

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a violemment attaqué les séparatistes du sud, les qualifiant de "traîtres". "La honte est sur ces traîtres et ces agents qui, à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, appellent à la sécession", a-t-il dit dans un discours mardi à l’Académie de la police à Sanaa.

"S’ils ont des demandes légales et constitutionnelles, qu’ils viennent les exposer au dialogue" national, proposé depuis fin 2009 par Sanaa à l’opposition, a-t-il ajouté.

Les manifestations réclamant la sécession du sud du Yémen, qui était avant 1990 un Etat indépendant, se sont multipliées au cours des derniers mois.

Les habitants du sud estiment faire l’objet de discriminations de la part des nordistes et ne pas bénéficier d’une aide économique suffisante.

___________________________ 1 – Ria Novosti (Russie)

Yémen: la Russie envoie une aide humanitaire

Un avion russe d’aide humanitaire destinée aux personnes déplacées en raison des combats au nord du Yémen a atterri mardi à l’aéroport international de Sanaa, a fait savoir mercredi le service de presse du ministère russe des Affaires étrangères.

"Le 16 février le Yémen a reçu un premier lot d’aide humanitaire russe pour les personnes déplacées, victimes du conflit armé au nord du pays", a indiqué le service de presse.

Cette opération humanitaire se déroule en vertu d’un arrêté du gouvernement russe dans le cadre de l’aide à Yémen visant à surmonter les problèmes sociaux et économiques.

Le conflit du Yémen entre les forces gouvernementales et la rébellion Al-Houtiste qui dure depuis cinq ans s’est aggravé en août 2009. Le 11 février 2010 le président yéménite Ali Abdallah Saleh a annoncé un cessez-le-feu dans les combats contre les rebelles chiites dans le nord du pays.

Les autorités de Sanaa accusent les rebelles de vouloir rétablir "l’imamat zaïdite". La rébellion dément ces accusations et reproche au gouvernement de ne pas reconnaître son identité religieuse.

Le nombre de déplacés par les combats au nord du pays a atteint 250.000 personnes.

18/02/10 (B538) Négociations autour de la concession de l’aéroport de Djibouti ? (Info lecteur)

Un lecteur nous écrit pour nous signaler qu’il a lu une information aux USA qui faisait référence à des difficultés grandissantes entre Guelleh et Dubaï Port Authorities. Nous n’avons pas été en mesure de vérifier l’information à cette heure.

Selon cette information, le désaccord serait monté à un tel niveau, que Guelleh envisagerait une rupture anticipée du contrat de concession afin de faire appel à un autre partenaire. (Choisira-t-il un groupe plus docile ou un groupe qui lui reversera une commission plus importante ??? C’est imaginable …)

De toutes les façons à Djibouti, les contrats de concession des biens publics se négocient de gré à gré en toute opacité : les Djiboutiens n’ont rien à dire …

Merci à l’avance aux internautes qui auraient des informations sur le sujet de nous les envoyer.

17/02/10 (B538) « Dans un tel pays où il n’y a plus de maître suffisamment sage, tout le monde est maître ; où tout le monde est maître, tout le monde est dans la m…. » (Bouh Warsama)


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de Bouh Warsama : lien

On ne le dira jamais assez ; être Djiboutienne ou Djiboutien à part entière est un droit reconnu autant pour les Afars qu’il l’est pour les Issas attachés au pays.

Ancrés dans leurs manœuvres vulgairement politicardes et d’un autre temps, apeurés à l’idée que leur trône et leurs prérogatives pourraient soudainement leur échapper et disparaître, les « squatters opportunistes et de circonstances » qui se sont autoproclamés à la tête du pays et qui occupent l’actuel Palais de l’Escale ne devraient même pas calculer ou contester ce droit à la citoyenneté djiboutienne ;

et en aucun cas user de tous les moyens les plus condamnables pour manipuler les uns, fomenter des haines, les lancer contre les autres et vice et versa.

Depuis l’autoproclamation d’Ismaïl Omar Guelleh en 1999 les choses ont bien changé. Changé ? Certes car Djibouti est devenu l’un des rares pays d’Afrique où, si l’on ajoute dix citoyens à vingt autres, on ne fait pas une addition, mais trente divisions.

C’est grâce à ces divisions entretenues financièrement à coups de millions d’euros ou de dollars US que le tyran a survécu derrière une fallacieuse image qui n’a abusé que lui.

Certes, entretenir des conflits y compris au-delà des frontières cela coûte quelques argents, on peut même affirmer que cela coûte « beaucoup et de plus en plus d’argent » mais les sommes offertes furent et sont encore de nos jours exclusivement escroquées sur les pléthores enveloppes financières des « Aides Publiques au Développement – APD » (ndlr : toujours en augmentation) affectées à Djibouti par « l’étranger » et ancien colonisateur.

Du fait que cela coûte très cher à Djibouti et pénalise les populations, son Excellentissime Sérénité Bobard 1er n’en a cure car ce n’est pas lui qui paie… mais c’est lui qui encaisse et ponctionne au passage !

Ceci étant dit, Issas et Afars ont nul besoin de condescendances émanant du Palais de l’Escale et ayant valeur de « léchage de c.. » et du reste, pas besoin de fausse et obséquieuse charité, et par contrepartie pas besoin de globalisation négative qui pourraient avoir le redoutable effet pervers d’en faire des « populations à part » en les opposant fictivement les uns contre les autres aux yeux du monde.

Des populations que l’on tente de monter sans cesse les unes contre les autres, que l’on désigne du doigt et qui risqueraient d’être mises, insidieusement et avec le temps, au banc de l’infamie. Pourtant nombreux et heureux furent et sont encore les mariages célébrés et les unions durables entre Afars et Issas.

L’histoire de ce monde a toujours démontré que la haine n’a jamais rien créé, n’a jamais rien construit de pérenne. Si la haine est une réaction des uns en réponse à la haine des autres, comment cette haine finira-t-elle si nul n’a le courage de tendre la main et de faire taire ainsi les corbeaux et autres corvidés ainsi que les rapaces de bas étage ; enfin toutes celles et ceux qui tirent profit des conflits entretenus ?

– Crever l’abcès, s’expliquer dans le calme :

La déloyauté par la traitrise étant, hélas, la seconde nature de certains « politiques », à Djibouti comme chez …l’étranger car ne nous trompons pas nul n’échappe à cette forme de règle universelle de l’imbécilité humaine ; c’est un moyen d’entretenir les conflits, de les fomenter et de les pérenniser.

C’est ainsi que de manière persistante reviennent deux grandes questions qui trop souvent tentent de diviser Issas et Afars et soulèvent des polémiques.

-« Tous les Mamassans pourraient-ils être responsables de tous les malheurs dont souffre le pays et particulièrement des crimes commis sur ordre d’Ismaïl Omar Guelleh ? »

De même ……..

-« Tous les Afars seraient-ils responsables des crimes perpétrés par quelques Afars – collabos de nature – qui ont fait allégeance à Ismaïl Omar Guelleh, ont déserté ainsi les valeurs de leur peuple et sont devenus insensibles à ses souffrances pour quelques deniers de Judas ? »

Dans ces deux cas, la réponse est incontestablement « NON ! » et prétendre rendre responsables tous les Issas et tous les Afars des crimes perpétrés par Ismaïl Omar et par quelques-uns de ses « Collabos cupides » et adeptes de la position politique couchée devant le Maître ce serait faire ouvertement démonstration de racisme et de rejet.

Constat est fait que ledit racisme comme l’exclusion commencent toujours par la généralisation, c’est-à-dire par la bêtise.

Penser c’est lire en soit pour oublier les différences ; si l’on veut enfin construire un autre Djibouti c’est par là que les « bâtisseurs » devront convenir de passer et certainement pas en entretenant les clivages et les désunions tout comme les seuls intérêts personnels de quelques-uns.

Pourtant, le reproche qui est fait aux « puissants » parmi les Mamassans, sur lequel à notre sens ils pourraient s’expliquer dans le calme et en toute sérénité afin d’apporter un éclairage sur ce délicat sujet, est de ne pas avoir TOUT mis en œuvre pour contraindre IOG afin qu’il respecte l’honneur et la dignité de la parole donnée au nom de tous les Mamassans ; ceci, en conformité avec les engagements pris par Hassan Gouled dans les quelques mois qui précédèrent l’indépendance de Djibouti en 1977.

Critique aussi à leur égard pour ne pas voir TOUT mis en œuvre pour faire pression sur le petit clan mené par IOG afin qu’il change ses pratiques sanguinaires….qui ont décimé, entre autres, les rangs de la classe politique issue d’avant et d’après l’indépendance du pays.

Pourquoi les dignitaires Mamassans n’ont-ils pas fait plein usage de leurs pouvoirs à haut niveau pour qu’Ismaïl Omar soit contraint de mener une politique du « Clean his stables, hold and manage the administration, build Djibouti with the people and for the people » (nettoyer ses écuries, tenir et diriger l’administration, construire Djibouti avec le peuple et pour le peuple…….) ?

Alors que les Mamassans sont très majoritairement victimes, tout autant que les autres, des crimes commis par le pouvoir actuel, ce qu’il est demandé à ceux qui détiennent la puissance c’est donc de contraindre aujourd’hui IOG à adopter une stratégie qui changerait des mauvaises habitudes instaurées et par trop faciles de la répression tous azimuts qui ne s’appuie pourtant que sur une minorité de « serviteurs » dans l’administration, au sein des Armées et de la Police.

-Il convient d’oser appeler un chat, un chat et de dénoncer ouvertement ce qui doit l’être !

Enfin la triste vérité.

Ce qu’il se passe à Djibouti, au Nord comme au Sud Ouest et jusque dans la capitale sont les signes évidents d’une guerre subversive émergeante consécutive à un « ras le bol quasi général » qui devrait s’ouvrir plus largement ; une véritable guerre qui risquerait bien d’enflammer les pays voisins.

Mais la guerre contre qui ?

Contre ce gouvernement lessivé par toutes les corruptions, qui est à bout de souffle, dirigé par Ismaïl Omar Guelleh, avec la marionnette Dileïta et le fantoche Fathi Beliki.

Ce dernier étant accessoirement Chef d’Etat Major Général des Armées (CEMGA), mais assurément bien plus apte à faire commerce de tout notamment pour la revente des armes et des équipements militaires octroyés par de généreux donateurs étrangers qu’à faire respecter l’intégrité du territoire national et les hommes et les femmes placés sous ses ordres.

Nombreux sont ceux qui s’en plaignent ouvertement au sein de « la grande muette ».

En s’accaparant à titre personnel partie des matériels militaires pour les revendre et en faire commerce à son profit ;

-En participant à toutes les odieuses tromperies
sur les effets désastreux du conflit contre l’Erythrée, notamment sur le nombre de morts alors que nombreuses sont les familles totalement ignorées et rejetées par l’Etat Major et sans nouvelle du père, du frère, du mari ;

-En cautionnant l’expulsion de leur modeste logis des familles, parents âgés, femmes et enfants, des militaires qui eux ont le mérite et le courage de se battre pour leur pays et dont beaucoup, hélas, sont invalides ou décédés ;

-En abandonnant les Forces Armées Djiboutiennes engagées à Ras Doumeïra à leur triste sort avec peu de moyens et d’assistance, hormis ceux fournis par les « forces étrangères »…

Pour et par toutes ces raisons Fathi Beliki contribue à la lente destruction des Armées Djiboutiennes et applique ainsi, à la lettre, les directives d’Ismaïl Omar Guelleh qui veut réduire les Forces Armées Djiboutiennes et les Forces Nationales de Police à leur plus simple expression ; pour placer le moment venu, le peu qu’il en restera, sous l’autorité d’une Garde de mercenaires, triée sur le volet, surarmée et surpayée.

On voit en cela une volonté de préparation à une nouvelle transgression masquée, d’une part, à la Convention de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) pour l’élimination des mercenaires en Afrique qui date de 1972 et, d’autre part, à la Convention internationale contre le recrutement, l’utilisation, le financement et l’instruction de mercenaires établie en1989.

Ceux qui, parmi les Tyrans imbéciles et sanguinaires, ont une foi exclusive que dans leurs idées ne sont pas bien armés pour construire un Etat et faire des découvertes. En temps de paix, le mercenaire dérobe et s’enrichit, en temps de guerre il sera le premier à déserter, avec arme et bagages pour se réfugier à l’étranger.

-A qui incombe la responsabilité d’une telle situation ?

Ismaïl Omar Guelleh est porteur de l’entière responsabilité dans la situation actuelle, comme dans la persistance de conflits et de soulèvements au Nord comme au Sud Ouest du pays.

Cette situation est très préoccupante pour lui car elle met, indubitablement et à court terme, en danger son régime. C’est la raison pour laquelle il désire, voir implore le président Sarkozy pour que soient réétudiés et surtout appliqués, dans l’urgence, de nouveaux « Accords de Défense » entre Djibouti et la France ; plaçant les FFDJ en « première ligne »……….

Ce faisant il espère ainsi rééditer ce qui se fit lors du conflit des années 90 contre les Afars et se protéger d’autant mieux, aujourd’hui et demain, derrière les forces occidentales installées à Djibouti, principalement les FFDJ et les forces US.

Ce qu’il tente de résoudre c’est le fait que l’actuel contexte est bien différent car il est confronté non point à un mais à deux soulèvements d’importance, l’un entrainant l’autre et non plus l’un dressé contre l’autre.

Rien d’étonnant à ce, qu’une fois encore, il tente d’acheter çà et là quelques consciences.

Les atermoiements et les temporisations de l’Etat français confirment bien que le Tyran djiboutien se trompe lourdement sur sa stratégie d’un autre temps car en ce qui concerne la France, l’Elysée d’aujourd’hui n’est certes pas celui d’hier. Alors que le président Barak Obama semblerait, quant à lui, ne pas avoir une quelconque considération pour les « petits roitelets de pacotilles » qui usent et abusent de la tyrannie depuis si longtemps sous une false image de respectabilité.

Il est un fait que le malheur d’Ismaïl Omar et la cause de presque toutes ses calamités c’est sa capacité prodigieuse à ne croire qu’en lui, à s’admirer sans cesse dans son miroir virtuel et à persister ainsi dans une opiniâtre volonté à ignorer que le « coup fatal » à son régime viendra de l’intérieur.

Telle une dague ce coup jaillira de ses propres rangs ce qui devrait l’inciter à réfléchir sur ce vieux diction qui précise que « L’histoire de la tyrannie se répète éternellement en ce sens qu’il y a rarement de flatteries outrancières et de flagorneries sans coup de poignard ultime le moment venu ».

« Dans un tel pays où il n’y a plus de maître suffisamment sage, tout le monde est maître ; où tout le monde est maître, tout le monde est dans la m…. »

17/02/10 (B538) Questions ouvertes de Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH au Chef d’Etat-Major de la Police djiboutienne, directeur de la Police nationale

Monsieur le Directeur de la Police Nationale et Chef d’Etat Major,

Permettez-moi de vous poser une seule suestion Globale.

Je sais, que depuis 2009, vous êtes certainement très préoccupé face à l’insécurité qui règne dans les quartiers populaires

Sachez combien il m’est difficile de vous importuner en ce moment, car je sais que vous accueillez une importante délégation d’Interpol.

Je sais aussi combien il doit être difficile d’assainir toutes les troupes, qui sont en uniforme.

Mais je suis persuadé qu’il est urgent de nous mobiliser afin, qu’ensemble, nous luttions efficacement contre la Mafia qui tue et qui vole en toute Impunité en République de Djibouti. Les coupables doivent être punis selon nos Lois.

Dans ce cadre je tiens à vous informer de provocations policières qui ont été dirigées contre deux Défenseurs des Droits de l’Homme qui circulaient tranquillement Place de l’Indépendance, plutôt connue sous le nom de Place Ménélik.

Sans ambages, je tiens à ce que vous sachiez que l’un des vos Officiers « spécialistes des crimes » commis contre des pauvres commerçants (qui ne bénéficient d’aucune protection et qui ne sont pas reconnus par la Chambre de Commerce Internationale) se permet de bastonner des citoyens, parfois jusqu’à leur mort comme cela était arrivé début 2010, Place Rimbaud renommée Place Mahamoud Harbi.

Est-il possible de vous demander si un certain Lieutenant Shubaayeh (en Somali qui déverse des balles), sans matricule, ni immatriculation est ;

1. un criminel qui aurait tué lors du conflit au Nord sous les ordre de Feu Yacin Yabeh ?

2. un criminel qui aurait tué à Mogadiscio dans le cadre de l’assistance Djiboutienne, après la Conférence d’Arta ?

3. un criminel qui a tué par bastonnade, un modeste commerçant sans histoire ?

Je soumets mes questions à votre aimable attention en vous remerciant, même si cela est parfois difficile, des réponses dont vous voudrez bien m’honorer.

NOEL ABDI Jean-Paul

16/02/10 (B538) Le Journal de la Flibuste (1 article)

___________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Pirates somaliens: 15 ans de prison

Onze Somaliens ont été condamnés à 15 ans de prison chacun pour piraterie par un tribunal de Berbera, le principal port de la province semi-autonome du Somaliland (nord de la Somalie), a-t-on appris aujourd’hui de source judiciaire. Les onze hommes avaient été arrêtés en décembre dernier et inculpés d’actes de piraterie et de tentative d’enlèvement armé.

« Le procès, qui a duré une semaine, s’est achevé aujourd’hui après que les preuves de l’implication des prévenus dans la piraterie eurent été produites devant la cour », a déclaré le président du tribunal, Osman Ibrahim Dahir.

16/02/10 (B538) Nouvelles de Somalie (4 articles en Français)

________________________ 4 – Afrique en Ligne

Somalie: 24 tués dans de nouveaux combats

De nouveaux combats entre les forces gouvernementales et la milice Al-Shabaab dans la capitale somalienne Mogadiscio ont fait 24 morts, 40 blessés et des milliers de civils déplacés, a annoncé le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR).

« Nous sommes très préoccupés par l’escalade de la violence dans le sud et le centre de la Somalie, y compris dans la capitale, où elle provoque des déplacements et des souffrances humaines à grande échelle », a déclaré un porte-parole du HCR.

« Nous appelons toutes les parties en conflit à respecter le droit humanitaire international, dont les violations ont été la principale cause du déplacement des populations dans la capitale et ailleurs au cours de l’année dernière ».

Certains habitants ont commencé à fuir Mogadiscio quelques jours avant les derniers affrontements, qui ont éclaté la semaine dernière, après avoir été informés de vastes préparatifs militaires et d’une possible offensive du gouvernement contre les groupes d’opposition armés occupant des parties de la ville.

Depuis le début du mois de février, plus de 8.000 personnes ont quitté la ville pour échapper aux combats faisant rage dans plusieurs quartiers, particulièrement ceux d’Haliwaa, de Yaaqshiid et de Wardhiigleey.

Plus de 250.000 civils ont été obligés de fuir Mogadiscio depuis mai 2009, quand les groupes d’opposition armés ont lancé des attaques destinées à renverser le gouvernement de transition nouvellement installé.

« Nous intensifions nos préparatifs pour intervenir et apporter une aide d’urgence aux populations touchées dès que la situation sécuritaire le permettra. Comme c’est le cas pour les autres acteurs humanitaires, notre accès aux populations est affecté par ce conflit », a déclaré le porte-parole du HCR.

La Somalie est un des pays qui génère le plus grand nombre de déplacés dans le monde.

Il compte plus d’1,4 million de déplacés internes, tandis que plus de 560 réfugiés Somaliens sont réfugiés dans les pays voisins.

________________________ 3 – L’Express avec Reuters

Le ministre somalien de la Défense échappe à trois bombes

Le ministre somalien de la Défense a échappé à trois attentats suicide à la bombe lundi dans la capitale, Mogadiscio.

Le ministre somalien de la Défense, cheikh Youssouf Mohammad Siad, a échappé à trois attentats suicide à la bombe ayant visé son convoi lundi à Mogadiscio. (Reuters/Abdi Guled)

Cheikh Youssouf Mohammad Siad, un ancien chef de guerre également connu sous le nom d' »Inda’ade » (« Yeux blancs) », a rapporté que son convoi avait été la cible de trois attentats à l’explosif sur la route qui mène au palais présidentiel et au port, secteurs de la capitale encore contrôlés par le gouvernement et la force de paix de l’Union africaine.

« Ces attaques ne font que m’encourager à poursuivre la lutte contre les rebelles », a dit le ministre à Reuters.

Il a raconté ainsi les attentats.

« Un kamikaze à bord d’une voiture piégée a percuté l’arrière d’une des voitures de mon convoi. J’étais dans la voiture devant. Quand nous avons essayé de venir en aide aux blessés, une autre voiture en stationnement a explosé. La charge a été déclenchée à distance.

« Notre autre tentative de porter secours aux blessés a encore été stoppée par une troisième explosion. Cette fois, la charge était dans une brouette », a-t-il précisé.

Deux gardes du corps du ministre ont été blessés. Selon un témoin, un passant a été tué par les explosions.

Depuis le mois de juin dernier, cinq ministres somaliens ont été tués dans des attentats suicide. Le gouvernement promet depuis plusieurs semaines de lancer une vaste offensive pour chasser de la capitale les groupes rebelles qui entendent le renverser et imposer au pays la charia, la loi islamique.

________________________ 2 – News Press

Des combats à Mogadiscio déplacent davantage de civils somaliens

UNHCR Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés

De nouveaux affrontements entre les forces gouvernementales et la milice Al Shabaab dans Mogadiscio, la capitale somalienne, forcent des milliers de civils à quitter la ville. Quelque 24 civils auraient été tués et 40 autres blessés durant les tout derniers combats, qui ont fait éruption mercredi.

« Nous sommes profondément préoccupés par cette escalade de violence survenant dans le sud et le centre de la Somalie, y compris dans la capitale, et qui cause un déplacement à grande échelle ainsi que des souffrances pour la population somalienne », a expliqué une porte-parole du HCR. « Nous appelons toutes les parties au conflit à respecter la législation humanitaire internationale, dont les violations ont constitué la principale cause des déplacements dans la capitale et ailleurs l’année dernière. »

Certains habitants avaient déjà commencé à quitter Mogadiscio quelques jours auparavant, après avoir eu connaissance d’une intensification des activités militaires et d’une possible offensive gouvernementale contre les groupes armés d’opposition occupant certains quartiers de la ville. Depuis début février, plus de 8 000 personnes ont quitté la ville pour échapper aux combats qui feraient rage dans plusieurs zones, tout spécialement dans les banlieues nord de Haliwaa, Yaaqshiid et Wardhiigleey.

Un grand nombre de personnes auraient rejoint d’autres zones relativement sûres dans la capitale ou le corridor d’Afgooye, où se trouvent déjà 366 000 personnes déplacées par de précédents affrontements. Le corridor, qui s’étend sur environ 30 kilomètres à l’ouest de Mogadiscio, connaît l’une des plus importantes concentrations de personnes déplacées à l’intérieur de leur pays au monde.

Plus de 250 000 civils ont été forcés de fuir Mogadiscio depuis mai 2009, lorsque des groupes armés d’opposition ont d’abord lancé des attaques visant à renverser le gouvernement de transition nouvellement installé.

« Nous intensifions notre préparation pour intervenir et pour fournir une aide humanitaire d’urgence aux populations affectées dès que la situation de sécurité le permettra. Comme d’autres organisations humanitaires, nous ne pouvons accéder à ces populations en difficulté du fait du conflit », a indiqué la porte-parole du HCR.

La Somalie est l’un des pays au monde générant le nombre le plus important de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays. Ce pays compte plus de 1,4 million de déplacés et quelque 560 000 Somaliens vivent en tant que réfugiés dans des pays voisins ou proches.

________________________ 1 – AFP

Somalie: attentat manqué contre le secrétaire d’Etat à la Défense

Au moins deux civils ont été tués lundi matin à Mogadiscio dans l’explosion d’un véhicule piégé visant le secrétaire d’Etat somalien à la Défense et chef de guerre Youssuf Mohamed Siad « Indho Ade » qui a survécu à l’attaque, a appris l’AFP de sources concordantes.

Une voiture remplie d’explosifs, garée sur l’une des principales avenues de la capitale, a explosé près de l’hôtel Ambassador où Mohamed « Indho Ade » participait à une réunion, ont indiqué des témoins.

Les responsables de l’attentat « visaient le ministre mais lui et ses hommes sont indemnes », a déclaré à l’AFP un officier de police sur place, Aden Ali.

Deux civils ont été tués dans l’explosion, toujours selon des témoins. Un suspect a été abattu peu après l’attaque par les forces de l’ordre.

La déflagration a déclenché des échanges de tirs d’artillerie entre forces pro-gouvernementales et insurgés islamistes.

A la tête d’une puissante milice, « Indho Ade » est l’un des chefs de guerre les plus influents du pays et un des rares ex-seigneurs de guerre à jouer un rôle important au sein de l’appareil sécuritaire du gouvernement de transition somalien (TFG).

Le gouvernement annonce depuis plusieurs semaines son intention de lancer prochainement, avec le soutien de la force de paix de l’Union africaine (Amisom), une offensive majeure à Mogadiscio contre les insurgés shebab, qui se réclament d’al-Qaïda et contrôlent la majeure partie de la ville.

Ceux-ci ont renforcé leurs positions dans la capitale, alors que plusieurs milliers d’habitants ont fui ces derniers jours en prévision des violences à venir.