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27/10/10 (B575) Point de vue : d’où vient la vitalité des dictatures et en particulier celle de la nôtre ? (Lecteur)

Peut-être sont-elles dopées aux amphétamines ? Mais soyons plus sérieux !

C’est vrai qu’il est plus difficile de détruire ce à quoi l’on s’est habitué et parfois résigné.

Gouled etait un chamelier ignard mais pas un idiot. Lui au moins, a eu la chance de régner à la belle époque quand la mane financière était suffisante pour abrutir la masse intellectuelle diboutienne.

A cette époque, il suffisait d’avoir son bac (Peu l’avaient) pour avoir la garantie d’un brillant avenir. Cela commencait par un voyage sur Air France pour l’Europe.

Au retour, villa, voiture, « cargoo », boniche, khat, et honneurs attendaient le jeune impétrant à son arrivée à l’aéroport d’Ambouli.

Apres vous avoir offert un verre de bienvenu, Gouled vous assurait d’abord le khat et le reste venait naturellement avec.

Alors, pourquoi se rebeller ? Comme le disait l’une de mes connaissances, pour quitter le « Mijilisse climatise », pour courir sous le soleil de plomb : quitter le confort douillet offert par le régime n’était pas une décision facile à prendre.

Le pire qui pouvait vous arriver, était de continuer à toucher votre salaire, dans votre somptueuse villa, avec le titre suprême de « Bras cassé de sa majesté Gouled ».

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Ces temps sont revolus aujourd’hui. Pourtant, IOG, fils spirituel et neveu de Gouled continue à bien s’en sortir. Le RPP règne, les parasites mangent quand ils ne patientent pas dans la salle d’attente appelée « opposition » en faisant semplant de s’opposer dans une mise en scène théatrale, produite en sous-main par le prince lui-meme.

Le secret, mes chers amis, se trouve dans la perfusion artificielle que nous administrent les occidentaux, la France en tête.

Le sieur IOG, a hypothéqué notre pays, au propre comme au figuré, en échange de sa sécurité, de celle de ses parasites et de la pérennité de son règne.

La triste ironie dans tout cela est que tant que la Légion veillera, la clique restera aux soins intensifs et c’est le peuple djiboutien qui expirera le premier.

Même après la mort de Guelleh, les commandes de la machine seront transmises de neveu en neveu.

Alors qui doit se charger d’inverser le sens des choses ? Si ce n’est pas nous ?

27/10/10 (B575) Vérité -> VERITE : POURQOUI, IOG, LE FILS DE L’OUED AGIT-T-IL COMME UN DIABLE ? (Lecteur)

Chaque Djiboutien et Djiboutienne doit se demander, les raisons pour lesquelles IOG détruit le pays et son peuple.

Pourquoi ? IOG efface–t-il l’histoire et la culture d’un peuple pacifique ?

Pourquoi ? IOG et son régime ligotent-t-ils la liberté et la vie en communauté ?

Pourquoi ? IOG et ses proches refusent-ils de voir la réalité, d’écouter la voix du peuple.

Pourquoi ? IOG est-il aussi ingrat, oublie-t-il facilement les promesses qu’il fait, alors que ce pays lui a tout offert, l’accueil, l’enseignement, un emploi et la possibilité d’y faire une carrière honnête …( jab-bouti ).

Pourquoi ? IOG met-il les cadres et les enseignants en situation de quitter le pays ?

Pourquoi ? IOG raye-t-il un peuple de la carte, en massacrant la noble population AFAR dans le nord ?

Pourquoi ? IOG hait-il les jeunes, la fine fleure, les futurs cadres, les hommes de demain ?

Pourquoi ? IOG est-il sans pitié, face à une population sans défense, qui s’enfonce, de sa faute, dans la pauvreté totale ?

Pourquoi ? IOG et son clan terrorisent-ils les honnêtes gens et éliminent-ils systèmatiquement les hommes qui pensent autrement que le tyran et qui le disent ?

Pourquoi ? IOG et ses proches aiment-ils dévaliser, détourner, dénaturer la richesse du pays ?

Pourquoi ? IOG a-t-il décrété des lois personnelles et sur mesure pour son clan ? Seul le clan, la famille et les proches du régime ont les pleins droits et le monopole total :

1°) de s’enrichir facilement et sur le dos des citoyens,

2°) d’occuper les fonctions à la tête de chaque service public ou de société et les postes de haut-fonctionnaires au sein du pays, à l’exception des postes d’ ambassadeurs qui sont confiés au natif de l’université d’Amour et mariés avec des filles du clan .

Pourquoi ? IOG anime-t-il la discrimination, la ségrégation et l’étouffement des citoyens privés désormais de l’accès à la santé et aux soins ?

Pourquoi ? IOG, le fils du rail oublie-t-il ses souvenirs d’enfance, ses terrains du jeux, ses relations avec ses amis cadres au pays de kotou, ses anciens chefs avant d’obtenir le trône. Ces derniers ont été mis à l’écart et à la retraite par le tyran.

Pourquoi ? IOG et son clan volent-ils le domaine public, en construisant des grandes villas et châteaux, grâce à

1°) la facilité qui leur est offerte, en toute exclusivité par les Banques de la place,

2°) l’expropriation par la force, en utilisant les armes de la terreur contre les commerçants des quartiers

3°) en encourageant tous les trafics d’argent sale, de drogue et d’armes, qui sont dirigés par les obligés du régime.

Et enfin pourquoi ? IOG ne veut-il pas écouter le peuple et erfuse-t-il de quitter le pouvoir avant le déclenchement prévisible d’une guerre civile ?

Chers concitoyens. Notre patience a atteint ses limites. IOG devra rendre des comptes devant un jury populaire.

Pourquoi ? ……………….pourquoi ? ……………et … . …pourquoi ?

27/10/10 (B575) Les traits de l’Erythrée – 46e anniversaire de Dawit Isaac, emprisonné depuis 9 ans – Un journaliste suédo-erythréen remporte la Plume d’or de la liberté 2011 (2 articles)

___________________ 2 – RSF

46e anniversaire de Dawit Isaac, emprisonné depuis 9 ans

C’est aujourd’hui l’anniversaire du journaliste Dawit Isaac, et c’est le dixième qu’il passe en prison. Pas de célébration familiale, pas de bougies ni de gâteau d’anniversaire, Dawit se retrouve, une année encore, seul, plus isolé que jamais, entre les murs étroits et insalubres de sa cellule, peut-être dans le bagne d’Eiraeiro, ou ailleurs. Nul ne le sait. En guise de cadeau cependant, Dawit peut compter sur la mobilisation des siens. Et sur celle de quelques organisations, comme l’Association mondiale des journaux (WAN-IFRA) qui vient de lui décerner, aujourd’hui, le « 2011 Golden Pen of Freedom ».

Il y a neuf ans, lorsqu’il a été arrêté à Asmara, il n’imaginait certainement pas qu’il serait encore en détention le jour de ses 46 ans. Il pensait sûrement que son innocence aurait été prouvée depuis longtemps. Innocent, mais de quoi ?

Les raisons de sa détention demeurent à ce jour inconnues. « C’est un traître à la solde de l’Ethiopie », nous disent les autorités érythréennes. Son crime ? Avoir simplement reproduit dans le quotidien désormais disparu Setit, une lettre de ministres et de généraux appelant à la démocratisation de l’Erythrée. Il pensait aussi sans doute que sa double citoyenneté, érythréenne et suédoise, le protègerait de l’arbitraire et de l’injustice qui règnent dans son pays natal. Pourtant, le gouvernement suédois, qui affirme entretenir une « diplomatie silencieuse » avec l’Erythrée, reste inefficace.

Son frère, Esayas Isaac, refuse, lui, de rester silencieux. Il se mobilise en Suède, mais aussi à travers l’Europe, pour alerter l’opinion sur le sort du journaliste et tenter de faire agir le gouvernement suédois. Avec la section suédoise de Reporters sans frontières, représentée par Björn Tunbäck, il a organisé aujourd’hui une conférence à l’université de Göteborg, où étaient présents le Club national de la presse suédois, l’Association de politique étrangère de l’université de Göteborg, et l’ancien Premier ministre Ingvar Carlsson, qui s’est depuis longtemps illustré par ses positions contre la diplomatie silencieuse du gouvernement suédois. Carin Norberg, responsable du Nordic Africa Institute, ainsi que le journaliste érythréen en exil Meron Estifanos, ont également pris la parole.

Esayas Isaac et Reporters sans frontières n’ont de cesse d’interpeller la Suède et les autorités européennes dont ils dénoncent la passivité et le manque d’initiative. La semaine passée, ils ont présenté ensemble, en Suède et devant le Parlement européen à Strasbourg, un avis juridique sur l’obligation positive issue du droit international qui contraint la Suède et l’Union européenne à tout faire pour garantir la protection du journaliste.

Plus d’informations : http://fr.rsf.org/erythree-le-frere-de-dawit-isaac-et-18-10-2010,38564.html

Ambroise PIERRE
Bureau Afrique / Africa Desk
Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
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75002 Paris, France
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___________________ 1 – Wan IFRA

Un journaliste suédo-erythréen remporte la Plume d’or de la liberté 2011

La Plume d’or de la liberté 2011, le prix annuel de la liberté de la presse remis par l’Association mondiale des journaux et des éditeurs de médias d’information (WAN-IFRA), est décernée à Dawit Isaak, le fondateur du premier journal indépendant érythréen emprisonné depuis neuf ans sans chef d’inculpation ni procès.

Dawit Isaak, citoyen à la double nationalité suédoise et érythréenne, a été incarcéré en septembre 2001 suite à la fermeture des médias indépendants en Érythrée, un des pires pays au monde au point de vue de la liberté de la presse. Le pays n’a pas de médias privés : ni journaux, ni radios, ni stations de télévision.

Dawit Isaak, qui vient d’avoir 46 ans ce mercredi 27 octobre, n’a officiellement été accusé d’aucun délit et l’incertitude demeure sur le lieu de sa détention.

« Dawit Isaak, qui avait été contraint de fuir son pays pour la Suède, mais était retourné plus tard en Érythrée en raison de son attachement aux principes démocratiques et à une presse indépendante, mériterait d’être félicité pour ses actions. Le gouvernement érythréen, comptant parmi les plus répressifs au monde, a cependant choisi de l’emprisonner », a déclaré le conseil d’administration de la WAN-IFRA lors de la proclamation du prix.

« Dawit Isaak a été confronté à de rudes épreuves, mais son engagement pour la liberté de la presse et les droits de l’homme n’a jamais faibli. Dans de telles conditions, il faut faire preuve d’un grand courage pour travailler comme journaliste et ne pas faire de compromis. Dawit Isaak est une source d’inspiration pour la presse du monde entier », ajoute le conseil d’administration.

La WAN-IFRA exhorte le président érythréen, Issayas Afeworki, à libérer immédiatement Dawit Isaak.

La Plume d’or de la liberté est décernée chaque année par la WAN-IFRA pour récompenser l’action remarquable d’un individu, d’un groupe ou d’une institution ayant particulièrement contribué par ses écrits et ses actions à la défense de la liberté de la presse.

Dawit Isaak a fui l’Érythrée en 1987 lors de la guerre d’indépendance et est arrivé en Suède avec le statut de réfugié. Il est devenu citoyen suédois en 1992 après avoir travaillé pendant des années comme agent de nettoyage. Il est rentré en Érythrée en 1996 après l’accès à l’indépendance du pays.

S’attachant à développer la presse indépendante du pays, Dawit Isaak a co-fondé le premier journal indépendant, Setit, qui s’est taillé une réputation à l’échelle nationale pour son journalisme d’investigation couvrant souvent les abus de pouvoir du gouvernement.

En 2001, après la publication par Setit et d’autres journaux d’une lettre ouverte rédigée par 15 ministres du cabinet qui réclamait des réformes démocratiques et une investigation des événements menant à une guerre récurrente entre l’Érythrée et l’Éthiopie, tous les médias privés du pays ont été fermés. Onze sur les quinze ministres ont été arrêtés, ainsi que Dawit Isaak et 13 autres propriétaires de journaux, éditeurs et journalistes.

Aucun d’entre eux n’a fait l’objet d’un chef d’inculpation ou d’un procès. Dawit Isaak et les autres personnes arrêtées ont été qualifiés de traîtres. Selon les sources, parmi les journalistes détenus en 2001 quatre ont déjà trouvé la mort.

En 2008, selon certaines informations, Dawit Isaak aurait fait partie de 113 prisonniers politiques transférés dans une prison de haute sécurité à Embatkala, où les conditions de détention sont parmi les plus dures du pays. Il aurait été placé dans un hôpital militaire et malgré les dires du gouvernement assurant qu’il reçoit tous les traitements médicaux nécessaires, nous ne connaissons pas l’endroit précis de son lieu de détention et n’avons pas de détails sur son état de santé.

Le gouvernement de Suède et les médias suédois ont entrepris de nombreux mais vains efforts pour faire sortir Dawit Isaak. Le gouvernement érythréen a clairement dit que sa double nationalité suédo-érythréenne était sans importance. « La Suède ne me concerne pas. Elle n’a rien à voir avec nous », a souligné le président Issayas Afeworki l’année dernière.

Le président a également déclaré qu’il n’était pas prévu de libérer Dawit Isaak ou de lui accorder un procès avec un chef d’inculpation officiel. Les déclarations du président faites au cours d’une interview diffusée en mai 2009 ont soulevé de nombreuses critiques à l’échelle internationale lorsqu’il a mentionné : « Nous ne lui accorderons jamais un procès et nous ne le relâcherons jamais. Nous savons parfaitement comment traiter les gens de son espèce. »

L’Érythrée est un pays à parti unique gouverné par le président Issayas Afeworki depuis qu’il a acquis son indépendance de l’Éthiopie en 1993. Le pays n’a jamais connu d’élections libres. Deux tiers de la population dépendent de l’aide humanitaire de l’étranger pour se nourrir.

L’Érythrée est le plus grand geôlier de journalistes en Afrique avec au moins 19 d’entre eux en prison. D’autres ont été contraints de fuir leur pays. En raison de la politique répressive de son gouvernement, l’Érythrée est un pays qui parvient à se soustraire à la surveillance internationale et dont la population n’a pratiquement aucun accès aux informations indépendantes. La poignée de correspondants étrangers résidant dans la capitale Asmara fait l’objet d’une intense observation de la part des autorités.

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Parmi les précédents lauréats de la plume d’or de la liberté décernée chaque année depuis 1961, citons Jacobo Timerman d’Argentine (1980), Anthony Heard d’Afrique du Sud (1986), Doan Viet Hoat du Vietnam (1998), Geoffrey Nyarota du Zimbabwe (2002), Shi Tao (2007) et Li Changqing (2008) de Chine. Le lauréat 2010 était Ahmad Zeid-Abadi of Iran.

La liste complète des lauréats est publiée sur http://www.wanpress.org/pfreedom/goldenpen.php

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La WAN-IFRA, basée à Paris en France et à Darmstadt en Allemagne, avec des filiales à Singapour, en Inde, Espagne, France et Suède, est l’Association Mondiale des Journaux et des Éditeurs de Médias d’Information.

Elle représente plus de 18 000 publications, 15 000 sites Web et plus de 3 000 sociétés dans plus de 120 pays.

L’association est issue de la fusion de l’Association Mondiale des Journaux et de l’IFRA, l’organisation mondiale de recherche et de services pour l’industrie de la presse. Pour en savoir plus sur la WAN-IFRA, veuillez consulter le site http://www.wan-ifra.org ou lire le magazine de la WAN-IFRA à l’adresse http://www.ifra.net/microsites/wan-ifra-magazine

Pour toute question, veuillez vous adresser à : Larry Kilman, directeur de la communication et des affaires publiques, WAN-IFRA, 7 rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris France. Tél. : +33 1 47 42 85 00. Fax : +33 1 47 42 49 48. Mobile : +33 6 10 28 97 36. E-mail : larry.kilman@wan-ifra.org

27/10/10 (B575) ARD – Texte du message (Français et Anglais) de M Ibrahim Ahmed God, vice-Président de l’ARD, pour le Forum Afar qui s’est tenu à Bruxelles du 22 au 24 octobre 2010

________________________________ 1 – Français

MESSAGE DE M. MAHDI IBRAHIM AHMED GOD,
VICE-PRÉSIDENT DE L’ARD

À L’OCCASION DU FORUM AFAR,
BRUXELLES, 22-24 OCTOBRE 2010

Je remercie l’ensemble des organisateurs de ce Forum de la communauté Afare de l’extérieur qui pour la première invite officiellement mon parti politique l’Alliance Républicaine pour le Développement – ARD, un parti qui lutte pour la Démocratie et l’État de droit dans une République unie et indivisible.

Comme vous le savez chers amis, nous continuons la lutte actuellement par la voie pacifique en travaillant d’arrache-pied avec les autres mouvements et personnalités politiques de notre pays. Aussi, souhaitons-nous parvenir à l’arrachement de nos droits à la dictature de Djibouti par des voies pacifiques associant toutes les composantes de notre peuple, avec bien entendu l’aide indispensable d’Allah, le miséricordieux.

La communauté afare où qu’elle soit dans la région connaît des difficultés d’ordre multiples dont sont aussi victimes à des degrés diverses les autres communautés de la région. Ces difficultés tirent leurs origines de la présence coloniale dans notre région et surtout à celles des régimes qui tout en collaborant activement avec ceux là ont eu la mainmise facile sur les pouvoirs et les ressources de nos nations. Les différents pouvoirs qui se sont succédé ou ont pris le contrôle de l’appareil d’Etat dans nos pays sont loin de répondre aux attentes de leurs populations, en matière de démocratie et de développement.

Aujourd’hui, il est plus que regrettable de constater le démembrement de celui qui fut un grand état, la Somalie bien sûr, dont la population fait les frais des erreurs politiques des régimes successifs et a ouvert la conquête et l’écrasement de certaines tribus par d’autres. L’identité ici est totalement perdue et peut-être mettra des décennies pour que les plaies causées par déjà vingt années de guerre civile se cicatrisent. D’autres exemples existent tant dans notre région que dans le reste de l’Afrique pour ne citer que notre continent.

Cependant, l’identitarisme communautaire se doit avant tout d’être enrichissant et porteur d’espoir dans l’espace et dans le temps. Sa vraie valeur réside dans sa capacité à s’ouvrir aux autres et à leur apporter la cohésion et la coexistence pacifique dans le respect de la différence qui est source de confiance et de progrès pour toute nation. C’est dans cet esprit que la communauté qui qu’elle soit peut servir de locomotive aux autres entités à travers ses enseignements et son développement surtout spirituelle.

Chers amis, vous savez tous que notre indépendance a été acquise 17 ans après la majorité des Etats d’Afrique. Plutôt que d’éviter le système du régime politique à parti unique et à la pérennité d’un chef d’état fort au détriment d’institutions fortes qui ont le lit des malheurs des populations, le RPP a choisi ce mode gestion dans un pays de moins d’un demi million d’âmes à l’époque.

Aujourd’hui, après plus de 33 ans d’indépendance notre pays jadis uni et prospère enregistre les mêmes maux beaucoup de nos frères du continent.

La diabolisation des tribus et des ethnies par le régime est devenue le mode de gestion de la cité. Aucune tribu y compris les Issas n’est épargnée par la dictature, au même titre que les Afars, les Issacs, les Gadabourcis et j’en passe.

Par conséquence, notre lutte contre le système en place passe par une conscientisation de la population sur l’origine de nos malheurs et la seule manière de sceller les bases d’un développement lequel ne peut se faire sans l’instauration d’une démocratie véritable et d’institutions fortes garantissant à tout un chacun la paix et le progrès social.

Enfin, il ne faut pas oublier que c’est le déséquilibre politique entre les différentes communautés de Djibouti qui est directement responsable du conflit entre Afar et Issa en Ethiopie. Toutefois, il ne faut pas considérer cette conquête territoriale comme la manifestation d’un irrédentisme somali qui a disparu depuis la guerre de l’Ogaden en 1977 : parler de Somali-Issa est donc inapproprié.

Ni même d’une idéologie à laquelle adhèrerait tous les Issa : le seul responsable est la dictature djiboutienne qui cherche ainsi à diviser notre peuple au-delà des frontières. Mais est-il concevable que la puissance régionale qu’est l’Ethiopie, qui n’hésite pas à envoyer ses troupes jusqu’à Mogadiscio, n’ait pas les moyens de régler ce conflit entre Afar et Issa ?

Vous l’aurez compris, le combat que nous menons pour l’avènement de la Démocratie à Djibouti vise également à instaurer la paix et la stabilité dans toute la région : c’est en cela qu’il doit vous concerner et c’est pour cela que nous avons besoin de vous.

Je vous remercie de votre attention et vous souhaite plein succès dans les travaux de ce forum.

LeVice-Président de l’ARD


____________________________ 2 – Anglais

MESSAGE OF Mr. MAHDI IBRAHIM A. GOD
VICE-PRESIDENT OF ARD

at the time of the Afar Forum,
Brussels, 22 October 24, 2010

I thank the unit for the organizers of this Forum of the Afare community of the outside which for the first invites officially my political party Republican Alliance for the Development – ARD, a party which fights for the Democracy and the State of right in a plain and indivisible Republic.

As you know it dear friends, we currently continue the fight by the peaceful way while working like a navy with the other movements and political personalities of our country. Also, wish we to arrive at the wrenching of our rights to the dictatorship of Djibouti by peaceful ways associating all the components of our people, with of course the essential assistance of ALLAH.

The community afare where that it is in the area has multiple problems of order that’s to differing degree the other communities of the area are also victims.

These difficulties draw their origins from the colonial presence in our area and especially to those of the modes which while collaborating actively with those there had the easy seizure on the capacities and the resources of our nations.

The various capacities which followed one another or took the control of the apparatus of State in our countries are far from answering waiting’s of their population, democracy and development.

Today, it is more than regrettable to note the dismemberment of that which was a great state, Somalia of course, whose population makes the expenses of the political errors of the successive modes and opened the conquest and the crushing of certain tribes by others. The identity here is completely lost and will spend may be many decades to be rebuild so that the wounds caused by already twenty years of civil war are healed. Other examples exist so much in our area than in the remainder of Africa to quote only our continent.

However, the Community identitarism must above all be enriching and carrying hope in space and time. Its true value lies in its capacity to open with the others and to bring cohesion and the peaceful coexistence to them in the respect of the difference which causes progress and confidence for any nation. For this reason the community which that it is can be used as engine with the other entities through its lesson and its development especially spiritual.

Dear friends, you know all that our independence was acquired 17 years after the majority of the States of Africa. Rather than to avoid the system of the political régime with single party and the durability of a Head of strong State to the detriment of strong institutions which have the bed of misfortunes of the populations, RP chose this management mode in a country of less than one half million hearts at the time. Today, after more than 33 years of independence our formerly plain and prosperous country records the same evils much our brothers of the continent.

The demonization of the tribes and the ethnos groups by the mode became the mode of management of the city. No tribe including Issas is saved by the dictatorship, as well as Afars, Issacs, Gadabourcis and I pass from there. By consequence, our fight against the system in place passes by a regaining of the consciousness of the population on the origin of our misfortunes and the only manner of sealing the bases of a development which cannot be done without the introduction of a true democracy and strong institutions guaranteeing to all one each one peace and the social progress.

Lastly, it should not be forgotten that it is political imbalance between the various communities of Djibouti which is directly responsible for the conflict between Afar and Issa in Ethiopia. However, one should not regard this territorial conquest as the demonstration of a irredentism somali which disappeared since the war from Ogaden in 1977: to speak about Somali-Issa is thus inappropriate. Nor even of one ideology to which all Issa would adhere: the only person in charge is the Djibouti dictatorship which thus seeks to divide our people beyond the borders.

But is it conceivable that regional power that is Ethiopia, which does not hesitate to send its troops until Mogadiscio, does not have the means of regulating this conflict between Afar and Issa?

You will have included/understood it, the combat that we carry out for the advent of the Democracy to Djibouti also aims at founding peace and stability in all the area: it is in that that it must concern you and therefore we need you. I thank you for your attention and I wish you every success in your work of this forum.

The Vice-president of the ARD

26/10/10 (B575) Le Sergent Ariko, Président de l’Association Kifaya méne l’enquête sur l’assassinat du Juge Borrel et il se propose de démonter le scénario opportunément proposé par F. Gillery pour disculper IOG et son régime.

AFFAIRE BORREL :
UN MENSONGE d’ETAT.

Sans surprise, le régime djiboutien a sauté sur l’occasion qui lui était offerte sur un plateau, de privilégier la nouvelle thèse qu’il soutient, depuis que celle du suicide n’est plus plausible : à savoir celle d’une affaire exclusivement franco-française.

Francis Gillery, un journaliste d’investigation, peu connu, dont les reportages jugés parfois « très limite » n’ont pas rencontré de succès particulier, s’est rendu à Djibouti pour proposer à la dictature en place un projet de scénario correspondant à cette nouvelle version officielle.

Le reportage, que la RTD a diffusé après le journal télévisé en français (ce n’est pas un hasard, mais il fallait toucher la communauté française), suggère au moyen d’insinuations parfois sans fondement réel associées à un montage fort habile, la thèse que le régime entend utiliser pour se dédouaner de toute responsabilité.

Mais la population djiboutienne n’est pas dupe.

Les réactions « spontanées » du procureur de la République Djama Dago (dit « grandes oreilles ») ne trompent plus personne depuis longtemps. Mais c’est son aventurisme forcené qui a finalement signé sa perte.

Sur demande de son ministre de la Justice Saïd Barkhat, il a été mis au placard.

Un banal incident de circulation

Djama Dago a manqué de franchise à l’égard de son ministre dans une banale affaire d’accident sur la voie publique à Djibouti.

Après un accident de la ciruclation qui a plongé une dame âgée dans le coma puis causé son décès, le procureur a pourtant donné l’ordre à la gendarmerie nationale de relâcher le chauffard parce qu’il est issu de son clan, privilégiant le règlement des conséquences selon les coutumes tribales.

Ce qui énerve l’entourage de la victime qui contacte le ministre. Celui-ci demande à la gendarmerie d’arrêter de nouveau le chauffard en contradiction avec les ordres du procureur Djama Dago.

Le chauffard est arrêté de nouveau. Djama débarque dans le bureau de son ministre. Ils se querellent. Des insultes volent ! Djama sort en claquant la porte de son ministre outragé.

Sans attendre, Saïd Barkhat attrape le téléphone et il demande à parler au dictateur Guelleh, qu’il obtient rapidement. Il lui explique la situation et c’est Ismaïl Omar qui confirme l’ordre d’arrêter le chauffard et de le jeter en prison, sans n’être entendu par le moindre juge.

Puis il intime l’ordre à Djama Dago de se retirer de l’affaire et plus …

En fait Djama est relégué comme « bras cassé » pour un moment.

Pour sauver son ami et complice de toujours, Hassan Saïd intervient auprès du président dictateur.

Officiellement Djama prend quelques jours de congés et ne se présente plus à son bureau fantôme, ce bureau d’où il prétend commander une justice à deux vitesses : celle des puissants qui ont toujours raison et celles des humbles qui ont toujours tort, victimes ou coupables.

La justice est morte

Djibouti est devenue un Etat sans Etat. On ne peut plus rien y faire sans distribuer des bakchichs ou « pots de vin » en Français. Les Djiboutiens assistent à la transformation de la Justice en un instrument tribal et féodal.

Ils en ont assez de cette justice qui réprimande les petits et qui protège les grands.

Le Procureur est mis sur la sellette par le dictateur. Ce dernier n’a toujours pas digéré le fait qu’il puisse se faire piéger dans un hôtel de Bruxelles par le jeune Lieutenant Mohamed Saleh Alhoumekani ex-membre de la garde présidentielle sous les ordres du capitaine Ali Iftin, qu’il essayait de suborner.

Le procureur a perdu le moral. Il attendait une occasion de se refaire une santé dans les milieux dirigeants.

L’occasion de faire oublier les casseroles qu’il traine derrière lui est venue quand ce journaliste est arrivé à Djibouti…

Revenons au documentaire.

Le journaliste est allé interviewé certains acteurs soigneusement sélectionnés, en accord avec les plus hautes autorités, pour conforter la thèse d’un scandale franco-français.

Dans ces odieuses mises en scène, on comprend que même des anciens gendarmes mentent, ou au minimum, que leurs propos ont été soigneusement extraits pour servir le scénario.

Le journaliste a interviewé le P’tit Zak, qui fait office de chef de corps de la gendarmerie par intérim et que l’on retrouve dans toutes les affaires louches du régime.

Voyons ! Si Borrel était suivi et menacé par cette mafia française qui séjourne à Djibouti, quelle nécessité y aurait-il eu de pourchasser deux ex-officiers de la garde présidentielle, au point de bannir tous les membres de la famille de l’un d’entre eux ?

Pour qui roule cette mafia française à Djibouti ?

Pour quelles raisons, les mandats d’arrêts qui avaient été lancés par Djibouti contre des Français soupçonnés de pédophilie (par exemple contre l’ancien chef de la section catholique d’Ali Sabieh, un ancien conseiller de la Présidence et des officiers des FFDJ), ont été ensuite abandonnés subitement.

Si les faits étaient bien connus, comment se fait-il que l’on ait couvert pendant tant d’années des crimes commis sur des enfants ?

A Djibouti rien, on ne peut rien faire sans qu’IOG soit immédiatement informé.

Comment aurait-il été possible que le Juge Borrel enquête sur ses amis et compatriotes, au risque de faire éclater des affaires de pédophilie, en territoire étranger, alors que ces affaires étaient étouffées depuis de nombreuses années au plus haut niveau de l’Etat ?

Le juge Borrel a-t-il demandé à son ministre de l’époque Moumin Bahdon Farah l’autorisation d’enquêter sur IOG, dans le cadre de l’attentat du Café de Paris ?

IOG couvre des trafics criminels contre royalties

Les français qui ont des intérêts à Djibouti pouvaient compter sur IOG qui, en cas de besoin, faisait annuler les recherches contre eux …

Que font exactement les Maril, les Romani, les Alain Martinet, etc. etc., tout ce beau monde qui s’est établi depuis des générations à Djibouti et dont les activités ne se limitent pas à la partie visible : commerce, avocat ?

Personne ne le sait.

Il serait trop dangereux de se livrer à des investigations approfondies.

Ces gens traitent aussi des affaires plus discrètes avec Ismail Omar Guelleh. Exemple : des trafics d’ivoire, de la contrebandes de cigarettes et de drogues dures (celles qui sont transformées au port), de la gestion de déchets toxiques qui sont déversés dans les eaux somaliennes et aussi de la vente d’uranium. Tout porte à croire qu’il aurait été demande à Bernard Borrel d’en vendre.

Autant de trafics dans lesquels ces Français sont impliqués.

C’est cela la mafia qui règne a Djibouti. Si c’est elle qui a fait assassiner Borrel, que l’on ne vienne surtout pas nous dire qu’IOG ne savait rien !

Un Docteur assassiné par des membres des services secrets yéménites

N’oublions pas non plus les trafics d’organes. Un jeune docteur djiboutien, qui avait fini ses études brillamment au Mali, les a découverts. Il a payé de sa vie un soir du ramadan alors qu’il était en compagnie de sa femme sur la route de Venise en 2005 (lien avec l’article). Tué par des arabes qui étaient tous membres des services secrets yéménites, comme l’avait confirmé son épouse.

Et pourtant ! Ceux qui dormaient à proximité le soir du crime et qui ont donné l’alerte, ont été finalement été accusés a tort d’avoir tué le docteur djiboutien et ils ont été écroués a Gabode.

Pour dénoncer cette incarcération arbitraire et non fondée, deux hommes avaient annoncé leur intention de s’exprimer sur cette affaire. Ils ont été descendus dans la prison de Gabode, que commande actuellement l’ancien tortionnaire Ali Aden Bouraleh dit Ali Hore, de la section de recherche et de documentation de la gendarmerie nationale : la redoutable SRD.

Si Borrel avait mis fin a ses jours comme le prétendait à l’origine, le régime, les hauts grades français qui étaient en poste à Djibouti et les premiers juges en charge de l’enquête, comment se fait-il que le régime djiboutien ait persécuté les membres des familles d’Alhoumekani et d’Iftin.

S’il n’y a rien de concret, pourquoi les avoir harcelés ?

Sauf … que le régime sait très bien que ces deux hommes n’ont pas menti.

En fait c’est surtout la peau d’Ali Iftin que le régime veut ! Alhoumekani n’a été affecté à l’escadron qu’en 1993 …

Nul doute que c’est IOG qui couvre le réseau avec ses ex et nouveaux amis français.

Libérés par IOG et remis en prison par Gouled

L’ex-Ambassadeur de France à Djibouti, Jean-Marie Momal qui avait pris ses fonctions le 12 septembre 1994 a été accueilli par le juge Borrel à sa descente d’avion. Le juge l’a informé personnellement du fait que les deux assassins impliqués dans l’attentat du Café de Paris (commis le 19 septembre 1990) venaient d’être libérés sur instruction du ministre de la justice Moumin Bahdon Farah.

Dès le lendemain, le nouveau ambassadeur Momal s’est entretenu avec le président Hassan Gouled et il a informé de la libération des deux assassins.

Hassan Gouled qui n’était au courant de rien, s’est énervé et il a ordonné à la gendarmerie d’arrêter de nouveaux Awaleh Guelleh Assoweh et Mohamed Hassan Farah.

Ils ont été immédiatement remis à Gabode.

Moumin Bahdon, compromis dans un complot imaginé par IOG, doit se soumettre

Apprenant cela, IOG a piqué une grosse colère et il a demandé à Moumin Bahdon les raisons de cette réincarcération. Il a reçu une réponse cinglante à la hauteur de sa question !

« C’est ton oncle Hassan Gouled qui les a remis en prison, pas moi ! » lui a rétorqué Moumin Bahdon aujourd’hui disparu dans des conditions que certains estiment mystérieuses.

Grâce aux complots, montés de toutes pièces par Hachi Abdillahi Orah, l’homme politique d’IOG, Moumin rejoindra plus tard les assassins à Gabode.

Hachi voulait se venger de Moumin qui l’avait fait incarcérer quand il était aux affaires étrangères.

Borrel était reconnu de tous, en particulier de ses anciens amis de la magistrature, comme un homme sérieux et un homme de principe que l’on ne peut pas corrompre.

Est-ce la raison pour laquelle la mafia alliée incontournable du pouvoir djiboutien aurait eu peur de lui ?

Ces hommes, européens et djiboutiens, alliés par des intérêts communs dans des trafics illégaux, avaient compris qu’on ne pourrait pas corrompre le Juge Borel, contraierement aux autres petits appelés ou coopérants français, qui faisaient surtout la fête à Djibouti comme jamais ils n’auraient pu le faire ailleurs.

Au final, cette histoire de pédophilie a donné au régime d’Ismail Omar le mobile qui lui manquait, puisque que toutes les autres pistes n’avaient pas abouti.

En faisant cela, IOG savait qu’il allait balancer bon nombre de ses amis et complices qui étaient tous des pédophiles. Borrel connaissait les faits. Par exemple, de hauts dignitaires français ramassaient des enfants dans la rue à Djibouti en leur promettant de leur donner à manger .. sauf qu’une fois montés dans la voiture, ils commençaient à prendre conscience de la galère qui les attendait.

Bernard Borrel, incorruptible ne cède pas aux chantages


On peut supposer que les coupables ont voulu compromettre Borrel dans leurs sales affaires pour le neutraliser. Mais Borrel a refusé leur chantage.

Ce sont ces enfants, dont nous présentons une photo qui mendient dans les rues de Djibouti, que la mafia française continuent à pervertir et à utiliser sous l’œil protecteur d’IOG. L’église française de Djibouti a aussi une responsabilité dans les mensonges et la non-dénonciation de crimes.

Des enfants ont été peut-être été proposés à Borrel mais il n’y a aucun doute car il aurait refusé catégoriquement, contrairement aux allusions perfides dans le reportage …

Quand il était magistrat en France, le moindre mal fait à un enfant le mettait mal à l’aise et il diligentait les enquêtes pour arrêter les violeurs.

Comment aurait-il pu avoir changé en quelques mois. Parce qu’à Djibouti, les victimes étaient de race africaine et non européenne. C’est grotesque !

Cette mafia verse des milliards de FDj à IOG pour qu’il couvre leurs commerces illicites.

Quand on entend Mercier cet ex-militaire prétendre comme une possibilité, que Borrel aurait pu être piégé par cette mafia dans la maison du Héron, c’est de la désinformation ou tout au moins des allégations dénuées de tout fondement

Pourquoi ? Tout simplement que Borrel conduisait une enquête sur les agissements d’IOG et que cela a même été reconnu par Moumin Bahdon Farah ex-ministre de la justice. Nous savions qu’après sa sortie de prison en juin 1997 en compagnie du vieux Gabayio, Moumin Bahdonavait menacé IOG de déballer sur la voie publique tout ce qu’il savait sur l’assassinat de Bernard Borrel.

IOG n’en revenait pas !

Sachant que Moumin n’avait plus rien à perdre, il a préféré négocier avec lui.

Il a été élu député au nom de son parti bidon (c’est IOG qui l’a inventé) : le PSD. Moumin était surveillé matin et soir par le SDS djiboutien. En échange de sa tranquillité, Moumin recevait les juges envoyés par Paris et il leur servait des salades sur la mort de Borrel.

De toutes les façons, Moumin savait qu’au cas où il ne jouerait pas franc jeu avec IOG, Alain Romani avait les moyens de le faire taire à jamais à l’exemple de ceux qui ont été retrouvés le matin par des pêcheurs, à proximité de la résidence du premier ministre, le corps criblé de balles.

Il faut noter que jamais aucune enquête n’a été diligentée par la gendarmerie nationale ni par la brigade criminelle de la police nationale. Moumin avait compris le danger et il savait que le moindre faux pas lui aurait coûté la vie.

Aden Robleh impliqué dans une affaire qui ne le concernait pas

Pour faire pression sur les opposants, IOG utilisa cette affaire contre Aden Robleh Awaleh qui était étranger aux faits. En 2001, Aden Robleh a été convoqué par le parquet de Djibouti dans le cadre de l’instruction sur l’attentat du Café de Paris.

Aden Robleh s’est défendu en prouvant qu’il n’était même pas au pays au moment des faits.

Iftin propose le nom des meurtriers possibles

Depuis la Belgique où il est réfugié, Iftin a dévoilé les noms des possibles assassins de Borrel sur leur site « gouvernement en exil ». L’information avait été reprise sous une forme plus humoristique par le site de l’ARDHD (Lien avec l’article)

Selon lui, il pourrait s’agir

– du sergent-chef Meraneh, garde du corps d’Hassan Gouled et d’IOG. Il a été brutalement mis à la retraite en 2003. Il avait travaillé avec nous au palais. Après il s’est plongé dans la réligion, comme son ami l’adjudant chef Hadji Yonis Arreh. Ils sont devenus « Gourous »

– du caporal chef d’origine arabe qui est aujourd’hui l’adjoint du commandant de la Brigade de la gendarmerie de Cheik Moussa à Balbala. Il a été imposé dans nos effectifs par le colonel « fou malade » Mahdi Cheik Moussa. Il habite Ambouli. Il avait aussi été très impliqué dans la répression lancée contre les membres de la tribu de sa mère : les Gadaboursi et surtout dans les tortures qui commises dans la villa Christophe en 1990 contre des innocents accusés à tort d’avoir déposer la bombe devant le Café de Paris : la fameuse piste Gadaboursi. Il obéissait le capitaine Yonis Hoch, commandant de la compagnie de la gendarmerie nationale.

– Le sous lieutenant Aden Abdi Saad qui était le garde du corps d’IOG. Aux dernières nouvelles, il aurait été évincé de son poste à la suite d’une altercation avec Mohamed Djama. Il aurait été affecté au camp Omar Aline de la garde républicaine, section escadron d’appuis. Il conduit les voitures de la garde républicaine.

– Et enfin le capitaine Awaleh Ali Houffaneh. Comme Mohamed Djama, il était un membre de la brigade spéciale de la police nationale sous le commandement de Yacin Yabeh. C’est lui qui a introduit dans la police nationale le colonel « berger » lorsqu’il est arrivé d’Éthiopie. « Il est sorti de la brousse éthiopienne en 1984. Garde du corps de IOG jusqu’au 2002, il a été ensuite affecté à la sécurité de la dame de fer Kadra Haid. En 2006, il fait un faux pas en introduisant Seke Toureh, neveu d’Hassan Gouled dans la résidence d’Haramous. Sur ordre de Kadra, il a été placé aux arrêts de rigueur.
Placardisé par l’homme qu’il avait aidé à entrer sur la scène djiboutienne, on le voyait en ville, errant avec ses galons. Il a commencé à vendre l’eau de Djibouti « il jano » aux commerçants tout en conservant son grade de capitaine de la garde républicaine. Cette activité peu conforme au statut d’officier, lui a valu plusieurs échanges très vifs avec Mohamed Djama. Il a été envoyé en Cote d’Ivoire, comme casque bleu, histoire de le faire disparaitre de la scène nationale.

Je ne peux pas confirmer que ces agents aient pu être impliqués de prés ou de loin dans l’assassinat.

Mais je poursuis mon enquête.

Pour l’instant, il me manque une pièce déterminante pour reconstituer le puzzle : pourquoi ? Ou pour qui ? Nous ignorons encore le montage de ce schéma criminel.

Reste à découvrir les mobiles et à identifier le donneur d’ordre.

Les services du renseignement français pourraient fournir des informations précieuses

Sur ce point, les services de renseignement français pourraient certainement nous fournir des informations cruciales.

Le 17 septembre 2004, dans un courrier adressé à la Ministre française de la Défense, Michèle Alliot-Marie, la juge d’instruction l’avertit que des soupçons pèsent sur l’entourage du président de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh.

Faute d’avoir pu consulter la totalité des notes de la DGSE afférentes à l’affaire Borrel (Secret défense), la magistrate convoque Régis Ollivier, chef d’antenne du « service » à Djibouti en 1995.

Le 23 juin 2004, c’est Henri Fontana, autre fonctionnaire de la DGSE, qui enquête sur des réseaux de corruption internationaux. Il consent à éclairer davantage l’instruction. Il cite une source de son service qui lui « a donné des détails sur la légende construite autour de la mort de Bernard Borrel pour dissimuler l’assassinat et également pour que sa mort serve d’exemple ».

L’agent de renseignement estime que le juge Borrel « aurait été assassiné en raison d’informations compromettantes qu’il aurait recueillies dans le cadre de ses activités professionnelles à Djibouti ».

Un autre agent partage cette analyse : Daniel Tonnot. Au moment du drame, à Djibouti, il est le numéro deux de l’unité locale de la direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD). Selon lui : « Les commanditaires du « suicide » étaient certainement des gens haut placés au gouvernement de Djibouti (. . .). Ismaël Omar Guelleh était mêlé dans toutes les grandes affaires, celle de (l’attentat) du Café de Paris, trafic d’armes, d’argent (. . .)

Certainement que M. Borrel en savait trop sur ces affaires. Bernard Borrel faisait-il peur à la mafia française et à ses alliés djiboutiens ?

Qui Borrel devait-il rencontrer à Paris pour parler de cette affaire ?

La suite sera pour bientôt.

Sergent chef Ariko
Londres

 

26/10/10 (B575) Nous mettons un terme à la polémique suscité par un lecteur, qui se présente comme un membre de la famille du Cadi Mogueh Dirir Samatar.

Après avoir publié le démenti qu’un correspondant se présentant comme le gendre du Cadi nous a adressé, nous avions demandé au Sergent Ariko, auteur de l’article, de nous apporter des précisions concernant les informations qu’il nous avait proposées.

Voici sa réponse :

Je ne valide pas du tout les affirmations de cette personne qui met en cause l’honnêteté de mes informations.

L’une de mes relations qui était à Addis Abeba est passée par Londres. Elle avait des photos du Cadi Mogueh Dirir Samatar qui montraient sans aucun doute possible, qu’il était malade. Bien entendu, je ne souhaite de malheur à personne et je lui envoie tous mes voeux de guérison.

Je rappelle et c’est de notoritété publique que le Cadi Mogueh ne bénéficie pas d’une excellente réputation, c’est le moins que je puisse dire. Grand ami d’Hassan Gouled et d’IOG, il a toujours bénéficié d’une immunité totale, même quand on aurait découvert des détournements de biens au ministére de la religion … il est inutile d’en dire plus car chacun connaît la vérité et il n’est pas dans mes habitudes de tirer sur les ambulances.

__________________________________ ARDHD

Conformément à notre règlement qui est consultable sur le site, nous mettons un terme à cette polémique après trois échanges, dans la mesure ou les partis ont pu exprimer leur point de vue.

26/10/10 (B575) Le Journal de la Flibuste – quatre morts dans un accrochage entre pirates et hélicoptère militaire (1 article)

_____________________ 1 – AFP

Somalie: quatre morts dans un accrochage entre pirates et hélicoptère militaire

Au moins quatre personnes ont été tuées et trois blessées lors d’un accrochage entre un hélicoptère des forces internationales anti-piraterie et des flibustiers somaliens qui s’apprêtaient à prendre la mer, a-t-on appris lundi de sources locales concordantes.

La force navale antipiraterie de l’Union européenne, Atalante, a cependant nié toute implication dans l’incident, précisant en outre qu’à sa connaissance les autres flottilles sous commandements des Etats-Unis (CFM) et de l’Otan (Ocean Shield) n’étaient pas non plus en cause.

Les combats, selon des témoins, se sont produits dans la nuit de dimanche à lundi, lorsque les pirates ont ouvert le feu sur un hélicoptère militaire qui survolait Labad, un petit village côtier à 25 km au nord de Hobyo, une des principaux repaires de pirates en Somalie.

« Plusieurs de nos amis qui s’apprêtaient à prendre la mer en vue d’une attaque ont été provoqués par un hélicoptère militaire des forces internationales, ils ont ouvert le feu sur lui mais il a répliqué par un tir de missile qui a tué quatre personnes dont des pêcheurs », a déclaré au téléphone à l’AFP Abdi Yare, un pirate installé à Hobyo.

« Trois autres personnes ont également été blessées », a-t-il ajouté.

« L’hélicoptère a tiré un missile après avoir essuyé les tirs des pirates, et on nous a rapporté qu’une dizaine de personnes avaient été tuées ou blessées, la plupart étant des pirates », a confirmé un ancien de Hobyo, Mohamed Abdi.

Aucune information n’était immédiatement disponible sur la nationalité de l’hélicoptère impliqué dans l’accrochage, ni sur celle du bateau duquel il avait décollé en direction des côtes somaliennes.

« Cet hélicoptère n’appartient pas à Atalante », a affirmé à l’AFP le porte-parole de la force navale européenne, le lieutenant-colonel Per Klingvall joint par téléphone au quartier général de Northwood (banlieue nord de Londres).

« Nous n’avons pas non plus entendu parler d’un quelconque incident de cette nature avec les autres forces de la CMF et de l’Otan », a-t-il ajouté.

Les pirates somaliens — qui retiennent quelque 20 navires et 400 marins en captivité — ont repris leurs activités depuis quelques semaines à la faveur de la fin de la mousson, synonyme de mer moins agitée.

26/10/10 (B575) Nouvelles de Somalie – le désaccord entre les dirigeants au sujet du nouveau Premier – Un cadavre exposé dans les rues (2 articles)

_____________ 2 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Somalie : le désaccord entre les dirigeants au sujet du nouveau Premier

Les députés somaliens ont promis se rencontrer mardi pour confirmer le Premier ministre nouvellement nommé, un jour plus tôt que la date prévue par le président du parlement, agravant davantage le désaccord entre les principaux dirigeants.

Le président somalien Sheikh Sharif Ahmed et le président du parlement Sharif Hassan Sheikh Adan sont ouvertement en désaccord sur la façon d’organiser le vote de confirmation du nouveau Premier ministre désigné.

Le dirigeant somalien maintient que le vote est ouvert pendant que le président du parlement estime qu’il devrait être secret.

Plus de 200 députés favorables au président se sont rencontrés à Mogadiscio, la capitale somalienne, et ont annoncé la tenue d’une session parlementaire mardi en dépit de la déclaration du président du parlement selon laquelle elle aura plutôt lieu mercredi.

Les députés ont affirmé que la décision du président du parlement de reporter la session parlementaire était anticonstitutionnelle et qu’ils désigneront un président par intérim si l’actuel et ses adjoints n’assistent pas et ne président pas les travaux.

Le différend est apparu lorsque les deux officiels ont émis pendant le week-end deux communiqués contradictoires sur la légalité de la position de chacune des parties sur la méthode de vote en vue de l’approbation du nouveau Premier ministre.

Entre temps, les médias locaux ont rapporté que les deux dirigeants se sont rencontrés pour aborder la question, mais qu’ils n’ont pas pu s’entendre.

Le conflit est perçu comme un revers majeur pour le gouvernement somalien qui se bat contre une insurrection meurtrière qui a contraint le gouvernement à s’enfermer à l’intérieur de quelques blocs dans la capitale instable, Mogadiscio, pendant que les rebelles islamistes contrôlent la majeure partie du sud et du centre du pays.

Le gouvernement somalien est assailli par des divergences internes depuis sa formation en 2004, entravant ainsi les efforts de lutte contre les rebelles islamistes.

________________________ 1 – Europe 1

Mogadiscio: Un cadavre exposé dans les rues

Des insurgés islamistes shebab ont exposé dimanche dans une rue de Mogadiscio le cadavre d’un homme présenté comme celui d’un soldat de la mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom) tué dans une attaque contre une base de l’Amisom, ont rapporté des témoins.

Les shebab ont affirmé que le corps était celui d’un soldat ougandais tué lors d’une attaque samedi contre la base Amisom de Shaqalaha à Mogadiscio. Mais un porte-parole de la force africaine a seulement confirmé que des affrontements avaient eu lieu.