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10/03/11 (B594) A lire sur l’ADI. Le ministre de l’intérieur, Yacin Elmi Bouh, Vice-Président de l’Ordre prestigieux des Brosses à Reluire, annonce à l’opposition qu’il suspend l’une des dernières libertés de la population. Et pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agit d’un droit constitutionnel et inaliénable reconnu par toutes les chartes internationales : celui de manifester sur la voie publique !! Trouvant que ce n’était probablement suffisant, il menace les leaders de l’opposition de poursuite en Justice….

__________________________1 – 09/03/2011 – ADI

Le ministre de l’Intérieur annonce à l’opposition que toute manifestation est interdite par l’administration

Dans un communique rendu public ce soir, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Yacin Elmi Bouh, a informé les principaux membres de l’opposition djiboutienne, Ismaël Guedi Hared de l’UAD et Aden Robleh Awaleh de l’UMD en l’occurrence, que les manifestations qu’envisagent d’organiser leurs partis chaque vendredi dans toutes les villes du pays, sont interdites par l’administration.

Le ministre a accusé les deux hommes de vouloir mener “un projet insurrectionnel destiné à renverser le régime, incompatible avec l’expression d’une contestation pacifique”.

L’ADI reproduit en intégralité la lettre (communiqué) adressé par Yacin Elmi Bouh aux Présidents de l’UAD et de l’UMD, Ismaël Guedi Hared et Aden Robleh Awaleh.

=====
“Par lettre date du 6 mars 2011, vous me faites part de votre intention d’organiser des manifestations dans toutes les villes du pays, tous les vendredis de 14 heures à 18 heures.

Vous établissez cette déclaration au nom de cinq partis politiques dont le parti dissout, le défunt MRD. Emanant donc d’une personne morale qui n’a plus aucune existence juridique, l’administration ne saurait la considérer comme un document crédible répondant à toutes les conditions d’une déclaration au sens du décret-loi de 1935.

Aussi vous persistez dans la provocation, en sollicitant un blanc-seing pour un rituel hebdomadaire en contradiction avec les modalités d’exercice de la liberté de manifestation.

Vous caressez un projet insurrectionnel destiné à renverser le régime, incompatible avec l’expression d’une contestation pacifique.

En agissant de la sorte, nul doute que vous avez décidé de vous placer dans une position radicalement illégale, défiant tout ordre et vous privant de votre qualité de partenaire politique.

Cette nouvelle mission à laquelle vous assignez vos partis politiques est en violation avec ses objectifs.

L’administration s’emploie à crever l’abcès en étudiant la voie la plus favorable pour soumettre cette contradiction à l’examen de la justice.

Croyez Messieurs les Président des groupements de partis de partis en l’assurance de ma parfaite considération”.

____________________________ 2 -09/03/2011 – ADI

Le Ministre de l’Intérieur avertit les opposants que l’Etat les poursuivra en justice dans l’hypothèse de manifestations non autorisées

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Yacin Elmi Bouh a averti aujourd’hui les responsables de l’opposition que l’Etat sera contraint de les poursuivre en justice dans l’hypothèse où ils ne renonceraient pas à leur projet subversif d’organiser des manifestations non autorisées par son département.

L’information est contenue dans un courrier réponse que le Ministre a adressé à M. Aden Robleh Awaleh et à M. Ismail Guedi Hared, en réaction à leur « intention d’organiser des manifestations dans toutes les viles du pays, tous les vendredis de 14h00 à 18h00 ».

M. Aden Robleh Awaleh et M. Ismail Guedi Hared sont respectivement Présidents de l’UMD et de l’UAD.

Dans son courrier, le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a fait observer qu’en persistant à vouloir organiser des manifestations non autorisés, ces derniers optaient « pour une position radicalement illégale » et « en contradiction avec les modalités d’exercice de la liberté de manifestation ».

09/03/11 (B594) LDDH : Liste des détenus dans la soi-disant : « affaire des six grenades »



Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION DU 8 MARS 2011

Liste des détenus dans la soi-disant
« affaire des six grenades »

Ont été arrêtés et transférés à la prison de Gabode.

Jeudi matin 03 mars 2O11
– Monsieur SAHAL responsable du MRD, parti d’opposition ;
– MOHAMED RIRACHE MIGUIL, qui a été torturé à la Brigade de la
Gendarmerie.

Jeudi après-midi 03 mars 2011
– MOHAMED HOUSSEIN ROBLEH ;
– ABDI HOUSSEIN (Introuvable à ce jour).

Ce sont deux responsables de l’UAD. L ’un aurait été torturé par la Gendarmerie
(Brigade Nord), et nous n’avons aucune information sur l’autre.

Vendredi 04 mars 2011
– Monsieur KALIL ;
– MOUSSA OMAR WAHITO ;
– …

A noter que quatre militants de la zone de Balbala ont été relâchés.

NOEL ABDI Jean-Paul

 

09/03/11 (B594) Communiqué de Monsieur Ali Abdillahi Iftin. Ministre d’Etat, chargé de la Défense nationale au sein du Gouvernement en Exil de Djibouti

« Djibouti ne saurait changer de face sans qu’il y ait douleur et sang versé par la seule volonté de la tyrannie imposée par Monsieur Ismaïl Omar Guelleh »
Tant sur le plan national qu’au niveau de la représentativité des diplomaties occidentales, avec qui nous avons de fréquentes réunions sur l’évolution de la situation dans notre pays, constat est fait que l’anarchie sévit dans l’appareil d’Etat djiboutien actuel.

Un simulacre d’appareil d’Etat totalement à la dérive, dirigé conjointement par Ismaïl Omar Guelleh et Kadra Mahamoud Haïd, où la confusion est partout et la responsabilité nulle part.

Cette désinvolture reconnue a comme indubitable conséquence d’encourager le charlatanisme et de favoriser toutes les corruptions au niveau de certains pouvoirs intermédiaires et décisionnaires.

Djibouti tente ainsi de survivre à l’heure des pouvoirs informes que l’on peut définir comme étant de petits Etats dans l’Etat sous la gouverne du peu d’autorité qu’il subsiste au clinquant et très artificiel Palais d’Haramous.

Une gouvernance illégitime par ce que autoproclamée par deux fois, sordide et ayant dépassé, de très loin, tous les seuils de l’incompétence la plus élémentaire.
L’une des clés de ma candidature à l’élection présidentielle, envisagée puis annoncée en temps et en heure, fut de me ménager en préalable à cela le temps de la réflexion, celui du dialogue et des conseils reçus par la concertation avec ma grande famille, mes amis et mes soutiens, y compris étrangers, tout en conditionnant officiellement ma participation à ce scrutin, entre autres, au retrait préliminaire d’Ismaïl Omar Guelleh de la scène politique dans notre pays, sans condition d’aucune sorte.

Ce faisant et contrairement à ce qu’il s’était produit par le passé, j’avais l’espoir que toutes les exigences imposées par notre Constitution Nationale en 2009 allaient être respectées deux ans plus tard et qu’elles seraient enfin appliquées pour que ce type de scrutin – tant attendu par tous les Djiboutiens – se déroule dans la plus grande transparence possible.

Nous étions nombreux à formuler le souhait que ces élections soient considérées, a postériori tant sur le plan national qu’international, comme étant des élections justes et équitables ; donc démocratiques et crédibles sous le regard des autres pays.

A titre personnel, j’avais l’espoir en un scrutin se déroulant dans un cadre de stricte légalité républicaine, respectant le droit de participation au vote de toutes les Djiboutiennes et de tous les Djiboutiens, tout en préservant leur droit d’expression.

Une espérance en une campagne d’élections présidentielles privilégiant une réelle ouverture au multipartisme politique, à toutes les candidatures, garantissant à chacune et à chacun le respect du droit de réunion comme celui de manifester ; reflétant, au final et par les résultats du scrutin, l’expression de la volonté des populations de notre pays et exclusivement que cela.

Selon mes considérations, une élection présidentielle se doit d’être la rencontre d’un homme avec son pays, d’un homme et d’un peuple et non point celle d’un tyran face à une population qu’il asservit et spolie de tous ses droits.

Les événements de ces dernières semaines m’ont donné tort, tout le moins pour un changement politique dans le calme et en toute sérénité.

Croyez bien que je le regrette amèrement et que j’ai chaque jour une pensée pour les familles djiboutiennes dans la peine ainsi que pour mes anciens compagnons d’armes et subordonnés d’antan.

En effet, ces événements ont été tristement édifiants quant à l’impossibilité actuelle qu’il puisse y avoir l’instauration d’un dialogue entre l’opposition et le pouvoir discrétionnaire en place ; un dialogue allant vers l’amorce d’une ouverture à la démocratie dans notre pays.

Nous ne connaissons rien de plus vil, de plus méprisable, de plus lâche et de plus borné que l’attitude indigne et sauvage avec laquelle les populations de manifestants et l’ensemble des Djiboutiens en général ont été traités depuis le mois de février de cette année par les forces de la répression et le sont, hélas, encore aujourd’hui.

Loin de répondre à l’attente justifiée de l’immense majorité des populations, le pouvoir d’Ismaïl Omar Guelleh – qu’il partage avec Kadra Mahamoud Haïd – a fait le choix délibéré de refuser toute concertation avec l’opposition politique en préférant se fourvoyer dans une forme de terrorisme d’Etat permanent.

Une décision totalement irresponsable, dépassant de loin les simples et traditionnelles « bastonnades » du passé, car ordonnant qu’il soit fait usage dorénavant – par les mercenaires de la répression – des armes pour des tirs à balles réelles à l’encontre des manifestants pacifiques ; tirs qui ont occassionné ces dernières semaines un nombre de tués, de blessés et surtout de « disparus » dont il est difficile de chiffrer le nombre avec précision.

Ce que l’on peut en dire sur ce dernier point c’est que des dizaines de familles recherchent vainement encore, à ce jour, une mère, un fils, un père, un oncle venu manifester et disparu depuis.

Et comme si cela ne suffisait pas au bien triste et déshonorant tableau de la répression inhumaine à l’égard des populations djiboutiennes, de jeunes enfants – innocents de tout délit – sont pris en otage puis incarcérés à la prison de Gabode ou dans les cellules de la Police et de la Gendarmerie afin que leurs familles ne viennent pas grossir les rangs des manifestants.

De tels actes de prise en otage et de l’odieux chantage exercé par le pouvoir arbitraire en place à l’encontre de familles djiboutiennes ne pourront jamais se justifier devant un tribunal, quelque raison que l’on pourrait tenter de faire valoir.
Face à une telle situation de terrorisme d’Etat, j’ai décidé de mettre fin à ma candidature pour les élections présidentielles de 2011 à Djibouti, telles qu’envisagées par Monsieur Ismaïl Omar Guelleh, et souhaite m’en expliquer par le présent communiqué.

Loin de se retirer de la scène politique djiboutienne, sans condition d’aucune sorte, Monsieur Ismaïl Omar Guelleh a transgressé délibérément le contenu de notre Constitution nationale pour pouvoir s’autoproclamer, une nouvelle fois, à la présidence de notre pays.

Ce faisant, par ce geste insensé il confirme qu’il n’a que faire des Lois et des Droits et lance ouvertement un défi au peuple djiboutien pour l’avenir.

Sur le plan du regard que peuvent porter les instances internationales sur notre pays, Monsieur Ismaïl Omar Guelleh dévoile sa véritable nature de tyran en s’ouvrant la possibilité de s’autoproclamer à la présidence aussi longtemps et aussi souvent qu’il viendrait à le souhaiter.

– En plaçant à la tète des forces mercenaires du pouvoir et en donnant ordre à Monsieur Hassan Saïd Kaireh, Directeur des SDS (Police politique), d’intensifier la répression à l’égard des manifestants et de prendre en otage les enfants des familles djiboutiennes qui s’opposent à lui, Monsieur Ismaïl Omar Guelleh le rend coresponsable de crimes contre les populations dont ils auront conjointement à répondre ultérieurement devant les tribunaux compétents.

– En agissant ainsi, Monsieur Ismaïl Omar Guelleh se rend aussi coupable de forfaiture à l’égard de notre Constitution nationale et porte, de surcroît, une atteinte à tous les textes signés précédemment sur le plan international « au nom de Djibouti » concernant, notamment, le Respect des Droits de l’Homme et ceux de l’Enfant,

– En favorisant la candidature de quelques politiciens fantoches à ces mascarades d’élections présidentielles qui se préparent, Monsieur Ismaïl Omar Guelleh ne cherche que des « faire valoir » afin de tenter de rassurer artificiellement les pays bailleurs de fonds et les fournisseurs d’aides à Djibouti.

Ces quelques candidats fantoches, s’il arrive à en trouver, seront financés pour leur présence et leur cautionnement en échange des mystifications conduisant inévitablement à un résultat de scrutin connu par avance.

– De surcroît et aux fins de s’assurer une nouvelle autoproclamation à la présidence dans les meilleures conditions qu’il soit tout en trompant les observateurs étrangers lors du scrutin, Monsieur Ismaïl Omar Guelleh a ordonné la distribution préalable de plusieurs milliers de fausses cartes d’identités djiboutiennes à des étrangers choisis dans des tribus au delà de nos frontières et introduits à Djibouti pour la circonstance.

Le financement de ces étrangers «djiboutiannisés» en prévision de la falsification d’élections présidentielles a déjà commencé et s’effectue à partir des détournements financiers des Aides internationales et Publiques au Développement.

– Alors que les aides alimentaires en produits de première urgence arrivent dans le Port Autonome et International de Djibouti ainsi que sur l’aéroport international d’Ambouli, ces aides sont ouvertement détournées puis revendues au profit de Monsieur Ismaïl Omar Guelleh et de son épouse Kadra Mahamoud Haïd qui entretiennent ainsi la malnutrition des populations djiboutiennes, particulièrement dans toutes les régions de l’arrière pays et dans certains quartiers de la capitale pour les seuls intérêts et profits qui les rendent totalement insensibles à tous leurs malheurs.

– En agissant tel qu’il le fait et ordonne de le faire à ses complices et mercenaires, Monsieur Ismaïl Omar Guelleh se conforte intentionnellement dans une attitude de provocation pour une épreuve de force ouverte et déclarée à l’égard des populations djiboutiennes.

Outre le fait que la révolte de la faim risque d’émerger à tout moment, l’attitude du pouvoir actuel constitue un évident appel à la radicalisation de la situation pour le large mouvement de contestation populaire et de rejet de la tyrannie sous toutes ses formes.

– Pour toutes ces raisons, chaque Djiboutienne, chaque Djiboutien vivant à Djibouti ou en situation d’exil se voit ainsi contraint d’abandonner son comportement initialement pacifique, lors des manifestations, pour préserver sa propre vie et celle de ses enfants en faisant barrière, par tous les moyens, à la répression sauvage dont elle est la victime.

Toutes les formes de cette répression, aussi sanguinaires qu’elles puissent être, n’empêcheront pas le flot de la Liberté de se soulever à de longs intervalles répétitifs et d’entraîner dans sa vague notre jeunesse et toute une population meurtrie, asservie depuis trop longtemps, mais avide de changement en faveur de l’émergence d’une ouverture à la démocratie dans notre pays.

Vive Djibouti
Vive notre élan commun de Libération nationale
Vive le changement vers une amorce de Démocratie

09/03/11 (B594) Le procès intenté devant un organe judiciaire africain pourrait ouvrir un nouveau front dans les efforts déployés par les groupes des droits de l’homme de tenir la CIA et de ses partenaires responsables de ce qu’ils allèguent la torture a été d’innocentes victimes dans le secret "sites noirs" des prisons à travers le monde. (Deux informations en Français et en Anglais – Info lecteur)

L’affaire concerne Mohammed al-Assad, qui a dit qu’il a été arrêté fin 2003 à son domicile en Tanzanie, les yeux bandés et volé dans une prison secrète à Djibouti. Il a dit qu’il a été soumis à deux semaines de la torture et des traitements inhumains dans une interprétation clandestines de la CIA et le programme de détentions conçus pour attraper les terroristes présumés.

De Djibouti, militants des droits humains dire, Asad a été distribué dans un réseau de prisons secrètes de la CIA en Afghanistan et en Europe de l’Est, avant d’être emprisonné dans son Yémen natal. En 2006, El-Assad a été libéré, sans être accusé d’un crime lié au terrorisme.

Le lundi, américains et britanniques avocats des droits humains a déposé des documents juridiques à la Commission africaine des droits et des peuples, l’invitant à exiger du gouvernement de Djibouti pour «répondre à des abus commis il »dans le cadre du programme secret de la CIA. Le cas rendu public lundi a été déposée à titre confidentiel en Décembre 2009.

L’
Ambassade de Djibouti à Nairobi n’a pas répondu à la demande d’une réponse, et un porte-parole du gouvernement de Djibouti n’était pas joignable pour un commentaire. La CIA a refusé de discuter de l’affaire El-Assad et a nié les allégations de mauvais traitements.

__________________________ 2 – En Anglais – Washington Post

African commission asked to take case challenging CIA rendition program

A case filed before an African judicial body could open a new front in efforts by human rights groups to hold the CIA and its partners accountable for what they allege was the torture of innocent victims in secret "black site" prisons around the world.

The case involves Mohammed al-Asad, who said he was arrested in late 2003 at his home in Tanzania, blindfolded and flown to a secret prison in Djibouti. He said he was subjected to two weeks of torture and inhuman treatment in a clandestine CIA rendition and detentions program designed to nab suspected terrorists.

From Djibouti, human rights activists say, Asad was dispatched into a network of secret CIA prisons in Afghanistan and Eastern Europe, before being jailed in his native Yemen. In 2006, Asad was released, without being charged with a terrorism-related crime.

On Monday, American and British human rights lawyers filed legal documents at the African Commission on Human and Peoples’ Rights, urging it to require the government of Djibouti to "answer for abuses it committed » as part of the CIA’s secret program. The case made public Monday was filed confidentially in December 2009.

Djibouti’s embassy in Nairobi did not answer requests for a response, and a government spokesman in Djibouti was not reachable for comment. The CIA declined to discuss Asad’s case and denied the allegations of abuse.

"It’s safe to say – without commenting on this specific matter – that much of what has been alleged about the former CIA detention and interrogation program, which ended over two years ago, is simply incorrect," said CIA spokesman George Little.

The commission, based in the Gambia, is a quasi-judicial body that has jurisdiction over nations that have ratified the African Charter on Human and Peoples’ Rights, which includes Djibouti.

If the commission accepts the case, it would represent the first international case to inquire into the role of an African country in the U.S. rendition program, human rights lawyers said.

"By serving as the doorway for the U.S. secret detention and rendition program in Africa, Djibouti directly violated the human rights of our client," said Jayne Huckerby, the research director of the Center for Human Rights and Global Justice, based at New York University’s School of Law, which along with Interights, a British human rights law organization, filed the case.

In a telephone interview from eastern Yemen, where he now lives, Asad said he believes he was arrested because of his links to an Islamic charity that was blacklisted after the Sept. 11, 2001, terrorist attacks for allegedly funding terrorism. The al Haramain Islamic Foundation, a Saudi Arabian charity, had rented space in a building Asad owned.

When Asad landed in Djibouti, he said, he was placed in a small cell, and not given a change of clothes for the two weeks he was there. A woman who identified herself as an American interrogated him, he said.

Asad said one guard told him he was in Djibouti and he also noticed a photograph of the country’s president on a wall in the prison. Later on, Tanzanian authorities told his father that he had been taken to Djibouti, he said

09/03/11 (B594) Manifestation intense et journée de colère à Tadjourah, Obock et Balho le 8 mars 2011 (Info ARD / Journal réalité)

Les villes de Tadjourah, Obock et Balho dans le nord de Djibouti ont emboité le pas, ce mardi 8 mars, à la capitale Djibouti-ville dans l’engagement citoyen contre la dictature d’Ismaël Omar Guelleh.

Une manifestation imposante s’est déclenchée ce matin à Tadjourah pour dénoncer l’impunité des militaires, ravivée par le tir à balle réelle perpétré hier par le militaire visant le collégien Ahmed Issé Abdallah gravement blessé et hospitalisé à l’hôpital Peltier à Djibouti-ville où il a été évacué.

Les habitants de la ville blanche Tadjourah ont appris à réprouver la présence des hommes en armes qui bénéficient d’une totale impunité dans leur ville et notamment la présence des officiers tels que les colonels Waïss et Awaleh.

La marche bruyante a été accompagnée de slogans dénonçant le 3e mandat, exigeant la fin de l’impunité dans les districts du nord laissés pour compte et le départ d’Ismaël Omar Guelleh.

L’arrivée d’hommes en armes sur les lieux destinée à appeler au calme a produit l’effet inverse, amenant les rangs des manifestants de Tadjourah à grossir de dizaine de manifestants à vue d’œil.

La ville d’Obock s’est lancée à son tour dans une manifestation majestueuse en solidarité avec les Tadjouriens mais aussi en solidarité avec tous les Djiboutiens victimes d’Ismaël Omar Guelleh.

Les banderoles des Obockois requéraient elles-aussi le « Non au 3e mandat » et « IOG dégage ! ».

La manifestation d’Obock s’est clôturé par un sit-in devant les bureaux de la mairie de la ville, installée elle aussi dans l’opacité électorale totale il ya quelques années.

Obock avait en réalité déjà manifesté le vendredi 4 mars dernier de 8 h à 10 h le matin, bien avant la manifestation de Djibouti-ville devant le stade Gouled dans l’après-midi empêchée par le déploiement des militaires que l’on sait sur la place de la liberté.

En parallèle avec Tadjourah et Obock, un rassemblement s’est tenu aussi à Balho, village situé à l’extrême sud-ouest du district de Tadjourah dont le jeune Ahmed Issé Abdallah est natif.

Les habitants de Balho demandant justice pour leur enfant de 12 ans saigné par la soldatesque du président non élu Ismaël Omar Guelleh ont été dispersés par des tirs à balles réelles dans le ciel de leur village.

Avec Djibouti-ville, c’est tout le pays qui prendra sa place dans la révolte populaire pour en finir avec l’autocratie.

La Rédaction en ligne de Réalité,
le 8 mars 2011

09/03/11 (B593) Yémen Express – l’armée fait 98 blessés à l’université de Sanaa- Manifestation contre le président Saleh dans son fief au Yémen – Les femmes, actrices essentielles dans les révolutions arabes – l’opposition durcit le ton, six militaires tués – Des partisans de Saleh attaquent des opposants au Yémen – Saleh affaibli mais loin d’être évincé – le président Saleh ne veut pas quitter le pouvoir – incident armé dans le nord, forte mobilisation à travers le pays – l’opposition propose un plan de sortie de crise (9 articles)

_____________________ 9 – CyberPresse (Canada) avec AP

Yémen: l’armée fait 98 blessés à l’université de Sanaa

Ahmed Al-Haj – Associated Press

Des soldats yéménites ont tiré des balles de caoutchouc et des gaz lacrymogènes, mardi, contre les milliers d’étudiants qui campent sur le campus de l’université de Sanaa pour exiger la démission du président Ali Abdullah Saleh, faisant au moins 98 blessés, selon des responsables.

L’armée a donné l’assaut sur le campus de l’université quelques heures après que des milliers de prisonniers eurent déclenché une émeute dans une prison de la capitale, prenant une dizaine de gardiens en otages tout en appelant à la démission du président Saleh. Au moins un prisonnier a été tué et 80 personnes ont été blessées pendant que les gardes tentaient de reprendre le contrôle de la situation, selon la police.

Le Yémen est touché depuis plusieurs semaines par des manifestations anti-gouvernementales inspirées par les récents soulèvements en Égypte et en Tunisie. Ali Abdullah Saleh, un allié clé des États-Unis dans la lutte contre Al-Qaïda, est au pouvoir depuis 32 ans. Signe que les manifestations prennent de l’ampleur au Yémen, des graffitis appelant à la démission du président sont apparus mardi dans son village natal, Sanhan, pour la première fois depuis le début des manifestations.

Les étudiants de l’université de Sanaa campent sur le terrain de l’établissement depuis la mi-février, peu après le début des manifestations appelant à la démission du président.

Des responsables médicaux ont affirmé que plusieurs des 98 personnes blessées étaient dans un état grave. Ces responsables ont requis l’anonymat puisqu’ils n’étaient pas autorisés à diffuser l’information aux médias.

Des témoins ont rapporté avoir vu des véhicules blindés et des véhicules de transport de troupes se diriger vers la zone de l’université.

«C’est un massacre», a dit un porte-parole de l’opposition, Muhammad Qahtan.

«C’est un crime des troupes de sécurité contre les étudiants engagés dans un sit-in pacifique.»

Les manifestations se sont également poursuivies ailleurs dans le pays. Dans la ville portuaire d’Aden, dans le sud du pays, de nombreuses femmes se sont jointes aux manifestants après qu’un jeune protestataire eut été grièvement blessé par une balle reçue dans la tête lors d’une manifestation tenue la veille au même endroit.

Des dizaines de milliers de manifestants sont également descendus dans les rues de la province d’Ibb, appelant le gouvernement à traduire en justice les responsables des attaques meurtrières de dimanche. Des militants de l’opposition ont blâmé des «hommes de main du gouvernement» pour l’attaque contre les manifestants, qui a fait un mort et 53 blessés.

Dans une tentative de calmer la colère populaire, le président Saleh a appelé à la tenue d’un dialogue national après avoir eu des entretiens, lundi, avec de hauts responsables politiques et de la sécurité du pays. L’agence de presse officielle a indiqué que la conférence aurait lieu jeudi et qu’elle comprendrait des milliers de représentants de la scène politique yéménite.

Mais le leader de l’opposition, Yassin Said Numan, a affirmé qu’il n’y aurait aucun dialogue jusqu’à ce que le président Saleh accepte de démissionner d’ici la fin de l’année.

L’émeute dans la prison a éclaté lundi soir, quand des prisonniers ont incendié des matelas, occupé la cour de la prison et pris une dizaine de gardiens en otage, selon un responsable de la sécurité ayant requis l’anonymat.

Les gardiens ont fait usage de gaz lacrymogènes et ont tiré en l’air pour rétablir le calme, mais n’y sont pas parvenus, d’après ce responsable. La révolte des prisonniers était toujours en cours mardi après-midi, a-t-il précisé.

Des personnes vivant près de la prison ont affirmé avoir entendu des tirs et des explosions et ont indiqué que l’armée avait appelé des troupes en renfort.

Abdelrahman Burman, un avocat à la tête de l’organisation de défense des droits de l’homme Sajin, a affirmé qu’au moins un détenu avait été tué et que plus de 80 personnes avaient été blessées, dont 20 policiers et gardiens de prison.

Il a précisé qu’environ la moitié des blessés l’avaient été par balles, les autres souffrant de problèmes respiratoires causés par les gaz lacrymogènes.

Un responsable de la police a confirmé ces chiffres sous le couvert de l’anonymat.

________________________ 8 – L’Express avec Reuters

Manifestation contre le président Saleh dans son fief au Yémen

L’opposition au président du Yémen, Ali Abdallah Saleh, s’est étendue mardi à une zone tribale considérée comme son fief, au sud de la capitale où l’armée a fait son retour.

Environ 10.000 personnes ont défilé à Dhamar, à 60 km de Sanaa, réclamant la fin de son règne de 32 ans, selon un habitant de la ville.

Dhamar est un bastion politique du président. Le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur en sont originaires.

"Dégage, dégage", criaient les manifestants, deux jours après un défilé de même envergure organisé par les partisans de Saleh.

À Sanaa, où des milliers d’opposants campent depuis plusieurs semaines, des véhicules militaires et de police se sont déployés dans les rues, avec des forces de sécurité en armes.

Le retour de l’armée fait craindre de nouvelles violences dans la capitale, qui était calme depuis plusieurs jours après des semaines d’affrontements ayant fait 27 morts au moins.

L’intensification de la campagne de l’opposition et une série de défections parmi les hommes politiques et chefs tribaux proches de Saleh ont accentué la pression sur le président.

Saleh, dont le pays est en outre confronté à une rébellion chiite dans le Nord, un mouvement sécessionniste dans le Sud et au regain d’activité d’Al Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), a répété qu’il ne partirait pas avant le terme normal de son mandat, en 2013.

_______________________ 7 – AFP

Les femmes, actrices essentielles dans les révolutions arabes

De Natacha YAZBECK

Les femmes, défiant tabous et stéréotypes, se sont imposées comme des actrices essentielles dans les différents soulèvements populaires qui secouent des régimes autocratiques du monde arabe.

"Les femmes ont joué et continuent à jouer un rôle à part entière dans les soulèvements et les révolutions dans la région, et ce qui est essentiel, c’est qu’elles sont là en nombre, physiquement, dans les rues", estime Nadim Houry, chercheur chez Human Rights Watch.

"C’est un signe d’espoir", dit-il, soulignant que les femmes "devraient maintenant jouer un rôle clef dans les nouvelles institutions issues de ces révolutions".

Que cela soit en jean-T Shirt ou drapées de noir, des dizaines de milliers de femmes ont fait entendre leur voix, dans les rues de Tunis, du Caire, de Manama ou de Sanaa, réclamant des réformes dans ces pays

A Bahreïn, où des milliers de manifestants majoritairement chiites réclament la chute de la dynastie sunnite des Al-Khalifa, les femmes ont participé en masse à la mobilisation, leur traditionnelles abayas formant un océan noir au sein des manifestations où hommes et femmes défilent séparément.

Dans des pays conservateurs, comme en Libye ou au Yémen, les femmes ont défié les normes sociales pour se joindre à la contestation, défilant dans la rue et parlant ouvertement aux journalistes, face caméra.

"Les femmes jouent un rôle essentiel dans la région (…) et elles ont été un facteur-clé pour le démarrage" de la révolution, estime Tawakoul Karman, une militante yéménite, fer de lance de la mobilisation féminine contre le président du Yémen Ali Abdallah Saleh.

"La révolution vise avant tout à renverser le régime. Mais elle a aussi permis de venir à bout de traditions archaïques, selon lesquelles une femme devait rester à la maison et en dehors de la politique", se réjouit-elle.

"C’est aussi une révolution sociale. Le rôle joué par les femmes permet de créer une nouvelle société. Au Yémen, la révolution a permis aux femmes de trouver une meilleure place," souligne-t-elle.

La parole des femmes ne s’est pas libérée seulement dans la rue.

Si des femmes de toutes les couches de la société ont défilé, les plus jeunes et les plus éduquées se sont aussi tournées vers les nouveaux médias, afin d’appeler au changement dans leur pays.

Asma Mahfouz, une jeune Egyptienne dont le blog vidéo appelant à la mobilisation a connu un énorme succès, est considérée comme l’une des voix ayant déclenché la révolte sans précédent qui a entraîné la chute du président égyptien Hosni Moubarak le 11 février.

"Si quelqu’un pense que les femmes ne devraient pas manifester, qu’il se comporte en homme et ose descendre avec moi dans la rue le 25 janvier", avait notamment lancé la jeune militante, voilée, dans une vidéo en arabe postée sur You Tube.

En Arabie saoudite, où il n’y pas eu de mobilisation massive, des voix commencent cependant à se faire entendre notamment sous des pseudonymes féminins, via Facebook ou Twitter.

"J’appelle les Saoudiennes à agir maintenant. Nos frères saoudiens nous ont trahies, car ce sont des lâches", écrit par exemple #SaudiWomenRevolution.

Si le futur paysage politique de la région est encore très incertain, les soulèvements ont révélé un mécontentement concernant le système tant politique que social, selon les analystes.

"L’important dans les soulèvements en Egypte ou en Libye par exemple, ce n’est pas seulement de se débarrasser du numéro un du régime, de chasser le dictateur", estime M. Houry.

"Il s’agit aussi de se débarrasser de tous les +-ismes+ qui font que cette région est à la traîne: sexisme, confessionnalisme…"

_______________________ 6 – AFP

Yémen: l’opposition durcit le ton, six militaires tués

De Hamoud MOUNASSER

L’opposition yéménite s’est déclarée dimanche déterminée à évincer le président Ali Abdallah Saleh, et le régime, qui refuse de céder, a accusé Al-Qaïda de trois attaques ayant coûté la vie à six militaires.

La veille, le président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, avait rejeté une proposition de l’opposition prévoyant qu’il quitte ses fonctions avant la fin de l’année, alors que son mandat expire en 2013.

Dimanche, un porte-parole de l’opposition, Mohammad al-Sabri, a estimé que le refus du président, dont les appuis politiques se réduisent, signifiait pour lui qu’il n’y avait plus qu’une issue, "le départ".

Une foule nombreuse a poursuivi dimanche un sit-in devant l’université de Sanaa, entamé depuis le 20 février pour obtenir la chute du régime.

A Ibb, 200 km plus au sud, des manifestants ont été attaqués par des partisans du régime, et 61 d’entre eux ont été blessés, essentiellement à coups de couteaux, de pierres et de matraques, a annoncé un militant de l’opposition.

Des centaines de personnes favorables au Congrès populaire général (CPG), le parti au pouvoir, ont attaqué les manifestants sans que les forces de sécurité n’interviennent, a précisé Abdoulkarim Mohammed Ali, un organisateur local de la contestation.

La détérioration de la situation dans le pays a incité le Département d’état américain, qui suit avec inquiétude la situation au Yémen -un pays pauvre de la péninsule arabique où Al-Qaïda est active- à conseiller à ses ressortissants à quitter le pays.

Une note de conseil aux voyageurs autorise aussi le personnel non essentiel de l’ambassade américaine à partir.

Samedi, Londres a déconseillé à ses ressortissants de se rendre au Yémen, en proie à "des violences croissantes", et appelé les Britanniques présents dans ce pays à partir si leur présence n’est pas indispensable.

Trois incidents séparés attribués à la mouvance d’Oussama ben Laden ont fait six morts dans trois régions du pays.

Dans la province de Maareb (170 km à l’est de Sanaa), un des fiefs d’Al-Qaïda, quatre membres de la garde républicaine (unité d’élite) ont été tués par des inconnus qui ont ouvert le feu sur leur camion, a indiqué un responsable local, selon qui "cette attaque ressemble à celles menées par le passé par Al-Qaïda".

Dans le sud du pays, un colonel des services de renseignement, Abdel Hamid al-Charaabi, "a été tué par deux membres d’Al-Qaïda" qui circulaient à moto à Zinjibar, chef-lieu de la province d’Abyane, selon un responsable local.

Dans la province sudiste du Hadramout, un deuxième colonel, Chayef al-Chouaïbi, a été abattu par des membres présumés d’al-Qaïda, circulant eux aussi sur une motocyclette, ont indiqué des témoins.

Dans le même temps, l’opposition a appelé "tout le peuple à intensifier les sit-in et les manifestations dans toutes les régions, afin (que le chef de l’Etat) n’ait plus qu’une seule option, le départ", selon le porte-parole de l’opposition parlementaire, Mohammad al-Sabri.

Le président yéménite, au pouvoir depuis 32 ans, avait rejeté samedi une proposition de l’opposition, à travers une médiation de dignitaires religieux pour son départ avant la fin de l’année.

La position du président "signifie sa mort politique, et la rue est à présent notre unique recours", selon le porte-parole qui a annoncé la "fin du dialogue indirect à travers les dignitaires religieux".

Le régime yéménite est contesté depuis fin janvier avec des manifestations à Sanaa, Taëz, Aden et dans le reste du pays. Selon Amnesty International, au moins 27 personnes ont été tuées lors de ces manifestations.

_______________________ 5 – L’Express avec Reuters

7/03 Des partisans de Saleh attaquent des opposants au Yémen

Mohamed Ghobari, Bertrand Boucey pour le service français

Des partisans du président yéménite Ali Abdallah Saleh ont attaqué dimanche un campement d’opposants à Ibb, une ville au sud de Sanaa, ont déclaré des témoins et un chef de file des contestataires.

"Des groupes envoyés par le parti au pouvoir ont attaqué le siège des manifestants à coups de pierres et de bâtons et 25 personnes ont été blessées, dont six sont dans un état critique", a déclaré un responsable des manifestants.

_______________________ 4 – RTL avec Belga

5/03 Yémen: Saleh affaibli mais loin d’être évincé

Le président yéménite, Ali Abdallah Saleh, a perdu d’importants appuis dans son pays, mais cet allié crucial des Etats-Unis dans la péninsule arabique peut encore survivre à la pression de ses opposants, assurent des analystes.

Au pouvoir depuis 32 ans, il est confronté à des manifestations quotidiennes qui exigent son départ, à Sanaa, Aden et dans d’autres villes de ce pays pauvre de quelque 24 millions d’habitants.

"C’est clair que sa situation est mauvaise", estime Christopher Boucek, un analyste du Carnegie Middle East Program, alors que de nouvelles violences entre rebelles chiites et forces de l’ordre ont fait quatre tués vendredi dans le nord du pays. Les formations de l’opposition se sont liguées contre M. Saleh, et elles ont été rejointes par des chefs d’importantes tribus, et par des séparatistes basés dans le sud du pays, qui contestent le rattachement au nord datant de 1990.

"Mais il est trop tôt pour annoncer que le président Saleh est fini", estime M. Boucek dans un entretien avec l’AFP. Le président Saleh, 68 ans, a pris le pouvoir dans le nord du pays en 1978. Avec la fin de la guerre froide, le sud marxiste et le nord tribal se sont retrouvés associés dans un état unitaire, dont il devenu président en 1990.

Depuis le début de la contestation, il s’est dit déterminé à rester au pouvoir jusqu’au terme de son mandat actuel en 2013, mais il a vu des alliés proches l’abandonner progressivement.

_________________________ 3 – RFI

5/03 Yémen : le président Saleh ne veut pas quitter le pouvoir

La pression monte dans les rues de Sanaa. Les affrontements entre les deux camps auraient fait plusieurs morts, le 4 mars 2011.

Le président du Yémen, Ali Abdallah Saleh, a rejeté vendredi 4 mars 2011 le plan de l’opposition pour son départ du pouvoir d’ici la fin de l’année malgré la pression de la rue qui a mobilisé des centaines de milliers de personnes dans le pays, dont plus de 100 000 à Sanaa, la capitale où des affrontements auraient fait plusieurs morts.

Ali Abdallah Saleh refuse de signer sa feuille de sortie du pouvoir avant 2013, le terme de son mandat en cours. Ensuite, il ne se représentera plus, c’est promis. Son fils non plus ne sera pas candidat, c’est juré.

Ali Abdallah Saleh est même d’accord pour un dialogue national en vue de législatives qui pourraient voir la formation d’un gouvernement d’union nationale. Mais il ne cédera pas à la pression des manifestants qui, jour après jour et par centaines de milliers, demandent qu’il cède son fauteuil présidentiel d’ici la fin de l’année.

En revanche, Ali Abdallah Saleh a entendu la requête des imams en faveur de réformes constitutionnelles et judiciaires. Mais il est resté impassible face aux exigences de l’opposition de plus en plus composite qui rassemble désormais les partisans d’un islam politique, les rebelles chiites schismatiques du Nord et les sudistes socialistes ou indépendantistes, des sécessionnistes qui renoncent d’ailleurs provisoirement à leur mot d’ordre pour faire cause commune avec le reste de l’opposition.

Avec les groupes tribaux qui viennent de rallier la contestation, Saleh semblait avoir perdu un atout maître. Mais visiblement il garde la main sur l’armée et veut encore compter sur le soutien des Etats-Unis et de l’Arabie saoudite.

______________________ 2 – AFP

Yémen: incident armé dans le nord, forte mobilisation à travers le pays

De Hammoud MOUNASSAR

Un incident dans le nord du Yémen, où sévit une rébellion chiite, a fait des victimes vendredi, et des manifestations d’opposants et partisans du régime ont eu lieu à Sanaa et dans le reste du pays.

Dans le même temps, l’opposition a considéré que la poursuite des violences équivalait à un rejet par le président Abdallah Ali Saleh, 68 ans, d’une offre de sortie de crise prévoyant qu’il quitte ses fonctions avant 2011.

Selon un responsable de l’administration locale dans la région de Harf Soufiane, à 170 km au nord de Sanaa, quatre personnes ont été tuées par des tirs de la police contre des manifestants et sept ont été blessées.

Des sources de la rébellion ont indiqué que des manifestants qui demandaient le départ du président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, ont été pris sous le feu d’une position militaire dans le quartier de Semla, dans la ville de Harf Soufiane.

Toutefois une source officielle, citée par l’agence Sabaa, a démenti cette version et parlé d’une attaque contre une position de l’armée faisant état de sept blessés, dont quatre soldats et trois assaillants.

La marche de Harf Soufiane avait été organisée à l’appel des rebelles zaïdites, adeptes d’une branche du chiisme, qui combattent le régime depuis 2004 et qui ont rejoint récemment la contestation contre le président Saleh.

"La poursuite de la répression (…) signifie pour nous un rejet sans appel de notre initiative", a déclaré à l’AFP, Mohammed Gahtane, un porte-parole du Forum commun, coalition de l’opposition parlementaire.

L’opposition et des chefs religieux ont proposé jeudi au président Saleh, dont le mandat expire en 2013, un plan de sortie de crise prévoyant son départ avant fin 2011.

A Sanaa, la journée a été marquée par deux rassemblements, l’un hostile et l’autre favorable au régime.

Devant l’université, épicentre de la contestation, des centaines de milliers de personnes, selon les organisateurs, ont participé à la prière hebdomadaire.

"Nous ne quitterons pas cette place jusqu’à la chute des corrompus et des tyrans", a déclaré dans son sermon cheikh Yahia Al-Doulaïmi en s’adressant à la foule compacte qui débordait de la grande place.

Les protestataires avaient baptisé la journée "Vendredi de la cohésion" pour souligner leur unité après que des rumeurs se sont répandues sur des divisions dans leurs rangs.

A quelques kilomètres de l’université de Sanaa, de nombreux partisans du régime ont prié sur la place Tahrir, après avoir scandé "Non au sabotage, non au chaos et oui au dialogue", a rapporté un correspondant de l’AFP.

Des responsables du parti présidentiel, le Congrès général populaire, ont affirmé durant la rassemblent avoir mobilisé des "centaines de milliers de partisans" à travers le pays.

A Aden, grande ville du sud, des dizaines de milliers de personnes ont participé à deux cortèges funéraires de trois manifestants tué par les tirs des forces de l’ordre ces dernières semaines, selon un correspondant de l’AFP.

Selon un bilan d’Amnesty International, 27 personnes sont mortes dans les violences qui accompagnent les protestations du Yémen depuis le 27 janvier, outre les quatre tués de vendredi au nord de Sanaa.

Des prières collectives, pendant lesquelles ont été répétés des appels au départ du président Saleh, se sont également tenues dans les villes de Taëz, au sud de la capitale, et à Hodeida, dans l’ouest, selon des habitants de ces deux grands centres urbains.

Après la prière, des marches ont eu lieu à Zinjibar, chef-lieu de la province d’Abyane (sud), et Ataq, capitale de la province de Chabwa (sud), aux cris "Saleh ennemi de dieu", selon des témoins et "non aux partis, notre révolution est celle des jeunes".

______________________ 1 – Nouvel Obs avec AP

03/03 Yémen: l’opposition propose un plan de sortie de crise

Une coalition de l’opposition propose un plan pour sortir de la crise politique au Yémen qui prévoit le départ d’ici la fin de l’année du président Ali Abdullah Saleh, a annoncé jeudi un porte-parole du groupe.

L’opposition a transmis le plan en cinq points au président Saleh et attend une réponse, a déclaré Mohammed al-Sabri. Le plan ne précise pas comment Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, devrait partir, mais l’opposition attend du président yéménite qu’il fasse une proposition, explique M. Al-Sabri.

L’opposition souhaite que le président Saleh "parte selon une feuille de route débutant par une solution-clé ou un programme pour son départ", souligne le porte-parole de la coalition. Ce programme devrait être "clair et honnête et ne devrait pas se prolonger au-delà de la fin de cette année".

Alors que le Yémen est secoué depuis des semaines par des manifestations contre le gouvernement Saleh, le plan de l’opposition demande une enquête sur les morts de protestataires, et des garanties pour le droit des Yéménites à manifester pacifiquement.

De leur côté, les étudiants qui se rassemblent depuis des jours à l’université de Sanaa promettent dans un communiqué publié jeudi de poursuivre leur mouvement de protestation jusqu’à la "chute" du régime et de "ses symboles corrompus". Ils demandent à l’armée et aux forces de sécurité de refuser de participer à toute opération visant à mater la "révolution".

Le président yéménite a promis de démissionner après les élections de 2013, mais son offre a été rejetée par les manifestants. Sa proposition de former un gouvernement d’union avec l’opposition a également été repoussée.

09/03/11 (B594) Un appel urgent d’Abdallah Deberkalleh à la solidarité de ses soeurs et frères qui sont au pays, à propos de l’état de santé de sa maman et au chevet de laquelle, il ne pourra pas se rendre, étant sous le coup d’une condamnation injuste prononcée par la justice aux ordres du dictateur en exercice. Merci à celles et à ceux qui prendront contact avec lui dans ce cadre

Je lance un appel fraternel à tous mes frères et sœurs qui vivez à Djibouti-ville pour m’aider dans cette terrible épreuve !!!

Mercredi le 9 Mars 2011 à 13 H 23 mn (Horaire de DUBAI) ….

À plusieurs milliers de Kilomètres de chez moi, je viens de recevoir un appel téléphonique m’annonçant que ma chère Maman Bien Aimée AICHA DOUYEH MIGUIL connu sous le nom de « AICHA EYLEH « vient d’être hospitaliser et quel se trouve dans un coma douloureux et profond, elle est entre la vie et la mort à l’heure où j’écris ces quelques mots.

Mes chers frères et sœurs je vous demande « HUMBLEMENT « de prier pour ma chère MAMAN afin que Dieu lui redonne la santé et l’espoir qu’elle puisse revoir son fils ainé « ABDALLAH DEBERKALEH , ses petits-enfants ( Kaane , Jaelle , Kamil , Hamza, Yayo-Hamadou et la toute dernière qui porte son prénom : AICHA-LADANE Abdallah DEBERKALEH…

Depuis des années je prie chaque jour qui passe qu’ALLAH notre Seigneur

Tout puissant me donne la force et le courage de revoir ma chère Maman Bien Aimée « AICHA ELEY « ainsi que mon pays que j’aime TANT ….

Je constate douloureusement aujourd’hui , que les choses se passent différemment et que ma mère est dans une situation « ASSEZ CRITIQUE « et que les chances de la revoir en bonne santé s’amenuise d’heures en heures mais je garde confiance comme qui disait « TANT QU’IL Y A UN SOUFFLE DE VIE , IL Y A DE L’ESPOIR « , et prie « ALLAH Notre Seigneur « qu’il nous donne moi et ma famille la force de surmonter cette épreuve difficile et douloureuse .

Depuis cette appel téléphonique que je viens de recevoir tout cet arrêté autour de moi, c’est l’attente, une terrible attente, je suis effondré et souffre terriblement « SEUL et LOIN de MA FAMILLE, LOIN DE MON PAYS « tout seul dans mon appartement-studio à Dubaï , j’essaye de penser à mon travail , à ma famille , cet difficile car tout s’embrouille et je n’y arrive pas , de voir l’image de ma mère sur un lit d’hôpital comateux c’est insupportable, d’être impuissant , de ne pas pouvoir lui apporter aucune aide à cause de ce régime « CRIMINEL » qui a mis ma tête à prix en me condamnant pour atteinte à la sureté de l’État depuis une dizaine d’années .

J’ai l’impression de m’être arrêté de vivre depuis cet appel téléphonique, j’arrive pas à faire face, j’ai une terrible INJUSTICE qui remonte au plus profond de mon intérieur , j’en veux à ce régime et à ces complices qui m’ont condamné à rester loin de ma mère « CHERIE « et de mon pays …

*** Wallahi c’est trop dur, car ma chère mère compte beaucoup pour moi , elle a toujours travaillé dur pendant des dizaines d’années en tant que « FEMME DE MENAGE , VENDEUSE DE GALETTE , CHARCHARI entre Ali-Sabieh et Djibouti « elle a souffert durement pour élever seule ses 3 enfants ( Moi , RENE et MARIAM ) en ayant toujours la joie de vivre , pour moi elle est et restera toujours dans mon cœur comme une « GRANDE MAMAN DJIBOUTIENNE « … MAMAN « AICHA ELEY « je t’aime et t’aimerai toujours , tu es et tu seras toujours dans mon cœur.

J’ai 55 ans et pour la première fois de ma vie je pleure à chaude larmes à chaque instant comme un enfant car je souffre terriblement dans une solitude « INDECHIFFRABLE « et je n’ai pas honte de le dire car des épreuves dans la vie depuis des dizaines d’années j’en ai connu tant sur le plan professionnel, familiale, politique (condamné à mort et mis en prison à 30 mètres au sous-sol durant 1 année par l’ancien régime de Mengistu Hailé Mariam dans la sinistre prison militaire de Harrar en 1990/1991) mais celle-ci est la plus dure pour moi aujourd’hui .

Je lance un appel à tous mes frères et sœurs qui vivez à Djibouti-ville pour m’aider dans cette terrible épreuve, ne serais que d’aller prendre des nouvelles de ma chère maman à l’hôpital Peltier ou Bal-Balah ? , de m’informer SVP sur sa situation médical ? , qui est le docteur qui s’occupe d’elle ?

Si possible me donner son numéro de téléphone pour que je puisse l’appeler car sur ce plan je n’ai aucune information qui me vient de Djibouti.

Mes chers (es) compatriotes il faudrait que vous sachiez qu’au sein de ma propre famille il y a une cassure depuis des années ; les pros « IOG qui ont coupé toute relation avec moi pour ne pas subir les foudres du SDS et de l’administration de monsieur IOG pour garder leur emploi et les autres qui ont compris ma situation et qui subissent les tracasseries du SDS quotidiennement.

Et aujourd’hui ceux de ma famille qui ont accès à ma mère en préférer garder le silence sur la situation de ma chère maman bien-aimée et je ne comprends pas cette façon d’agir ….

Voilà le résultat « politico-sociale « que ce régime criminel à semer au sein de chaque famille djiboutienne .

*** UNE DIVISION ENTRE FRERES ET SŒURS DE MEME SANG … CE REGIME A SEMER LA HAINE ET L’INCONPREHENSION DANS CHAQUE FOYER DJIBOUTIEN ***

Il est vrai que le plus dur c’est cette attente et surtout de ne rien pouvoir faire de là où je suis et cela je m’en veux terriblement … Que Dieu m’assiste dans ces moments difficiles et tragiques pour moi et ma famille .

Toutes mes excuses frères et sœurs de Djibouti pour ces quelques mots « personnelles et privés « mais j’ai pensé qu’il était de mon devoir de vous informer pour que vous sachiez tout le mal que nous fait subir ce régime criminel et mafieux , comme vous le savez , je ne suis pas le seul dans ces douloureuses épreuves que nous vivons chaque jour qui passe , il y a des centaines de cas qui subissent ces injustices venant de ce régime crapuleux et moribond .

Aujourd’hui je comprends vraiment le sens de ces 2 phrases de LA FONTAINE et VERLAINE qui sont douloureuses et véridiques pour moi : "l’absence est le plus grand des maux" ….“Un seul être vous manque et tout est dépeuplé “ ….

Salam aleikum WA BILLAHI TOWFIQ !!!

Votre frère de Lutte :
Abdallah DEBERKALEH
Mes contacts : 00 971 50 7055 109 ou 00 88 216 699 69 111
E-mail : achats_sans_frontieres@yahoo.com

09/03/11 (B594) Nouvelles de Somalie – soutien militaire éthiopien à l’offensive gouvernementale – le président revendique la victoire sur les insurgés islamistes – Arrestation de 10 personnes soupçonnées de lien avec Al-Chabab – série de succès militaires pour la force de paix de l’Amisom – Le gouvernement somalien annonce la prise d’une ville-frontière – au moins 43 soldats burundais tués depuis le 23 février – 53 soldats de l’UA tués lors de combats – Une conférence charge le Parlement de transition somalien d’assister le peuple (8 articles)

______________________ 8 – AFP

Somalie: soutien militaire éthiopien à l’offensive gouvernementale

Des troupes éthiopiennes appuient directement les forces pro-gouvernementales somaliennes dans leur vaste offensive actuellement en cours contre les shebab dans plusieurs régions du centre-sud de la Somalie, a appris l’AFP de sources concordantes.

Interrogés par l’AFP, des témoins ont fait état de la présence de soldats éthiopiens se déplaçant à bord de camions militaires en direction d’El Bur, bastion des shebab dans la région de Galgudug (centre).

"J’ai vu des dizaines de camions militaires éthiopiens se dirigeant vers El Bur (…)", a raconté un habitant de cette région, Ise Maalim.

Un peu plus au nord, à Dhusamareeb, sous le contrôle d’une milice soufi pro-gouvernementale, le mouvement Ahlu Sunna wal Jamaa, "des troupes éthiopiennes sont visibles et se déplacent, avec leur uniforme éthiopien, dans la ville", a expliqué à l’AFP un résident, Ahmed Abdi Iroole.

"Ils ont emmené avec eux des centaines de recrues somaliennes entraînées en Ethiopie et qui participent à l’offensive, au côté des combattants d’Ahlu Sunna", a précisé ce témoin.

Plus au sud, dans la ville de Bulo Hawo, située à la frontière avec le Kenya et l’Ethiopie, des militaires éthiopiens ont pris position en au moins trois positions et patrouillent de nuit dans les rues, selon un habitant, Mowliid Abdi.

Samedi, une coalition de forces alliées au gouvernement fédéral de transition (TFG) avait chassé les insurgés shebab de la ville, qui se sont depuis repliés vers le sud, et notamment les villes de Garbaharey et Baïdoa, selon une source sécuritaire.

"La participation des troupes éthiopiennes à la bataille n’est pas un secret, ils veulent aider à repousser les shebab", a souligné M. Abdi, précisant que les Ethiopiens "avaient pénétré plus profondément en territoire somalien en plusieurs endroits de la région de Gedo".

Les forces pro-TFG mènent depuis le 19 février à Mogadiscio et en plusieurs régions du centre-sud de la Somalie une vaste offensive contre les shebab, qui se réclament d’al-Qaïda et contrôlaient jusqu’à présent toute cette partie du pays.

______________________ 7 – AFP

Somalie: le président revendique la victoire sur les insurgés islamistes

De Abdi Guled

Le président somalien, Sheik Sharif Sheik Ahmed, a revendiqué, lundi, la victoire contre les insurgés islamistes, une information qui est cependant difficile à confirmer.

Les forces alliées avec le gouvernement ont pris le contrôle de deux villes situées près de la frontière éthiopienne au cours des derniers jours et lundi, des résidants ont affirmé que les insurgés avaient abandonné les villes d’Elwak et de Garbaharey. Les casques bleus de l’Union africaine et les soldats du gouvernement auraient également arraché aux insurgés trois postes de contrôle clés après d’importants combats dans la capitale somalienne de Mogadiscio.

Le président somalien, Sheik Sharif Sheik Ahmed, a affirmé aux journalistes lundi que le mouvement al Shabab était sur le point de déclarer forfait.

«Nos victoires sont consécutives et nos troupes continuent de vaincre l’ennemi», a dit le président, vêtu d’une veste militaire. Il a appelé à «l’élimination finale» d’al Shabab, affirmant que son gouvernement était confiant que des changements positifs surviendraient rapidement et que l’ennemi avait déjà grandement souffert.

Le gouvernement somalien est presque entièrement dépendant des donateurs étrangers pour payer, équiper et fournir des munitions à son armée, une force peu organisée et soutenue par les casques bleus de l’Union africaine.

Des gains récents le long des frontières somaliennes ont été faits par par une milice fractionnaire, Ahlu Sunnah Wal Jamam, dont les dirigeants se sont alliés difficilement avec le gouvernement en place.

Le président somalien a affirmé que plusieurs hauts commandants ont été licenciés après des piètres performances au cours des derniers jours, dont celui des forces armées, de la police ainsi que le dirigeant des renseignements somaliens.

Un nombre inconnu de soldats du gouvernement et d’insurgés ainsi que 53 casques bleus ont perdu la vie depuis le début de l’offensive pro-gouvernementale du 18 février.

L’opération vise à reprendre le contrôle du sud de la Somalie et des régions centrales du pays aux mains des groupes militants islamistes.

______________________ 6 – CasaFree (Maroc)

Kenya – Somalie : Arrestation de 10 personnes soupçonnées de lien avec Al-Chabab

Au moins dix hommes soupçonnés d’être membres du groupe extrémiste somalien "Al-Chabab" ont été arrêtés à Nairobi, a affirmé, lundi, le porte-parole de la police, Eric Kiraithe.

"Les suspects ont été arrêtés lors d’une opération menée par la police dans le quartier d’Eastleigh de la capitale, à majorité somalienne", a déclaré Kiraithe à la presse, soulignant que les mis en cause sont actuellement interrogés avant de les déférer devant la justice".

Les membres présumés d’Al-Chabab auraient échappé aux attaques en cours menées par les forces du gouvernement fédéral de transition en Somalie contre des positions du groupe à la frontière avec le Kenya, a indiqué le porte-parole de la police.

"Nous prenons au sérieux les menaces adressées au Kenya par ce groupe extrémiste somalien", a-t-il dit.

Le porte-parole d’Al-Chabab, Cheikh Ali Mohmud Rage a récemment affirmé que "le Kenya nous a constamment perturbé et maintenant il doit faire face aux conséquences d’avoir laissé les troupes éthiopiennes nous attaquer à partir de la ville kenyane de Mandera".

Face à ces menaces de "représailles", le chef de la police, Mathew Iteere a indiqué que le gouvernement kenyan a pris toutes les précautions et les mesures de sécurité nécessaires. Il a aussi appelé les Kenyans à faire preuve de vigilance dans les lieux publics, les centres commerciaux, les hô tels et les bus.

A titre de précaution, le Kenya a également fermé toutes ses frontières avec la Somalie. "Les frontières entre les deux pays sont fermées et les agents de sécurité à travers le Kenya sont en état d’alerte, suite aux menaces d’attaques d’Al-Chabab", a déclaré le commissaire de la ville frontalière de Mandera, Benson Leparmoriga.

______________________ 5 – L’Express avec Reuters

07/03 En Somalie, série de succès militaires pour la force de paix de l’Amisom

L’Amisom dit avoir récupéré plusieurs positions stratégiques à Mogadiscio et reconquis la ville de Bulo Hawo.

L’Amison et le gouvernement somalien disent avoir obtenu des succès importants dans la lutte contre les insurgés shebab en Somalie. La force africaine de maintien de la paix annonce avoir notamment récupéré plusieurs positions stratégiques à Mogadiscio et reconquis la ville de Bulo Hawo située à la frontière avec le Kenya et l’Ethiopie. Plusieurs sources anonymes au sein de l’Amisom ont cependant affirmé que les deux semaines d’offensives ont fait une cinquantaine de victimes parmi les casques bleus, dont 43 soldats burundais.

Il y a deux semaines, l’Amisom, les troupes gouvernementales et un groupe armé proche du gouvernement lançaient une offensive sur trois fronts en Somalie pour briser l’étau de la milice shebab.

Les combats ont eu lieu à Mogadiscio, à Bulo Hawo près de la frontière kenyanne et à Beledweyne, ville proche de la frontière éthiopienne. Quinze jours après, les responsables de l’Amisom disent avoir récupéré certaines positions stratégiques au coeur de la capitale dont plus de la moitié est encore aux mains des insurgés. Il s’agit d’une ancienne laiterie et d’un complexe de bâtiments qui formaient l’ancien ministère de la Défense.

Le succès le plus spectaculaire a eu lieu dans la ville de Bulo Hawo d’où les shebab sont partis après d’intenses combats. Mais le bilan de ces affrontements reste à dresser. Alors que l’Amisom ne reconnaît qu’une poignée de victimes, de sources militaires et diplomatiques citées par plusieurs agences de presse, on évoque 53 victimes dans les rangs des soldats de la paix : 43 Burundais et dix Ougandais. Par ailleurs, une centaine de civils auraient péri à Mogadiscio durant les deux semaines d’offensive.

______________________ 4 – L’Express avec Reuters

6/03 Le gouvernement somalien annonce la prise d’une ville-frontière

Mohamed Ahmed, Jean-Stéphane Brosse pour le service français

Les forces gouvernementales somaliennes et leurs milices alliées ont pris le contrôle de la ville frontalière de Beledhawo aux dépens des rebelles islamistes d’Al Chabaab, rapportent samedi des représentants des autorités intérimaires.

La bataille pour cette ville située aux confins du Kenya et de l’Ethiopie a fait plus de 15 morts, ajoutent-ils.

"Beledhawo est maintenant sous notre contrôle après de violents combats. Je vois plus de 20 cadavres de combattants d’Al Chabaab", a déclaré par téléphone de la ville le colonel Mohamud Ali Shire. "Nous continuerons les combats jusqu’à ce qu’on les chasse de toute la région."

Le ministre de la Défense du gouvernement intérimaire, Abdihakim Haji Fiqi, a confirmé la prise de la localité dans un communiqué.

Al Chabaab, groupe radical islamiste affilié à Al Qaïda, combat depuis quatre ans le gouvernement intérimaire, soutenu par une force de l’Union africaine, l’Amisom, forte de 8.000 hommes.

______________________ 3 – AFP

Somalie: au moins 43 soldats burundais tués depuis le 23 février

Au moins 43 soldats burundais ont été tués et une centaine blessés depuis le début de l’offensive lancée le 23 février à Mogadiscio par le gouvernement somalien et la force de l’Union africaine contre les insurgés, a-t-on appris samedi de sources militaires concordantes.

"Le bilan officiel donné jusqu’ici est totalement faux. En réalité, 43 soldats du contingent burundais de l’Amisom ont été tués, quatre autres sont portés disparus et 110 ont été blessés au cours de la dernière offensive conjointe gouvernement somalien-Amisom à Mogadiscio", a annoncé à l’AFP une source militaire à Mogadiscio qui a requis l’anonymat, jointe par téléphone.

Ce bilan a été confirmé par un officier supérieur burundais à Bujumbura.

"La majorité de ces soldats ont été tués le premier jour de l’offensive (…) ils sont tombés sur de nombreux insurgés sur un objectif majeur qui se trouve près de l’ancien ministère de la Défense, que nous avons conquis", a poursuivi le même officier.

"Le moral de la troupe est bon malgré ces pertes qui sont les plus importantes depuis que nous sommes déployés en Somalie, car nous avons atteint nos objectifs", a-t-il assuré, ajoutant: cela "nous permet d’être désormais moins exposés aux attaques des shebab".

Aucun responsable de l’armée burundaise n’était joignable samedi, mais celle-ci avait annoncé le 24 février la mort de six soldats de l’Amisom dans les violents combats de la veille.

Interrogé en début de semaine, le chef d’état-major de l’armée burundaise n’avait ni confirmé ni infirmé des informations faisant état de plusieurs dizaines de victimes parmi le contingent burundais.

"Il y des gens qui disent qu’il y a des dizaines de soldats qui ont été tués mais je peux vous dire qu’un seul soldat burundais tué est de trop", avait-il déclaré.

"Mais je dois vous dire que le plus important aujourd’hui c’est que l’opération qui a débuté le 23 a atteint tous ses objectifs. Nos soldats sont maintenant en train de consolider leurs positions", avait-il ajouté.

Le gouvernement somalien et l’Amisom ont affirmé s’être emparés de plusieurs positions clé des shebab dans la partie sud-ouest de la capitale à la faveur de cette offensive, dont l’ex-ministère de la Défense et une ancienne usine laitière.

Fin novembre, le Burundi a envoyé un bataillon supplémentaire en Somalie, portant à quelque 3.500 soldats le contingent burundais au sein de l’Amisom, déployée à Mogadiscio et désormais forte de plus de 8.000 hommes. Le reste du contingent est composé de soldats ougandais.

______________________ 2 – La Presse canadienne

5/03 Somalie: 53 soldats de l’UA tués lors de combats

Deux diplomates ont annoncé vendredi à l’AP que 53 soldats de l’Union africaine ont été tués en Somalie lors d’une grande offensive contre des militants islamistes, lancée il y a deux semaines.

Le bilan est bien plus lourd que celui annoncé par l’UA, qui n’avait jusqu’à présent confirmé que quelques morts dans ces combats qui ont commencé le 19 février dernier, sans doute pour ménager le Burundi, une des principales nations contributrices à la force de maintien de la paix de l’UA (AMISOM).
Selon deux diplomates basés à Nairobi, au Kenya, 43 Burundais et 10 Ougandais ont été tués depuis le 18 février, citant des informations de personnes impliquées dans l’opération.

La force déployée par l’UA affirme de son côté que des centaines de membres du groupe de rebelles somaliens Al-Shabab ont été tués au cours de l’offensive.
Environ 8000 soldats de l’UA ont été déployés dans la capitale Mogadiscio et 4000 devraient arrivés dans les mois prochains, principalement des Burundais et des Ougandais.

______________________ 1 – Afrique en ligne avec Pana

04/03 – Une conférence charge le Parlement de transition somalien d’assister le peuple

Une conférence de trois jours sur les moyens de ramener la paix dans la Somalie ravagée par la guerre a pris fin mercredi à Accra, la capitale ghanéenne, sur un appel au Parlement fédéral de transition somalien (TPF) pour une plus grande assistance à des groupes ciblés. En outre, les mesures nécessaires devraient être prises pour l’élection du président du pays et du président du Parlement, conformément aux dispositions du TPF.

Le mandat du TPF en Somalie expire en août 2011, d’où la nécessité de s’assurer qu’un gouvernement formel soit mis en place et que la paix soit rétablie avant cette date.La conférence était organisée par la Mission de l’Union africaine en Somalie sur le thème: ‘L’Union africaine soutient l’application du processus de paix de Djibouti pour la Somalie’.L’ancien président du Ghana, Jerry John Rawlings, Haut Représentant de l’UA pour la Somalie, a déclaré à la cérémonie d’ouverture qu’il était nécessaire que l’UA soutienne le TFP de la Somalie pour que la paix soit rétablie.La Somalie est en guerre depuis plus de 20 ans et est considérée comme un État en faillite.’Je ferai de mon mieux pour mobiliser des ressources auprès des autres pays africains et de l’UA pour s’assurer que le communiqué final du Ghana soit appliqué’, a promis M. Rawlings.Il a souligné que le processus de paix somalien avait fait couler beaucoup d’encre et qu’il était désormais temps d’agir.

Le Dr Augustine Mahiga, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la Somalie, a également insisté sur le rôle du Parlement pour mettre fin à la crise en Somalie.

Il a expliqué que le Parlement représentait le peuple qui est celui qui souffre en Somalie et qui a besoin de paix et de sécurité.