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09/03/11 (B594) Un appel urgent d’Abdallah Deberkalleh à la solidarité de ses soeurs et frères qui sont au pays, à propos de l’état de santé de sa maman et au chevet de laquelle, il ne pourra pas se rendre, étant sous le coup d’une condamnation injuste prononcée par la justice aux ordres du dictateur en exercice. Merci à celles et à ceux qui prendront contact avec lui dans ce cadre

Je lance un appel fraternel à tous mes frères et sœurs qui vivez à Djibouti-ville pour m’aider dans cette terrible épreuve !!!

Mercredi le 9 Mars 2011 à 13 H 23 mn (Horaire de DUBAI) ….

À plusieurs milliers de Kilomètres de chez moi, je viens de recevoir un appel téléphonique m’annonçant que ma chère Maman Bien Aimée AICHA DOUYEH MIGUIL connu sous le nom de « AICHA EYLEH « vient d’être hospitaliser et quel se trouve dans un coma douloureux et profond, elle est entre la vie et la mort à l’heure où j’écris ces quelques mots.

Mes chers frères et sœurs je vous demande « HUMBLEMENT « de prier pour ma chère MAMAN afin que Dieu lui redonne la santé et l’espoir qu’elle puisse revoir son fils ainé « ABDALLAH DEBERKALEH , ses petits-enfants ( Kaane , Jaelle , Kamil , Hamza, Yayo-Hamadou et la toute dernière qui porte son prénom : AICHA-LADANE Abdallah DEBERKALEH…

Depuis des années je prie chaque jour qui passe qu’ALLAH notre Seigneur

Tout puissant me donne la force et le courage de revoir ma chère Maman Bien Aimée « AICHA ELEY « ainsi que mon pays que j’aime TANT ….

Je constate douloureusement aujourd’hui , que les choses se passent différemment et que ma mère est dans une situation « ASSEZ CRITIQUE « et que les chances de la revoir en bonne santé s’amenuise d’heures en heures mais je garde confiance comme qui disait « TANT QU’IL Y A UN SOUFFLE DE VIE , IL Y A DE L’ESPOIR « , et prie « ALLAH Notre Seigneur « qu’il nous donne moi et ma famille la force de surmonter cette épreuve difficile et douloureuse .

Depuis cette appel téléphonique que je viens de recevoir tout cet arrêté autour de moi, c’est l’attente, une terrible attente, je suis effondré et souffre terriblement « SEUL et LOIN de MA FAMILLE, LOIN DE MON PAYS « tout seul dans mon appartement-studio à Dubaï , j’essaye de penser à mon travail , à ma famille , cet difficile car tout s’embrouille et je n’y arrive pas , de voir l’image de ma mère sur un lit d’hôpital comateux c’est insupportable, d’être impuissant , de ne pas pouvoir lui apporter aucune aide à cause de ce régime « CRIMINEL » qui a mis ma tête à prix en me condamnant pour atteinte à la sureté de l’État depuis une dizaine d’années .

J’ai l’impression de m’être arrêté de vivre depuis cet appel téléphonique, j’arrive pas à faire face, j’ai une terrible INJUSTICE qui remonte au plus profond de mon intérieur , j’en veux à ce régime et à ces complices qui m’ont condamné à rester loin de ma mère « CHERIE « et de mon pays …

*** Wallahi c’est trop dur, car ma chère mère compte beaucoup pour moi , elle a toujours travaillé dur pendant des dizaines d’années en tant que « FEMME DE MENAGE , VENDEUSE DE GALETTE , CHARCHARI entre Ali-Sabieh et Djibouti « elle a souffert durement pour élever seule ses 3 enfants ( Moi , RENE et MARIAM ) en ayant toujours la joie de vivre , pour moi elle est et restera toujours dans mon cœur comme une « GRANDE MAMAN DJIBOUTIENNE « … MAMAN « AICHA ELEY « je t’aime et t’aimerai toujours , tu es et tu seras toujours dans mon cœur.

J’ai 55 ans et pour la première fois de ma vie je pleure à chaude larmes à chaque instant comme un enfant car je souffre terriblement dans une solitude « INDECHIFFRABLE « et je n’ai pas honte de le dire car des épreuves dans la vie depuis des dizaines d’années j’en ai connu tant sur le plan professionnel, familiale, politique (condamné à mort et mis en prison à 30 mètres au sous-sol durant 1 année par l’ancien régime de Mengistu Hailé Mariam dans la sinistre prison militaire de Harrar en 1990/1991) mais celle-ci est la plus dure pour moi aujourd’hui .

Je lance un appel à tous mes frères et sœurs qui vivez à Djibouti-ville pour m’aider dans cette terrible épreuve, ne serais que d’aller prendre des nouvelles de ma chère maman à l’hôpital Peltier ou Bal-Balah ? , de m’informer SVP sur sa situation médical ? , qui est le docteur qui s’occupe d’elle ?

Si possible me donner son numéro de téléphone pour que je puisse l’appeler car sur ce plan je n’ai aucune information qui me vient de Djibouti.

Mes chers (es) compatriotes il faudrait que vous sachiez qu’au sein de ma propre famille il y a une cassure depuis des années ; les pros « IOG qui ont coupé toute relation avec moi pour ne pas subir les foudres du SDS et de l’administration de monsieur IOG pour garder leur emploi et les autres qui ont compris ma situation et qui subissent les tracasseries du SDS quotidiennement.

Et aujourd’hui ceux de ma famille qui ont accès à ma mère en préférer garder le silence sur la situation de ma chère maman bien-aimée et je ne comprends pas cette façon d’agir ….

Voilà le résultat « politico-sociale « que ce régime criminel à semer au sein de chaque famille djiboutienne .

*** UNE DIVISION ENTRE FRERES ET SŒURS DE MEME SANG … CE REGIME A SEMER LA HAINE ET L’INCONPREHENSION DANS CHAQUE FOYER DJIBOUTIEN ***

Il est vrai que le plus dur c’est cette attente et surtout de ne rien pouvoir faire de là où je suis et cela je m’en veux terriblement … Que Dieu m’assiste dans ces moments difficiles et tragiques pour moi et ma famille .

Toutes mes excuses frères et sœurs de Djibouti pour ces quelques mots « personnelles et privés « mais j’ai pensé qu’il était de mon devoir de vous informer pour que vous sachiez tout le mal que nous fait subir ce régime criminel et mafieux , comme vous le savez , je ne suis pas le seul dans ces douloureuses épreuves que nous vivons chaque jour qui passe , il y a des centaines de cas qui subissent ces injustices venant de ce régime crapuleux et moribond .

Aujourd’hui je comprends vraiment le sens de ces 2 phrases de LA FONTAINE et VERLAINE qui sont douloureuses et véridiques pour moi : "l’absence est le plus grand des maux" ….“Un seul être vous manque et tout est dépeuplé “ ….

Salam aleikum WA BILLAHI TOWFIQ !!!

Votre frère de Lutte :
Abdallah DEBERKALEH
Mes contacts : 00 971 50 7055 109 ou 00 88 216 699 69 111
E-mail : achats_sans_frontieres@yahoo.com

08/03/11 (B594) LDDH : l’AND tire à balles réelles contre des populations civiles à Tadjourah, au motif qu’un militaire ne retrouvait plus son téléphone portable !!!



Le Président

BREVES INFORMATIONS DU 8 MARS 2011

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), hier après-midi, a appris avec stupéfaction les tirs à balles réelles par les Forces armées Djiboutiennes sur des populations civiles à Tadjourah.

Un jeune adolescent de 12 ans a été blessé et évacué sur Djibouti.

La population de Tadjourah est sous le choc et ce matin 8 mars 2011 : « journée internationale de la Femme », le cœur n’y était pas pour les Femmes de Tadjourah.

Il semblerait qu’un militaire ne trouvant plus son téléphone portable a appelé du renfort pour bloquer le secteur afin de retrouver son téléphone.

Bouclage brutal qui a dégénéré et provoqué une fusillade d’un soldat.

Ce genre de dérapage montre à quel point l’insécurité consécutive aux répressions quotidiennes, inéluctablement, risquent et peuvent conduire à la révolte générale dans un proche avenir.

Dimanche matin la journaliste Kaltoum Ali représentante de la BBC section en langue Somalie aurait été suspendue de ses fonctions à la RTD car sa version à la BBC n’aurait pas plu au candidat illégal et inconstitutionnel.

Décidément, les journalistes de la presse gouvernementale qui dépendent du Ministère de l’Information n’ont pas droit à la libre expression surtout il ne faut pas contredire l’insultant Ministre des Affaires Etrangères un certain Mahamoud.

Espérons que sa suspension sera d’un court délai, même si elle fait souvent l’éloge du Dictateur.

NOEL ABDI Jean-Paul

08/03/11 (B594) Flash Info / Violentes bagarres entre jeunes à Djibouti. (Lecteur)

On signale de violents accrochage ce mardi soir qui opposent les jeunes des quartiers 7 et ceux de la cité lère de Djibouti. La police est debordée. Une femme, que je connais, a ete touchée à la tête alors qu’elle me parlait au téléphone.

La bataille se deroule maintenant.

08/03/11 (B594) UAD / UMD / Communiqué commun pour dénoncer la politique de répression qui se traduit par de nombreuses incarcérations et pour exiger la libération de tous les prisonniers politiques

07/03/11 (B594) DIASPORA DJIBOUTIENNE AU CANADA (DDC) – Nouvel appel à manifester le 12 mars à Ottawa sur la colline du Parlement

Appel pour une manifestation de soutien au peuple djiboutien prévue le 12 mars 2011 sur la Colline du Parlement à Ottawa

Nous, Diaspora Djiboutienne au Canada contre la dictature de Ismael Guelleh, inquiète de la situation de l’état de droit à Djibouti, soucieuse de la violation de la constitution pour se frayer un chemin afin de briquer un 3 ème mandat présidentiel illégal.

Nous appelons toutes les personnes inquiètes du climat politique de plus en plus pernicieux et soucieuses du respect des droits humains fondamentaux, à participer le 12 mars 2011 à Ottawa à une manifestation de soutien au peuple djiboutien qui est déterminé plus que jamais à mettre définitivement fin au régime dictatorial en place à Djibouti depuis 34 ans.

Les objectifs de la manifestation sont les suivants :
• Affirmer notre solidarité au combat pour la liberté et la démocratie de nos concitoyens
• Dénoncer les arrestations arbitraires et les tortures des civiles
• Sensibiliser le gouvernement canadien de Stephen Harper, la communauté internationale et les medias des atrocités perpétrées par le dictateur sanguinaire de Djibouti sur la population
• et enfin pour dire haut et fort « IOG DÉGAGE»

Djiboutiennes, djiboutiens du Canada, ne laissons pas à IOG de faire ce qu’il veut de notre pays.

Date et lieu de la manifestation :
Samedi 12 mars 2011 à Ottawa (Canada)
14h -16h30
Au sein de la Colline du Parlement

Ahmed Aden
Président de Diaspora Djiboutienne au Canada (DDC)
ahmed_aden1@yahoo.ca
Ottawa (Canada)

07/03/11 (B594) La démocratie n’est pas une drogue artificielle pour abrutir et soumettre le peuple ; c’est une culture, un état d’esprit qui construit chaque jour. (Par Mohamed Saleh Alhoumékani)

Il n’existe pas de premier ni de dernier discours […]
Rien n’est mort absolument : chaque sens aura sa fête de renaissance.
Mikhaïl Bakhtine. Historien et théoricien russe de la littérature.

La réflexion menée depuis quelques semaines, au sein de l’opposition politique à Ismaïl Omar Guelleh, sur la Liberté à construire demain dans notre pays, est un acte politique – des uns comme des autres – d’une extrême importance et que l’on peut qualifier de Responsable quant aux conditions futures de réalisation et sur son application dans la vie quotidienne de nos compagnons et concitoyens à Djibouti.

Cette réflexion commune sur ce sujet qui nous rapproche est une démarche fondamentale dans l’histoire de notre pays au plan du rétablissement futur de l’appareil d’Etat, de l’équilibre, de la respectabilité, de la représentativité de nos institutions et de leur indispensable évolution pour une mise en adéquation avec un environnement international en plein bouleversement.

Il faut se ressembler un peu pour se comprendre, mais il faut être un peu différent pour se respecter mutuellement.

Tous nos discours politiques sur le sujet ne consistent pas qu’à énumérer et à classifier des actions tenues pour libres ; nous nous devons aussi de fixer tous ensemble, dès à présent au sein de l’opposition, le chemin menant à la libération de notre pays en faisant fi de nos différences.

Dès lors l’expression de « libération du sol national dans l’urgence», afin de mettre un terme aux abjects « Actes de répression » ordonnés par le pouvoir actuel, doit l’emporter sur toute autre considération individuelle.

Replacé dans ce nouveau contexte facteur de rassemblement de l’opposition, le terme de « liberté » doit se conjuguer spontanément dès à présent au pluriel car nous nous devons de définir clairement les « libertés », de toutes les libertés et de leurs limites : qu’elles soient civiles, politiques, économiques et sociales.

Par ces dispositions restant à exprimer et à conforter pour l’avenir, il convient d’entendre un certain nombre de droits de faire, qui n’existent que s’ils sont reconnus par les uns et les autres et instaurés dans des institutions de caractère économique, social et politique à recréer.

Qu’importerait que l’humain s’imagine être libre de penser, si l’expression de son opinion l’exposerait à un bannissement social et si sa situation économique l’obligerait à se taire pour survivre ? Comme c’est le cas actuellement à Djibouti !

Qu’importerait que l’on soit libre de déposer dans l’urne son bulletin de vote, si les élections étaient autant de mascarades guignolesques ? Comme c’est le cas hélas actuellement dans notre pays et si les moyens de propagande, la presse et les candidats eux-mêmes sont inféodés aux détenteurs du pouvoir politique ou aux extrémismes.

Le vrai c’est que la liberté n’est pas une donnée préexistante, une invariable qu’il s’agirait de protéger ; c’est une faculté qu’il faut conquérir, puis défendre pour l’avenir.

Le droit ne peut être satisfait que dans une société juste.

La Justice et le Droit, qui est son outil privilégié, doivent donner à la démocratie un dynamisme auquel elle ne peut prétendre lorsque son objectif est exclusivement politique sous une dictature de la tyrannie.

Droit et Justice doivent donc ériger le gouvernement en créateur de monde puisque, de toute évidence, les droits sociaux ne peuvent être effectifs que dans une société dont toutes les structures, spécialement les structures économiques, auront été fondamentalement rénovées.

Au premier rang des priorités parmi les tâches du futur pouvoir politique dirigeant, c’est à une véritable entreprise de rénovation sociale à laquelle il devra donc s’atteler sans attendre, dont les préambules constitutionnels et les décisions futures devront clairement en fixer les obligations.

Lorsque le pouvoir politique régnant dévalue et exploite l’homme, comme c’est le cas actuellement à Djibouti, le pouvoir démocratique n’est plus celui qui baisse la tête, celui qui est docile en se contentant de mendicité et de “you you” par ce qu’il a un canon de fusil braqué dans son dos, mais celui qui, au nom d’une certaine idée de l’homme, de sa valeur, de ses droits et de sa Liberté, lui résiste et finit par le dominer.

La démocratie n’est pas une drogue artificielle pour abrutir et soumettre le peuple ; c’est une culture, un état d’esprit qui construit chaque jour.

07/03/11 (B594) Selon un article publié en Anglais par le Groupe de LOI, les services secrets français porteraient une attention particulière aux mouvements financiers de Guelleh et de son entourage … (Info lecteur)

Ne voulant pas donner l’impression d’avoir encore un train de retard, la diplomatie française s’activerait dans l’hypothèse d’une chute rapide du régime de Guelleh, avant ou après les élections.

Toujours selon LOI, la France aurait recommandé à ses Services français de suivre avec attention les mouvements financiers du côté du couple princier et aussi du Beauf’ le caissier chef de la Banque nationale.