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09/03/11 (B594) Le procès intenté devant un organe judiciaire africain pourrait ouvrir un nouveau front dans les efforts déployés par les groupes des droits de l’homme de tenir la CIA et de ses partenaires responsables de ce qu’ils allèguent la torture a été d’innocentes victimes dans le secret "sites noirs" des prisons à travers le monde. (Deux informations en Français et en Anglais – Info lecteur)

L’affaire concerne Mohammed al-Assad, qui a dit qu’il a été arrêté fin 2003 à son domicile en Tanzanie, les yeux bandés et volé dans une prison secrète à Djibouti. Il a dit qu’il a été soumis à deux semaines de la torture et des traitements inhumains dans une interprétation clandestines de la CIA et le programme de détentions conçus pour attraper les terroristes présumés.

De Djibouti, militants des droits humains dire, Asad a été distribué dans un réseau de prisons secrètes de la CIA en Afghanistan et en Europe de l’Est, avant d’être emprisonné dans son Yémen natal. En 2006, El-Assad a été libéré, sans être accusé d’un crime lié au terrorisme.

Le lundi, américains et britanniques avocats des droits humains a déposé des documents juridiques à la Commission africaine des droits et des peuples, l’invitant à exiger du gouvernement de Djibouti pour «répondre à des abus commis il »dans le cadre du programme secret de la CIA. Le cas rendu public lundi a été déposée à titre confidentiel en Décembre 2009.

L’
Ambassade de Djibouti à Nairobi n’a pas répondu à la demande d’une réponse, et un porte-parole du gouvernement de Djibouti n’était pas joignable pour un commentaire. La CIA a refusé de discuter de l’affaire El-Assad et a nié les allégations de mauvais traitements.

__________________________ 2 – En Anglais – Washington Post

African commission asked to take case challenging CIA rendition program

A case filed before an African judicial body could open a new front in efforts by human rights groups to hold the CIA and its partners accountable for what they allege was the torture of innocent victims in secret "black site" prisons around the world.

The case involves Mohammed al-Asad, who said he was arrested in late 2003 at his home in Tanzania, blindfolded and flown to a secret prison in Djibouti. He said he was subjected to two weeks of torture and inhuman treatment in a clandestine CIA rendition and detentions program designed to nab suspected terrorists.

From Djibouti, human rights activists say, Asad was dispatched into a network of secret CIA prisons in Afghanistan and Eastern Europe, before being jailed in his native Yemen. In 2006, Asad was released, without being charged with a terrorism-related crime.

On Monday, American and British human rights lawyers filed legal documents at the African Commission on Human and Peoples’ Rights, urging it to require the government of Djibouti to "answer for abuses it committed » as part of the CIA’s secret program. The case made public Monday was filed confidentially in December 2009.

Djibouti’s embassy in Nairobi did not answer requests for a response, and a government spokesman in Djibouti was not reachable for comment. The CIA declined to discuss Asad’s case and denied the allegations of abuse.

"It’s safe to say – without commenting on this specific matter – that much of what has been alleged about the former CIA detention and interrogation program, which ended over two years ago, is simply incorrect," said CIA spokesman George Little.

The commission, based in the Gambia, is a quasi-judicial body that has jurisdiction over nations that have ratified the African Charter on Human and Peoples’ Rights, which includes Djibouti.

If the commission accepts the case, it would represent the first international case to inquire into the role of an African country in the U.S. rendition program, human rights lawyers said.

"By serving as the doorway for the U.S. secret detention and rendition program in Africa, Djibouti directly violated the human rights of our client," said Jayne Huckerby, the research director of the Center for Human Rights and Global Justice, based at New York University’s School of Law, which along with Interights, a British human rights law organization, filed the case.

In a telephone interview from eastern Yemen, where he now lives, Asad said he believes he was arrested because of his links to an Islamic charity that was blacklisted after the Sept. 11, 2001, terrorist attacks for allegedly funding terrorism. The al Haramain Islamic Foundation, a Saudi Arabian charity, had rented space in a building Asad owned.

When Asad landed in Djibouti, he said, he was placed in a small cell, and not given a change of clothes for the two weeks he was there. A woman who identified herself as an American interrogated him, he said.

Asad said one guard told him he was in Djibouti and he also noticed a photograph of the country’s president on a wall in the prison. Later on, Tanzanian authorities told his father that he had been taken to Djibouti, he said

08/03/11 (B594) LDDH : l’AND tire à balles réelles contre des populations civiles à Tadjourah, au motif qu’un militaire ne retrouvait plus son téléphone portable !!!



Le Président

BREVES INFORMATIONS DU 8 MARS 2011

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), hier après-midi, a appris avec stupéfaction les tirs à balles réelles par les Forces armées Djiboutiennes sur des populations civiles à Tadjourah.

Un jeune adolescent de 12 ans a été blessé et évacué sur Djibouti.

La population de Tadjourah est sous le choc et ce matin 8 mars 2011 : « journée internationale de la Femme », le cœur n’y était pas pour les Femmes de Tadjourah.

Il semblerait qu’un militaire ne trouvant plus son téléphone portable a appelé du renfort pour bloquer le secteur afin de retrouver son téléphone.

Bouclage brutal qui a dégénéré et provoqué une fusillade d’un soldat.

Ce genre de dérapage montre à quel point l’insécurité consécutive aux répressions quotidiennes, inéluctablement, risquent et peuvent conduire à la révolte générale dans un proche avenir.

Dimanche matin la journaliste Kaltoum Ali représentante de la BBC section en langue Somalie aurait été suspendue de ses fonctions à la RTD car sa version à la BBC n’aurait pas plu au candidat illégal et inconstitutionnel.

Décidément, les journalistes de la presse gouvernementale qui dépendent du Ministère de l’Information n’ont pas droit à la libre expression surtout il ne faut pas contredire l’insultant Ministre des Affaires Etrangères un certain Mahamoud.

Espérons que sa suspension sera d’un court délai, même si elle fait souvent l’éloge du Dictateur.

NOEL ABDI Jean-Paul

08/03/11 (B594) Flash Info / Violentes bagarres entre jeunes à Djibouti. (Lecteur)

On signale de violents accrochage ce mardi soir qui opposent les jeunes des quartiers 7 et ceux de la cité lère de Djibouti. La police est debordée. Une femme, que je connais, a ete touchée à la tête alors qu’elle me parlait au téléphone.

La bataille se deroule maintenant.

08/03/11 (B594) UAD / UMD / Communiqué commun pour dénoncer la politique de répression qui se traduit par de nombreuses incarcérations et pour exiger la libération de tous les prisonniers politiques

07/03/11 (B594) Communiqué de Monsieur Mohamed Saleh Alhoumékani, porte parole du Gouvernement en Exil de Djibouti

Il faut se ressembler un peu pour se comprendre, mais il faut être un peu différent pour se respecter mutuellement et avancer ensemble.

Au nom du GED, le porte parole du Gouvernement en Exil de Djibouti – Monsieur Mohamed Saleh Alhoumékani – tient à remercier et à féliciter chaleureusement les organisateurs ainsi que toutes celles et tous ceux qui n’ont pas hésité à consacrer beaucoup de leur temps pour se rencontrer et manifester à Bruxelles le samedi 5 mars 2011.

Manifestation aux fins d’exprimer leur condamnation sans équivoque du régime arbitraire dirigé illégalement par Ismaïl Omar Guelleh et Kadra Mahamoud Haïd ainsi que leur soutien le plus total à nos frères et à nos sœurs de l’opposition politique qui sont victimes – depuis de longues semaines dans notre pays – de la répression sauvage de la part des mercenaires missionnés par le régime Guelleh/Haïd régnant par la force.

Régime poussé à ses extrêmes et qui est politiquement au bord de l’agonie.

Monsieur Mohamed Saleh Alhoumékani se félicite aussi de l’excellente ambiance ainsi que du dialogue ouvert qui s’est instauré spontanément et développé tout au long de cette journée au cours de laquelle les leaders et les représentants des différents partis d’opposition MRD, ARD, FRUD, PDD et du GED ont largement échangé et se sont rapprochés sur divers sujets.

Il complimente et encourage de tous ses voeux la diaspora du Canada qui malgré les conditions météorologiques très défavorables n’a pas hésité à se rassembler, elle aussi et dans le même but, pour manifester vivement, ce même jour et une nouvelle fois, afin de largement exprimer ce même soutien à nos frères et à nos sœurs qui plient sous le joug de la tyrannie dans notre pays mais qui ne rompent pas.

07/03/11 (B594) DIASPORA DJIBOUTIENNE AU CANADA (DDC) – Nouvel appel à manifester le 12 mars à Ottawa sur la colline du Parlement

Appel pour une manifestation de soutien au peuple djiboutien prévue le 12 mars 2011 sur la Colline du Parlement à Ottawa

Nous, Diaspora Djiboutienne au Canada contre la dictature de Ismael Guelleh, inquiète de la situation de l’état de droit à Djibouti, soucieuse de la violation de la constitution pour se frayer un chemin afin de briquer un 3 ème mandat présidentiel illégal.

Nous appelons toutes les personnes inquiètes du climat politique de plus en plus pernicieux et soucieuses du respect des droits humains fondamentaux, à participer le 12 mars 2011 à Ottawa à une manifestation de soutien au peuple djiboutien qui est déterminé plus que jamais à mettre définitivement fin au régime dictatorial en place à Djibouti depuis 34 ans.

Les objectifs de la manifestation sont les suivants :
• Affirmer notre solidarité au combat pour la liberté et la démocratie de nos concitoyens
• Dénoncer les arrestations arbitraires et les tortures des civiles
• Sensibiliser le gouvernement canadien de Stephen Harper, la communauté internationale et les medias des atrocités perpétrées par le dictateur sanguinaire de Djibouti sur la population
• et enfin pour dire haut et fort « IOG DÉGAGE»

Djiboutiennes, djiboutiens du Canada, ne laissons pas à IOG de faire ce qu’il veut de notre pays.

Date et lieu de la manifestation :
Samedi 12 mars 2011 à Ottawa (Canada)
14h -16h30
Au sein de la Colline du Parlement

Ahmed Aden
Président de Diaspora Djiboutienne au Canada (DDC)
ahmed_aden1@yahoo.ca
Ottawa (Canada)

07/03/11 (B594) La démocratie n’est pas une drogue artificielle pour abrutir et soumettre le peuple ; c’est une culture, un état d’esprit qui construit chaque jour. (Par Mohamed Saleh Alhoumékani)

Il n’existe pas de premier ni de dernier discours […]
Rien n’est mort absolument : chaque sens aura sa fête de renaissance.
Mikhaïl Bakhtine. Historien et théoricien russe de la littérature.

La réflexion menée depuis quelques semaines, au sein de l’opposition politique à Ismaïl Omar Guelleh, sur la Liberté à construire demain dans notre pays, est un acte politique – des uns comme des autres – d’une extrême importance et que l’on peut qualifier de Responsable quant aux conditions futures de réalisation et sur son application dans la vie quotidienne de nos compagnons et concitoyens à Djibouti.

Cette réflexion commune sur ce sujet qui nous rapproche est une démarche fondamentale dans l’histoire de notre pays au plan du rétablissement futur de l’appareil d’Etat, de l’équilibre, de la respectabilité, de la représentativité de nos institutions et de leur indispensable évolution pour une mise en adéquation avec un environnement international en plein bouleversement.

Il faut se ressembler un peu pour se comprendre, mais il faut être un peu différent pour se respecter mutuellement.

Tous nos discours politiques sur le sujet ne consistent pas qu’à énumérer et à classifier des actions tenues pour libres ; nous nous devons aussi de fixer tous ensemble, dès à présent au sein de l’opposition, le chemin menant à la libération de notre pays en faisant fi de nos différences.

Dès lors l’expression de « libération du sol national dans l’urgence», afin de mettre un terme aux abjects « Actes de répression » ordonnés par le pouvoir actuel, doit l’emporter sur toute autre considération individuelle.

Replacé dans ce nouveau contexte facteur de rassemblement de l’opposition, le terme de « liberté » doit se conjuguer spontanément dès à présent au pluriel car nous nous devons de définir clairement les « libertés », de toutes les libertés et de leurs limites : qu’elles soient civiles, politiques, économiques et sociales.

Par ces dispositions restant à exprimer et à conforter pour l’avenir, il convient d’entendre un certain nombre de droits de faire, qui n’existent que s’ils sont reconnus par les uns et les autres et instaurés dans des institutions de caractère économique, social et politique à recréer.

Qu’importerait que l’humain s’imagine être libre de penser, si l’expression de son opinion l’exposerait à un bannissement social et si sa situation économique l’obligerait à se taire pour survivre ? Comme c’est le cas actuellement à Djibouti !

Qu’importerait que l’on soit libre de déposer dans l’urne son bulletin de vote, si les élections étaient autant de mascarades guignolesques ? Comme c’est le cas hélas actuellement dans notre pays et si les moyens de propagande, la presse et les candidats eux-mêmes sont inféodés aux détenteurs du pouvoir politique ou aux extrémismes.

Le vrai c’est que la liberté n’est pas une donnée préexistante, une invariable qu’il s’agirait de protéger ; c’est une faculté qu’il faut conquérir, puis défendre pour l’avenir.

Le droit ne peut être satisfait que dans une société juste.

La Justice et le Droit, qui est son outil privilégié, doivent donner à la démocratie un dynamisme auquel elle ne peut prétendre lorsque son objectif est exclusivement politique sous une dictature de la tyrannie.

Droit et Justice doivent donc ériger le gouvernement en créateur de monde puisque, de toute évidence, les droits sociaux ne peuvent être effectifs que dans une société dont toutes les structures, spécialement les structures économiques, auront été fondamentalement rénovées.

Au premier rang des priorités parmi les tâches du futur pouvoir politique dirigeant, c’est à une véritable entreprise de rénovation sociale à laquelle il devra donc s’atteler sans attendre, dont les préambules constitutionnels et les décisions futures devront clairement en fixer les obligations.

Lorsque le pouvoir politique régnant dévalue et exploite l’homme, comme c’est le cas actuellement à Djibouti, le pouvoir démocratique n’est plus celui qui baisse la tête, celui qui est docile en se contentant de mendicité et de « you you » par ce qu’il a un canon de fusil braqué dans son dos, mais celui qui, au nom d’une certaine idée de l’homme, de sa valeur, de ses droits et de sa Liberté, lui résiste et finit par le dominer.

La démocratie n’est pas une drogue artificielle pour abrutir et soumettre le peuple ; c’est une culture, un état d’esprit qui construit chaque jour.