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13/03/11 (B595) Nouvelles de Somalie – Le Burundi envoie 1.000 soldats en renfort à Mogadiscio – au moins quinze tués dans des combats dans le centre – l’UA réclame une augmentation du soutien international – poursuite de l’offensive jusqu’à « l’élimination » des islamistes shebab – Accusés de liens avec les shebabs somaliens : Le Kenya recherche 7 suspects (6 articles)

_____________________ 6 – 20 minutes (France)

Le Burundi envoie 1.000 soldats en renfort à Mogadiscio

Le Burundi a envoyé 1.000 soldats supplémentaires à Mogadiscio dans le cadre de la force de maintien de la paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom), a annoncé samedi un porte-parole de l’armée.

«Nous avons déployé 1.000 soldats à Mogadiscio il y a deux jours. Nous les avons envoyés pour renforcer nos forces à Mogadiscio», a déclaré de Bujumbura le lieutenant-colonel Jastace Ciza.

Le contingent de l’Amisom, formé essentiellement de soldats ougandais et burundais, s’élevait à 8.000 soldats avant cette annonce, dont 3.400 Burundais.


______________________ 5 – AFP

Somalie: au moins quinze tués dans des combats dans le centre

Au moins quinze personnes, en majorité des combattants, ont été tuées vendredi dans le centre de la Somalie dans des combats entre insurgés islamistes shebab et miliciens pro-gouvernementaux, a-t-on appris de sources concordantes.

Les violences ont éclaté dans un village proche de la ville de Dhusamareb, où les shebab affirment avoir repoussé une attaque d’une milice soufi pro-gouvernementale, soutenue par l’armée éthiopienne, selon eux.

"L’armée éthiopienne et leurs alliés des milices apostats ont attaqué à l’aube nos positions dans le village de El-Laheley", a déclaré au cours d’une conférence de presse à Mogadiscio un porte-parole des shebab, Sheikh Abudlaziz Abu-Musab.

"Après de violents combats, nous les avons repoussés et avons anéanti leur plan de pénétrer nos positions", a assuré ce porte-parole.

"Ils ont fui, laissant douze de leurs cadavres sur le terrain. Nous avons également détruit un de leurs véhicules", a-t-il affirmé.

Interrogés au téléphone par l’AFP, des habitants ont confirmé ce bilan, faisant état également d’au moins trois civils tués.

"La situation est revenue au calme et les miliciens (pro-gouvernementaux) ont fait retraite", a précisé un notable local, Muhidin Moalim Abdikarin.

Aucun responsable de cette milice soufi alliée au gouvernement de transition (TFG), Ahlu Sunna wal Jamaa, n’était joignable pour commenter ces informations.

Les forces pro-gouvernementales somaliennes, soutenues à Mogadiscio par la force de l’Union africaine (Amisom), ont lancé le 19 février une vaste offensive en plusieurs régions du centre-sud de la Somalie, sous contrôle shebab.

L’offensive en cours se déroule sur au moins quatre fronts — Mogadiscio, le sud du pays à la frontière avec le Kenya et l’Ethiopie, et les régions de Beldeweyene (centre ouest) et Dhusamareb (centre)– avec l’objectif apparent d’étirer les lignes shebab.

Les forces pro-TFG bénéficient dans les zones frontalières du soutien des forces éthiopiennes, selon des témoignages concordants.

_______________________ 4 – Radio Chine avec XINHUA

12/03 Somalie : l’UA réclame une augmentation du soutien international

L’Union africaine (UA) a réclamé jeudi un renforcement du soutien international pour faire face à la crise en Somalie alors que le mandat du gouvernement de transition de ce pays va expirer en août.

Cet appel a été lancé par le représentant spécial de l’UA pour la Somalie, l’ambassadeur Boubacar Diarra lors d’un débat au Conseil de sécurité de l’ONU sur la Somalie.

La situation en situation demeure "une menace claire à la paix internationale. Une réponse solide de la communauté internationale est nécessaire", a-t-il indiqué.

L’UA souhaite voir l’adoption, au plus tôt, d’une nouvelle constitution en Somalie, a-t-il dit.

Selon le représent spécial de l’UA, le gouvernement somalien contrôle actuellement environ 60% de Mogadiscio, capitale du pays.

_______________________ 3 – AFP

11/03 Somalie: poursuite de l’offensive jusqu’à "l’élimination" des islamistes shebab

Le président somalien Sharif Cheikh Ahmed a assuré que la vaste offensive engagée depuis le mois dernier contre les insurgés islamistes shebab se poursuivrait jusqu’à "l’élimination" de ces derniers, tandis que des combats se poursuivaient jeudi en plusieurs points du pays.

Les forces pro-gouvernementales somaliennes ont gagné des territoires sur les shebab, qui ont fait voeu d’allégeance à Al-Qaïda, à Mogadiscio et en plusieurs points de la Somalie, depuis le début de cette offensive le 19 février dernier selon des témoignages concordants.

Cette opération est soutenue par la force de l’Union africaine à Mogadiscio, par des milices alliées ainsi que par des forces éthiopiennes, selon des témoignages sur place.

"Les forces somaliennes sont en train de gagner la guerre pour mettre fin aux menaces des membres d’Al-Qaïda et de leurs partisans en Somalie", a affirmé le président somalien, qui a effectué mercredi soir une visite impromptue sur plusieurs sites récemment repris aux milices islamistes à Mogadiscio.

"L’offensive militaire ne s’arrêtera pas tant que nous n’aurons pas éliminé de notre territoire les éléments terroristes", a ajouté Sharif Cheikh Ahmed.

L’offensive en cours se déroule sur au moins trois fronts — Mogadiscio, le sud du pays à la frontière avec le Kenya et l’Ethiopie, et la région de Beldeweyene (centre ouest) — avec l’objectif apparent d’étirer les lignes shebab.

A Beledweyne, à 300 km au nord de Mogadiscio, des centaines de combattants shebab équipés d’armes lourdes ont pris position à proximité de l’aéroport.

"Les combattants shebab renforcent leurs positions à la sortie de la ville tandis que les forces gouvernementales sont déployées à proximité immédiate, les combats paraissent imminents", a témoigné un habitant, Mohamed Agey.

Le groupe armé soufi Ahlu Sunna wal Jamaa, allié aux forces gouvernementales, a de son côté attaqué jeudi un bastion militaire shebab dans la localité de God-Dhurwa (centre de la Somalie), suscitant un échange de tirs à l’arme lourde, a rapporté un responsable du mouvement soufi, Cheik Daud Moalim Abdulahi.


_______________________ 2 – Radio Chine avec XINHUA

11/03 La Chine soutient le processus de paix en Somalie

La Chine soutient le processus de paix en Somalie et va aider à promouvoir le processus politique dans ce pays ravagé par la guerre, a déclaré mercredi à New York l’ambassadeur de Chine auprès de l’ONU, Li Baodong, dont le pays assume la présidence tournante du Conseil de sécurité de l’ONU pour le mois de mars.

Au cours d’un entretien au siège de l’ONU avec Mohamed Abdullahi Mohamed, le Premier ministre du gouvernement de transition de Somalie, M. Li l’a informé de l’avancée des travaux préparatoires au débat sur la question somalienne, prévu jeudi au Conseil de sécurité.

M. Li a déclaré que la Chine avait toujours soutenu le processus de paix en Somalie, et que son pays soutenait le gouvernement de transition dans ses efforts pour promouvoir le processus politique et la réconciliation nationale, dans le cadre de l’accord de Djibouti.

Il a déclaré que le débat au Conseil de sécurité mettrait l’accent sur la recherche d’une solution appropriée au problème somalien, via une stratégie globale.

M. Abdullahi a fait l’éloge des relations entre la Somalie et la Chine et a remercié Beijing d’avoir pris l’initiative d’organiser un débat ouvert. Il a également émis l’espoir que la Chine puisse continuer à jouer un rôle important dans la résolution du problème somalien.

_______________________ 1 – Biladi.fr

10/03 Accusés de liens avec les shebabs somaliens : Le Kenya recherche 7 suspects

La police kenyane a publié lundi les noms de 7 nationaux qu’elle recherche et qu’elle accuse d’appartenir à un "vaste réseau" de terroristes liés aux shebabs somaliens, responsables de récentes attaques sur le sol kenyan, rapportent des agences de presse citant la police. Les enquêtes sur l’assassinat en décembre 2010 de deux policiers ont révélé que "les deux auteurs étaient récemment partis en Somalie où ils ont été entrainés par les shebabs," les insurgés somaliens liés à Al-Qaïda, indique un communiqué de la police.

Les deux suspects avaient été tués après leur attaque. "L’enquête a révélé un vaste réseau d’autres suspects au même profil qui, d’après des témoins indépendants, ont été impliqués dans plusieurs récentes attaques à la grenade dans Nairobi", ajoute le texte.

La police a publié le nom de sept de ces suspects recherchés. Parmi ces attaques, figure l’attentat à la grenade en juin 2010 contre une réunion politique publique dans Nairobi, ainsi qu’une autre attaque contre un autocar qui a fait trois tués. Al-Qaïda, à laquelle les shebabs somlaliens sont liés, a revendiqué l’attaque contre l’ambassade américaine dans Nairobi en 2002. Selon des sources sécuritaires, les forces du gouvernement somalien, qui combattent les shebabs, sont entrainées au Kenya et des opérations militaires sont menées contre les alliés d’Al-Quaïda depuis la frontière kenyane.

13/03/11 (B595) Yémen Express (1/2) – les forces de sécurité ouvrent le feu sur les manifestants – manif dispersée: 14 blessés – Comprendre la crise au Yémen – le président Saleh propose une nouvelle constitution – la police ouvre le feu – la contestation se durcit – mort d’un manifestant blessé – un mort, 60 blessés dans une révolte de prisonniers (9 articles)

___________________ 9 – Nouvel Obs avec AP

Yémen: les forces de sécurité ouvrent le feu sur les manifestants

Les forces de sécurité ont ouvert le feu vendredi sur les manifestants, qui défilaient dans plusieurs villes du Yémen, dans ce qui semble être la plus importante mobilisation à travers le pays depuis le début de la contestation il y a un mois. Ils réclament le départ du président Saleh au pouvoir depuis 32 ans.

Des témoins rapportent que dans la ville portuaire d’Aden, dans le sud du pays, les forces de sécurité ont tiré sur des manifestants qui déchiraient des affiches du président Ali Abdullah Saleh. Six manifestants ont été blessés, dont un grièvement.

Des dizaines de milliers de personnes voulaient signifier à leur dirigeant qu’ils rejettent l’offre de compromis de Saleh.

Ce dernier a proposé jeudi d’élaborer une nouvelle constitution, garantissant l’indépendance du parlement et du judiciaire.

Des centaines de femmes ont également participé dans la capitale à Sanaa, aux manifestations, qui ont débuté il y a un mois

___________________ 8 – Le Figaro avec AFP

12/03 Yémen: manif dispersée: 14 blessés

Quatorze personnes ont été blessées vendredi lorsque la police a dispersé une manifestation réclamant le départ du président yéménite Ali Abdallah Saleh à Sanaa, principale ville du sud du Yémen, selon des sources médicales.

Des milliers de personnes participaient à la manifestation, scandant "A bas Ali Abdallah Saleh", "Le tyran doit partir", au milieu d’un important déploiement policier.

Les policiers ont dispersé la manifestation alors qu’elle tentait de s’approcher du quartier de Khor Maksar, en tirant à balles réelles et en lançant des grenades lacrymogènes.

Trois manifestants ont été blessés par balles, dont un grièvement atteint à la tête, et les autres asphyxiés par les gaz lacrymogènes, selon des sources médicales. "C’était une marche pacifique, mais ils ont tiré en notre direction à balles réelles et lancé des gaz lacrymogènes", a affirmé à l’AFP un manifestant, Wajid al-Sabihi.

La manifestation est intervenue au lendemain d’une proposition du président, au pouvoir depuis 32 ans, d’abandonner ses pouvoirs exécutifs avant la fin de l’année mais cette nouvelle concession a été rejetée par l’opposition qui exige son départ.

Le président est la cible d’une contestation populaire depuis la fin janvier qui a déjà fait une trentaine de morts.

___________________ 7 – L’Express

11/03 Comprendre la crise au Yémen

Par Catherine Gouëset,

Le Yémen, où le pouvoir d’Ali Abdallah Saleh est contesté, est un foyer d’instabilité: confronté à une rébellion armée dans le nord-ouest, un mouvement sécessioniste dans le sud, il sert de base arrière à Al-Qaïda. Quelques clés pour comprendre cette crise.

L’arrière plan historique

Etat instable, le Yémen n’a été unifié qu’en 1990. Le nord faisait partie de l’empire ottoman jusqu’en 1918, tandis que le sud a été rattaché à l’empire colonial britannique en 1838.

Le Yémen du Sud

La position stratégique du port d’Aden, entre l’Inde et l’Europe en a fait dès l’Antiquité un lieu d’échanges commerciaux majeur. Après le départ des troupes britanniques, à la suite d’une lutte armée contre le colonialisme, le sud opte pour un régime prosoviétique, sous le nom de République démocratique populaire du Yémen. Une instabilité chronique aboutit à une guerre civile en 1986 qui fait plusieurs milliers de morts. 70 000 personnes se réfugient au nord.

Le Yémen du Nord

Des militaires renversent la monarchie religieuse (imamat) en 1962 et proclament la République arabe du Yémen. Commence alors une guerre civile qui durera jusqu’en 1970, où les pays voisins, l’Egypte de Nasser et l’Arabie saoudite, soutiennent chacun un camp. Deux ans après la signature de la paix, le pays entre en conflit avec le Yémen du Sud. Ali Abdallah Saleh qui accède au pouvoir en 1978, après avoir réussi à éliminer ses opposants, s’emploie à établir des relations équilibrées entre l’URSS et les Etats-Unis.

L’unification

C’est sous son autorité qu’aboutit l’unification avec le sud en 1990. Ali Abdallah Saleh devient président de la république à la tête d’un conseil présidentiel composé de trois nordistes et de deux sudistes.

Des tensions apparaissent avec le voisin saoudien quand Sanaa refuse de participer à la coalition anti-irakienne en 1991. Ryad expulse alors 800 000 Yéménites, ce qui prive Sanaa de devises et accroît les difficultés économiques du pays, pourtant déjà le plus pauvre du Proche-Orient. C’est à cette période que naît le parti d’opposition islamiste El Islah.

La tension persiste avec le Sud

Un brève épisode de guerre entre le nord et le sud en 1994 aboutit à l’élimination de l’ancien parti du gauche du Yémen du Sud et au renforcement de l’autoritarisme du régime, mais ne met pas fin aux tensions avec la partie méridionale qui s’estime discriminée par les dirigeants du Nord.

Le taux de chômage des jeunes, déjà important dans tout le pays, y serait par exemple encore plus élevé (40% des jeunes de 20 à 24 ans). Le Financial Times rapporte que pour certains observateurs, le danger posé par les séparatistes du sud est plus grave que celui que représente Al Qaïda.

La rébellion du nord

La rébellion "houthiste" dans le nord du pays s’enracine dans la religion zaïdite, une branche de l’islam chiite. Les Houthistes, avec à leur tête Abdelmalek Al-Houthi, assurent vouloir préserver leur identité religieuse menacée par un wahhabisme en pleine expansion.

Le zaïdisme est très présent sur les hauts plateaux yéménites, en particulier dans la régions de Saada (ou Sa’dah), aux confins de l’Arabie saoudite. Cette région, qui fut l’un des derniers bastions royalistes lors de la guerre civile dans les années 60, a longtemps été laissée à l’écart des politiques de développement selon Pierre Bernin ("Les guerres cachées du Yémen"). Par ailleurs, comme toujours au Yémen, le conflit religieux s’articule avec les solidarités tribales.

Le gouvernement accuse la rébellion de vouloir rétablir l’imamat zaïdite qui régnait sur le Yémen du nord avant le coup d’état militaire de 1962, mais aussi d’être soutenus par l’Iran. Depuis 2004, le conflit aurait fait plus de 10 000 morts et entraîné le déplacement de plusieurs dizaines de milliers de civils (300 000 selon l’ONU).

Le gouvernement et la rébellion ont signé, le 12 février, un cessez-le-feu qui offre un espoir -certes relatif – de répit pour la région (un précédent cessez-le feu en 2007, négocié grâce à une médiation du Qatar avait fait long feu). La rébellion houthiste s’est depuis associée au mouvement de protestation en proclamant son soutien, le 21 février, aux manifestants de Sanna et du reste du pays.

La présence d’Al Qaïda

Le pays le plus pauvre de la région

Près de la moitié des 23 millions d’habitants vivent avec moins de 2 dollars par jour. Sanaa produit quelque 300 000 barils de brut par jour et les revenus du secteur pétrolier assurent 70% des revenus de l’Etat. Avec moins de 32% de population urbaine, le Yémen est un pays éminemment rural qui s’appuie sur des structures tribales puissantes.

Les branches saoudienne et yéménite d’Al Qaïda ont fusionné en 2009 pour donner naissance à Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA). L’AQPA est particulièrement implantée dans les provinces orientales du pays qui échappent pratiquement au contrôle des autorités yéménites. Son chef est Nasser al-Wahayshi, un proche de Ben Laden; et la figure la plus emblématique du mouvement est le religieux né aux Etats-Unis Anwar al-Aulaqi. Les services de renseignements occidentaux évaluent le nombre de combattants d’AQPA entre 400 et 600 personnes.

L’organisation aurait recruté, outre des yéménites et des saoudiens, des militants non arabes, comme par exemple Farouk Abdulmutallab, cet étudiant nigérian qui chercha à faire exploser un avion de ligne Amsterdam-Detroit le 25 décembre 2009. L’AQPA a également revendiqué l’envoi de colis piégés interceptés en novembre dernier en Grande-Bretagne et à Dubaï.

Dans un livre sur le Yémen (non traduit en français), "Dancing on the heads of snakes", Victoria Clark explique que la plupart des kamikazes saoudiens du 11 septembre étaient originaires de la province saoudienne qui historiquement avait fait partie du Yémen. Elle souligne néanmoins que tous ceux qui ont régné sur le pays, que ce soit les imams, les Ottomans ou les Anglais, ont tenu compte du fait que les tribus étaient plus préoccupées par l’argent et la terre que la religion ou une quelconque idéologie.

Si le président Ali Abdallah Saleh, comme beaucoup de despotes du monde arabe, utilise, vis-à-vis de l’Occident, la carte de la lutte contre le terrorisme, il a régulièrement manipulé à son profit le radicalisme islamisme, notamment au cours de la brève reprise de la guerre de sécession du Sud en 1994 comme le soulignait Gilles Paris dans Le Monde en janvier 2010.

La mainmise d’Ali Abdallah Saleh sur le Yémen

Le président Ali Abdallah Saleh, fin manoeuvrier, aime à dire de lui-même qu’il sait "danser avec les têtes de serpent" (l’expression dont Victoria Clark a fait le sous-titre de son livre sur le Yémen). Il a en effet survécu à la chute de son allié Saddam Hussein en Irak, à la reprise de la guerre avec le sud en 1994: il s’est allié aux radicaux islamiques mais a néanmoins obtenu la protection de Washington tout en imposant son pouvoir aux confédérations tribales, et a ainsi réussi à se maintenir 32 ans au pouvoir à la tête de ce pays éminement instable.

Depuis le début du mouvement de contestation fin janvier, il a promis de ne pas se représenter aux élections en 2014 (alors qu’il s’apprêtait à faire modifier la constitution afin d’ouvrir la voie à une présidence à vie) et nié vouloir transmettre la présidence à son fils aîné Ahmad, chef de la garde républicaine. Mais il avait déjà fait une annonce identique en 2006 avant de revenir sur sa promesse. Le passé tumultueux de son pays lui sert en tout cas à justifier son refus de céder la main: "Pourquoi veulent-ils revenir au chaos?" disait-il au début des manifestations.

Mais devant la poursuite de la vague de protestation, le "charmeur de serpents" vient de proposer ce jeudi un référendum sur une nouvelle Constitution et de renoncer à ses pouvoirs exécutifs avant la fin de l’année (il avait pourtant, la semaine passée, rejeté un plan de sortie de crise proposé par l’opposition prévoyant son départ avant la fin 2011). Il a aussi promis une plus grande décentralisation. L’opposition parlementaire et les jeunes manifestants qui campent devant l’Université à Sanaa ont immédiatement rejeté l’initiative du président, la jugeant "dépassée".

Le charme serait-il en voie d’être rompu?

___________________ 6 – Nouvel Obs avec AP

Yémen: le président Saleh propose une nouvelle constitution

Le président du Yémen Ali Abdullah Saleh a proposé jeudi de rédiger une nouvelle constitution, une concession à l’opposition, alors que les manifestations anti-gouvernement se multiplient dans ce pays de la péninsule arabique.

S’exprimant dans un stade devant des milliers de partisans à Sanaa, Ali Abdullah Saleh a promis que cette nouvelle constitution garantirait la séparation des pouvoirs législatif et exécutif. Il a également annoncé la préparation de nouvelles élections générales, qui permettrait d’établir un vrai régime parlementaire.

Le chef de l’opposition Yassin Said Numan a jugé que l’initiative de Saleh intervenait trop tard, bien que les partis de l’opposition étudieraient cette offre.

___________________ 5 – Radio Canada avec AP

Autre manifestation au Yémen après un assaut de l’armée

Des milliers de Yéménites ont manifesté avec défi, mercredi, sur une place publique de la capitale, au lendemain de la prise d’assaut de l’université de Sanaa par l’armée, une intervention qui a fait un mort et des dizaines de blessés.

Le raid des soldats à l’université a accru les tensions dans le pays, où des milliers de personnes manifestent depuis des semaines pour exiger le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

Abdullah Al-Jeifi, un manifestant âgé de 24 ans, est mort lors de l’intervention de mardi, et plusieurs autres manifestants blessés sont dans un état critique, a indiqué Mohammed Al-Abahi, un médecin volontaire sur le campus de l’université de Sanaa.

Outrés par le raid du gouvernement, d’autres manifestants sont arrivés en renfort mercredi sur le campus de l’université. Un groupe de jeunes manifestants a fait circuler une « liste noire » contenant les noms de 13 personnes qui sont, selon eux, responsables des violences contre les manifestants pacifiques.

Sur la liste figure notamment le fils du président Saleh, qui dirige la garde républicaine, le ministre de l’Intérieur et d’autres hauts responsables de la sécurité. Les auteurs de la déclaration promettent une revanche contre ces responsables qualifiés de « criminels » et jurent de poursuivre leur mouvement jusqu’au renversement du régime.

Des milliers de personnes ont également manifesté dans la ville portuaire d’Aden et dans la province d’Ibb.

Des groupes de défense des droits de la personne, de même que les États-Unis, ont critiqué mercredi la répression contre les manifestants yéménites. « Nous exhortons le gouvernement du Yémen à enquêter [sur les événements] et à tenir responsables ceux qui semblent avoir utilisé une force excessive », a déclaré le porte-parole du département d’État, Mark Toner, à Washington.

Amnistie internationale a appelé les autorités yéménites à cesser d’employer des tactiques aux effets mortels contre les manifestants. « Les gens devraient être autorisés à se rassembler et à manifester pacifiquement », a dit Philip Luther, responsable de l’organisation pour la région du Moyen-Orient.

Human Rights Watch a diffusé un rapport affirmant que les forces de sécurité yéménites ont tué au moins neuf personnes et en ont blessé 150 autres, dont des enfants, lors des manifestations pacifiques du mois dernier à Aden. « Tirer dans la foule n’est pas une manière de répondre à des manifestations pacifiques », a déclaré Joe Stork, directeur adjoint de l’organisation pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

Le ministre yéménite de l’Intérieur, le général Mouthar Al-Masri, a déclaré mercredi à des journalistes que des tirs provenant du toit d’un immeuble situé près de l’université avaient déclenché les affrontements.

Les étudiants de l’université de Sanaa campent sur le terrain de leur établissement depuis la mi-février, peu après le début des manifestations antigouvernementales au Yémen.

L’armée a pris le campus d’assaut mardi, tirant des balles réelles, des balles de caoutchouc et des gaz lacrymogènes. Environ 90 manifestants ont été blessés. « Cette agression est un indice que le régime s’effondre et qu’il ne peut tenir face à la révolution des jeunes », a dit Mohammad Qahtan, un porte-parole de l’opposition.

____________________ 4 – Libération avec AP

11/03 Yémen la police ouvre le feu

Les violences continuent à Sanaa, où la police a tiré mardi sur des manifestants rassemblés devant l’université de la capitale, faisant 80 blessés selon des sources médicales. L’un d’entre eux est mort hier, et quatre personnes sont dans un état critique. Une révolte a par ailleurs éclaté mardi dans une prison de Sanaa, faisant un mort, tandis qu’un partisan du régime a été tué hier dans le sud du pays.

Le bilan s’élève à 31 morts depuis la fin janvier, mais le président Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis trente-deux ans, reste inflexible. Il a promis de quitter le pouvoir en 2013, à la fin de son mandat, mais refuse denégocier des réformes. A 68 ans, il se présente comme un rempart contre Al-Qaeda, mais les manifestants exigent son départ. .

____________________ 3 – L’Express avec AFP

10/03 Yémen: la contestation se durcit

Les opposants campent toujours sur une place de Sanaa pour réclamer la chute du régime yéménite. Un manifestant a été tué mardi.

Un manifestant blessé lors de heurts mardi entre des opposants qui campent sur une place de Sanaa pour réclamer la chute du régime yéménite et la police a succombé des suites de ses blessures. Cet étudiant a été touché par balle lorsque la police a tiré à balles réelles et lancé des grenades lacrymogènes sur les protestataires qui observent un sit-in depuis le 21 février sur la place de l’Université.


Emeute dans une prison de Sanaa

Un prisonnier aurait été tué mardi à la maison d’arrêt centrale de Sanaa dans des violences qui ont fait également une soixantaine de blessés, dont vingt policiers.

Ces affrontements ont opposé des détenus et des forces de sécurité yéménites appelées pour mater une émeute commencée lundi.

Les manifestants voulaient voulu dresser mardi soir des tentes dans une rue latérale distante d’une centaine de mètres de la place de l’Université, selon le correspondant de l’AFP, et la police est intervenue pour les en empêcher. Les contestataires ont cependant érigé ces tentes à l’aube, après les affrontements.

Dans un communiqué, le Forum commun, regroupant les partis de l’opposition parlementaire, a "dénoncé cette agression contre de jeunes manifestants pacifiques", et fait assumer au président Ali Abdallah Saleh "l’entière responsabilité de ce crime perpétré par les forces de sécurité et la garde républicaine".

Un étudiant a été tué lorsque la police a tiré à balles réelles et lancé des grenades lacrymogènes sur les protestataires qui observent un sit-in depuis le 21 février sur la place de l’Université à Sanaa.

Ces affrontements sont intervenus au lendemain de la décision de l’opposition d’intensifier la contestation jusqu’à la démission du chef de l’Etat, après le refus par le président Saleh. Un porte-parole de l’opposition, Mohammad al-Sabri, a estimé que le refus du président, dont les appuis politiques se réduisent, signifiait pour lui qu’il n’y avait plus qu’une issue, "le départ".

Ali Abdallah Saleh avait rejeté samedi une proposition de l’opposition, à travers une médiation de dignitaires religieux pour son départ avant la fin de l’année, affirmant qu’il resterait à son poste jusqu’à la fin de son mandat en 2013.

Le régime yéménite est contesté depuis fin janvier avec des manifestations à Sanaa, Taëz, Aden et dans le reste du pays. Selon Amnesty International, au moins 27 personnes ont été tuées lors de ces manifestations.

La détérioration de la situation dans le pays a incité le Département d’état américain, qui suit avec inquiétude la situation au Yémen -où Al-Qaïda est active- à conseiller à ses ressortissants à quitter le pays. La grande-Bretagne et le Canada ont fait de même samedi.

Attaques d’Al Qaïda

Trois incidents séparés attribués à la mouvance d’Oussama ben Laden ont fait six morts dans trois régions du pays ces derniers jours: dans la province de Maareb (170 km à l’est de Sanaa), un des fiefs d’Al-Qaïda, quatre membres de la garde républicaine (unité d’élite) ont été tués par des inconnus qui ont ouvert le feu sur leur camion.

Dans le sud du pays, un colonel des services de renseignement, Abdel Hamid al-Charaabi, "a été tué par deux membres d’Al-Qaïda" qui circulaient à moto à Zinjibar, chef-lieu de la province d’Abyane, selon un responsable local.

Enfin, dans la province sudiste du Hadramout, un deuxième colonel, Chayef al-Chouaïbi, a été abattu par des membres présumés d’al-Qaïda, circulant eux aussi sur une motocyclette.

____________________ 2 – Le Figaro

10/03 Yémen: mort d’un manifestant blessé

Un manifestant blessé lors de heurts hier soir entre des manifestants campant sur une place de Sanaa pour réclamer la chute du régime yéménite et la police a succombé des suites de ses blessures, selon une source hospitalière.

Le manifestant avait été touché par balle lorsque la police avait tiré à balles réelles et lancé des grenades lacrymogènes sur les protestataires, dans le premier incident du genre depuis le début du sit-in le 21 février sur la place de l’Université. Trois autres manifestants avaient été blessés par balles, et une soixantaine légèrement blessés ou intoxiqués par les gaz lacrymogènes, selon des témoins. Les autorités ont affirmé que dix policiers avaient été blessés.

Selon le correspondant de l’AFP, les manifestants ont voulu dresser des tentes dans une rue latérale distante d’une centaine de mètres de la place de l’Université, et la police est intervenue pour les en empêcher. Les contestataires qui ont installé un camp de toile sur la place de l’Université exigent le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

____________________ 1 – Romandie News (Ch) avec AFP

10/03 Yémen: un mort, 60 blessés dans une révolte de prisonniers

Un prisonnier a été tué mardi à la maison d’arrêt centrale de Sanaa dans des violences qui ont fait également une soixantaine de blessés, dont vingt policiers, a indiqué à l’AFP un responsable de la sécurité.

Ces affrontements ont opposé des détenus et des forces de sécurité, alors que des manifestations à Sanaa et dans le reste du pays exigent depuis des semaines la fin du régime du président Ali Abdallah Saleh.

13/03/11 (B595) Yémen Express (2/2) – Les forces de l’ordre tuent deux enfants au Yemen – Cinq manifestants, dont un écolier de 12 ans, ont été tués et des centaines blessés samedi – un écolier tué par des tirs de la police – Utilisation de gaz neurotoxiques contre les manifestants au Bahreïn et au Yémen, rapportent des médecins (4 articles)

______________________ 4 – EuroNews

Les forces de l’ordre tuent deux enfants au Yemen

Trois personnes dont deux enfants sont morts ce samedi au Yemen dans des affrontements entre policiers et opposants au président Ali Abdallah Saleh. Les forces de l’ordre ont fait irruption dans un camp de la capitale Sanaa qui abrite des milliers de manifestants. Un jeune garçon a été tué d’une balle dans la tête.

Les policiers étaient également équipés de bâtons, de couteaux et de gaz lacrymogène et ont blessé des centaines de personnes.

Plus au sud, à Mukalla, un autre jeune garçon, âgé de 12 ans, a perdu la vie dans la répression d’une manifestation hostile au pouvoir en place. Depuis le début du soulèvement au Yemen, fin janvier, une trentaine de personnes au moins ont été tuées.

______________________ 3 – Libération

Cinq manifestants, dont un écolier de 12 ans, ont été tués et des centaines blessés samedi au Yémen.

A Sanaa, la police a lancé un assaut à l’aube contre les manifestants qui campaient depuis le 21 février sur la place de l’Université. Un manifestant a été tué et près de 300 blessés, dont 30 par balles, les autres ayant été intoxiqués par les gaz, selon le comité médical formé par les manifestants, qui a accusé les forces de sécurité d’employer des gaz toxiques.

Dans l’après-midi, un autre manifestant a été tué par les tirs d’un sniper non identifié alors qu’il tentait, avec d’autres, de se joindre au sit-in de l’Université de Sanaa, selon des sources de l’opposition.

A Aden, ville à la pointe de la contestation, cinq personnes ont été touchées par les tirs de la police lors de manifestations nocturnes et deux d’entre d’elles ont succombé à leurs blessures, selon une source hospitalière. La ville a connu en soirée de nombreuses marches demandant la chute du régime.

A Moukalla, dans le sud-est, un écolier de 12 ans qui participait à une manifestation similaire a été tué par des tirs de la police, a-t-on appris de sources médicales et auprès de témoins.

Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague condamne les «violences inacceptables» contre les manifestants et appelle tous les citoyens britanniques à quitter le pays. La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a également condamné l’usage de la force et appelé les autorités à répondre aux aspiration du peuple.

______________________ 2 – Romandie News (Ch) avec AFP

Manifestation au Yémen: un écolier tué par des tirs de la police

Un écolier qui participait samedi à une manifestation contre le régime à Moukalla, dans le sud-est du Yémen, a été tué par des tirs de la police, a-t-on appris de sources médicales et auprès de témoins.

Le garçon de 12 ans a été tué alors que la police tirait des balles réelles pour disperser une manifestation de plusieurs centaines d’élèves, débutée dans le quartier de Fowa, selon des témoins.

Des étudiants et écoliers sont descendus samedi dans les rues du Yémen, après un appel à la désobéissance civile dans les écoles.

_________________________ 1 – Agora Vox

Utilisation de gaz neurotoxiques contre les manifestants au Bahreïn et au Yémen, rapportent des médecins

« Toutes les substances actuellement utilisées au Bahreïn pour disperser les émeutiers sont approuvées au niveau international, », proclame le directeur du tribunal militaire, Major Humood Saad devant le parlement, « Il dit aussi, qu’elles sont des substances naturelles et que l’interdiction de la police de les utiliser pendant les émeutes, signifierait que les policiers auraient à utiliser davantage des méthodes létales et potentiellement plus fortes, telles que des balles en caoutchouc », rapporte la télévision de Bahreïn.

D’un autre coté le Dr Aziz Abul proclame que la loi interdit au Bahreïn d’utiliser la guerre chimique contre ses ennemis, « mais autorise la police à l’utiliser contre son peuple. »

Des médecins ont confirmés que l’état du Bahreïn utilise bien des méthodes « plus violentes et potentiellement mortelles », afin de mettre abas les appels pour un gouvernement plus représentatif.

D’autres médecins témoins des manifestations anti-gouvernementales violentes dans la capitale du Yémen Sanaa ont dit que ce qu’on croyait être des gaz lacrymogènes tirés par les forces du gouvernement sur les manifestants sont peut être des gaz neurotoxiques, ce qui est interdit dans le droit international, rapportent le magasine The Australien.

« Le contenu de ce gaz qui rend les gens convulsifs pendant des heures. Il les paralyse. Ils ne pouvaient pas bouger du tout. Nous avons essayé de leur donner de l’oxygène, mais cela n’a pas fonctionné », a déclaré Amaar Nujaim, un médecin de terrain qui travaille pour le Secours islamique.

Pathologiste Mohammad Al-Cheikh a déclaré que certaines des victimes avaient perdu leur contrôle musculaire et étaient forcés de porter des couches.

Les rapports indiquent que des victimes de gaz neurotoxique apparemment utilisé par la monarchie contre ses citoyens. « Les militaires ont ouvert le feu mardi soir et utilisé ce qui était initialement supposé être du gaz lacrymogène pour disperser un groupe de manifestants qui tentaient d’apporter des tentes supplémentaires dans la zone de protestation devant l’Université de Sanaa, » continue le magasine The Australien.

Selon d’autres témoins, des soldats ont tiré des coups de semonce en l’air avant de tirer des gaz et des balles réelles sur des manifestants ; en tuant un et en blessant au moins 50.

La majorité de la population chiite protestait contre al-Khalifa, la famille sunnite qui gouverne Bahreïn depuis plus de 200 ans.

Alors que les protestations ont portées essentiellement sur les demandes de réforme politique et à un meilleur accès à l’emploi, le logement et l’éducation, des manifestants ont également protestés contre une politique controversée d’accorder la citoyenneté aux sunnites de Syrie, de Jordanie et d’autres pays.

Plus tôt ce mois-ci, il a été signalé que le gouvernement saoudien avait expédié des douzaines de chars au Bahreïn. Des témoins oculaires ont rapporté avoir vu roulant sur la chaussée de 25 km du roi Fahd, qui relie la petite nation insulaire du Bahreïn à l’Arabie saoudite « 15 transporteurs de tank avec deux chars par remorque allant en direction du Bahreïn » (Reportage de RIA Novosti sur Mars 1.)

Ce n’est pas très clair où le Bahreïn a acquis des gaz neurotoxiques. L’Arabie saoudite, selon James Martin du centre des études de non-prolifération, n’a pas un programme d’armes chimiques ou biologiques d’armement.

13/03/11 (B595) AAA (Afar Alliance) nous informe qu’il poursuit sa campagne d’information aux USA, pour soutenir l’opposition et les Djiboutiens qui expriment leurs revendications légitimes au pays et qu’il reçoit des échos très positifs. Le dernier communiqué de vendredi (En Anglais) // Guelleh applaudit les manifesations du peuple égyptien et il refuse ce droit aux populations djiboutiennes sur des motivations inacceptables.

Respect the Right to Protest Peacefully

On Wednesday, March 09, the Djiboutian Minister of the Interior announced to the opposition that any demonstration is prohibited which intends to overthrow the regime. This is, in his view, inconsistent with the expression of a pacific challenge.

The President of Djibouti in a BBC Somali interview applauded the recent demonstrations in Egypt by saying that peaceful protest is commendable as long as there is no violence. However, by clamping down on his own country’s voices, on his own people seeking only peaceful protest, his hypocrisy is unacceptable.

The world is now witnessing that the Djibouti regime is denying the same fundamental rights it continues to applaud elsewhere in the Middle East.

We, Afar Alliance, support the rights of the people to protest, picket, demonstrate and make their voices heard no matter how ill-informed, prejudiced, and muddle-headed.

As we have said on many occasions, we support peaceful acts of protest as long as there is no violence.

However, there is a distinction between the freedom to protest and the hate-filled activities of those who deny freedom to others. Every citizen has the right to free speech and to peaceful protest.

13/03/11 (B595) L’équipe de Democraty International aurait été expulsé de Djibouti par la Gendarmerie (Source journal de Djibouti)

Le Financial Times a annoncé que Guelleh avait demandé aux américains de suspendre la mission de Democraty international, qui avait pourtant investi 2,2 M US $ pour cette opération.

Selon les informations que nous a transmises le Journal de Djibouti, la Gendarmerie djiboutienne aurait été chargée d’expulser physiquement les membres de l’équipe qui travaillaient à Djibouti.

Guelleh a-t-il perdu la tête pour faire un tel affront à une organisation américaine et à ses collaborateurs ? On peut supposer que les rapports américains qui étaient plutôt bienveillants (à l’exception de ceux du département d’Etat sur les Droits de l’homme) pourraient être beaucoup plus sévères dans l’avenir. Iront-ils jusqu’à soutenir plus officiellement les manifestations de la population contre le 3ème mandat ??

Nous le saurons certainement dans les prochains jours …

13/03/11 (B595) Police et chahut à Paris contre la soirée du 3e mandat d’Ismaël Omar Guelleh (Par ARD Europe)

_____________________________ Note de l’ARDHD

Ce compte-rendu qui nous a été envoyé par le représentant de l’ARD en Europe (et que nous remercions à cette occasion) montre combien les appels de plusieurs associations, relayés sur leurs sites respectifs et sur celui de l’ARDHD ont semé la confusion parmi les troupes encore "loyales" de Guelleh (Pour combien de temps encore ???)

En tout cas, l’Ambassadeur Rachad, le grand joueur de fifre, a considéré de son oeil avisé la situation et il a pris discrètement la fuite, se privant de donner en exemple à son maître Guelleh, l’image de son courage légendaire pour affronter les situations extrêmement hostiles comme celle qui régnait devant la salle des fêtes. Espérons pour lui, que Guelleh ne lui en tiendra pas rigueur.

Pensant qu’ils étaient à Djibouti, les organisateurs ont appelé les forces de Police pour disperser ces manants qui étaient postés sagement entre la sortie du métro et le lieu de la fête, lourdement armés d’appareils photos et de caméras.

Hélas pour eux, comme on le lira ci-dessous, nous sommes dans un état de droit et les policiers n’avaient rien à reprocher à des passants qui voulaient voir de leurs yeux, les grandes vedettes du monde de la dictature et de l’asservissement de la population djiboutienne.

Ah ! Si nous étions à Djibouti, devaient regretter certains des organisateurs ! Il y a longtemps que les forces alliées de la gendarmerie, de la police et de la garde républicaine, auraient coffré tous ces manants. Mais ils ne sont pas à Djibouti … !

Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui ont participé à cette soirée de gala … pour nous approvisionner en photos et vidéos, qui seront très utiles quand le temps sera venu d compléter les dossiers à présenter à la justice pénale, dès la chute du régime

______________________________ 1 – Compte-rendu ARD Europe

Une soirée de gala en soutien au 3e mandat usurpatoire du président djiboutien avait été improvisée ce samedi 12 mars à Paris à l’espace Moncassin, situé au 164, rue Javel.

L’ambassadeur de Djibouti en France, Rachad Ahmed Farah, a été porté absent à ce jubilé alors qu’il était annoncé pour délivrer un discours, préférant fuir le chahut du comité d’accueil spécialement alerté de sa venue.

Beaucoup de visages arrivaient masqués sous les voiles ou ombrés sous les chapeaux et les écharpes, craignant les caméras et les appareils photos dissimulés le long du trajet du métro Félix Faure à la salle Moncassin.

Des représentants et des sympathisants des mouvements d’opposition ARD, MRD et FRUD s’étaient en effet rassemblés, pour rappeler aux noctambules de devoir assumer pleinement un jour prochain leur danse avec la dictature.

La révision de la constitution décriée par les Djiboutiens continue ainsi d’attiser la révolte, mais aussi de déchirer jusque dans les rangs du président autocrate, à preuve les aveux de crainte pour leurs positions exprimés piteusement par certains invités pour justifier leur collaboration.

Sur les appareils numériques les prises ont été bonnes. Les plus beaux portraits ont été dupliqués et conservés soigneusement, pour que les uns et les autres puissent être confrontés en temps utile.

Sur les dents, les organisateurs ont demandé l’intervention de la police dans l’espoir de faire vider la rue Javel de tous les passants. Des palabres s’en sont suivis avec les agents de police arrivés sur les lieux, avant de finir par de véritables éclats de rire avec ces derniers, acquis à la posture totalement pacifique des opposants, sans qu’il n’y ait eu besoin de se prononcer sur le bien fondé du différend politique.

Une fois les uniformes éloignés, nous prenons tous conscience que la menace sans frontière représentée par le peuple djiboutien pour son dictateur Ismaël Omar Guelleh peut se renforcer, et appelle de plus amples initiatives en France.

ARD Europe, Paris,
Samedi 12 mars 2011

13/03/11 (B595) Survie / Billet d’Afrique / Djibouti : bientôt la transition démocratique ? (Jean-Loup Schaal)

Dans la foulée des
évènements qui se sont
déroulés en Tunisie, puis en
Égypte, les Djiboutiens ont
emboîté le pas pour réclamer
le départ du dictateur Ismaël
Omar Guelleh après douze
ans de restriction des libertés
et l’appauvrissement de la
population.

Les causes de l’insatisfaction de la
population ne sont pas récentes.

Depuis son élection très contestée
en 1999, puis sa réélection en 2005
(avec un score de 100 % ! puisqu’il était
le seul candidat), Ismaël Omar Guelleh
n’a pas cessé de durcir le régime sur le
plan policier.

Les Djiboutiens résidant au pays ont été
placés, de facto, en liberté provisoire,
puisqu’ils risquent à chaque instant
d’être arrêtés et incarcérés sans motif
sérieux…
Police, Garde républicaine, Force
nationale de sécurité et surtout le terrible
Service de la sécurité (SDS, les services
spéciaux) ont pris l’habitude d’arrêter
tous les citoyens émettant, ne serait-ce
qu’une critique ou possédant un bien ou
une entreprise convoité par le Président,
son épouse ou ses proches.

Ainsi, durant cette période, Jean-Paul
Noël Abdi, le président «légendaire»
de la Ligue djiboutienne des Droits
humains (LDDH) a été incarcéré à
plusieurs reprises à la prison de Gabode
et convoqué très régulièrement dans les
locaux de la gendarmerie pour y être
interrogé… au simple motif d’avoir
dit la vérité sur certaines dérives du
régime.

Il a été condamné pénalement
à plusieurs reprises et l’étude de son
pourvoi par la Cour suprême est sans
cesse ajournée.

Un appauvrissement
généralisé

Djibouti est souvent cité comme le pays
d’Afrique qui reçoit directement et
indirectement l’aide par tête d’habitant
la plus élevée (Union européenne,
FMI, Banque mondiale, USAID,
fonds arabes).

A cela il faut ajouter
les 30 millions d’euros annuels versés
par la France au titre du loyer pour sa base militaire, les 30 millions de dollars
payés par les Etats-Unis pour la même
raison et probablement autant par les
Japonais qui construisent leur première
base militaire à l’étranger (1).

A ces loyers,
il faut ajouter les revenus générés par
l’activité du port de Djibouti et de son
aéroport (2).

Pourtant, sa population figure désormais
parmi les plus pauvres du monde.
Le taux de chômage est estimé à 70 %
de la population active et une famille
sur cinq ne peut plus manger qu’une
fois tous les deux jours !

Comme le
pays compte environ 800 000 habitants,
il faut que les dignitaires du régime,
toutes proportions gardées, aient appliqué
un taux massif de corruption.

On
est loin des 5, 10 ou même 30 % qui
sont dénoncés dans d’autres pays.

A
Djibouti, le détournement par le clan
Guelleh serait plus près des 90 et même
100 % alors qu’il se dit que la fortune
de la famille serait l’une des plus
significatives d’Afrique.

Le détournement des aides pour les
malades du Sida est un exemple parmi
tant d’autres: Abdillahi Miguil, le
ministre de la Santé, est accusé d’avoir
détourné l’intégralité de l’aide accordée
à Djibouti par le Fonds mondial de
lutte contre le sida, la tuberculose et
le paludisme.

La somme représente
un milliard de francs djiboutiens
(environ 4,5 millions d’euro). Bien
qu’une enquête ait été diligentée par
les organismes internationaux et que
le fonds ait reconnu officiellement le
détournement de ses aides, le ministre
est toujours en place et aucune action
n’a été ouverte contre lui…

Les
observateurs pensent qu’il a su partager
le montant de la prévarication avec son
président… qui «le couvre» contre
vents et marées.

Le troisième mandat a mis
le feu aux poudres

En avril 2011, Guelleh a fait voter
par l’Assemblée nationale (où seuls
siègent les élus du parti majoritaire et
des partis alliés) une modification de la
Constitution de 1992, pourtant adoptée
par référendum, qui lui permettra de se
représenter à vie, alors que son mandat
expirait définitivement en avril 2011 et
qu’il ne pouvait présenter une troisième
fois sa candidature lors de l’élection
présidentielle.

Traditionnellement pacifique
et très
respectueuse de ses différentes appartenances
tribales, la société djiboutienne
a subi le joug depuis l’indépendance en
ne manifestant pratiquement jamais.

Les rares mouvements de protestation,
comme celui des dockers ou des
invalides pensionnés de l’Armée ont
été rapidement étouffés par la force des
armes, et les arrestations massives.

Ce qui n’a suscité ni réprobation ni
même un seul commentaire de la part
des autorités françaises, toujours sourdes
et aveugles… quand il s’agit de
soutenir le gardien de leurs intérêts.

Les étudiants ouvrent le bal

Le 5 février, les étudiants ont ouvert
la contestation en manifestant d’abord
contre les notations, volontairement
abaissées et injustes. Mais ce n’était
que la goutte d’eau qui a fait déborder
le vase. Ils savent qu’avec ce régime,
ils n’auront aucun avenir professionnel,
sauf à appartenir à l’une des familles
dirigeantes…

Et c’est bien contre ce
système qu’ils manifestaient.

Comme à son habitude, le régime a
répliqué avec une force disproportionnée:
la police a pénétré dans le campus et
a aussitôt déversé un torrent de gaz
lacrymogènes contre des manifestants
plutôt pacifiques, qui ont alors répliqué
à la provocation, avec leurs moyens:
jets de pierres, destruction de voitures,
etc…

La police a tiré quelques coups de feu
à balles réelles, faisant de nombreux
blessés et selon les témoins, au moins
deux morts. Il y a eu de nombreuses
arrestations, suivies d’incarcérations.

Le lendemain 6 février, ce sont les
élèves du lycée voisin qui ont décidé
d’affirmer leur solidarité avec les
étudiants et qui ont manifesté.

Ce jour là,
encore, les provocations policières
sont à l’origine d’une flambée de
violence : un commissariat et quelques
locaux publics ont été mis à sac.

Le vendredi 18 février, à l’appel de
l’ARD, l’un des partis légalisés, avec
le soutien de toutes les composantes de
l’opposition, la population a manifesté
pacifiquement et a décidé d’occuper
le stade Gouled, jusqu’à la chute du
régime.
Ce jour-là, trois policiers somaliens
en formation à Djibouti (stage financé
par l’Union européenne et organisé
par la France) ont tiré à balles réelles,
provoquant une panique puis une
réaction de la foule.

Il s’en est suivi
des débordements et les leaders
politiques ont évité une «boucherie»
en s’opposant à ce que la foule marche
sur la résidence personnelle d’Ismaël
Omar Guelleh.
On enregistre toutefois un certain flottement
dans l’Armée nationale djiboutienne.

Plusieurs officiers, écrivant
sous le sceau de l’anonymat, affirment
leur intention de protéger la population
et de soutenir ses revendications
légitimes.

 

On signale, par ailleurs, que
plusieurs hauts dignitaires ont déjà
évacué leurs familles vers la France ou
le Canada.
Bref, cela sent la fin du régime alors
que l’épouse du chef de l’État, Mme
Kadra Haid suit de près la situation et
donne les ordres aux ministres et aux
responsables de la sécurité.

Elle ne veut
rien lâcher, ce qui explique certainement
le durcissement du régime.
Un grand nombre de responsables
politiques ont été arrêtés et incarcérés,
y compris Jean-Paul Noël Abdi, qui a
été relâché après une semaine d’emprisonnement,
probablement sous la pression
des organisations internationales
(Observatoire pour la protection des
défenseurs des Droits de l’homme,
FIDH, OMCT, Amnesty, Human Rights
Watch, etc…) et des associations
françaises dont Survie et l’ARDHD,
qui ont demandé au Consul français
d’intervenir en sa faveur.

A quand Guelleh
devant la justice française

Combien de temps Guelleh pourrat-
il encore se maintenir au pouvoir?

Désormais, c’est la seule incertitude au
jour de la publication de cet article.
Car les évènements conduisant à la
chute de Guelleh peuvent s’accélérer
dans les prochaines semaines. Dans
cette perspective, il serait intéressant
de savoir si la France lancera ensuite
un mandat d’arrêt pour l’entendre dans
le cadre de l’instruction de l’assassinat
du juge Bernard Borrel.

Prendra-t-elle
la décision d’interdire la présence sur
le territoire français du dictateur et de
ses proches ?

Gèlera-t-elle les avoirs du
couple, dont un magnifique appartement
dans le XVIe arrondissement de Paris
et un compte bancaire ouvert chez
Indosuez, rue de la Baume à Paris ?

Jean-Loup Schaal,
président de
l’ARDHD,
Association pour le
Respect
des Droits de l’homme à Djibouti

(1) – Djibouti va devenir le pays le plus
militarisé avec trois bases militaires
importantes : Japon, Etats-Unis et France,
mais qui va retirer un régiment mythique,
la 13e DBLE, en route vers ses nouveaux
quartiers dans les Emirats arabes unis.

(2) – En raison de la fluctuation des relations
diplomatiques entre Djibouti et l’Éthiopie
et de l’augmentation des tarifs du port,
l’Éthiopie aurait détourné 70 % de son trafic
vers Port-Soudan, Berbera et Mombassa, ce
qui a provoqué la quasi-faillite du port de
Djibouti.

12/03/11 (B595) Communiqué de l’UAD – UNION POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE (ARD, MRD, UDJ)

COMMUNIQUE DE PRESSE

Londres et Bruxelles, le 11 mars 2011

Le régime vient de franchir une ultime étape dans la dictature en arrêtant les leaders de l’Opposition

Le régime dictatorial d’Ismail Omar Guelleh vient de franchir une ultime étape dans le déni de liberté en interdisant par la répression tout exercice du droit de manifester aux partis d’opposition.

Cet après-midi vers 14 heures et demie, sans mandat ni motif juridiquement valable, quatre des leaders des partis de l’opposition de la coalition UAD/UMD ont été arrêtés par la police et détenus jusqu’à 18 heures et 15 minutes pour les empêcher de diriger la manifestation pacifique programmée contre le 3ème mandat d’Ismail Omar Guelleh. Ces leaders sont:

  • Ismaël Guedi Hared, président de l’UDJ et de la coalition UAD,
  • Souleiman Farah Lodon, vice-président du MRD,
  • Aden Robleh Awaleh, président du PND et de la coalition UMD,
  • Mohamed Daoud Chehem, président du PDD.

Dès leur libération, ces dirigeants ont été placés en résidence surveillée avec un imposant dispositif policier autour de leurs domiciles respectifs.

De plus, plusieurs militants de l’opposition ont été arrêtés ce vendredi 11 mars 2011. Parmi eux, Rachid, Mohamed Omar Guedi, Moustapha Ahmed Miguil et Ibrahim Hoch Hared.

Cette nouvelle étape dans la répression est consécutive à l’accentuation de la dérive dictatoriale entamée depuis le 5 février 201 l avec les centaines d’arrestations arbitraires, notamment celle du défenseur des droits humains Farah Abadid Hildid et sauvagement torturé.

Après les précédentes exactions et interpellations à l’encontre des populations civiles du Nord, après les dizaines de blessés et les 5 morts qu’a entraînés la répression de la manifestation générale et pacifique du 18 février 2011, après les tortures, les condamnations injustes et autres détentions arbitraires qui ont suivi, le régime du président Guelleh s’est encore enfoncé dans la dictature.

Cette cruauté sans limite contre les dirigeants et la population démontre sans aucun doute que le Candidat illégal est saisi d’une paranoïa répressive avec pour seul objectif le passage en force comme en 2005. Cependant contrairement à 2005, il agit dans l’illégalité la plus totale en 2011 puisqu’en plus de la violation de la Constitution de la République, il réprime tant la population qui le rejette dans sa grande majorité comme toute action pacifique de l’Opposition.

La Coalition de l’opposition Djiboutienne UAD/UMD ne peut plus tolérer l’acharnement répressif et meurtrier du régime moribond et met en garde le Candidat illégal sur ses agissements irresponsables au risque de voir une radicalisation de nos actions jusque là pacifiques.

L’Opposition ne peut plus continuer à respecter la Loi quand le Pouvoir lui-même l’a foule du pied.

Par conséquent, tout en condamnant avec la plus grande fermeté ces arrestations arbitraires des chefs de partis de l’opposition et nous exigeons :

– la fin de la mise en résidence surveillée de nos dirigeants ;
– la libération immédiate et sans condition des militants de l’Opposition

interpellés aujourd’hui et de tous les autres prisonniers politiques.

Lançons un appel pressant :

– A la communauté nationale pour qu’elle reste vigilante et mobiliser en vue d’actions spontanées avec sittings dans tous les points stratégiques du pays et de la capitale.

– À la communauté internationale et aux pays amis présents à Djibouti pour qu’ils prennent leurs responsabilités face à cette dangereuse fuite en avant du régime dictatorial du président Guelleh.

La situation de non-droit atteint un degré tel qu’elle est plus que jamais grave et lourde de risques pour Djibouti et la région mais aussi pour le reste du monde en raison de l’importance stratégique de notre pays.

Pour l’UAD

Daher Ahmed Farah,
Président du MRD

Mahdi Ibrahim A. God,
Vice-président de l’ARD