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08/01/2016 (Brève 612) PCF (Parti communiste Français) Djibouti : le PCF demande une enquête internationale sur les massacres (PCF)

Le 21 décembre 2015, les forces du régime du dictateur Ismaël Omar Guelleh ont commis un carnage dans le quartier de Buldhuqo (faubourg de la capitale) lors d’une cérémonie traditionnelle. La FIDH parle de 27 morts et 150 blessés. Dans l’après midi, la police a attaqué une réunion des dirigeants de l’USN, une coalition de sept partis d’opposition, causant de graves blessures à son président Ahmed Youssouf, à l’ancien ministre Hamoud Abdi Souldan et au député Saïd Houssein Robleh.

Cet assaut contre des civils, le pire depuis le massacre d’Arhiba qui avait fait 59 morts en 1991, s’inscrit dans une logique de chaos et de répression. Entre octobre et décembre plus de 300 personnes ont été arrêtées arbitrairement, responsables politiques de l’USN, militants associatifs et citoyens accusés de complicité avec le FRUD (Front pour l’unité et la restauration de la démocratie).

Après le 21 décembre, plusieurs dirigeants de l’USN, ont été arrêtés, parmi lesquels le secrétaire général de l’organisation ainsi que l’ancien ministre Hamoud Abdi Souldan. Le président de la LDDH, Omar Ali Ewado qui a diffusé la liste des personnes tuées, blessées ou disparues, a été à son tour arrêté et écroué pour « diffusion de fausses nouvelles ».

Cette répression que connaît le pays depuis 25 ans est révélateur d’une grave crise que traverse le régime, face à une contestation généralisée. Des populations civiles sont régulièrement prises pour cibles, en les privant d’accès aux points d’eau dans certaines régions pour les punir de leur supposée complicité avec le FRUD ou l’USN. La terreur vise a empêcher toute alternative démocratique, à la veille de l’élection présidentielle prévue en avril. Le dictateur Guelleh est prêt à tout pour s’assurer un 4e mandat. D’où son refus d’appliquer l’accord cadre signé en décembre 2014 avec l’USN.

l’arrêt immédiat de la répression et la libération de tous les prisonniers politiques, notamment le plus ancien d’entre eux, Mohamed Ahmed dit Jabha.

Une enquête internationale sur les massacres de Buldhuqo (décembre 2015) et d’Arhiba (décembre 1991) ainsi que sur les autres crimes de masse doit être menée pour qu’une justice impartiale puisse poursuivre les responsables.

La France qui possède une importante base militaire à Djibouti doit agir et ne pas se contenter d’exprimer de simples « inquiétudes ».

Le gouvernement français et l’UE doivent favoriser un dialogue national entre les différents acteurs politiques et permettre une transition démocratique, avec une élection transparente en avril 2016. Ils doivent tout faire pour aider à trouver une solution au conflit armé et mettre fin aux massacres, arrestations et tortures, et aux viols des femmes Afar par l’armée du régime.

15/07/2011 (B612) Si les populations Gadabourci de Djibouti sont empêchées de procéder au choix et à l’élection de leur Ougass, pourquoi ne commencent-elles pas le processus sur leus terres ancestrales à l’image des Issa. (Lecteur)

_________________________ Note de l’ARDHD

Il ne nous appartient pas de prendre parti dans une décision qui concerne une communauté établie à Djibouti et qui a subi le harcèlement sauvage ordonné par le premier policier du pays, devenu ensuite Président de la République.

L’ARDHD, nous le rappelons, n’a pas vocation non plus à se substituer aux différents forums qui sont animés par les communautés djiboutiennes en publiant des messages, puis des réponses, puis des messages aux réponses….

Une fois n’est pas coutume, nous publions cette contribution d’un lecteur pour deux raisons : parce qu’il n’est pas polémique et qu’il propose une solution pour pallier un interdit gouvernemental (solution dont nous ne pouvons pas dire, si elle est réaliste ou non) et ensuite parce qu’il joint un texte intéressant sur l’histoire et la désignation de l’Ougas des Issas.

______________________________ 1 – Contribution d’un lecteur

Il faut s’éloigner de IOG et de sa bande.

Je suis favorable à cette idée de choisir et de désigner l’Ougaas des Gadarbourci.

Pourquoi ne pas commencer ce long processus, sur les terres que mes chers frères Gadarbourci controllent ?

1°) La question de l’intronisation d’un Ougaas a toujours été une affaire de tradition. Elle commence dans la brousse. Ce sont d’abord les sages qui effectuent un premier choix en fonction des valeurs ancestrales. Ce n’est qu’ensuite que les citadins sont impliqués.

Il faut respecter l’esprit de la tradition :

  • Designer le lieu historique de l’intronisation de l’Ougaas
  • Choisir le comité des sages qui fera respecter les règles de l’intronisation de l’Ougaas.

Le clan Gadarbourci doit être représenté par ses sages.

2°) Depuis quand ce serait aux élites de décider le sort d’un Ougaas ? Pour éviter que l’Ougaas des Gadarbourci ne soit pris en otage par de fausses élites, il est impératif que le processus se déroule loin d’IOG et de sa bande.

Je joins un article qui m’a inspiré et qui peut vous donner une idée : Comment éviter le piège de IOG ?

Mes chers frères, suivez vos traditions !

_____________________________ Article sur l’Ougas des Issas

Pourquoi le couronnement de l’Ogaas de la confédération des tribus Issa (CTI) à Zeila, plus précisément dans le maqam d’Ibrahim Zeyli-î ?Par Mohamed Houssein Doualé.

Après le lancement de la recherche du nouvel Ugaas en fonction des signes et critères de choix bien déterminés, la prise de l’Ugaas ou le « rapt » selon la formule consacrée et le voyage initiatique (découverte du peuple et du pays, sorte de pèlerinage), l’intronisation ou le couronnement se déroule à Zeila, dans le lieu dit « maqam Ibrahim Zeyli-ï ». Dans cette note, comme indique le titre, on va tenter de répondre, ou trouver un début d’éléments de réponse, à la question du couronnement à Zeila et au sanctuaire d’Ibrahim Zeyli’ï.

Il est nécessaire, pour les générations actuelles et celles à venir, de connaître les raisons pour lesquelles le long périple entamé à Warouf (arrêt de la liste des sélectionnés) se termine à Zeila. Qu’est-ce que cette ville a de particulier ? Que représente-t-elle ? Et pourquoi spécialement le couronnement se passe dans le mausolée d’Ibrahim Zeyli’ï ? Qui est-il ? Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, rappelons les Caractéristiques de la royauté issa. Caractéristiques de la royauté La succession de l’Ugaas n’est ni héréditaire, ni alternance héréditaire (comme entre les Bourhanto et les Dinité du Sultanat de Tadjourah), ni élective.

C’est un long processus qui fait intervenir aussi le mystère (astrologie, rêves…).

Néanmoins, l’Ugaas est toujours choisi parmi les membres d’une seule tribu de la CTI, plus exactement dans un clan et un sous clan. L’Ugaas a un pouvoir symbolique, il a un rôle de garant du « Xeer ». Il n’exerce aucun pouvoir temporel, ne dispose d’aucune force coercitive. Un notable Issa dira, selon Françoise Bertin dans « L’Ogass des Issas » du Pount de juillet 1973, « son rôle est de faire tomber la pluie pour permettre à nos troupeaux de subsister, et non de nous commander ».

L’ « Ugaas u gudoonshaaye ma goyo », il règne mais ne gouverne pas.

Il bénit les décisions des assemblées mais ne tranche pas. Il n’a aucun privilège sur ses sujets et a d’obligations ! La loi ou XEER reconnait à l’Ugaas trois attributs : sert d’arbitre dans les conflits, maintient la paix et l’unité au sein de la confédération, prie sans arrêt pour son peuple et bénit les décisions des assemblées (guddi et gandé).

En effet, il n’a aucun pouvoir !

Ali M. Iyeh dira que c’est conforme à la philosophie du pouvoir du XEER car le pouvoir est « piégé » et segmenté. Ce pouvoir est entre les clans, les assemblées (Gandé, Guddi) et l’Ogaas. Celui de l’Ugaas est purement symbolique. D’ailleurs, l’Ugaas peut être destitué s’il échoue dans le maintien de la paix et de l’unité ainsi que dans ses prières. Des exemples existent et la destitution est aussi cérémoniale que l’intronisation !

La dernière destitution en date est celle d’Ugaas Gouled Robleh en 1896 ou 1897. D’après le témoignage du dernier Ougas Hassan Hersi, celui-ci a été capturé en 1928 (un an après le décès de l’Ougas Waiss Omar dans une prison à Harar) et intronisé Ougas en 1932 à Zeila, dans le maqam Ibrahim Zeyli’i. Zeila L’origine de Zeila (Zayla’) est inconnue.

Des voyageurs comme Al-Idrisi le mentionnent. Al-‘Umari (1342-1349) écrit : « c’est là le pays que l’on appelle en Egypte et en Syrie pays Zeila : ce n’est pourtant qu’une de leurs villes sur la mer et une de leurs îles dont le nom s’est étendu à l’ensemble. Le roi d’Ifat règne sur Zeila : c’est le nom du port où abordent les marchands qui se rendent dans ce royaume. » Zeila est le port par lequel on voyageait vers le monde islamique-arabe. (Maqrizi 1364-1442).

Zeila est depuis longtemps cosmopolite, habitée par des musulmans de la Corne.

C’est à partir de 1585 qu’on y trouve des Somalis. Zeila correspond en afar à la zone côtière au sud du Golfe de Tadjourah, de Wea à Zeila. La diffusion de l’islam, au nord de la Corne de l’Afrique, s’est faite sans heurts à partir des îles Dahlak, sur la côte nord de l’Erythrée et de Zeyla au sud. Zeila est à 270 km de Harar, « la ville des amis de Dieu » ou la 4ème ville sainte de l’islam (82 mosquées dont les 1ères datent du 10-12ème siècle, autant des sanctuaires et « zawiyas » portant des noms des saints).

Harar-Zeyla, centres de diffusion de l’islam prosélyte pour toute la sous région, dès les VIIIe ou IXe siècles. La ville de Harar, fondée peut-être dès le VIIIème siècle, est le point de départ d’un mouvement de prosélytisme en direction du sud-ouest. Ifat, un des émirats musulmans de la Corne, est en contact avec le monde arabe, via le port de Zeyla. Zeyla n’est jamais mentionné comme la capitale d’un des royaumes musulmans de la Corne d’Afrique.

Au 16ème siècle, à l’époque de l’ascension d’Ahmed Ibrahim, dit « Gaucher », Balaw ou Balawi d’origine, un groupe des Bedjas arabisés, aujourd’hui transformé (Balawta) ou disparu, est prépondérant à Zeila et au Harar. Les transformations s’opèrent après les morts successifs de l’Imam Ahmed Gran et de Nur al-Mujahid, bâtisseur du Jugol de Harar au 16ème siècle, suivis des invasions Oromos.

En 1630 Zeyla passe sous le contrôle de Mokha d’où sont installés les Turcs de l’empire Ottomane. Ainsi, assez brièvement, Zeila, « cadette » de Tadjourah, Harar capitale du Sultanat d’Adal en 1520-1577, est au début du 17ème siècle au centre des nouvelles configurations politiques et géographiques de la région. Fin de la période d’euphorie islamique, fin « des coalitions musulmanes des basses terres » par opposition traditionnelle aux hauts plateaux chrétiens ou disparition de l’entité politique multipolaire et multiethnique d’Adal, les anciennes alliances font place à des nouvelles recompositions territoriales et divisions claniques ou encore retribalisations.

C’est à cette période qu’apparaissent les confédérations des tribus Issas.

Le nouveau contrat socio-politique ou « XEER » est le résultat du vécu du passé. Les valeurs (paix, égalité, société de droit, pouvoir partagé) et les symboles d’hier sont intégrés tout en évitant les faiblesses qui ont conduit aux pertes connues : autoritarisme, croyances politisées… Le contrat XEER s’inspire de l’islam, de son droit et de ses théories politiques qui devaient nourrir les débats dans les milieux d’érudits à Zeila. Non seulement, les valeurs considérées comme fondatrices (islam) sont préservées. Mais aussi, les pères, comme Cheick Ibrahim Abû Zaharbui ou alias Ibrahim Zeyli-î sont honorés lors des couronnements des guides des différentes communautés tribales. Cheick Ibrahim Abû Zaharbui ou Ibrahim Zeyli-î.

Cheick Ibrahim Abu Zaharbui est un saint de Harar mort à Zeila. L’on appelle également Mahammad Darbên. A Harar, une mosquée « aw Zerbeyta » et un maqam « aw Zerbeyta Muhammad » existent, à proximité de la porte « Suqutat Bari », dans l’un de cinq quartiers traditionnels dans l’enceinte du « Jugol » (mur, construit au 16ème siècle). Le terme « aw » enrôle Cheick Ibrahim Zerbey dans le club des pères fondateurs de la ville de Harar. Dans le Madinat-al-awliya [Harar], Ibrahim Zerbey comme Cheick Abadir, saint patron de Harar, font partie de 44 wali qui se sont réunis à awliya-Kombo ( ?) pour diffuser l’islam dans la région.

Certaines sources affirment que Cheik Ibrahim Zeyli-ï (originaire de Hadramawt) a parcouru Harar au 15ème siècle (1430), qu’il a introduit le qat au Yémen. Par ailleurs, Abu Bakr Ibrahim Shehem dit Abu Bakr Pacha est enterré à côté de la tombe Ibrahim Zerbey. La tombe de ce dernier est visitée par les Afars, probablement, et surtout, par les Sek-Mahammado de Mabla (descendants de Muhammad Darben).

Comme les événements sur l’Ugaas commencent à Warouf, Ibrahim Zeyli-î n’est pas Ibrahim Warufi (vivant au 17ème siècle) enterré à Warouf. C’est à Warouf, en effet, que le Gandé et le Guddi spécial, chargés de la programmation et du calendrier depuis la recherche à l’intronisation, s’installe, loin tout regard.

Enfin, parmi les plusieurs cheiks, 405 cheiks pour diffuser l’islam selon la tradition, pourquoi le sacre de l’Ogaas des confédérations des tribus Issas se fait dans le sanctuaire du maqam ?

15/07/2011 (B612) A lire sur LOI cette semaine ….

________________________ 1 – Djibouti

16/07/2011 LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN n°1313
Youssouf Omar Doualeh
Aux dernières nouvelles, l’ambassadeur de Djibouti en Inde, Youssouf Omar Doualeh, devrait conserver son poste. Alors que le ministre des affaires étrangères, Mahmoud Ali Youssouf, (…)

16/07/2011 LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN n°1313
William Kurtz
Le colonel William Kurtz sera promu en août au grade de général, en même temps qu’il prendra le commandement des Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj), en remplacement du (…)

16/07/2011 LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN n°1313
Dures tractations entre les ambassadeurs de Djibouti
Le débat sur la répartition des postes d’ambassadeurs fait rage dans les cercles de pouvoir à Djibouti. (…)


__________________________ 2 – Ethiopie

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1313 – 16/07/2011
Le marché noir de l’essence carbure
Les carburants ont commencé à se vendre illégalement dans certaines stations-services d’Addis-Abeba à des prix supérieurs à ceux fixés par le gouvernement. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1313 – 16/07/2011
James Puotyual
Les Eglises luthériennes américaines sont passées à l’offensive au Sud Soudan. Ainsi, pour la première fois depuis qu’il a fui le Soudan à l’âge de l’adolescence, James Puotyual est retourné à Juba pour assister à la cérémonie d’indépendance du 9 juillet. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1313 – 16/07/2011
David Arnold
Le chef du département Corne de l’Afrique de Voice of America (VOA), David Arnold, vient d’être sanctionné et suspendu de ses fonctions. (…).

AFRICA MINING INTELLIGENCE – Edition française N°254 – 13/07/2011
L’année africaine du patron de Posco
2011 est décidément une année 100% africaine pour le président de Posco, le producteur sud-coréen d’acier. (…).

14/07/2011 (B612) Plusieurs missions de la sécurité djiboutienne déléguées au Canada. Est-ce l’annonce de la venue de Jean-Paul Noël Abdi qui affole les autorités djiboutiennes ??

Selon notre réseau de correspondants, Simon Moubartu, secrétaire général du ministère des Finances de Djibouti serait arrivé au Canada où il aurait été reconnu par des membres de la communauté.

A cette heure, rien ne nous permet encore d’affirmer avec certitude que ce déplacement est lié directement à la venue de Jean-Paul Noël Abdi, qui s’exprimera samedi lors d’une conférence publique, mais les signaux d’alerte se multiplient …

En effet, on signale aussi que plusieurs honorables membres du SDS, « la bande du noirot », auraient fait aussi le voyage pour Québec où ils auraient installé leurs QG.

On pourrait imaginer dans un Etat de Droit qu’ils ont pour mission d’assurer la sécurité du Président de la LDDH !!! Ou qu’ils soient mandatés pour enregistrer le discours et les débats afin qu’ils soient retransmis par la RTD, sans retard ??

Nous penchons plutôt pour une troisième hypothèse qui consisterait à vérifier la liste des participants … et à susciter des mouvements divers pour désorganiser la réunion. Nous faisons confiance aux organisateurs pour qu’ils soient très vigilants à l’entrée afin de filtrer les complices de la dictature…

14/07/2011 (B612) Radio-trottoir : IOG veut-il empêcher la communauté Gadabourci, de choisir son Ougas ? Voit-il un risque pour son trône ? (Par nos correspondants )

Réunion d’une « certaine » élite de la communauté Gadarbouci de Djibouti

Selon des informations concordantes et confirmées, une importante réunion regroupant « des élites » de la communauté Gadarbourci, tous étroitement liés avec le régime tyranique au pouvoir, se serait tenue dimanche après-midi 10 juillet 2011 à la résidence privée de l’ex-ministre de la justice Mr Saïd Abdillahi Barkat. A l’ordre du jour, la question de l’intronisation d’un Ougas Gadarbouci. Cette réunion aurait réuni plus 70 personnes selon des sources proches dont des cadres et des hauts fonctionnaires et parmi eux :
– Aden Cheikh, conseiller diplomatique du Président et président de cette réunion,
– Saïd Abdillahi Barkat en personne, ex-ministre de la justice
– Mohamed Somali, ministre actuel de l’agriculture,
– Mohamed Shaiye, consul de Djibouti en Arabie-Saoudite,
_ et enfin des hauts fonctionnaires et des anciens et nouveaux députés comme Abdourahman Rayaleh.

Il a été remarqué l’absence de l’homme fort et médiateur du couple présidentiel, Hachin Abdillahi Aourah dit Hachin Afweyne. Il aurait suivi les instructions de Kadra, épouse d’IOG.

Après de vives discussions et des échanges « musclés », c’est Aden Cheikh qui aurait tranché « en dernier ressort » en rappelant les ordres d’IOG, qui souhaiterait mettre fin à ce projet d’intronisation d’un Ougas Gadarbourci.

Pourtant cette désignation est réclamée avec insistance par la communauté Gadarbourci de Djibouti. La position d’Aden Cheikh a provoqué une onde de choc et de stupéfaction, même parmi les membres de l’élite Gadarbourci inféodée à IOG.

Au sein de la communauté Gadabourci de Djibouti c’est la colère et un sentiment de frustration qui ont dominé. Les Gadabourcis se sentent trahis et discriminés par ces corrompus manipulés, qui affirment constituer l’élite des Gadarbourci.

On ne peut exclure le fait que cette affaire soit controlée par la mafia transrégionale qui serait dirigée par un ancien agent des services secrets (français, somali et djiboutien) et de la police politique.

L’impunité politique, économique et ethnique a atteint son apogée ici à Djibouti où un seul homme, un seul clan et un seul parti-Etat dirige notre pays depuis un demi-siècle. Cela risque de nous conduire tout droit à une situation à la somalienne..

Le peuple Gadarbourci a le droit de coopter un Ougas, selon sa volonté et son droit coutumier et dans le respect de l’intérêt général et de l’unité nationale.

Les minorités ont le droit de disposer d’elles-même, d’organiser leur hiérarchie interne et de désigner leurs représentants, conformément aux lois et aux dispositions en vigueur à Djibouti, principe fondamental garanti par notre Constitution et par la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont Djibouti est pays signataire de cette déclaration universelle.

S’y ajoute des entretiens personnels que nous avons eus avec des notables de la communauté Gadarbourci à ce sujet. Ils s’étonnent que le régime empêche la communauté de désigner son Ougas alors que l’Ougas des Issas a été reçu en « grandes pompes » à la présidence. Selon ces notables, il s’agit d’une ségrégation ou plutôt une discrimination raciste.

Face à cela, les intellectuels et les politiciens Djiboutiens ont mis en garde le Président du 3eme mandat illégal en lui recommandant de s’occuper des affaires de l ’Etat et de privilégier l’intérêt supérieur de la nation, plutôt que de se mêler des affaires internes des communautés même s’il pense que son ingérence personnelle dans les affaires communautaires l’aidera à conserver à vie le trône qu’il a volé au peuple.

13/07/2011 (B612) La visite de Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH. Il se rend au Canada en réponse à l’invitation qu’il a reçue de la part de la communauté djiboutienne. Conférence le 23 juillet à 16h00 à l’université (Gatineau) .

L’équipe de l’ARDHD se réjouit de cette excellente nouvelle. Le Président de la LDDH va se rendre au Canada, à l’invitation de la communauté djiboutienne, du MRD et des associations.

Nul doute que Jean-Paul, avec son charisme et son honnêteté intellectuelle reconnus de tous, va faire un exposé sans concession de la situation qui prévaut au pays et de toutes les violations des Droits de l’Homme qui sont commises par le régime, contre les opposants, contre les syndicalistes, contre les travailleurs qui entendent faire respecter leurs droits légitimes et plus généralement contre l’ensemble de la population.

Il devrait aussi rappeler les conditions illégales et inconstitutionnelles qui ont permis à IOG de briguer un troisième mandat et ensuite de voler les résultats du scrutin, sous les yeux « ébahis » de quelques observateurs internationaux sourds et aveugles, mandatés pour l’occasion … par la communauté internationale complaisante : Union européenne, France, Usa, Pays arabes, etc…

Nous sommes certains que tous les membres de la communauté djiboutienne du Canada, qui en auront la possibilité, se retrouveront massivement pour venir écouter Jean-Paul Noël Abdi le 23 juillet à 16h00. Ce sera aussi l’occasion de lui témoigner leur admiration pour son combat désintéressé et sans concession pour l’établissement d’un Etat de droit à Djibouti, qui respecte tous les citoyens.

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Le bureau du MRD au Canada vous invite a une conférence sur les Droits de l’Homme avec comme invité de marque, le président de La Ligue du Droit de l’Homme a Djibouti, Jean-Paul Abdi, Noël.

 

 

Samedi 23 Juillet, 2011 A 16:00pm a Université du Québec en Outaouais, Gatineau, Québec,
Salle C-0416, Pavillon Taché , 283, boulevard Alexandre-Taché

13/07/2011 (B612) Le débat sur l’éventualité d’une séparation de la région Afar. De nombreux lecteurs s’expriment … Abdallah Deberkalleh nous envoie un message d’alerte.

_____________________________ Note de l’ARDHD

Comme nous l’avons dit, il n’appartient pas à l’ARDHD d’exprimer un avis ou encore moins de prendre position dans ce débat. Ce débat appartient exclusivement à la population djiboutienne, qui n’a pas besoin d’influence extérieure pour décider ce qui est bon ou mauvais pour elle.

Nous nous limitons à publier les informations qui nous sont envoyées par des lecteurs, car nous n’avons pas la compétence pour censurer, ceux qui sont privés du droit d’expression dans leur propre pays.

Aujourd’hui Abdallah Deberkalleh nous adresse son point de vue. Surtout il tient à alerter ses concitoyens sur les risques qui menaceraient les populations Afar.

En effet selon lui, cette idée de sécession (qui est peut-être une rumeur imaginée par le Palais de l’Escale) servirait la politique d’asservissement de la population djiboutienne et en particulier celle de la région Afar, car elle susciterait l’hostilité des pays voisins : Erythrée et Ethiopie …

Nous lui laissons la parole …

___________________________ A. Deberkalleh

Après avoir lu différents articles publiés sur le site de l’ARDHD et sur d’autres sites et en particulier l’appel récent à signer une pétition en faveur de la séparation "en douceur" de la région AFAR, j’ai fait une petite enquête sur cette affaire.

Cette idée est extrêmement dangereuse.

A un moment aussi pénible pour les populations Afar de Djibouti, d’Ethiopie ou d’Erytrée, je m’insurge contre le fait que l’on puisse parler (de guerre) de sécession.

Ce serait et c’est une énorme erreur "politico-sociale". Si l’idée émanait de mes frères Afar, je leur dirais qu’ils se précipitent vers le suicide " politique " régionale et internationale.

Une telle idée ne pourrait que susciter un rapprochement des trois pays, qui trouveraient là (pour une fois !) un motif de rapprochement contre les populations Afar qui vivent dans leurs pays respectifs. En parfait accord, ils engageraient alors une répression sanglante contre ces populations, qui n’auraient plus aucun refuge. La seule idée d’un état fédéral Afar, ayant une ouverture maritime sur la mer rouge est inacceptable pour les pays concernés.

Les Afar n’ont actuellement ni les moyens militaires, économiques ou politiques pour résister à une offensive fraticide qui aurait en plus toutes les chances d’être condamnée par toutes les instances internationles.

En poursuivant dans cette voie, les Afar signeraient leur condamnation à mort et ils crédibiliseraient la propagande d’IOG et de ses extrémistes Issas de tous bords.

Pour moi, il est clair que cette affaire fait partie de la stratégie d’IOG, et qu’elle est peut-être soutenue par certains Afar intellectuels de Djibouti et par certains membres de la diaspora qui voudraient (consciemment ou non) engager Djibouti dans une spirale à la somalienne …

Ne donnons pas de la matière pour alimenter la politique déstabilitrice d’IOG.

Cela nous conduirait à une nouvelle guerre civile dans la région et les Afar seraient les grands perdants.

Pour ne pas envenimer le débat, je vais prendre du recul sur ce sujet mais je vais observer attentivement. Je vous assure que si les choses devaient prendre un tournant dangereux, je les dénoncerai avec la plus grande force et j’espère que de nombreuses oreilles seront attentives à des paroles de sagesse.

11/07/2011 (B612) Pétition en ligne : un groupe de jeunes Afar nous demande de publier l’appel à signer la pétition qu’ils ont mis en ligne. La publication de cet appel par l’ARDHD n’implique pas qu’il reflète les positions de l’association (qui n’a ni les compètences ni la mission pour émettre un avis) et dont le rôle, dans ce cas, est limitè à la diffusion des informations.

Sans préjuger de la solution, nous, signataires de la pétition, souhaitons la scission de la Région Afar en douceur et dans le respect de l’ensemble des communautés et des régions qui composent la République de Djibouti. Si nous atteignons le seuil significatif de 1.000 signataires, nous exposerons nos idées et nous discuterons avec toutes les forces vives de l’opposition djiboutienne à l’étranger (Europe en particulier).

Pour nous contacter: jeunesseafar@yahoo.fr

Le lien avec la pétition n’est plus actif.