15/03/03 (B189) Un nouveau prisonnier politique d’opinion à Gabode. Appel à toutes les Associations de Défense des Droits de l’Homme. Nous avons reçu la confirmation de l’incarcération de DAF dans la sinistre prison de Gabode sur ordre de Guelleh.

Nous avons reçu
la confirmation du fait que DAF a bien été ecroué sur
ordre du Procureur de la République, Djamma Souleiman dit “grandes
oreilles” à la suite d’une plainte qui aurait été
déposée par l’Armée nationnale djiboutienne (AND).

L’Armée se serait
offusquée (sic) au sujet d’un article que DAF a écrit, il y
a 15 jours, et dans lequel, il denonçait les irrégularités
dans le déroulement des élections législatives.

Soyons juste, il disait
simplement ce que tout le monde sait, c’est à dire qu’il y a eu une
fraude électorale massive !!

Il précisait que
le Général Zakaria Cheik Ibrahim avait été l’un
des principaux acteurs de cette fraude et il ajoutait que plusieurs sous-officiers
et militaires du rang, qui avaient fait état de leurs penchants pour
les candidats de l’opposition, avaient été congédiés
sans délai, sans préavis et sans indemnité de l’Armée.

DAF rapportait aussi,
qu’avant d’être mis à la porte illégalement, ces malheureux
étaient passés entre les mains du frère d’Hassan Saïd
dit Madobé et on sait que cette famille à la torture facile
: c’est un deuxième sens chez eux.

Le frère qui s’appelle
Omar Saïd Khaireh a le grade de commandant et il dirige la sécurité
militaire.

Aux dernière nouvelles,
mais cela peut changer d’une minute à l’autre, ni Dini ni Guedi (ses co-listiers au sein de l’UAD)n’auraient
l’intention de faire un geste ou même une simple déclaration
en faveur de DAF. A suivre

Nous lançons un
appel à Reporter Sans frontières, à Amnesty et à
toutes les instances internationales pour exiger la libération immédiate
de DAF.

Le GED nous a déjà
fait savoir que des contacts avaient été pris à ce sujet
avec le quai d’Orsay et l’Union européenne.

Ces
deux hommes, avec d’autres personnalités, font l’objet d’une
plainte pour subornation de témoins dans le cadre de l’affaire
Borrel.
Hassan
Saïd dit Madobé, le Chef de la SDS et le grand responsable
de la torture
Djama
Souleiman, dit Grandes Oreilles, est celui qui envoie à Gabode
tous les opposants