20/03/03 (B189) Réponse du Sergent Ariko au lecteur qui l’avait interpellé hier dans nos colonnes. ( Nous signalons que ce sera le dernier échange sur le sujet, conformément à notre règle de fonctionnement)

Cher étudiant,

Avant tout, je tiens à
vous rappeler le respect des morts : des gendarmes sont morts et vous ne pouvez
pas piétiner leur mémoire.

En lisant le texte que
vous m’avez adressé via l’Observatoire, je
tiens d’abord à vous remercier d’avoir pris la peine d’intervenir.

Non, rassurez-vous, je
ne me compare nullement à Ben Barka et je n’ai pas vocation à
devenir l’avocat du diable. Il m’a simplement paru nécessaire de mettre
en garde mes deux officiers contre des risques avérés à
leur encontre.

Vous êtes jeunes
et je sais que la politique est un élément dépassé
pour votre génération. Sachez tout simplement que les informations
que je communique sont vérifiées et recoupées par mes
soins.

Je suis plus âgé
que vous et j’ai affronté des situations difficiles alors que vous
n’étiez peut-être pas encore né. Tout ce que j’ai voulu
dire à DAF, c’est que la politique est un art difficlie et que cela
demande du courage mais aussi de se prémunir d’un grand piège.
Celui dans lequel les autres leaders de l’opposition sont tombés en
se soumettant à IOG.

J’ai quitté Djibouti
en 2002 et je sais de quoi je parle. Je n’attaque pas des innocents !

Surtout ne tombez pas
dans les travers ni les excés de Mohamed Qayad qui voudrait se faire
passer pour un politicien chevronné. Je suis établi en Hollande
: des membres de sa famille m’ont donné son numero de téléphone
et je l’ai appelé. Il m’a répondu aussitôt.

Je sais bien que mes écrits
dérangent beaucoup de mondre, car nous touchons des sujets dangereux
pour le pouvoir, mais je conserve ma fierté et ma conscience : c’est
donc la tête haute que je vous répond.

Puis-je vous conseiller
de réfléchir encore un peu et surtout de reprendre
vos cahiers et votre plume, afin d’acquérir l’expérience nécessaire
pour éviter des fautes, des mauvaises interprétations ou des
erreurs de cible.

Je vous souhaite de réussir
dans vos études et comme dit le dicton
somalien ‘danta kabso warya war riartahahe (fais ce que tu as affaire parce
que tu es encore mature et jeune”

Cordialement
Sergent Ariko