25/06/05 (B304) J’accuse les idéologues communautaristes (Réaction de Mohamed Qayaad)

_________________________________ Note de l’ARDHD
Cette contribution sera la dernière sur le sujet. Conformément à nos règles de fonctionnement et pour éviter de prolonger un débat interminable, nous avons publié l’article initial de Mohamed Qayaad, puis toutes les réactions des lecteurs qui ont souhaité intervenir.

Nous donnons une dernière fois la parole à Mohamed Qayaad et après ce sujet sera clos dans nos colonnes. Il appartient aux lecteurs de se forger leur opinion personnelle, s’ils le souhaitent.
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Laissez-moi vous dire mon étonnement et ma frustration lorsque j’ai pris connaissance des réactions (d’Ali Coubba et de l’équipe d’Arhotabba ). J’accepte de répondre afin de lever l’ambiguïté de certains termes à leurs avis.

Leur colère ne peut plus servir d’excuse, quand elle sait commettre la corruption des idéaux sacrés.

Lorsqu’on réagit à un texte , il serait plus constructif de réellement lire ce qui est écrit et non pas de le fantasmer. Pour illustrer mon propos , je ne citerai qu’un exemple : en parlant de MIAG j’ai dit ” l’opposition djiboutienne a trop souvent laissé à son sort ” je poursuis plus loin pour dire “quelles sont les motivations de cette mouvance anti-iog ? ” en aucun cas , je parle de l’opposition afare .Je trouve malhonnête de leur part d’en faire dire des choses que je n’en ai pas dit.

Plutôt que de faire des déclarations qui relèveraient du procès d’intention, reprocher des propos qui n’ont jamais été tenus ou intenter des procès pour des délits d’opinions imaginaires.

Et ce, en passant par des procédés très malhonnêtes pour construire un discours qui n’est pas le mien.D’ où ils procèderont à une brève étiologie de ce cas pathologique. Pour en déduire une accusation fallacieuse qui ne résistera pas à un examen critique.C’est de la malhonnêteté intellectuelle.

A l’avenir, évitez de porter des jugements hâtifs sur une personne que vous ne connaissez pas selon vos dires.. A votre place, je me poserai la question de savoir, pourquoi dit-il ceci ou celà ? Voilà l’enjeu du débat .

A vouloir porter le débat sous un angle uniquement tribal fini par inquiéter.Alors, arrêtez de vouloir stigmatiser l’Autre,cette vision manipulatoire est dangeureuse .

Vous devenez riducules à force de vouloir faire vibrer la fibre tribale.Ayez des arguments plus rationnels , plus convaincants.

Ce n’est pas en dénigrant une personne que vous convaincrez qui que ce soit.
Ne vous rendez pas désagréables aux yeux du lecteur à cause de vos inutiles calomnies.

Quelle déception à les lire, on dirait une meute de chiens qui courent après un os. Aucune anticipation, aucune prospective dans leurs contributions.

Comment osent-ils donner des conseils , quand on sait qu’ils ne les appliquent pas ?

Qu’il est fastidieux d’énumerer les entorses,les passe-droits dont se sont rendus coupables mes détracteurs pour légitimer leurs invectives et leurs insultes dont hélas personne n’est dupe ! N’ont-ils donc rien compris à l’éthique de l’humanité, ces justiciers de leur communauté ? De quelle cause sacrée se font-ils les avocats ? De quels traités tirent-ils leur engagement fumeux ? Au nom de quel droit peuvent-ils justifier leur cause?Au nom de quelle religion de l’injustice se réclament-ils?

Quels chefs d’accusations invoquent-ils? Nul le sait. Quels faits me reprochent-ils? Si ce n’est de dénoncer leur enfermement communautariste.

Cette technique de propagande victimologique,bien rôdée, théâtralisée, rejouée et remise en scène par ces énergumènes a toujours été la personnification de l’Autre.

Cette paranoïa collective qui frise les délires n’est autre que le défoulement de complexes longtemps intériorisé et qui surgit tel un démon qui sort de sa boîte.

Ne faudrait-il pas briser la loi du silence et accepter de s’offrir ainsi en permanence en pâture au verdict public. Leur réaction n’est autre qu’un exemple vivant.

Dommage que personne ait l’audace de verbaliser une réalité qui nous touche tous directement et dont personne n’ose parler ouvertement, une réalité qui choque et qui dérange.

Mais ce n’est pas tout. Ils sont toujours condamnés pour leur incapacité à être réalistes , pour préférer la rhétorique aux faits, pour se complaire dans l’apitoiement de leur communauté plus que de s’en tenir à un exposé sobre de la vérité.

Leur comportement ne veut-il pas intimider le lecteur pour obtenir le silence sur ce qu’on veut cacher ?.

Comment savent-ils eux-même qu’ils ont raison ? Débâcle de la disposition autiste.

Quelles mascarades continueront-ils de jouer pour mystifier le peuple djiboutien?

Me taire , ce serait leur donner raison.

Aussi n’est-il pas étonnant qu’ils caractérisent l’Autre pour dénoncer le complot dont leur communauté est victime et tenter d’en démonter les rouages .(cf “ les afars ont d’ abord été écartés des sphères du pouvoir et marginalisés sur les propres terres “,“Au jour d’aujourd’hui c’est cette presse gouvernementale et les thuriféraires du régime qui jouent un rôle intrinsèque dans cette politique haineuse de division, d’épuration idéologique et de désinformation et non cette opposition afare “)

Ils s’emploient ,inlassablement,à expliquer ce qu’ils croient être une machination ourdie contre leur communauté.

Le talent littéraire dépourvu de cruauté démonstrative,tourne vite à l’homélie ronronnante ou à la tauromachie sans mise à mort.

Le dérapage sémantique permet souvent cependant,d’assimiler-verbalement- leurs démarches et de signifier systématiquement cette analogie dans un discours biaisé

Aussi ont-ils encore une fois recours au champ lexical émotif de l’art,indissociablement lié à celui de la tromperie et de la falsification des apparences.

Ce qui existe en-dehors de leur communauté est décrit non seulement comme différent, mais surtout comme inférieur, et donc dangereux. L’influence de l’Autre est dépeinte par l’auteur du second article comme corruptrice et nuisible et qu’il est utile de l’éliminer Il donne de l’Autre une image défavorable et péjorative.Ce dernier craint, déteste , méprise ou rejette l’Autre pour sa différence.Ce sont des principes auquels il ne peut déroger.

Passons très vite sur les remarques et allusions peu dignes me concernant.

Il n’y a plus débat, il ne reste qu’invectives et insultes.

Ces donneurs de leçon veulent-ils imposer leur point de vue ? Quel Etat de droit veulent-ils construire? Une République où la liberté de conscience , la parole et le pluralisme seront bannis..Je dis non !

La démocratie n’exige-t-elle pas le débat , l’ouverture,la contradiction ?

Dans ce cas , le sujet devient arrogant,orgueilleux,méprisant,insultant,et ce sont les réactions qu’on a pu observer chez mes détracteurs,par rapport à mon texte.

Contrairement à eux, je n’aurais point la prétention d’instruire le (a) lecteur (rice) ni l’énergie de tâcher de le (a) convaincre , ni la prétention d’apporter une vérité définitive,mais une interprêtation loyale et fondée sur une lecture précise et attentive des trois articles “ Plaidoirie ou accusation ? “ d‘Ali Coubba ,« L’Afar en perte de vitesse, Attention danger ! ».et « Interpellation légitime ou cocktail délirant ? » .

Mais quel que soit mon souci d’objectivité,c’est toujours un homme ,avec son histoire personnelle,qui lit et qui interprète.Je ne prétends pas l’imposer. Je l’offre à votre réflexion.

Je m’abstiendrai de m’étaler sur l’éthique de la responsabilité qui fonde leur démarche et constitue le vecteur de leur orientation politique.

Le respect m’impose de reconnaître à l’Autre la légitimité de penser et de s’exprimer et ce quels que soient ses convictions.
Le premier article en question a en effet été publié dans les colonnes d’Uguta, l’organe du Parti de l’auteur.Venant de ce bord-là, la chose n’a pas de quoi surprendre. Quoi! AC prend la défense de sa communauté ?
C’est, naturellement, une vue simpliste des choses.

La référence à la population djiboutienne, cependant, n’est pas inintéressante. Que sait-on de ce qu’en pense le peuple? Pas grand chose.

Le second article paru , dans le site d‘Arhotabba , signé par Xagag Bagoul.et l’équipe d’Arhotabba dans un premier temps,puis j’étais surpris de me rendre compte que deux heures plus tard qu’on a supprimé arhotabba team dans sa version finale..Idem pour le troisième paru dans le site arhotabba.

Ces discours viscéralement racistes seraient-ils un décor derrière lequel une machinerie précise fonctionne broyant les unes au bénéfice des autres?.

Ces textes reposent sur la haine, l’ intolérance, le mépris sans borne et l’exclusion de l’Autre.Voilà des préceptes que ne désavoueraient pas un certain Gobineau,Staline et Hitler.

Les arguments avancés, ne manqueront pas d’étonner les âmes candides.
Néanmoins, et sans céder aux tentations du soupçon généralisé ni à celles de la dénonciation gratuite, un ensemble de questions mérite d’être posé à ce propos : comment se manifeste “ cette indignation sélective “ dans la société djiboutienne et à quelles “ logiques “ obéit-elle ? Quelles sont ses sources actuelles et historiques ? Y a-t-il une spécificité de ladite communauté par rapport aux autres communautés djiboutiennes, en ce qui concerne cette problématique ? .

Mon analyse critique porte sur les trois textes et rien d’autre,Pour cela, il faut d’abord isoler le faux problème posé par la mise en scène. La question porte sur la généralisation incroyable que se permet Ali Coubba lorsqu’il prétend que – à juste titre – “ L’auteur ,irrité,doute de la sincérité du combat mené par l’opposition afare”.Ceci est votre interprêtation d’une phrase que, je qualifierai d’une pure imagination mensongère , pire dans un exercice intellectuel malhonnête vous dénaturez complètement mon propos en plaçant l’analyse hors de son contexte.Est-ce l’argumentaire d’une piètre manœuvre politicienne ?

Il vous suffit de lire le reste du texte pour voir que je parle de la mouvance anti-iog et non de l’opposition “afare“.En quoi aurais-je fondalementalement tort de dire cela ?

Outre que c’est une évidente fausseté, il s’agit là d’une calomnie et d’une diffamation sans nom. C’en est pathétique ! Je pense qu’il est temps de sortir d’un discours inlassablement répété et victimaire.

Faisant mine d’ouvrir la porte à une reconnaissance du tort causé à sa communauté par la dictature djiboutienne,Ali Coubba bifurque alors brusquement pour entraîner le lecteur dans une de ses lubies justificatrices : le paradigme victimaire !

“ Le parallèle est maladroit, voire blessant pour tout un peuple.” écrit-il.

Vous conviendrez qu’il devient alors difficile de contester quoi que soit dans l’ordre des choses, puisque dénoncer revient à se poser en victime.

Dans le cadre de cette mise en scène, il oppose en les modulant d’une manière proche de la névrose l’acceptation et la dénégation, la dénégation qu’il n’a pas su exprimer à son interlocuteur, à cause précisément de l’approbation qu’il donne en même temps à une part de ses propos, refus et acceptation qu’il nuance par touches successives jusqu’à produire l’image de l’éternelle victime.C’est votre droit le plus élémentaire. Sauf que votre attitude défensive que vous affichez actuellement est dangereuse car porteuse d’une dynamique suicidaire et destructrice. Comment peut-on en arriver là ?

Aurai-je réveillé les vieux démons?Aurai-je osé critiquer l’enfermement communautariste? Passage difficile mais obligé.

L’image que le second et le troisième article donne de M Qayaad serait généralement négative et stéréotypée.Une stigmatisation au mieux inconséquente, au pire malhonnête.

“ QAYAAD,élevé au lait tribal,” écrit l‘auteur du second article , avant de poursuivre “ l’honnêteté, le courage et la courtoisie ne nourrissent pas le bonhomme”, pour dire que “ le rejeton de Qayaad est-il un honorable correspondant du SDS ? “.

Tandis que l’auteur du troisième article dit ” Aucun scrupule dans le choix des mots, aucune retenue dans l’énonciation d’un argumentaire aussi lourd de sens, aucune honnêteté dans l’articulation de ces propos.” poursuit -il un peu plus loin “ Inquiétant Qayaad qui se contente de réflexions insuffisantes, de pensées non abouties, de raccourcis grossiers et de généralisations abusives. “ avant de conclure que “ ces axiomes freluquets qui alimentent au final les manœuvres du régime.”.De quoi me traîtent-ils ? d’opportuniste? de collaborateur gluant? et j’en passe .Autant d’images négatives pour stigmatiser l’Autre.

Selon un procédé courant, l’amalgame s’opère entre la dictature djiboutienne et Mohamed Qayaad, ce qui revient à dire, par raccourci, que l’article , coupé de la réalité, porte la marque infamante du régime.

Etrange similitude avec la première phrase d’Ali Coubba lorsqu’il dit “j’ignore, par ailleurs, qui se cache derrière ce pseudonyme.“. Veulent-ils induire par le doute le lecteur en erreur ? Est-ce le début d’un procès d’intention en racisme ?

Selon Antonius, le processus de formation des images négatives s’effectuerait en trois étapes : une distorsion des faits, une généralisation et une cristallisation de cette image négative.C’est ce qu’on a pu constater dans le second et le troisiéme articles.

Voilà donc qu’ils m’accusent d’hypocrite, sans la moindre preuve, sans le moindre prétexte.

Je dénonce cette idéologie qui enferme l’individu dans une prison intellectuelle et qui l’empêche de valider toute pensée différente de celle censée être dans sa nature et , le prive de la liberté de penser.Je dis non à cette dictature pervertie !

En fait, j’ai du mal à situer Ali Coubba ( et le courant au nom duquel il s’exprime ) dans le camp de la démocratie et l’unité nationale. L’unique intérêt d’une analyse de sa réaction c’est qu’elle permet de montrer que son discours le situe loin des principes derrière lesquels il s’avance.

Que des individus ou des groupes quels qu’ils puissent être, aient la prétention de détenir l’apanage du combat contre la dictature et le racisme et s’arrogent un pouvoir de certification démocratique est scandaleux et désespérant.

Dieu sait pourtant que ce débat est nécessaire.Et qu’il pourrait se révéler efficace s’il se libérait du poids mort des solidarités perverties.

La stratégie d’Ali Coubba vise à se présenter – du moins pour le lecteur averti – comme le seul défenseur des intérêts de sa communauté,alors que, par différence,”tous les autres” sont repoussés comme des traîtes à sa nation.

“ Tous les autres “ ce sont les autres communautés qui fonctionnent comme une étiquette négative et disqualifiante et qui suffit par lui seul à jeter l’anathème sur ceux qu’il désigne ainsi.

Face au débat il met en oeuvre différentes stratégies de défense du statu quo.
Si ma réaction envers l’intelligensia afar est de l’ordre de la ridiculisation et de la violence,une autre stratégie passe par un débat ouvert célébrant la diversité des points de vue.

Un premier élément formel exprime très bien la négation de ce débat.

En effet,il développe tout au long du texte une position défensive,d’intériorité voire de subjectivité . Ce n’est donc pas pour rien que le “on” neutre ou le “nous” pluriel traversent son texte : il exprime l’aveuglement de sa communauté face à sa particularité ,spécificité de victime et ,du coup, face aux dominations que subissent les autres communautés djiboutiennes .

Si il ne se pose pas comme victime ,il l’est pourtant bien de la même façon que sa communauté .

Je reste persuadé donc que l’enjeu fondamental derrière tous ces mots c’est la défense d’un statu quo , le refus d’une remise en cause personnelle et collective,le refus d’une critique en soi en tant que victime.

C’est la raison pour laquelle l’auteur avait délibérement choisi de mon texte l’accusationn faite à une frange de l’opposition -j’ai bien dit à une frange s’est-il reconnu dans cette frange? je n’en sais rien , mais bon avançons ! – pour en faire son intitulé Plaidoirie ou accusation ?.

Au mieux il ne reconnait pas cette indignation sélective , au pire il la nie en même temps il veut se savoir impliqué,touché,directement concerné voire co-responsable.

Il refuse de se représenter mentalement la réalité des faits.
Il dresse le portrait de “ l’opposant “en créant fictivement un débat procès contre toute personne qui s’insurge contre cette pratique de “deux poids , deux mesures “,et par là même à centrer le débat exclusivement sur la mse en accusation de l’élite intellectuelle politisée.

Ces vils séditieux peuvent ne pas être d’accord avec moi, ne pas vouloir en faire la promotion, mais dire que ça n’existe pas, c’est mentir et c’est grave. Il suffit d’ouvrir les yeux au lieu de faire sa vierge offensée.

Quand on suit la réalité djiboutienne. Alors quoi ? Ils continuent de se fermer les yeux et ils font comme si ça n’existait pas au point d’ignorer ce qui existe sous nos yeux, mieux vaut ne pas essayer de parler à la place des autres et mieux vaut se taire plutôt que de dire n’importe quoi. Comment peut-on refuser de voir la réalité en face à ce point ? Faut-il toujours tout sacrifier au politiquement correct ?

Mais si les djiboutiens font la sourde oreille, la situation va perdurer en silence et cette pratique se généralisera puisqu’elle n’est jamais évoquée, nulle part..

Il y a un travail à faire,et cela commence par la reconnaissance publique du problème.Il nous (les djiboutiens) faut dénoncer toutes les victimes-toutes origines confondues- au lieu de défendre de façon égoïste une éternelle victime contre son éternelle accusée.

N’est-ce pas paradoxal de nier à ce point toute possibilité de débat?Pourquoi ne pourrait-on pas tenter d’en débattre?

Il ne s’agit pas,comme l’affirme Ali Coubba de façon bien démagogique et réductrice,d’en faire “l’objectif prioritaire” mais d’en faire un objectif important parmi d’autres.

Et c’est bien cela que craignent Ali Coubba et autres à mon avis : de devoir dépasser un égoïsme ethnique pour aller vers les autres et leurs revendications multiples de justice,plutôt que de défendre avec arrogance la soi-disante “ politique de victimisation “et de déconstruire ce communautarisme et sa solidarité ethnique au delà des différences idéologiques parce qu’en aucun cas nous n’avons le droit de différencier les victimes ni de distinguer les bourreaux.

Construire la République de Djibouti démocratique, c’est combattre cette orientation politique qui impose une identité exclusive comme fondement de l’Etat djiboutien.

Il faudrait aussi s’interroger sur les raisons de cette dérive : la conviction souvent, mais parfois aussi le calcul politique à court terme ou le désir éperdu d’apparaître proche du peuple – ou encore le plaisir infantile de se singulariser en ” défiant le politiquement correct’ ‘. Sans oublier la simple incompétence et l’absence de sens critique face aux poncifs ou aux chiffres fantaisistes assénés par les démagogues à propos de ” tous les autres ”.

Je ne comprends pas en quoi nommer, évoquer de façon appropriée “ la politique de deux poids ,deux mesures “ relève d’une vision manichéene. C’est d’ailleurs l’ambiguïté entretenue par Ali Coubba dès que sa communauté est évoquée au point que même sans intention, la réaction est vive à chaque fois que cette catégorie anthropologique est employée.

Il est temps de rompre avec ce discours.A chaque fois que “ cette pratique de deux poids ,deux mesures “est dénoncée avec vigueur, certains se gênent en croyant être visés. A qui la faute ?

Elle incombe à cette minorité élitiste qui a certainement une grande responsabilité dans la faillite de la démocratie à Djibouti !

J’en suis convaincu. Confisquer la parole et la liberté de conscience revient à perpétuer ce que je comdamne sans détour.

Aux donneurs de leçon , mon profond dégoût !

Aux démocrates , toute ma reconnaissance !

Mohamed Qayaad