30/06/05 (B304) François-Xavier Verschave est mort (Nouvel Obs)

Le fondateur de l’association Survie, spécialiste de la Françafrique, est mort d’un cancer mercredi.

François-Xavier Verschave, fondateur de l’association Survie, spécialiste de la Françafrique, est mort d’un cancer mercredi 29 juin, a annoncé son association dans un communiqué. “Fondateur de notre association Survie, qu’il présidait depuis 1995, il fut, 20 ans durant, en notre sein, ce qu’aucun qualificatif ne pourrait exprimer, au-delà des qualités et de la pertinence avec lesquelles il menait notre combat collectif. Il a défini lui même ce combat comme étant celui d’abord de ne pas nuire à autrui, et en particulier aux peuples africains”, indique le texte.

La famille de François-Xavier Verschave a fait savoir qu’une célébration aura lieu à Villeurbanne, le samedi 2 juillet, avant l’inhumation de son corps. Une veillée de partage et de mémoire sera également organisée le même jour à 18 heures. Un second temps de partage et de mémoire sera organisé à Paris à la rentrée.



Procès

François-Xavier Verschave est né à Lille le 28 octobre 1945. Il était membre fondateur de l’association Survie, qu’il présidait depuis 1995. Il était également directeur de publication de la lettre mensuelle de l’association : Billets d’Afrique et d’ailleurs.

Spécialiste des relations franco-africaines, François-Xavier Verschave a notamment forgé et décrit le concept de “Françafrique”. Ses deux principaux ouvrages sur la question sont La Françafrique (Stock, 1999) et Noir silence (Les Arènes, 2000). Ce dernier lui a valu un procès pour offense à chefs d’Etat étrangers qui a finalement légitimé son travail puisque François-Xavier Verschave a été déclaré non coupable, compte tenu du “sérieux des investigations effectuées”.



Survie

Survie est une association de citoyens qui milite pour que l’argent de l’aide publique au développement serve réellement à lutter contre la pauvreté, soit mis un terme aux dérives souterraines et déshonorantes de la politique franco-africaine et soient mis en place des mécanismes de prévention et de répression des crimes contre l’humanité et de génocide.