25/04/07 (B392-B) AP / Près de 300 morts dans les combats qui font rage à Mogadiscio depuis une semaine.

MOGADISCIO
(AP) – Les tirs d’artillerie et les obus de mortiers continuaient de pleuvoir
mardi sur Mogadiscio, où la dernière vague de combats en cours
depuis une semaine a fait au moins 300 morts dans la population.

Les combats se concentraient mardi dans le nord de la capitale somalienne,
autour des lignes de front, et n’étaient selon les habitants de la
ville pas aussi violents que les jours précédents. Au moins
cinq personnes ont été blessées mardi, selon l’hôpital
Medina de la ville, qui n’excluait pas qu’il y ait aussi des morts.

Par ailleurs, une explosion semble-t-il due à une voiture piégée
s’est produite devant une base de l’armée éthiopienne à
30km de Mogadiscio après que des troupes eurent ouvert le feu sur un
minibus qui fonçait vers la base, selon un témoin habitant dans
le secteur, Mayow Mohamed. Trois civils ont été blessés
dans l’explosion et les troupes éthiopiennes ont bouclé la zone,
a-t-il précisé.

Selon une commission locale d’évaluation des victimes, 293
civils ont été tués et 587 blessés dans la dernière
vague d’affrontements, en cours depuis le 18 avril. Selon Hussein Farah Siyad,
un porte-parole du clan majoritaire à Mogadiscio, celui des Hawiye,
plus de 82.000 personnes ont fui la ville depuis lors.

Ces derniers combats se déroulaient malgré l’appel au cessez-le-feu
lancé quelques heures plus tôt par le secrétaire général
de l’ONU Ban Ki-moon. Ce dernier a “déploré le recours
indiscriminé aux armes lourdes contre des centres de population civile,
au mépris du droit humanitaire international”, selon sa porte-parole
Michèle Montas, et réclame aux parties de “faciliter l’accès
pour la fourniture d’une aide humanitaire d’urgence indispensable”.

Dans le même temps, Kismayo, ville côtière à 500
km au Sud de Mogadiscio serait tombée entre les mains d’un clan lié
aux miliciens islamistes chassés de la capitale et qui continuent de
combattre les forces gouvernementales et éthiopiennes. La ville est
tombée lundi soir après des combats qui ont fait au moins 21
morts, selon le porte-parole du clan des Marehan.

AP