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30/05/2014 (Brève 392) Conférence de presse de l’USN à Paris, avec en particulier la participation de Maître Zakaria Abdillahi Ali et de l’écrivain Abdourahman Waberi.(ARDHD)

Après un bref rappel de la situation à Djibouti, Maki Houmed Gaba représentant de l’USN en France et organisateur de la conférence de presse a passé la parole :

à Me Zakaria Abdillahi Ali, en sa double qualité de Président de la LDDH et d’avocat des détenus politiques. Il a brossé un tableau sombre de la situation des libertés, des Droits de l’Homme et du respect des procédures judiciaires. A l’aide de plusiuers exemples précis et concrets, il a montré comment les juges pouvaient prendre et faire appliquer des décisions en parfaite contradiction avec le code civil et les garanties décrites dans la constitution.

Parmi les exemples, citons le cas d’un prévenu défféré en comparution immédiate. La juge a reconnu qu’elle ne disposait d’aucune plainte contre lui pour le motif invoqué. Au lieu de prononcer sa libération immédiate, elle a maintenu la mise en détention .. et le détenu a été reconduit à Gabode. Exemple parmi tant d’autres.

Abdourahman Waberi a expliqué sa position d’opposant déterminé, même s’il n’est membre d’aucun parti. Il a expliqué comment la diaspora vivant aux USA avait su s’organiser pour manifester à l’occasion de la venue de Guelleh et pour montrer que derrière l’écran de fumée qui est soutenu par la communication de la Présidence, la réalité était bien différente dans le pays. Il a appelé toutes les Djiboutiennes et tous les Djiboutiens à se mettre au travail pour contribuer à la fin de la dictature.

Dimitri Verdonck, Président de l’Association Culture et Progrès a expliqué les actions de communication qui sont conduites au niveau des différentes instances européennes, pour obtenir la condamnation du régime et que les différents états dont la France, en première ligne, cesse d’accorder un soutien sans critique à l’égard du régime. Il a insisté sur le fait que les opposants ne devaient pas limiter leur communication à la dénonciation des crimes commis par le régime, mais qu’ils devaient agir en dynamique pour proposer des alternatives ou des solutions.

Jean-Loup Schaal, Président de l’ARDHD, a été invité à s’exprimer à la tribune. Reprenant les propos de Dimitri Verdonck et d’Abdourahman Waberi, il a insisté sur le fait que l’opposition devait s’organiser pour construire un programme de gestion de l’alternance et pour montrer aux nations présentes à Djibouti, qu’elle avait la capacité à assurer la conduite du pays dans un cadre démocratique et de restaurer les libertés individuelles et la saine gestion des finances publiques. Il a appellé tous les Djiboutiens qui le souhaitent à participer à ce travail. L’ARDHD continuera à soutenir toutes les actions en faveur de la restauration des Droits de l’Homme.

En sa qualité de collaboratrice du bureau Afrique de la FIDH, Assatou BA a rappelé que la FIDH suivait avec une grande attention la situation des DH à Djibouti et qu’une mission d’information allait être programmée très prochainement dans ce pays.

Après les questions des participants, Maki Houmed Gaba a conclu en rappellant le rôle de l’USN, la structure de l’opposition qui rassemble, au-delà des partis politiques, tous les opposants djiboutiens et tous les défenseurs des Droits de l’homme des différents pays surtout européens et nord-américains. Il a fait état de la demande de négociation qui a été adressée au régime et à l’union africaine pour établir les conditions d’élections démocratiques et transparentes dans l’avnir. Au final il a appelé à participer à un grand rassemblement à Bruxelles le 27 juin pour dénoncer la dictature et interpeller les instances européennes. Il a été longuement remercié pour l’organisation de cette conférence de presse

L’ARDHD souhaite un bon retour à Djibouti à Me Zakaria et elle rappelle qu’elle suivra avec attention toutes les tentatives d’intimidation à son encontre.

27/04/07 (B392-B) AFP / Somalie : fin des combats à Mogadiscio où les Ethiopiens traquent les insurgés

Par
Mustafa HAJI ABDINUR

MOGADISCIO (AFP) – L’armée éthiopienne patrouillait
vendredi dans les rues à la recherche d’insurgés dans Mogadiscio,
où les combats ont totalement cessé au lendemain du succès
militaire majeur des troupes d’Addis Abeba, engagées aux côtés
du gouvernement somalien.

Harassés après neuf jours de combats ininterrompus qui
ont dévasté plusieurs quartiers de la ville, des habitants ont
commencé de leur côté à ramasser les cadavres.


Des camions chargés de soldats circulaient dans le sud et le nord de
la ville, où aucun tir n’était entendu.

Des soldats patrouillaient à pied dans les rues, cherchant dans les
maisons les insurgés, groupe hétéroclite formé
notamment des miliciens islamistes, qui ont abandonné jeudi leurs positions
devant la puissance de feu de l’armée éthiopienne.

“Les soldats éthiopiens sont entrés dans notre
maison et ont arrêté trois personnes dont une femme”, a
raconté Ibrahim Sheikh Mao, du quartier de Suuqahoola, dans le nord.

“Ils ont regardé mes mains et mes coudes”, manière
de déterminer si une personne a utilisé récemment une
arme, a ajouté Ibrahim Sheikh Mao: “ils m’ont relâché.
Mais ils ont emmené trois autres, dans un camion qui attendait dehors”.

“Ils vont de maison en maison pour arrêter des gens. J’imagine
qu’ils ont arrêté des centaines de personnes, car ils ont commencé
l’opération tôt ce matin”, a-t-il commenté.

Dans le sud de la capitale, d’autres habitants ont confirmé
cette traque aux insurgés. “Les forces éthiopiennes ont
commencé à arrêter les gens. Ils ont arrêté
mon oncle, qui n’est pas un combattant. Ils ont arrêté 17 personnes
dans notre coin”, selon Hussein Mohamed, de Labadagah (sud).

“Tous les hommes fuient les maisons à cause des arrestations”,
a témoigné côté Shamso Nur, une femme qui habite
Ali Kamin, un des principaux fiefs des insurgés: “J’ai vu les
Ethiopiens emmener trois hommes à côté de chez moi. Je
ne sais pas si c’était des combatants, mais ils avaient l’air de civils”.

D’autres habitants se sont organisés pour ramasser les cadavres dans
les rues.

“Nous avons ramassé sept corps, dont celui d’une femme. Ils étaient
en état de décomposition et nous les avons emmenés dans
une mosquée pour préparer l’inhumation”, a expliqué
à l’AFP Haji Mukhtar Hassan, qui réside dans le nord de la ville.
“Après l’arrêt des combats, on s’est organisé nous-mêmes
et ce matin, on a commencé à ramasser les corps. On veut les
enterrer”.

Selon un bilan partiel de l’ONG somalienne Elman Peace and Human Rights Organisation,
près de 400 personnes – en majorité des civils – ont été
tuées dans la ville depuis le déclenchement de l’offensive éthiopienne,
le 17 avril.

Jeudi, après un intense pilonnage d’artillerie, les soldats d’Addis
Abeba ont pris l’essentiel des positions des insurgés, selon des habitants.

Le Premier ministre somalien Ali Mohamed Gedi a affirmé avoir “pratiquement
terminé le combat contre les insurgés d’Al-Qaïda à
Mogadiscio (…) Les forces du gouvernement ont pris le contrôle de
leurs principaux bastions dans le nord de la ville”.

Environ 400.000 personnes ont fui ces combats à Mogadiscio (qui compte
un million d’habitants) depuis début février, a indiqué
jeudi le responsable de l’ONU pour les questions humanitaires, John Holmes.

Fin mars, l’armée éthiopienne avait mené une première
offensive qui a fait un millier de morts, selon les chefs traditionnels du
clan Hawiye, prédominant dans la capitale.

L’armée éthiopienne est intervenue en Somalie fin 2006 pour
déloger les tribunaux islamiques, qui avaient appelé à
la guerre sainte contre le régime d’Addis Abeba et rejetaient l’autorité
du gouvernement de transition, mis en place en 2004 pour stabiliser ce pays
en guerre civile depuis 1991.

27/04/07 (B392-B) EURONEWS L’armée éthiopienne intensifie son offensive contre les insurgés somaliens

Alliés
au gouvernement somalien, les éthiopiens se sont emparés hier
de plusieurs bastions rebelles au nord de Mogadiscio, notamment dans le secteur
de Balad

Un “succès militaire majeur” selon le vice-ministre somalien
de la défense qui espère parvenir à la fin des combats
dans les prochains jours. Des combats particulièrement violents depuis
début avril. Près de 400 personnes, en majorité des civils
y ont perdu la vie et jusqu’à 400 000 personnes ont fui la capitale
selon les ONG et les Nations Unies. Le Programme Alimentaire Mondial a pu
distribuer de l’aide humanitaire à l’ouest de Mogadiscio.

La Ligue Arabe appelle de son côté “toutes les parties à
un cessez-le-feu immédiat”. L’armée éthiopienne
est intervenue en Somalie fin 2006 pour déloger les tribunaux islamiques,
qui avaient appelé à la guerre sainte contre le régime
d’Addis Abeba.

Ces derniers rejetaient l’autorité du gouvernement de transition, mis
en place en 2004 pour stabiliser ce pays en guerre civile depuis 1991.

26/04/07 (B392-B) APA Washington veut mettre son armée au service de l’humanitaire en Afrique.

____________________Note
de l’ARDHD

Voilà une information qui va certainement réjouir les autorités
françaises … !

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APA – Washington (USA) Le nouveau Centre de commandement des Etats-Unis
pour l’Afrique, (Africa Command, AFRICOM) ne nécessitera pas
une forte présence militaire, mais elle œuvrera davantage pour
la promotion de la sécurité et de la stabilité dans la
région, tout en coordonnant le soutien de Washington pour un leadership
africain, ont indiqué des officiels du ministère américain
de la Défense.

“L’objectif recherché est de faire en sorte que l’AFRICOM
ne joue pas un rôle de leadership sur le continent, mais sert plutôt
à aider à asseoir un leadership africain », a déclaré
mardi à la presse le responsable de la politique du Pentagone, Ryan
Henry.

“Nous chercherons à compléter et non à
nous opposer aux efforts de leadership en cours”, a-t-il précisé.

Le Président George W. Bush avait annoncé en février
dernier que le Département à la Défense allait mettre
en place un nouveau Centre de commandement en Afrique, pour gérer les
intérêts du gouvernement américain sur le continent. Des
centres similaires existent dans d’autres régions du globe.

AFRICOM va concerner tous les pays d’Afrique à l’exception
de l’Egypte, qui restera un associé du Commandement Central américain.

Accompagné d’un groupe d’officiels du Département
d’Etat et du Pentagone, il avait visité du 15 au 21 avril derniers
six pays africains (Ethiopie, Ghana, Kenya, Nigeria, Sénégal,
Afrique du Sud) et le siège de l’Union Africaine, pour discuter
du nouveau Centre de commandement avec les dirigeants africains.

Les Etats-Unis envisagent d’installer le siège du commandement
en Afrique, mais selon le responsable de la politique du Pentagone, son équipe
est encore dans une phase “exploratoire” et que AFRICOM ne serait
pas nécessairement basé dans l’un des six pays visités.

Les effectifs du siège dont le nombre est bien en deçà
de 1.000 personnes pourraient être répartis entre plusieurs pays
qui ne sont pas forcément en Afrique, a-t-il expliqué. “Il
n’y a pour le moment aucun processus d’élimination et il
n’est pas possible de dire dans quel pays le Centre sera installé”,
a indiqué M. Henry, précisant qu’il existe « plusieurs
modèles qui sont actuellement à l’étude et que
tout est possible ».

Le quartier général d’AFRICOM et son personnel seront
“aussi réduits et discrets que possible”, a-t-il indiqué,
ajoutant qu’au lieu de mettre davantage l’accent sur les tâches
purement militaires, le commandement va privilégier les missions humanitaires,
les affaires civiles et l’assistance aux Nations pour renforcer la sécurité
régionale aux frontières et en mer.

Le commandement devrait être entièrement opérationnel
vers la fin du mois de septembre 2008 et les responsables du Pentagone voudraient
que le patron d’AFRICOM vienne servir en Afrique avant cette échéance.

Le commandant adjoint de AFRICOM serait un officiel du Département
d’Etat américain, une décision qui montre que le commandement
ne privilégie pas l’aspect militaire.

Il a rappelé aux officiels que AFRICOM était encore dans une
phase de planification et que sa mise en place n’est motivée
ni par une menace spécifique, ni par des considérations stratégiques.

Il a par ailleurs indiqué que les Etats-Unis n’imposeraient pas
de solutions américaines aux conflits africains, précisant que
leur rôle consiste “à travailler ensemble avec les nations
et les organisations multinationales pour aider à trouver des solutions
africaines pour le continent, aussi bien dans le domaine de la sécurité
que dans celui de la stabilité”.

26/04/07 (B392-B) BBC – La division des Clans derrière la violence en Somalie. Clans divisions behind Somali violence (En Anglais – Info lectrice)

By
Noel Mwakugu

Weeks of indiscriminate shelling in Somalia have reduced the capital
Mogadishu, once a thriving commercial hub, to rubble.

Bakara market – which was the city’s centre of commerce – has almost been
flattened.

Businessmen are counting their losses at a distance, as most of them are among
the nearly 340,000 residents who have fled the violence since February.

Bodies of those killed in the crossfire are rotting on the streets while many
who survived the carnage are nursing serious wounds in hospital.

But the private Medina hospital lacks adequate medical supplies to attend
to the rising numbers of casualties – only those with complicated injuries
are being treated.

Despite the mayhem, most world governments are watching in silence.


Ethiopia is looking for a partner so it can contain separatist forces in the
Ogaden and the interim administration is the most likely choice

United Nations Secretary-General Ban Ki-moon has been one of the
few to call for an end to the violence.

Somalia’s transitional government insists its offensive against the
insurgents is needed to restore order to a country that has lacked a functional
administration for the past 16 years.

But since President Abdullahi Yusuf’s interim government was set up in 2004
it has not enjoyed popular support among Somalis.

Foreign fighters

BBC Somali affairs analyst Daud Aweis say the administration is divided and
only strong international backing has enabled it to survive.

"The cabinet is largely a benchmark that has been used to gauge how influential
a certain clan is in the government going by the portfolio being held by a
clan representative," he says.

It is this feeling that has driven members of Mogadishu’s dominant Hawiye
clan to take up arms and resist the transitional government.

President Yusuf has been accused of favouring his Darod clan when appointing
government officials; the suspicion among Hawiyes is that his administration
is only aimed at ending their traditional dominance.

"These clan fighters also make up a large part of the insurgents because
many are sympathisers of the ousted Islamists," our analyst says.

There have also been reports of foreign fighters being linked to the Union
of Islamic Courts (UIC) – the Islamic group which controlled large parts of
southern Somalia until it was ousted last December with Ethiopian help.

Although exact numbers of these foreigners are unknown, they are believed
to be behind most of the attacks on Ethiopian and government bases in Mogadishu.

Ethiopia has said that it has begun to withdraw its troops from Somalia but
to many observers this seems unlikely.

Zeal

With the stakes so high and unrest in its own Somali region – known as the
Ogaden – Ethiopia will not want to loosen its grip on its neighbour.

Somali analyst Ali Abdullahi says when the Islamists were in control in Mogadishu,
their influence stretched to the Ogaden, providing cultural and ideological
succour to separatist rebels there.

Everyone’s agenda comes down to clan in the end

Earlier this week, Ogaden rebels attacked an oilfield killing Chinese and
Ethiopian workers.

"Ethiopia is looking for a partner so that it can contain separatist
forces in the Ogaden region and the interim administration is the most likely
choice," Mr Abdullahi says.

"The zeal with which Ethiopia is carrying out the operation against the
insurgents and clan fighters [in Mogadishu] is a clear indication that crippling
their military power and influence is another way of countering rebels in
Ogaden region," he says.

But while Ethiopia’s intervention precipitated violence in Mogadishu, the
UIC was far from a united front, he argues.

"This was just a group of businessmen and members of the Hawiye clan,
whose goal was to get power and shield their interests through Islam."

It was only a matter of time before their agenda was exposed, he says, and
fighting would have resumed in the city even under their rule.

Exploiting divisions

Analysts argue that unless the interim administration embraces the
business community in Somalia and the country’s intellectuals in the diaspora,
it will fail to win backing at home.

But the BBC’s Daud Aweis says the likelihood of Somalis moving beyond their
clan outlook and uniting behind one leader is slim.

He says sincere peace talks with all parties involved in the conflict are
needed.
However, as Somalia’s neighbours and the wider international community are
exploiting clan divisions to their own ends, a real resolution to the crisis
is unlikely.

"Everyone’s agenda comes down to clan in the end. At this rate thousands
of Somali people will continue to die over the same problems that have plagued
the country since President Siad Barre’s fall in 1991," our analyst says.

26/04/07 (B392-B) BBC L’Ethiopie envoie une mission de secours dans la région frappée par l’attaque contre un centre pétrolier exploité par la Chine (72 morts dont 7 chinois). Ethiopia launches rescue mission (En anglais – info lectrice)

The
government of Ethiopia is sending a rescue mission to the remote Somali region
where seven Chinese oil workers were kidnapped on Tuesday.

China has strongly condemned the separatist rebel attack against its interests
in Ethiopia, in which nine Chinese and 65 Ethiopian workers died.

The workers were abducted by the Ogaden National Liberation Front (ONLF) during
an attack on a Chinese-owned oil field.

The Ethiopian leader denounced the attack as "cold-blooded murder".

Ethiopia has accused neighbouring Eritrea of sponsoring the ONLF, an ethnic
Somali rebel group.

We have warned the Chinese government and the Ethiopian government that…
they don’t have a right to drill there

Eritrea has denied the accusation, saying Ethiopia is trying to trigger
a war.

Beijing urged the government in Addis Ababa to ensure the safety of Chinese
expatriates after the "atrocious" act.

The clashes took place at an oil field in Abole, a small town about 120km
(75 miles) from the regional capital, Jijiga.

"It is an outrage," Ethiopian Prime Minster Meles Zenawi said at
a news conference.

"I can assure you that those responsible for this act will pay in full
for what they did."

The bodies of the nine Chinese oil workers are due back in the Ethiopian capital
within hours.

A government official said the bodies of the Ethiopians who were also killed
on Tuesday morning will be returned to their families.

Fire fight

An ONLF(*) spokesman in London, Abdirahman Mahdihe, insisted in a BBC interview
that the raid had been a justified reaction to Ethiopian oppression.

"We have warned the Chinese government and the Ethiopian government that…
they don’t have a right to drill there," Mr Mahdihe told the BBC’s Focus
on Africa programme.

"Unfortunately nobody heeds our warning and we have to defend our territorial
integrity," he said.

The ONLF has in the past made threats against foreign companies working with
the Ethiopian government to exploit the region’s natural resources.

A Chinese oil worker said about 200 gunmen attacked the field, where the Zhongyuan
Petroleum Exploration Bureau is searching for oil.

Gunmen briefly took control of the field after a 50-minute fire fight with
soldiers protecting it, Xu Shuang, a manager for the oil group, said.

China has been working to increase its influence and investment in Africa
in recent years as it looks to secure energy supplies for the future.

(*)
The ONLF has been waging a low-level insurgency with the aim of breaking away
from Ethiopia. OGADEN NATIONAL LIBERATION FRONT (ONLF)
Want Somali-speaking region to break away from Ethiopia
Founded in 1984
Has been accused of bomb attacks in Somali region and the capital, Addis Ababa

Fought major battles with Ethiopian government in 2006

26/04/07 (B392-B) LE FIGARO : Le chaos somalien se propage en Éthiopie

P.
S. -E..

Alors que son intervention en Somalie était censée l’en prémunir,
Addis-Abeba vient d’être victime sur son territoire d’une attaque.

SI LE SABLE n’a pas de mémoire, le désert en a une.


Dans les confins de l’Est africain, celle-ci – à la manière
d’un fantôme d’Hugo Pratt – se réveille. Et menace de balayer
l’apparente stabilité qui a longtemps prévalu dans la Corne
de l’Afrique. Le spectaculaire assaut réalisé mardi à
l’aube contre un site chinois d’exploration pétrolière installé
dans l’Est éthiopien, à 1 200 km d’Addis-Abeba, est un signe.
Un de plus.

Revendiquée par le Front national de libération de l’Ogaden
(ONLF), l’attaque a entraîné la mort de soixante-cinq Éthiopiens
et de neuf Chinois. Six autres ressortissants chinois, au moins, ont été
enlevés. Le Front national de libération de l’Ogaden a été
officiellement créé en 1984 au nom de la défense des
droits des habitants de l’Ogaden « opprimés » par Addis-Abeba.
En réalité, les racines du conflit sont bien plus profondes
: dès la fin du XIXe, les Ogaden – proches des Somalis – se sont violemment
opposés aux velléités expansionnistes de l’Abyssinie
d’alors.

« Groupe terroriste »

Incessants, les affrontements se sont conclus en 1977 par la victoire de l’Éthiopie
sur une Somalie qui, jusque-là, contrôlait l’Ogaden. De multiples
heurts – dans cette région aux contours extrêmement mouvants
– ont marqué les années suivantes. Sans jamais ébranler
Addis-Abeba qui, pour désigner les activistes de l’Ogaden, a toujours
usé du vocable « groupe terroriste ». Une formulation reprise
hier par le premier ministre d’Addis-Abeba, Mélès Zénawi,
lui-même ancien rebelle : « Il y a des groupes et des forces,
a-t-il lancé, qui souhaitent nuire à notre développement
économique et déstabiliser l’Éthiopie en utilisant tous
les moyens à leur disposition.

Le sous-entendu est limpide : outre les Ogaden, le premier ministre éthiopien
vise le voisin érythréen, un pays qui, depuis la guerre frontalière
de 1998-2000, entretient des relations tendues avec Addis-Abeba. Des relations
d’autant plus tendues qu’elles ont encore été récemment
exacerbées par l’engagement éthiopien en Somalie. Répondant
à l’appel de Washington et donc volontaire pour porter à bout
de bras le faible gouvernement somalien, constitué en exil et longtemps
soutenu par la communauté internationale, Addis-Abeba se trouve aujourd’hui
engagé en première ligne dans la véritable guerre civile
qui déchire la capitale, Mogadiscio.

Entrée dans sa deuxième semaine, cette guerre est un affrontement
à grande échelle entre, d’un côté, soldats éthiopiens
et somaliens et, de l’autre, les rebelles des Tribunaux islamiques. Depuis
le début de février, un million d’habitants ont fui Mogadiscio
en « un flot continu », selon les organisations humanitaires sur
place. En quelques jours, 323 personnes ont été tuées
dans la capitale somalienne.

L’Érythrée, accusée

Pour justifier aux yeux de sa propre opinion son engagement somalien, Addis-Abeba
n’a pas hésité à multiplier les accusations contre ses
voisins. Selon l’Éthiopie, de nombreux groupes militants de la région
– dont plusieurs soutenus par l’adversaire érythréen – participeraient
aux combats de Mogadiscio aux côtés des Tribunaux islamiques.
Dont, bien sûr, le Front national de libération de l’Ogaden.

Accusés, les Érythréens se sont défendus.
En retournant le fer contre leur voisin supposé chercher, selon Asmara,
« un prétexte pour prendre des mesures belliqueuses contre l’Érythrée
».

Le conflit en est là.

En tout cas, pour l’instant. Mais ses prolongements prévisibles sont
inquiétants. Sans faire de parallèle, il est possible de constater
que s’amorce dans la Corne un processus similaire à celui en cours
au Soudan, pays-continent de l’Est africain. Confronté à ses
irrédentismes sur fond d’implications de ses voisins et de sourde lutte
d’influence entre « Grands » (Chine, États-Unis, NDLR),
Khartoum est aujourd’hui pris au piège. Tout comme pourrait l’être
bientôt, en reflet inversé, Addis-Abeba.

26/04/07 (B392-B) Les éthiopiens intensifient les combats dans Mogadiscio avec des moyens lourds.(+ 2 dépêches / ARDHD et info lectrice)

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Note de l’ARDHD

Il semble de plus en plus évident que la stratégie
choise par les Ethiopiens et le Président du GFT est de vider Mogadiscio
de tous ses habitants, en les terrorisant, afin d’avoir le champ libre pour
déloger les islamistes.

Si
c’est bien le cas, on mesure à quel point, les objectifs de ce Président
d’opérette sont à l’antipode des problèmes humanitaires.
Que lui importe la mort de centaines de civils ? Le soutien officiel des Ethiopiens
et officieux des USA lui suffisent. Son rêve est de nettoyer la ville
de Mogadiscio à l’arme lourde.

Sa
stratégie : terroriser les habitants et les priver de toute aide humanitaire
pour qu’ils quittent la capitale. Des autorités tatillonnes bloquent
l’approvisionnement en eau potable, en vivre et surtout en médicaments.
Les Ethiopiens tirent des roquettes sur les Hôpitaux …

Pour
le Président et son Premier Ministre Ali Gedi, peu importe ! Ils se
moquent éperdument des conditions dramatiques dans lesquelles les déplacés
se retrouvent. Il veut la ville pour lui et rien d’autre !

Comme elle le fait depuis des mois, l’ARDHD
dénonce ces pratiques et lance un appel à la Communauté
internationale pour les faire cesser, avant une nouvelle catastrophe et une
déstabilisation générale de la Corne de l’Afrique. S’il
n’est pas déjà trop tard !!

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1 – REUTERS

L’offensive contre les insurgés
s’intensifie en Somalie


MOGADISCIO (Reuters) – Des chars éthiopiens appuyant les forces
gouvernementales somaliennes ont pilonné jeudi des positions adverses
à Mogadiscio et le Premier ministre somalien, Ali Mohamed Gedi, a assuré
que "l’essentiel des combats" avait pris fin et que nombre de secteurs
aux mains des insurgés avaient été reconquis.

"La majeure partie des combats à Mogadiscio ont pris fin. Le gouvernement
a repris une grande partie du territoire que tenaient les insurgés",
a dit Gedi lors d’une conférence de presse.

On pouvait cependant entendre encore des tirs d’artillerie et de mitrailleuses
en provenance des quartiers nord de la capitale.

Gedi a appelé les miliciens de divers clans qui avaient rejoint les
rangs des islamistes et des djihadistes étrangers dans leur lutte contre
le gouvernement à rentrer chez eux et à y rester jusqu’à
que les autorités puissent les incorporer dans une nouvelle armée
nationale.

Les combats ont dévasté divers quartiers de la ville, poussant
la moitié de sa population à fuir.
Le
HCR (Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés)
a déclaré que l’exode de près de 340.000 personnes transformait
rapidement la capitale en une "ville fantôme".

Les combats, qui faisaient rage depuis neuf jours jeudi, étaient centrés
sur un bastion antigouvernemental situé dans le nord de Mogadiscio.

Selon des habitants et des militants des droits de l’homme, près de
300 personnes ont été tuées dans les affrontements les
plus soutenus depuis que les forces somalo-éthiopiennes ont évincé
leurs adversaires islamistes de Mogadiscio fin 2006.

PENURIE DE FOURNITURES MEDICALES

Le gouvernement somalien assure qu’il n’y aura pas de trêve avant que
ne soit matée l’insurrection, qui compromet ses efforts pour rétablir
une autorité centrale en Somalie pour la première fois depuis
seize ans.

Les médecins d’un centre pédiatrique et d’une maternité
faisaient leur possible jeudi pour soigner des dizaines de blessés
qui n’avaient pas trouvé de place dans les deux principaux hôpitaux
de la ville.

"Nous avons les médecins mais pas
le matériel médical ni les médicaments. Nous espérons
obtenir bientôt des fournitures médicales de la Croix-Rouge",
a déclaré à Reuters Abdulahi Hashi Kadiye, directeur
adjoint de l’hôpital Banadir.

Les pilonnages incessants ont provoqué un début d’incendie dans
des entrepôts de matériaux de construction et de peinture, projetant
de la fumée au-dessus d’une zone industrielle, d’un marché et
d’un stade de football, a rapporté un témoin.

Les Etats-Unis, qui comptent l’Ethiopie parmi leurs proches alliés
dans la lutte contre le terrorisme international, ont réclamé
un cessez-le-feu en exprimant leur préoccupation face à la crise
humanitaire somalienne.

_____________________________ 2 AP

Somalie : l’armée éthiopienne
prend des bastions des insurgés à Mogadiscio

Par Mustafa HAJI ABDINUR

MOGADISCIO (AFP) – L’armée éthiopienne, alliée
au gouvernement somalien, a remporté jeudi un succès militaire
majeur à Mogadiscio en s’emparant de plusieurs bastions des insurgés
après des combats extrêmement violents, déclenchés
le 17 avril dans la capitale somalienne.

Le Premier ministre somalien Ali Mohamed Gedi a affirmé à la
presse avoir "pratiquement terminé le combat contre les insurgés
du (réseau terroriste) Al-Qaïda à Mogadiscio".

"Les forces du gouvernement ont pris le contrôle de leurs principaux
bastions dans le nord de la ville", a-t-il dit, ajoutant: "nous
espérons pouvoir terminer la guerre demain" (vendredi).

Selon M. Gedi, les combats en cours ont lieu entre des "terroristes liés
à Al-Qaïda et le gouvernement soutenu par les Ethiopiens".

A la mi-journée, les soldats éthiopiens et les insurgés,
groupe hétéroclite parmi lesquels figurent des miliciens islamistes,
échangeaient encore des tirs sporadiques après les très
violents combats de la matinée, a constaté un journaliste de
l’AFP.

Selon des témoins, les soldats éthiopiens ont notamment pris
le contrôle du secteur de Balad, position stratégique pour le
ravitaillement des insurgés.

L’artillerie et les chars éthiopiens ont pulvérisé
les lignes de défense des insurgés dans ce secteur, puis l’infanterie
a donné l’assaut.

"Nous avons vu plus de dix chars et des fantassins (éthiopiens)
se déployer dans le nord de Mogadiscio", a rapporté à
l’AFP Mohamed Jeele, un habitant du quartier de Suuqahoola (nord).

"Je pense que les forces éthiopiennes ont défait les insurgés
dans leurs positions de Tawfiq et de Ramadan et ensuite, ils ont progressé
plus au nord", a-t-il ajouté.

Face à la puissance de feu éthiopienne, les insurgés
ont décroché, ont raconté des habitants expliquant qu’ils
tentaient de se regrouper dans plusieurs quartiers.

Des combats intenses avaient débuté dès jeudi matin dans
la capitale, qui s’est vidée depuis février de près d’un
tiers de sa population, selon l’ONU.

Des colonnes de blindés éthiopiens s’étaient déployées
dans le nord de la ville pilonnant sans interruption les positions ennemies,
dans un vacarme d’explosions de mortiers et de rafales de mitrailleuses, selon
des habitants.

"Ce matin, ce sont les combats les plus
violents. Ils utilisent tout ce qu’ils ont", avait raconté à
l’AFP dans la matinée, Salah Doli, habitant du quartier de Jamhuriha
(nord): "des obus de mortier ont touché des magasins et des immeubles,
les détruisant ou provoquant des incendies".

Dans le quartier de Tawfiq, les bombardements ont également détruit
des constructions, a expliqué un habitant, Ahmed Suad. Les combats
ont aussi touché les quartiers d’Ex-Control, Huriwa et Suuqahoola.

Au moins six civils ont été tués dans la matinée,
selon un bilan très partiel établi par des habitants.

Face au martyre d’une population prise entre le feu des deux camps,
le gouvernement éthiopien a cependant affirmé prendre "toutes
les précautions" pour protéger les civils depuis le déclenchement,
le 17 avril, de la vaste offensive contre les insurgés, qui harcelaient
les forces gouvernementales depuis le début de l’année.

Selon un bilan établi mercredi soir par une ONG somalienne, ces combats
ont fait au moins 329 morts, en très grande majorité des civils.

Fin mars, l’armée éthiopienne avait mené une
première offensive qui a fait plus d’un millier de morts, selon les
chefs traditionnels du clan Hawiye, le plus important de la capitale.

L’armée éthiopienne est intervenue en Somalie en 2006 pour déloger
les tribunaux islamiques, qui avaient appelé à la Guerre sainte
contre le régime d’Addis Abeba et rejetaient l’autorité du gouvernement
de transition, mis en place en 2004 pour stabiliser un pays en guerre civile
depuis 1991.