23/10/07 (B418-B) ALERTE ROUGE : l’arrestation de la famille de M Alhoumekani, témoin dont les déclarations ont permis de relancer l’instruction pour l’assassinat du Juge Borrel et qui met en cause une possible responsabilité d’IOG dans la commandite du crime. (ARDHD)

Dimanche 21 octobre, la Gendarmerie a bouclé le quartier où vit la famille de M. Alhoumekani à Djibouti. Les Gendarmes sont entrés dans la maison de sa mère et ils ont signifié à tous les membres de la famille qu’un arrêt d’expulsion avait été pris au plus haut niveau de l’Etat à leur encontre. Cet arrêt d’expulsion leur donnait 24 heures pour quitter le territoire.

Cet acte scandaleux et illégal a jeté le trouble parmi la population. Cette famille est en effet, bien connue en ville et elle est établie à Djibouti depuis plusieurs générations (contrairement à IOG, qui est d’origine éthiopienne et qui a passé une partie de son enfance dans ce pays)

Témoignage d’un lecteur
“Tous les vieux Djiboutiens restent encore choqués par ces tentatives de basses mesures inaceptables.
La famille de M. Alhoumekani est l’une des plus vieilles familles de Djibouti.
Son grand-père a été le chauffeur du Procureur de la République en 1944.
Les vrais Djiboutiens s’en souviennent de père en fils.”

Face à cette montée de la constestation populaire, les services de Guelleh ont fait courrir lundi matin la rumeur concernant l’annulation de l’arrêté d’extradition.

C’était une nouvelle ruse grossière, mais le régime est un récidiviste en la matière. Lundi vers midi, la Gendarmerie a bouclé le quartier avec des moyens impressionnants. Plus de huit véhicules “blindés” participaient à l’opération.

Les Gendarmes ont arrêté tous les membres de la famille, leurs conjoints et des enfants mineurs âgés de 3 à 17 ans. Au total, ce sont 30 personnes qui ont été embarquées en direction du Centre de Nagade où elles ont été incarcées dans une pièce.

A noter que les voisins n’ont pas accepté ces arrestations et qu’ils ont molesté les forces de police en leur jetant des pierres. On parle d’arrestations dans le voisinage pour obstruction à l’action des forces de Police.

On a appris que les femmes (sauf une) et les enfants avaient finalement été libérés en fin d’après-midi.

7 personnes restent emprisonnés dans une cellule de Nagade : la mère de M. Alhoumekani, une femme digne, âgée de 78 ans.

Leur sort est incertain aujourd’hui.

On parle d’expulsion ! Comment un Etat pourrait-il expulser ses propres ressortissants ? C’est non seulement illégal, mais cela ne correspond à rien. Il faudrait parler alors de bannissment …. ce qui est extrêmement grave et préoccupant et qui montre le niveau de dérive atteint par le régime d’IOG, véritablement aux abois.

Vers quelles destinations ? Nul n’en sait rien.

Reste la possibilité de les incarcérer sans jugement ni même le début d’une enquête à leur encontre. Mais que pourrait-on leur reprocher ? De vivre dignement et sans histoire.

L’honnêteté et la vertu semblent être des crimes impardonnables aux yeux des dirigeants maffieux …

Il est clair que Guelleh, Hassan Saïd et Djama Souleiman tentent un nouveau bras de fer avec le témoin Alhoumekani, dans l’espoir ridicule de le faire revenir sur son témoignage qui pèse très lourd dans l’instruction pour assassinat du juge Borrel. Nouvelle tentative de subornation de témoin, menaces, harcèlement, pressions ! Que de motifs à faire condamner ces tristes personnages … !

Tentatives inutiles, car le témoin ne cesse de répéter qu’il ne reviendra jamais sur son témoignage, quelles que puissent en être les conséquences.

En agissant ainsi, le régime montre tout l’intérêt qu’il porte au témoin et à ses affirmations. Finies les déclarations pour le faire passer pour un irresponsable, un fou ou un déséquilibré (ce qui était incompatible avec la fonction de confiance qu’il occupait au sein de la Gendarmerie : chef de la sécurité présidentielle. Qui aurait confié le poste à un irresponsable ???)

Guelleh montre aussi sa faiblesse, sa peur et son incapacité à gèrer la crise, alors que fondamentablement, il ne risque pas grand chose, comme nous l’avions déjà écrit. Même s’il était reconnu coupable de la commandite de l’assassinat, il faudrait beaucoup de temps et de patience pour qu’il échoue un jour dans une prison …

C’est le vrai visage du régime qui apparaît au grand jour. Une équipe de personnages, dénués de tout scrupule, qui piétine le Droit et les Droits des citoyens.

A quand le dénouement final, soit par démission volontaire, soit par licenciement pour faute grave ?