09/03/08 (B438) Djibouti : a quand le remaniement ministériel ? Petit essai de voyance …. ! (Lectrice)

Contrairement à son prédécesseur feu Hassan Gouled, Ismaïl Omar Guelleh s’attache un peu trop à son équipe gouvernementale. Depuis son arrivée au pouvoir en Avril 1999, très peu de remaniements ont été opérés, pour le plus grand bonheur de celles et ceux qui composent son équipe. A chaque fin d’élection, quelques membres du gouvernement sont remplacés. Pour faire semblant, dit-on !

Cette fois, comme à l’accoutumée, les sortants sont stressés, tout comme les prétendants et autres rêveuses et rêveurs…..mais le patron suprême cogite et médite sans cesse car, il aime beaucoup son équipe actuelle hormis quelques ” turbulents ” et autres ” impopulaires “.

Selon les analyses des pronostiqueurs invétérés de la politique djiboutienne, cette fois-ci, de nombreux ministres sont sur la liste des départs. Le nom de Ismaïl Ibrahim Houmed ( FRUD ) est avancé à côté de ceux de Ougoureh KIfleh Ahmed ( FRUD ), Aïcha Mohamed Robleh ( FRUD ), Elmi Obsieh Waïs ( RPP ) et Ali Farah Assoweh des Finances ( RPP ), qui a trop d’ennuis avec ses collègues et qui freine un peu trop le ” bon ” fonctionnement de l’appareil d’ETAT.

Essayons de comprendre pourquoi les uns et les autres ne resteraient pas au sein du gouvernement.

Le Ministre des Transports et de l’Equipement, Ismaïl Ibrahim Houmed, membre du FRUD, est connu pour son côté marginal et très peu sociable. En clair, ses concitoyens estiment qu’il n’a rien compris à la politique djiboutienne puisqu’il ne connait pas les Djiboutiens. Il viverait à côté de ces derniers, mais pas avec eux. Sa méconnaissance de la société djiboutienne – qui a eu le temps d’évoluer durant les 20 années d’exil de cet ancien leader rebelle – réduit sensiblement les chances de son maintien au sein du gouvernement.

Le Ministre de la Défense Nationale, Ougoureh Kifleh Ahmed, principal artisan des ” Accords d’Ab’Aa “, a battu toutefois le reccor de longévité. Avec le temps, il a puisé un peu trop dans son crédit et épuisé celui-ci auprès de ses anciens soldats et autres hommes de rang de l’ex rébellion du FRUD. Les chances d’être remercié pour Ougoureh sont très probables compte tenu du fait que près de 15 années après la signature des Accords d’Ab’Aa, sa carte politique est plus qu’obselète. Même s’il est renvoyé, il n’a nulle part où atterir, il lui faudra rester dans le sillage de Guelleh et de ses collaborateurs infatigables. Il intègrera ce cercle très ouvert des anciens ministres, qui ne font qu’arpenter les couloirs de la cité ministérielle tous les matins, caressant sans cesse l’espoir d’un retour aux ” affaires “.

Pour ce qui est de la Ministre de la Promotion de la Femme, Aïcha Mohamed Robleh, elle ferait un peu trop de spectacle autour de son rôle de Ministre/Comédienne/Dramaturge devant les officiels. Elle se trompe très souvent de rôle. Elle mélange tout ! Aussi et surtout, elle volerait trop la vedette à la première dame.

Pour ce qui est de Elmi Obsieh Waïs, ce personnage qui n’a d’autre souci que celui d’amasser le maximum d’argent, l’heure du départ à la retraite politique a sonné. Lui aussi, a fait partie des gouvernement Gouled, avec celui de la Santé, Abdillahi Miguil.

Côté afar, on cite volontiers le nom de Ibrahim Chehem Daoud, l’homme à tout faire pour contrer et déboulonner le FRUD. Son ascension fulgurente ( artificielle ! ) inquiète au plus haut point l’appareil politique du FRUD. Il serait la ” bête noire ” de ses anciens camarades. Selon certaines indiscrétions, il jurerait de faire partie de la liste du très prochain gouvernement. Ses partisans ( UPR ), croient dur comme fer, que l’ancien Conseiller technique du Ministre de l’Emploi, fera son entrée dans l’équipe gouvernementale. Il est prêt à tout, y compris sacrifier des vies humaines si il le faut, pour parvenir à ses fins, selon les mêmes pronostiqueurs.

Pour finir, les dés sont jetés, les djiboutiens élus sont déjà inscrits sur la liste des futurs ” quarantes voleurs “, qu’Ali Baba publiera dans les prochaines semaines, jours ou, heures.

Ch. F.