08/04/08 (B442) Un lecteur pose des questions ouvertes à Guelleh – (A l’ARDHD, on veut bien les publier, mais en aucun cas, nous ne pouvons lui garantir une réponse … !! Notre site est censuré à Djibouti et on voit mal (mais on n’a surement pas compris tous les rouages) comment Guelleh pourrait en prendre connaissance ?

D’abord un bonjour à l’équipe et à tous les lecteurs de l’ARDHD. Et un grand merci à l’avance, si vous acceptez de publier ces questions que j’adresse à IOG, après avoir pris connaissance de l’émission des mandats d’arrêt en réponse à la condamnation de nos “Hauts” responsables …

Question N°1)
Pourquoi Ismaël Omar, à l’époque où il n’était encore que le Chef de cabinet de Gouled avec la haute main sur la Sécurité nationale du pays, aurait-il pu ignorer que tous ces suspects étaient d’abord des homosexuels (ce qui n’est pas condamnable en soi) mais aussi des pédophiles ? Pourquoi n’a-t-il pas engagé une procédure adaptée à l’époque, si les faits étaient verifiés.

Question N°2) En faisant semblant de le découvrir aujourd’hui, ne craint-il pas d’être accusé d’opportunisme politique ?

Question N°
3)
Si c’est le cas comme je le crains, les observateurs vont-ils prendre cet acte judiciaire au sérieux ou seulement considérer qu’il ne s’agit que d’une mesure diplomatique de réciprocité ou je n’ose le dire, de basse vengeance. Cela aura-t-il pour conséquence de nuire à l’image de marque de notre pays et à la réputation de sa justice, qui n’est déjà pas au meilleur niveau ….

En plus,
Monsieur le Président, en annonçant à l’avance que la Justice allait lancer des mandats contre M.Sapkas-Keller et P.Millon qui ont été les conseillers dévoués de votre prédécesseur, le père reconnu de notre jeune nation, ne risquez-vous pas, en plus, de salir sa mémoire en montrant qu’il s’était entouré d’homosexuels pédophiles pour le conseiller – Bien triste ! – ?

Question N°4) Souvenez-vous aussi, si la rancune ne vous a pas fait perdre la mémoire que vous aviez souvent utilisé ces deux personnes pour obtenir des renseignements confidentiels sur la France, sa stratégie et son état d’esprit ! Cela vous semblerait-il anormal de considérer leur cas avec la gratitude qui s’imposerait, plutôt que prendre aujourd’hui le parti de deux jeunes Djiboutiens qui auraient été abusés (et qui ont peut-être été effectivement abusés) quand ils étaient mineurs, il y a de très nombreuses années et qui ne le découvrent seulement qu’aujourd’hui. Tout cela a un parfum très louche. Qu’en pensez-vous, Monsieur le Président ?

Si vous me répondez, recevez dès maintenant mes remerciements anticipés.

Dans ce cas, je vous assure que j’aurai ainsi une meilleure image de notre régime et de ses dirigeants.