17/11/08 (B474) ALERTE ROUGE / La cour suprème de Djibouti a renvoyé l’audition publique sur le pourvoi déposé par Jean-Paul Noël Abdi au 30 novembre 2008

Nous avons appris que la Présidente de la Cour suprême de Djibouti avait rendu le 13 novembre une ordonnance de renvoi de l’affaire de Jean-Paul Noël Abdi qui devait être jugée le 17 novembre au 30 novembre.

On peut se demander les raisons ….. et s’inquiéter.

Plusieurs possibilités sont à envisager :

– Un problème matériel.
Comme on le sait la Cour suprême de Djibouti siège dans des conditions proches “du camping” au sein du Palais du Peuple, en attendant la fin des travaux de rénovation de ses propres locaux et il est tout à fait possible, qu’elle n’ait pas pu obtenir la disponibilité d’une salle …

– Un manque d’instruction de la part de la Présidence de la République.
Le cas de Jean-Paul Noël Abdi est une affaire politique. Il s’agissait à l’époque des jugements en première instance, puis en appel, de condamner à tout prix un Défenseur des Droits de l’Homme, sur de fausses allégations, soutenues en particulier par Mohamed Aref, en sa qualité de conseil des “plaignants” … L’Escale n’avait peut-être pas encore envoyé ses instructions à la Présidente de la Cour suprême … Bien que nous respections la Présidente et l’institution, certaines informations et surtout les pratiques habituelles en Principauté de pacotilles, permettent d’imaginer que l’indépendance n’est probablement pas totalement garantie ….


Perturber la mission des avocats étrangers de Jean-Paul Noël Abdi.
En changeant les dates, il est clair que la Présidente de la Cour suprême élève des obstables à la venue de Me Tubiana, l’avocat de Jean-Paul Noël Abdi, qui ne peut pas matériellement effectuer des aller et retours Paris- Djibouti, pour s’entendre dire que l’affaire est renvoyée à quinzaine ….

De plus, les observateurs s’étonnent que ce soit le Ministre de la Justice qui ait affirmé dans une réponse à Me Tubiana que la procédure serait écrite… D’abord, ce n’est pas à lui de décider cela, mais à la Président de la Cour. Et ensuite, contrairement à ce qu’il a écrit, les procédures ne sont pas toujours écrites devant cette instance. Il y a eu dans le passé, des affaires qui ont été traitées sur la base de plaidoiries prononcées par les avocats…

Alors ? Tout est possible en Principauté de pacotilles.