11/04/09 (B494) La fête entachée de sang. Compte-rendu par un lecteur


Humour par Roger Picon

Un fête entachée
de sang !

Toujours la fraude ! Le régime de Guelleh ne peut pas s’en empêcher.

Cette fois ce n’était pas dans les urnes mais dans la communication officielle.

Si de nombreux jeunes ont bien manifesté dans la rue, ce n’était pas pour soutenir IOG, mais pour dénoncer son régime !

La fête des RPPistes pour l’abolition des droits fondamentaux de la Constitution n’a pas eu lieu dans les quartiers, contrairement à ce que voudrait nous faire croire la communication officielle de l’usurpateur.

Comme prévu et cela a éte bien souligné dans vos articles précédents, la fameuse marche n’a pas rassemblé, bras dessus, bras dessous, les populations civiles des quartiers. Il n’y avait pratiquement que les fonctionnaires, manifestants obligés, avec Dilleita en tête, la garde Républicaine et de nombreux autres militaires et policiers en grande majorité en tenue civile. Des véhicules militaires d’intervention “bourrés d’armes” suivaient à distance.

C’était une fête à haut risque ! L’itinéraire avait été soigneusement préparé et surveillé durant toute la nuit du mercredi au jeudi matin 9 avril 09.

Toutes les autres formes de circulation étaient interdites entre le DRY PORT (qui appartenait à Borreh, avant la rupture) et le Palais du Peuple. Une droite ligne sans obstacles.

D’autres mesures ont été nécessaires. Est-il normal, alors que le parcours avait été hautement sécurisé que les tireurs d’élites ne trouvent même pas un endroit pour se camoufler ? Ils étaient tellement visibles …

Il fallait bien cela ! Car bon nombre de démobilisés n’ont plus rien à manger et ils auraient pu être tentés de monter des embuscades.

Depuis lundi matin les quartiers 6 et 4, ainsi que l’avenue 26 et la rue des Issas, sont en état de siège permanent, quadrillé et bouclé à la moindre alerte.

Lundi dernier, tôt le matin, un groupe de jeunes avec des foulards rouges se sont rendus à Gabode. Ils ont bloqué l’entrée de la prison en exigeant la libération des jeunes qui ont été abusivement mis en détention, au motif d’avoir manifesté contre le chômage, contre la TVA, ainsi que contre la flambée des prix. Les principales causes de cette crise économique sont la gabegie, les détournements des Fonds publics estimés désormais, à hauteur de 65% des recettes du Budget National.

Pendant 45 minutes ce fut un véritable corps à corps entre les jeunes manifestants au foulard rouge et les Gardes d’IOG aux bérets rouge sang.

Jeudi soir 9 avril à l’Hôtel Kempeski, toutes les Autorités administratives et militaires se goinfraient, enivrées par les chansons d’une trentaine d’artistes Somalis venus d’ailleurs et d’un Afar venu spécialement de Bruxelles. Au même moment, à 9 kilomètres de l’Hôtel où se tenait l’orgie, à Balbala sur un terrain de football à proximité de la caserne des pompiers de Balbala, se livrait une bataille rangée, qui s’est prolongée jusqu’au petit matin.

Le bilan serait lourd du côté des civils. A suivre…

Kadhija
une cousine d’un foulard rouge
de Balbala