29/01/11 (B589) Courrier des lecteurs. Ils ne sont pas les bienvenus au Canada !

Cette affirmation est s’adresse à tous les corrupteurs qui rechercheraient refuge au Canada, avec leurs biens mal acquis.

Le premier ministre du Canada, M. Stephen Harper, vient de coprésider une commision des Nations -Unies à Genève,
avec mandat de mettre en place les mesures de responsabilisation des donateurs et des bénéficiaires du programme en faveur de la santé des mères et des enfants dans les pays pauvres.

Coût du programme: 40 milliards de dollars.

M. Harper a mis en garde ses homologues sur la nécessité d’assurer la plus grande vigilance afin d’eviter ce qui est arrivé à un autre programme des Nations -Unies, immense celui-là, dont l’aboutissement a été mis en péril par la corruption. L’allusion concernait le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, qui a enregistré des détournements de 34 millions de dollars.

C’est durant le voyage de M. Harper à Genève que Belhassen Trabelsi, beau-frère de Ben Ali, a debarqué à Montréal pour chercher refuge avec sa famille et son personnel domestique. Depuis il se terre dans un chateau Hôtel de Vaudreuil-Dorion dans la banlieue montréalaise.

“Le parrain “comme le président dechu sont sous le coup d’un mandat d’arrêt international.

“Le beau-frère est réputé pour avoir été impliqué dans la corruption à très grande échelle, dans le remaniement de la Banque de Tunisie, dans l’expropriation de biens et dans l’extorsion de pots de vins” : selon l’ambassade américaine à Tunis.

Vendredi matin 28 Janvier, le statut de résident permanent de M. Trabelsi a été revoqué par le ministère de l’Immigration.

Son arrestation est soumise aux décisions du Gouvernement canadien. D’ores et déjà le premier Ministre canadien de passage au Maroc a exprimé son sentiment. “les membres de l’ancien régime (tunisien) ne sont pas les bienvenus au Canada. Nous utiliserons tous les outils (juridiques) à notre disposition à l’égard de l’ancien régime“.

De son côté le Collectif de solidarité au Canada avec les luttes sociales en Tunisie, presse les autorités canadiennes pour une arrestation immédiate du beau-frère et son renvoi devant la justice tunisienne.

Quand aux canadiens d’origine djiboutienne, ils suivent cette affaire avec grand intérêt et à plus d’un titre.

D’une part les tenants du pouvoir à Djibouti sont connus pour des détournements de fonds en particulier celui des Nations-Unis pour la lutte contre le sida et la tuberculose. D’autre part les djiboutiens connaissent avec précisions les avoirs des membres de l’actuel gouvernement de Djibouti, placés sous de faux noms et investis par des moyens détournés au Canada.

On a vu , l’été passé, le beau-frère de Guelleh, Djama Mohamoud Wabar, alias Haid, investir dans l’immobilier à Montréal et à Vancouver. Toutes ces acquisitions ont été financées avec l’argent sale.

On apprend en dernière heure que les manifestations sont presques quotidiennes à Djibouti. Ce vendredi des heurts ont opposé des manifestants à la police. La foule a crié aux forces de sécurité << police Kadra>> allusion à l’épouse honnie du prédisent sortant, accusée d’avoir une influence quasi extême sur son mari et des goûts demesurés de luxe.