11/03/11 (B594) 16h10(Paris) LDDH : arrestation des leaders de l’opposition par les forces de la répression au service exclusif de Guelleh et non du peuple.



Le Président

BREVE INFORMATION DU VENDREDI 11 MARS 2011

ARRESTATION DES LEADERS
DE L’OPPOSITION DJIBOUTIENNE

A 15h00 (Djibouti); Les leaders de l’Opposition djiboutienne (UAD et UMD), Djibouti, viennent d’être arrêtés, en face du domicile d’Ismaël Guedi, par les forces de la répression au service du candidat illégal, inconstitutionnel, membre de la mafia transrégionale.

Ces arrestations illégales montrent parfaitement que des éléments des forces de sécurité se sont, hélas, transformés en une milice au service d’un individu et non plus au service de l’Etat ;

Ces services de sécurité sont payés par les contribuables djiboutiens et par les contribuables de pays amis. En dépit de cela, ces forces se mettent au service du Coup d’Etat électoral programmé pour le vendredi noir du 8 avril 2011.

Une vingtaine de véhicules étaient mobilisés lors de ces arrestations.

Nous attendons d’autres informations sur les lieux de détentions illégales et arbitraires, dignes d’un régime de voyous, qu’il faut combattre par tous les moyens efficaces.

Ces arrestations vont inéluctablement créer un climat pré-révolutionnaire avec tous les risques de colère qui pourront en résulter.

Le régime dictatorial pousse l’ensemble des populations à la révolte, afin de créer la peur et de pouvoir instaurer le couvre-feu, puis un climat identique à celui de la Libye et justifier le bombardement des populations civiles de Balbala et de certains quartiers de Djibouti ville par les blindés. A l’image des crimes commis par les forces tueuses de l’Ouganda, du Burundi (composées de mercenaires à la solde des
Administrations de Washington, de New-York, et de la Chine), qui en toute impunité procèdent à l’extermination des populations civiles de Mogadiscio avec
de nouveau le concours des forces coloniales éthiopiennes qui viennent d’envahir plusieurs villes frontalières avec le Kenya, Ethiopie et Sud de la Somalie occupée et ce, dans l’impunité la plus flagrante.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un appel pressant aux Organisations internationales des Droits de l’Homme de condamner avec fermeté
toutes ces dérives autoritaires tendant à perpétrer une dictature inadmissible, qui se déroule sous le nez des grandes Puissances qui se revendiquent comme les « maîtres à penser » la démocratie et de l’alternance politique.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à l’Union Européenne, aux Etats-Unis et à tous les pays et Peuples que les populations djiboutiennes considèrent comme des Peuples amis, de suspendre, illico, toutes leurs aides au régime corrompu qui s’enrichit au détriment de notre Peuple,

La LDDH demande au Procureur de la Cour Pénale Internationale d’ouvrir une
enquête sur les membres de la mafia transrégionale et de saisir leurs comptes et
leurs “Biens mal acquis”, répartis dans plusieurs pays de l’Europe, des Etats-Unis
et du Canada, en Ouganda, au Burundi, au Soudan, en Ethiopie sans oublier
de l’Afrique du Sud où se trouve une usine d’armements, appartenant en grande
partie à un Djiboutien, armements destinés à la vente illicite en Somalie, en
Erythrée contre le régime Erythréen, au Yémen, au Darfour et certainement dans
d’autres régions, mais pas encore à l’usurpateur BAGBO de la Côte d’Ivoire.

NOEL ABDI Jean-Paul