18/12/2017 (Brève 1109) Devoir de mémoire – Communiqué de la LDDH

Sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, la LDDH a diffusé ce 18 décembre 2018 un communiqué pour rappeler tous les massacres et les atrocités commis par les forces du régime sous l’autorité des deux chefs de l’Etat qui se sont succédés durant les 40 années d’indépendance confisquée.

Elle dénonce aussi la complaisance des nations occidentales largement représentées à Djibouti par leurs contingents militaires..

__________________ Texte du communiqué

“Il y a plus d’un quart de siècle, une soixante des civils sans défense furent fusillés à l’aube du 18 Décembre 1991 en bordure de la Cité d’ARHIBA par les forces gouvernementales de Djibouti.

POURQUOI ? La question reste toujours posée ! Ce massacre planifié en haute sphère de l’ETAT DJIBOUTIEN sera le prélude aux multiples séries des massacres qui jalonnent l’histoire de ce petit pays.

OBOCK, YOBOKI, HANLEH, RANDA, DAY, GOURBOUS, GAGADE, KARTA, WEIMA etc. ont été aussi les théâtres des massacres en séries des civils sans défense par les forces armées de Djibouti. Les auteurs ainsi que les commanditaires de ces multiples massacres ont bénéficié d’une totale impunité et continuent à ce jour à gravir les échelons sans aucune entrave et les proches de ces victimes portent toujours leur deuil face à un tel déni de justice. Le nombre des civils tués lors de cette période du conflit interne se compte par centaines.

Il semble sans aucun doute que les massacres des civils sans défense soient devenus une banalité historique car i y a 2 années à quelques jours près un massacre d’une même ampleur a été perpétré le 21 Décembre 2015, à BOULJOUQO à la périphérie de la Commune de BALBALA, toujours la même question sans réponse : POURQUOI ?

Le malheur est que des telles séries des massacres des civils sans défense se perpétuent sans vergogne dans le temps et dans l’espace à ce jour, pour les familles en total désarroi. Le thème choisi cette année par le Conseil des Droits de l’homme des Nations Unies « OEuvrons pour l’égalité, la justice et la dignité humaine » arrive à point nommé car il est temps de rendre justice à ces victimes et à leurs proches.

La LDDH dénonce et condamne l’inertie sinon la complaisance des pays démocratiques amis de Djibouti, tels que la FRANCE et les ETATS-UNIS d’AMERIQUE, les instances judiciaires continentales la Cour Africaine des Droits de l’homme et des Peuples, et internationales le TPI avec le régime en place à Djibouti lequel cherche à occulter et enterrer pour toujours et par tous les moyens tous ces massacres des civils sans défense.

Enfin la LDDH osé espérer qu’un jour nouveau se lève pour rendre justice à toutes ces victimes et à leurs proches.”