25/04/11 (B601) Yémen Express – Deux manifestants tués, des dizaines de blessés au Yémen – 2 personnes tuées, dix blessées par balles dans des manifestations anti-Saleh – Au Yémen, Saleh accepte de partir, des opposants sceptiques – Les manifestations se poursuivent au Yemen (4 articles)

_________________________ 4 – L’Express avec Reuters

Deux manifestants tués, des dizaines de blessés au Yémen

Jean-Stéphane Brosse et Philippe Bas-Rabérin pour le service français

Les forces de sécurité yéménites ont tué deux manifestants lundi dans la ville d’Ibb et la région d’Al Baïda, tandis que 50 autres étaient blessées à Taïz au cours d’un rassemblement de plusieurs milliers de personnes, a-t-on rapporté de sources médicales.

A Ibb, des policiers en civil ont abattu un manifestant en ouvrant le feu pour mettre fin à une marche de protestation contre le régime du président Ali Abdallah Saleh. Trente contestataires ont en outre été blessés, huit par balles et les autres par jets de pierres ou à coups de matraque, a-t-on déclaré de mêmes sources.

Un deuxième manifestant a été tué dans la province méridionale d’Al Baïda.

A Taïz, 250 personnes recevaient des soins après inhalation de gaz lacrymogènes et 50 autres étaient blessées – 25 par balles et 25 par jets de pierres, ont rapporté des médecins.

Selon des témoins, les forces de l’ordre ont fait usage de leurs armes pour empêcher des manifestants de traverser la ville, située à 200 km au sud de Sanaa, en suivant un itinéraire qui passait devant un palais présidentiel.

« Il y avait un cortège de plusieurs milliers de personnes qui venaient de l’extérieur de Taïz, mais la police, l’armée et des hommes armés en civil les ont affrontées en ouvrant le feu et en tirant des grenades lacrymogènes », a déclaré un organisateur de la manifestation, Djamil Abdallah.

« Ils ont tiré abondamment et de toutes parts. »

Des dizaines de militants ont été arrêtés, ont dit des témoins. Taïz est l’un des principaux foyers du mouvement de contestation qui touche le pays depuis trois mois.

L’incertitude entoure un projet de règlement politique prévoyant le départ prochain du président Saleh.

Le risque de voir le Yémen s’enfoncer davantage dans des affrontements sanglants inquiète l’Arabie saoudite et les Etats-Unis, qui soupçonnent la branche régionale d’Al Qaïda (Aqpa) de chercher à exploiter le chaos qui s’ensuivrait et à s’incruster toujours plus dans ce pays de la péninsule Arabique.

Saleh, dont la rue exige la démission depuis trois mois, a donné son accord de principe à un projet du Conseil de coopération du Golfe (CCG) aux termes duquel il démissionnerait dans quelques semaines en échange d’une immunité contre toutes poursuites qui viseraient sa famille, ses collaborateurs ou lui.

La principale coalition d’opposition yéménite, composée d’islamistes et de groupes de gauche, a fait bon accueil au projet de règlement mais en formulant des réserves. Elle a notamment exclu de participer à un gouvernement d’union nationale au cours d’une période transitoire.

Aucun accord officiel n’a été signé.

Les manifestants, qui réclament des poursuites contre Saleh en raison d’une répression qui s’est soldée par plus de 120 morts jusqu’ici, se sont juré d’intensifier leur mouvement, de crainte que l’entourage de Saleh ne retarde son départ.

Saleh a déclaré dans un premier temps qu’il ne briguerait pas sa réélection à l’expiration de son mandat en 2013, puis il a exprimé l’intention de se retirer cette année après avoir organisé des élections législatives et présidentielle.

Il est au pouvoir depuis près de 33 ans.

____________________________ 3 – Nouvel Obs

Yémen: 2 personnes tuées, dix blessées par balles dans des manifestations anti-Saleh

Le parti présidentiel au Yémen a accepté samedi le plan de sortie de crise présenté par les monarchies du Golfe prévoyant un départ d’ici quelques semaines du président Ali Abdallah Saleh. (c) Afp

Deux personnes ont été tuées par balles lundi lors de manifestations au Yémen, à Ibb et à Al-Baïdah, respectivement au sud et au sud-est de Sanaa, a-t-on appris auprès de sources médicales et de témoins.

Dix personnes ont également été blessées par balles lundi au Yémen où les forces gouvernementales sont intervenues pour disperser des manifestations réclamant le départ du président Ali Abdallah Saleh et dénonçant le plan de sortie de crise du Golfe, selon des témoins.

A Taëz, plus au sud-ouest, trois personnes ont été blessées par balles et des dizaines d’autres ont souffert de problèmes respiratoires lorsque les forces de sécurité et l’armée ont ouvert le feu et lancé des grenades lacrymogènes pour disperser une manifestation, selon des protestataires.

Un caméraman de la télévision Al-Arabiya, une chaîne à capitaux saoudiens basée à Dubaï, Mahmoud Taha, a affirmé à l’AFP avoir été brièvement interpellé à Taëz par les forces de sécurité qui l’ont battu et ont confisqué sa caméra et son téléphone portable avant de le relâcher.

Des manifestations ont également eu lieu à Hodeïda, sur la mer Rouge, et à Moukalla, dans le sud-est du Yémen.

A Hodeïda, une unité de la Garde républicaine, dirigée par un fils du chef de l’Etat, encerclait depuis dimanche la base aérienne de la ville placée sous le commandement d’Ahmed Sanhani, un officier qui a récemment annoncé son soutien aux protestataires, selon des habitants.

A Sanaa, des milliers d’instituteurs et d’institutrices ont organisé une marche en direction du ministère de l’Education pour réclamer le départ du président Saleh, a rapporté un correspondant de l’AFP.

A Taëz, deuxième plus grande ville du Yémen, à 200 km de Sanaa, les forces gouvernementales, massivement déployées, étaient intervenues pour bloquer la progression des manifestants dans un quartier du sud-est, selon des témoins.

« Pas de répit, pas de répit tant que le bourreau n’a pas été jugé », ont répété les manifestants à Taëz où les forces de sécurité avaient bloqué avec des blocs en ciment les principales artères conduisant au siège du gouverneur. Des véhicules blindés de l’armée y étaient déployés.

Déchaînés, des protestataires ont arraché des portraits du chef de l’Etat, dans une campagne lancée par les protestataires pour « nettoyer la ville des photos du président », qui trônent sur les grandes places et les édifices publics.

Les protestataires ont répété leur rejet du plan de l’initiative des monarchies du Golfe prévoyant le départ, dans quelques semaines mais avec des garanties pour son immunité, du président Saleh, acceptée par le régime et sous conditions par l’opposition parlementaire.

« O Pays voisins: pas de négociations, pas de dialogue », affirmait l’une des multiples banderoles brandies par les protestataires.

Des drapeaux bahreïnis ont fait leur apparition lundi lors de la manifestation de Taëz en solidarité, selon des participants, avec les protestataires bahreïnis dont le mouvement a été maté à la mi-mars par les autorités de Manama avec l’aide des autres monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Malgré l’acceptation par son parti du plan du CCG, M. Saleh a répété qu’un changement de régime passerait par « les urnes », sur la BBC.

____________________________ 2 – L’Express avec Reuters

Au Yémen, Saleh accepte de partir, des opposants sceptiques

Nicole Dupont pour le service français

Des opposants yéménites réclamant le départ du président Ali Abdallah Saleh ont émis dimanche des réserves sur les modalités de sa démission telle qu’elle a été proposée par les médiateurs du Golfe, et ils ont promis d’intensifier leurs manifestations.

Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, a accepté un plan des médiateurs prévoyant qu’il démissionne dans un délai d’un mois après la signature d’un accord avec l’opposition.

La principale coalition d’opposition a approuvé ce plan sous condition, mais des jeunes et des militants à la pointe des manifestations anti-Saleh se montrent sceptiques.

Ils redoutent que le parti au pouvoir et l’opposition, qui siégeaient au Parlement avant les manifestations, sacrifient sur l’autel de leurs ambitions politiques les espoirs des dizaines de milliers de personnes descendues dans les rues pour réclamer des réformes démocratiques.

« Il y a beaucoup de ressentiment parmi les jeunes parce que l’opposition a accepté cette initiative (…) Nous intensifierons les manifestations jusqu’à ce que nous forcions le président à démissionner immédiatement », a déclaré à Reuters Abdoulhafez Mouadjeb, chef de file du mouvement protestataire à Houdaïda, ville portuaire de la mer Rouge.

A Sanaa, où des manifestants sont dans la rue depuis des semaines, beaucoup scandaient à l’adresse de Saleh: « Pas de négociation, pas de dialogue – démissionne ou fuis ».

Dans une interview au service en arabe de la BBC, Saleh a souligné dimanche qu’il ne s’agissait pas pour lui de remettre le pouvoir à des « agents de l’insurrection ».

« Nous allons nous en tenir strictement à la légalité constitutionnelle. Nous n’accepterons pas le ‘chaos constructif' », a-t-il dit. « A qui devrais-je remettre le pouvoir ? A des agents de l’insurrection ? ». Il a réaffirmé que des militants d’Al Qaïda étaient actifs parmi les unités de l’armée qui se sont ralliées aux manifestants.

L’opposition, emmenée par des partis islamistes et de gauche, était jugée faible en comparaison du parti au pouvoir jouissant d’importants financements, mais elle a réussi à réunir un grand nombre de manifestants.

Des dizaines d’entre eux ont été tués depuis le début, il y a près de trois mois, du mouvement inspiré des révolutions tunisienne et égyptienne.

Des observateurs estiment qu’un délai de trente jours entre la signature de l’accord et la démission effective de Saleh offre une fenêtre au cours de laquelle des troubles pourraient faire dérailler le plan de transition.

« Des chefs de tribus ou les fils du président ou d’autres dirigeants pourraient faire n’importe quoi, parce qu’ils seront les perdants de cet accord », note le politologue yéménite Ali Seif Hassan. « S’il n’y a pas de guerre civile, ils perdront. Mais s’il y a une guerre, ils pourraient l’emporter parce que ce sont eux qui mèneront le combat. »

Il s’agirait d’une perspective inquiétante pour Washington et l’Arabie saoudite voisine, qui redoutent qu’une plongée dans le chaos permette à la branche yéménite d’al Qaïda de s’enraciner encore plus profondément dans un pays contrôlant des voies maritimes stratégiques.

Des affrontements entre des partisans de Saleh et de manifestants ont éclaté à Tourbah, dans la province de Taïz, au sud de Sanaa. La police a ouvert le feu et trois manifestants ainsi qu’un partisan de Saleh ont été blessés, ont rapporté des habitants.

La crise a entraîné un quadruplement du prix des bonbonnes de gaz. La devise s’échange désormais à 243 pour un dollar, contre 214 pour un dollar il y a neuf semaines.

« Plus cela se prolonge, plus l’économie se dégrade. Plus l’économie se détériore, plus vous verrez de gens dans la rue, mais on ne peut dire de quel côté ils seront », observe Gregory Johnsen, un spécialiste du Yémen.

Des rassemblements pro-Saleh ont de leur côté réuni des dizaines de milliers de partisans. Le président a aussi conservé le soutien de la plupart des unités militaires, dont beaucoup sont dirigées par des proches.

Son fils dirige la garde républicaine qui a ouvert le feu dimanche dans le district de Had, dans la province méridionale de Lahej. Selon des habitants, il s’agissait de représailles à l’attaque de gardes républicains par des membres de tribus. Six personnes, dont trois militaires, ont été tuées dans les affrontements qui ont suivi.

Saleh a affirmé dimanche à la BBC qu’al Qaïda était actif au sein des manifestants. Il a souvent fait valoir que les manifestations servaient les intérêts d’al Qaïda, mais l’opposition, dont le parti islamiste Islah constitue la première composante, affirme être mieux placée pour combattre l’extrémisme.

Le scepticisme règne aussi au sein de l’opposition, qui a officiellement salué le plan élaboré par les six membres du Conseil de coopération du Golfe. Il prévoit que Saleh forme un nouveau gouvernement dirigé par un membre de l’opposition de son choix avant de transférer le pouvoir à son vice-président dans un délai de trente jours.

L’opposition a annoncé qu’elle ne ferait pas partie de ce gouvernement.

« Nous craignons de participer au gouvernement et qu’ensuite le président n’honore pas sa promesse de démissionner au bout de 30 jours. L’homme est bien connu pour ne pas respecter ses engagements« , a déclaré un dirigeant de l’opposition.

Ces dernières années, Saleh est revenu à deux reprises sur des promesses de ne pas briguer de nouveau mandat.

Des responsables des deux camps ont dit avoir été à deux doigts, le mois dernier, d’un accord de transfert du pouvoir qui a capoté, apparemment parce qu’il ne prévoyait pas de garantir l’immunité à la famille du président.

« Il y a encore un mois jusqu’à la démission du président et nous nous attendons à tout moment à ce qu’il change d’avis », déclare Mohammed Charafi, un militant. « Nous ne partirons pas (…) tant que Saleh ne sera pas parti et que nous ayons atteint notre objectif de mise en place d’un Etat fédéral moderne. »

Aux termes du plan du Conseil de coopération du Golfe, Saleh, sa famille et ses collaborateurs obtiendraient l’immunité. L’opposition l’a accepté mais le faire admettre aux manifestants, qui exigent que les auteurs de la répression soient jugés, risque d’être une tâche difficile.

______________________________ 1 – AP

Les manifestations se poursuivent au Yemen

Des milliers de manifestants sont de nouveau descendus dans les rues dimanche dans la capitale Sanaa, malgré l’annonce la veille par la télévision d’Etat que le président Ali Abdallah Saleh acceptait de quitter le pouvoir.

Contesté par la rue depuis plus de deux mois, le président Saleh au pouvoir depuis 32 ans a accepté samedi le plan de sortie de crise proposé par le Conseil de coopération du Golfe (CCG), prévoyant son départ d’ici un mois en échange de l’immunité judiciaire.

Selon la télévision d’Etat, l’opposition qui réclame son départ immédiat a également accepté la proposition des médiateurs du Golfe, mais avec des réserves. Elle critique un article donnant au Parlement, contrôlé par le parti du chef de l’Etat, le droit de rejeter la démission du président.

Les manifestations se sont poursuivies dimanche, rassemblant notamment plusieurs milliers de personnes à Sanaa.

24/04/11 (B601) Yémen Express – Sortie de crise ? Pas si sur ! – L’opposition entraîne le Yémen dans la guerre, dit Saleh – le parti présidentiel accepte le plan de sortie de crise – La Maison Blanche salue le plan de sortie de crise au Yémen – grève générale, l’opposition accepte en partie un plan du Golfe

______________________ Analyse ARDHD

Sortie de crise ? Pas si sur !

Il semble que Saleh ait (enfin ?) accepté le plan de sortie de crise proposé par le Groupe des monarchies du Golfe et qui a été salué par les USA.

Au terme de celui-ci Saleh devrait remettre dans un mois, le pouvoir au vice-Président et partir, assuré de l’immunité (Ce qui pourrait paraître bien généreux, étant donné tous les crimes qu’il a commis et fait commettre. Quel organisme ou institution est en mesure de garantir une véritable immunité pénale ? Si cela semble être possible devant la justice yéménite, on voit mal comment une telle immunité serait reconnue devant la justice internationale, en cas de dépôt de plainte par les familles des victimes ???)

De son côté, l’opposition a donné un accord sous réserve, car le texte prévoit que le parlement (à la solde de Saleh) puisse refuser sa démission… dans un mois !

Comme Saleh est un homme que l’on pourrait qualifier d’habile ou de fourbe, selon les points de vue, il y a beaucoup de trop de risque à lui laisser encore un mois entier … !

On voit mal comment
il ne pourrait pas essayer d’en profiter pour regrouper les dernières forces qui lui sont restées fidèles et pour élaborer une nouvelle stratégie et un nouveau discours (un jour : c’est un complot de l’étranger, un autre jour c’est la guerre civile, un autre jour, c’est Al Qaeda, un autre jour, c’est la division du pays, etc…). Ayant récupéré des forces, il pourrait imposer ensuite à son parlement de voter contre sa démission.

Tandis que pendant ce mois, l’opposition aura beaucoup de difficulté à maintenir la fantastique mobilisation populaire … Alors le risque est immense de revenir à la case « départ » … ! On comprend les réserves légitimes émises par l’opposition …

A-t-elle intérêt à poursuivre/ durcir le mouvement (y compris en appelant à la grève générale) pour provoquer le départ immédiat du dictateur actuellement déstabilisé ?

A suivre

_________________ 4 – L’Express avec Reuters

L’opposition entraîne le Yémen dans la guerre, dit Saleh

Jason Benham; Pierre Sérisier et Nicole Dupont pour le service français

Alors que les commerçants yéménites baissaient leurs rideaux pour protester contre son régime, le président yéménite, Ali Abdallah Saleh, a accusé samedi l’opposition d’entraîner le pays dans la guerre civile.

Dans un discours prononcé à Sanaa, la capitale, il a invité la jeunesse yéménite à constituer un parti politique conformément à la Constitution, ajoutant que son pays n’accepterait « aucune tutelle ».

« Ils (l’opposition) veulent entraîner la région dans la guerre civile et nous refusons d’être entraînés dans la guerre civile », a dit Saleh.

« La sécurité, la sûreté et la stabilité sont dans l’intérêt du Yémen et dans l’intérêt de la région », a-t-il martelé.

Des manifestations inspirées des soulèvements qui ont renversé les dirigeants tunisien et égyptien se poursuivent depuis plus de deux mois au Yémen.

Presque tous les jours, des milliers de personnes manifestent pour réclamer la fin de la pauvreté endémique et de la corruption. Des dizaines de manifestants ont été tués.

Reconnaissant que les étudiants yéménites se sont inspirés des exemples égyptien et tunisien, Saleh a affirmé que la situation était très différente au Yémen mais que son gouvernement accèderait aux revendications des étudiants dans le cadre de ca Constitution et de la loi.

A Aden, ville portuaire du Sud, un correspondant de Reuters a pu constater que les neuf dixièmes environ des magasins, des marchés et des écoles étaient fermés. Les passants étaient rares dans les rues dont la circulation automobile avait pratiquement disparu.

De nombreux commerces étaient fermés à Taïz, troisième ville du pays et fief de l’opposition, et à Hodeidah, sur la mer Rouge.

La veille, les Yéménites avaient été nombreux à participer, à Taïz et Sanaa, à des manifestations rivales de partisans et d’opposants à Saleh qui a accueilli avec réserve un plan de transfert du pouvoir en trois mois présenté par le Conseil de coopération du Golfe (CCG).

La proposition des six Etats membres du CCG (alliance régionale militaire et politique) demande à Saleh de remettre les rênes du pays à son vice-président dans le délai d’un mois après la signature d’un accord.

Il devrait désigner un responsable de l’opposition pour diriger un cabinet gouvernemental intérimaire chargé de préparer l’élection présidentielle deux mois plus tard, a précisé un responsable yéménite, vendredi.

Le projet, présenté jeudi, accorde l’immunité à Saleh, à sa famille et à ses conseillers qui ne pourraient pas faire l’objet de poursuites judiciaires comme le réclament leurs adversaires.

_________________ 3 – Le Point avec AFP

Yémen: le parti présidentiel accepte le plan de sortie de crise

Le Congrès populaire général, parti au pouvoir au Yémen, a accepté le plan de sortie de crise présenté par les monarchies du Golfe et prévoyant un départ du président Ali Abdallah Saleh, réclamé par l’opposition, a annoncé samedi à l’AFP un haut responsable du parti.

Le Congrès populaire général, parti au pouvoir au Yémen, a accepté le plan de sortie de crise présenté par les monarchies du Golfe et prévoyant un départ du président Ali Abdallah Saleh, réclamé par l’opposition, a annoncé samedi à l’AFP un haut responsable du parti.

________________ 2 – Romandie News (Suisse) avec AFP

La Maison Blanche salue le plan de sortie de crise au Yémen

La Maison Blanche a salué samedi le plan de sortie de crise prévoyant un départ du président yéménite Ali Abdallah Saleh, pressant toutes les parties de mettre en oeuvre rapidement la transition politique.

Nous applaudissons les annonces par le gouvernement yéménite et l’opposition qu’ils acceptent l’initiative du Conseil de coopération du Golfe (CCG) pour sortir de la crise politique pacifiquement et de manière ordonnée, a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney dans un communiqué.

Dans la soirée, le parti présidentiel au Yémen avait annoncé qu’il acceptait le plan de sortie de crise présenté par les monarchies du Golfe prévoyant un départ d’ici quelques semaines du président Ali Abdallah Saleh.

Pour sortir de la crise, le CCG a proposé la formation d’un gouvernement d’union nationale, puis un transfert des prérogatives par le chef de l’Etat au vice-président et un arrêt des manifestations.

Le président devrait ensuite présenter sa démission dans les 30 jours, et une élection présidentielle aurait lieu 60 jours plus tard.

Vendredi, M. Saleh, dont le mandat court jusqu’en 2013, avait affirmé qu’il accueillait favorablement ce plan, mais répété qu’il ne cèderait le pouvoir que dans le cadre d’un processus ordonné et constitutionnel.

L’opposition parlementaire, le Front commun, avait accepté samedi le plan de sortie de crise des pays arabes du Golfe, à l’exception d’un point prévoyant la formation d’un gouvernement d’union nationale avec la participation de M. Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

_________________________ 1 – Romandie News avec AFP

Yémen: grève générale, l’opposition accepte en partie un plan du Golfe

Un appel à la grève générale pour protester contre le régime du président Ali Abdallah Saleh a été bien suivi samedi dans le sud du Yémen, où l’opposition parlementaire a accepté en partie un plan de sortie de crise proposé par les monarchies du Golfe.

Deux jeunes manifestants ont été blessés par des tirs de l’armée en tentant de dresser une barricade à Aden, dans le Sud, où une grève générale était observée à l’appel des opposants, a déclaré une source médicale.

Selon des témoins, des soldats ont ouvert le feu sur un groupe de jeunes pour les éloigner d’une barricade qu’ils étaient en train de dresser.

Aden était quasiment paralysée avec les commerces, les écoles et les administrations fermées. Des barricades ont été dressées sur les principaux axes de cette ville à la pointe de la contestation contre le régime entamée fin janvier.

Le mouvement était également bien suivi à Lahej et Abyane, deux provinces situées plus au nord, comme à Taëz (sud-ouest), où les écoliers sont descendus dans la rue pour réclamer le départ de M. Saleh, selon des habitants.

A Sanaa, qui a connu vendredi le rassemblement le plus important depuis le début du mouvement, l’appel à la grève était en revanche très peu suivi, selon un correspondant de l’AFP.

Dans le même temps, l’opposition a accepté le plan de sortie de crise des pays arabes du Golfe, à l’exception d’un point prévoyant la formation d’un gouvernement d’union nationale avec la participation de M. Saleh.

L’initiative est positive et nous l’acceptons, à l’exception de la formation d’un gouvernement d’union nationale car nous refusons de servir sous l’autorité d’Ali Abdallah Saleh et de prêter serment devant lui, a déclaré à l’AFP le porte-parole de l’opposition, Mohammad Gahtane.

Il a exhorté M. Saleh à accepter de céder le pouvoir dans un délai de 30 jours, comme le prévoit le plan des monarchies du Golfe, précisant que l’opposition était prête à former un cabinet d’union nationale avec le vice-président auquel M. Saleh aurait transféré ses prérogatives.

Jusqu’à présent, l’opposition exigeait le départ immédiat de M. Saleh, tout comme les comités de manifestants qui encadrent les protestataires. Ces derniers rejettent en revanche clairement le plan des pays du Golfe.

M. Saleh a affirmé vendredi qu’il accueillait favorablement ce plan, mais répété qu’il ne cèderait le pouvoir que dans le cadre d’un processus ordonné et constitutionnel.

Pour sortir de la crise, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) propose la formation d’un gouvernement d’union nationale, puis un transfert des prérogatives par le chef de l’Etat au vice-président et un arrêt des manifestations.

Le président présenterait ensuite sa démission dans les 30 jours, et une élection présidentielle aurait lieu 60 jours plus tard.

23/04/11 (B601) Yémen Express – le président Saleh insiste sur sa légitimité constitutionnelle – Manifestation monstre au Yémen et violences dans l’est – des militaires qui ont fait défection arrêtés par les forces du président – le président Saleh résiste à la rue et à la médiation du CCG

______________________ Analyse ARDHD

Pour résister à l’énorme vague de contestation, Saleh souffle le chaud et le froid.

Il continue à louvoyer entre la possibilité de son départ négocié et des promesses de se maintenir à la tête de l’Etat. Il cherche à s’appuyer sur les derniers soutiens populaires et armés qui lui restent, même si les défections sont nombreuses : tribus, militaires, ..

Au même instant,
il est capable d’annoncer son souhait de protéger les civils et dans la foulée, il donne l’ordre à sa Police de tirer sur la foule.

Qui pourra encore le croire ?


________________ 4 – Romandie News (Suisse) avec AFP

Yémen: le président Saleh insiste sur sa légitimité constitutionnelle

Le président contesté du Yémen, Ali Abdallah Saleh, a insisté vendredi sur sa légitimité constitutionnelle, tout en promettant de considérer positivement un plan de sortie de crise proposé par les monarchies du Golfe impliquant son départ du pouvoir.

Nous insistons sur notre attachement à la légitimité constitutionnelle, par loyauté envers notre peuple, car nous refusons catégoriquement les tentatives de coups d’état contre la liberté, la démocratie et le pluralisme politique, a dit le président devant une foule de partisans.

Nous accueillons favorablement l’initiative des ministres du Conseil de coopération du Golfe avec laquelle nous allons coopérer de manière positive, dans le cadre de la Constitution, a-t-il dit, faisant référence à un plan de sortie de crise du CCG.

Ce plan, présenté près de trois mois après le début d’un mouvement de contestation qui réclame le départ immédiat du président Saleh, prévoit, selon un source gouvernementale sous couvert d’anonymat, la démission du président dans un délai de 30 jours après la formation d’un gouvernement d’union nationale.

_______________________________ 3 – Le Matin (Suisse)

Manifestation monstre au Yémen et violences dans l’est

La foule s’étendait sur environ quatre kilomètres au centre de Sanaa.

Au Yémen une manifestation monstre à Sanaa, nommée «vendredi de la dernière chance» demandait toujours le départ du président. Des heurts violents ont eu lieu dans l’est du pays.

Vingt soldats yéménites ont été tués ces dernières 24 heures dans des attaques attribuées à une tribu ainsi qu’à Al-Qaïda, selon des militaires. Sanaa, la capitale, a connu vendredi le plus gros rassemblement de manifestants depuis le début de la contestation.

La foule s’étendait sur environ quatre kilomètres au centre de Sanaa. La manifestation a pour nom «vendredi de la dernière chance». Les manifestants réclament toujours le départ immédiat du président Saleh. Des responsables du mouvement ont appelé à une grève générale samedi.

Des forces de l’armée et la police étaient déployées en nombre vendredi à Sanaa pour empêcher des heurts entre les partisans du président Saleh et les manifestants qui exigent sa démission.

M. Saleh s’est adressé à ses partisans. Il a répété qu’il ne lâcherait pas le pouvoir avant l’expiration de son mandat en 2013.

Deux embuscades

Vingt soldats ont été tués dans deux attaques séparées menées dans l’est du pays par des activistes d’Al-Qaïda et des hommes armés membres d’une tribu, ont indiqué des responsables de la sécurité.

«Des activistes d’Al-Qaïda ont tendu une embuscade à une patrouille militaire à Mareb près de Safer», près de champs pétrolifères, ont indiqué ces militaires.

Des affrontements ont aussi opposé des membres d’une tribu à des soldats.

«Deux soldats ont été tués, deux blessés et trente faits prisonniers», ont indiqué vendredi à la fois un responsable militaire et une source tribale. Six membres de la tribu ont été blessés.

__________________________________ 2 – AP

Yémen: des militaires qui ont fait défection arrêtés par les forces du président

De Ahmed Al-Haj,

Un responsable de l’armée a annoncé que les autorités yéménites ont arrêté des dizaines de soldats et de responsables militaires qui avaient rejoint les rangs du mouvement d’opposition pour tenter de mettre fin à la vague de défections qui affaiblit la ligne de défense du président Ali Abdallah Saleh.

La répression brutale exercée contre l’opposition, qui manifeste son ras-le-bol depuis maintenant deux mois, a encouragé des personnes-clés à abandonner le président au pouvoir depuis 32 ans. Ali Abdallah Saleh tente désespérément de s’accrocher à son poste malgré le départ de certains membres du parti, de ministres, de diplomates, de législateurs et même de certains membres de sa tribu.

Lors d’un discours qu’il a prononcé vendredi, Ali Abdallah Saleh a ridiculisé ceux qui ont fait défection et le mouvement d’opposition, les taxant de «lâches» et de «rénégats».

Les arrestations de vendredi font suite à une manifestation qui a eu lieu à la base aérienne d’Al-Anad, durant laquelle plusieurs dizaines de militaires ont demandé la démission du chef de l’État, a affirmé un colonel qui a demandé de conserver l’anonymat par crainte de représailles.

Dans la province de Hagga, au nord du pays, un adolescent a perdu la vie lors d’une manifestation. Abdel-Hamid Mohammed, âgé de 15 ans, s’est vidé de son sang après avoir reçu une balle dans l’oeil, a déclaré un responsable médical sous le couvert de l’anonymat. Du côté de la ville de Marib, un soldat a été tué. Il faisait partie de la Garde Républicaine, qui est demeurée fidèle au président et qui est contrôlée par le fils de ce dernier, Ahmed.

De nombreuses manifestations ont eu lieu dans différentes villes du Yémen après les prières du vendredi. À Sanaa, la capitale, des centaines de milliers de personnes avait investi les rues pour scander des slogans hostiles au président. La manifestation, à laquelle ont participé de nombreuses femmes, est «un message (à Saleh) de démissionner immédiatement», a commenté un militant de l’opposition, Walid al-Ammari.

Pendant ce temps-là, devant le palais présidentiel, des partisans du président Saleh se sont rassemblés en masse, brandissant des banderoles où l’on pouvait lire: «Réconciliation du vendredi». La télévision publique a montré des images de ce rassemblement, et du président Saleh s’adressant à la foule. «Nous leur ferons face sans verser le sang, sans utiliser d’armes», a-t-il affirmé en parlant nom du mouvement d’opposition.

La répression des manifestations a fait près de 130 morts en deux mois.

À Taiz, ville du sud du pays, un foyer de l’opposition, de nombreux manifestants ont également réclamé le départ du chef de l’État, selon des témoins.

Même s’il a été largué par la plupart de ses alliés et que la rue demande son départ depuis la mi-février, le président yéménite peut compter sur

le soutien des meilleures unités de l’armée, dirigées par des membres de sa famille, dont la Garde Républicaine. Il y a un mois, beaucoup d’observateurs pensaient que sa chute était imminente.

Selon des organisations de défense des droits de l’homme, 58 militants et sympathisants de l’opposition ont été arrêtés au cours des trois dernières semaines, dont une vingtaine de protestataires blessés lors d’affrontements avec les forces de sécurité le 16 avril à Sanaa.

Un groupe de nations arabes, incluant l’Arabie Saoudite, tente de trouver une solution à l’impasse. L’une des propositions consisterait à demander à Ali Abdallah Saleh de passer le pouvoir à une personne de son choix et de quitter d’ici un mois, ce qui lui permettrait d’éviter d’être traduit en justice.

Aucune entente n’a été conclue jusqu’à présent. Ali Abdallah Saleh, qui avait annoncé son intention de ne pas briguer un autre mandat et de ne pas demander à son fils de le remplacer dès le début du soulèvement populaire, soutient qu’il a le droit de poursuivre son mandat jusqu’en 2013, tel que prévu par la Constitution.

__________________________________ 1 – RFI

Au Yémen, le président Saleh résiste à la rue et à la médiation du CCG

Des opposants au président Saleh défilent portant un immense drapeau du Yémen, à Sanaa, le 22 avril 2011.

Sanaa a connu, ce vendredi 22 avril 2011, le plus gros rassemblement depuis le début des manifestations anti-régime en janvier dernier pour demander le départ immédiat du président yéménite Ali Abdallah Saleh, qui s’accroche au pouvoir en se réclamant de sa « légitimité constitutionnelle ».

Visiblement Ali Abdallah Saleh est bien décidé à ne pas se laisser tordre le bras par le Conseil de coopération du Golfe, Arabie Saoudite en tête qui lui conseille de passer la main. Le projet de transition concocté par Ryad prévoit en effet sa démission dans un délai de trente jours après la formation d’un gouvernement d’union nationale. La médiation pourrait se limiter à l’aménagement d’une immunité judiciaire pour Ali Abdallah Saleh accusé de crimes contre l’humanité et qui persiste à revendiquer son maintien au pouvoir.

Dans ce bras de fer, Saleh s’efforce de ne pas complètement rompre les ponts avec son voisin saoudien. Il a longtemps bénéficié de son appui militaire au nom de la lutte contre sa rébellion chiite à leur frontière commune et contre les partisans d’al-Qaïda ancrés au Yémen. Lâché par Ryad, Ali Abdallah Saleh se réclame de la légitimité constitutionnelle en renvoyant ses adversaires au verdict des urnes, à la fin de son mandat en 2013.

Saleh avait appelé ses partisans à un « vendredi de la réconciliation » pour faire en quelque sorte bonne figure face aux manifestants rassemblés pour un « vendredi de la dernière chance », celle de son départ sans condition.

L’opposition appelle désormais à la grève générale

22/04/11 (B600) Le journal de la Flibuste – Recrudescence de la piraterie maritime en 2011 – un cargo italien capturé en mer d’Arabie – L’OMI déplore l’utilisation des marins comme bouclier humain – l’ONU juge nécessaire une réponse globale à la piraterie – le monde est en train de perdre la bataille de la piraterie – deux Russes parmi les marins relâchés en Somalie – le Conseil de sécurité de l’ONU envisage de créer des tribunaux somaliens – Des armateurs français s’arment contre la piraterie (8 articles)

______________________ 8 – Le Moci

22/04 Recrudescence de la piraterie maritime en 2011

Sophie Creusillet

La piraterie maritime a atteint un niveau record. Le Bureau international maritime (BIM) a recensé 142 actes de piraterie au cours des trois premiers mois de cette année, contre 67 durant le premier trimestre 2010. Une forte hausse, principalement due à l’hyperactivité des pirates opérant aux larges des côtes somaliennes, où 97 attaques ont été enregistrées, contre 35 l’an passé.

« La piraterie est l’une des conséquences de 20 ans de crise politique en Somalie », a déclaré le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Somalie Augustine Mahiga, au cours de la conférence internationale sur la lutte contre la piraterie qui s’est déroulée le 19 avril à Dubaï. Pour M. Mahiga, la lutte contre ce phénomène qui coûte chaque année entre 3,5 et 8 milliards de dollars aux armateurs du monde entier passe « avant tout par une approche politique », et non par une solution militaire.

Depuis la chute du gouvernement de Siad Barre en 1991 la Somalie est en proie à un profond chaos. L’anarchie des seigneurs de la guerre a nécessité l’intervention des Nations unies de 1992 à 1995. Au cours de ces vingt dernières années les attaques de navires se sont multipliées au large des côtes de la Somalie et du Yémen. Pour y remédier, l’Onu a créé une force militaire, la Combine Task Force 151, chargée de lutter contre la piraterie. La Force maritime européenne Atalante, dont la France a pris le commandement pendant quatre mois d’août à novembre 2010 (voir photo), a été également crée à l’automne 2008. En vain.

______________________ 7 – Ria Novosti (Russie)

21/04 un cargo italien capturé en mer d’Arabie

Un cargo italien avec 22 membres d’équipage à son bord a été intercepté par des pirates en mer d’Arabie, au large d’Oman, a rapporté jeudi l’agence de presse Ansa.

Selon l’agence, le navire Rosalia d’Amato se rendant du Brésil en Iran, a été attaqué par les pirates à 400 milles au sud d’Oman. L’attaque n’a pas fait de victimes au sein de l’équipage qui compte six Italiens et seize Philippins.

Le 11 avril, le Conseil de Sécurité de l’Onu a approuvé à l’unanimité la résolution 1976 prévoyant un ensemble de mesures visant à stabiliser la situation politique et économique en Somalie. La résolution appelle notamment à étudier d’urgence la possibilité de créer des tribunaux spéciaux somaliens pour juger les personnes soupçonnées de piraterie au large des côtes du pays et en haute mer, y compris une cour somalienne extraterritoriale spécialisée.

La Somalie, partagée entre différentes factions hostiles depuis la chute du dictateur Mohamed Siad Barre en 1991, n’arrive pas à réprimer elle-même la piraterie au large de ses côtes. Reconnue par la communauté internationale comme l’unique organe de pouvoir légal, le Gouvernement fédéral de transition (GFT) ne contrôle qu’une partie de Mogadiscio, le reste du pays étant administré par des entités autonomes refusant de se soumettre aux autorités centrales.

______________________ 6 – Afrique en Ligne avec Pana

20/04 L’OMI déplore l’utilisation des marins comme bouclier humain

L’Organisation maritime internationale (OMI) a condamné mardi l’utilisation des marins comme bouclier humain après la poursuite de la détention par les pirates somaliens de sept membres d’équipage d’un navire récemment libéré suite au paiement présumé d’une rançon. L’OMI a indiqué dans un communiqué que ‘six officiers et un membre d’équipage du navire M/V Asphalt Venture sont détenus dans un endroit inconnu après que le navire et le reste des membres de l’équipage ont été libérés par les pirates somaliens jeudi dernier, près de sept mois après le détournement du navire.’

‘L’utilisation des marins comme bouclier humain dans des actes de piraterie – l’un des crimes les plus odieux contre l’humanité en mer – est totalement inacceptable”, a souligné le communiqué.

Le communiqué de l’agence survient dans un contexte où la communauté internationale est de plus en plus préoccupée par le problème de la piraterie, notamment au large des côtes somaliennes.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a indiqué mardi que la Trust Fund mise en place pour soutenir les initiatives des Etats qui luttent contre la piraterie au large des côtes somaliennes nécessitait plus de ressources pour mener à bien son mandat.

Le fonds a approuvé 12 projets d’une valeur de 4,3 millions de dollars américains depuis sa création au mois de janvier de l’année dernière, y compris un projet médiatique pour propager des messages contre la piraterie dans la région et d’autres initiatives pour renforcer l’application de la loi et la justice pénale en Somalie, au Kenya et aux Seychelles.

Dans un message lancé en son nom par la Conseillère juridique des Nations unies, Patricia O’Brien, lors d’une cérémonie de soutien à la Trust Fund à Dubai, Ban Ki-moon a indiqué que ce fonds offrait l’opportunité de traduire en actes concrets les préoccupations régionales et globales.

______________________ 5 – Radio Chine avec XINHUA

19/04 l’ONU juge nécessaire une réponse globale à la piraterie

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé lundi à une réponse globale à la piraterie au large des côtes de la Somalie, affirmant que la menace était une conséquence de l’insécurité généralisée, de l’absence d’un gouvernement national stable et du sous-développement dans ce pays de la Corne de l’Afrique.

« La piraterie n’est pas une maladie d’origine hydrique. C’est un symptôme de la situation sur le terrain, dont la situation politique et sécuritaire en Somalie », a déclaré Ban Ki-moon dans un message à une conférence sur la piraterie à Dubaï, dont le thème est « Menace mondiale, réponses régionales : forger une vision commune face à la piraterie maritime ».

« Notre réponse doit être globale et complète, englobant une action simultanée sur trois fronts : la dissuasion, la sécurité et la primauté du droit, et le développement. Nous devons travailler avec les autorités de la Somalie, et nous devons intégrer nos efforts de lutte contre la piraterie dans une solution globale pour la Somalie », a ajouté le secrétaire général dans ce message, qui a été lu en son nom par la secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires juridiques, Patricia O’Brien.

Selon Ban Ki-moon, les travaux du Groupe international de contact sur la piraterie au large de la côte de la Somalie sont essentiels pour faciliter les discussions et la coordination entre les États, les organisations, le Gouvernement fédéral de transition somalien, les administrations régionales du pays et diverses marines nationales qui mènent des opérations militaires.

Le Groupe de contact a été établi en 2009, en vertu d’une résolution du Conseil de sécurité, pour faciliter les discussions et la coordination des actions entre les États et les organisations régionales pour réprimer la piraterie.

Ban Ki-moon a rappelé que son ancien conseiller spécial sur les problèmes juridiques liés à la piraterie au large de la Somalie, Jack Lang, avait expliqué comment la Somalie et la communauté internationale pouvaient légalement intensifier les efforts de lutte contre le piraterie. Une des mesures préconisées par M. Lang est la consolidation de l’aide internationale pour augmenter la capacité carcérale.

« Certaines de ses recommandations sont déjà mises en uvre, mais à une échelle modeste, avec l’aide de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) », a souligné le secrétaire général.

Il a également rappelé aux participants de la conférence de Dubaï que le Conseil de sécurité avait décidé la semaine dernière d’examiner d’urgence la création de tribunaux spécialisés en Somalie pour juger les pirates présumés à la fois en Somalie et dans la région, une des recommandations de M. Lang.

_______________________ 4 – CyberPress (Canada) avec AFP

18/04 le monde est en train de perdre la bataille de la piraterie

Le monde est en train de perdre la bataille contre les pirates, a prévenu lundi le ministre des Affaires étrangères du gouvernement somalien de transition au premier jour d’une conférence à Dubaï, soulignant que la piraterie ne peut être éradiquée que sur terre.

«La course entre les pirates et le monde est en passe d’être gagnée par les pirates», a déclaré Mohammed Abdulahi Omar Asharq devant la conférence sur la lutte contre la piraterie.

«Il est clair que la piraterie ne peut être éradiquée que sur terre, où elle croît et persiste», a dit le responsable somalien.

Même constat chez le ministre des Affaires étrangères des Emirats arabes unis, Abdallah ben Zayed al-Nahyane: «toute action sur le terrain ne peut être efficace sans que de réels changements aient lieu sur le plan de la sécurité et la stabilité sur le terrain en Somalie».

Pour régler le problème des pirates basés en Somalie, il faut que ce pays puisse vivre dans la paix et la prospérité, estime aussi le directeur de l’entreprise émiratie DP World, troisième opérateur portuaire mondial, Sultan Ahmed ben Sulayem, co-parrain de la conférence avec le ministère émirati des Affaires étrangères.

«On se concentre actuellement sur des solutions à court-terme, des solutions en mer à la menace des pirates», souligne-t-il. Mais «il est de plus en plus clair que la communauté des nations doit penser à long-terme, et sur terre».

«Car une économie stable et prospère est la solution efficace au problème de la piraterie, qui est le résultat de l’absence d’opportunités pour gagner de l’argent honnêtement, de structure, de sécurité et d’espoir d’un futur stable», a ajouté le directeur de DP World.

Au premier trimestre 2011, un nombre record d’actes de piraterie ont été répertoriés, avec 142 attaques menées essentiellement dans l’océan Indien par des pirates somaliens fortement armés, selon des chiffres fournis mi-avril par le Bureau Maritime International (BMI).

Sur les 142 attaques enregistrées au premier trimestre 2011, 97 ont été attribuées aux pirates somaliens, contre 35 pour la même période de 2010. Les forces navales internationales mènent des efforts conjoints contre les pirates somaliens.

_______________________ 3 – Ria Novosti (Russie)

13/04 deux Russes parmi les marins relâchés en Somalie

Deux Russes se trouvent à bord du navire allemand MV Beluga Nomination relâché mercredi par les pirates somaliens, ont rapporté mercredi les médias allemands se référant à la compagnie maritime Beluga Shipping GmbH, basée à Brême (nord de l’Allemagne).

Selon l’antenne balte de l’Union professionnelle des marins russes (RPSM), il s’agit d’habitants de Saint-Pétersbourg et de Kaliningrad.

Le cargo Beluga Nomination battant pavillon d’Antigua-et-Barbuda a été capturé fin janvier par des pirates somaliens en mer d’Oman, à 100 km au large des Seychelles. Son équipage comptait 12 personnes – des citoyens d’Ukraine, de Russie, de Pologne et des Philippines.

Trois marins sont morts au cours d’une tentative de libération du cargo. Deux autres hommes ont réussi à s’échapper. Ils ont été récupérés par un navire de guerre danois, l’Esbern Snare, qui participe à l’opération anti-piraterie de l’OTAN Ocean Shield.

_______________________ 2 – Radio Chine avec XINHUA

12/04 le Conseil de sécurité de l’ONU envisage de créer des tribunaux somaliens

Dans une résolution adoptée vendredi, le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé d’étudier la possibilité de créer des tribunaux spéciaux somaliens afin de juger les personnes accusées de piraterie au large de la Somalie.

Le Conseil souhaite « étudier d’urgence la possibilité de créer des tribunaux spéciaux somaliens pour juger les personnes soupçonnées de piraterie, aussi bien en Somalie que dans la région, y compris une cour spécialisée somalienne extraterritoriale, comme il ressort des recommandations contenues dans le rapport du conseiller spécial du secrétaire général pour les questions juridiques liées à la piraterie au large des côtes somaliennes ».

Le Conseil de sécurité prie le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, de lui présenter, dans un délai de deux mois, un rapport sur les modalités de ces mécanismes de poursuite et d’assistance apportés par la communauté internationale.

Dans un rapport, le conseiller du secrétaire général de l’ONU pour les questions juridiques liées à la piraterie au large des côtes somaliennes, Jack Lang, proposait notamment la création de deux « juridictions spécialisées », l’une au Puntland, l’autre au Somaliland, ainsi que la construction à court terme d’une prison dans chacune de ces deux régions, et d’autre part la mise en place pendant une période de transition « d’une juridiction extraterritoriale », qui pourrait être basée à Arusha, en République-Unie de Tanzanie, où siège déjà le Tribunal pénal international pour le Rwanda.

Jack Lang évalue à environ 25 millions de dollars le prix de ces initiatives. Un coût qu’il a qualifié de « relativement modeste par rapport au coût total de la piraterie estimé à 7 milliards de dollars ». Soulignant l’importance « essentielle » du soutien international pour la formation des juges, procureurs, avocats et gardes pénitentiaires somaliens, le conseiller souligne que « l’ONU, mais aussi l’Union africaine, l’Union européenne et d’autres organisations devraient y contribuer ».

Dans sa résolution, le Conseil de sécurité « souligne qu’il faut enquêter sur ceux qui financent, planifient et organisent les attaques perpétrées par des pirates au large des côtes somaliennes ou en tirent illicitement profit et engager des poursuites à leur encontre, sachant que les individus et entités qui incitent à commettre des actes de piraterie ou les facilitent à dessein s’en rendent eux-mêmes coupables au regard du droit international ».

Les membres du Conseil exhortent « tous les États, y compris les États de la région, à ériger la piraterie en infraction pénale dans leur droit interne, en soulignant qu’il importe d’ériger en infraction pénale l’incitation à commettre des actes de piraterie, la facilitation de ces infractions, l’entente en vue de les perpétrer et les tentatives dans ce sens ».

Pour le Conseil de sécurité, « l’instabilité que connaît la Somalie est une des causes profondes du problème de la piraterie et des vols à main armée au large des côtes somaliennes et contribue à ce problème, et souligne qu’il faut que la communauté internationale mène une action sur tous les fronts pour s’attaquer à la piraterie et à ses causes profondes ».

Enfin, les membres du Conseil demandent aux États, à l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), au Bureau politique des Nations Unies pour la Somalie et aux organisations régionales d’aider le gouvernement fédéral de transition et les autorités régionales en Somalie « à créer un système de gouvernance et à instaurer l’état de droit et des contrôles de police dans les secteurs infestés par la criminalité où sont menées des activités terrestres liées à la piraterie ».

_____________________________ 1 – Les Echos

5/04 Des armateurs français s’arment contre la piraterie

Casques et gilets pare-balles pour les navigants en passerelle, hommes armés employés par des entreprises privés: certains armateurs ont pris des mesures choc face aux attaques dont sont victimes les navires de commerce.

Des hommes armés, employés par des entreprises privées, à bord de navires de commerce d’armateurs français – mais ne battant pas pavillon français -, c’est désormais une réalité. «Nous avons mis des équipes armées sur quelques lignes», a témoigné, ce mardi, le général Pierre de Saqui de Sannes, conseiller institutionnel France, Afrique et Moyen-Orient chez CMA-CGM, lors d’une conférence de presse à l’issue de l’assemblée générale d’Armateurs de France.

«Nos bateaux ont essuyé depuis le début de cette année onze attaques, qui ont toutes échoué, mais nous sommes aujourd’hui obligés d’équiper nos navigants en passerelle de casque et gilet pare-balles et de tirer des fils barbelés autour des ponts», a-t-il poursuivi, pointant du doigt les lignes particulièrement exposées au large de l’Afrique orientale sur l’océan Indien.

«Sensibiliser les Etats»

«Le problème de la piraterie est en train de bouleverser le commerce mondial dans cette zone», a alerté Christian Garin, président de la fédération patronale, qui demande au président de la République, Nicolas Sarkozy, de profiter d’être à la tête du G20 «pour sensibiliser les Etats à la sécurité du commerce mondial.

A cette insécurité, mettant en danger l’intégrité des équipages, s’ajoutent, en ce début 2011 pour les armateurs français, les incertitudes sur la reprise mondiale et la volatilité des taux de fret, du fait de la surcapacité de la flotte.

Ainsi, dans le transport de produits secs en vrac (charbon, fer, céréales…), le seuil des 5.000 dollars par jour était enfoncé fin février-début mars, à un niveau de taux de fret où les coûts opérationnels ne sont même pas couverts. Tout comme celui dans le transport de pétrole brut descendu sous les 10.000 dollars par jour fin janvier. Jouant aux montagnes russes, ils sont toutefois fortement remontés depuis.

«Des inconnues nombreuses»

Quant au transport de conteneurs, «2011 devrait être moins florissante» que 2010, estime Armateurs de France. Dans ce secteur, Drewry, l’analyste indépendant britannique, calcule cependant que les opérateurs devraient dégager des bénéfices cumulés de l’ordre de 8 milliards de dollars, certes inférieurs à ceux de l’an dernier, mais loin des pertes estimées à 20 milliards en 2009, au plus fort de la crise.

«La volatilité semble plus que jamais, de mise et les inconnues demeurent nombreuses», a souligné Armateurs de France, à commencer par l’évolution du prix des carburants.

22/04/11 (B600) Nouvelles de Somalie – six morts dans l’attaque de deux mosquées par des hommes armés – des obus non explosés menacent un hôpital de Mogadiscio – Le Kenya appuie le processus de paix en Somalie selon Raila Odinga – le gouvernement de transition rejette les appels à la démission de la direction actuelle (4 articles)

_________________________ 4 – La Croix avec AFP

17/04 Somalie: six morts dans l’attaque de deux mosquées par des hommes armés

Six personnes ont été tuées dans la ville somalienne de Galkayo (centre) lors de l’attaque de deux mosquées à quelques heures d’intervalle par des hommes armés non identifiés, selon des témoins.

Ces deux attaques, non revendiquées, ont eu lieu quelques heures après la mort d’un responsable du ministère des Affaires religieuses du Puntland dans un attentat à la bombe sur une route de Galkayo, une ville divisée par une frontière séparant l’Etat auto-proclamé du Puntland au nord de l’administration rivale de Galmudug au sud.

Lors de la première attaque samedi, des hommes armés ont fait irruption dans la mosquée de Salahuddin, l’une des plus grandes de Galkayo, et ouvert le feu sur les fidèles, tuant au moins cinq personnes et en blessant dix, ont indiqué des responsables de la sécurité et des témoins.

La police s’est rendue sur les lieux et une enquête est en cours.

"Je n’ai jamais vu un acte aussi brutal et aussi gratuit, surtout dans un lieu de prière", a déclaré Abdirahman Mahmoud, qui habite à proximité du lieu de l’attentat.

La deuxième attaque par des hommes masqués dimanche matin a visé la mosquée Faruuq, dans la partie nord de la ville.

"Une personne a été tuée et quatre blessées", a indiqué à l’AFP un habitant, Said Indhobur.

"C’est un phénomène nouveau, nous ne savons pas pourquoi les mosquées sont visées", a-t-il dit.

"Plusieurs fidèles ont également été enlevés par les hommes armés qui ont attaqué la mosquée", a déclaré un autre habitant, Adan Kulmiye.

En 2009, des hommes masqués avaient fait irruption dans une mosquée de Galkayo, tuant cinq Pakistanais.

_________________________ 3 – CICR

15/04 Somalie : des obus non explosés menacent un hôpital de Mogadiscio

Les onze obus qui ont frappé l’hôpital Medina de Mogadiscio sans exploser, il y a trois jours, ont été ramassés et entreposés en attendant que des artificiers viennent les neutraliser.

Malgré cela, la présence de ces obus à l’intérieur de l’hôpital représente un risque pour le personnel médical, les patients et les visiteurs. Deux gardes ont été blessés par un obus qui a explosé ce même jour, mais ils se remettent de leurs blessures.

« Nous sommes inquiets pour les patients et pour le personnel de l’hôpital Medina. Ces obus non explosés auraient pu blesser ou tuer, et ils peuvent empêcher des gens de recevoir des soins nécessaires à leur survie, déclare Olivier Humbert-Droz, chef adjoint de la délégation du CICR pour la Somalie.

La menace qui pèse sur cet établissement médical est tout à fait inacceptable. »

Bien que rien ne semble indiquer que l’hôpital ait été délibérément visé, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant-Rouge de Somalie rappellent à toutes les parties au conflit qu’elles ont l’obligation de respecter le personnel médical, les hôpitaux, les dispensaires et les autres installations et biens similaires.

Les attaques ne peuvent être dirigées que contre des personnes qui participent directement aux hostilités et contre des objectifs militaires, et les parties au conflit doivent prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter de porter atteinte à la population civile et aux biens de caractère civil.

L’hôpital Medina, qui affiche clairement l’emblème du croissant rouge est un des deux hôpitaux de Mogadiscio spécialisés en chirurgie. C’est un hôpital communautaire, qui accepte tous les patients, quel que soit leur clan d’appartenance, leur religion ou leurs convictions politiques.

Le CICR fournit à l’hôpital du matériel chirurgical et des médicaments, et il forme les médecins et le personnel infirmier. Depuis le début de l’année, près de 550 blessés de guerre y été soignés, dont plus de 150 femmes et une cinquantaine d’enfants.

_________________________ 2 – CasaFree (Maroc)

15/04 Le Kenya appuie le processus de paix en Somalie selon Raila Odinga

Le gouvernement kenyan appuiera les efforts déployés par le gouvernement fédéral de transition en Somalie (GFT) pour accueillir une réunion de paix de haut niveau sur la crise dans le pays qui est déchiré par la guerre, a affirmé vendredi le Premier ministre kenyan Raila Odinga.

"Le gouvernement kenyan soutient les efforts de la Somalie visant à convaincre les Nations Unies et l’Union africaine pour organiser une réunion de paix à Mogadiscio", a déclaré Odinga lors d’un entretien avec son homologue somalien, Mohamed Abdullahi.

Il a aussi réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire tout son possible pour que la paix et la sécurité soient rétablies dans le pays voisin, la Somalie. "Nous reconnaissons la légitimité des forces du gouvernement fédéral de transition et nous vous soutiendrons pour parvenir à la paix, la sécurité et la réconciliation, après deux décennies de conflit et de nombreux défis humanitaires", a dit le Premier ministre kenyan à l’adresse de M. Abdullahi.

Dans une déclaration à la presse, M. Odinga a indiqué avoir discuté avec son homologue somalien des questions de sécurité le long des frontières communes et les progrès réalisés dans l’endiguement de la menace de cellules terroristes dans la région.

"La paix en Somalie est cruciale pour la stabilité au Kenya et dans la région tout entière", a-t-il dit, faisant valoir que le conflit a aggravé la prolifération des armes légères dans la région.

La réunion de paix est appelée à élaborer un consensus sur la façon de mettre fin à l’actuelle transition et à favoriser un accord politique avant l’expiration en août prochain de l’Administration du gouvernement fédéral de transition. Ce dernier a été créé en vertu de la Charte fédérale de transition comme une structure de gouvernance temporaire.

_________________________ 1 – IRIB / French

15/04 Somalie: le gouvernement de transition rejette les appels à la démission de la direction actuelle

Le gouvernement de transition somalien a rejeté les demandes appelant à la démission de la direction actuelle, afin de préparer le terrain pour de nouvelles élections.

"La réunion de deux jours, tenue, à Nairobi, a été infructueuse et ne répondait pas ce qu’on attendait d’elle", a rapporté l’AP, citant un communiqué du gouvernement somalien.

"Cette réunion n’a pas répondu aux désirs de la population somalienne", précise, dans son communiqué, le gouvernement somalien. Cette déclaration intervient, après la réunion de deux jours, qui a eu lieu, cette semaine, dans la capitale kényane, Nairobi, afin de déterminer comment la Somalie pouvait naviguer, après le mandat du gouvernement de Mogadiscio qui expire en août.

Le gouvernement de transition somalien est sous les pressions des puissances occidentales, pour organiser de nouvelles élections. Le pays est dépourvu d’un gouvernement central, capable d’assurer la sécurité du pays, et ce, depuis la chute de l’ancien dictateur Mohammad Ziad Barré, en 1991.

Environ, un million de personnes, ont été tuées, dans les affrontements de ces dernières années, dans le pays.

22/04/11 (B600) Yémen Express – plan de départ du président, un vendredi « de la dernière chance » – Saleh promet de rester au pouvoir – le président Saleh dit résister et s’attacher à la Constitution – des femmes, en colère contre leur président, défendent la mixité – Les deux plus influentes tribus du Yémen invitent Saleh à démissionner – 10 000 soldats font défection pour rallier les rebelles – Les Yéménites manifestent contre la proposition des pays du Golfe – Le président Saleh prêt à «un transfert pacifique du pouvoir» – les manifestants contre tout dialogue avec le régime de Saleh – les monarchies du Golfe pour un départ du président Saleh (10 articles)

____________________ 10 – Nouvel Obs avec AFP

22/04 Yémen: plan de départ du président, un vendredi "de la dernière chance"

Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Abdellatif al-Zayani, dont le groupe a offert sa médiation dans la crise yéménite, est arrivé jeudi à Sanaa pour de nouvelles consultations.

Les médiateurs du Golfe dans la crise yéménite ont proposé jeudi au président Ali Abdallah Saleh de partir 30 jours après la formation d’un gouvernement d’union, alors que les protestataires ont appelé à manifester pour un "vendredi de la dernière chance" afin d’obtenir son départ.

L’ambassade du Yémen à Washington a confirmé jeudi dans un communiqué que M. Saleh avait reçu la proposition des mains du secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Abdellatif al-Zayani, et que le parti présidentiel donnerait sa position officielle dans les 24 heures.

Pour sortir de la crise, M. Zayani a proposé "la formation d’un gouvernement d’union nationale", puis un transfert du pouvoir par le chef de l’Etat au vice-président et un arrêt des manifestations, a déclaré à l’AFP une source gouvernementale.

Cette même source, qui a requis l’anonymat, a précisé que "le président présentera ensuite sa démission à la Chambre des députés dans un délai de 30 jours", au terme duquel un président intérimaire et le gouvernement d’union procèderont à l’organisation d’une élection présidentielle dans les 60 jours.

Fortement contesté dans la rue depuis janvier, M. Saleh s’est vu offrir un tel départ avec la garantie de ne pas être poursuivi en justice, a affirmé à l’AFP un haut responsable de l’opposition, Hassan Zayd.

Selon lui, la proposition prévoit "la démission du président Saleh et la promulgation d’une loi d’amnistie", lui offrant des garanties qu’il ne sera pas inquiété après son départ du pouvoir.

"Cette offre n’attend que l’accord du président", a ajouté M. Zayd, chef du parti islamiste Al-Haq, membre du Forum commun, une coalition de l’opposition parlementaire.

M. Zayani a rencontré jeudi à Sanaa le président Saleh et des représentants du Forum commun, auxquels il a remis "l’approche des ministres des Affaires étrangères du CCG pour un règlement de la crise", selon des sources officielle et au sein de l’opposition.

Au pouvoir depuis 32 ans, M. Saleh a répété mercredi qu’il allait continuer à "résister" et qu’il ne cèderait le pouvoir que dans le cadre de la Constitution. "Que ceux qui veulent parvenir au pouvoir s’en remettent au verdict des urnes", a-t-il dit alors que son mandat court jusqu’en 2013.

Face à l’instrigeance du chef de l’Etat, les protestataires, qui campent depuis la mi-février sur la "place du Changement" à Sanaa avec le soutien de l’opposition, ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation, baptisée "vendredi de la dernière chance".

Le parti présidentiel a prévu des contre-manifestations pour un "vendredi de la réconciliation".

"M. Saleh sait que ses jours sont comptés", a estimé M. Zayd, ajoutant: "Plus tôt il démissionnera, plus il aura des chances d’avoir des garanties".

"S’il tarde à démissionner et si l’effusion de sang continue dans le pays, il réduira ses chances d’avoir des garanties", a-t-il averti, indiquant que M. Saleh pourrait trouver refuge dans un pays voisin, "probablement aux Emirats arabes unis".

Le mouvement de contestation populaire organise depuis fin janvier des manifestations quasi-quotidiennes pour réclamer le départ immédiat du président Saleh. En raison de la répression sanglante de leur mouvement qui a fait plus de 130 morts, les protestataires exigent que M. Saleh soit jugé.

"En cas d’échec des efforts déployés pour un règlement politique, l’opposition n’aura d’autre choix que de se rallier aux jeunes dans la rue", a averti Mohamed Qahtan, un porte-parole du Forum commun, l’opposition parlementaire, dans une déclaration à la presse.

____________________ 9 – EuroNews

21/04 Yémen: Saleh promet de rester au pouvoir

Le président yéménite dénonce ce qu’il qualifie de “tentatives de coup d’Etat”. Alors que les médiateurs du Golfe tentent de trouver une issue à la crise que traverse le pays, des milliers de femmes soutenant Ali Abdala Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, manifestaient mercredi à Sanaa. Les pays du Golfe ont décidé d’envoyer sur place le chef de la diplomatie des Emirats arabes unis.

En attendant une éventuelle issue diplomatique, le mouvement de contestation initié il y a trois mois se poursuit. Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées dans le calme dans la capitale mais aussi à Taëz.

Malgré la répression sanglante du régime, l’opposition reste mobilisée, exigeant le départ immédiat du président. Un président qui n’hésite pas à ouvrir le feu sur les militants.

Ce mercredi un homme en moto a ouvert le feu sur les protestataires qui dormaient sur le lieu d’un sit-in permanent à Hodeïda, sur la mer Rouge.

____________________ 8 – Romandie News avec AFP

20/04 Yémen: le président Saleh dit résister et s’attacher à la Constitution

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, dont l’opposition réclame le départ immédiat, a affirmé mercredi qu’il allait continuer à résister à ses détracteurs, s’attachant à la Constitution pour un transfert de pouvoir, a rapporté l’agence officielle Saba.

Nous allons continuer à résister (…), imperturbables et attachés à la légitimité constitutionnelle, tout en rejetant les complots et les coups d’Etat, a déclaré M. Saleh.

Le chef de l’Etat, qui s’exprimait devant un groupe de femmes à Sanaa, a répété qu’il n’accepterait de céder le pouvoir que par la voie des élections.

Que ceux qui veulent parvenir au pouvoir s’en remettent au verdict des urnes. Un changement ne peut se faire que par des élections et dans le cadre de la légitimité constitutionnelle, a encore ajouté M. Saleh, dont le mandat court jusqu’en 2013.

Ces déclarations interviennent alors que la médiation menée par les monarchies du Golfe ne semble pas donner de résultat, après des rencontres dimanche avec des représentants de l’opposition yéménite et mardi avec une délégation du régime de Sanaa.

Le président Saleh est fortement contesté par un mouvement de contestation populaire qui, soutenu par l’opposition, réclame depuis fin janvier son départ immédiat.

La répression des manifestations a fait plus de 130 morts.

____________________ 7 – Le Vif (Belgique) avec Belga

16/04 Yémen: des femmes, en colère contre leur président, défendent la mixité

Des femmes yéménites ont manifesté samedi à Sanaa et d’autres villes du Yémen pour protester contre leur président, qui a appelé à interdire la mixité parmi les rassemblements de jeunes protestataires réclamant sa démission.

"Sit-in, sit-in jusqu’à la chute du régime", ont clamé un millier de femmes, toutes drapées de noir, qui ont organisé à Sanaa une marche de la place du Changement, épicentre de la contestation anti-régime, jusqu’au Parquet où elles ont déposé une plainte contre le président Ali Abdallah Saleh.

Jouant sur la fibre religieuse des Yéménites, M. Saleh, qui s’adressait vendredi à ses partisans rassemblés à Sanaa, s’est attaqué à la participation des femmes au mouvement de protestation lancé fin janvier. Le procureur général a ordonné l’ouverture d’une enquête. Avant le début du mouvement de contestation, "M. Saleh se présentait en défenseur des droits de la femme, soutenant qu’elle est l’égale de l’homme au point qu’il proposa de consacrer aux femmes 41 sièges au Parlement", contre un actuellement, a rappelé une militante.

Des manifestations similaires ont eu lieu à Taëz et à Ibb. Le Yémen est un pays pauvre à structure tribale où la femme, qui subit encore le poids de la religion, est obligée de porter le voile en public, mais la mixité y est tolérée dans la fonction publique et à l’université notamment. (DGO)

____________________ 6 – La Presse canadienne avec AP

15/04 Les deux plus influentes tribus du Yémen invitent Saleh à démissionner

Cent chefs appartenant aux deux tribus les plus importantes et influentes du Yémen ont appelé vendredi le président Ali Abdullah Saleh, contesté depuis deux mois par la rue, à quitter immédiatement le pouvoir et à retirer à son fils le contrôle des forces de sécurité.

Cette annonce confirme l’effritement des soutiens dont bénéficie le chef d’État yéménite, au pouvoir depuis 32 ans, après des semaines de manifestations pour réclamer son départ. Les 100 chefs des tribus Hachid et Bakil ont publié un communiqué à l’issue de deux jours de réunion avec des dignitaires religieux, des professeurs d’université et des militants des droits pour discuter de la crise dans le pays.

Les dirigeants des deux tribus avaient déjà apporté leur soutien à l’opposition après la journée la plus sanglante du mouvement de contestation, celle du 18 mars, durant laquelle des tireurs embusqués avaient tué plus de 40 manifestants à Sanaa, la capitale.

Dans leur communiqué de vendredi, ils appellent le président Saleh à démissionner «immédiatement et à limoger ses fils et membres de sa famille de leurs postes influents dans les appareils de sécurité et l’armée».

Des manifestations anti-gouvernementales ont à nouveau eu lieu vendredi, réunissant des centaines de milliers de personnes après la prière devant l’université de Sanaa. Des manifestations massives ont également eu lieu dans les villes de Taëz et Aden (sud) et dans la province d’Hadramawt (est).

De son côté, Saleh a rassemblé des dizaines de milliers de partisans près de son bureau, déclarant à la foule que leur présence témoignait de sa légitimité et d’un «rejet du chaos».

Le Conseil de coopération du Golfe (CCG) a proposé dimanche dernier que le chef d’État yéménite cède le pouvoir à son vice-président en échange d’une immunité judiciaire pour lui et sa famille. La proposition, qui ne fixait aucun calendrier, a été rejetée par Saleh et par l’opposition.

Cette dernière réclame le départ immédiat du président, dont le mandat expire en 2013. Le CCG a appelé les deux parties à se réunir samedi dans la capitale saoudienne, Riyad.

Depuis le début de la contestation à la mi-février, la répression des manifestations a fait plus de 120 morts, selon des organisations yéménites de défense des droits.

______________________ 5 – Quotidien du Peuple (Chine)

15/04 Yémen: 10 000 soldats font défection pour rallier les rebelles

Près de 10 000 soldats et officiers de la garde républicaine, de la sécurité centrale et de l’armée de l’air yéménites ont fait défection mercredi pour rallier les manifestants et demander la démission immédiate du président Ali Abdallah Saleh, a rapporté à Xinhua un responsable de l’armée.

« Plus de 10 000 soldats et officiers de la garde républicaine, de la sécurité centrale et de l’armée de l’air yéménites sont arrivés mercredi au siège de la 1ère division blindée dans la capitale de Sanaa et ont rencontré le général de division Ali Mohsen al-Ahmar », a déclaré à Xinhua ce responsable sous le couvert de l’anonymat.

« Ils ont déclaré devant le commandant al-Ahmar leur défection des forces du gouvernement Saleh et leur ralliement aux manifestants conduits par la jeunesse, promettant de soutenir et de protéger la révolution pacifique de ces jeunes », a dit le responsable.

Plus tôt dans la journée, un autre responsable de l’armée a déclaré à Xinhua qu’un soldat et un officier de l’armée de M. al- Ahmar avaient été tuées dans la nuit dans une attaque de forces de sécurité pro-Saleh à Sanaa. Les troupes ont aussi abattu quatre de ces agresseurs, a-t-il dit.

L’agence de presse étatique Saba, citant un responsable du ministère de la Défense, a déclaré que la 1ère division blindée avaient commencé à attaquer les forces de sécurité pro- gouvernementales, accusant ces forces défectionnaires de soulèvement et de sédition organisée.

M. al-Ahmar, chef de la 1èr division blindée et commandant de la région militaire du nord-ouest, est le demi-frère du président Saleh. Il a fait défection du gouvernement pour rallier les manifestants après le début des tirs sur les manifestants à Sanaa le 18 mars.

M. al-Ahmar a exprimé mardi son soutien au plan du Conseil de coopération du Golfe (CCG) proposant que M. Saleh cède le pouvoir à son adjoint en échange d’une immunité contre les poursuites.

Le Yémen est secoué depuis la mi-février par des manifestations contre le gouvernement demandant le départ immédiat du pouvoir de M. Saleh, dirigeant en place depuis 33 ans. Cette crise politique a entraîné une dégradation de la sécurité et de la stabilité du pays après le retrait de la police de certaines villes de provinces majeures, sur décision du gouvernement et sous le prétexte d’éviter les frictions avec les manifestants.

Le président Saleh a déclaré le 28 mars avoir perdu le contrôle de cinq provinces, passées aux mains de tribus locales ou du mouvement Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqap).

__________________________ 4 – La Presse canadienne avec AP

12/04 Les Yéménites manifestent contre la proposition des pays du Golfe

Plusieurs dizaines de milliers de Yéménites manifestaient mardi dans les principales villes du pays pour protester contre la proposition du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

L’organisation, qui regroupe six pays du Golfe, a appelé le président Ali Abdullah Saleh à démissionner dimanche dans le cadre d’une proposition prévoyant le transfert du pouvoir à son vice-président, en échange de l’immunité pour lui et sa famille.

Le président, au pouvoir depuis 32 ans, refuse de céder les rênes du pays, malgré des manifestations quasi-quotidiennes depuis deux mois au Yémen. Plus de 120 personnes ont été tuées depuis le début du mouvement de contestation.

Lundi, il a encore écarté tout départ avant la fin de son mandat, en 2013.

Les manifestants ont brandi mardi des banderoles indiquant qu’«après avoir fait couler le sang, Saleh doit être jugé». Plusieurs centaines de militaires et d’officiers de sécurité en uniforme, qui ont pris fait et cause pour les manifestants, ont participé au mouvement.

_______________________________ 3 – Ouest France

11/04 Yémen. Le président Saleh prêt à «un transfert pacifique du pouvoir»

Après plusieurs mois de contestation et de violences, le président du Yémen Ali Abdallah Saleh serait prêt à lâcher du lest. Il est favorable à un «transfert pacifique du pouvoir, mais dans le cadre de la Constitution», a annoncé, ce lundi, une source de la présidence.

Le communiqué de la présidence ne dit pas explicitement si le chef de l’Etat accepte de se démettre, comme le prévoit l’iniatiative des pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) annoncée dimanche soir.

Vers une réunion entre Saleh et l’opposition ?

«La présidence accueille favorablement les efforts des frères du CCG visant à contribuer à un règlement de la crise (…), précise le communiqué, selon lequel, le Yémen va considérer l’initiative du CCG comme une base pour mener le dialogue».

Au terme d’une réunion à Ryad de leurs ministres des Affaires étrangère, les six membres du CCG avaient appelé le gouvernement de M. Saleh et l’opposition à une réunion dans la capitale saoudienne en vue d’une transition pacifique au Yémen.

_______________________________ 2 – Le Parisien

11/04 Yémen: les manifestants contre tout dialogue avec le régime de Saleh

Le mouvement de protestation au Yémen refuse le dialogue avec le régime de Sanaa, proposé par les monarchies arabes du Golfe pour aboutir au départ du président Ali Abdallah Saleh, | Mohammed Huwais

Le mouvement de protestation au Yémen refuse le dialogue avec le régime de Sanaa, proposé par les monarchies arabes du Golfe pour aboutir au départ du président Ali Abdallah Saleh, a déclaré lundi à l’AFP un représentant des jeunes protestataires qui campent à Sanaa.

"Nous ne sommes concernés par aucun règlement négocié entre le pouvoir et l’opposition et qui ne répond pas à notre revendication principale: la chute du régime avec tous ses symboles", a déclaré Adel al-Rabii, un dirigeant des protestataires qui observent depuis le 21 février un sit-in à Sanaa.

"Nous n’acceptons pas la récupération de notre révolution", a ajouté M. Rabii, affirmant "parler au nom de tous les jeunes manifestants" à Sanaa mais aussi dans les autres grandes villes comme Taëz, au sud de Sanaa, Hodeida, sur la mer Rouge et Aden, dans le sud du pays.

Les monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG) qui ont relancé dimanche leur médiation dans la crise yéménite, ont demandé à M. Saleh de céder le pouvoir à son vice-président, Abd Rabbo Mansour Hadi, en vue d’une transition pacifique du pouvoir.

Au terme d’une réunion à Ryad de leurs ministres des Affaires étrangère, les six membres du CCG ont appelé le gouvernement de M. Saleh et l’opposition à une réunion dans la capitale saoudienne en vue d’une transition pacifique au Yémen.

Le plan du CCG prévoit la constitution d’un gouvernement d’union nationale dirigé par l’opposition qui sera chargé d’élaborer une Constitution et d’organiser des élections.

L’opposition parlementaire a pour sa part salué l’offre du CCG. "Nous nous félicitons des résultats de la réunion ministérielle du CCG", a déclaré à l’AFP un porte-parole de l’opposition parlementaire, Mohamed Qahtane.

Il a ajouté que "le Forum commun doit se réunir pour étudier la proposition" du CCG.

Ce Forum regroupe les formations de l’opposition parlementaire, dont le parti islamiste Al-Islah et le Parti socialiste yéménite (PSY).

Le Yémen est depuis fin janvier le théâtre de manifestations réclamant le départ du président Saleh, qui ont fait plus de 100 morts.

_______________________________ 1 – Le Parisien

10/04 Yémen: les monarchies du Golfe pour un départ du président Saleh

Des dizaines de milliers de Yéménites ont conspué le régime dimanche, au lendemain de combats de rue entre manifestants et policiers à Sanaa et Taëz qui ont fait un mort, alors que les monarchies du Golfe tentaient de trouver une issue à la crise.

Les monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont demandé au président yéménite contesté Ali Abdallah Saleh de céder le pouvoir à son vice-président pour un règlement de la crise dans son pays, alors que des milliers de Yéménites ont continué à défier le pouvoir dimanche.

Au terme d’une réunion de leurs ministres des Affaires étrangère à Ryad, les six membres du CCG ont appelé le gouvernement de M.

Pour y parvenir, "le président de la république annonce le transfert de ses prérogatives au vice-président", Abd Rabbou Mansour Hadi, et "un gouvernement d’union nationale dirigée par l’opposition" aura la charge de "mettre en place une Constitution et d’organiser des élections", a expliqué le secrétaire général du groupe régional, Abdellatif Zayani

Des dizaines de milliers de Yéménites ont conspué le régime dimanche, au lendemain de combats de rue entre manifestants et policiers à Sanaa et Taëz qui ont fait un mort.

Un manifestant a été tué et des dizaines de personnes blessées lors de heurts avec les forces de l’ordre samedi, qui se sont poursuivis pendant une bonne partie de la nuit, selon un bilan fourni dimanche par des sources médicales et par des comités encadrant les protestations contre le régime.

Le manifestant est mort à Taëz, ville située au sud de la capitale et où quatre manifestants avaient été tués vendredi.

En outre, 43 manifestants ont été blessés par balle, 29 par des coups de bâton, 580 autres ont souffert de suffocations après avoir inhalé des gaz lacrymogènes.

Une vingtaine d’autres manifestants ont été arrêtés.

Le bilan est tout aussi lourd à Sanaa, où 30 manifestants ont été blessés par balle, 80 par des coups de bâton et 1.200 ont été soignés pour avoir inhalé des gaz lacrymogènes, selon des sources médicales.

Après ces affrontements nocturnes, des dizaines de milliers de Yéménites opposés au président Ali Abdallah Saleh ont manifesté dimanche sans incident à Sanaa, à Taëz et Ibb, plus au sud-ouest, ainsi qu’à Hodeïda, sur la mer Rouge, selon des témoins.

A Sanaa, les protestataires, qui campent depuis près de deux mois sur la place du Changement, ont défilé sur l’une des principales artères de la capitale, en répétant des slogans appelant au départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

Ils arboraient le drapeau national et ceux de plusieurs pays arabes, dont celui du Qatar. Ce pays du Golfe avait suscité la colère de Sanaa pour avoir envisagé le départ de M. Saleh dans le cadre d’une médiation régionale dans le crise yéménite.

Dans d’autres violences liées à Al-Qaïda, un colonel des services de renseignements a été assassiné samedi et son fils blessé dans la région de Loder, dans le sud du Yémen, ont indiqué dimanche des sources médicale et de sécurité.

Par ailleurs, un soldat et un militant présumé d’Al-Qaïda, ont été tués dans les combats samedi dans la région proche de Joar, selon une source des services de sécurité.

Les Etats-Unis collaboraient étroitement avec le régime du président Saleh dans la lutte contre Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), né d’une fusion des branches yéménite et saoudienne du réseau, qui est actif dans le sud et l’est du Yémen.

11/04/11 (B599) Ethiopie – Erythrée : les informations de la semaine

_______________________ 2 – Jeune Afrique avec AFP

07/04 L’Éthiopie de Meles Zenawi provoque l’Érythrée d’Issayas Afewerki

Le gouvernement éthiopien a décidé de rompre publiquement avec la politique de « paix armée » qui définissait les relations avec son voisin érythréen. Après dix ans de conflit larvé, Meles Zenawi s’est dit prêt à appuyer un changement de régime dans la « Corée du Nord » africaine.

Cela ressemble presque à une déclaration de guerre. Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi a prévenu mardi devant l’Assemblée nationale, à Addis-Abeba, qu’il aiderait désormais le peuple érythréen à se débarrasser du « régime dictatorial » en place à Asmara.

« Nous estimons aujourd’hui que nous ne pouvons plus nous contenter de cette défense passive », qui n’est pas « l’unique alternative », a prévenu le Premier ministre. « Nous n’avons pas l’intention d’envahir ce pays, mais nous devons y étendre notre influence. Et si le gouvernement érythréen essaie de nous attaquer, nous riposterons proportionnellement », a également mis en garde Meles Zenawi.

Cette déclaration met un terme à la paix armée qui régnait depuis plus de dix ans entre les deux voisins de la Corne de l’Afrique. En 2000, un accord de paix signé à Alger mettait fin à un conflit dont le bilan s’élève à quelque 80 000 morts.

Depuis, les deux pays entretiennent des relations diplomatiques très tendues. Le Premier ministre éthiopien accuse régulièrement le régime d’Issayas Afewerki (au pouvoir depuis l’indépendance érythréenne en 1993) de soutenir des membres de l’opposition et des groupes rebelles éthiopiens, même des islamistes (les shebab). Les autorités ont à plusieurs reprises affirmé que l’Érythrée était impliquée dans des attentats commis à Addis-Abeba ces dernières années. Mêmes accusation côté érythréen, Asmara dénonçant le soutien présumé d’Addis-Abeba à des groupes rebelles érythréens.

__________________________ 1 – Afrik.com

07/04 L’Ethopie prête à renverser le « régime dictatorial » en Erythrée

L’Éthiopie ne veut plus se défendre « passivement face aux agressions » de l’Érythrée, a prévenu mardi le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi lors d’un discours devant le parlement.

Addis Abeba va désormais aider le peuple érythréen à se débarrasser du « régime dictatorial », a-t-il déclaré. « Nous devons aider le peuple érythréen à renverser le régime dictatorial » d’Issaias Afeworki, estime le Premier ministre éthiopien qui a également précisé qu’il « n’avait pas l’intention d’envahir ce pays, mais nous devons y étendre notre influence ».

Il a également prévenu que si le gouvernement érythréen essayait d’attaquer l’Ethiopie, elle « riposterait proportionnellement ». Une guerre frontalière a opposé l’Érythrée et l’Éthiopie de 1998 à 2000. 80 000 personnes sont mortes durant le conflit.

10/04/11 (B599) Nouvelles de Somalie / la semaine écoulée – les derniers combats génèrent de nouveaux déplacés en Somalie – combats: 33 000 déplacés – la force de l’Union africaine gagne du terrain contre les shebab – Le PM somalien appelle l’ONU à se réinstaller à Mogadiscio (4 articles)

_________________________ 4 – HCR

09/04 HCR : les derniers combats génèrent de nouveaux déplacés en Somalie

Le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a déclaré vendredi avoir observé une dégradation de la situation dans le sud et le centre de la Somalie où des combats sporadiques continueraient dans les villes de Doolow, Bulo Hawo, Luuq, Elwaaq, Dhoobley, Diif et Taabdo.
« Nous exhortons à nouveau tous les groupes et forces armés en Somalie à éviter de cibler les zones civiles et à assurer que la sécurité des civils ne soit pas menacée », a dit un porte-parole du HCR, Adrian Edwards lors d’une conférence de presse à Genève.

Le HCR estime qu’environ la moitié des 33.000 personnes déplacées par les combats depuis la fin février se trouvait à Mogadiscio, la capitale somalienne. Un grand nombre d’entre elles sont dans une situation désespérée sans accès à l’aide humanitaire. Environ 372.000 déplacés se trouvent à Mogadiscio.

Plus de 1,4 million de personnes sont déplacées au sein de la Somalie. Certaines personnes parmi la population récemment déplacée ont fui les bombardements contre Dhoobley, une ville somalienne située juste de l’autre côté de la frontière avec le Kenya et proche de Liboi au nord de ce pays.

Dhoobley est le dernier point d’escale pour les personnes fuyant la Somalie et espérant rejoindre le complexe tentaculaire des camps de réfugiés de Dadaab, dans le nord-est du Kenya. Selon des sources locales, la situation reste tendue à Dhoobley et ses environs. Les forces soutenant le Gouvernement fédéral de transition ont consolidé leur contrôle de la ville, qu’ils ont prise en début de cette semaine.

A Bulo Hawo, une ville somalienne située de l’autre côté de la frontière près de Mandera dans le nord-est du Kenya, les déplacés ont désespérément besoin d’abris. « Notre personnel rapporte que 150 abris permanents et quelque 400 à 500 structures temporaires ont été détruites durant les récents bombardements. Le quartier du marché a également été détruit et un grand nombre d’habitants dorment en plein air », a dit le porte-parole.

Plusieurs ONG locales ont mené des évaluations rapides de la situation à Elwaaq et Dhoobley. Selon les conditions de sécurité et d’accès, le HCR espère participer à une mission conjointe des Nations Unies pour évaluer la situation dans ces villes et villages et pour planifier des distributions d’aide.

A la fin du mois de mars, le HCR a pu distribuer quelque 3.000 kits d’aide à des personnes qui étaient revenues à Bulo Hawo après un récent bombardement. Ces kits incluent des bâches en plastique pour l’abri, des couvertures, des matelas, des ustensiles de cuisine et du savon.

Parallèlement, le nombre des arrivants somaliens au Kenya a régulièrement augmenté ces trois derniers mois. Plus de 31.000 Somaliens sont déjà arrivés au Kenya en 2011. Le Kenya accueille plus de la moitié des 680.000 Somaliens qui vivent en tant que réfugiés dans les pays voisins.

_________________________ 3 – Le Figaro avec AFP

07/04 Somalie/combats: 33 000 déplacés

Quelque 33.000 personnes ont fui les combats dans le centre et sud de la Somalie ces six dernières semaines, a indiqué aujourd’hui le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

« Le HCR suit la détérioration de la situation dans le sud et le centre de la Somalie », a expliqué aux journalistes un porte-parole du Haut commissariat, Adrian Edwards. « Le HCR estime que les combats (…) ont déplacé ces six dernières semaines environ 33.000 Somaliens », la moitié d’entre eux ayant déjà dû fuir la capitale de Mogadiscio, a ajouté le porte-parole.

Cela porte à 1,4 million le nombre total de déplacés en Somalie, selon le HCR. De récents affrontements entre le gouvernement et les insurgés islamistes shebab ont notamment été enregistrés dans la ville de Dhobley, frontalière avec le Kenya, et qui a été reprise cette semaine par des forces pro-gouvernement, a indiqué l’agence onusienne.

Les combats sont intervenus plus d’un mois après le lancement d’une vaste offensive par les forces gouvernementales en plusieurs régions du centre-sud de la Somalie, sous contrôle des insurgés islamistes radicaux qui se réclament d’Al-Qaïda.

Depuis janvier, environ 31.000 Somaliens ont trouvé refuge au Kenya qui accueille aujourd’hui plus de la moitié des 680.000 Somaliens qui ont fui dans les pays voisins, selon le HCR.

___________________________ 2 – AFP

07/04 Somalie: la force de l’Union africaine gagne du terrain contre les shebab

De Hervé BAR

Un moment bousculée à l’automne 2010 par la poussée des insurgés islamistes shebab, la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom) a repris l’initiative, progressant pas à pas dans le difficile champ de bataille urbain de Mogadiscio.

Lentement mais sûrement, les 9.000 militaires ougandais et burundais de l’Amisom qui interviennent en soutien au gouvernement de transition (TFG), ont avancé en cinq mois de plusieurs centaines de mètres dans certains secteurs de la ligne de front, a constaté un journaliste de l’AFP.

L’Amisom contrôle désormais près de la moitié de la ville. Elle resserre peu à peu son étau sur le marché de Bakara, poumon économique de Mogadiscio et grosse source de revenus pour les shebab.

La plus spectaculaire de cette avancée a eu lieu le 23 février, avec la prise de Gashandiga, l’ex-ministère de la Défense, à la limite nord-ouest de la capitale.

A l’issue d’un classique assaut d’infanterie, les militaires burundais se sont emparés de ce centre de commandement shebab et ont ainsi fait un bond en avant de près d’un kilomètre sur l’axe stratégique d’Industrial road.

Lors de la même opération, les Burundais ont conquis une autre position clé, une usine de lait désaffectée, échouant cependant à prendre un camp militaire voisin, dernier verrou avant le bastion islamiste du marché de Bakara.

Le contingent ougandais, déployé plus au sud et à l’est, le long de l’avenue Maka al-Mukarama, est quant à lui parvenu à repousser progressivement la pression shebab sur cet axe vital qui relie port, aéroport et présidence.

Fin septembre, après une offensive du ramadan difficilement contenue par l’Amisom, marquée par la débandade des troupes gouvernementales, les shebab s’étaient approchés à une centaine de mètres de l’avenue, menaçant ainsi la principale ligne d’approvisionnement de la force africaine.

Les Ougandais opèrent par sauts de puce, en une lente progression, pâté de maison par pâté de maison, consolidant à grand renfort de sacs de sable et positions de combat chaque pouce de terrain conquis.

« C’est un combat urbain très dangereux, sur un terrain extrêmement difficile ou vous êtes vulnérables face à l’ennemi », souligne l’un des commandants du secteur, le lieutenant-colonel Anthony Lukwago Mbuusi.

« Je teste la profondeur de l’eau avec un pied, puis j’avance avec l’autre pied, nous savons toujours où nous allons », explique l’officier.

Pour contrer cette stratégie, les shebab ont encore renforcé leurs positions et aménagé d’ingénieux réseaux de tranchées, boyaux souterrains et postes de combat qui courent par endroits sur plusieurs centaines de mètres de long.

« Ils ne cèdent pas un mètre sans combattre », observe un autre commandant, le lieutenant-colonel John Mugarura. « Et s’ils sont forcés de reculer, ils tentent toujours de reconquérir les positions perdues ».

Le rôle des forces TFG dans ces avancées reste visiblement très minime.

L’Amisom travaille néanmoins au cas par cas avec certaines unités, comme dans le district d’Hodan, avec les hommes du chef de guerre Yusuf Mohamed Ziad « Indahade », avec la milice soufi modérée Alhu Sunna sur l’avenue Maka al-Mukarama, ou le colonel Osman Abdullahi « Agey » à Hosh.

« Nous allons continuer à gagner du terrain tout en essayant de réorganiser le TFG », promet le commandant de l’Amisom, le général Nathan Mugisha.

Ces avancées dans la capitale –traditionnellement l’épicentre du conflit somalien– coïncident avec une vaste offensive des forces pro-TFG depuis fin février dans le centre-sud du pays sous contrôle shebab, dans les régions frontalières de l’Ethiopie et du Kenya.

« Les shebab sont aujourd’hui dispersés, obligés de se défendre sur plusieurs fronts. Ils sont affaiblis mais recrutent à tour de bras », estime le général Mugisha. « Nous sommes à un moment clé »: la communauté internationale doit faire en sorte que « l’Amisom puisse maintenir la pression », en fournissant les moyens nécessaires à sa mission.


___________________________ 1 – AuFait (Maroc)

06/04 Le PM somalien appelle l’ONU à se réinstaller à Mogadiscio

Le Premier ministre somalien, Mohamed Abdulahi Mohamed, a appelé lundi les agences onusiennes à réinstaller leurs bureaux et leurs personnels à Mogadiscio dans les trois mois à venir.

« Nous appelons les agences de l’ONU à venir réinstaller à Mogadiscio leurs bureaux et leurs personnels pour travailler sur la Somalie », a déclaré le chef du gouvernement de transition somalien (TFG), lors d’une conférence de presse.

« Je demande que cette relocalisation se déroule dans les 90 jours », a souligné M. Mohamed, dont le gouvernement ne contrôle qu’une partie de la capitale face au groupe armé Shebab.

L’essentiel des personnels de l’ONU travaillant sur la Somalie sot actuellement basés dans la capitale kenyane à Nairobi, et seuls quelques agents onusiens opèrent à Mogadiscio.