10/04/11 (B599) Yémen Express / les nouvelles de la semaine écoulée (1/3) – encore des morts, Saleh accepte une médiation – Washington condamne les violences, met Saleh en garde – L’opposition prête à négocier un transfert de pouvoir – pas de suspension de l’aide militaire américain – la transition doit commencer (UE) – 17 morts à Taëz, Saleh perd le soutien américain – nombreux blessés à Hodeida – 17 manifestants tués à Taëz – le pouvoir continue de tirer sur la foule – Un ou deux morts dans les manifestations au Yemen (10 articles)

_______________________ 10 – EuroNews

07/04 Yémen : encore des morts, Saleh accepte une médiation

Cinq morts dans la capitale du Yémen, c’est le bilan d’un affrontement entre adversaires et partisans du président Saleh. Parmi eux, deux militaires: ils feraient partie de la division blindée de l’armée conduite par le général Ali Mohsen, qui a rejoint les contestataires du régime.

Cet affrontement, qui a eu lieu, ce matin, près de la place du changement, épicentre des protestations, auraient aussi fait une quinzaine de blessés.

“Lorsqu’ils nous ont attaqués, ils ont tiré et lancé des pierres alors qu’on défilait pacifiquement”, explique un opposant, alors qu’un autre crie en les montrant: “ce sont des balles réelles, des balles réelles.”

Alors que Sanaa soigne ses blessés, à Taëz, une autre manifestation a été violemment réprimée. 400 personnes auraient été indisposées par les gaz lacrymogènes, et des dizaines blessés par balles. Déjà, hier, 18 protestataires ont été tués à Taëz et quatre à Houdaïda.

La répression des forces de Saleh soulève l’indignation des Etats-Unis et de l’Union européenne qui appellent à l’arrêt des violences, à des réformes rapides et à la tenue d‘élections libres.

Le président Saleh et l’oppostion ont accepté la médiation proposée par le Conseil de coopération du Golfe. La réunion se déroulera en Arabie saoudite.

_______________________ 9 – Romandie News avec AFP

07/04 Yémen: Washington condamne les violences, met Saleh en garde

Les Etats-Unis « condamnent fermement » les violences gouvernementales contre des manifestants au Yémen ces derniers jours, a déclaré mardi le porte-parole de la Maison Blanche en mettant nommément en garde le président Ali Abdallah Saleh.

« Les Etats-Unis condamnent fermement l’usage de la violence par les forces gouvernementales yéménites contre des manifestants à Sanaa, Taëz et Hodeïda ces derniers jours », a indiqué ce porte-parole, Jay Carney.

« Les Yéménites ont le droit de manifester pacifiquement et nous rappelons au président Ali Abdallah Saleh qu’il est de sa responsabilité d’assurer la sécurité des Yéménites qui exercent leur droit universel d’exprimer leurs opinions politiques », a affirmé M. Carney dans un communiqué.

Le porte-parole du président Barack Obama a également appelé le gouvernement de Sanaa à « mener des enquêtes complètes sur ces événements » et à faire en sorte que les responsables répondent de leurs actes.

De nouvelles violences ont fait au moins 24 morts en deux jours au Yémen où depuis lundi, des heurts entre partisans du chef de l’Etat, qui règne depuis 32 ans, et opposants ont secoué les villes de Taëz, Hodeïda et Sanaa. Dans ces villes, des milliers de personnes réclament depuis des semaines la fin du régime.

Le New York Times avait affirmé dimanche que le gouvernement américain était en train de retirer son soutien au président Saleh et de faciliter son départ, ce que M. Carney n’avait pas confirmé lundi. Il s’était borné à affirmer que « nous ne nous concentrons pas sur un individu ».

Le quotidien américain assurait que des responsables américains étaient convaincus que la position de M. Saleh était intenable, compte tenu de l’important mouvement de contestation populaire auquel il est confronté, et qu’il devrait quitter son poste.

L’opposition réclame le départ de M. Saleh comme préalable à la négociation. Le président Saleh, un allié des Etats-Unis dans la lutte contre Al-Qaïda, affirme qu’il est prêt à céder le pouvoir, mais dans le cadre d’un processus constitutionnel ordonné.

Abandonné par une partie de l’armée et des chefs tribaux et religieux, il a mis en garde contre le risque de chaos au Yémen s’il était contraint à partir.

Mardi, M. Carney a réitéré la position américaine: « le président Saleh doit trouver une solution à l’impasse politique avec l’opposition pour qu’un changement politique digne puisse se produire à court terme de façon ordonnée et pacifique ».

_______________________ 8 – Ouest France

06/04 Yémen. L’opposition prête à négocier un transfert de pouvoir

L’opposition yéménite est disposée à se rendre à Ryad, la capitale de l’Arabie saoudite, pour participer à des négociations conduisant à un transfert de pouvoir à Sanaa, a annoncé, ce mardi, un porte-parole de l’opposition Mohammed Qahtan.

Cette prise de position intervient au lendemain d’une offre du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) réuni à Ryad de faciliter une médiation entre l’opposition yéménite et le président Ali Abdallah Saleh, contesté depuis des semaines par des manifestations à Sanaa et dans le reste du pays.

_______________________ 7 – Romandie News avec AFP

06/04 Yémen: pas de suspension de l’aide militaire américain

Les Etats-Unis n’ont pas l’intention de suspendre leur aide militaire au Yémen pour faire pression sur le président Ali Abdallah Saleh, a assuré mardi le Pentagone, tout en appelant à une transition pacifique dans ce pays en proie à des manifestations violentes.

« A ma connaissance, ce n’est pas à l’ordre du jour », a déclaré le porte-parole du ministère américain de la Défense, Geoff Morrell, interrogé sur une éventuelle suspension de l’aide militaire au Yémen.

« Nous suivons la situation de très près. Les choses évoluent très vite », a-t-il ajouté.

Les dernières violences ont fait au moins 24 morts en deux jours au Yémen, où le général dissident Ali Mohsen al-Ahmar a accusé le président Saleh, sous pression pour céder le pouvoir, d’avoir cherché à l’éliminer lors d’un guet-apens sanglant mardi à Sanaa.

La Maison Blanche a dit lundi son inquiétude de voir Al-Qaïda profiter d’un « vide politique » au Yémen, alors que le New York Times avait affirmé la veille que le gouvernement américain était en train de retirer son soutien au président Saleh et de faciliter son départ.

_______________________ 6 – Le Figaro avec AFP

06/04 Yémen : la transition doit commencer (UE)

La chef de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton a souhaité aujourd’hui que le processus de transition au Yémen commence « maintenant » alors que la contestation contre le président Ali Abdallah Saleh ne faiblit pas.

« La transition doit commencer maintenant », a affirmé la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères dans un communiqué. Elle a souhaité une « transition politique ordonnée » qui permette de « résoudre la crise actuelle et d’ouvrir la voie aux réformes ».

Catherine Ashton s’est déclarée par ailleurs « gravement préoccupée » par la répression à l’encontre des manifestants et a réitéré son appel pour que cessent « sans délai » les violences. Dix-sept manifestants hostiles au président Ali Abdallah Saleh ont été tués par balles hier à Taëz, au sud de Sanaa.

« Le gouvernement et les forces de sécurité doivent respecter et protéger tous les droits humains et les libertés fondamentales », a dit Catherine Ashton.

Certaines régions du Yémen, notamment dans le Sud, échappent de plus en plus au contrôle du pouvoir central, notamment après la défection de chefs de l’armée ayant rejoint le mouvement réclamant le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

_______________________ 5 – EuroNews

06/04 Yémen : 17 morts à Taëz, Saleh perd le soutien américain

Nouvelle journée de manifestations contre le président yéménite, nouvelle répression, nouvelles victimes… Au moins 17 manifestants ont été tués par balle à Taëz, au sud de Sanaa. Les victimes sont tombées sous les balles des forces de l’ordre mais aussi de civils armés postés sur des toits en arrivant dans la cour du siège du gouverneur de province.

86 personnes ont aussi été blessés selon les mêmes sources médicales.

En début de soirée, ce lundi, des manifestants ont également observé un sit-in devant le siège du gouverneur à Hodeida, sur la mer Rouge. Des accrochages avec les forces de sécurité auraient fait environ 300 blessés.

Cette poussée de violence contribue à faire perdre le soutien de Washington au président Saleh, jusqu’ici allié des Etats-Unis dans la lutte contre le réseau terroriste Al-Qaïda.

La Maison Blanche redoute aujourd’hui que l’organisation de Ben Laden profite de ce chaos et plaide désormais le lancement du calendrier de transition politique évoqué par le président Saleh.

_______________________ 4 – Le Figaro avec AFP

05/04 Yémen: nombreux blessés à Hodeida

Au moins treize personnes ont été blessées tard hier par des tirs de la police lors de manifestations au Yémen, dans de nouvelles violences liées à la contestation du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

En outre, des centaines de manifestants ont été indisposés par des gaz lacrymogènes et des dizaines blessés par des jets de pierre dans la ville de Hodeida, sur le mer Rouge, selon des sources médicales.

« Quelque 400 manifestants ont souffert de suffocation en inhalant des gaz lacrymogènes, une trentaine ont été blessés par des jets de pierre et 13 ont été touchés par des balles », a affirmé l’une de ces sources.

Les heurts ont débuté hier soir lorsque des dizaines de milliers de manifestants ont commencé à marcher sur le palais présidentiel de cette ville de 400.000 habitants, aux cris « A bas le régime », selon des témoins.

Les affrontements se sont prolongés dans la nuit, alors que l’opposition continue d’exiger un départ immédiat du président Saleh, 69 ans, qui lui se dit prêt à quitter le pouvoir à la fin de l’année, après des élections parlementaires.

A Taëz, au sud de Sanaa, théâtre de violences hier, l’armée quadrillait aujourd’huila ville, dont les forces de police se sont retirées, selon des manifestants. Hier, 1650 manifestants ont souffert de suffocation en raison d’un usage massif de gaz lacrymogènes contre des manifestants, selon un nouveau bilan d’un hôpital de campagne proche du lieu de sit-in.

_______________________ 3 – L’Express avec Reuters

05/04 Yémen: 17 manifestants tués à Taëz

Il s’agit principalement d’intoxications dues au gaz lacrimogène utilisé par les forces de l’ordre. Neuf personnes ont été blessées par balles.

Dix-sept manifestants yéménites auraient été tués par balles ce lundi lors d’une marche de contestation du régime du président Ali Abdallah Saleh à Taëz, au sud de Sanaa, a indiqué à l’AFP un médecin qui dirige un hôpital de campagne soignant les protestataires. Selon des manifestants, les premières victimes sont tombées sous les balles de l’armée et des forces de l’ordre. Les protestataires ont ensuite atteint le siège du gouverneur de province et ils ont pu entrer dans la cour du bâtiment mais ils ont été accueillis par des salves de tirs d’hommes armés dont certains étaient postés sur des toits.
_____________________________________

Lachâge américain

Le gouvernement américain est en train de retirer son soutien au président Ali Abdallah Saleh et de faciliter son départ, rapporte dimanche le New York Times, citant des responsable américains et yéménites. Des négociations portant sur le départ du président yéménites ont débuté il y a plus d’une semaine, rapporte le quotidien. Il s’agirait de proposer à Saleh de remettre le pouvoir à un gouvernement provisoire jusqu’à la tenue de nouvelles élections.

_____________________________________

Par ailleurs, dans la capitale, Sanaa, des militaires ralliés à l’opposition ont empêché la police de faire mouvement vers les milliers de manifestants qui campent sur une place de la ville, selon un journaliste de l’AFP.

400 manifestants blessés à Hodeïda

A l’ouest plus de 400 manifestants ont été blessés lundi matin par les forces de l’ordre yéménites qui ont tiré en l’air et fait usage de gaz lacrymogène lors d’un défilé en direction d’une résidence présidentielle à Hodeïda, sur la mer Rouge.
Selon des habitants, la manifestation, qui a réuni quelques centaines d’opposants a été organisée pour protester contre la dispersion de rassemblements à Taëz dimanche, qui avait fait deux morts et plusieurs centaines de blessés.

_______________________ 2 – Libération

04/04 – Au Yémen, le pouvoir continue de tirer sur la foule

A Taez, au sud de la capitale Sanaa, les forces de l’ordre ont violemment réprimé, hier, une manifestation, faisant un mort.

Par GÉRARD THOMAS

«Je m’engage à me sacrifier par mon sang et par tout ce qui m’est cher pour le peuple», a lancé hier le président yéménite, Ali Abdallah Saleh, à ses partisans venus le soutenir sur la place Sabine de Sanaa. Dans le même temps, les militaires à ses ordres répandaient le sang des opposants au régime, mobilisés depuis fin janvier pour exiger le départ du «monarque». Un manifestant a ainsi été tué lorsque les forces de l’ordre ont soudainement tiré à balles réelles sur un cortège, hier à Taez, au sud de la capitale. Le jeune homme a été atteint en pleine poitrine tandis qu’il déchirait un portrait du Président. Plusieurs dizaines d’autres manifestants ont été blessés, certains grièvement.

Complots.

Le mouvement de contestation au Yémen s’est durci après le massacre à Sanaa, le 18 mars, de 52 manifestants. A Taez, ce sont des milliers de protestataires qui campent dans le centre-ville, réclamant comme dans la capitale et à Aden (sud), la chute de Saleh, 69 ans, en poste depuis trente-deux ans.

Un pouvoir qu’il a su défendre jusqu’ici avec ruse, triomphant de multiples complots ourdis contre lui, s’alliant au gré des circonstances avec les Frères musulmans durant un temps, puis avec Washington, et mettant essentiellement en pratique la théorie politique du «diviser pour mieux régner». Il a toujours pris soin de nommer des personnes de son entourage aux postes clés de l’armée et de la sécurité, distribuant par ailleurs aux représentants des tribus locales de l’argent public et des emplois administratifs.

Dans son discours place Sabine, Saleh, qui avait déjà déclaré qu’il était prêt à rendre le pouvoir à la fin de l’année après des élections, a répété qu’il était favorable à son remplacement dans le cadre d’un «processus constitutionnel». Habitué des promesses non tenues, Saleh s’était déjà engagé à quitter le pouvoir en 2006 avant de revenir sur sa décision. Il a aussi exhorté l’opposition, rassemblée au sein du Forum commun, «à mettre un terme à la crise en levant les sit-in», en «arrêtant de couper les routes» et en mettant «fin à la rébellion dans certaines unités militaires».

Chaos.

Aujourd’hui abandonné par une partie de l’armée et des chefs tribaux et religieux, Saleh – un allié des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme – a mis en garde contre le risque de chaos dans son pays s’il devait brusquement quitter son poste.

Ce qui n’empêche pas ses opposants d’exiger sa démission et son remplacement de façon temporaire par le vice-président, Abed Rabbo Mansour Hadi, aussi membre du parti au pouvoir, le Congrès populaire général (CPG). Ils veulent également réorganiser immédiatement l’appareil sécuritaire, épine dorsale du régime qui comprend la Sécurité nationale, la Sécurité d’Etat et la Garde présidentielle, trois institutions contrôlées directement par des proches de Saleh.

_______________________ 1 – Metro (France)

04/04 – Un ou deux morts dans les manifestations au Yemen

Les manifestations contre le pouvoir ne faiblissent pas, bien que durement réprimées par la police. Les Etats-Unis s’inquiètent de la montée en puissance du terrorisme dans la région.

Les tensions ne s’apaisent pas dans le République du Yémen. Dimanche, des manifestations ont été réprimées par la police à Taïz, à 200 km au sud de la capitale Saana. On compterait un ou deux morts par balles, ainsi que des dizaines de blessés. Selon plusieurs témoins, la police aurait également utilisé des matraques et du gaz lacrymogène contre les protestataires, qui scandaient pourtant : « Notre manifestation est pacifique ».

Le mouvement contre le pouvoir en place a commencé fin janvier. Il s’est accentué le 18 mars, lorsque 52 manifestants sont morts, tués par des tirs attribués aux partisans du président. L’opposition exige le retrait de Ali Abdallah Saleh, président du pays depuis 32 ans. Ce dernier a indiqué qu’il était disposé a abandonner son poste à condition de pouvoir effectuer « un transfert pacifique du pouvoir dans un cadre constitutionnel ».
Inquiétude

Lâché par une partie de l’armée et par plusieurs chefs tribaux, le président Saleh se trouve en pleine impasse politique. Il a tenté de négocier avec ses adversaires, proposant notamment de quitter le pouvoir dès 2012. Mais les manifestants ont refusé et exigent son départ immédiat. Depuis sa réunification en 1990, le pays est en proie à l’instabilité. Au sud comme au nord, plusieurs mouvements s’insurgent contre les discriminations. S’ajoutent à cela une grande pauvreté et un accès de plus en plus difficile à l’eau potable pour les populations les plus démunies.

Le Yemen, république frontalière de l’Arabie Saoudite, est un allié important des Etats-Unis dans sa lutte contre le terrorisme. Les Américains, qui ne cachent d’ailleurs pas leur inquiétude quant à la tournure prise par la situation, craignent notamment que cette instabilité serve de creuset à un retour au
premier plan d’Al Qaïda dans la région.

Epreuves supplémentaires

« Si ce gouvernement tombe ou s’il est remplacé par un gouvernement beaucoup plus faible, alors nous ferons face à des épreuves supplémentaires au Yémen, il n’y a pas de doute », a estimé Robert Gates, le Secrétaire américain à la Défense. »La branche la plus active d’Al Qaïda, Al Qaïda dans la péninsule arabique, agit depuis le Yémen et nous menons une coopération antiterroriste avec le président Saleh », a-t-il précisé.

La France, par l’intermédiaire du porte parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero, a plaidé pour une « transition » pacifique. Le Quai d’Orsay a également demandé aux ressortissants français vivant au Yémen de quitter provisoirement le pays s’ils n’ont pas d’impératifs pour y rester. Amnesty International estime que, depuis fin janvier, les manifestations y ont fait 95 morts.

10/04/11 (B599) Yémen Express / les nouvelles de la semaine écoulée (2/3) – Saleh rejette toute ingérence étrangère au Yémen, 4 morts – deux manifestants tués par les tirs des forces de l’ordre à Taëz – Washington gèle son aide au Yémen – Manifestations au Yémen : où en est la révolution ? – Poursuite des manifestations au Yémen – La transition au Yémen à l’ordre du jour du Parlement européen – les pays du Golfe veulent la démission de Saleh – Le Yémen sous haute tension, Washington hausse le ton – Saleh critiqué par Washington, sous la pression accrue de la rue (10 articles)

____________________ 10 – Libération

09/04 Yémen pas de médiation pour saleh


Des dizaines de milliers de Yéménites ont pris part, vendredi, à une journée de mobilisation dans tout le pays. Les forces de l’ordre ont tiré à balles réelles pour disperser les manifestants à Taez, épicentre de la contestation du régime, faisant deux morts et des dizaines de blessés.

A Sanaa, le chef de l’Etat a rejeté, vendredi, devant des milliers de ses partisans (photo), l’offre de médiation des pays arabes du Golfe. Ce plan de sortie de crise, rendu public la veille, prévoyait son départ et la formation d’un gouvernement d’union nationale dominé par l’opposition.

____________________ 9 – L’Express avec Reuters

09/04 Saleh rejette toute ingérence étrangère au Yémen, 4 morts

Jean-Stéphane Brosse et Marine Pennetier pour le service français

Le président Ali Abdallah Saleh a rejeté vendredi toute « intervention belliqueuse » d’un autre pays pour résoudre la crise au Yémen, où de nouveaux affrontements entre police et manifestants ont fait selon des témoins au moins quatre morts et des dizaines de blessés.

Les propos du chef de l’Etat, au pouvoir depuis 32 ans, semblent viser un plan de sortie de crise des pays du Golfe qui préconise sa démission.

Le chef de l’Etat yéménite s’accroche au pouvoir depuis deux mois malgré des manifestations sans précédent réunissant des dizaines de milliers de personnes pour réclamer son départ.

Les troubles ont fait plus de 100 morts, dont une vingtaine cette semaine à Taïz et dans le port de Houdaïda.

Le Conseil de coopération du Golfe (CCG), alliance régionale militaire et politique, a fait savoir mercredi par le biais du Qatar qu’il mettait au point un plan qui recommande le remplacement du président par un conseil de transition.

« Nous ne tirons pas notre légitimité du Qatar ou d’ailleurs (…) Nous rejetons cette intervention belliqueuse », a répliqué Ali Abdallah Saleh devant ses partisans réunis à Sanaa, où les opposants se sont également rassemblés.

Dans un communiqué diffusé ensuite par les médias officiels, Saleh a précisé accepter les efforts de médiation mais refuser de prendre des ordres auprès de quiconque ou de céder à une intervention extérieure.

« Qu’ils soient nos amis ou nos frères, ils doivent respecter les sentiments des Yéménites », a-t-il déclaré à ses partisans. « Nous rejetons ce coup porté à la légalité de notre Constitution, à notre démocratie et à notre liberté », a ajouté le chef de l’Etat yéménite.

La répression par Saleh du mouvement de contestation a semble-t-il eu raison de la patience des Etats-Unis et de l’Arabie saoudite, alliés du régime dans sa lutte contre Al Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa).

Le Wall Street Journal rapporte que Washington a gelé la majeure partie de son plan d’aide au Yémen dès février, au début de la vague de manifestations.

Le CCG a invité pouvoir et opposition à participer à des discussions en Arabie saoudite à une date non encore arrêtée.

L’un des principaux points de friction concerne l’immunité que les pays du Golfe seraient prêts à garantir à Saleh et à sa famille en cas d’accord sur son départ.
Pour l’heure, la situation paraît bloquée.

A Sanaa, la capitale, où militants de l’opposition et partisans du gouvernement ont défilé dans des cortèges distincts, deux manifestants ont été tués par balle vendredi, portant à au moins 23 le nombre de personnes tuées cette semaine lors d’affrontements avec les forces de l’ordre.

Quelque 700 policiers anti-émeutes étaient postés non loin des forces du général Ali Mohsen, un ancien proche du président qui a fait défection il y a quelques semaines et dont les troupes protègent les protestataires qui campent autour de l’Université.

Des heurts ont également éclaté à Taïz, important foyer de contestation au sud de Sanaa, entre des centaines de manifestants et les forces de sécurité qui ont tiré des coups de feu et des gaz lacrymogènes. Deux manifestants ont été tués par balle et 25 autres ont été blessés, selon des sources médicales. Quelques 200 autres ont souffert de l’inhalation de gaz lacrymogène.

Les manifestants marchaient en hommage à cinq des leurs tués ces derniers jours dans des heurts avec les forces de l’ordre et plusieurs dizaines ont été blessés dans des affrontements avec les forces de l’ordre, ont rapporté des témoins sans autres détails.

Dans la ville portuaire d’Aden, la police a tiré pour tenter de disperser des centaines de manifestants.

____________________ 8 – Romandie News (Ch) avec AFP

09/04 Yémen: deux manifestants tués par les tirs des forces de l’ordre à Taëz

Deux manifestants yéménites ont été tués par les tirs des forces de l’ordre vendredi à Taëz, au sud de Sanaa, et des dizaines ont été blessés, a affirmé un témoin.

« Deux manifestants ont été abattus par balle et leurs corps ont été transportés à l’hôpital Safwa », a indiqué ce témoin à l’AFP, confirmant que des dizaines d’autres manifestants ont été blessés par balles ou par des inhalations de gaz lacrymogènes.

Un autre témoin avait indiqué auparavant que « les forces de l’ordre ont voulu disperser un rassemblement près de l’école Al-Chaab (le peule) proche de la place Hourria (Liberté) et ont tiré à balles réelles et des gaz lacrymogènes ».

Selon d’autres témoins, les blessés souffrent de suffocation et certains ont été touchés par balles.

Taëz est l’un des épicentres de la contestation du régime du président Ali Abdallah Saleh qui a commencé fin janvier.

Le chef de l’Etat a rejeté vendredi devant des milliers de ses partisans à Sanaa une offre de médiation des pays arabes du Golfe prévoyant son départ et un gouvernement de transition dominé par l’opposition.

______________________ 7 – Le Figaro avec Reuters

09/04 Washington gèle son aide au Yémen

Les Etats-Unis ont gelé la majeure partie de leur plan d’aide au Yémen en février en raison des manifestations demandant le départ du président Ali Abdallah Saleh au pouvoir depuis 32 ans, rapporte le Wall Street Journal, vendredi.

« Le premier acompte de ce plan d’aide, d’un montant potentiel d’un milliard de dollars sur plusieurs années, devait être débloqué en février, traduisant la plus importante tentative de la Maison blanche pour s’assurer le soutien du président Ali Abdallah Saleh dans la lutte contre Al Qaïda dans la Péninsule arabique », écrit le quotidien. Citant des responsables américains, le journal précise que ce plan prévoyait 200 millions de dollars au titre du soutien à la lutte contre le terrorisme pour l’année fiscale 2011, contre 155 millions de dollars accordés pour l’année 2010.

Un montant équivalent devait être versé au titre de l’aide au développement. Saleh doit faire face à une contestation persistante de la part de l’opposition yéménite qui demande son départ. Le chef de l’Etat a décidé de s’accrocher à son pouvoir, mais un responsable américain a expliqué à Reuters que Washington tente d’intensifier ses pressions sur le président afin de le contraindre à trouver un terrain d’entente avec l’opposition.

Un responsable de l’administration Obama a indiqué la semaine passée qu’Al Qaïda ainsi que d’autres groupes d’activistes tentent d’exploiter les troubles politiques dans ce pays, le plus pauvre de la région du Golfe

______________________ 6 – CityzenSide

09/04 – Manifestations au Yémen : où en est la révolution ?

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, en place depuis 1978, sera-t-il le troisième raïs arabe à quitter le pouvoir sous la pression populaire ?

Voilà la question qui se pose aujourd’hui au Yémen. Les manifestations qui sont organisées dans tout le pays depuis fin janvier ont fait des dizaines de morts et des centaines blessés. Violentes répressions, arrestations arbitraires, le pays le plus pauvre de la péninsule arabique frôle l’implosion.

Les pays du Golfe à l’action

Focalisées sur la Libye, entre autres, les puissances occidentales se sont très peu prononcées sur la violente réponse de Saleh à son peuple. Les pays du Golfe sont donc intervenus. Face à l’escalade de violence et aux discussions de plus en plus fermées entre l’opposition et le pouvoir en place, le Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui regroupe l’ensemble des pays de la région, a décidé de se poser en médiateur dans ce conflit qui semblait parti pour durer.

L’Arabie Saoudite en tête, les pays du Golfe ont offert au Yémen une médiation, qui a débouché, le 6 avril 2011, sur une proposition de compromis qui doit être présentée au président yéménite, a annoncé le Premier ministre du Qatar, membre du CCG. Cet accord prévoit le départ d’Ali Abdallah Saleh et la mise en place d’un conseil de transition composé des principaux partis politiques du pays et des représentants des tribus. Ce conseil prévu pour trois mois devra ensuite se décider sur la date de nouvelles élections.

Mais malgré la médiation et tant que le président n’aura pas remis sa démission, les manifestations continuent un peu partout dans le pays et la population vit toujours au ralenti. Notre contributrice kate_dixon, qui vit à Sana’a, témoigne de la situation sur son blog, Life in Yemen. Elle décrit une situation très tendue et difficile : les routes de la capitale fermées par les différents camps, les élèves qui ne viennent plus à l’école…

En début de semaine, la ville de Taëz a de nouveau été le théâtre de manifestations violemment réprimées. Répression qui a fait plus d’une vingtaine de morts. Depuis, les rassemblements de manifestants anti-Saleh sont quotidiens. Les contestataires sont déterminés à voir partir leur président. Et ils ne sont pas les seuls.

Saleh lâché par les Etats-Unis

Depuis lundi, les Etats-Unis se sont aussi positionnés en faveur du départ du leader yéménite. Jusqu’alors plutôt réservés sur la question, les Etats-Unis ont désormais une position claire : Saleh doit partir. Le secrétaire d’Etat à la Défense américain Robert Gates s’est rendu à Riyad, où ont lieu les négociations du CCG, pour apporter le soutien des Etats-Unis à la médiation.

Allié d’Obama dans la lutte contre Al Qaïda dans la péninsule arabique, Saleh se retrouve aujourd’hui bien seul face à une population prête à tenir jusqu’à son départ et à une multitude de pays déterminés à en finir au plus vite avec la crise yéménite. Ce vendredi sera-t-il un nouveau « vendredi du départ » ? Le Yémen et les pays de la région veulent y croire.

______________________ 5 – Street Generation

08/04 Poursuite des manifestations au Yémen

Marie-Audrey Demayo

Des milliers de personnes ont manifesté à nouveau pour le départ du président Saleh hier. La plus grande manifestation s’est déroulée à Taiz, au sud de Sanaa, où des affrontements ont été signalés. Les observateurs craignent une guerre civile dûe à la montée de la violence.

A ce jour, l’Arabie Saoudite tente de rétablir de bonnes relations entre les différentes alliances politiques du Yémen. Les diplomates occidentaux proposent également une médiation. Le président yéménite accepte l’offre de médiation du Soudan, alors que certains responsables de l’opposition se montrent réticents.

Par conséquent, les possibilités de pourparlers ont été éloignées. Après avoir rejoint l’opposition deux semaines auparavant, le général Mohsen accusait lundi dernier, le pouvoir yéménite de vouloir l’assassiner. Il est à ce jour la seule personne en contact avec Ali Abdullah Saleh, qui fait savoir qu’il ne poursuivra pas son mandat, mais l’opposition fait pression pour qu’il démissionne immédiatement.

Enfin, les analystes estiment que les exigences des différentes alliances politiques, permettraient de mettre la barre très haut, avant d’éventuelles négociations, tout en reconnaissant que les alliances se livrent à un jeu dangereux alors que le pays est sur une pente glissante.

_________________ 4 – Toute l’Europe

08/04 La transition au Yémen à l’ordre du jour du Parlement européen

Le Yémen sera-t-il le prochain pays à chasser ses dirigeants? C’est en tout cas la revendication principale des manifestants qui se mobilisent depuis plusieurs semaines déjà contre le président Ali Saleh, au pouvoir depuis 32 ans. La répression à leur encontre se durcit, et a déjà fait des dizaines de morts.

Les réactions des pays occidentaux n’ont pas été immédiates, car malgré la pauvreté du pays, notamment ses faibles ressources énergétiques, il représente un réel enjeu stratégique. La société yéménite est construite sur un modèle complexe où la dimension tribale est prégnante. C’est un pays sous-développé et traditionnaliste que les puissances occidentales ont du mal à appréhender. Il n’en reste pas moins que le régime a bénéficié de largesses, en particulier des Etats-Unis qui en ont fait un élément dans sa stratégie de lutte contre le terrorisme islamiste.
_____________
Catherine Ashton (Royaume-Uni) est Vice-présidente de la Commission en charge des Relations extérieures, Haute-Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.
_____________

Et c’est précisément ce qui les inquiète aujourd’hui, alors que les manifestations durent depuis deux mois. Le porte-parole de la Maison-Blanche Jay Carney se déclarait ainsi ce lundi « inquiet de voir Al-Qaida essayer de profiter d’un vide politique ». C’est donc sous la pression des Etats-Unis qu’un processus de transition devrait s’enclencher dans les jours à venir, le président négociant toujours sa sortie. C’est également le vœu de la Haute représentante Catherine Ashton qui affirmait mardi que « la transition doit commencer maintenant ».

Mme Ashton était donc présente ce mercredi après-midi au Parlement pour le vote d’une résolution sur la position de l’UE par rapport au Yémen, au Bahreïn et à la Syrie, autres pays où la révolte gronde. Dans ce texte, les parlementaires reconnaissent que l’Europe a souvent « négligé le dialogue avec les organisations de la société civile, en accordant plus d’importance à la stabilité qu’à la promotion des droits de l’homme », et plaident pour « conférer à l’Union le rôle d’acteur et non uniquement celui de bailleur de fonds ».

Le Conseil de coopération du Golfe, qui a proposé de superviser les pourparlers entre le président Saleh et l’opposition rencontrera sous peu Mme Ashton, qui se trouve dans une position délicate. L’UE souhaite en effet augmenter rapidement sa présence dans la région et notamment son soutien financier à ce pays dont la majorité de la population vit dans la pauvreté, or l’issue de la transition reste incertaine.

Plusieurs groupes parlementaires (GUE, S&D, Verts/ALE et ADLE) ont en tout cas appelé l’Union européenne à cesser la vente d’armes à la Syrie, à Bahreïn et au Yémen. Ils ont également suggéré un gel des avoirs et des interdictions de voyage, mesures concrètes qui selon eux ont jusqu’à maintenant fait défaut au service d’action extérieure.

________________ 3 – L’Express avec Reuters

08/04 Yémen: les pays du Golfe veulent la démission de Saleh

Les pays du Golfe espèrent conclure un accord sur le départ du président du Yémen, Ali Abdallah Saleh, et sur la mise en place d’un conseil de transition réunissant dirigeants politiques et chefs tribaux.

Alors que le Yémen a été touché par de nouvelles manifestations violentes ce mercredi, une proposition de compromis va être adressée au chef de l’Etat yéménite ainsi qu’à l’opposition, a déclaré mercredi le Premier ministre du Qatar, pays membre du Conseil de coopération du Golfe (CCG), afin de mettre en place les mécanismes d’une transition.

Les pays du Golfe proposent un conseil de transition

« Nous (le Conseil de coopération du Golfe, qui réunit l’Arabie saoudite, le Koweit, Oman, Bahreïn, le Qatar et les Emirats arabes unis) nous sommes réunis ces derniers jours à Ryad et nous sommes en train de lui adresser une proposition ainsi qu’à l’opposition. Nous espérons qu’une rencontre pourra avoir lieu entre son équipe et l’opposition pour essayer de trouver une issue à ce problème », a indiqué le Premier ministre qatari, en marge d’une conférence à New York.

De sources proches de responsables dans la région, la proposition des pays du Golfe implique que Saleh accepte de démissionner.

« La proposition prévoit d’avoir un conseil de gouvernance réunissant tous les partis politiques et les tribus sur une période qui ne devrait pas excéder trois mois », a indiqué à Reuters un responsable du Golfe, ajoutant que ce conseil « définirait les élections ». La proposition doit être présentée aux deux parties lors de ces pourparlers pour lesquels aucune date n’a encore été fixée.

De possibles dissensions au sein de ce futur conseil

« Il y a certains noms qui circulent pour prendre la tête du conseil de transition », a indiqué une autre source proche des discussions. Parmi les noms qui reviennent, celui de cheikh Hamid al Ahmar, une figure tribale importante, de l’ex-Premier ministre et actuel conseiller du président Abdoulkarim al Iryani, et d’un autre ancien Premier ministre, Abdoulaziz Abdul Ghani.

Il n’est toutefois pas certain que l’un d’entre eux parvienne à réunir un consensus autour de son nom au sein de l’opposition, qui réunit le parti islamiste Islah, les socialistes, des nationalistes arabes, ni que sa nomination soit validée par Saleh.

Doit-on s’attendre à de nouvelles manoeuvres du président Saleh?

Le président Saleh a accepté l’invitation mardi et les ambassadeurs du CCG attendaient la réponse des dirigeants de l’opposition qu’ils rencontraient mercredi au Yémen.

Mais les pourparlers pourraient s’éterniser. « Saleh est toujours en train de manoeuvrer. Il arrive toujours avec de nouvelles idées. Tout ce qu’il veut c’est rester au pouvoir », indique cette source proche de responsables arabes du Golfe.

Saleh lâché par Washington et Ryad ?

De récents pourparlers entre Saleh et l’opposition, dont certains se sont tenus en présence de l’ambassadeur des Etats-Unis, n’ont rien donné. Selon des sources proches des discussions, les Etats-Unis ont lancé à Saleh un ultimatum pour accepter un accord.

Les violences qui ont fait 25 tués depuis lundi ont provoqué une vive condamnation Américaine. Et selon plusieurs sources, Washington et Ryad seraient disposés à écarter cet allié de longue date dans la lutte contre Al Qaïda dans la péninsule Arabique (Aqpa) pour tenter de prévenir l’effondrement du pays. Washington ne se « concentre pas sur un individu » dans le domaine de la lutte anti-terroriste a souligné la Maison blanche.

La monarchie saoudienne, cible de la vindicte d’Al-Qaïda, a par ailleurs offert d’accueillir les tractations entre l’opposition et le régime Saleh pour tenter de trouver une solution politique propre à rétablir l’ordre chez son voisin.

Ce dialogue est d’autant plus urgent que, selon la presse américaine, les opérations anti-terroristes menées par l’armée yéménite se sont arrêtées à cause de la mobilisation d’unités loyales au président Saleh pour sa propre défense contre la contestation.

________________ 2 – Radio Canada avec AFP, AP et Reuters

07/04 Le Yémen sous haute tension, Washington hausse le ton

Les moyens de pression de l’opposition se multiplient au Yémen pour obliger le président Saleh à quitter le pouvoir. Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue mercredi à Taëz, alors que les commerçants et les employés des banques observaient une grève générale.

Les forces de sécurité ont tué au moins un manifestant et en ont blessé une trentaine lors d’affrontements mardi soir à Taëz, où la répression a déjà fait 16 morts lundi.

Plus de 120 personnes ont été tuées au Yémen depuis le début du mouvement de contestation contre le président Saleh le 11 février.

Mise en garde américaine

Washington condamne les « violences gouvernementales contre des manifestants » et met en garde le président Saleh au moment où le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, était de passage Ryad, en Arabie saoudite.

« Les Yéménites ont le droit de manifester pacifiquement et nous rappelons au président Ali Abdallah Saleh qu’il est de sa responsabilité d’assurer la sécurité des Yéménites qui exercent leur droit universel d’exprimer leurs opinions politiques », a affirmé le porte-parole du président américain dans un communiqué.

Il a également appelé le gouvernement de Sanaa à « mener des enquêtes complètes sur ces événements » et à faire en sorte que les responsables répondent de leurs actes.

Amnistie internationale a mis en garde contre tout accord qui garantirait l’impunité aux responsables des violences ayant provoqué la mort de dizaines de manifestants au Yémen, notamment lors du « vendredi noir » pendant lequel 52 protestataires ont été tués par balle.
Offre de médiation des pays du Golfe

Le Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui a proposé sa médiation pour dénouer la crise, a convié mercredi Ali Abdullah Saleh à une réunion en Arabie saoudite. Le CCG rencontrera ultérieurement des représentants de l’opposition.

Les pays du Golfe « espèrent conclure un accord » sur le départ du président Saleh, a déclaré mercredi le premier ministre du Qatar. Une proposition de compromis est en train d’être adressée au chef de l’État yéménite, selon lui.

Par ailleurs, l’opposition exige toujours que le président Saleh remette ses pouvoirs au vice-président avant de partir. Ce dernier ouvrirait alors un processus visant à rédiger une nouvelle Constitution et organiser des élections.

_______________________________ 1 – AFP

7/04 Yémen: Saleh critiqué par Washington, sous la pression accrue de la rue

De Hammoud MOUNASSAR

Des foules nombreuses appelant au départ du président Ali Abdallah Saleh ont bravé mercredi la police au Yémen, après des violences qui ont fait 25 tués et provoqué une vive condamnation de Washington.

Alors que les Etats-Unis se disent prêts à poursuivre leur coopération anti-terroriste avec un successeur éventuel, le secrétaire à la Défense Robert Gates a rencontré à Ryad le roi Abdallah d’Arabie saoudite qui s’inquiète de la résurgence d’Al-Qaïda chez son voisin de la péninsule arabique.

Des manifestations massives ont eu lieu à travers le Yémen pour demander le départ de M. Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, et accusé par son principal rival le général Ali Mohsen al Ahmar d’avoir voulu l’assassiner mardi.

Des foules nombreuses ont envahi les rues de Sanaa, Aden (sud) Taëz (sud-est) et Sanaa après des manifestations qui ont fait au moins 25 mort depuis lundi ainsi que des centaines de protestataires indisposés par les gaz lacrymogènes.

La Maison Blanche a « condamné fermement l’usage de la violence par les forces gouvernementales », et souligné que dans le domaine de la lutte anti-terroriste Washington ne se « concentrait pas sur un individu ».

A Taëz, les cortèges qui ont convergé vers la « place de la Liberté », l’un des épicentres de la contestation scandaient : « Dégage, Ali », « Le peuple veut la chute du régime ».

Le mouvement contre le régime, commencé fin janvier dans ce pays pauvre et instable, ne faiblit pas et les troubles, qui ont fait plus de 100 morts, apparaissent propices à un renforcement des émules d’Oussama ben Laden.

La monarchie saoudienne, cible de la vindicte d’Al-Qaïda, a offert d’accueillir des tractations entre l’opposition et le régime Saleh pour tenter de trouver une solution politique propre à rétablir l’ordre chez son voisin.

Ce dialogue est d’autant plus urgent que, selon la presse américaine, les opérations anti-terroristes menées par l’armée yéménite se sont arrêtées à cause de la mobilisation d’unités loyales à M. Saleh pour sa propre défense.

« Le président Saleh doit trouver une solution à l’impasse politique avec l’opposition pour qu’un changement politique digne puisse se produire à court terme de façon ordonnée et pacifique », a souligné le porte-parole de la Maison Blanche.

M. Saleh maintient qu’il ne peut céder le pouvoir que dans le cadre d’un processus constitutionnel après un retour au calme. Ses opposants disent de leur côté n’être prêts à discuter que de son « départ immédiat ».

La tension au sein de l’armée a été illustré par un incident mardi à Sanaa entre des soldats sous le commandement du général Ahmar, rallié à la contestation, et des hommes fidèles au président.

Dans un communiqué, le général Ahmar a affirmé que des émissaires tribaux s’étaient présentés au QG de la 1ère division blindée qu’il commande et demandé à le voir pour une médiation entre lui et M. Saleh. Lorsqu’il s’est présenté à eux, des « individus de la garde du président disséminés parmi ces émissaires ont commencé à tirer en sa direction ainsi que sur les émissaires tribaux ».

Le regain de violences au Yémen a suscité de vives réactions dans le monde.

Londres a sommé M. Saleh de « dire clairement qu’il est prêt à s’engager dès à présent dans un processus global de transition politique », alors que Rome a souhaité « l’amorce au plus tôt d’un dialogue constructif avec ceux qui réclament pacifiquement le début d’une nouvelle période de réformes ».

L’Union européenne a appelé pour sa part M. Saleh à entamer « sans délai » une transition politique.

10/04/11 (B599) Yémen Express / les nouvelles de la semaine écoulée (3/3) – combats de rue à Sanaa et Taëz – Réunion sur la crise au Yémen dimanche à Ryad – Nouvelles manifestations au Yémen – la protestation contre le régime paralyse Aden – crise diplomatique avec le Qatar sur fond de manifestations (5 articles)

_____________________ 5 – AFP

Yémen: combats de rue à Sanaa et Taëz

De Hammoud MOUNASSAR

Les villes de Sanaa et de Taëz ont connu des combats de rue entre manifestants et policiers alors que les monarchies arabes du Golfe, inquiètes de la poursuite des violences au Yémen, s’apprêtent à relancer leurs efforts pour une transition politique chez leur voisin du sud.

Un manifestant a été tué et des dizaines de personnes ont été blessées dans ces heurts qui se sont poursuivis une bonne partie de la nuit, selon un bilan fourni dimanche par des sources médicales et par des comités encadrant les protestations contre le régime.

« Un manifestant est mort de ses blessures dans la nuit », a déclaré dimanche un responsable de l’hôpital de campagne de Taëz, soignant les protestataires, dans cette ville située au sud de la capitale et qui est l’un des foyers de la contestation du président Ali Abdallah Saleh.

En outre, 43 manifestants ont été blessés par balle, 29 par des coups de bâton, 580 autres ont souffert de suffocations après avoir inhalé des gaz lacrymogènes. Une vingtaine d’autres manifestants ont été arrêtés.

Le bilan est tout aussi lourd à Sanaa, où 30 manifestants ont été blessés par balle, 80 par des coups de bâton et 1.200 ont été soignés pour avoir inhalé des gaz lacrymogènes, selon des sources médicales.

Taëz a connu une manifestation de colère samedi pendant laquelle la foule a demandé de juger les auteurs de la « tuerie » de la veille pendant laquelle quatre manifestants ont été tués par balle.

Les manifestants ont insisté sur un départ du président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, et rejeté toute initiative politique qui ne prévoit pas la fin du régime du chef de l’Etat yéménite.

Le chef de l’Etat a rejeté vendredi cette médiation dans sa version annoncée par le Qatar et qui prévoit clairement qu’il cède le pouvoir, tout en continuant de dire qu’il restait ouvert à l’offre des pays du Golfe.

En signe de colère, il a rappelé samedi son ambassadeur à Doha.

Cela n’a pas empêché le Conseil de coopération du Golfe (CCG) de convoquer une nouvelle réunion dimanche à Ryad sur le Yémen au niveau ministériel.

La réunion doit se tenir en présence des ambassadeurs des pays du CCG (Arabie saoudite, Qatar, Bahreïn, Emirats arabes unis, Oman et Koweït) au Yémen, selon un responsable de ce groupement régional.

Les monarchies arabes du Golfe, que l’instabilité au Yémen inquiète, avaient proposé lors d’une réunion ministérielle il y a une semaine à Ryad leur médiation entre l’opposition et le pouvoir au Yémen.

Dans d’autres violences liées à Al-Qaïda, un colonel des services de renseignements a été assassiné samedi dans la région de Loder, dans le sud du Yémen, où des combats entre l’armée et des membres présumés d’Al-Qaïda ont fait deux tués, ont indiqué dimanche des sources médicale et de sécurité.

Des témoins ont indiqué que l’un des deux hommes armés circulant à moto a ouvert le feu sur l’officier et son fils alors qu’ils étaient devant leur domicile à Loder, avant de prendre la fuite.

Selon eux, les agresseurs font partie d’Al-Qaïda.

Par ailleurs, un soldat et un militant présumé d’Al-Qaïda, ont été tués dans les combats samedi dans la région proche de Joar, a indiqué dimanche une source des services de sécurité.

Des unités de l’armée yéménite ont bombardé à l’arme lourde un refuge présumé d’Al-Qaïda à Joar, après avoir demandé aux civils de quitter les lieux.

Après la fin des combats, des habitants ont regagné leurs demeures.

Les Etats-Unis collaboraient étroitement avec le régime du président Saleh dans la lutte contre Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), né d’une fusion des branches yéménite et saoudienne du réseau, qui est actif dans le sud et l’est du Yémen.

_____________________ 4 – Europe 1

Réunion sur la crise au Yémen dimanche à Ryad

Les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui ont offert leur médiation dans la crise yéménite, doivent tenir une réunion dimanche à Ryad, selon un responsable du groupement régional.

La réunion doit se tenir en présence des ambassadeurs des pays du CCG (Arabie saoudite, Qatar, Bahreïn, Emirats arabes unis, Oman et Koweït) au Yémen, a précisé ce responsable qui a requis l’anonymat.

_____________________ 3 – NouvelObs avec AP

Nouvelles manifestations au Yémen

Quelque 100.000 manifestants défilaient samedi à Taiz, dans le sud du Yémen, pour continuer à réclamer la démission du président Ali Abdallah Saleh et la répression du mouvement.

La veille, selon des témoins, la police a ouvert le feu, tiré des gaz lacrymogènes et frappé des manifestants à Taiz qui suivaient les cercueils de victimes d’une manifestation de la semaine dernière. D’après les témoins et des médecins d’un hôpital de campagne situé non loin, quatre manifestants ont été tués et environ 400 autres ont été blessés.

Plus de 120 personnes ont été tuées au Yémen depuis le début du mouvement de contestation le 11 février.

Intervenant vendredi devant des dizaines de milliers de ses partisans, le président Ali Abdallah Saleh a rejeté une offre de médiation du Conseil de coopération du Golfe (CCG) l’appelant à céder le pouvoir à son vice-président en échange de l’immunité pour lui et sa famille.

Il s’en est pris au Qatar pour avoir fait rendu cette proposition publique, et à la chaîne Al-Jazira pour sa couverture de la contestation yéménite. Le Yémen a rappelé son ambassadeur au Qatar.

_____________________ 2 – La Tribune de Genève avec AFP

Yémen: la protestation contre le régime paralyse Aden

La ville d’Aden, dans le sud du Yémen, était paralysée samedi par une grève de protestation contre le régime du président Ali Abdallah Saleh, à l’appel de la coordination des « Jeunes de la révolution du 16 février ».

Dans un communiqué, cette coordination a appelé la population de la ville à la désobéissance civile, invitant les habitants à ne pas payer les factures d’eau et d’électricité et les fonctionnaires à se mettre en grève.

Les commerces étaient fermés dans de nombreux quartiers et les transports publics étaient à l’arrêt, selon un journaliste.

Les jeunes, qui réclament le départ du président Saleh au pouvoir depuis 32 ans, ont dressé des barricades sur de nombreux axes routiers pour empêcher les véhicules de circuler.

Selon une source dans l’administration, peu de fonctionnaires se sont rendus à leur bureau samedi, jour ouvré au Yémen.

Aden est l’un des foyers les plus actifs de la contestation du régime. La ville a connu de nombreuses manifestations sanglantes ces dernières semaines et plusieurs responsables de la province ont rejoint les manifestants.

________________________ 1 – AFP

Yémen: crise diplomatique avec le Qatar sur fond de manifestations

De Hammoud MOUNASSAR

Le Yémen a rappelé samedi son ambassadeur à Doha pour protester contre la position du Qatar appelant au départ du président Ali Abdallah Saleh dont le principal rival, le général dissident Ali Mohsen al-Ahmar, a assuré ne pas avoir d’ambition politique.

« L’ambassadeur du Yémen au Qatar a été rappelé pour consultations après les déclarations du Premier ministre du Qatar cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani sur les efforts des pays du Golfe concernant un dialogue entre les différentes parties au Yémen », a indiqué un porte-parole officiel à Sanaa.

Cheikh Hamad avait indiqué mercredi que les monarchies du Golfe –qui ont proposé d’accueillir à Ryad des pourparlers entre le régime et l’opposition yéménites–, souhaitaient un accord sur le départ de M. Saleh.

Ce dernier a rejeté vendredi cette initiative devant des milliers de ses partisans à Sanaa et laissé exploser sa colère contre le Qatar.

« Nous tirons notre force de la force de notre grand peuple, ni du Qatar ni de personne d’autre », a-t-il notamment clamé.

Dans une mise au point publiée après le discours, la présidence a affirmé que M. Saleh « accueille favorablement les efforts du Conseil de coopération du Golfe (CCG) conduits par l’Arabie saoudite pour régler la crise mais refuse les déclarations du Qatar, qui constituent une ingérence inacceptable dans les affaires yéménites ».

Le chef de l’Etat a réitéré cette position dans la nuit lors d’appels téléphoniques aux dirigeants du CCG, à l’exception de celui du Qatar. Le CCG comprend aussi l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, Oman et le Koweït.

A Sanaa, le général Ahmar a déclaré samedi que « l’armée sera à l’avenir sous les ordres des civils et je ne cherche personnellement aucun poste de pouvoir ».

La défection de ce haut gradé, commandant de la région nord-est et de la 1ère division blindée, qui avait annoncé le 21 mars rejoindre la contestation, a porté un coup dur au président Saleh, qui fait face à un mouvement de contestation sans précédent en 32 ans de pouvoir.

Ce mouvement était perceptible samedi à Taëz, au sud de Sanaa, où des milliers de Yéménites en colère ont manifesté samedi pour dénoncer les tirs des forces de l’ordre qui ont fait vendredi quatre morts et 116 blessés.

La foule s’est rassemblée sur la place de la Liberté, lieu des heurts de vendredi, en criant des slogans réclamant le procès des responsables de ce qu’ils ont qualifié de « tuerie ».

Les manifestants ont scandé « le peuple qui veut la chute du régime », et leur refus de toute médiation qui ne comprenne pas le départ du président Saleh.

Dans le sud, des unités de l’armée ont bombardé à l’arme lourde un refuge présumé d’Al-Qaïda, après avoir demandé aux civils de quitter les lieux.

Les bombardements à l’artillerie et au canon de char se concentrent sur la localité de Joar, dans la province d’Abyane, a précisé sous couvert d’anonymat un officier de l’armée yéménite de la 25ème brigade mécanisée.

Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, s’était dit jeudi « inquiet » du relâchement dans la lutte contre les militants d’Al-Qaïda dans les pays arabes touchés par les mouvements de protestation depuis janvier.

« Le Yémen a vraiment relâché la pression sur Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) », a affirmé le ministre lors d’une visite en Irak.

Al-Qaïda est bien implanté dans le Sud et le Sud-Est du Yémen et les Etats-Unis collaboraient étroitement avec le régime du président Ali Abdallah Saleh, aujourd’hui contesté dans la rue, dans la lutte contre ce réseau.

Aden, la plus grande ville du sud, était quant à elle paralysée par une grève de protestation contre le régime, à l’appel de la coordination des « Jeunes de la révolution du 16 février ».

05/04/11 (B598) Manifestation à Paris contre la mascarade électorale du 8 avril 2011 à Djibouti

On nous annonce qu’une manifestation contre la dictature du président Ismaël Omar Guelleh et contre sa mascarade électorale du 8 avril prochain à Djibouti, sera organisée

Vendredi 8 Avril 2011 – Paris
devant l’ambassade de Djibouti,
26 rue Emile Menier,
75016 PARIS
(Métro Porte Dauphine).
La manifestation débutera à 11 heures.

Les forces démocratiques djiboutiennes, soutenues par des organisations démocratiques africaines et européennes, participeront à cette action de masse.

De nombreux Djiboutiens de France, de Belgique et du reste de l’Europe sont attendus.

Venons-y nombreux pour crier de nouveau, à cette occasion, notre notre rejet du dictateur Guelleh et de son régime.

La lutte continue. Et la victoire est proche.

03/04/11 (B598) Nouvelles de Somalie – pas d’alternative à une prolongation du mandat du TFG – le Premier ministre veut plus de temps pour « défaire » les shebab – Les deux journalistes de Radio Shabelle libérés, deux autres toujours détenus en province – Shabelle, la radio résistante – Arrestation du directeur et du rédacteur en chef d’une radio (5 articles)

_____________________ 5 – Romandie News avec AFP

Somalie: pas d’alternative à une prolongation du mandat du TFG

Il n’y a « pas d’autre alternative » pour gérer la transition politique en Somalie que de prolonger d’un an le mandat de l’actuel gouvernement, a déclaré vendredi le commandant en chef de la force de l’Union africaine dans ce pays (Amisom), le général ougandais Nathan Mugisha.

« Il n’y a pas d’autre alternative » que de prolonger d’un an le mandat du gouvernement de transition (TFG), a estimé le général Mugisha, lors d’un entretien à son QG, sur l’aéroport de Mogadiscio.

« Il n’y a pas d’autre solution malheureusement, (…) nous ne pouvons interrompre les efforts de pacification en cours (…), nous avons besoin de partenaires » (somaliens), a-t-il expliqué.

Les mandats des institutions de transition (TFG, parlement) doivent s’achever en août 2011 après avoir déjà été prolongés de deux ans en 2009.

Début février, le Parlement avait décidé unilatéralement de prolonger de trois ans son mandat, provoquant la condamnation de la communauté internationale, critique sur le très médiocre bilan de ces institutions.

Lundi, le gouvernement du Premier ministre Mohamed Abdullahi Mohamed, en poste depuis novembre, a annoncé à son tour la prolongation unilatérale de son mandat pour un an, jusqu’en août 2012.

Le gouvernement « fait du bon travail, il tente de faire de son mieux (…) même s’il a ses faiblesses. Nous avons besoin d’un partenaire de l’autre côté, et ce partenaire a démontré ces derniers mois qu’il s’en sort plutôt bien », a jugé le chef de l’Amisom.

« Les extrémistes (shebab) sont actuellement désorganisés, ils sont désavantagés. Mais si vous perturbez aujourd’hui le TFG, vous affaiblissez l’Amisom, et vous faites le jeu des shebab », a-t-il expliqué.

« Nous avons besoin d’une force politique cohérente, les trois institutions (TFG, parlement et président) doivent travailler ensemble, en équipe », a souligné le général Mugisha, qui a mis en garde contre « la confusion politique sabotant nos efforts ».

Soutenu à bout de bras par la communauté internationale, le TFG n’exerce son autorité que sur quelques quartiers de Mogadiscio, avec le soutien des quelque 9.000 hommes de l’Amisom, face aux insurgés shebab qui contrôlent la quasi-totalité du centre-sud de la Somalie et une grande partie de la capitale.

L’Amisom et les forces pro-TFG ont lancé mi-février une vaste offensive sur plusieurs fronts, notamment à Mogadiscio où elles ont notablement progressé, a constaté l’AFP.

« Nous gagnons du terrain. Nous avons avancé dans plusieurs zones de Mogadiscio. Nous allons continuer tout en essayant de réorganiser les forces du TFG », a ajouté le général Mugisha, à la tête de l’Amisom depuis août 2009.

« Les shebab sont aujourd’hui dispersés, obligés de se défendre sur plusieurs fronts (…). Ils sont affaiblis, mais ils recrutent à tour de bras et mobilisent à fond », a-t-il observé.

La communauté internationale doit donc faire en sorte que « l’Amisom puisse maintenir la pression », en fournissant les moyens nécessaires à sa mission, a souligné le patron de la force africaine.

Les effectifs de l’Amisom atteindront 12.000 hommes d’ici l’été, après l’arrivée de nouveaux renforts burundais et ougandais.

_____________________ 4 – AFP

01/04 Somalie: le Premier ministre veut plus de temps pour « défaire » les shebab

De Hervé BAR

Le gouvernement de transition somalien a besoin de plus de temps pour « accomplir » sa tâche, en « priorité » défaire les shebab, estime le Premier ministre Mohamed Abdullahi Mohamed, qui défend une prolongation d’un an de son mandat, jusqu’en août 2012.

En poste depuis trois mois, l’actuel gouvernement (TFG) « est le plus efficace et le plus professionnel des cabinets mis en place ces vingt dernières années », a assuré M. Mohamed, au cours d’un entretien avec la presse jeudi soir à Mogadiscio.

« Mais nous sommes arrivés aux affaires récemment, nous n’avons pas encore atteint nos objectifs. Nous avons encore besoin de temps pour défaire les insurgés shebab, c’est notre première priorité », a-t-il expliqué, en référence à la fin du mandat des institutions de transition, prévue théoriquement en août.

Lundi, le TFG avait officiellement annoncé la prolongation unilatérale de son mandat pour un an, jusqu’en août 2012.

Les mandats du TFG, du parlement de transition (en place depuis 2004) et celui du président Sharif Cheikh Ahmed (élu début 2009 par le parlement entre-temps élargi aux islamistes modérés), doivent s’achever en août 2011 après avoir déjà été prolongés de deux ans.

Le Parlement avait décidé unilatéralement début février de prolonger de trois ans son mandat, provoquant la condamnation de la communauté internationale, très critique sur le très médiocre bilan de ces institutions.

« La solution est de prolonger d’un an le mandat du gouvernement, jusqu’en août 2012 (…), car sur le terrain nous sommes toujours en guerre » contre les shebab, a souligné M. Mohamed, lors de cet entrevue à son bureau de Villa Somalia, enceinte qui abrite également la présidence, à quelques centaines de mètres de la ligne de front.

« D’ici là, nous accomplirons un certain nombre de tâches », a poursuivi le Premier ministre, citant la rédaction d’une nouvelle Constitution ou la relance des services publics.

M. Abdullahi Mohamed avait été nommé en novembre 2010 en remplacement d’Omar Abdirashid Sharmarke, démissionnaire après un interminable conflit avec le président Sharif qui avait paralysé pendant de longs mois le fonctionnement des institutions.

Soutenu à bout de bras par la communauté internationale, le TFG n’exerce son autorité que sur quelques quartiers de Mogadiscio, avec le soutien des quelque 9.000 hommes de la force de l’Union africaine (Amisom), face aux insurgés shebab qui contrôlent la quasi-totalité du centre-sud de la Somalie et une grande partie de la capitale.

L’Amisom et les forces pro-TFG ont lancé mi-février une vaste offensive sur plusieurs fronts, dont Mogadiscio, où elles ont notablement progressé, a constaté un journaliste de l’AFP.

« Avec l’aide de l’Amisom, nous gagnons chaque jour du terrain face aux shebab », a souligné le Premier ministre: « nous sommes capables aujourd’hui de vaincre l’ennemi, et de gagner les coeurs et les esprits de la population ».

« Nos militaires et les fonctionnaires ont été payés ces trois derniers mois, ce qui n’était pas arrivé depuis 20 ans, nous avons une politique de tolérance zéro pour la corruption », a assuré M. Mohamed.

« Regardez la ville, les gens qui reviennent », a-t-il lancé, désignant l’activité commerciale en zone TFG et les travaux d’aménagement réalisés ces derniers mois par la municipalité, comme l’éclairage public sur les grands axes, les réparations de route ou les collectes d’ordures.

« Si nous partons maintenant avant d’avoir fini notre travail, je suis convaincu que les shebab en tireront profit », a-t-il mis en garde: « les choses avancent lentement, je ne peux pas faire de miracle, j’ai besoin de plus de temps ».

_____________________ 3 – RSF

30/03 Les deux journalistes de Radio Shabelle libérés, deux autres toujours détenus en province

Abdirashid Omar Qase et Abdi Mohamed Ismail, respectivement directeur et rédacteur en chef de Radio Shabelle, tous deux injustement arrêtés par la National Security Agency le 27 mars 2011, à Mogadiscio, ont été relâchés sans condition le 30 mars.

Le Shabelle Media Network a adressé des remerciements à tous ceux qui se sont mobilisés pour ses deux employés, soulignant le courage de la population somalienne, qui a été nombreuse à manifester dans les rues de Mogadiscio.

« Malgré les menaces et les intimidations que nous subissons de la part de ceux qui répriment les médias indépendants en Somalie, nous continuerons à porter haut le drapeau du journalisme indépendant dans notre pays », a déclaré le Shabelle Media Network. (Regardless of threat and acts of bullying that we are facing from those oppressing independent reporting media operating in Somalia, Shabelle Media network are committed to continue flying the flag of independent journalism in Somalia).

Reporters sans frontières rappelle que deux autres journalistes, Liban Abdi Farah et Mohamed Abdinur Hashi, sont actuellement détenus au Puntland et au Somaliland.

L’organisation demande aux autorités de ces deux régions leur libération immédiate.

Plus d’informations : http://fr.rsf.org/somalie-les-journalistes-cibles-du-28-03-2011,39895.html

_____________________ 2 – Jeune Afrique

30/03 Shabelle, la radio résistante

Prix Reporters sans frontières de la liberté de la presse, la radio somalienne Shabelle se bat pour son indépendance. Elle est l’une des rares à résister au chaos.

Coups de feu à Mogadiscio. On les entend dans les rues de la capitale, mais aussi sur les ondes de Shabelle, la principale radio privée du pays. En avril 2010, les milices islamistes qui contrôlent la Somalie ont interdit aux stations de diffuser de la musique. Shabelle l’a alors remplacée par des sons devenus quotidiens. Un acte de résistance, symbolique du combat que la station mène depuis sa création en 2002.

Shabelle est le nom d’une rivière et d’une région de la côte somalienne. C’est là que deux journalistes et un ingénieur en télécommunications ont fondé une radio indépendante, dans un État qui n’est plus gouverné depuis 1991. Ces neuf dernières années, Shabelle a livré une guerre permanente. Il lui a fallu se battre pour trouver des financements, recruter du personnel qualifié, et surtout enquêter, dans un pays contrôlé successivement par des seigneurs de guerre et des milices islamistes.

Avec plus de 3 millions d’auditeurs aujourd’hui – ainsi qu’une forte audience pour le site internet et la chaîne télé du groupe – Shabelle Network est perçu comme le média privé le plus fiable du pays. Alors que de nombreuses radios somaliennes, comme HornAfrik ou Al Quran, ont été phagocytées par les milices pour diffuser leur propagande, Shabelle est restée indépendante – ce qui lui vaut depuis 2007 le harcèlement constant des milices.

La station a dû quitter ses locaux du marché de Bakara, un quartier dangereux au cœur de Mogadiscio, pour rejoindre la zone sécurisée par les troupes de la mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom), près de l’aéroport. Un transfert nécessaire, puisqu’en trois ans cinq journalistes et deux techniciens de Shabelle ont été tués. Le directeur Mukhtar Mohamed Hirabe a été abattu de quatre balles dans la tête en 2009.

Sauver des vies

Mais plus elle subit de menaces et de pertes, plus Shabelle résiste pied à pied.

Et parfois, elle gagne. « En Europe, vous avez des flashs sur le trafic routier.

Nous, nous disons toute la journée dans quelles rues ont lieu des combats, et où les insurgés bloquent le passage, compare Ali Dahir Abdi, cofondateur de Shabelle et responsable du développement du groupe. Nous sauvons probablement des vies. » D’autres fois, c’est la radio qui perd.

Elle a, par exemple, dû interrompre en 2010 la diffusion du programme Tartan Aqooneedka, un jeu de connaissances pour enfants et adolescents qui les encourageait à quitter les milices qui les avaient enrôlés. Autre ennemi plus surprenant, le gouvernement fédéral de transition, dont des scandales financiers ont été révélés par la station, l’a déjà fait fermer une fois.

Shabelle a reçu le prix RSF 2010 de la liberté de la presse. « Avant tout, confie Ali Dahir Abdi, cette récompense nous redonne confiance. Nous ne nous laisserons jamais imposer le silence. Mais je suis pessimiste pour mon pays. Je vieillis, et je ne suis pas sûr de voir un jour une Somalie ­démocratique. »

_____________________ 1 – Afrik.com avec Pana

30/03 Somalie: Arrestation du directeur et du rédacteur en chef d’une radio

Les forces de sécurité du gouvernement de transition somalien ont arrêté dimanche le directeur et le rédacteur en chef de la chaîne indépendante, Radio Shabelle, qui a diffusé l’information selon laquelle le président est incapable de se rendre dans les zones récemment prises par les forces gouvernementales et de l’Union africaine (UA) à cause des problèmes de sécurité, selon le Comité de protection des journalistes (CPJ).

Le ministre de l’Information estime que le rapport du 22 mars est ‘fallacieux et de nature à aider les terroristes’. Le rédacteur en chef Abdi Mohammed Ismail et son directeur Abdirashid Omar Qase ont été arrêtés dès leur arrivée au siège des forces de sécurité à Mogadiscio, la capitale de la Somalie et placés sous surveillance, sans assistance judiciaire, sans nourriture et sans aucun contact avec les membres de leurs familles, a déclaré Ali Dahir, chef de la production à Shabelle au CPJ.

D’autres chaînes de radios locales et la Voice of America du gouvernement américain ont diffusé les mêmes informations selon lesquelles les déplacements du président Sheikh Sharif Sheikh Ahmed sont limités à cause des problèmes de sécurité.

Abdimalik Yusuf, président de Shabelle Media, a déclaré au CPJ que le ministre de l’Intérieur a ordonné lundi à la maison de presse de présenter des excuses pour avoir diffusé cette information et de signer une lettre indiquant qu’elle ne va plus publier des informations négatives sur le gouvernement.

En 2010, Radio Shabelle avait clandestinement transféré ses activités du Bakara Market de Mogadiscio qui était sous le contrôle d’Al-Shabaab, vers l’autre partie de la ville contrôlée par le gouvernement.

03/04/11 (B598) Yémen Express – la police tue un manifestant – un soldat tué dans une attaque – l’opposition demande à Saleh d’abdiquer au profit du vice-président – Saleh ne compte pas abandonner le pouvoir – Manifestations de masse au Yémen pour réclamer le départ du président Saleh – Les opposants ne désarment pas au Yémen – Saleh appelle à la répression – Nouvelle manifestation au Yémen pour réclamer le départ du président Saleh – un pays déchiré – Al-Qaïda a pris certaines installations dans le sud du Yémen (11 articles)

____________________ 11 – Le Figaro avec AFP

Yémen: la police tue un manifestant

La police yéménite a ouvert le feu aujourd’hui sur des manifestants réclamant le départ du président Ali Abdallah Saleh à Taëz, au sud de Sanaa, faisant au moins un mort et des dizaines de blessés, selon des témoins. La police aurait utilisé des gaz lacrymogènes.

Des milliers de manifestants campent depuis la mi-février dans le centre de cette ville, réclamant comme à Sanaa et à Aden (sud) la chute du régime du président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

____________________10 – Le Figaro avec AFP

Yémen: un soldat tué dans une attaque

Un soldat a été tué et trois ont été blessés dans une attaque armée menée aujourd’hui par des militants sudistes contre un barrage routier de l’armée dans le sud du Yémen, a indiqué une source militaire.

« Des militants du Mouvement sudiste ont attaqué les soldats tenant un barrage à Mallah dans la province de Lahej, tuant un soldat et blessant trois autres », a indiqué l’un des militaires présent sur les lieux. Il a affirmé que deux des assaillants avaient été blessés.

Le Mouvement sudiste mène la contestation contre le pouvoir central dans le sud du pays, un Etat indépendant jusqu’en 1990. Il a rejoint en mars le mouvement général demandant le départ du président Ali Abdallah Saleh.

____________________ 9 – AFP

Yémen: l’opposition demande à Saleh d’abdiquer au profit du vice-président

L’opposition au Yémen a exhorté samedi le président Ali Abdallah Saleh à abdiquer au profit du vice-président, avec qui elle pourrait négocier un accord sur une période de transition, a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Le Forum commun, une alliance de l’opposition parlementaire, et ses alliés ont, dans une nouvelle « vision pour une transition pacifique et stable du pouvoir », appelé le chef de l’Etat à « annoncer sa démission, afin que le pouvoir passe aux mains de son vice-président ».

Le vice-président Abdrabouh Mansour Hadi appartient au parti du président Saleh, le Congrès populaire général (CPG).

Devenu « président intérimaire », il s’engagerait à réorganiser l’appareil sécuritaire, épine dorsale du régime de M. Saleh, y compris « la Sécurité nationale, la sécurité d’Etat, et la Garde présidentielle », dont les rênes reviendraient aux ministères de l’Intérieur et de la Défense.

« Un accord serait trouvé avec le président intérimaire sur la forme du pouvoir pendant la période de transition, basé sur le consensus national », dit le texte.

Il stipule la formation d’un conseil national de transition, le début d’un large dialogue national, et la création d’un comité d’experts pour proposer des réformes constitutionnelles.

L’opposition réclame également la formation d’un gouvernement provisoire d’union mené par l’opposition et comprenant « tous les partis politiques, des jeunes et des hommes d’affaires ».

Elle demande en outre la constitution d’un conseil militaire provisoire « d’officiers connus pour leur compétence et leur intégrité, et qui sont respectés dans l’armée ».

Elle souhaite la mise sur pied d’une commission électorale chargée d’organiser un référendum sur des réformes constitutionnelles, ainsi que des élections législatives et présidentielle.

L’opposition, souhaitant le respect du « droit d’expression, de manifestation et de sit-in pacifique pour tout le peuple du Yémen », exige une enquête sur les violences contre les manifestants, « en particulier sur les massacres à Aden, Sanaa et Abyane et d’autres cas où des balles réelles et des gaz lacrymogènes ont été utilisés ».

Les responsables de ces attaques « devraient être jugés, et les blessés, handicapés et les familles de martyrs devraient toucher des compensations ».

Le mouvement de contestation, lancé fin janvier, s’était accentué après la mort à Sanaa le 18 mars de 52 manifestants par des tirs attribués à ses partisans.

Sous la pression de plus de deux mois de manifestations, au cours desquelles selon Amnesty International 95 personnes sont mortes dans des affrontements avec les forces de l’ordre, le président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, a offert de quitter le pouvoir avant la fin de son mandat fixée à 2013.

Le 25 mars, il avait répété être prêt à remettre le pouvoir à un successeur choisi dans le cadre d’un processus électoral qui devrait se dérouler avant la fin de l’année.

Cette proposition avait été rejetée par l’opposition et les protestataires qui réclament le départ immédiat du président Saleh, 69 ans.

Des discussions avec l’opposition la semaine dernière n’ont pas permis de mettre en place un conseil présidentiel de cinq membres qui aurait pu assurer une transition vers des élections.

Abandonné par une partie de l’armée et des chefs tribaux et religieux, il a mis en garde contre le risque de chaos au Yémen s’il était contraint à céder le pouvoir.

____________________ 8 – 20 Minutes (France)

Yémen: Saleh ne compte pas abandonner le pouvoir

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh s’est adressé samedi à des milliers de partisans réunis aux abords du palais présidentiel, à Sanaa, signalant une nouvelle fois qu’il n’a pas l’intention de démissionner comme le réclament depuis des semaines ses opposants.

«Je salue votre position héroïque et vous remercie de soutenir la légitimité constitutionnelle», a-t-il déclaré à la foule brandissant des dizaines de portraits du chef de l’Etat, dont le mandat expire en 2013.

Vendredi, des dizaines de milliers de Yéménites, partisans et adversaires du président, ont manifesté en deux points de la capitale, tandis que des négociations sur le départ du chef de l’Etat restaient dans l’impasse.

Le dirigeant yéménite a perdu le soutien d’alliés tribaux, militaires et politiques et des milliers d’opposants poursuivent leurs sit-in de protestation à Sanaa, dans le port méridional d’Aden et à Taïz, 200 km au sud de la capitale.

Le président cherche à rester au pouvoir pendant que se préparent de nouvelles élections présidentielle et législatives, a déclaré mardi à Reuters un représentant de l’opposition.

____________________ 7 – Nouvel Obs avec AP

02/04 Manifestations de masse au Yémen pour réclamer le départ du président Saleh

Des centaines de milliers de Yéménites se sont réunis vendredi dans la capitale et défilaient dans de nombreux villages et villes du pays, dans ce qui semble être les plus importantes manifestations réclamant le départ du président Ali Abdullah Saleh depuis un mois et demi.

Plusieurs mosquées de la capitale étaient fermées, un geste sans précédent pour un vendredi, jour de prières, alors que les fidèles et responsables religieux convergeaient sur la place située devant l’université de Sanaa.

Les manifestants ont installé des tentes et affiché des posters de jeunes hommes tués par les forces gouvernementales lors de la répression de précédentes manifestations.

L’opposition espère réunir près d’un million de personnes pour réclamer à nouveau le départ du président Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

____________________ 6 – Radio Canada avec AFP et Reuters

01/04 Les opposants ne désarment pas au Yémen

Des dizaines de milliers d’opposants au président yéménite, Ali Abdallah Saleh, ont manifesté jeudi en mémoire de 82 de leurs confrères morts depuis le début de la contestation dans le pays.

Les protestataires, qui se sont réunis dans la capitale Sanaa et ailleurs au pays, réclament depuis des semaines le départ du président Saleh.

Pour tenter de calmer la grogne, le chef d’État a offert, mercredi, de transférer ses pouvoirs à un gouvernement de transition tout en restant à la tête du pays jusqu’à la fin de son mandat, en 2013.

L’opposition rejette cette offre, jugeant qu’il s’agit uniquement d’une manoeuvre du président pour protéger les futures activités politiques des membres de sa famille et leur garantir de ne pas être poursuivis pour corruption.

Saleh lance un appel à ses partisans

Le président yéménite a appelé ses partisans à une mobilisation massive vendredi à Sanaa, faisant craindre aux opposants de nouvelles effusions de violence.

Des dignitaires religieux, des chefs de tribus, des représentants de la société civile, des jeunes et des agriculteurs ont commencé à affluer vers la capitale, jeudi, selon l’agence officielle Saba.

Parallèlement, les protestataires qui campent sur la place de l’Université, renommée la place du Changement, ont proclamé vendredi le « Jour du salut ». Ils ont toutefois abandonné leur projet initial de marcher sur le palais présidentiel.

« Nous ne voulons pas d’affrontement avec les partisans du président, beaucoup de ceux qui seront massés demain à son appel sont des militaires en civil et des hommes de tribus armés », a expliqué l’un des meneurs du mouvement de contestation, Adel al-Walibi, à l’AFP. Des marches auront tout de même lieu autour de la place du Changement.

Le président Saleh a perdu le soutien d’une partie de l’armée, de puissantes tribus et d’importants dignitaires religieux. Jeudi, 20 nouveaux officiers ont annoncé leur ralliement aux contestataires sur la place du Changement.

Mais le chef d’État a tout de même réussi à rassembler une foule importante le 25 mars dernier.

_________________ 5 – AFP

31/03 Yémen: Saleh mobilise de nouveau ses partisans, crainte de violences à Sanaa

De Hammoud MOUNASSER

Le Yémen se préparait à une nouvelle journée de tension après l’appel du président Ali Abdallah Saleh, qui s’accroche au pouvoir malgré une vague de protestations, à une mobilisation massive vendredi de ses partisans.

Dans le même temps, les protestataires qui depuis des semaines demandent son départ restaient déterminés mais craignaient une explosion de violence à Sanaa où des unités rivales de l’armée et de la Garde républicaine se font face.

Jeudi, des manifestations importantes réclamant le départ du chef de l’Etat ont eu lieu à Taez et Ebb, au sud de Sanaa, selon les correspondants de l’AFP.

Le président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, a perdu le soutien de chefs tribaux, de dignitaires religieux et d’officiers, mais il a été capable le 25 mars de rassembler un foule nombreuse qui l’a encouragé à ne pas se démettre.

Depuis, il a mis en garde contre le risque de voir son pays devenir une nouvelle Somalie, sans Etat central et sans sécurité, où les émules d’Al-Qaïda pourraient comploter contre l’Occident, la principale hantise des Etats-Unis.

Dans le sud du pays, plus de 150 personnes ont été tuées dans une usine de munitions qui a explosé lundi après avoir été prise d’assaut et pillée par des membres présumés d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique.

Jeudi, deux soldats ont été enlevés à Loder, dans la province d’Abyane, par des hommes armés, a indiqué à l’AFP un responsable local, ajoutant que les ravisseurs appartenaient à Al-Qaïda.

Selon l’agence officielle Saba, des partisans affluaient jeudi vers Sanaa pour participer à une « journée de la Fraternité », en soutien au chef de l’Etat, 69 ans, dont les fils et les neveux contrôlent les organes de sécurité.

« Les dignitaires religieux, les chefs de tribus, les représentants de la société civile, les jeunes et les agriculteurs ont commencé à affluer à Sanaa », a assuré Saba.

La capitale est quadrillée par des forces de sécurité dont certaines sont fidèles à l’homme fort de l’armée, le général Mohsen Ali al-Ahmar, qui s’est rallié à la contestation.

Des tractations entre le président Saleh et le général Ahmar, qui fut longtemps son allié, n’ont pas abouti à une transition négociée du pouvoir, et le président a décidé de se maintenir.

La Garde républicaine qui est commandée par le fils du chef de l’Etat, Ahmad, a été déployée autour du palais présidentiel, à quelques kilomètres du centre de la capitale yéménite.

Les protestataires de la place de l’Université ont proclamé la journée de vendredi « Jour du salut », mais ont abandonné leur projet initial de marcher sur le palais présidentiel de crainte de violences.

« Nous ne voulons pas d’affrontement avec les partisans du président, beaucoup de ceux qui seront massés demain à son appel sont des militaires en civil et des hommes de tribus armés », a expliqué à l’AFP l’un des meneurs du mouvement de contestation, Adel al-Walibi.

Il a indiqué que les protestataires allaient « organiser des marches autour de la place du Changement », comme a été rebaptisée la place de l’Université, et envisageaient « d’observer des sit-in autour de plusieurs installations vitales à Sanaa ».

Sur de grandes banderoles, les jeunes contestataires ont affiché leurs principales exigences, insistant sur « la chute du régime d’une manière pacifique » et demandant « une période de transition de six mois au cours de laquelle le parlement serait dissous, la Constitution abrogée et un comité transitoire chargé de diriger le pays ».

Vingt nouveaux officiers sont venus annoncer sur la « place du Changement » leur ralliement aux contestataires jeudi.

Le chef de l’Etat est confronté depuis fin janvier à un mouvement de contestation populaire réclamant son départ et qui s’est accentué après la mort le 18 mars de 52 manifestants par des tirs attribués à ses partisans.

_________________ 4 – Le Figaro avec AFP

31/03 Yémen: Saleh appelle à la répression

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a appelé ses partisans à une nouvelle démonstration de force vendredi, alors que ses opposants poursuivent leur mobilisation.

Selon l’agence officielle Saba, « les dignitaires religieux, les chefs de tribus, les représentants de la société civile, les jeunes et les agriculteurs ont commencé à affluer à Sanaa pour participer à la Journée de la Fraternité », une journée d’appui au président.

Pour leur part, les contestataires qui campent sur la place de l’Université à Sanaa ont proclamé vendredi « Jour du salut », mais ont abandonné leur projet initial de marcher sur le palais présidentiel de crainte de violences.

« Nous ne voulons pas d’affrontement avec les partisans du président, beaucoup de ceux qui seront massés demain à son appel sont des militaires en civil et des hommes de tribus armés », a expliqué l’un des meneurs du mouvement de contestation, Adel al-Walibi.

Il a indiqué que les protestataires allaient « organiser des marches autour de la place du Changement », comme a été rebaptisée la place de l’Université, et envisageaient « d’observer des sit-in autour de plusieurs installations vitales à Sanaa ».

Le chef de l’Etat est confronté depuis fin janvier à un mouvement de contestation populaire réclamant son départ et qui s’est accentué après la mort le 18 mars de 52 manifestants par des tirs attribués à ses partisans.

Il a perdu le soutien d’une partie de l’armée, de puissantes tribus et d’importants dignitaires religieux, mais il semble avoir été rassuré par une première démonstration de force de ses partisans le 25 mars.

_________________ 3 – Nouvel Obs avec AP

30/03 Nouvelle manifestation au Yémen pour réclamer le départ du président Saleh

Des centaines de milliers de Yéménites manifestaient à nouveau mercredi pour réclamer le départ du président Saleh, notamment dans la capitale Sanaa.

La foule protestait également après l’explosion d’une usine de munitions ayant causé la mort d’une centaine de personnes dans le sud du pays.

Des manifestants étaient également organisées à Saada, où les rebelles chiites combattent les forces du président Ali Abdullah Saleh depuis des années, ainsi qu’à Marib, un fief d’Al-Qaïda, et d’autres zones où le gouvernement central a peu d’autorité.

Le ministère de l’Intérieur a estimé qu’au moins 100 personnes ont été tuées et 80 blessées dans l’explosion de lundi, dans une usine située dans la province d’Abyan.

_________________ 2 – L’Express avec Reuters

30/03 Yémen: un pays déchiré

Par Dominique Lagarde et Eliott Grante,

Le régime du président Saleh a été lâché par une partie de l’armée. Ici, le 23 mars à Sanaa, un manifestant remercie à sa manière un militaire qui a rejoint la contestation.

La contestation au Yémen rassemble des groupes hétéroclites. A l’image du pays divisé depuis 2004 par deux révoltes, au Nord et au Sud.

Le Yémen a déjà basculé, ou presque. Vers la guerre civile?

C’est la principale crainte des Occidentaux. Deux camps s’affrontent dont les contours se dessinent de plus en plus clairement. Initiée par un groupe d’étudiants, la « révolution de la jeunesse » n’a pas tardé à attirer tout ce que le pays compte d’opposants et de dénonciateurs du régime. Au point de façonner un groupe hétéroclite: l’opposition parlementaire emmenée par les socialistes et les islamistes a rejoint le mouvement. Les rebelles chiites, les séparatistes sudistes en ont fait autant.

Les ralliements se sont accélérés après la journée noire du 18 mars, au cours de laquelle une cinquantaine de manifestants ont été tués. La quasi-totalité des chefs tribaux se sont ralliés à la « révolution », ainsi que plusieurs hauts gradés de l’armée. Parmi eux figure le général Ali Mohsen, le très influent demi-frère du président Ali Abdallah Saleh, qui commande la région militaire du nord-ouest du pays et la première brigade blindée, stationnée à Sanaa.

A la tête de l’Etat depuis trente-trois ans, le président s’est dit prêt à s’en aller, mais à la condition de « remettre le pouvoir entre des mains sûres ». S’il paraît isolé, il peut encore compter sur plusieurs soutiens et surtout sur un appareil sécuritaire verrouillé de l’intérieur par ses proches. La garde républicaine, les forces spéciales, les forces de sécurité centrales et la garde spéciale lui sont restées fidèles.

Une large partie de la population voit en lui l’ultime protecteur de la patrie et de l’unité de la nation. Car le pays est profondément divisé. Dans le Nord, des insurgés chiites sont en guerre avec le pouvoir central depuis près de sept ans. Dans le Sud, un mouvement séparatiste a pris de l’ampleur depuis le printemps 2007, mettant à mal l’unité scellée le 22 mai 1990.

L’inquiétude est vive à Washington, où l’on se garde bien de soutenir les appels à la démission du président Saleh, considéré comme un partenaire important de la lutte contre le terrorisme. La branche d’Al-Qaeda pour la péninsule Arabique a fait du Yémen l’une de ses bases arrière.

___________________ 1 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

30/03 Al-Qaïda a pris certaines installations dans le sud du Yémen

Le président yéménite Ali Abdullah Saleh a affirmé dimanche que les éléments d’Al-Qaïda s’étaient emparés d’une armurerie, du palais présidentiel et d’une station de radio dans la province d’Abyan (sud).

Le président Saleh, qui fait face à une vague de manifestations à travers le pays demandant sa démission, a fait cette annonce lors d’une réunion retransmise par la télévision publique.

L’armurerie saisie par al-Qaïda se situe dans le district de Khanfar, selon le président yéménite, qui a ajouté que certains districts des provinces de Shabwa et Marib étaient également tombés dans les mains d’al-Qaïda.

Un responsable du district de Jaar, de la province d’Abyan, qui travaille à la station de radio saisie par al-Qaïda, a déclaré à Xinhua que les éléments d’al-Qaïda avait pris le palais présidentiel et la station de radio.

Selon un responsable de sécurité de la province d’Abyan, les forces de sécurité yéménites se préparent à une offensive ces éléments d’al-Qaïda.

30/03/11 (B597) Le journal de la Flibuste – Un pétrolier koweïtien capturé dans le golfe d’Aden – Les navires de la Flotte du Nord de Russie prendront le relai de la lutte anti-piraterie – l’arrivée du navire Hannibal II à Djibouti (3 articles)

____________________ 3 – Radio Chine avec XINHUA

Un pétrolier koweïtien capturé dans le golfe d’Aden

Le MV ZIRKU, un pétrolier koweitien transportant du brut, a été capturé à environ 250 miles nautiques au sud-est de Salalah dans la partie orientale du golfe d’Aden à environ 09H00 heure locale lundi, a confirmé la force de l’Union européenne contre la piraterie (Atalane).

Le navire koweïtien battant pavillon émirati était en route vers Singapour en provenance de Bashayer (Soudan) lorsqu’il a été attaqué, a déclaré l’Atalane.

Le MV Zirku a un équipage de 29 membres (1 Croate, 1 Irakien, 1 Philippin, 1 Indien, 3 Jordaniens, 3 Eqyptians, 2 Ukrainiens et 17 Pakistanais), a confirmé la même source. Toutefois, il n’y a pas plus d’informations sur l’équipage à l’heure actuelle.

Les missions principales de l’Atalane sont d’escorter les navires marchands transportant de l’aide humanitaire du Programme alimentaire mondial (PAM) et les navires de la mission de l »Union africaine en Somalie. Elle protège également les navires vulnérables dans le golfe d’Aden et l’océan Indien et surveille les activités de pêche au large des côtes de la Somalie.

____________________ 2 – La Voix de la Russie

Les navires de la Flotte du Nord de Russie prendront le relai de la lutte anti-piraterie

Les navires de la Flotte du Nord de Russie prendront le relai de la lutte anti-piraterie, a annoncé aux journalistes le commandant par intérim de la Flotte Andreï Volojski.

« La flotte du Nord et d’autres flottes de Russie ont pour mission d’escorter des navires russes et étrangers dans les zones à risques de l’Océan Indien », a dit l’amiral. Il a rappelé que l’année dernière cette mission était accomplie avec succès par les navires anti-sous-marins « Amiral Levtchenko » et « Amiral Tchabanenko ».

__________________________ 1 – Investir

23/03 Tunisie : l’arrivée du navire Hannibal II à Djibouti

La compagnie aérienne Tunisair a envoyé un avion vers Djibouti pour rapatrier l’équipage du navire «Hannibal II», arrivé lundi 21 mars2011 au port de ce pays.

Au ministère du Transport et de l’Equipement on déclare que l’avion transporte, à son bord, une équipe médicale militaire et des représentants de la société propriétaire d’Hannibal II, à leur tête M. Férid Abbès.

Le navire «Hannibal II» compte 32 membres d’équipage, dont 22 Tunisiens libérés après le paiement de la rançon exigée par les pirates somaliens.

L’amiral Chédli Chérif avait mené les négociations avec les pirates en coordination avec l’état major des armées françaises.

30/03/11 (B597) Nouvelles de Somalie – L’UE alloue 65,9 millions d’euros à la mission de paix de l’UA en Somalie – Les journalistes, cibles du harcèlement des autorités – L’armée du Kenya combat les Shebabs en Somalie – tirs d’obus: 7 morts – Au moins onze tués dans des combats à Mogadiscio – l’UE conditionne son aide à des résultats tangibles – Recrutement d’enfants soldats en augmentation (7 articles)

_______________________ 7 – Radio Chine avec XINHUA

L’UE alloue 65,9 millions d’euros à la mission de paix de l’UA en Somalie

L’Union européenne (UE) a annoncé lundi un financement supplémentaire de 65,9 millions d’euros (93 millions de dollars US) à la Mission de paix de l’Unions africaine (UA) en Somalie, ce qui augmenté son aide pour soutenir les efforces de paix de l’UA en Somalie à 208 millions d’euros depuis 2007.

"Il n’y a pas de développement sans la sécurité…Ce financement supplémentaire permettra à la mission africaine de remplir son rôle pour aider à protéger le peuple de la Somalie", a annoncé Andris Piebalgs, commissaire au Développement de l’UE, lors d’une réunion annuelle des ministres économiques de l’UA.

Le soutien renouvelé de l’UE contribuera à la protection des institutions de transition et à la mise en application du plan de la sécurité nationale somalienne, et facilitera les opérations humanitaires, en fournissant un soutien au désarmement et aux efforts de la stabilisation.

_______________________ 6 – Category.net

Somalie – Les journalistes, cibles du harcèlement des autorités

Reporters sans frontières dénonce l’hostilité incompréhensible des autorités à l’encontre des professionnels des médias. Deux membres de la station privée Radio Shabelle ont été arrêtés, le 27 mars 2011, à Mogadiscio, tandis que deux autres journalistes sont retenus, au Puntland et au Somaliland, depuis plus de huit jours. L’organisation demande la libération immédiate des quatre journalistes et l’arrêt des persécutions dont ils sont victimes. "Dans ce pays où les combats permanents engendrent déjà un niveau (…)

Reporters sans frontières dénonce l’hostilité incompréhensible des autorités à l’encontre des professionnels des médias. Deux membres de la station privée Radio Shabelle ont été arrêtés, le 27 mars 2011, à Mogadiscio, tandis que deux autres journalistes sont retenus, au Puntland et au Somaliland, depuis plus de huit jours. L’organisation demande la libération immédiate des quatre journalistes et l’arrêt des persécutions dont ils sont victimes.

"Dans ce pays où les combats permanents engendrent déjà un niveau très fort d’insécurité pour les reporters, et où l’intolérance des milices islamistes vis-à-vis de la liberté d’information rend la pratique du journalisme périlleuse, voire presque impossible, le gouvernement fédéral de transition ne fait rien pour encourager le travail des médias. Censées être les garantes de l’ordre, les autorités officielles, en général, constituent désormais une menace pour les journalistes, en n’hésitant pas à les intimider et en procédant à des arrestations abusives, sans motif, au mépris du droit", affirme Reporters sans frontières.

Le 24 mars 2011, la National Security Agency (NSA) a convoqué, sur ordre du ministre de l’Information, des postes et des télécommunications, le rédacteur en chef de Radio Shabelle, Abdi Mohamed Ismail, pour l’interroger au sujet d’un reportage mettant en cause les compétences du président du gouvernement de transition, Sheik Sharif Sheik Ahmed. Le 27 mars, il s’est rendu au quartier général de la NSA en compagnie du directeur du média, Abdirashid Omar Qase. Les deux journalistes ont été immédiatement arrêtés et sont, à ce jour, toujours en détention.

Aucune raison officielle n’a été avancée pour justifier la détention des deux journalistes. Certaines informations recueillies par Reporters sans frontières indiquent que Abdi Mohamed Ismail et Abdirashid Omar Qase sont privés de nourriture et interdits de visites. On leur aurait également refusé le droit de recourir à un avocat.

Le 22 mars 2011, à Las Anod, dans l’Etat autoproclamé du Somaliland (nord du pays), deux journalistes ont subi la colère de soldats mécontents de certains de leurs articles qu’ils jugent diffamants à leur égard. Mohamed Abdinur Hashi, de Somali Channel TV, a été arrêté, et Mohamed Shaqale, d’Universal TV, a pu fuir et vit désormais dans la clandestinité. Son ordinateur portable, sa caméra et ses enregistreurs ont été saisis par l’armée qui est, depuis, à sa recherche.

Le 19 mars, Liban Abdi Farah, de la Somali Broadcasting Corporation (SBC), s’est rendu sur les lieux de l’explosion d’une bombe dans la ville de Galkayo, dans la région semi-autonome du Puntland (Nord-Est). Le reporter a été immédiatement arrêté par les forces de police. Bien que sa famille ait été autorisée à lui rendre visite, ses collègues se sont vu refuser l’accès au commissariat. Selon le système judiciaire du Puntland, le journaliste était censé comparaître devant le tribunal sous quarante-huit heures. A ce jour, aucune démarche n’a été entamée.

_______________ 5 – Afrik.com

25/03 L’armée du Kenya combat les Shebabs en Somalie

Les forces armées du Kenya ont traversé ce jeudi la frontière somalienne pour combattre les milices Shebab. Douze miliciens Shebab ont été tués près de la ville de Liboi. D’après BBC News, c’est la première fois que le Kenya, qui a aidé la Somalie à former ses forces armées, donne l’ordre à des officiers de traverser la frontière pour combattre les milices Shebab sur le territoire somalien.

_______________ 4 – Le Figaro avec AP

24/03 Mogadiscio/tirs d’obus: 7 morts

Des obus d’artillerie ont frappé le plus grand marché de Mogadiscio, la capitale somalienne, tuant sept personnes, a-t-on appris aujourd’hui de source médicale.

Selon le chef du service d’ambulance, Ali Muse, sept civils ont été tués et 21 autres blessés par ces tirs sur le marché de Bakara.

Depuis février, les forces pro-gouvernementales mènent une offensive contre les militants islamistes et se sont emparées de plusieurs positions clés.

_______________ 3 – Canoe (Canada) avec AFP

22/03 Au moins onze tués dans des combats à Mogadiscio

Au moins onze personnes ont été tuées mardi à Mogadiscio lors d’une attaque des forces pro-gouvernementales somaliennes, soutenues par la force de paix de l’Union africaine (Amisom), contre des positions des insurgés islamistes, a-t-on appris de sources concordantes.

Les combats se sont déroulés dans les quartiers de Holwadag et Bondhere, où les soldats du TFG (gouvernement de transition) ont attaqué des tranchées et postes de combat tenues par les insurgés shebab.

«Nous avons tué six de leurs enfant-soldats, et nous continuons d’essayer de prendre le contrôle des tranchées qu’ils utilisent pour nous attaquer», a déclaré à la presse le numéro deux de l’armée du TFG, le général Abdikarim Dhegobadan.

Aucun responsable shebab n’était joignable mardi en fin d’après-midi pour commenter ces informations.

Selon des témoins, cinq civils ont été tués lors de ces combats dans la zone de Bondhere.

«J’ai vu les cadavres de cinq civils, dont deux femmes, tués par balles», a raconté à l’AFP un habitant du quartier, Muse Adan. Un autre habitant a confirmé ce bilan, précisant que deux des civils tués avaient trouvé la mort dans une propriété utilisée par des familles de déplacés.

Des sources médicales ont fait état d’une dizaine de blessés, presque tous des civils.

Les accrochages entre shebab et forces gouvernementales soutenues par l’Amisom, forte de 9 000 militaires ougandais et burundais, sont quasi-quotidiens dans la capitale somalienne et les civils en sont souvent les principales victimes.

Ces combats interviennent plus d’un mois après le lancement d’une vaste offensive par les forces gouvernementales en plusieurs régions du centre-sud de la Somalie, sous contrôle des insurgés islamistes radicaux qui se réclament d’Al-Qaïda.

Fin février, les troupes de l’Amisom avaient progressé dans Mogadiscio en délogeant les shebab de deux positions stratégiques du nord de la ville.

________________ 2 – Romandie News (Ch) avec AFP

22/03 Somalie: l’UE conditionne son aide à des résultats tangibles

L’Union européenne, principal bailleur de fonds en Somalie, va conditionner davantage son aide aux autorités de ce pays à des résultats "tangibles" tant en matière politique qu’économique, a prévenu mardi un diplomate européen de haut rang.

"Nous investissons beaucoup de ressources dans le processus politique en Somalie. Ce serait difficile pour moi de justifier ces ressources s’il n’y a pas de progrès tangible, et c’est le message que je suis venu apporter", a déclaré Nick Westcott, conseiller chargé de l’Afrique auprès de la chef de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton.

M. Westcott s’exprimait devant la presse à Nairobi juste avant un entretien avec le président du Parlement somalien Sharif Hassan Cheikh Adan.

Le Parlement somalien, une institution transitoire non élue au suffrage universel direct, en place depuis 2004, a voté unilatéralement en février la prolongation de son mandat pour trois années supplémentaires, s’attirant les critiques de la communauté internationale qui finance cette institution.

"Il y a eu beaucoup moins de progrès ces quatre dernières années que ce que nous espérions voir lorsque les institutions fédérales transitoires ont été installées" en Somalie, a regretté M. Westcott.

L’UE veut lier une éventuelle extension du mandat des institutions transitoires à des objectifs mesurables, notamment en termes de légitimité politique accrue.

L’UE va demander de tels engagements de la part des autorités somaliennes, et en cas de réponse satisfaisante, "il peut encore être question d’une extension (de leur mandat), mais peut-être pas pour trois ans", a prévenu le diplomate européen.

Les institutions transitoires somaliennes avaient été créées au Kenya en 2004, avec le soutien de la communauté internationale et le mandat d’adopter une nouvelle Constitution et de préparer la tenue d’élections générales.

Aucun de ces deux objectifs n’a été atteint, en raison notamment d’une insurrection islamiste menée par les milices shebab, qui contrôlent aujourd’hui la plus grande partie du centre et du sud du pays.

Les forces pro-gouvernementales ont lancé le mois dernier une offensive sans précédent qui leur a permis de reprendre plusieurs positions clé dans la capitale Mogadiscio, avec le soutien d’une force de l’Union africaine, ainsi que quelques localités dans le pays.

L’UE a débloqué pour la Somalie une enveloppe de 250 millions d’euros sur une période de cinq ans jusque fin 2013, à laquelle s’ajoute une aide humanitaire de 45 M EUR par an. La force de l’Union africaine en Somalie (Amisom) a bénéficié d’un financement de l’UE à hauteur de 142 M EUR, et d’une rallonge récente de 65 M EUR.

"Notre aide au processus politique et au développement économique ira là où elle peut apporter une plus-value (…). Dans certains endroits en Somalie des progrès apparaissent clairement et nous comptons y apporter des ressources additionnelles", a expliqué M. Westcott.

"La où nous apportons des ressources sans que l’on constate de progrès, il y a deux possibilités, soit réduire notre aide, soit trouver un moyen de la rendre plus efficace", a-t-il poursuivi.

_____________________ 1 – Chrétienté Info avec AP et Ag Fides

20/03 Recrutement d’enfants soldats en augmentation

On ne connaît pas avec certitude le nombre des enfants soldats employés dans le cadre des conflits armés actifs dans toute la Somalie. On estime cependant qu’ils sont deux ou trois mille au sein de différents groupes d’opposition.

En Somalie, au mois de janvier, a été enregistrée une forte augmentation des combats et par conséquent le recrutement des enfants soldats s’est encore accru. Le fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) a déclaré que, dans le cadre d’une récente offensive contre les groupes rebelles dans la ville de Bulo Hawo, à la frontière avec le Kenya, de nombreux enfants ont été déployés et nombre d’entre eux sont morts. Selon les déclarations, nombreux sont les mineurs parmi les victimes des combats dans les zones situées entre Dhusamareb et Ceelbur au Galgadud.

Dans une note des Nations Unies, on peut lire que les forces du gouvernement fédéral de transition (TFG) et leurs alliés d’Ahlu Sunna Wal Jama ainsi qu’Al-Shabab, sont tous engagés dans une activité de recrutement. Un opérateur d’une ONG locale qui contrôle l’état des enfants dans le pays a déclaré que le principal responsable est Al-Shabab, le principal groupe d’opposition armée.

Le TFG a nié être impliqué dans ces opérations et a également déclaré que, lorsqu’il découvre un mineur parmi les forces gouvernementales, il le renvoie dans ses foyers. Toutefois, les enfants ne sont jamais à l’abri. Souvent, lorsqu’ils ne sont pas recrutés, ils sont arrêtés par les forces de sécurité gouvernementales parce que suspectés d’être des militants.

Dans les camps où se trouvent des dizaines de milliers d’évacués et dans les hôpitaux de Mogadiscio, la majeure partie des présents sont des enfants. Dans un rapport datant d’avril 2010, les Nations Unies ont confirmé qu’en juin 2009, le recrutement des enfants était devenu plus systématique et diffus tant de la part des mouvements que du TFG lui-même.

De nombreuses familles d’évacués envoient leurs enfants vers les camps du Kenya ou dans des zones plus sûres de la Somalie. Selon les estimations des Nations Unies, dans l’ensemble de la Somalie, au moins 2,4 millions de personnes ont besoin d’aide, y compris les évacués des zones contrôlées par Al-Shabab : 410.000 se trouvent dans le Couloir Afgoye, 15.200 dans le couloir Balad (à 30 Km au nord de la capitale) et 55.000 à Dayniile au nord-ouest de Mogadiscio. Enfin, environ 600.000 somaliens sont réfugiés dans les pays limitrophes.