16/07/07 (B404) Une bombe nucléaire est-elle tombée sur Mogadiscio ? Yussuf annonçait qu’il faudrait au moins cela pour retarder l’ouverture de la Conférence sur la Paix. Eh bien, elle est retardée … faute de participants, effrayés par les menaces islamistes (7 dépêches – Info lectrice)

__________________________________ 1 – REUTERS

MOGADISCIO (Reuters) – L’ouverture de la conférence de paix organisée dimanche à Mogadiscio a été reportée en milieu de semaine prochaine faute de participants, ont indiqué les organisateurs.

Peu après l’annonce de ce report, le bâtiment où devait se tenir la réunion a essuyé trois tirs de mortier qui n’ont pas fait de victime, a annoncé la police.

« Trois obus de mortier ont été tirés de très loin », a déclaré un haut responsable des forces de l’ordre.

« Il n’y a pas eu de victimes à déplorer (…) Nous allons renforcer la sécurité autour du bâtiment, a-t-il ajouté.

La conférence, qui devait réunir plusieurs centaines de chefs de clan, de représentants politiques et d’anciens chefs de guerre, avait déjà été reportée à deux reprises par mesure de sécurité.

« En raison de l’absence de certains responsables qui doivent rejoindre la capitale aujourd’hui et demain, nous avons décidé de reporter la conférence à jeudi prochain », a annoncé le principal organisateur de l’événement, Ali Mahdi Mohamed.

La conférence qui devait s’ouvrir ce matin avait déjà été décalée de plusieurs heures en raison du retard d’Ali Mohamed Gedi, chef du gouvernement intérimaire somalien.

Les islamistes, que les forces gouvernementales ont chassé de la capitale en tout début d’année avec l’appui décisif des forces éthiopiennes, ont juré de perturber l’événement et les mesures de sécurité ont été renforcées pour l’occasion.

Les militaires somaliens et éthiopiens sont quotidiennement visés par des attentats imputés aux islamistes, de même que les soldats ougandais de la force de maintien de la paix déployée par l’Union africaine.

______________________________________ 2 – AFP

MOGADISCIO (AFP) – Somalie : la conférence pour la paix tourne court après des tirs d’obus

Une énième conférence de paix pour la Somalie, en guerre depuis 1991, s’est ouverte brièvement dimanche à Mogadiscio, avant d’être ajournée après l’explosion de plusieurs obus, dont deux près de la réunion, boycottée par les islamistes, principaux opposants au gouvernement.

Ces attaques ont fait trois blessés civils, selon la police. Aucun participant à la réunion, qui est organisée dans un entrepôt de la police, n’a été touché.

Après plusieurs reports, la conférence pour la paix a finalement débuté dimanche à la mi-journée, dans un climat extrêmement tendu, la capitale étant secouée par des attaques quasi-quotidiennes depuis la chute, il y a près de sept mois, des islamistes.

La réunion « est une occasion unique (…) d’avoir un dialogue et la réconciliation en Somalie », a déclaré le président de la conférence, Ali Mahdi Mohamed, en ouvrant les travaux de la réunion placée sous très haute sécurité.

« La plupart des (précédentes) conférences (pour rétablir la paix) ont été des échecs parce qu’elles se tenaient à l’étranger », a-t-il estimé.

La réunion qui a débuté dimanche est en effet la dernière en date d’une série de plus d’une douzaine de tentatives pour restaurer la paix en Somalie.

Mais la conférence, qui devrait durer des semaines, a tourné court: au bout de trois heures et demie, elle a été suspendue jusqu’à jeudi. Officiellement, pour permettre à tous les délégués d’arriver à Mogadiscio, quelque 800 sur les 1.325 attendus s’étant présentés dimanche. Mais cet ajournement est intervenu après l’explosion de sept obus dans la capitale.

Deux sont tombés à proximité du lieu de la conférence, et les cinq autres ont atterri dans le quartier de Shibis, faisant trois blessés.

L’un des obus est tombé à environ 500 mètres de la conférence, alors que le président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed s’exprimait devant les participants à la réunion.

« On me conseille d’écourter mon discours, mais je vais continuer comme prévu. On ne peut pas être terrifié même si des éléments contre la paix lancent une bombe atomique », a déclaré M. Yusuf.

« Je veux vous assurer que le temps de l’incertitude et de l’usage de la force pour parvenir au pouvoir est révolu », a-t-il affirmé.

Le président a finalement lu cinq des six pages de son discours, et la conférence a ensuite été suspendue.

Cette réunion a été convoquée, sur pression de la communauté internationale, après la chute des islamistes, qui ont été défaits par l’armée éthiopienne, alliée au gouvernement somalien, et qui ont perdu fin décembre 2006 les régions somaliennes qu’ils contrôlaient depuis des mois.

Mais les islamistes, qui représentent la principale opposition aux autorités somaliennes, boycottent la réunion, ce qui laisse planer un sérieux doute sur son utilité. Ils ont exigé que la conférence se tienne dans un pays neutre et après le retrait des troupes éthiopiennes de Somalie.

Les délégués somaliens qui participent à la conférence représentent en fait les principaux clans de la société somalienne, qui s’affrontent de façon sporadique depuis plus d’une dizaine d’années.

Mais ces violences sont aujourd’hui marginales par rapport à celles impliquant les islamistes et qui ont fait, ces derniers mois, des centaines de morts, essentiellement des civils.

Selon le programme officiel, la conférence doit être l’occasion de parler notamment d' »unité somalienne », de « la nature et de l’impact de l’islam radical », du « désarmement et de l’établissement de la paix et de la sécurité », et « des conflits entre les clans », selon le programme.

Sur des banderoles accrochées dans la salle de réunion, décorée avec des guirlandes multicolores, on pouvait lire « Prenez un stylo et lâchez les armes », ou encore « La paix élève les enfants, la violence les tue ».

______________________________________ 3 – AFP

MOGADISCIO (AFP) – Somalie : la conférence pour la paix ajournée à jeudi.

La conférence pour la paix en Somalie, qui a débuté dimanche à la mi-journée à Mogadiscio, a été suspendue après quelques heures et reprendra jeudi, pour permettre à des délégués d’arriver dans la capitale, ont annoncé les organisateurs.

« La conférence est ajournée à jeudi, le temps pour tous les délégués d’arriver », a annoncé le président de la conférence, Ali Mahdi Mohamed, trois heures et demi après avoir ouvert la réunion.

« Plusieurs participants ne sont pas arrivés pour des raisons logistiques, et nous les attendons dans les deux prochains jours », a-t-il ajouté.

Quelque 1.300 délégués sont attendus à cette réunion, dont le début avait été reporté à plusieurs reprises. Environ un millier se sont présentés dimanche, a constaté un journaliste de l’AFP.

La conférence, qui devrait durer des semaines, a été convoquée, sur pression de la communauté internationale, après la chute des islamistes, défaits par l’armée éthiopienne et qui ont perdu il y a près de sept mois les régions somaliennes qu’ils contrôlaient.

Ces derniers, qui représentent la principale opposition au gouvernement, boycottent la réunion, destinée à tenter de ramener la paix en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991.

___________________________________ 4 – BBC (En Anglais)

Somali peace conference postponed


A national reconciliation conference in Somalia’s capital, Mogadishu has opened – and then immediately adjourned.

Organisers postponed the conference until Thursday to allow more time for all the delegates to arrive.

Several mortar shells landed near the venue on Sunday, injuring civilians, but President Abdullahi Yusuf said violence would not deter the talks.

The main Islamist opposition have refused to attend, saying the venue is not neutral.

Somalia has been without a functioning government for 16 years.

Clan focus

Hundreds of Ethiopian and Somali government troops are patrolling the streets in Mogadishu and guarding the former police warehouse where the talks will be held.

Over 1,000 clan elders, former warlords and politicians from across the country have been invited.

The opposition Islamic Courts, who were driven from the city by Ethiopian and Somali forces and who are now mainly in exile in Eritrea, say they cannot attend because of the presence of their Ethiopian enemies.

There is no clan conflict at the moment in Somalia but there is a political conflict
Yusuf Hassan Ibrahim

Opposition member

A number of delegates from the international community who had planned to attend the opening ceremony were unable to, when their flights were cancelled over security concerns.

When talks begin, they are expected to focus on clan reconciliation, disarmament and sharing natural resources.

But critics say clan conflict is not the major problem and the focus should be on reconciliation between political and armed groups.

« The conference would make sense if it was bringing rival politicians and armed groups to the same table, » said Ahmed Diriye, a spokesman for the powerful Hawiye clan.

« But if the idea is to talk about a non-existent tribal conflict, it’s a waste of money and energy. »

« There is no clan conflict at the moment in Somalia but there is a political conflict, » Yusuf Hassan Ibrahim, a member of an opposition alliance linked to the Islamic Courts told the BBC.

« We are calling for a national reconciliation conference which will deal with the differences between the Transitional Federal Government and the other stakeholders, including former parliamentary groups, the Islamic Courts, civil society and the Somali diaspora. »

_________________________________ 5 – AP

Somalie : la conférence de paix encore reportée

La conférence de paix en Somalie a été brièvement ouverte dimanche à Mogadiscio puis une nouvelle fois reportée, à jeudi, seule la moitié environ du millier de délégués attendus étant arrivés.

« Je pense qu’il est très important que nous gardions à l’esprit que cette conférence s’inscrit dans l’histoire comme la première du genre jamais organisée en Somalie », a déclaré le président Abdullahi Yusuf.

La conférence destinée à tourner la page de 16 ans de guerre civile, a déjà été ajournée à plusieurs reprises en raison des violences dans la capitale, où le gouvernement qui en a chassé les milices islamistes en décembre, avec l’aide de l’Ethiopie, peine à asseoir son pouvoir.

Samedi, des militants islamistes ont déclaré que toute personne participant à la conférence était « condamnée à mort ». La menace émane de Shabab, une branche des Tribunaux islamiques qui avaient pris le contrôle de la plus grande partie du sud de la Somalie à l’été 2006.

Les milices ont juré de lancer une insurrection semblable à celle que connaît l’Irak afin de mettre en place une théocratie musulmane. Elles plantent des bombes sur les routes, attaquent les installations gouvernementales, fomentent des assassinats et affrontent les forces régulières, tandis que les civils tentent d’échapper aux balles perdues.

Des centaines de soldats somaliens et éthiopiens patrouillaient dimanche dans les rues de la capitale et des barrages ont été érigés sur les principales routes. Le pays est livré au chaos et à la guerre des clans depuis le renversement en 1991 du dictateur Mohammed Siad Barré, malgré la formation en 2004 d’un gouvernement soutenu par les Nations unies.

__________________________________ 6 – REUTERS

L’ouverture de la conférence de paix à Mogadiscio reportée

MOGADISCIO (Reuters) – L’ouverture de la conférence de paix organisée dimanche à Mogadiscio a été reportée en milieu de semaine prochaine faute de participants, ont indiqué les organisateurs.

Peu après l’annonce de ce report, le bâtiment où devait se tenir la réunion a essuyé trois tirs de mortier qui n’ont pas fait de victime, a annoncé la police.

« Trois obus de mortier ont été tirés de très loin », a déclaré un haut responsable des forces de l’ordre.

« Il n’y a pas eu de victimes à déplorer (…) Nous allons renforcer la sécurité autour du bâtiment, a-t-il ajouté.

La conférence, qui devait réunir plusieurs centaines de chefs de clan, de représentants politiques et d’anciens chefs de guerre, avait déjà été reportée à deux reprises par mesure de sécurité.

« En raison de l’absence de certains responsables qui doivent rejoindre la capitale aujourd’hui et demain, nous avons décidé de reporter la conférence à jeudi prochain », a annoncé le principal organisateur de l’événement, Ali Mahdi Mohamed.

La conférence qui devait s’ouvrir ce matin avait déjà été décalée de plusieurs heures en raison du retard d’Ali Mohamed Gedi, chef du gouvernement intérimaire somalien.

Les islamistes, que les forces gouvernementales ont chassé de la capitale en tout début d’année avec l’appui décisif des forces éthiopiennes, ont juré de perturber l’événement et les mesures de sécurité ont été renforcées pour l’occasion.

Les militaires somaliens et éthiopiens sont quotidiennement visés par des attentats imputés aux islamistes, de même que les soldats ougandais de la force de maintien de la paix déployée par l’Union africaine.

_______________________________________ 7 – AFP

MOGADISCIO (AFP) – Somalie : début d’une conférence de paix boycottée par les islamistes

Une conférence de paix pour la Somalie, en guerre depuis 1991, s’est ouverte dimanche à Mogadiscio en présence d’un millier de délégués somaliens, mais en l’absence des islamistes, qui mènent des attaques quasi-quotidiennes dans la capitale, a rapporté un journaliste de l’AFP.

« Je vous exhorte à être au-dessus de vos clans et sous-clans respectifs pour que la situation redevienne normale dans le pays. C’est une occasion unique pour vous d’avoir un dialogue et la réconciliation en Somalie », a déclaré le président de la conférence, Ali Mahdi Mohamed, qui a ouvert la réunion.

« La plupart des (précédentes) conférences (pour rétablir la paix) ont été des échecs parce qu’elles se tenaient à l’étranger », a-t-il estimé.

Cette nouvelle conférence de paix a été convoquée, sur pression de la communauté internationale, après la chute des islamistes, qui ont perdu il y a près de sept mois les régions somaliennes qu’ils contrôlaient.

Ces derniers, qui représentent la principale opposition au gouvernement, boycottent la réunion, qui pourrait durer des semaines.

La conférence se tient sous très haute sécurité, les islamistes menant des attaques quasi-quotidiennes dans Mogadiscio depuis leur défaite. La police somalienne et l’armée éthiopienne, alliée aux autorités somaliennes, étaient déployées en force dimanche aux abords de l’entrepôt de la police qui accueille la réunion.

A l’ordre du jour de la conférence, qui compte 11 points, figurent notamment « l’unité somalienne », « la nature et l’impact de l’islam radical », le « désarmement et l’établissement de la paix et de la sécurité », « les conflits entre les clans et au sein des clans » et « la bonne gouvernance ».

Les délégués représentent les principaux clans de la société somalienne, qui s’affrontent de façon sporadique, mais ces violences sont marginales par rapport à celles impliquant les islamistes, qui visent les forces de sécurité somaliennes, l’armée éthiopienne et la force africaine de paix en Somalie.

La réunion, qui avait été reportée à plusieurs reprises, a débuté dimanche à la mi-journée, avec trois heures de retard sur le programme prévu.

Le président somalien Abdulahi Yusuf Ahmed et un ministre délégué éthiopien aux Affaires étrangères, Tekeda Alamu, étaient présents à l’ouverture.

« Je suis honoré et ravi de recevoir les délégués somaliens et des dignitaires étrangers dans la capitale somalienne. C’est un moment historique pour que les Somaliens fassent la paix », a lancé le maire de Mogadiscio, Mohamed Omar Habeb.

« Il n’y a pas de sécurité adéquate, pas de système de santé, pas de système scolaire en Somalie. Nous pouvons atteindre les objectifs (de sécurité, de santé et d’éducation pour la population) si nous amenons la paix et la tranquillité au peuple somalien », a-t-il ajouté.

13/12/06 (B373) Nul n’échappe à la Justice sauf si Dieu emporte votre âme. Mengestu, dictateur éthiopien, en passe d’être condamné à la peine de mort. (Lecteur, BBC en Anglais et AP en Français) Il est jugé par contumace, tandis que 72 membres de son équipe sont présents devant le Tribunal, enocurant des peines pénales.

Certes,
Pinochet et Hassan Gouled ont échappé à la Justice de
leur pays .

En revanche,
nous venons d’apprendre sur "www.france24.com", que l’ex-Président
Éthiopien Mingustu- Hayleh Mariam, ou le "Negusse Rouge"
qui a éliminé "à grande échelle" ses
compatriotes durant la période dite de la "Terreur Rouge",
en liquidant systématiquement les opposants et en laissant arbitrairement
mourir le Peuple Éthiopien de faim. Son règne a duré
17 ans.

Après
12 ans de procédure à charge, il a été reconnu
coupable de génocides, de crimes contre l’humanité, et enfin
de "non assistance" à son peuple dont il avait organisé
la famine.

Il encourt
la peine de mort, aujourd’hui.

Soupçonné
aussi d’avoir tué par étranglement l’empereur "Menelik"
et de l’avoir enterré chez lui dans la cave.

Mingustu-Hayleh
Mariam croyait se mettre à l’abri de la Justice en fuyant son pays,
l’Ethiopie.

Une fable
de La Fontaine nous rappelle : "Tant va la cruche à l’eau, qu’à
la fin, elle finit par se casser". Traduit en Afar cela donnerait "Ammo
akammuk tankammeh". Ce qui veut dire qu’Ismael Omar Guelleh, connu sous
un surnom de torture (IOG) et toutes celles et tous ceux qui ont directement
ou indirectement, participé aux Massacres d’Arhiba et au massacre de
Gobaad (Ils se connaissent), risquent un procés et des condamnations.

Laissons
le temps au temps, et attendons le jour où la Justice "rendra
son verdict" contre celles et ceux qui, arbitrairement et pour satisfaire
des intérêts et des ambitions personnels, ont massacré
injustement nos concitoyens et asservi le Peuple.

_________________________________________
BBC en Anglais

http://news.bbc.co.uk/go/pr/fr/-/2/hi/africa/6171429.stm

Ethiopia awaits Mengistu verdict

A verdict
is expected in the 12-year genocide trial of Ethiopia’s former Marxist ruler,
Mengistu Haile Mariam.

He is
accused of killing tens of thousands of people after he ousted Emperor Haile
Selassie.

In a notorious
campaign – known as the Red Terror – thousands of suspected opponents were
rounded up, executed then tossed onto the streets.

The ex-leader
fled to Zimbabwe in 1991 and is being tried in absentia but 34 members of
his junta are in court.

Twenty-seven
more people are being tried in absentia.

We should
not allow law makers to become law breakers. Being a former president does
not make one sacrifice more for the state than the man in the street Besenty
Gomez, Kitty Village

If found
guilty by the Supreme Court, they could face the death penalty for crimes
against humanity and genocide.

Presiding
judge Medhin Kiros has started to read out his verdict, starting with a long
list of charges against the numerous defendants.

The verdict
was expected in May but Judge Medhin said the court needed more time to assess
the huge body of evidence.

The evidence
against Mengistu, who is nearly 70, includes signed execution orders, videos
of torture sessions and personal testimonies.

Zimbabwe’s
President Robert Mugabe has so far refused requests to extradite Mengistu
to Ethiopia.

Story
from BBC NEWS

___________________________________
AP en Français

L’ancien
dictateur éthiopien Mengistu reconnu coupable de génocide

L’ancien dictateur éthiopien Mengistu Hailé Mariam a été
reconnu coupable mardi de génocide et d’autres chefs d’accusation dans
la mort de près de 2.000 personnes sous son régime. Au terme
d’un procès qui se sera étalé sur 12 ans, l’ex-dirigeant,
l’un des rares hommes forts en Afrique appelés à rendre des
comptes dans son pays, risque la peine capitale.

La sentence
doit être prononcée le 28 décembre. Cependant, le président
du Zimbabwe Robert Mugabe a promis de ne pas extrader Mengistu vivant en exil
dans son pays, tant que l’ancien dirigeant s’abstiendrait de toute activité
politique.

Mengistu
était jugé -par contumace- pour implication présumée
dans la mort de près de 2.000 personnes tuées lors de l’opération
de 1977-78 connue sous le nom de Terreur rouge. Mardi, dans une salle de tribunal
pleine à craquer, les juges ont reconnu coupable l’homme qui avait
renversé l’empereur Hailé Selassié et dirigé l’Ethiopie
de 1974 à 1991, d’incitation au génocide, de commission de génocide,
d’emprisonnement illégal et d’abus de pouvoir.

"Je
suis très heureux qu’il ait été reconnu coupable",
s’est réjoui Tadesse Mamo, un homme d’affaires de 32 ans. "Il
a tué tant de nos intellectuels, de nos jeunes, en particulier notre
empereur".

Mengistu
a été jugé aux côtés de 72 de ses anciens
conseillers, même si 34 personnes seulement se trouvaient mardi dans
le tribunal. Quatorze sont mortes au cours du procès, et 25 ont été
jugées par contumace. Toutes, à l’exception d’un homme, ont
été reconnues coupables mardi d’au moins un chef d’accusation.

Les rebelles
qui ont renversé Mengistu étaient déterminés à
ce qu’il soit traduit devant la justice. Le procès s’est ouvert en
1994 mais a été ralenti par des requêtes de la défense
et de l’accusation. Des centaines de témoins clefs sont morts, compliquant
un peu plus la procédure.

Les
tribunaux éthiopiens ont condamné 1.018 personnes depuis 1994
pour leur participation à la Terreur rouge -purge au cours de laquelle
150.000 étudiants, intellectuels et personnalités politiques
auraient été tués, selon certains spécialistes.
Il reste 6.426 personnes en attente de procès, dont plus de 3.000,
comme Mengistu, vivent en exil.

15/11/06 (B369) Somalie : plusieurs articles en Anglais font état de la progression des forces des Tribunaux islamiques et en particulier de leur percée au Puntland et de l’interdiction de voyager, imposée par le Gouvernement du Kenya aux jeunes réfugiés somaliens, pour éviter qu’ils ne s’engagent dans les milices.

1
– Les autorités du Puntland admettent pour la première fois
que les forces islamistes ont capturé du matériel militaire
et des 4×4 équipé de canons et de missibles.
(
Sh.M.Network)


Somalia’s regional government admits Islamists captured militias
and battlewagons
Par Aweys Osman Yusuf

Mogadishu 13, Nov.06 ( Sh.M.Network) The semi-autonomous administration
of Puntland has for the first admitted that Somalia’s Islamists had
grabbed number of vehicles mounted with ant-aircraft guns and unconfirmed
number of militias in Sunday’s heavy fight in Bandiradley and villages
20 km away from Galkayo, the provincial town of Mudug in central Somalia.

Chairperson of north Galkayo,
under Puntland administration, Abdirashid Ali Dhubane has told reporters that
Puntland forces were involved in yesterday’s fight, admitting Bandiradley,
a village 90 km north of Galkayo and villages close to it, went out of their
hands after powerful Islamist fighters attacked the villages.

Earlier senior Puntland
administrators have rebuffed their forces were fighting along Abdi Qeybdid’s
militias as the regional government’s president Adde Musa has gone to
Galkayo bringing about 50 battlewagons and large number of troops in the area
to protect Galkayo against Islamists.

More militias who were
wounded in Sunday’s skirmishes were admitted at local clinics in Galkayo,
Guri’el and Adado districts in central Somalia.

Unconfirmed reports also
say that Ethiopian forces were backing up Abdi Qeybdid’s militias as
Somalia’s Islamists had previously declared a holy war against thousands
of Ethiopian troops in the country.

Somalia has had no government
since 1991 when tribal warlords overthrew former revolutionary government.
__________________________________________________
BBC

2
– Le Gouvernement du Kenya met en place une intediction de sortie de ses frontières
aux jeunes réfugiés (en majorité Somaliens) afin, dit-il,
d’éviter qu’il ne soient recrutés pour participer aux Combats
dans leur pays. (BBC)

Refugees
cut off by Kenya floods

Thousands
of Somali refugees in Kenyan camps have seen their shelters and belongings
destroyed by severe flooding in the east of the country.
At least two refugees have been killed and many camps cut off by floodwater,
UN aid agencies said on Tuesday.

The plight
of refugees in one camp has been compounded after the Kenyan government restricted
access.

The ban
was imposed to stop young refugees being recruited to fight in Somalia, the
Kenyan government said.

Tens of
thousands of people fleeing fighting in Somalia have arrived in Kenya in recent
months.

Homes
destroyed

Both the
UN’s World Food Programme and the UN refugee agency say many refugee camps
in eastern Kenya are now inaccessible.

The UNHCR
said at least two refugees, one a three-year-old child, have been killed and
thousands of shelters destroyed by floodwater.

The worst
effects were felt in the low-lying Ifo camp, where 90% of the settlement’s
54,000 refugees have been hit by the flooding.

Aid workers
have been unable to reach nearby Dagahaley camp but it is believed that up
to 80% of the camp’s 37,000 residents have lost their belongings and many
makeshift homes have been destroyed.

The WFP
said a number of its feeding stations were underwater and trucks have been
unable to deliver food.

The organisation
said it hoped to be able to deliver some food by air.

Travel
restrictions

In north-eastern
Kenya more than 150,000 people living in the Dadaab refugee zone have been
grounded by a blanket travel ban imposed by the Kenyan government.

Only aid
agencies will be allowed to transport materials in and out of the Dadaab camps,
Kenyan television reported.

A Kenyan
government official told the BBC that the travel restrictions were intended
to prevent refugees being recruited to fight in neighbouring conflicts.

Siras
Gitau from Kenya’s ministry of internal security said: « Leaders in the
north-eastern province were involved in recruiting young people to go to that
country [Somalia]. »

The BBC’s
Bashcash Jugsoday in Garissa said that the ban would have a major impact on
businesses run by Somali refugees inside the camps.

This could
have serious consequences as 90% of the refugees’ livelihood comes from such
businesses and only 10% from aid agencies, he said.

On Monday,
Kenya banned all flights to and from neighbouring Somalia, citing security
reasons.

The Kenya
Red Cross says the number of people affected by the floods has now risen to
about 200,000 people.

07/01/05 (B280) On recherche la famille d’un enfant en traitement à l’hôpital de Puket en Thaïlande. Si vous avez des informations sur sa famille, merci de contacter l’hôpital de Puket.

Oggetto:
Nobody knows who this boy belongs to!


Please
send this to all ­ we mean all! ­ the people in your entire network.
Looking for his family.

The boy
about 2 years, from Khoa Lak is missing his parents. Nobody knows what country
he comes from. If anyboy known him please contact us by phone 076-249400-4
ext. 1336, 1339 or e- mail : info@phuket-inter-hospital.co.th

04/01/05 (B279) Mohamed Ahmed Chehem, récemment extradé par Guelleh vers l’Erythrée où il risque la mort, est bien un citoyen djiboutien… Deux pièces le prouvent.

Guelleh ne recule devant
rien, même pas devant l’extradition des propres ressortissants djiboutiens,
sans jugement ni procédure et sachant qu’ils risquent la mort.


Les deux pièces suivantes dont nous possédons des copies de
bonne qualité, prouvent que Mohamed Ahmed Chehem est un citoyen à
part entière et qu’il ne pouvait pas être extradé par
Guelleh, qui a agi au mépris de toutes les Lois et Conventions internationales.

 


Extrait d’acte de naissance

Copie conforme de la Carte d’identité djiboutienne

 

28/11/03 (B173) Un nouveau site à consulter.

On nous prie d’annoncer la mise en ligne d’un nouveau site :

ORGANISATION PLANET CENTRE
éducation et culture
www.planet-centre.org
E-mail: bureau@planet-centre.org