21/07/09 (B508) Communiqué du Président du GED à l’occasion de la fête nationale belge.

Au nom de toute la communauté djiboutienne, je présente tous mes voeux à l’ensemble de la population belge, à ses Représentants à son Gouvernement et à son Roi, à l’occasion de la fête nationale du pays.

Nombreux sont nos soeurs et nos frères djiboutiens qui ont été accueillis avec fraternité par le Royaume et nous nous réjouissons de partager cette fête avec tous les belges, en signe d’amitié et de reconnaissance.

Mahamoud Ahmed Idriss
Président du Gouvernement en Exil
de Djibouti

29/06/09 (B505) Communiqué du GED sous la signature de son Porte-Parole, Mohamed Saleh Aloumékani, après le premier Forum de l’opposition qui s’est tenu à Bruxelles le 27 juin 2009

Le Porte-Parole
Mohamed Saleh Alhoumékani

Communiqué
du Gouvernement en Exil
de Djibouti.

Le 27 juin 2009 a eu lieu une conférence débat organisé par des jeunes de la société civile Djiboutienne à l’étranger dans le cadre de la commémoration des 32 années anniversaire de l’indépendance

Le thème de cette conférence débat était « 32 ans d’indépendance confisquée » ;

Le GED adhèrant entièrement à ce thème, il avait délégué deux représentants pour intervenir à la tribune.

Le débat qui a suivi les interventions des différents leaders de l’opposition engagée a suscité beaucoup de questions de la part des participants et des invités, à la fois sur l’avenir de notre pays et sur le rôle l’opposition;

Le GED, par le biais de son porte-parole tient à remercier les organisateurs de cet événement, car ils ont prouvé leur sens des responsabilités envers les attentes et les inquiétudes de la Diaspora.

Leur démarche novatrice a permis à chacun de répondre aux défis auxquels notre pays et sa population sont confrontés actuellement.

Le GED remercie particulièrement toutes les personnes qui n’ont pas hésité à montrer par leur présence, qu’elles tenaient pour peu crédibles les manipulations et parfois les menaces, fomentées par le régime dictatorial, en s’appuyant le plus souvent, sur des relais qui jouent un double jeu au sein de la diaspora.

Le GED a confiance : ce nouvel élan insufflé par tous les jeunes Djiboutiens, est une réponse claire à la situation catastrophique que traverse notre pays et un refus envoyé au régime. Il sera suivi d’actions concrètes que toutes les organisations politiques d’opposition soutiendront avec la plus grande force..

Certaines voix s’étaient élevées pour s’étonner de l’appellation du GED et certains auraient aimer lui imposer un changement de nom, comme un préalable à toute union possible de l’opposition, ce qui n’était pas acceptable.

Le GED rappelle que dès sa création, tous ses membres se sont engagés à promouvoir et à faciliter la naissance de l’Union de toutes les oppositions sincères et engagées, dans une structure plus large et un climat empreint de franchise, de sincèrité et d’équilibre entre les différentes sensibilités.

Dans cette optique, le GED n’a jamais cessé de proposer l’organisation d’un grand rassemblement démocratique et libre pour définir une stratégie et une démarche unitaire de l’opposition en réponse à la situation d’urgence qui prévaut à Djibouti et avec pour objectif prioritaire de mettre un terme à la dictature.

Le GED remercie le Président d’honneur, Mohamed Daoud Chehem, dont les interventions empruntes de sagesse et de références historiques ont permis d’engager le débat démocratique. Il a beaucoup apprécié les interventions de Kassim Ahmed Dini et du Docteur Ali Coubba avec qui il partage les mêmes idéaux et la même vision pour construire une société juste et démocratique dans notre pays.

Le GED appelle à un débat national sur l’avenir immédiat de notre pays compte-tenu de la situation critique à laquelle nos compatriotes sont confrontés chaque jour..

27/06/09 (B505) Communiqué du Président du GED à l’occasion de la fête nationale

 

La limite est atteinte.
Nous ne pourrons plus accepter
ni supporter de nouvelles violations de nos droits fondamentaux

A l’occasion de l’anniversaire de notre indépendance confisquée, je tiens à adresser tous mes voeux à nos soeurs et à nos frères qui sont au pays et à toutes celles et tous ceux qui ont été contraints à l’exil.

Bien que la situation devienne de plus en plus difficile au pays, il y a un grand signe d’espoir aujourd’hui.

Le fait que les membres de l’opposition honnête et sincère aient décidé de se réunir ensemble, en ce jour symbolique, à Bruxelles pour discuter des mesures à prendre afin de mettre un terme à la dictature, est un encourageant pour chacune et chacun d’entre nous. Le GED et le MLND seront représentés par deux membres du bureau.

Le deuxième signe nous vient de l’opinion internationale qui prend la mesure des crimes et violations qui sont commises par ce régime, tant à l’égard de la population que des travailleurs. A titre d’exemple, la Conférence de l’OIT a clairement pris acte du fait que le régime de Guelleh avait bafoué les droits des travailleurs et qu’il n’avait pas mis en application les mesures correctives qu’il s’était engagé à appliquer. Désormais, il est placé sous surveillance internationale …

Pour conclure, en renouvelant tous mes voeux pour que nos compatriotes puissent participer aux différentes festivités, tous les membres du GED ont une pensée forte pour les prisonniers politiques qui sont incarcérés arbitrairement et de souhaiter que le régime profite de ce jour traditionnellement placé sous le signe de la paix et de la réconciliation, pour les faire libérer.

Nous avons reçu des nouvelles préocupantes concernant l’état de santé de Mme Nima Djama Miguil, artiste de grand talent, dont le peuple tout entier ne pardonnerait jamais un assassinat programmé par le régime.

Nous sommes aussi extrêmement inquiets au sujet des trois étudiants qui auraient été conduits de Gabode vers un lieu inconnu avec les risques de torture.

Frères et soeurs, je lance un appel à la réussite de l’union de l’opposition honnête et sincère et à la résistance à l’oppression dictatoriale. La limite du supportable est atteinte désormais et nous ne pourrons plus accepter ni supporter de nouvelles atteintes à notre dignité et à nos droits fondamentaux.

Pour la justice et l’équité, pour le renouveau démocratique et économique !

Vive la République, Vive la Démocratie !

Mahamoud Ahmed Idriss
Président du GED

18/06/09 (B503) Communiqué du GED pour dénoncer les incarcérations arbitraires de la Chanteuse Mme Nima Djama et de trois étudiants djiboutiens et pour appeler la communauté internationale et en particulier l’U.E. à faire pression sur le Gouvernement djiboutien

 

Bruxelles, le mercredi 17 juin 2009

COMMUNIQUE POUR APPELER LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE A FAIRE PRESSION SUR LE Gouvernement djiboutien,
afin de faire cesser les arrrestations arbitraires, les incarcérations et toutes les violations des Droits de l’Homme

Le Gouvernement en Exil de Djibouti (GED) est très préoccupé par les décisions arbitraires et sans motifs rééls ni sérieux de citoyens djiboutiens, qui se multiplient et qui montrent à l’évidence une nouvelle radicalisation du régime dictatorial de M. Guelleh.

Le GED exige la libération immédiate de Mme Nima Djama Miguil, artiste de renommée internationale et des trois étudiants détenus depuis mois à Gabode à la suite des manifestations qui ont eu lieu, il y a plusieurs semaines.

Le GED lance un appel urgent à la communauté internationale et en particulier à l’UE et aux Etats membres, afin qu’ils fassent pression sur le régime djiboutien en lui imposant de respecter les Droits de l’Homme, les Droits syndicaux et tous les Droits des citoyens dans le cadre de la Loi et des différentes conventions internationales ratifiées par Djibouti.

Il faut faire cesser la violence gouvernementale à l’encontre des populations civiles et que les Droits des citoyens soient reconnus et garantis dans un Etat de droit et dans le respect de la démocratie.

09/05/09 (B498) Radio-Trottoir : des contacts entre le GED et Transparency international ? Vers une collaboration des deux structures ?

Selon des informations qui nous ont été données par un lecteur qui a souhaité conserver l’anonymat, plusieurs membres du GED auraient pris des contacts avec Transparency International (*).

Les deux structures devraient, nous a-t-on dit, se rencontrer avant la fin du mois, pour étudier la situation de la corruption à Djibouti et en particulier une première évaluation des biens de la famille Guelleh.

A notre avis, mais cela n’engage que l’ARDHD, l’objectif serait d’étudier l’opportunité, la légitimité et la faisabilité d’un dépôt de plainte pour enrichissement de la famille Guelleh, au détriment du peuple souverain de Djibouti.

Le GED, toujours selon nos informateurs aurait déjà constitué des dossiers, avec l’aide de plusieurs juristes spécialisés. Il devrait renouveller (**), dans les prochaines semaines, son appel à tous les Djiboutiens qui pourraient fournir des informations sur le patrimoine effectif de la famille Guelleh et les systèmes qui leur ont permis d’acquérir cette fortune : détournement d’aides et subventions internationales, cession de patrimoine public (port, aéroport, immobilier militaire, et autres …) avec des prises d’intérêt personnel, expropriation de citoyens djiboutiens sans versement d’indemnités correspondant à la valeur réelle, etc…

Contrairement à d’autres structures de l’opposition, le GED semble être très actif dans ce domaine.

On peut imaginer que les Djiboutiens qui souhaitent contribuer à une mise en cause judiciaire de la famille Guelleh et en premier lieu du couple, devraient certainement contribuer en apportant les informations dont ils ont pu avoir connaissance.

Officiellement une adresse à-mail aurait été ouverte pour recevoir les informations transmises par les Djiboutiens. Ces informations devant être traitées en respectant l’anonymat des envois pour la sécurité et la protection des familles. sauvonsdjibouti@hotmail.fr

L’équipe de l’ARDHD soutiendra ces actions et elle encourage les lecteurs à transmettre les éléments qui pourraient permettre d’enrichir les dossiers.

Elle suit et suivra cette affaire avec la plus grande attention et elle communiquera régulièrement les informations qu’elle aura pu obtenir dans ce domaine.

(*) Transparency International est une ONG qui lutte contre l’accaparement des biens publics par les dirigeants. Elle vient d’obtenir une première victoire, puisqu’un juge français a décidé, passant outre les recommandations du parquet, de poursuivre l’instruction sur le patrimoine de trois chefs d’Etat africains (Gabon, Congo et Guinée équatoriale).

A noter, quand même, que le parquet a fait appel de la décision. En agissant ainsi, vient-il de démontrer une nouvelle fois, l’implication des plus hautes autorités françaises dans le fonctionnement de la Justice pour tenter de préserver des relations diplomatiques avec les dirigeants concernés ??

(**) Dans un précédent communiqué signé par Ali Iftin, au nom du Mouvement de Libération Nationale (MLN), un appel à témoignage sur les biens de la famille Guelleh avait déjà été lancé, à destination des hommes d’affaires, en particulier. Lien avec l’article

15/04/09 (B494) Le GED condamne, sans ambiguité, les faits qui ont entrainé la mort violente de Mahdi Abdilahi.

Dans un message que nous avons reçu hier, le Président du GED condamne l’acte prémédité qui a entrainé la mort de Mahdi Abdillahi à Djibouti, après deux semaines d’interrogatoires dans les locaux de la Police.

Le GED constate qu’il y a un véritable plan pour éliminer, un par un, tous les témoins directs ou indirects des affaires criminelles commises à Djibouti : attentats de l’Historil et du café de Paris, assassinat du Juge Bernard Borrel, ….

Mahamoud Ahmed Idriss, s’exmprimant en tant que Président du GED et au nom de tous les membres du Gouvernement en Exil, adresse à la famille et aux proches de M. Mahdi Abidllahi ses plus sincères condoléances et regrette que de tels actes criminels et odieux puissent encore être commis, en toute impunité pour le moment, en République de Djibouti.

05/04/09 (B493) ALERTE ROUGE : Texte de la lettre que le GED vient d’adresser au Commissaire européen aux Droits de l’Homme à Strasbourg.

 

Bruxelles, le dimanche 5 avril 2009

A Monsieur Thomas Hammarberg
Commissaire européen en charge
des Droits de l’Homme
Conseil de l’Europe
F-67075 Strasbourg Cedex
FRANCE

Objet : harcèlement du Président de la LDDH à Djibouti
par le régime de M. Ismaël Omar Guelleh

Envoi par fax : + 33 (0)3 90 21 50 53

Monsieur le Commissaire,

Aussitôt après avoir été informés de l’arrestation de Monsieur Jean-Paul Noël Abdi à son domicile, samedi 4 avril, les responsables du Gouvernement en Exil se sont réunis pour analyser la situation.

En tant que Défenseur des Droits de l’Homme et de Président de la LDDH (Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme), Monsieur Abdi est régulièrement arrêté, incarcéré et condamné à des peines de prison, sur des fondements qui ne sont absolument pas étayés et avec le recours parfois à de faux témoignages.

Pourtant, les communiqués et les informations diffusées par Monsieur Abdi sont toujours précis et mesurés. Quand il dénonce un état de fait ou un abus, il prend toujours la peine d’écrire au Président, au Ministre ou au Responsable concerné pour lui demander de mettre un terme au dysfonctionnement.

Selon les informations dont nous disposons, Jean-Paul Noël Abdi devrait être conduit au Tribunal ce dimanche 5 avril, pour être présenté au Parquet et probablement condamné ou convoqué pour une nouvelle audience.

Bien que les informations dont nous disposons soient encore imprécises, il semble que les faits qui sont officiellement reprochés à Monsieur Abdi concernent le compte-rendu qu’il a fait de la condamnation « irréaliste » et « sans aucune preuve » du Père Sandro de Pretis, un prêtre catholique de nationalité italienne qui a consacré son séjour à Djibouti aux enfants malades et démunis. Sur place, les populations concernées reconnaissent la qualité de l’action de ce prêtre en faveur de ces enfants. Le motif serait « injures envers la Cour ».

Dès samedi, l’ARDHD (Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti) et la FIDH (à laquelle la LDDH est affiliée) ont publié des communiqués et des alertes (cf ci-joint, en annexe). L’Association SURVIE nous a fait savoir qu’elle suivait le dossier avec attention

Nous vous soumettons ce nouveau cas avéré de Violations des Droits de l’Homme à Djibouti par le régime totalitaire de Monsieur Ismaël Omar Guelleh pour que vous puissiez intervenir à la fois au sein de l’Union européenne et auprès du Gouvernement djiboutien, pour faire cesser le harcèlement des Défenseurs des Droits de l’Homme.

Restant à votre disposition pour vous apporter toutes les informations qui vous seraient utiles, nous vous prions de croire, Monsieur le Commissaire, à l’assurance de notre plus haute considération.

Pour le Président
Mahamoud Ahmed Idriss

le porte-parole du GED
Mohamed Saleh Alhoumékani

 

P.J. Communiqué et alertes :
– ARDHD
– FIDH

14/02/09 (B486) Le corbeau royal et la Justice / Fable publiée sur le GED le 13/02, sous la signature Bouh Warsama, que nous reprenons avec l’aimable autorisation de son Webmaster

Lien avec l’article original : http://www.gouv-exil.org/13_courrier(2)(2)/courG165_BW.htm

Le corbeau royal et la Justice

Bouh warsama

Maître Djamanus Souleimanem perché sur un arbre du Palais
Serrait fébrilement sous son bras l’argent de son indignité
Se pensant au dessus de toutes lois car supposé Procureur
Jacassant, imbu de sa petite personne, cupide en la demeure

S’en vint à passer Dame Justice étrangère demandant explication
« Pourriez-vous descendre de votre arbre et m’expliquer raison
Pour lesquelles vous seriez, parait-il, au dessus des lois ? »
Lança t-elle selon l’usage, formes et termes comme il se doit

« Je vous ai convoqué maintes fois à Paris comme témoin assisté
Pour vous entendre dans une affaire, selon la loi en toute légalité
Mais vous avez contrevenu puis dénoncé les accords de Justice
Qui depuis bien des années, en Droit pour nos pays les unissent

« Je suis Djamanus l’intouchable, le magnifique Corbeau du Roi
Mais si vous voulez monter jusqu’ici, il reste bien là un endroit
D’où l’on domine piétaille, le peuple asservi qui n’a mot à dire
Muet sous peine de jugement immédiat et surtout du bien pire

D’autres que vous n’ont point hésité, jouissant de mille bienfaits
Dans la douce quiétude du Sheraton et de ses grandes soirées
Instruisant bien plus sur qualité du sable fin aux îles de Musha
Que sur affaire d’un juge français suicidé, sur ordre du pacha

Il serait aisé d’accepter de cette affaire notre version édulcorée
De rendre visite à sa Majesté, en son Palais en être l’invitée
Et recevoir ainsi quelques présents qui entretiennent amitiés
A condition de fermer les yeux et donner foi à notre seule vérité

Ici, lois républicaines ne s’appliquent qu’au peuple des ignorants
Mais point aux hommes de ma stature, en un mot condescendants
Serviables à l’égard de sa Majesté la pensée unique qui récompense
Si généreusement serviteurs et pigeons avec l’argent de la France

Roi, Reine et Cour sont de droit divin, nulle loi ne leur est opposée
Car justice applicable n’a compétence que lorsqu’elle est falsifiée
Aux âmes perverses, expédients n’attendent pas nombre d’années
Il suffit pour ce faire de s’incliner devant lois du royaume bananier

Vol ne saurait exister à haut niveau d’Etat, simple évaporation
Point d’enquête, de mise en cause devant justice ou de citation
Ceci facilite d’autant notre travail harassant sous un tel soleil
Et permet de brouter tout son saoul quitte à en perdre sommeil

Quant aux aides internationales, elles sont dues de tradition
Aux finances du plaisir royal et au jeu de toutes les déraisons
Que le peuple se meure n’a que peu d’importance et si futile
Pourvu que le Roi construise Palais divin à Dubaï, sur son île

Dame Justice étrangère s’offusqua et répliqua : « Vous affirmez
Etre homme de justice mais en bafouez les valeurs, le bien fondé
Prenez garde que la branche qui vous porte ne se brise un jour
Et que vous ne chutiez alors lourdement en prison, sans détour

La politique de votre Roi des subterfuges ne doit sa longévité
Qu’à des hommes et femmes qui pour argent et piètres lauriers
Sont prêts à se compromettre, à vendre ce qu’il leur reste d’âme
Et comme vous cautionnent trafics d’enfants et celui des armes »

Djamanus l’intouchable, le magnifique corbeau du Roi fut irrité
Qu’une « autre Justice » puisse oser prendre autant de liberté
Pour contester l’édifice royal que son Maître et grand Souverain
A mis en place avec ses quelques « amis français » et aigrefins

« Qui de vous ‘Dame Justice’ ou de moi est le plus fortuné et malin
Qui peut condamner sans juger, ignorer supplices en étant si serein
Qui peut cautionner aussi meurtre politique de quelques opposants
Faire emprisonner et torturer des Afars, vieillards, femmes et enfants ?

Votre monde n’est pas le notre mais vos dons sont nobles intentions
Pour autant qu’ils emplissent nos comptes en banque sans question
Nul ne saurait contester nos décisions prises en toute souveraineté
Même si elles sont contraires au respect de l’humain et à la vérité

Bien plus paraître qu’être, toujours quémander et user du chantage
Puiser ça et là toutes fausses raisons et prendre peuple en otage
Solliciter tout et de partout en glorifiant nos donateurs sans détour
Exalter nos bailleurs de fonds puis faire brûler leur drapeau un jour

La politique c’est aussi cela « Dame Justice », elle a ses raisons
Sur lesquelles vous n’avez point de prise malgré vos oppositions
De votre métier vous avez sens du Droit, et respect de l’honneur
Alors que décadence et argent détourné font notre seul bonheur

Laissez-nous nos forfaitures, escroqueries, trafics et concussions
Et gardez pour vous Justice, Droit et Respect de vérité l’intention
Notre royaume est corrompu à outrance, certes mais il reverse
Quelques argents à des aigrefins étrangers par chemin de traverse

Notre Roi, dans sa grande bonté, déclare à qui veut bien l’écouter
Qu’à usage politique, accords inavouables il a toujours respecté
Citant tel président considéré de ses amis, en période d’élections,
Recevant, par avocat discret et porteur de valise, juste rétribution

Quant à moi c’est une revanche que je prends sur mes incompétences
Confirmées lors de mon séjour à l’Ecole de la magistrature en France
Délations et attitudes les plus basses sont les moyens de compenser
Ce dont la nature ne m’a pas doté pour être un homme avec dignité

Aujourd’hui je n’ai que faire de votre Justice, la mienne me va bien
Elle me permet d’un meurtre prémédité en faire suicide, presque rien
Et si je ne suis pas autorisé par le Roi et comme d’autres à témoigner
C’est qu’à Paris l’air y serait très malsain et préjudiciable à la Santé

Que j’ai tenté de suborner témoin ou pas, ceci n’a point importance
Car viendra le jour d’un voyage sous immunité diplomatique en France
Allant, venant à la barbe de votre Justice qui ne sera jamais la mienne
Vous narguant ainsi aussi longtemps que cette envie là me tienne »


Humour / ARDHD

Mais à force de s’agiter sur sa branche
Djamanus l’intouchable, magnifique Corbeau du Roi
chuta et se retrouva seul…..