28/08/08 (B462-B) La Nation / Après l’aéroport, les ports, l’encaissement des droits d’importation, Dubai Autorities s’attaquerait au train Addis Abeba Djibouti (Concession sans appel d’offre ??? – Quel part pour Guelleh ?) Et en plus cela pourrait réchauffer les relations entre cette entreprise et le régime éthiopien. (Du Borreh là-dessous ???)

___________________________________La Nation

DP World, repreneur providentiel !

La société DP World qui gère déjà les ports djiboutiens projetterait d’investir dans la réhabilitation du chemin de fer reliant Addis-Abeba à Djibouti, la principale porte d’entrée et de sortie des marchandises éthiopiennes.

D’après les informations recueillies dans les colonnes du journal éthiopien Addis Fortune, DP World, une société de Dubaï, a montré un vif intérêt pour pénétrer le marché éthiopien. Elle compterait, par conséquent, investir dans la réhabilitation du chemin de fer djibouto-ethiopien et compte développer un projet de construction d’un pipeline pour transporter le pétrole de Djibouti vers le marché éthiopien, rapporte le journal.

L’Éthiopie constitue un hinterland pour le port de Djibouti et l’injection d’investissements, porteuses d’un développement des infrastructures de l’Éthiopie, est un choix évident pour les dirigeants de DP World, selon nos confrères d’Addis Fortune.

La société a été fortement impliquée dans le port de Djibouti – le port principal dans la région de la Corne et de Djibouti, la principale source de revenus – depuis l’année 2000, où elle exerce ses activités le traitement de terminaux conteneurs et cogère l’ensemble du port en coopération avec les autorités portuaires. La majeure partie des transferts, qui passe par le port de Djibouti, est à destination ou en provenance Éthiopie.

Le président Directeur Général de DP World, Sultan Ahmed Bin-Suleiman, a conduit une mission forte de 11 représentants d’entreprises émiraties lors d’une récente visite à Addis-Abeba. Au cours de ce voyage d’affaires, la délégation a pu s’entretenir avec le Premier ministre Meles Zenawi. Ses membres ont pu, par ce biais, évaluer les opportunités d’affaires en Éthiopie.

La délégation de Sultan Ahmed Bin-Suleiman aurait fait savoir au premier ministre éthiopien que la compagnie DP World était intéressée par l’obtention de la concession du CDE. L’opération revêtirait un double intérêt pour les investisseurs émiratis qui redynamiserait la gestion du trafic ferroviaire et installerait un pipeline qui va de Djibouti à Awash selon les analyses d’Addis Fortune.

17/08/08 (B461) La Nation L’inflation va de record en record.


_______________________________ Note de l’ARDHD

Les populations défavorisées et les classes moyennes de Djibouti ne sont pas à la fête. Bien sur, la communication de Guelleh trouve toujours de bonnes raisons pour justifier les conséquences dramatiques de ses propres erreurs ou le plus souvent des ses honteux détournements.

Certes le pétrole coûte plus cher, mais l’incidence de la hause du carburant sur les produits alimentaires ne saurait en aucun cas justifier des augmentations vertigineuses supérieures parfois à 10 % par mois. C’est que quelqu’un augmente ses profits ….

Quand on sait que Djibouti est, dans le monde, pratiquement le pays qui reçoit le plus d’aides internationales et de perfusions, par tête d’habitant, il est légitime de se demander où passe l’argent, sinon dans la poche du Gang à Paulette-Le Chamelier …

Avec Guelleh, les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres s’appauvrissement. Les classes moyennes deviennent des classes défavorisées et les classes “dites” supérieures, lorsqu’elles ne sont pas salariées par la Nébuleuse GHA (Lire ou relire notre article qui explique le fonctionnement de cette néubuleuse et ses ramifications) sombrent progressivement dans la pauvreté.

Il serait temps de s’interroger effectivement sur l’intérêt de conserver un tel dirigeant et surtout sur ce qu’il a accompli de positif pour le pays. Nous, on voit, en particulier (la liste est loin d’être eshaustive !) une guerre inutile qui a fait 271 morts, selon les informations reçues à ce jour. (Seuls 44 ont finalement été reconnus du bout des lèvres, par le régime), des centaines de prisonniers et de blessés, un appauvrissement général et une dégradation de l’état et des services publics : enseignement, santé qui est maintenant exclusivement réservé à une petite élite, ….

Bien entendu, l’article de La Nation ne précise pas toujours s’il s’agit d’une inflation mensuelle, trimestrielle ou annuelle. Ca facilite le flou artistique qui est l’une des signatures de ce régime dictatorial.

________________________________ (La Nation (Djib) 14/08/2008)

” Les récentes mesures prises par l’Etat d’exempter cinq produits alimentaires de base, n’ont pas ralenti la vertigineuse hausse des prix. ” Tel est le constat qu’établit le dernier bulletin de l’indice des prix à la consommation du mois de juillet 2008 publié au cours de ce mois d’août.

La flambée des prix des denrées alimentaires consécutive à la hausse vertigineuse des prix des carburants a entraîné le grand retour de l’inflation. Celle-ci n’a cessé de progresser chaque mois, à en croire les données statistiques que collectent quotidiennement les agents de la DISED, la Direction des Statistiques et des Etudes Démographiques auprès des commerçants de la place. Elle a atteint un taux de 13,9 % au mois de juin dernier, 12,1% au mois de mai et 10,3% en avril. ” Le taux d’inflation dépasse la norme édictée dans le cadre des critères de convergence” fait observer le bulletin de la DISED.

Le document commente par ailleurs la spéculation à laquelle se livrent certains commerçants sur les prix de produits de première nécessité. ” Ces phénomènes spéculatifs expliquent en grande partie la tendance haussière des prix des céréales, du lait et des huiles au cours du premier semestre de l’année 2008.”

Les prix des produits alimentaires, ainsi que ceux des boissons et des tabacs ont progressé de 17,9%. Dans le même temps, le secteur des transports a évolué de 15%. Quant aux secteurs logements, eau, électricité, gaz et autres combustibles, la hausse a été de 10,4%.

Le document de la Dised fait état également des prix de la fonction “Santé” qui ont connu une hausse de +2,4% en juin contre +3,4% en mai. Sur trois mois, ce type de consommation affiche une augmentation de +6,5%. Cette fluctuation fait suite à celle de 3% intervenue au niveau du poste “médicaments modernes vendus dans les pharmacies”. En progrès annuel, les prix de cette fonction ont augmenté de +8,1%.

14/08/08 (B460) La Nation : Le train sifflera une seule fois.

Le trafic ferroviaire ne rythme plus les échanges commerciaux entre Djibouti et l’Ethiopie. Le train, en effet, n’assure plus qu’une seule desserte hebdomadaire pour acheminer les importations des fruits et légumes depuis Diré Dawa jusqu’à la capitale.

Constat frappant : toutes les gares du corridor ferroviaire sont désertes au grand dam des voyageurs et des vendeurs qui vivaient du commerce transfrontalier. Les raisons de l’arrêt du trafic ferroviaire ne sont toujours pas connues. Les directions locales du CDE, à Djibouti-ville et à Addis-Abeba, n’ont pas fait de déclarations à ce sujet.

Le train permettait aux habitants des localités frontalières de circuler. La suspension du trafic oblige les villageois à parcourir de longues distances à pied de part et d’autre des deux frontières.

Un train qui siffle une seule fois par semaine a tout d’une catastrophe pour ces derniers qui désormais ne peuvent se procurer des produits comme le lait naturel, le blé, le sorgho, les cigarettes de l’autre côté de Guelileh avant de les revendre aux clients potentiels de ce côté-ci de la frontière.

La situation du trafic, telle qu’elle est aujourd’hui, les prive de revenus substantiels. Réalité navrante: les marchés d’approvisionnements à ciel ouvert de Chebelleh et Goubetto ont fermé pour cause de pénuries de marchandises.

04/08/08 (B459) La Nation / Ras Doumeira / Une mission onusienne sur le terrain

Trois hauts responsables onusiens, arrivés dans notre pays pour une mission d’établissement des faits, se sont rendus hier dans la région de Doumeira où ils se sont entretenus avec les responsables militaires djiboutiens.

La délégation, mandatée par le conseil de sécurité de l’ONU avait auparavant eu des entretiens avec le Premier ministre Dileita Mohamed Dileita et avec le ministre des Affaires étrangères Mahmoud Ali Youssouf.

Arrivée sur les lieux vers 7 heures du matin à bord d’un appareil militaire, la délégation du Conseil de sécurité a été accueillie par le général Zakaria Cheikh Ibrahim, chef d’Etat-major de la défense.

Les membres de la mission onusienne ont, par la suite, été conduits au poste de commandement avancé de Moulouhlé, où ils ont notamment suivi avec un intérêt tout particulier les explications du capitaine Aden Doualeh.

Le capitaine Doualeh a retracé dans son exposé les récents accrochages entre les forces érythréennes et djiboutiennes, dénonçant les visées expansionnistes de l’Etat d’Erythrée qui, a-t-il dit, “occupe illégalement une partie du territoire djiboutien”.

Le jeune officier des FAD a également présenté aux émissaires onusiens un rapport détaillé de la situation actuelle, avant de revenir sur les précédentes tentatives d’invasion militaires érythréennes.

Les membres de la délégation du Conseil de sécurité se sont enfin entretenus avec les officiers djiboutiens dans le cadre de leurs investigations visant à préparer un procès-verbal qui sera soumis au Conseil de sécurité de l’ONU.

Rappelons que le Conseil de sécurité de l’ONU avait condamné le 12 juin “l’action militaire de l’Érythrée contre Djibouti à Ras Doumeira et dans l’île de Doumeira”. “Le Conseil appelle les deux parties à s’engager à un cessez-le-feu et les exhorte, en particulier l’Érythrée, à faire preuve d’un maximum de retenue et à ramener leurs forces à leurs positions d’avant l’incident”.

L’Américain Alejandro Wolff, qui assure la présidence du Conseil de sécurité de l’ONU, avait dénoncé, au nom des États-Unis, “l’agression” de l’Érythrée qui, a-t-il dit, entre dans le cadre d’un “comportement irresponsable de déstabilisation de la part de l’Érythrée”.

Pour sa part, la Ligue arabe avait demandé à l’Érythrée de retirer ses troupes du territoire djiboutien et de reprendre le dialogue. Selon la Ligue arabe qui avait tenu une réunion d’urgence au Caire le 12 juin, l’Érythrée serait prête à recevoir une commission pour enquêter sur les affrontements militaires de juin dernier avec Djibouti et résoudre le différend pacifiquement.

AHMED ALI SOUBANEH

23/07/08 (B457) LA NATION / Le comité central de l’ARS en réunion

Les 106 membres du comité central de l’Alliance pour la re-libération de la Somalie (ARS) se sont réunis samedi au Palais du peuple en session ordinaire en présence des principaux dirigeants politiques de ce mouvement.

Outre le leader de l’ARS, Cheikh Sharif Cheikh Ahmed, le président du comité central de l’Alliance, Sharif Hassan Cheikh Aden a également pris part à cette séance. Plusieurs membres du gouvernement djiboutien, ainsi que les ambassadeurs et représentants des missions diplomatiques accréditées à Djibouti ont aussi honoré de leur présence la cérémonie d’ouverture de cette réunion.

La seconde session ordinaire du comité central de l’ARS, dont les travaux s’étaleront sur cinq jours, permettront notamment aux participants d’examiner ensemble un certain nombre de sujets visant spécifiquement à améliorer les rapports entre les différents membres de l’organisation.

“Nous devons poursuivre avec détermination le débat sur les questions épineuses sur lesquelles il est urgent d’avancer, mais qui sont restées en suspens”, nous a indiqué l’un des participants.

“Le dépassement des clivages politiques au sein de l’ARS sera au centre de nos discussions”, a-t-il ajouté.

C’est dans cette optique que certains responsables du comité central de l’ARS ont exprimé leur souhait de voir les dirigeants de la faction d’Asmara participer à ces assises. Dans son intervention, le président de l’Alliance, Cheikh Sharif Cheikh Ahmed, a appelé les somaliens, où qu’ils se trouvent, à soutenir l’accord de paix conclu, le 9 juin dernier à Djibouti, entre son mouvement et le gouvernement de transition somalien. De son côté, le président du comité central de l’Alliance, Sharif Hassan Cheikh Aden, a salué le soutien de plus en plus important du gouvernement djiboutien et des Nations Unies à l’endroit de l’ARS.

12/04/08 (B443) La Nation Mort suspecte de chèvres à Agadhéré (Info lecteur)

Après avoir appris la mort suspecte de chèvres probablement empoisonnées par des fertilisants avariés déversés en catimini sur un secteur de pâturage, le maire de Djibouti M Ali Ismaïl Yabeh accompagné de deux de ses collaborateurs et d’une équipe de La Nation, s’est rendu hier à Agadhéré, une localité située à quelques kilomètres sur la route Djibouti – Holl Holl.

Une quinzaine de chèvres sont mortes vraisemblablement empoisonnées après avoir brouté des déchets de fertilisants ou d’engrais chimiques déversés sur le lieu-dit Agadhere, site localisé à quelques kilomètres sur la route Djibouti Holl-holl.

Des carcasses de chèvres en putréfaction avancée étaient éparpillées sur plusieurs mètres. Au détour d’un buisson apparaît un monticule de déchets composés d’éléments divers. Sous l’action de la chaleur, le monticule en question dégage une odeur pestilentielle qui empeste l’atmosphère et agresse les narines.

S’agit-il d’engrais ou de fertilisants avariés?

Telle est la question que se pose la petite équipe qui s’est rendue sur place. Du fait de la sécheresse, les quelques épineux du secteur ont perdu leur rares feuilles depuis longtemps. C’est sans doute parce que ces chèvres n’avaient rien à se mettre sous la dent qu’elles se sont mises à consommer le produit dangereux déversé juste à côté de leur lieu de pâturage. Le maire de Djibouti M. Ali Ismail Yabeh (alerté par le président de la Commune de Balbala M. Abdillahi Ainan, lui même informé de la perte des chèvres par des notables des environs de Agadheré) s’est rendu sur place pour constater de visu les dégâts.

Une enquête sera probablement ouverte pour déterminer les causes exactes de la mort de ces chèvres. Dans le cadre de cette enquête, seront recherchés en premier lieu le ou les camions qui ont procédé au déversement des déchets sur le site de Agadheré.

Le maire qui a par ailleurs constaté les dommages causés à l’environnement par l’extraction sauvage de sable, a appelé les extracteurs à la retenue et leur a demandé de respecter scrupuleusement les consignes d’interdiction des sites non ouverts à l’extraction de sable.

10/04/08 (B442) La Guerre est-elle déclarée ouvertement. Oui s’il on lit La Nation qui persiste ! Dans un long article publié récemment, les brosses à reluire de La Nation, essaient de retourner à l’avantage de Guelleh, des notes “confidentiel Défense” qui sont inexactes et qui dressent un portrait peu flatteur de M Alhoumekani.

_______________________________________ ARDHD
Il ne nous appartient pas de prendre position dans cette affaire qui est instruite par la Justice française.

1°)
Ce que nous pouvons dire simplement, c’est nous connaissons personnellement M Alhoumekani. Jamais, il ne nous est apparu comme un personnage instable ni agressif, mais bien au contraire comme un homme intelligent, ayant, comme on dit, de la suite dans les idées et respectant toujours ses engagements et ses promesses avec une précision remarquable.

2°)
Nous serions étonnés, que le “fou furieux” et “l’escroc” qui est décrit aujourd’hui par les autorités de Djibouti, ait pu être affecté au détachement de Gendarmerie, chargé d’assurer la sécurité du Chef de l’Etat, l’élite de l’élite. Les deux profils sont tellement incompatibles que l’on a envie d’en rire. Bien sur, l’une des versions est fausse. Comme son affectation à ce corps d’élite est indiscutable, ce ne peut être que l’autre version qui est fausse … CQFD,

3°) Tenterait-on de surborner un mythomane, incohérent et voleur en lui promettant un poste d’Ambassadeur et 3 millions d’Euros. En principe non, (quoiqu’il soit vrai que le profil des Ambassadeurs de Djibouti, en particulier à Bruxelles ne soit pas du meilleur niveau de respectabilité … !

Rappelons que des preuves incontestables de la subornation ont été présentées au Tribunal, y compris des enregistrements de Djama … Absurde.

4°) Enfin, La Nation oublie de préciser que Djama et Hassan avaient la liberté de venir s’expliquer devant le Tribunal. S’ils étaient innocents, cela n’aurait été qu’une formalité pour eux. Pourtant ils ont choisi à la fois de ne pas se présenter, mais aussi de demander à être jugés par cette justice. Ils n’étaient pas obligés de le faire ! Le faisant ils ont été représentés par l’Avocat de leur choix. Sauf erreur de notre part, Me Spizner n’a pas évoqué ces notes à l’audience ! Il a du les oublier ! Bizarre, quand même !.

Guelleh a-t-il la prétention de refaire le verdict à sa façon et après coup (comme il le ferait à Djibouti) ? Ce sont les délinquants en fuite qui ont demandé librement à être jugés par la Justice française. Comment pourraient-ils, le lendemain, dénoncer la soi-disant partialité de cette justice. Nouvelle incohérence !

Pourtant, si les condamnés disposent de nouveaux arguments, ils pourront les présenter devant une Cour d’appel, dans la mesure où leur avocat interjettera appel… Mais attention, une Cour d’appel peut aussi alourdir les peines, sanctions et amendes !!!

Alors, Messieurs les cireurs de pompes, allez vous rhabiller et reprenez votre copie. Elle vous dessert sur le plan de la crédibilité et de l’honneur.

Et sachez que si Alhoumekani était autant dépourvu d’intérêt, vous ne parleriez même pas de lui. En revenant sans cesse sur le sujet, vous renforcez son crédit et l’intérêt que vous lui portez.

Sur un autre plan, le régime confirme qu’il va continuer la Chasse aux Français. Le moment a-t-il été bien choisi ? Ca fait tellement basse vengeance. Car si les faits reprochés à ces personnes sont vrais et établis, ils ne datent pas d’hier et le régime dictatorial aurait pu s’en saisir bien avant.

Vengeance et représaille : Guelleh ne connaît que cela ! Il n’y a aucune raison que cela change !

______________________________________ Extrait de La Nation

L’Etat Français continue de cacher la Vérité …

Les documents classés “confidentiel-défense” de la DGSE que nous publions, en exclusivité étaient en réalité disponibles sur le site “GEOPOLITIQUE.COM” depuis le 28 septembre 2006, téléchargeables pour seulement 8 euros, jusqu’à ce que la justice française, de façon incidente, décide de mettre en examen le 6 décembre 2007 le journaliste Guillaume Dasquié, auteur du site. (Voir les Documents : 1 2 3 4)

En effet, Guillaume Dasquié était d’abord mis en examen sur plainte du ministère français de la défense, pour divulgation du secret de l’instruction non pas pour la publication sur Internet des documents de la DGSE relatifs à l’affaire Borrel mais pour avoir surtout mis en ligne des notes classées “confidentiel-défense” relatives aux attentats du 11 septembre 2001 ; il est vrai que les pressions du Pentagone étaient plus “convaincantes” que la colère de Djibouti pour un Sarkozy fraîchement élu et soucieux de ne pas froisser l’oncle Sam.

Pourtant, depuis dix ans, la République de Djibouti n’a de cesse d’attirer l’attention des Gouvernements Français successifs sur le fait que dans l’affaire Borrel, la partie civile a imposé une nouvelle règle à l’institution judiciaire : la violation systématique du secret de l’instruction.

La scandaleuse impunité dont continue de bénéficier toujours depuis plus d’une décennie Mme Borrel qui a pourtant transformé la violation du secret de l’instruction en arme médiatique pour combattre les rares juges français qui ont osé dire la vérité sur le suicide du juge Borrel démontre le poids du corporatisme dans la justice française et la tolérance suspecte de l’Etat Français.

Mais une fois n’est pas coutume, les notes de la DGSE que nous publions sont édifiantes : dès le mois d’Octobre 1995, l’Etat Français savait que Bernard Borrel s’était volontairement donné la mort pour une affaire de mœurs.

Pourtant Mme Borrel et, plus grave encore, la juge Sophie-Clément qui avait demandé et obtenu la “déclassification ” des notes de la DGSE , avaient tenté de faire croire dans les médias que ces documents mettaient en cause les Autorités Djiboutiennes avant qu’elles ne soient officiellement démenties le 20 avril 2004 par un communiqué exceptionnel ; c’était du temps où l’Etat Français avait encore un semblant de dignité, sous l’ère Chirac, qui parlait en connaissance de cause, comme l’ensemble de son cabinet, de l’odeur nauséabonde de pédophilie qui drapait la mort du juge Borrel.

Les notes de la DGSE soulignent en outre que “le magistrat français était psychologiquement perturbé dans les semaines qui ont précédé sa mort le 18 octobre 1995”.

Les notes de la DGSE révèlent aussi que l’Etat Français qui a laissé condamner deux hauts responsables djiboutiens pour une prétendue subornation de témoin savaient également “les motivations douteuses” des déclarations Al Houmekani (et donc de Iftin) ; “en prétendant être détenteur d’un secret d’Etat, susceptible de mettre sa vie en danger à Djibouti, Al Houmekani pourrait faciliter ses démarches et éviter d’être expulsé vers son pays”.

Le portrait que la DGSE trace de Al Houmekani est le reflet du voyou que les Djiboutiens ont toujours connu : “radié de la Gendarmerie en 1997, il sera condamné pour indiscipline, vol de matériel, rixe avec ses supérieurs, menaces verbales et injures publiques, outrage à magistrat”.

Et pourtant, la justice française continue d’accorder du crédit en présentant Al Houmekani et son ami Iftin comme des “victimes-témoins” !

Aujourd’hui que la justice Djiboutienne est sur la trace des diplomates, coopérants, militaires, hommes de loi et d’église français auteurs des crimes pédophiles qui ont abusé des pauvres enfants de la rue, l’Etat Français, pas plus qu’hier, n’aura le courage de dévoiler les notes de la DGSE relatives “à ces Français pédophiles sous le soleil de Djibouti”.

Le Président Sarkozy, si prompt à qualifier “d’individus pervers et malades” les pédophiles de l’Hexagone, aura-t-il le courage de s’attaquer aux Français qui ont commis ces mêmes crimes à Djibouti avec cette circonstance aggravante qu’ici, ces professeurs, prêtres, magistrats et médecins étaient venus dans le cadre de la coopération pour aider des gens pauvres et qu’ils ont profité de la situation de détresse extrême de ces enfants-réfugiés affamés pour leur imposer des sévices sexuels inhumains.

03/03/08 (B437) La Nation : un article plus développé que la dépêche de l’ADI qui confirme que trois hautes personnalités militaires et diplomatiques françaises ont partagé la même table qu’un prévenu en attente de jugement et sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par la France.

__________________________ Note de l’ARDHD
Curieusement, l’Agenda du Chef d’Etat-Major général des Armées françaises, disponible sur Internet, ne fait état que d’une inspection des FFDJ. La visite à Hassan Saïd et à Guelleh est passée sous un grand silence. On comprend facilement les raisons …

Qui a vendu la mèche et pour quelles raisons ?

Il est évident que le régime djiboutien qui attend le procès du 13 mars avec une “certaine inquiétude” avait intérêt à faire savoir qu’Hassan Saïd avait participé à des entretiens avec de très hauts responsables militaires français … Pour semer la confusion dans les rangs français.

S’il s’agissait de discussions autour des accords de défense, que venait faire Hassan Saïd dans les entretiens ? N’était-ce pas plutôt le rôle du Chef d’Etat-Major djiboutien des Armées, le général Fathi, homolgue du Général Georgelin.

A ne pas s’y tromper, tout cela était bien orchestré. Les personnalités françaises se sont-elles fait “avoir” ? Pas impossible, au fond ! Mais c’est très grave, car cela constitue un désaveu cinglant pour la justice française, pour son autorité et pour sa légitimité. Elles auraient du refuser la rencontre …

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La Nation

Le général Georgelin à Djibouti

Samedi dernier, le chef d’état-major des Armées françaises, le général Georgelin, a été reçu par le président Ismaïl Omar Guelleh. L’entretien entre le chef de l’Etat djiboutien et le ” patron ” des forces françaises a porté sur la coopération militaire djibout- française. Le chef de la sécurité nationale, M.Hassan Saïd, et l’ambassadeur de France, Dominique Decherf, y ont assisté.

Arrivé dans notre pays pour une visite de travail, le chef d’état-major des Armées françaises, Jean-Louis Georgelin, a été reçu hier par le Président Ismaïl Omar Guelleh. L’entretien a eu lieu en présence de l’ambassadeur de France, Dominique Decherf, du chef de la sécurité nationale, Hassan Saïd Khaireh et du conseiller en communication du Président, Naguib Ali Taher.

Essentiellement centrées sur les relations entre les forces françaises stationnées à Djibouti (FFDJ) et les forces armées djiboutiennes (FAD), les discussions entre le général Georgelin et le président Ismaïl Omar Guelleh ont aussi porté la situation régionale, notamment sur le différend frontalier entre l’Ethiopie et l’Erythrée et sur le problème somalien.

Dans un bref entretien accordé à La Nation après son entrevue avec le chef de l’Etat, le général Georgelin est revenu sur la ” renégociation ” des accords de Défense qui lient actuellement la France à des Etats africains, annoncée jeudi dernier au Cap, en Afrique du Sud, par le président français Nicolas Sarkozy.

Renégocier d’Etat à Etat. Pour le chef d’état-major des Armées françaises, il s’agit de replacer ces accords dans le contexte actuel, d’une manière un peu plus globale car ces relations ne se réduisent pas seulement au plan militaire mais sur un plan un peu plus vaste comprenant les volets économiques, sociaux et sanitaires, notamment à l’heure de la mondialisation.

” Le moment est venu de réexaminer nos accords de défense avec nos amis africains sur un plan d’égalité d’Etat à Etat “, a ajouté Jean-Louis Georgelin.

Ces accords de coopération militaire et de défense, paraphés lors de la décolonisation concernent une quinzaine d’Etats africains. Les “accords de défense” impliquent une garantie française en cas d’agression, mais d’autres accords portent simplement sur une assistance militaire technique.

Le patron de la ” Grande Muette “, comme dit la presse hexagonale, a indiqué que le Président Sarkozy voulait une transparence totale dans les relations entre les Etats africains et la France. Pour le général Georgelin, Nicolas Sarkozy souhaite, en accord avec les pays africains que ” le processus de montée en puissance des forces armées africaines, en attente de développement puisse arriver à maturité dans les années 2010-2012 “.

” Et d’ailleurs à cet égard, a dit le général, j’ai pu constater à quel point, en discutant ce matin avec le Président Guelleh et le chef d’Etat-major des FAD, la montée en puissance de l’EASBRIG qui est placée sous la responsabilité d’un général djiboutien particulièrement dynamique, est prometteuse”.

Le chef d’état-major des Armées a conclu son propos en déclarant qu’il était surtout question ” de réexaminer et de réadapter le dispositif militaire au monde d’aujourd’hui “.

La France compte actuellement environ 9.000 hommes sur le continent africain et des bases permanentes à Djibouti, au Sénégal et au Gabon, plus deux bases au Tchad et en Côte d’Ivoire.

Les nouveaux accords devront “reposer sur les intérêts stratégiques de la France et de ses partenaires africains” et s’adapter “aux réalités du temps présent”.

Nicolas Sarkozy n’a pas précisé jeudi s’il envisageait de fermer des bases militaires et lesquelles. ” Pour l’instant, on reste sur Djibouti “, la plus importante des bases françaises sur le continent, a toutefois assuré un responsable du ministère de la Défense sous le couvert de l’anonymat. Pour le reste, ” il y a plusieurs hypothèses “.