23/06/05 (B303) Appel de l’UIDH en faveur des personnes déplacées et réfugiées en Afrique ; appel relayé par la LDDH

Le Président DIFFUSION D’INFORMATION
DU 23 JUIN 2005
DE LA DECLARATION DE
L’UNION INTERAFRICANE DES DROITS DE L’HOMME
SUR LA JOURNEE MONDIALE DES REFUGIES

« Une pensée pour les réfugiés dans le monde » ;

« La journée du 20 juin 2005, Journée Internationale des Réfugiés est un moment encore plus triste vu la désarticulation du monde et la recrudescence des guerres et des conflits en Afrique. » Déclaration du Président Halidou OUEDRAOGO de l’UIDH

M. NOEL ABDI Jean-Paul

____________________________ Communiqué de l’UIDH

APPEL A LA STRICTE PROTECTION DES REFUGIES
DANS LE MONDE ET EN AFRIQUE

La situation déficitaire dans le domaine des Droits de l’Homme sur tous les continents, créée par les conflits et les guerres locales, affecte profondément le cas des réfugiés dans le monde et particulièrement sur le continent Africain.

La grande majorité des réfugiés et des personnes déplacées, vivent dans les Etats africains. Il y a dix (10) ans, ils étaient déjà plus de 20 millions. Aujourd’hui, leur nombre est de dix millions (10 000 000) environ dont six millions (6 000 000) en Afrique. Ils sont entassés dans les vallées, aux flancs des collines, dans les forêts, dans les villes, dans des conditions dramatiques et déplorables.

Femmes et enfants sont l’objet d’abus divers et multiformes. Le système de santé, le système d’éducation sont exsangues et quasi-inexistants.

Ces dernières années, les incursions criminelles dans les camps de réfugiés et les lieux de regroupement des personnes déplacées (Soudan, Burundi, RDC) sont quotidiennes. Il n’y a pas de suivi du respect des droits principaux des réfugiés dans les camps et il n’existe pas non plus de surveillance dans le cadre des rapatriements de ces personnes exclues, démunies et souvent piteuses dans leur état de santé.

L’Afrique possède un des textes les plus généreux en matière d’accueil, de traitement des réfugiés. Dans la pratique, la question reste vague et difficile à résoudre. Les rapatriements des réfugiés dans les pays d’accueil, le traitement des personnes déplacées dans les zones de conflits ne respectent pas la législation internationale et locale. Les normes de protection des réfugiés et des personnes déplacées sont souvent bafouées.

Les agents des institutions chargées de s’occuper des personnes réfugiées sont parfois mal formés et sont soumis à des pressions politiques. Les demandes d’asiles, les requêtes diverses (éducation des enfants, soins et prises en charge) sont reléguées dans les tiroirs d’une bureaucratie institutionnelle qui ne dit pas son nom.

L’Union Interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH) pense aujourd’hui aux milliers de réfugiés Togolais au Bénin et au Ghana, aux personnes déplacées dans les pays de la Mano River et dans les pays limitrophes de la Côte d’Ivoire, (Burkina Faso, Mali, Ghana, Niger), aux réfugiés relégués dans les pays des Grands Lacs (Burundi, Rwanda, RDC) et dans la Corne de l’Afrique. Notre organisation appelle « les principaux acteurs à se préoccuper avant tout de garantir des solutions viables et durables, fondées sur le consentement éclairé et volontaire des réfugiés.»

Elle appelle la Communauté Internationale, ses sections à travers le continent et dans les îles de l’Océan Indien à prendre à bras le corps la question des réfugiés et des personnes déplacées.

Nous devons soutenir ces personnes menacées de persécutions et confinées dans la misère en puisant dans la générosité de nos cœurs et dans les dispositions des instruments juridiques internationaux et régionaux, particulièrement la convention des Nations Unies de 1951, relative au statut des réfugiés.

La journée du 20 juin 2005, Journée Internationale des Réfugiés est un moment encore plus triste vu la désarticulation du monde et la recrudescence des guerres et des conflits en Afrique.

Ouagadougou, le 20 juin 2005

Le Président
Maître Halidou OUEDRAOGO

06/05/05 (B297) L’UIDH est en deuil après le décès de Mme Gisèle Kambou.

L’ARHD s’associe au deuil de l’UIDH et adresse toutes ses condoléances au Comité directeur de l’UIDH et à la famille de M Kambou


L’U.I.D.H. EN DEUIL

 

COMMUNIQUE de PRESSE
de la LIGUE CAMEROUNAISE
DES DROITS DE L’HOMME .

L’Union Interafricaine des Droits de l’Homme et ses partenaires à travers le monde endeuillés par la mort subite de l’une de nos grandes militantes, fervente, fidèle aux idéaux de liberté et de dignité des populations africaines et de la paix dans le monde, GISELE KAMBOU, vient de nous quitter, laissant ainsi un vide dans l’immédiat difficile à combler au sein de l’équipe de l’U.I.D.H. pour la promotion, la défense et la protection des Droits Humains.

Elle a été avec nous à la dernière rencontre de l’U.I.D.H. de Ouagadougou consacrée au Séminaire de Formation des Formateurs en Droits de l’Homme (1 er avril 2005) durant lequel, comme toujours, elle a été parmi les encadreurs les plus actifs aux côtés du Président de l’U.I.D.H., Maître Halidou OUEDRAOGO.

Aussi, c’est avec grande tristesse que la Ligue Camerounaise des Droits de l’Homme, membre fondateur de l’U.I.D.H., s’incline affectueusement, aux côtés du Président de l’U.I.D.H. et de sa famille éprouvée, et avec compassion.

Nous ferons tout pour qu’à jamais l’exemple de fidélité de GISELE KAMBOU soit suivi par tous les fidèles défenseurs des Droits Humains au Burkina Faso, en Afrique et dans le monde.

Le 06 mai 2005.

Pour la Ligue Camerounaise des Droits de l’Homme,
Professeur Kapet de BANA.

SECRÉTARIAT DE LA DELEGATION DU COMITE DIRECTEUR EN FRANCE
85, boulevard Saint – Michel – 75005 – PARIS tél/fax : (+33) 143.258.050.
Site Internet : http://africa.smol.org – mail : africa@smol.org

01/01/05 (B279) U.I.D.H. Union Interafricaine des Droits de l’Homme. LES VŒUX DU VICE PRESIDENT DE L’U.I.D.H. CHARGE DES ILES AFRICAINES DE L’OCEAN INDIEN

Au nom de l’Union Interafricaine
des Droits de l’Homme, nous félicitions, encourageons et remercions
tous les défenseurs des Droits de l’Homme, les ONGs, la société
civile, les institutions internationales, les gouvernements qui ont, au cours
des années précédentes, déployé les efforts
pour permettre à l’U.I.D.H. d’assurer sa mission historique sur le
terrain, de promotion, de défense, de protection et d’éducation
des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales.

Aussi, nous encourageons,
pour l’année 2005, les ONGs et la société civile des
îles africaines de l’Océan Indien avec tous les partenaires concernés
(organisations gouvernementales et institutions internationales) à
intensifier l’effort de renforcement des capacités pour l’élargissement
des espaces de liberté conquis, et ce, grâce à l’application
du plan stratégique triennal 2004 – 2007 mis en œuvre dans les
îles africaines de l’Océan Indien (Madagascar, Comores, Seychelles,
Ile Maurice, Ile de la Réunion).

C’est le lieu de remercier,
plus particulièrement, les gouvernements de Madagascar, de l’Union
des Comores et de l’Ile Maurice qui ont favorisé la réalisation
des missions des représentants de l’U.I.D.H. avec les Institutions
internationales partenaires accréditées (PNUD, OIT, BIT, UNICEF,
OIF) pour la sensibilisation et l’éducation aux Droits humains dans
le cadre du plan stratégique de l’U.I.D.H. soutenu notamment par notre
principal partenaire NOVIB et que nous remercions également par la
voix du Président de l’U.I.D.H., Maître Halidou Ouedraogo, pour
la promotion, la défense et la protection des libertés fondamentales
dans les îles africaines de l’Océan Indien

Bonne et heureuse année
2005 pour le triomphe de la liberté pour le développement durable
au bénéfice de tous, partout.


Professeur Kapet de BANA,
Vice – Président de l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme,

chargé des îles africaines de l’Océan Indien.

Siège social :
01 BP 1346 Ouagadougou 01 –
tel 🙁 226) 31.61.45. fax : (226) 31.61.44.
BURKINA FASO (West Africa)

Contact du chargé du département des îles africaines
de l’Océan Indien :
Vice – président : Professeur Kapet de BANA : africa@smol.org
Site Internet : Mémoire d’Afrique : http://africa.smol.org

14/12/03 (B225) Jean-Paul Noël ABDI se rend au Congrés de l’UIDH à Ouagadougou.

Nous avons appris que
Jean-Paul Noël ABDI, Président de la Ligue djiboutienne des Droits
humains, allaient se rendre au congrès de l’UIDH.

Selon certaines indiscrétions,
il pourrait être élu en remplacement de Me AREF, dont les orientations
personnelles ne seraient plus conformes ni à son mandat ni aux engagements
nécessaires, au sein de l’UIDH.

On se souvient à
l’époque en 1999, que Me AREF qui était déjà membre
de l’UIDH, avait été nommé Vice-Président pour
l’Afrique de l’Est, alors qu’il purgeait à Gabode une sanction injuste
…et cela dans le but de renforcer sa crédibilité en tant qu’opposant
à Guelleh à l’époque.

Jean-Paul Noêl ABDI
et la LDDH sont membres de la Fédération internationale des
Droits de l’Homme, qui a son siège à Paris.

31/05/2000 – APPEL DE L’UIDH – ARRESTATION DE M Fernando GOMEZ par les nouvelles autorités de Guinée Bissau

A TOUTES ONG DE DROITS HUMAINS / TOUS PARTENAIRES / SECTIONS UIDH / A TOUS LES MEDIAS

APPEL URGENT

L’Union Interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH) a appris l’arrestation de Monsieur Fernando Gomez, militant des droits humains précédemment Président de la Ligue Bissau Guinéenne des droits de l’homme par les nouvelles autorités de Guinée Bissau.

L’UIDH dénonce cette attitude négative, arbitraire et non conforme à la pratique réelle de la démocratie en Guinée Bissau. L’UIDH rappelle aux autorités de Guinée Bissau que courant Avril 2000, un texte sur la
protection des militants des droits de l’homme a été adopté par les Nations – Unies.

Lance un appel à toutes les ONG de droits humains afin que celles ci se mobilisent et demandent la libération sans condition de Monsieur Fernando Gomez.
Deux journalistes ont été arrêtés en même temps que lui. L’UIDH exige leur libération.

Invite les autorités nouvellement élues en Guinée Bissau de prendre toutes les mesures pour assurer aux militants des droits humains les protections nécessaires à la réalisation de leurs missions de défense, protection et promotion des droits humains.

Tient les autorités responsables de toute dérive et de tout ce pourrait arriver à Mr Fernando Gomez et aux deux journalistes.

Halidou OUEDRAOGO

15/12/1999 – BURKINA FASO: APPEL URGENT DE l’UIDH POUR L’ANNULATION DE LA PROCEDURE INTENTEE CONTRE LES DEFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME

A tous membres du Bureau de coordination,
à toutes sections membres et à tous partenaires de l’UIDH

DERNIERES NOUVELLES

Ce jour, 15 décembre 1999 et en complément à notre déclaration datée du 9 décembre 1999, les membres du bureau du collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques à savoir :

· Halidou Ouédraogo, Président du MBDHP et de l’UIDH, Président du Collectif ;

· Tolé Sagnon, Secrétaire Général de la Confédération Générale du Travail du Burkina (CGTB), Vice président du collectif ;

· Norbert Tiendrébeogo, Vice Président du collectif et Président du Front des Forces Sankaristes ;

· Maître Bénéwendé Sankara, Représentant de l’Union des Jeunes Avocats du Burkina, Rapporteur du collectif ;

· Jean-Claude Medah, Président de l’Association des journalistes du Burkina, Rapporteur du collectif ;

· André Tibiri, Président de l’Union Générale des Etudiants du Burkina (UGEB), Rapporteur du collectif ;

et le journaliste : Paulin Yaméogo, Directeur de publication du journal ” SAN FINA ” viennent d’être inculpés pour démoralisation de l’armée et appel à la dissidence au sein de l’armée (art 106 du code pénal et 104 du code de l’information). Ils risquent cinq ans de prison. Ils sont en liberté, mais le procès est prévu pour le lundi 27 décembre 1999 à 8 heures à Ouagadougou, Burkina Faso.

ACTIONS DEMANDEES

· Adresser sans délai par fax , E-mail, téléphone ou par tous autres moyens des correspondances aux autorités politiques du Burkina pour :

· Demander l’annulation pure et simple de cette procédure initiée contre les membres du collectif dont son Président Halidou Ouédraogo et le journaliste Paulin Yaméogo ;

· Nous (partenaires) soutenir par tous moyens.

S’adresser à :

Monsieur Blaise COMPAORE
Président du Faso
Ouagadougou
Burkina Faso
Fax : 00 (226) 31 49 26

Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères
Fax : 00 (226) 30 87 92
03 B.P. 7038 Ouagadougou 03
Burkina Faso

Monsieur le Ministre de la défense nationale
01 B.P. 496 Ouagadougou 01
Burkina Faso

Monsieur le Ministre de la justice
Ouagadougou Burkina Faso
Fax : 00 (226) 31 71 37
01 B.P. 526 Ouagadougou 01

N.B. : Au plan national un débrayage de 48 heures pour compter du 16 Décembre 1999, une pétition et une adresse au Chef de l’Etat pour le rendre responsable de tout ce qui pourrait advenir ont été décidés ce jour 15 décembre 1999 par le collectif. Il a été demandé à Maître Cissé Moustapha, Président de l’Association Malienne des Droits de l’homme, Vice Président de l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme d’accélérer la mise en place du collectif des avocats pour la défense des inculpés.

Merci de bien vouloir informer le Secrétariat de l’UIDH de toutes actions entreprises

UIDH
Tél (226) 31 61 45
Fax (226) 31 61 44
E-mail : uidh@fasonet.bf
Ouagadougou, le 15 Décembre 1999

Le Secrétaire Administratif

Christophe COMPAORE

10/12/1999 – BURKINA FASO – Communiqué de l’UIDH au sujet de la mise en examen des responsables de l’UIDH

La situation nationale au Burkina Faso est marquée par une crise institutionnelle profonde depuis l’assassinat du journaliste Norbert Zongo et de trois (3) autres personnes, le 13 Décembre 1998.

La recherche de la vérité dans ces dossiers et dans d’autres dossiers de crimes d’opinion concernant une centaine de personnes, identifiées par le Mouvement Burkinabè des Droits de l’homme et des Peuples (MBDHP), le Collectif des organisations démocratiques de masse et des partis politiques, le collège de sages, rencontre de nombreux obstacles au niveau de la justice.

D’autres griefs relevés par le collectif contre le pouvoir de la IVe République et concernant l’impunité, les lois liberticides, les obstacles institutionnels (code électoral et constitution), ne trouvent pas de solution, malgré l’insistance du mouvement social, qui s’est dessiné au Burkina Faso, depuis le 13 décembre 1998.

Blaise Compaoré et son régime ont choisi d’accroître la répression sur les citoyens et les jeunes (élèves, étudiants) et donnant ainsi l’impression de couvrir les assassinats et meurtres commis et contre lesquels le mouvement citoyen ” trop c’est trop ” s’est constitué pour exiger que toute la lumière soit faite sur ces crimes.

La constance et la détermination du collectif à exiger la lumière sur tous les dossiers de crimes impunis valent à ses responsables des tracasseries de toutes sortes :

désinformation sur la nature du mouvement contre l’impunité ;

agressions contre le Président du collectif et tracasseries judiciaires (attaque de son domicile le 10 Mai 1999 par un groupe de milices, dirigés par le Maire de Ouagadougou ;

interpellation par la gendarmerie au motif d’appel à un coup d’état contre le régime ;

création de journaux à connotation fasciste par les suppôts du pouvoir pour s’en prendre au collectif et à son Président Halidou Ouédraogo. Il s’agit de : l’opinion et l’hebdo du Faso ;
Après la publication du journal ” le Pays ” d’une déclaration du collectif appellant les forces armées nationales à ne pas utiliser la force contre les manifestants, tous les membres du bureau du collectif ainsi que deux (2) journalistes firent l’objet d’une interpellation le 1er décembre 1999, par la Sûreté de l’Etat. Il s’agit de :

Halidou Ouédraogo, Président du MBDHPet de l’UIDH, Président du Collectif ;

Mr Sagnon Tolé , Secrétaire Général de la Confédération Générale du Travail
du Burkina (CGTB) et Vice Président du Collectif ;
Norbert Tiendrebeogo, Vice Président du Collectif et Président du Front des Forces Sankaristes ;
André Tibiri, Président de l’Union Générale des étudiants Burkinabè (UGEB)
Rapporteur du Collectif ;
Maître Sankara Benwendé, Représentant de l’Union des Jeunes Avocats
du Burkina , Rapporteur du Collectif ;

Medah Jean – Claude , Président de l’Association des Journalistes du Burkina, Rapporteur du Collectif.
les deux journalistes :

Boureima Sigué, Directeur du Journal le ” Pays ”
Paulin Yaméogo, Directeur du Journal ” SAN FINA ”
Présentés au Parquet du tribunal de Grande Instance de Ouagadougou le 3/12/99 avec les conclusions d’une enquête de la Sûreté de l’Etat les chargeant des faits suivants :

atteinte à la sûreté de l’Etat ;

appel à la dissidence au sein de l’armée ;

appel à la désobéissance au sein de l’armée ;

Ils seront remis en liberté et invités à se représenter le mardi 7/12/99. Le Procureur du Faso leur signifiera qu’ils seront convoqués en justice incessamment pour s’entendre juger des faits de démoralisation des forces armées. Ces faits peuvent entraîner une peine d’emprisonnement de un à cinq ans et d’une peine d’amende de 300 000 à 1 500 000 FCFA ou de l’une de ces deux peines seulement.

Ces faits montrent clairement que la IVe République a choisi ses moyens, c’est-à-dire s’abriter derrière des lois scélérates pour juger à sa manière les membres de la société civile et des partis qui conduisent la lutte du mouvement citoyen ” Trop, c’est trop “.

Dans tous les cas, pour ce qui est de la démarche du procureur du Faso, les personnes convoquées devant lui ont répondu que l’armée était un service public, ouverte aux critiques des citoyens sur les plans de son fonctionnement, de son organisation, de ses défectuosités éventuelles.

Ainsi, les conclusions du rapport de la Commission d’Enquête Indépendante (CEI) indiquant six sérieux suspects en son sein relativement aux assassinats de Sapouy en sont des signes. Les tortures faites à David Ouédraogo jusqu’à ce que mort s’en suive, les tortures faites à Hamidou Ilboudo qui porte cette affreuse blessure dans le dos, le meurtre de Pépin Auguste Ouédraogo, de Mamadou Koné dans les locaux de la Police et de la Gendarmerie Burkinabè sont des faits qui indiquent, que l’armée n’est pas exempte de toutes critiques. En plus, demander aux militaires burkinabè de ne pas lever leurs fusils sur les enfants comme ce fut le cas à Garango en 1995, à Réo en 1996, à Toma en 1999, traduit un bon comportement du collectif.

Le monde entier célèbre cette année le 10e anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’enfant. Par ailleurs, très tôt et à titre de contribution, l’UIDH a organisé à Bamako, au Mali un séminaire sur ” le rôle et la place de l’armée dans le processus démocratique “. Ont pris part à cette rencontre des Hautes personnalités de nos différentes armées.

Le Burkina Faso a ratifié de nombreux textes aussi bien sur le plan régional qu’international ( Convention sur les Droits de l’enfant, les Pactes sur les droits civils et politiques, économiques, sociaux – culturels de 1976…). La Communauté Internationale a adopté le 9 décembre 1998 la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme. L’Etat Burkinabè doit appliquer ces textes.

L’UIDH n’est pas satisfaite de l’état des droits de l’homme au Burkina Faso et rappelle que ce pays a promis et laissé un écrit devant la Commission Africaine des Droits de l’Homme où il promet de tout mettre en oeuvre pour régler les questions pendantes dans le domaine des droits de l’homme.

Le fait d’avoir interpellé également pendant quelques heures des membres du bureau de coordination de l’UIDH le 27 Novembre 1999 (Kapet de Bana, responsable UIDH pour les Iles, Julien Tobadja, responsable UIDH pour l’Afrique Anglophone), au motif qu’ils n’ont pas à prendre la parole dans un meeting du collectif, témoigne d’une frilosité injustifiable.

En conséquence,

l’UIDH demande l’annulation pure et simple de la procédure, initiée contre les membres du bureau du collectif dont son président Halidou OUEDRAOGO.

Elle souhaite vivement le traitement des dossiers pendants et non encore élucidés par une institution judiciaire véritablement indépendante.

Ouagadougou , le 9 Décembre 1999

Le Secrétaire Administratif

Christophe COMPAORE

Copie à :
– Toutes les sections de l’UIDH
– Tous les membres du Bureau de Coordination
– Tous les membres ayant le statut d’observateur auprès de l’UIDH
– Membres auprès desquels nous avons un statut

1) Commission Africaine (Banjul)
2) ECOSOC-New-York
3) ICBL
4) Nord/Sud de Lisbonne
5) Nord/Sud XXI
– Toutes chancelleries
– Toutes institutions des Nations Unies à Ouagadougou

– Collectif des Organisations de Masse et de Partis Politiques

NB : Un collectif d’Avocats s’est constitué pour un éventuel procès. Vos contributions sont souhaitées.

Merci de bien vouloir informer le secrétariat de l’UIDH de toutes actions entreprises.

UIDH
Tél : ( 226) 31 61 45
Fax : (226) 31 61 44
E-mail : uidh@fasonet.bf

22/11/1999 – Texte de l’appel signé conjointement par 20 associations africaines de defense des droits de l’homme.

Les participants (Magistrats, Avocats, Juristes, Militants des droits humains) au colloque International sur la justice organisé par l’UIDH à
Ouagadougou, Burkina Faso les 22, 23 et 24 Novembre 1999 venons de prendre connaissance de ce qui suit :

M° ARREF, Président de l’Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti vient d’être convoqué à la gendarmerie pour le lundi 22/11/1999 à 16 heures (heures de Djibouti) ” pour affaire le concernant “.

Selon les informations en notre possession cette convocation aurait des liens avec une interview accordée par M° AREF à deux journalistes français de France 2 expulsés et à la saisie d’une correspondance de M° AREF destinée au Premier Ministre Français Lionel Jospin.

Cette interpellation ainsi que les menaces de mort antérieures dont M°AREF a déjà fait l’objet constitue des atteintes graves à la liberté d’expression ; au secret des correspondances et à l’intégration physique
universellement reconnues.

C’est pourquoi : l’UIDH, les organisations des droits humains et des éminentes personnalités présentes à Ouagadougou (Burkina Faso) :

– Expriment leurs vives préoccupations et inquiétudes au sujet de la convocation , des tracasseries et menaces de mort qui pèsent sur M° AREF ;
– Exigent la cessation immédiate de ces violations des droits humains par les autorités Djiboutiennes et la restitution à M° AREF de son passeport afin de lui permettre de participer à la présente rencontre de
Ouagadougou ;
– Demande au Gouvernement Djiboutien de se conformer aux normes régionales et internationales auxquelles Djibouti est partie prenante.

Pour les participants
Le Président
Halidou OUEDRAOGO

Ont également signé les associations, sections membres de l’ UIDH

– Association Nigérienne des Droits de l’Homme

– Association Malienne des Droits de l’Homme
– Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme
– Ligue Béninoise des Droits de l’Homme
– Ligue Camerounaise des Droits de l’Homme
– Organisation Nationale des Droits de l’Homme du Sénégal
– Ligue Ivoirienne des Droits de l’Homme

– Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme
– Ligue Nigérienne des Droits de l’Homme
– Ligue Togolaise des Droits de l’Homme
– Ligue Burundaise des Droits de l’Homme
– Ligue Bissau Guinéenne
– Ligue Mauritanienne des Droits de l’Homme
– Ligue Tchadienne des Droits de l’Homme
– Ligue Rwandaise des Droits de l’Homme
– Association de Défense des Droits de l’Homme Guinée Conakry
– Association Tchadienne des Droits de l’Homme
– Rencontre Africaine pour la Défense et les Droits de l’Homme (RADDHO -Sénégal)
– Association Mauritanienne des Droits de l’Homme
– Organisation Guinéenne des Droits de l’Homme.

———————————————-

Note de l’ARDHD :

Monsieur GUELLEH va-t-il enfin se rendre compte que la politique de répression qu’il conduit actuellement n’a aucune issue ? Plus il enferme les opposants politiques, plus on parle d’eux. Le mouvement entamée est irréversible. M. GUELLEH sera responsable de la mise à l’écart de Djibouti dans toutes les instances internationales.